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Introduction générale

La complétion d’un puits consiste à la mise en place de son équipement initial. Elle
couvre l’ensemble des opérations qui permettent la mise en service du puits, que ce soit en
production, en injection ou en observation.

L’objectif principal de la complétion d’un puits producteur de pétrole est d’optimiser les
performances de productivité ou d’injectivité pendant toute la durée de vie du puits.

Généralement, au début de sa vie, un puits de pétrole produit les fluides (hydrocarbures)


avec un débit maximum, mais en fonction du temps ce débit tend à diminuer à cause de la
pression qui devient insuffisante pour faire pousser les fluides à la surface. Dans ce cas il est
nécessaire de faire appel à un système d’activation artificielle (Gaz Lift, pompage...) pour essayer
de maintenir et de rétablir les conditions initiales de production.

Afin d'accomplir mon mémoire de master dans le domaine du pétrole, on va effectuer une
étude d’optimisation de performance du puits sheheen1 localisé dans le sud tunisien suivi d’une
étude comparative de son activation par 2 techniques différents :

 Gaz d’injection = « Gas Lift »


 Pompage : Pompe Electrique Submersible= « Electrical Submersible Pumping
« ESP ».

Ce mémoire de master réalisé en collaboration avec l’Entreprise Tunisienne d’Activités


Pétrolières (ETAP) et la faculté des sciences Sfax (FSS), s’intitule optimisation et activation
artificielle du puits petroleir Shaheen1(Sud Tunisien) par logiciel Prosper.

Ce mémoire vise deux buts principaux :

* Etude d’optimisation de production

* Activation du puits Shaheen1 par deux techniques d’activations « ESP » et le « Gas Lift », en
utilisant le logiciel PROSPER.

Pour faciliter la lecture et la compréhension de ce document, la planification du travail a


été faite en séparant la partie bibliographique de la partie expérimentale.

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I. Présentation de l’ETAP :

1. Historique :
L’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP), établissement public à caractère
industriel et commercial, a été crée par la loi 72/22 du 10 mars 1972 et dont le siège sociale est
situé au 54, Avenue Mohamed V - 1002 Tunis, Tunisie

2. Objectif :
Les objectifs principaux de l’ETAP sont :

 La reconstitution des réserves nationales en hydrocarbures.


 Optimisation de la production des concessions de pétrole et de gaz dans les meilleures
conditions de cout et de sécurité.
 Conduire toute étude de recherche a caractère pétrolier.

Les Domaines d’activités :

 Exploration et production des hydrocarbures.


 Commercialisation du pétrole brut et des produits pétroliers.
 Services pétroliers.
 Développement des ressources humaines.

L’exploration :

La promotion de l’exploration des hydrocarbures en Tunisie dans le but d’intéresser


d’avantage les compagnies pétrolières aux potentialités du sous sol Tunisien et d’attirer le plus
grand nombre d’investisseurs étrangers. La gestion du patrimoine national notamment par le suivi
des travaux techniques réalise par les operateurs sur les permis de recherches et de concessions
ainsi que la conservation du patrimoine par la mise en place d’une base de données pétrolières.

La production :

L’exploitation de 24 concessions pétrolières dans les quelles l’ETAP est associée


(totalisant une production de 50 000 bbl/j) ainsi que la promotion du développement des
gisements marginaux.

La commercialisation :

 L’exploitation du pétrole brut pour le compte de l’état et de l’entreprise.


 L’importation du gaz pour le compte de l’état.
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Les services pétroliers :

La réalisation de prestation de service d’appui a l’exploration / production pour son propre


compte des tiers tel que les bureaux d’étude et les compagnies pétrolières dans les domaines du
laboratoire, des études géologiques, sismiques et du réservoir, en utilisant des techniques
modernes et performantes.

Le développement des ressources humaines :

 La formation des ingénieurs et du personnel hautement qualifie.


 L’association internationale avec l’industrie afin d’améliorer la qualification et assurer en
quelque sorte le transfert de technologie.

II. Présentation de la concession étudié

1. Localisation géographique
Le permis de Jnein Nord se trouve dans le sud tunisien (la frontière algerinne) à 100Km au Sud
West de la ville de Rmada.

Le bloc de Jenein Nord est situé dans la partie tunisienne du système pétrolier des argiles
radioactives d'Acacus étant compensées à l'EST par production d'Acacus des concessions Oued
ZAR et Adam et à l'Ouest par la concession de Larich (fig.1). Les résultats des forages régionaux
ont établi l'Acacus comme un jeu irrégulièrement à faible risque d'exploration pour tous les puits
forés sur des structures de l’ordovicien. Basé sur les résultats des forages locaux et régionaux on
peut affirmer que chaque fermeture structurale identifiée par la cartographie sismique de
l'Ordovicien a une probabilité très élevée de trouver avec succès le pétrole et le gaz.

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Figure 1: Carte régionale de Jenein Nord Permis et sa proximité aux installations de production
existantes et les blocs.

Le permis d'exploration de Jenien Nord est situé dans le bassin de Ghadamès de la Tunisie
méridionale et il est composé de 4 blocs indiqués Jenein Nord "A" (904 km2), "B" (48 km2), "C"
(8 km2) et "D" (280 km2) pour une surface totale de 1240 km2 (fig.2).

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Figure 2: Localisation des découvertes récentes du Bloc Jenein Nord.

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Figure 3: Localisation des découvertes dans le secteur de la production du Jenien Nord "A"
(rapport technique Pioneer Août 2007).

Vingt-six prospects/leads d'Acacus ont été sismiquement identifiés dans la région de


Jenein Nord "A" (Fig.3). En se basant sur les statistiques des forages régionaux, beaucoup de ces
derniers peuvent être prévus pour se transformer en des découvertes commerciales. Plus tard la
campagne sismique développée étant à la base de la partie de permis Jenein Nord "A" est
nommée comme secteur de développement.

2. Structure tectonique
La Tunisie méridionale fait partie d’une vaste région stable connue sous le nom de Plate-forme
Saharienne. Le permis d'exploration de Jenein Nord est localisé dans le secteur Oriental du bassin
de Ghadamès (fig4).

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Figure 4: Permis de Jenein nord dans le bassin de Ghadamès (rapport technique Pioneer Août
2007).

L’évolution structurale du bassin de Ghdames est longue et complexe mais peut être
récapitulée comme suit:

* Précambrien-Cambrien : L'orogenèse africaine représente la phase tectonique initiale dans la


région et elle joue un rôle important en créant les zones de faiblesse qui seraient réactivées tout
au long du temps géologique. Les linéaments principaux ont été orientés dans la direction de NE-
SW avec des zones possibles de transfert d'Est-Ouest.

Le développement des zones de NW-SE et de N-S de cisaillement sont également associés


à cette phase.

* Ordovicien-Permien : Trois grands événements sont notés au cours de cette période :

Taconique (Ordovicien moyen et supérieur).


Calédonien (Dévonien inférieur et moyen).
Hercynien (Carbonifère supérieur au Permien inférieur).

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L’événement hercynien a considérablement affecté le bassin en réactivant intensément le
schéma structural préexistant de NE-SW et d'Est-Ouest. Les sédiments déposés pendant cette
période ont une extension régionale et une érosion progressive vers le Nord -est.

* Mésozoïque-Tertiaire : L'ouverture de la Téthys et de l'Océan Atlantique a influencé le bassin


de Ghadamès en réactivant des tendances structurales précédemment créées. L’inversion des
tendances des failles préexistantes de Nord -Sud et de NE-SW a eu lieu pendant les inversions
supplémentaires induites par compression autrichienne le long des systèmes de failles NE-SW.

3. Séquence stratigraphique :
Le permis du Jenein Nord est caractérisé par une séquence stratigraphique particulière qui
est bien détaillé dans la figure 5 :

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Figure 5: La charte stratigraphique Tunisienne de la région Jenien Nord (rapport technique
Pioneer Aout 2007).

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4. Le Système pétrolier de la concession Cherouq
La roche mère : la base du Silurien est représentée par la Formation Tannezuft qui est
caractérisée par des argiles radioactives, constitue la roche mère « la plus importante » de tout le
bassin de Ghadamès. Elle présente une épaisseur de l’ordre de 30 à 100 m avec une large
répartition le long du bassin.

Les réservoirs : en général le système silurien de Ghadamès peut être caractérisé par une
géométrie de progradation de Sud-Nord. Les argiles marines du Tannezuft Silurien sont riches en
matière organique. En particulier, l'unité «des argiles radioactives» à la base du Silurien constitue
une roche mère source pour le bassin.

La progradation conditionnée pendant le Silurien avait comme conséquence une


augmentation progressive d'entrée terrigène au bassin et au dépôt des intercalations de couches
minces de sable au sommet du Tannezuft. Ces « Tannezuft-sables » se sont avérés saturés eu
hydrocarbure dans les puits forés jusqu'ici dans le secteur de permis de Jenein Nord. Ces sables
précèdent le système de depot marin d'Acacus et peuvent en fait être plus représentatifs du dépôt
initial d'Acacus.

L’Acacus représente l'évolution d'un important système deltaïque progradant du SSE vers
le NNW pendant les Silurien (fig.6).

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Figure 6: La propagation vers le nord des sédiments érodés de silurien (rapport technique Pioneer
Aout 2007).

Les immersions siluriennes à l'ouest-sud-ouest de la Tunisie méridionale ont permis une


érosion progressive vers le nord (fig.7). Le centre du bassin est actuellement localisé en
Algérie orientale.

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Figure 7: La structure régionale silurienne (érosion progressive vers le Nord et le Nord Est)
(Rapport technique Pioneer Aout 2007).

La carte d’iso-épaisseur de l'Acacus (limité par des pénétrations en Algérie


orientale) prouve qu'un épais dépôt s’est déposé en Tunisie méridionale avec un
maximum d’épaisseur au niveau du permis de Jenein Nord (fig.8).

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Figure 8: Carte isochore de l'Acacus montrant le fonctionnement épais par le permis de Jenein
Nord (rapport technique Pioneer Août 2007)

Les grès inférieurs d'Acacus sont des sables en général de basse résistivité. Cette
nature de baisse résistivité est provoquée par l'enduit de chlorite sur les grains de quartz
(argiles). Cependant, l'enduit excessivement épais de chlorite (argile) réduit la
perméabilité en bloquant des gorges de pore.

III. Présentation de puis Shaheen1 :

1. Caractéristiques générales :

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Nom du puits Shaheen1
Type du puits Exploration verticale du puits
Permis Jenein Nord
Position géographique L’emplacement est approximativement à
120 km de sud de Remada
Coordonnées Using UTM zone 32;
Latitude: 31° 21’ 13.083" N
Longitude : 9° 50’ 35.431" E
UTM 32 Carthage X : 580200
Y : 3468835
Élévation GL ₌ 332 m
Partenaires 50 % ETAP et 50 % Pioneer
Opérateur Pioneer
Nom de l’appareil de forage(Rig) HP 242
Entrepreneur de forage Heinrich et Payne « HP »
Élévation de la table rotative 332 + 7.65 ₌ 339.65 m
Mudlogging Geoservices
Produits de la boue & services AVA « drilling fluids & services »
Casing & Tubing Weatherford
Cimentation & produits & services Dowell
Log électrique (Electric logs) Schlumberger
Date de la fin de forage 17 Mai 2007 Testé de 25 à 29 Mai 2007
Profondeur totale 3651m (driller)
3650 m (Logger)
Tableau 1: Données générales sur le puits Shaheen1 (Pioneer naturel ressources Tunisa LTD).

2. Localisation du puits :
Le puits Shaheen1 se trouve dans le permis du Jenein Nord "A" approximativement 120
km au sud ouest de Remada et 4,5 km Sud-ouest au champ de production Hammouda de la
concession de ZAR Oued. (fig.9).

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Figure 9: Carte d’emplacement du puits Shaheen1.(rapport géologique final du puits Shaheen1 ;
Pioneer naturel ressources Tunisa LTD)

3. L’objectif du puits Shaheen1


L’objectif fondamental du puits Shaheen1 est de tester le potentiel productif des grés
Acacus du Silurien : lesquels sont productifs dans la concession de Hammouda et Oued ZAR
Adam proche. L’objectif secondaire est d’évaluer le potentiel productif des grés shallower
Triasique du TAG1.

Les grés TAG1 est un réservoir prouvé dans le grand champ El Borma (découverte en
1964). Les grès sont des producteurs de gaz condensat dans les champs de Sabria et El Franig, et
la Formation Tannezuft Silurienne est riche en argile .

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Shaheen1 a été conçu pour l’évaluation d’une fermeture structurale au niveau de l’Acacus
qui est cru pour être conforme avec l’Ordovicien supérieur sous –adjacent.

4. Les différentes phases du forage


Le puits Shaheen1 a une profondeur finale de 3651m, il a été foré en quatre phases qui
peuvent être résumés comme suit :

Tubage Phase 26’’ Phase 16’’ Phase 12’’ ¼ Phases 8’’ 1/2

15,3 à 100 m 100 à 1442 m 1442 à 1898 m


Profondeur 1898 à 3651 m

Diamètre du Casing
20’’ 13’’3/8 9’’5/8 7’’
descendu

Profondeur du
100 m 1442 m 1898 m 3651 m
Casing
Tableau 2: Les différentes phases du forage du puits Shaheen1 (rapport géologique final du
puitsShaheen; Pioneer naturel ressources Tunisa LTD).

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Figure 10: Le profile du puits Shaheen1

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Figure 11: Sommaire du puits Shaheen1 (Pioneer 2007)

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5. Données géologiques du puits Shaheen1
Le puits Shaheen1 est organisé pour atteindre une profondeur totale de 3651m. Les
formations suivantes sont traversées à profondeurs estimées à partir de la table de rotation :

CRÉTACÉ :

Sénonien (Abiod / Aleg) : de surface à 307 m.


 Sénonien supérieur(Abiod) : de surface à 100 m : Calcaire cristallin blanc et
marneux gris jaunâtre.
 Sénonien inférieur(Aleg) : de 100 m à 307 m : Alternance d’anhydrite, gypse,
marne vert/argile gris avec intercalation de calcaire marneux.
Turonien-Cénomanien (Zebbag) : de 307 à 537 m.
 Turonien: de 300 à 366 m : Dolomie beige cristalline micro vacuolaire.
 Cénomanien: de 366 à 537 m : Calcaire dolomitique et dolomie calcaire
passant à des marnes grises. L’anhydrite et halite sont présentes.
Albien - Aptien (Gafsa) : de 537 à 632 m : Argile bigarrée avec grés légèrement
cimentés. A la base de dolomie cristalline silteuse grise (la barre Aptienne).
Barrémien-Néocomien (Continental Intercalaire): de 632 à 954 m :
 Argile sableuse et sable parfois grossier peu cimenté au sommet.
 Argile bariolée plus ou moine sableuse avec quelques minéraux de calcaire
parfois dolomitique et sable fin peu cimenté.
 Présence des minces couches de charbon et de pyrite.

JURASSIQUE :

Dogger supérieur Malm (Sebaia): de 954 à 1348 m : Argiles bigarrées, passant à


un gris léger marne avec sable grossier quartzique, grés et quelques niveaux calcaires
dolomitiques. Des passées évaporitiques au sommet.
Dogger inférieur - Lias supérieur (Abreghs): de 1348 à 1643 m.

Cette section est divisée en trois sections distinctes, comme déclaré au-dessous.

 Abreghs Lagunaire: 1348-1420 m


 Abreghs Anhydritique: 1420-1607 m
 Abreghs Sali faire: 1607-1643 m

Cette séquence épaisse est dominée par la présence de l’anhydrite massive et


intercalations des argiles minces. L'anhydrite est blanche, laiteux et parfois amorphe. L’argile
est grise, en bloc, quelquefois collant et légèrement calcaire.
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Peu de calcaire dolomitique en bandes blanc, blanc cassé, gris brillant, les argiles sont
légèrement présents.

À la base de l'intervalle Il y a le sel transparent, fragile épais posé en couches intercalés en


marron et rouge, c’est l’argile localement vaseuse qui représente la Formation de Sel Abreghs

Lias inférieur (Horizon "B") : de1643 à 1668,5 m : Cette séquence du carbonate


Jurassique Inférieure est un marqueur régional intercalé entre deux unités
évaporitiques épaisses. Il est représenté par un Calcaire / Anhydrite massif, doux à
modérément difficile oolithe blanc cassé, gris et calcaire dolomitique.

TRIAS:

Trias supérieur (Adjadj) : de 1668,5 à 1928,17 m : La Formation Adjadj est une


séquence des évaporites Triasique composée principalement par l’anhydrite, les halites
et les séquences du schiste. Dans cette Formation, les unités suivantes peuvent être
distinguées de sommet au fond.
Formation des évaporites principales (S1-S2): de 1668,5 à 1803 m : Les massifs
d’anhydrite Triasiques intercalés par de l’argile grisâtre à noir marron, parfois rouge
avec les halites mineurs et des couches du calcaire du dolomitiques.
Formation SEL BASAL (S3): de 1803 à 1863,15 m : Marron de la lumière des
massifs supérieurs marron brillant à orange, rose et des sels translucides (S3) sombre
mince, et grisâtre avec des intercalations du argiles brunes rouges.
Niveau "D2": de 1863 à 1895,2 m : Argile et schiste gris foncé et noir à marron-
rouge plastique.
INFRA -D2 (Fm. "S4"): de 1895,2 à 1928,17 m : L'intervalle S4 se consiste en
schiste brun, gris-vert rouge fréquemment posé en couches et des sels rares alternants
avec des Anhydrite.
Trias carbonaté (Azizia) : de 1928,17 à 2013,1 m : La partie supérieure de
l'intervalle est une séquence des interlits d'anhydrite, argile et de dolomie. La dolomie
est vert beige, gris, qui peut être dur, en bloc, microcristalline. L’argile est léger gris à
vert sombre, modérément dur, souvent avec sablonneux aux inclusions vaseuses. Dans
la partie inférieure de la Formation, les rares lits de la dolomie intercalent l’argile
vaseuse grise, verts et lits du grès occasionnels.

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Trias "TAGI" Argilo Gréseux Inférieur (Trias moyen) : de 2013,1 à
2171,29 m. Cet intervalle se compose des inter lits de grès avec des couches de
l’argile/ siltstone.

Le grès est translucide, gris pâle, modérément cimenté. Les grains du sable sont
généralement fins à moyen.

Des Traces de mica, pyrite et des glauconites sont présents. Avec une bonne
porosité. Aucune trace de l'huile n'a été observée.

L’argile est marron rouge et parfois gris sombre, modérément à bien a durci, en bloc,
parfois laminé et vaseux à très sablonneux.

DEVONIEN:

Dévonien moyen (Aouinet / Ouennine): de 2171,29 à 2520,59 m.


 Argile : gris, gris foncé, bien compact, de temps en temps souple.
 Argile plastic : dur gris, gris clair, semi dur, bloc.
 Grés : blanc et gris-clair, fin à très fins de quartz, modérément assortis,
modérément cimentés.
Dévonien récent :
 Ouan Kasa : de 2520,59 à 2727,09m :
 Tadrart: de 2727,09 à 2995,88m:

SILURIEN :

Silurien ancien :
 Acacus C : de 2995,88m à 3185,46 m:
 Acacus B : de 3185,46 à 3322,62 m:
 Acacus A : de 3322,62 à 3559,76 m:
Silurien récent :
 Tannezuft : de 3559,76 à 3651 m (profondeur final «TD»).

6. Les données géophysiques du puits Shaheen1


Les études géophysiques ont pour principal objectif de décélérer l’architecture
profonde des terrains et, dans une certaine mesure, de préciser quelques caractéristiques
lithologiques des couches en profondeur.

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Figure 12: Carte de la Structure d'Ordovicien supérieure (pionnier de la technique du
rapport Août 2007).

La perspective de Shaheen1 est analogue aux découvertes antérieures et résulte de


l’interprétation des données sismiques en 3 dimensions est confirmée par 4 dimensions à
plongement anticlinal localisé à 6,5 kms WSW de l'emplacement du puits Shaheen1.

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Figure 13: « Inline » 2456 et « Xline » 2003 illustrant les images sismiques de la Structure
Ordovicienne.

23
Première Partie : GENERALITES SUR
LE SYSTEME DE PRODUCTION DES
HYDROCARBURES

24
Chapitre 1: Caractéristiques de réservoir
I. Introduction:
Le pétrole est emprisonné naturellement dans une roche réservoir sous pression. Au cours de
la procédure de production, les hydrocarbures passent de réservoir à la surface de puits en
passant par un ensemble de tubage. Ce passage va engendrer une diminution de pression de
fluide en allant de la pression de réservoir a la pression de l’atmosphère avec des séries de
pertes de pression.

II. Caractéristiques de réservoir:

I. Propriétés des roches réservoir:


 Porosité :
Elle indique le pourcentage des pores dans la roche et s’exprime en %.


Ø= ×

* la porosité dépend de la dimension des grains, leurs formes et leurs arrangements.


* sa valeur maximale possible est de 48% (billes de même diamètre).
* une porosité excellente est supérieure à 30% et une porosité faible est inferieur à 5%.
 Perméabilité :
Elle désigne la facilité ave laquelle le fluide écoule dans une roche poreuse sous l’effet
d’un gradient de pression. Elle est définit par la loi de darcy.


Q=A
µ

Avec :

Q = Débit d’écoulement A = Surface d’écoulement k = Perméabilité


L= Longueur µ = Viscosité ∆P = Différence de pression
La perméabilité s’exprime en darcy ou en milli darcy et elle est en fonction de
l’interconnexion entre les pores. Elle peut être mesure directement dans le laboratoire.

Il existe 3 types de perméabilité :

 Perméabilité absolue : la perméabilité de la roche avec un seul fluide.


 Perméabilité effective : la perméabilité de la roche à un fluide sachant qu’elle contient
d’autres fluides.

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 Perméabilité relative : c’est le rapport entre la perméabilité effective et la perméabilité
absolue.
 Saturation :

Elle indique la proportion de chaque fluide présent dans les pores de la roche. Elle s’exprime
en % et la somme de toutes les saturations est égale à 1.il existe une quantité d’eau dans la
roche qui ne peut jamais être produite elle s’appelle l’eau irréductible Swi (généralement entre
10 et 50%).


Sw = ; Shc=


Sw + Shc = =1.

 Mouillabilité :
C’est un paramètre qui étudie le comportement d’un liquide lorsqu’il se trouve en contact
avec une interface solide et l’angle qu’il a fait. Il faut noter que la mouillabilité a une
influence important sur l’écoulement et donc sur le déplacement des fluides.

Figure 14: Illustration de la mouillabilité

θ = 0 : mouillabilité complète a l’eau

θ < 90° : mouillabilité à l’eau

θ ~ 90° : mouillabilité intermédiaire

θ > 90° : mouillabilité à l’huile

 Pression capillaire :

Dite aussi capillarité, elle désigne les interactions qui se produisent à l’interface de deux
fluides non miscibles donc le déplacement des ces fluides l’un par rapport au autres.

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Figure 15: Illustration de la pression capillaire

II. Caractéristiques des fluides


a. Propriétés de fluides :

 Viscosité :

C’est la résistance à l’écoulement uniforme et sans turbulence se produisant dans la masse de


matière fluide et elle s’exprime en centipoise.

La figure ci-dessous montre la comparaison entre la viscosité d’huile et celle de gaz en


fonction de la pression.

Figure 16: Comparaison de entre la viscosité de huile et celle de gaz

 compressibilité :
C’est une variation relative de volume sous l’effet d’une pression donnée ; sa valeur est
grande pour les gaz, faible pour les liquides et très faible pour les solides usuels. Elle
s’exprime en Pa-1

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La différence entre la compressibilité de gaz et la compressibilité d’huile en fonction de
pression est bien illustré par la figure suivante.

Figure 17: Comparaison entre la compressibilité d’huile et celle de gaz

b- Etude PVT :
Les analyses PVT ont pour but de déterminer les caractéristiques chimiques et physique de
fluide de réservoir et par suite d’estimer ses comportements quand la pression et la
température changent.
Les paramètres PVT peuvent être déterminés en fonction de changement de pression dans les
laboratoires par une simple analyse de fluide. Ces analyses de base sont :
 Expansion rapide de fluide simple pour déterminer la pression de point de bulle.
 Expansion différentielle de fluide simple pour déterminer les paramètres de bases : Bo,
Rs, Bg.
Parmi les applications de PVT on a :
- Evaluation de la quantité d’huile en place.
- Analyse de composition de fluide.
- Compréhension de comportement de fluide pendant la production.
- Simulation numérique de champs.
 Les huiles :
 Définition:
A la température de réservoir, la pression de fluide est celle de point de bulle. Quand la
pression de réservoir diminue, le fluide est monophasique jusqu’à la pression de point de
bulle est atteinte. Sous cette pression, la phase gazeuse développe progressivement.
 Facteur volumétrique de formation d’huile :

C’est le rapport entre le volume d’huile plus le volume de gaz dissout et le volume d’huile
dans un stock de barrel(Unité :Rb/STBoil).

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Bo =

 Rs :
Elle présente la quantité de gaz dissout dans l’huile en condition de réservoir, elle s’appel
aussi « disssolved gas-oil ratio » (Unité :SCFgaz/STBoil).

R=

 GOR :

Pour l’huile de réservoir, GOR « gas-oil ratio » est utilisé pour caractériser la fraction de gaz
associé à l’huile(Unité : SCF/STB).


GOR =

 WC:
Ou le « water-cut », il correspond à la quantité d’eau produite par rapport a la quantité de
liquide (huile +gaz+sédiments) (Unité : Sm3/Sm3).

WC =
é .

 BSW :
Le « basic sédiment and water» ; il est analogue a Wc mais le volume de sédiment est inclue
avec le volume d’eau (Unité : Sm3/ Sm3).

BSW =
é

 API Gravity :
The Américain Petroleum Institute : c’est une mesure qui sert à qualifier l’huile s’il est lourd
ou léger en le comparant avec l’eau.
Si API gravity >10 : l’huile est léger et surmonte sur l’eau.
Si API gravity <10 : l’huile est lourd et va s’effondrer.
.
(°) = − .
à °
La figure suivante montre la variation de Rs, Bo et µo en fonction de la variation de pression.

29
Figure 18: La variation de Rs,Bo et µo en fonction de la variation de pression

 Les gaz :
 Définition :
À la température de réservoir, les fluides ont la pression de point de rosée « dew point », ou
il n’y a pas de transition de phase à cette température.
 Densité
La densité de gaz est définie comme étant le rapport de sa masse volumique à la masse
volumique de l’air.

=
( )
 Facteur volumétrique de formation de gaz
C’est le volume en barrel qui peut 1 ft3 de gaz l’occuper sous forme de gaz libre dans les
conditions normales de réservoir (Unité : Rb gaz libre / SCFgaz)..

Bg =

 CGR:
Pour un réservoir de gaz naturel, on utilise généralement le CGR « condensat gas ratio » pour
caractériser la fraction de gaz condensat produite avec le gaz (Unité : STB/106SCF).

CGR =

Classification des hydrocarbures :


Plusieurs paramètres sont utilisés pour caractériser les hydrocarbures tels que API gravity,
GOR, CGR… comme il est indiqué dans le tableau suivant :

30
Tableau 3: La variation des paramètres caractéristiques des
hydrocarbures
La courbe ci-dessous montre les différents types de réservoir sous forme de diagramme de
phases :

Figure 19: Diagramme de phase des differents types de réservoir

 Huile volatile:
Ce sont les huiles qui contenant plusieurs composés légers avec une forte mobilité.
 Huile non volatile :
Les huiles avec une faible quantité de gaz.
 Gaz condensat :
Les conditions de réservoir sont proches de saturation, au cours de déplétion il y a :
*liquide qui reste dans le réservoir.
*production de liquide en surface.
 Gaz humide :
Les conditions de réservoir dominent au delà cette phase, au cours de déplétion il y a :
*production de liquide en surface
*pas de liquide dans le réservoir

31
 Gaz sec :
Les conditions de réservoir et de surface dominent au delà de cette phase, et le gaz ne produit
aucun liquide.

32
Chapitre 2 : La complétion
I. Définition :
Le mot complétion désigne l’ensemble des opérations de finitions de puits après
l’achèvement de son forage pour le mettre en service : pour la production, l’observation ou
l’injection. Donc c’est le lien entre le forage de puits et son exploitation.

La complétion doit répondre à ces conditions :

- La sécurité : de personnel, de l’environnement et de puits.


- L’efficacité : réalisation des objectifs de production.
- L’économie : rentabilité suffisante en comparant les coûts et les revenus.

II. Objectifs d’une complétion :


Les principaux objectifs de la complétion sont :

 Améliorer les performances de productivité ou d’injectivité pendant toute la durée de vie


du puits.
 Assurer la fiabilité et la sécurité d’exploitation du gisement.
 Avoir la possibilité d’adapter les équipements du puits afin d’envisager
éventuellement des modifications ultérieures.
 Minimiser l’investissement initial les frais d’exploitation et le coût des éventuels
reconditionnements.
 Minimiser les interventions et maximiser la vie de puits
 Minimiser GOR.
 Maximiser l’extraction des réserves.
 Maximiser les débits.

III. Les éléments constitutifs d’une complétion


Dans cette partie on va parler des différentes composantes de complétion et leurs rôles.

 Cimentation
La cimentation est installée pendant la phase de forage ; elle se fait par un fluide et sert
à assurer la circulation et protéger le puits des différents risques de fracturation.
Il existe 4 types de cimentation :
*tige conducteur
* cimentation de surface

33
*cimentation intermédiaire
*cimentation de production

Figure 20: Différents types de cimentation

Selon le type de casing, il y a 4 types de complétions :


 « Open hole completion »: lorsque la zone de production n’est pas cimentée, la
cimentation est installée au dessus de la zone de production.

Figure 21: Open hole complétion

34
 « Liner completion » : il y a un liner installé à coté de la zone de production. Ce type de
completion peut diviser en deux types : screen liner et perforated liner.

Figure 22: Screen liner completion

Figure 23: Perforated liner completion

 Complétion à casing perforé : « casing production » est cimenté jusqu’à la


zone de production et la section rentable est sélectivement perforée.

35
Figure 24: Complétion à casing perforé

 Tubingless ou complétion à diamètre réduit : le tubage de production est


cimenté et perforé pour la production.

Figure 25: Complétion a diamètre réduit

 Tubage
Il a un diamètre plus petit que celui de cimentation de production ce qui va assurer la
montée de fluide jusqu’à la surface. Il y a plusieurs méthodes avec lesquelles le fluide
passe de puits vers la surface et la sélection de la méthode dépend des couts, nature
d’écoulement, la sécurité…
 Tête de puits /arbre de noël
-la tête de puits ou « wellhead » sert à suspendre le tubage et installer le BOP
- l’arbre de noël ou « Christmas tree » assure l’isolation et le contrôle d’écoulement de
fluide produit de puits ou injecté dans puits.

36
Figure 26: Tête de puits

 Packer
Il est placé juste au dessus de la zone de production, parmi ses fonctions : l’installation
de tubage pour assurer la stabilité d’écoulement, le control de production et l’isolation
de l’annulaire pour éliminer la corrosion de cimentation.
 SPM
Le « Side Pocket Mandrel » ou le mandrin à poche latéral est une vanne installé dans
le packer et permet la circulation entre le tubage et l’annulaire en cas de stimulation.

Figure 27: Side Pocket Mandrel

37
 SSSV
La « subsurface safety valve » ou la vanne de sécurité de surface est une vanne de
sécurité qui protège les installations de production contre l’écoulement incontrôlé des
puits producteurs en cas l’endommagement des équipements de tête de puits.

Figure 28: Subsurface safety valve

 SSD
Le « sliding side door » ou la porte latérale coulissante est moyen de communication
entre le tubage et l’annulaire, elle est formée par « ported nipple » avec une chemise
coulissante qui peut ouvrir et fermer les portes.

Figure 29: Sliding side door

38
 Landing nipple
C’est un tube court qui contient une machine interne capable d’assurer la facilité et la
securite des mouvements de mandrin au cours de « wireline » et « coil tubing ».

Figure 30: Landing nipple

 Joint perforé
Permet le passage des écoulements à l’intérieur même si la base de tubage est
colmatée.

IV. Critères de choix de complétion


La complétion choisie sera fixée en fonction:

 Nature du réservoir :(propriétés mécaniques, limites fluides, caractéristiques pétro-


physiques, mode de drainage, connaissance du ou des fluides (viscosité), définition
d'un programme précis).
 Nature des fluides produits ou injectés : (débits souhaités, pertes de charges, sécurités
(érosion -corrosion - prévention), type de production (éruptif ou pompage), diamètre
des colonnes et tubing, caractéristiques des colonnes (épaisseurs grades), état des
colonnes, état des cimentations (étanchéité), sécurité.
 Nature de puits (injecteur, producteur, d’observation) et son trajectoire (horizontal,
vertical, dévié).
 Equipements nécessaires (fond et surface) : (simplicité, disponibilité des équipements,
fiabilité, robustesse maintenance des équipements, contrôle, sécurité).

39
Chapitre 3 : Etude de la performance des puits de pétrole
I. Introduction :
La performance du réservoir est définie comme étant le débit de production de l'huile ou gaz
d'un réservoir à une pression au fond d’un puits donnée. C'est un facteur majeur affectant le
puits. La délivrance du réservoir détermine les types de complétion et les méthodes
artificielles d’activations à utiliser. Une connaissance approfondie de productivité du réservoir
est essentielle pour l’ingénierie de production.

La délivrance du réservoir dépend de plusieurs facteurs :

 Pression du réservoir
 Perméabilité et épaisseur de la zone productive
 Type et distance de la limite du réservoir
 Rayon du puits
 Les propriétés du fluide de réservoir
 Les conditions environnantes du puits
 Les perméabilités relatives du réservoir

La délivrance du réservoir peut être modelée mathématiquement dans la base des régimes
d’écoulement tel que l’écoulement transitoire, écoulement de l'état stable (permanent) et
écoulement semi- permanent. Une relation analytique entre la pression au fond du puits et le
taux de production peut être formulée pour un régime d’écoulement donné. La relation est
appelée "Inflow Performance Relationship" « IPR ».

II. Types des puits :


Le potentiel de production des puits est un autre élément fondamental d’appréciation de la
valeur du gisement découvert. Pour ceci, on met en œuvre des essais de puits (test), qui
consistent à mesurer les débits en surface et les pressions des fluides en surface et au fond du
puits, et permettent de plus d’obtenir des renseignements très importants sur les réservoirs,
notamment la perméabilité moyenne, mais cette fois-ci dans un rayon qui peut atteindre
plusieurs centaines de mètres autour du puits.

Dans certains cas, différentes couches seront identifiés, où un milieu fissuré sera
reconnu, où une barrière pourra être détectée .Ces essais permettront aussi, avant la mise en
production, de choisir les équipements de puits (complétion) les mieux adaptés à la
production.

40
1. Puits éruptif :
On appelle puits éruptif, un puits débitant en surface sans que l’on soit obligé de
recourir à une source d’énergie extérieure.

La condition pour qu’un puits soit éruptif est que la pression statique de la couche
productrice (ou pression de gisement PG) soit supérieure à la contre pression exercée sur cette
couche par la colonne de fluide présente dans le puits:

Il faut donc :

.

H : Profondeur du puits (m).


d : Densité du fluide.
PG : Pression de gisement (bar).

L’éruptivité d’un puits cesse parce que :

La pression statique décroît.

Le BSW augments (Basic Sediments and Water).

Le débit est trop élevé.

La pression en tête de puits est trop importante.

Il y a des dépôts (paraffines carbonates) dans le Tubing.

De préférence, il convient de garder les puits éruptifs le plus longtemps possible en réduisant
la contre pression en tête de puits cela revient à abaisser la pression en diminuant la perte de
charge et réduire la pression de séparation.

2. Puits non éruptif :


Un puits n’est pas éruptif lorsque :

.
<

Ce phénomène se rencontre dans le cas de certains gisements nouveaux qui, dès le début, ont
une pression statique faible ; il se rencontre surtout dans le cas de gisements exploités depuis
longtemps et dont les puits, éruptifs au départ, ne le sont plus, la pression statique du gisement
ayant décru en fonction de la quantité d’huile produite.

41
Notons que ce cas, le plus fréquemment rencontré, ne constitue pas une règle générale pour
les puits éruptifs : certains puits éruptifs le sont toujours alors que la réserve d’huile du
gisement est pratiquement épuisée (cas d’un drainage du gisement par l’eau d’un aquifère très
actif).

Le fait que les puits ne sont pas éruptifs ne signifie pas que ce gisement est sans valeur et qu’il
est nécessaire de l’abandonner : les réserves d’huile à récupérer peuvent encore être
importantes ; par ailleurs l’index de productivité de ses puits peut être excellent.

Il s’agit seulement, dans ce cas, d’agir sur l’un des paramètres de l’inégalité:

.
<

Au moyen d’une source d’énergie extérieure afin de rétablir la condition:

.

Ecoulement d’un puits Non écoulement d’un puits

Figure 31: Les types des puits

 La mise en pompage des puits, qui équivaut à réduire "H": la profondeur du puits,
constitue un premier moyen.

 Il reste encore un paramètre sur lequel on peut agir: "d" la densité du fluide, en effet,
on parvient à réduire suffisamment la valeur de d, donc, de H.d/10, la condition PG >
H.d / 10 sera rétablit.

42
III. L’écoulement dans le réservoir :

1. Equation IPR :
« Inflow performance relationship » ou IPR est définie comme étant la relation entre le
taux de production et la pression dynamique au fond de puits. Il est important en
ingénierie de production de déterminer l’IPR dans le but de décrire l’écoulement dans le
réservoir et par suite la capacité d’un réservoir à faire pousser le fluide vers le puits.

L’IPR est donnée par la loi de darcy et exprimée par l’équation suivante :

. × ×
Q= ×∫
( à ) µ

Avec :
Q : taux d’écoulement d’huile dans le puits en stb/D
H : épaisseur nette de la formation en ft
Ko : perméabilité absolue
S : facteur d’endommagement de puits
Re : rayon de drainage en ft
Rw : rayon de puits en ft
Aq : terme d’écoulement turbulent (non darcy)
µo : viscosité d’huile en cp
Bo : facteur volumétrique de formation
Pour simplifier la loi de Darcy ; on prend en considération le type d’écoulement.

2. Ecoulement monophasique :
L’écoulement monophasique d’un fluide signifie que le réservoir est non saturé (Pwf>Pb)

Pour simplifier la loi de darcy on pose :

∫ = ( − )
× ×

et − + + à = . ×

Donc on définie l’indice de productivité IP pour décrire IPR :

=
( − )

43
Ou

.
≈ .
.

Le PI présente la quantité d’huile produite par jour par psi de différence entre la pression
statique et dynamique de fond de puits.

La courbe ci-dessous explique l’IPR pour un fluide monophasique et comment déterminer PI


graphiquement.

Figure 32: Détermination graphique de PI

3. Ecoulement diphasique :
C’est un écoulement simultané de deux fluides, dans ce cas le réservoir est dit saturé

(Pwf < Pr< Pb).

Après simplification de la loi de darcy on obtient l’expression suivante :

= −( − ) − ( )

Dans ce cas, le PI n’est déterminé que lorsque la différence de pression est nulle (Pr-
Pwf=0).

V = 0: PI, J = = PI linéaire

Le calcul de Qmax et détermination IPR se basent sur les deux hypothèses suivantes :

 Vogel V= = ( . + )
( )

44
( ) =
.

 Fetkovitch V= 1

= ( + ) ( ) =
( )

4. Combinaison : écoulement monophasique + écoulement diphasique :


Dans ce cas Pwf < Pb < Pr ; il y a deux hypothèses pour déterminer IPR :

 Equation de Vogel

= ∗( − ) + [ − . − . ( ) ]
.
 Equation de Fetkovitch

= ∗( − )+ ( − )

IV. L’écoulement dans le tubing :


TPC présente la capacité de tubing de faire pousser le fluide de fond de puits vers la surface,
la courbe TPC exprime l’écoulement de liquide dans le tubing en fonction de pression de fond
de puits, le traçage de cette courbe est basé principalement sur les pertes de pressions en
tubing.

1. Out flow performance :


Il y a 3 sources de pertes de pression en tubing, le comportement de fluide dans le tubing
peuvent etre décrit par l’équation suivante

( ) =( ) é +( ) +( )

Il faut noter que :

Cette expression est utilisée pour un écoulement monophasique et est adaptée également pour
les écoulements multiphasiques en utilisant des données expérimentales.

L’équation est valable pour tous les types de fluides produits.

Après simplification de l’équation des pertes de pressions, on obtient :


( ) = +

45
Une courbe VLP est montré dans la figure suivante pour BHP, GLR, WC et diamètre de
tubing donnés.

Figure 33: Courbe VLP

2. Ecoulement multiphasique :
Le gradient de pression dans le tubing est affecté par un changement de distribution de
fluide sous forme de différents régimes d’écoulements. Il existe quatre régimes
d’écoulement :

 L’écoulement en bulle : la tige est presque complètement remplit de liquide et le


gaz libre se déplace sous forme des petites bulles. les bordures de tiges sont
toujours en contact avec la phase liquide.
 L’écoulement lent (slug) : la phase liquide reste continue, les bulles de gaz se
coagulent et forment des bouchons qui remplissent la section de tige.
 L’écoulement transitoire (churn) : un passage de la phase liquide continue à la
phase gazeuse continue peut avoir lieu. Les bulles de gaz peuvent s’unir et le
liquide peut pénétrer dans ces bulles.
 L’écoulement annulaire (mist) : la phase gazeuse est continue et la partie liquide
la traverse sous forme de gouttelettes. les bordures de tige sont couvertes par un

46
film liquide et c’est la phase gazeuse qui contrôle le gradient de pression.

Figure 34: Présentation des différents types d'écoulement de fluide

3. Corrélations d’écoulement multiphasique :


Dans l’écoulement multi phase, plusieurs phases passent avec des vitesses différentes.
Le rapport entre le volume de tige occupé par le liquide et le volume totale de tige s’appelle
le hold-up, ce dernier est utilisé pour déterminer la densité de mélange afin de calculer
l’augmentation des pertes de pressions. La partie de la tige occupée par une phase est souvent
différente de sa proportion de débit volumétrique total, Ceci est dû à la différence de densité
entre les phases. La différence de densité fait que la phase dense glisse en dessous dans un
écoulement ascendant (la phase légère se déplace plus rapidement que la phase dense). Pour
cette raison, la fraction de volume in-situ de la phase la plus dense sera plus grande que la
fraction de volume d'entrée de la phase la plus dense (la phase la plus dense est retardée dans
la tige relativement à la phase la plus légère). Ainsi, le liquide ‘’holdup’’ est défini par :

Ou :

YL : Liquide "Holdup" (fraction) V : Volume du segment du tube (ft3)

VL : Volume de la phase liquide dans le segment du tube (ft3)

47
Le liquide "Holdup" varie de la surface au fond et dépend de : débit liquide, débit gazeux, la
vitesse, l’inclinaison et la taille des tiges, régime d’écoulement, des propriétés du fluide. Ses
valeurs peuvent être déterminées quantitativement seulement à travers des mesures
expérimentales.

V. Point opérationnel :
Le taux d’écoulement d’un point peut être prévu par le traçage des courbes IPR et TPC qui
sont établis, pour des conditions données, sur le même graphe.
Le point opérationnel est l’intersection des deux courbes et il est nommé « nodal analysis ».
L’analyse montre que si le taux de production de puits est limité par la capacité de réservoir à
faire monter le fluide par le système de production.
Le point opérationnel est exprimé par la courba suivante :

Figure 35:Intersection entre courbe IPR et VLP

VI. Sensitivité de performance de puits :


Le changement des paramètres de système tels que le diamètre interne de tubing, la pression e
réservoir, water cut, pression dynamique en tête de puits, facteur d’endommagement de puits,
ou GLR affecte IPR ou TPC ou les deux ensemble et donc le taux de production de puits.
La sensitivité de puits est désignée pour les facteurs qui affectent le puits.
Pour le facteur d’endommagement de puits :
 S=0 : pas de perte ni gain en face sableuse
 S>0 : le puits est endommagé : faible contact entre le puits et le réservoir (présence
de boue de forage, perforation insuffisante, densité, pénétration partielle) ou zone
envahie.

48
 S<0 : le puits est stimulé : la surface de contact entre le réservoir et le puits
augmente (fracturation, puits horizontal) ou zone stimulé.
L’influence de ce facteur sur la courbe IPR engendre la réduction de taux de
production de puits.

VII. Problèmes de puits :


Le système de production se compose de 3 parties :

- Le réservoir et son communication avec les parois puits


- Les parois de puits comprenant le casing de production et le casing intermédiaire rempli
de ciment
- La complétion formée par le tubing et ses composantes (tête de puits, arbre de noël).

Dans cette partie on va étudier les différents problèmes qui peuvent affecter le système de
production.

 Problèmes de réservoirs :
La performance de réservoir dépend de l’utilisation optimum de pression de réservoir, on a
identifié 4 catégories de problèmes majeurs dans cette partie :
Performance limité au réservoir

Il y a plusieurs facteurs qui peuvent influencer la capacité de réservoir à délivrer le fluide vers
les parois de puits ; généralement les pressions de tout les réservoirs vont subir une
diminution au cours de production surtout ceux qui n’ont pas un mécanisme de drainage.
Donc la diminution de pression de réservoir est marquée par une diminution e taux de
production.

Un endommagement de la formation peut être aussi causé par un mélange de deux


fluides incompatibles, migration des argiles, mouillabilité excessive, colmatage des pores
par les solides résultant de forage ce qui réduit la perméabilité absolue de la roche.
Production excessive d’eau et de gaz

La production des quantités excessives d’eau et de gaz réduit le taux de production d’huile et
peut augmenter les frais de production par endommagement de système.

On augmente la pression de déplétion dans le réservoir par un aquifère active donc WOC
(surface de contact entre l’huile et l’eau) augmente et peut atteindre les perforations les plus
profondes c’est la procédure conique.

49
De même avec un réservoir sous un trajet de gaz ; la déplétion de gaz peut s’étendre jusqu'à
atteindre les perforations les plus hautes c’est la procédure « cushing ».

Les deux figures suivantes expliquent ces deux procédures :

Figure 36: La procédure "coning" Figure 37: La procédure " gasping "

Production de sable

C’est un problème sérieux pour les puits à huile et les puits à gaz. La production de sable peut
avoir lieu en cas d’une formation sableuse, endommagement de casing ou corrosion.

 Problèmes de complétion :
Les équipements de complétion peuvent échouer à cause de corrosion ou autres problèmes
donc ils doivent être changé ou déplacer.
 Problèmes de paroi de puits :
Ils peuvent avoir lieu à cause des échecs mécaniques en tête de puits ou de déformation de
casing qui peut être du à une corrosion interne, une cimentation primaire inefficace, dissolution
de ciment par l’eau ou l’endommagement acide à cause des opérations au niveau de paroi de
puits.

50
Chapitre 4 : Techniques d’activation des puits pétroliers
I. Introduction :
La production des hydrocarbures à partir de puits se fait soit :

* naturellement : quand l’énergie est suffisante pour faire soulever le


fluide à la surface et ceci s’appelle l’écoulement naturel.
* artificiellement : quand l’énergie de puits est insuffisante de produire le
fluide.
Dans ce cas il est nécessaire d’installer un système d’activation de puits dans le but
d’augmenter l’énergie de production d’augmenter le débit et la production.

Choisir le système d’activation artificielle le plus profitable et faisable et optimiser son


opération tout en considérant les conditions environnantes, et la sécurité des issues est la clef
pour une meilleure récupération de pétrole.

Il existe deux types de méthodes d’activation artificielle: le pompage et l’injection de gaz :

« Gaz – lift »,
Pompage par pompe électrique submersible « ESP »,
Pompage par « jet pumping »,
Pompage par « sucker rod pump ».

Figure 38: Différents techniques d'activation artificielle

51
II. Injection de gaz « gaz lift » :

1. Principe
Le « gas lift » est l’un des procédures les plus utilisés pour activer le puits. Cette activation se
base sur l’utilisation d’une source extérieure de gaz de haute pression. Le principe de « gas lift »
consiste à injecter un gaz dans le tubing ce qui va diminuer la densité de fluide dans le tubing et le
rend plus léger donc la pression devient favorable à la remontée de fluide.

Le gaz peut être injecté d’une manière continue ou discontinue :


 Injection continue :
Généralement l’injection continue de gaz s’adresse aux puits de bonne
productivité, c’est une injection contrôlée de gaz, a haute pression dans la
colonne de liquide. Le mélange formé a alors une densité inferieur a celle de
l’huile ce qui va engendrer son déplacement du fond de puits jusqu’à la surface.
 Injection discontinue :
Elle est appliquée sur les puits à faible productivité ou qui ont des pressions de
fonds très faible. Comme son nom l’indique, l’injection discontinue est un
déplacement périodique de fluide à partir de tubing par l’injection d’un gaz de
haute pression.

2. Données à propos le gaz lift »


 Equipement de surface :

Figure 39: Equipements de surface de gaz lift

52
 Equipement de fond :

Figure 40: Equipements de fonds de gaz lift

 Utilisations

Le gas-lift sert essentiellement à :

Maintenir en débit des puits non éruptifs.


Démarrer des puits semi éruptifs.
Dégorger des puits après complétion.
Augmenter le débit sur les puits éruptifs.

53
 Paramètres principaux
Les paramètres principaux qui permettent une bonne exploitation des puits en « gas-lift »
sont :
 Débit d’injection :
Le débit d’injection est limité par une efficacité maximum pour le puits et les besoins des
autres puits. Un « gas-lift » efficace signifie une injection de gaz continue et contrôlée : ni
trop, ni trop peu.
 Pression tête de puits PTH :
Pour augmenter l’efficacité du « gas-lift » et donc la production, la pression en tête de puits doit
être aussi faible que possible.
 Propriétés de gaz d’injection :
Le nitrogène est parmi les gaz les plus efficaces et donc les plus utilisés car il est facilement
disponible, non corrosive et non explosive. En plus les changements de compressibilité et de
température sont détectables.

3. Avantages :
- Compatible pour les hauts débits, les hautes productivités et les hautes valeurs de GLR.
- Adapté a tous les types de profils de puits (dévié, verticale…).
- Insensible à la production des solides (sables) et à la production d’eau.
- Non influencé par la température de fonds.
- Basse cout de maintenance.
- Applicable en mer.
- Facilité d’avoir les données de fond.
- Matériel réduit en surface.

4. Inconvénients :
- Gaz n’est pas toujours disponible
- Problème lors de production de fluide visqueux
- Problème de sécurité pour les gaz a haute pression
- Faible efficacité pour les petits champs
- Problème d’hydratation et de gélification de gaz

54
III. ESP « pompe électrique submersible »

1. Principe
La pompe centrifuge cède au fluide qui la traverse, l’énergie mécanique que lui fournit son
moteur électrique d’entraînement sous forme d énergies cinétiques. Ceci est obtenu par la
rotation d’une roue dite impulser à l’intérieur du corps de pompe.

Ensuite il y a une transformation de l’énergie cinétique en énergie potentielle dans le


diffuseur. Le diffuseur est à aubes fixes qui ralentissent l’effluent; comme la vitesse diminue,
la pression augmente, on a donc un lift de l’effluent.

Les pompes centrifuges sont en principe destinées à absorber des fluides monophasiques. Il
n’empêche qu’elles sont souvent utilisées dans des conditions ou du gaz libre est présent à
leurs ouïes d’aspiration.

Pour limiter le gaz libre passant dans la pompe, l’industrie met à la disposition des
producteurs, des séparateurs de gaz essentiellement de deux types :

- Statique

- Dynamique

De plus, une partie du gaz libre se présente a la hauteur de l’unité de pompage n’entre
pas dans le séparateur mais directement évacuée par l’annulaire (Casing, Tubing).

L’énergie électrique est acheminée au moteur depuis la surface par un câble triphasé
déroulé et fixé au tubing au fur à mesure de la descente.

Cette pompe centrifuge immergée est commandée par le VSD (Variable Speed Drive).

Le VSD permet de faire varier la fréquence d’alimentation appliquée au moteur


électrique ainsi que la tension.

Comme c’est un moteur à induction, sa vitesse de rotation est proportionnelle à la fréquence.

N=120*F/P

Avec :

N : Vitesse de rotation (tour/min). ; P : Nombre de pole de stator.

F : Fréquence de courant d’excitation de stator (Hz).

55
En faisant varier la vitesse de rotation de la pompe, on peut régler le débit, la hauteur
de refoulement ou les deux à la fois sans modification de l’unité de fond.

2. Schéma de système d’ESP :

Figure 41: Système de "ESP"

3. Avantages :
-Peut produire des débits élevés (cependant nombreuses applications à volume plus
faibles).
-Les installations de surface sont peu encombrantes.
-Applicable quand on doit produire un % d’eau élevée.
-En exploitation normale, maintenance minimale.
-Insensible à la pression de fonds et la pression en tète de puits.
- Pas de problème pour les puits déviés
- Applicable en mer
-Traitement facile de problème de corrosion

4. Inconvénients :
-Ne peut pas être utilisé pour des températures élevés au fond de puits (Tmax =
140ºC pour moteur standard).
-Non tolérant a la production de gaz et de solide.

56
-Souplesse limitée si on n’utilise pas le VSD (variable speed Drive).
-Le point faible du système est la partie électrique au fond du puits (Moteur câble
électrique).
-Les frais d’exploitation et les temps morts peuvent être élevés, en particulier en
mer.
-Non recommandé pour des débits< 25 à 30 m3/d.
-Accepte une petite quantité de gaz libre.
-Faible efficacité avec les fluides visqueux.
-Ne peut pas être utilisé avec une double complétion.
-Taille de casing limité
- Nécessite de présence de source d’énergie

IV. Pompe hydraulique « jet pump »

1. Principe de fonctionnement :
C’est un procédé d’activation international entre une flowing condition et une déplétion lift
méthode.

Il est nécessaire d’avoir une pression relativement haute à l’aspiration pour éviter la cavitation
(PF>500 Psi).L’énergie est fournie à la pompe de fond par un fluide sous pression (huile ou
eau) injecté depuis la surface par une pompe HP.

Au niveau du jet pompe, ce fluide passe par un orifice de diamètre réduit (Nozzle) ou il
acquiert une vitesse importante en même temps que sa pression chute. A la sortie de cet
orifice, il entraîne l’effluent du puits à produire.

Les deux fluides se mélangent dans la gorge où le fluide moteur fournit son énergie à
l’effluent du puits.

Le diffuseur à la sortie de la gorge transforme l’énergie cinétique de mélange fluide moteur-


effluent puis en énergie potentielle, qui permet le lift jusqu’à la surface.

57
Figure 42: Opération théorique du jet pompe.

Le principe de cette pompe impose un mélange du fluide moteur et de l’effluent du puits à


son refoulement :

Les débits possibles vont jusqu'à 1000m3/j et plus.


Les jets pumps ne sont pas adaptés pour fournir de forts ∆P.
Le rendement global de l’installation est mauvais (<20%).

2. Configuration de système :

Figure 43: Equipements de "jet pump"

58
3. Avantages :
- Aucune pièce en mouvement à l’intérieure du puits.
- Volumes de production assez élevés.
- N’a pas un problème de profondeur (jusqu'à 20000ft)
- Utilise tout type de liquide pour comme source d’énergie.
- Problèmes limités avec le gaz et le sable.
- Applicable en mer
- Elles peuvent être pompées à la surface, ce qui réduit les coûts de réparation et les
temps morts.
- Elles fonctionnent avec la même catégorie qu’une pompe hydraulique à piston. Quand
la pression de fond diminue, la pompe à piston peut être facilement installée.

4. Inconvénients :
- L’investissement initial est élevé, il est nécessaire d’avoir des installations de filtrage,
nettoyage et traitement du fluide.
- Les coûts des entretiens de l’équipement de surface peuvent être assez élevés.
- Le rendement est faible (<20%).
- Ne peut pas pomper des puits dont la pression de flowing <500 psi.
- Problème possible lors de test de puits

V. Sucker rod pump

1. Principe de fonctionnement :
Le mouvement de rotation de moteur implique un mouvement réciproque de sucker rod, ce
mouvement va commander l’ouverture et la fermeture des valves au fond de puits : les valves
mobiles (travelling valves) se déplacent en haut le fluide entre dans l’espace intérieur, lorsque
les valves se déplacent en bas le fluide passe à la surface.

59
Figure 44: Principe de fonctionnement des valves de ‘’sucker rod pump’’

2. Configuration de système :

Figure 45: Configuration de système de ‘’sucker rod pump’’

3. Avantages :
- Installation simple,
- Peut être transférer au plusieurs puits avec des faibles couts,
- Efficace, simple et facile à opérer,
- Applicable pour les complétions multiples,
- Efficace pour les huiles visqueux et à hautes températures,
- Peut fonctionner avec l’énergie électrique ou le gaz.

4. Inconvénients :
- Problème de friction lors en puits déviés,
- Une production excessive de solide peut endommager le système,
60
- Faible efficacité en présence de forte quantité de gaz,
- Profondeur limité par la capacité de rod,
- N’est pas applicable en mer,
- Problème lors de présence de paraffine.

61
Deuxième partie : Etude Expérimentale
Du puits Shaheen1

62
Introduction :
La production pétrolière vise à atteindre le meilleur compromis ; ralentir la chute de pression
du réservoir et produire avec un débit optimale ; et ce en faisant appel à des données sur :
- Le réservoir (IPR)
- La complétion (VLP)
- L’état du fluide (PVT)
Le développement des modèles de simulation numérique s’accentue de plus en plus vue que
ceux-ci facilitent l’interprétation des données et permettent de construire un système (modèle)
dont le comportement restitue celui du cas réel qui sert par la suite à prévoir l’évolution des
différents paramètres tels que la pression du réservoir, GOR, la taille de la colonne …

63
Chapitre 1 : Présentation de logiciel Prosper
I. Présentation du logiciel :
 PROSPER (Production and System Performance software) est un programme
d’analyse de performance, de design et d’optimisation des puits pétroliers. Il constitue
une partie fondamentale d’IPM (Integrated Production Modelling toolkit) qui est
l’outil standard de modélisation des puits utilisé par la plupart des opérateurs à travers
le monde.

 PROSPER a été crée dans le but de permettre la construction des modèles fiables et
consistants, avec la possibilité de traiter tous les aspects de la modélisation des puits :
PVT (caractérisation des fluides), les corrélations VLP (pour le calcul des lignes des
écoulements et les pertes de pression dans les colonnes de production) et IPR (ligne
d’écoulement dans le réservoir).
 Applications de PROSPER :
Dans notre projet, l’outil PROSPER est utilisé pour :
 Construire un model théorique fiable du puits Shaheen1 .
 Optimiser la performance du puits.
 analyser la performance du puits en cas d’activation par ESP ou par Gaz lift.

II. Procédure de modélisation :


Le Processus d’analyse du système du puits est présenté ci-dessous :

64
Figure 46: Organigramme de logiciel prosper

65
Chapitre 2: L’étude d’optimisation de la production du puits Shaheen1

I. L’Objectif
La production pétrolière est la mise en exploitation d’un puits producteur (gaz, huile). Elle a
comme objectif principal d’avoir un débit optimum qui dépend des données suivantes :

 Données de réservoir,
 Données de la complétion puits,
 Données de la qualité du fluide.
L’étude d’optimisation de la performance du puitsShaheen1 par l’outil PROSPER est
développée par l’effet de variation de ces paramètres sur le débit de la production.

II. Entrée des données générales


Dans cette partie, nous définissons les caractéristiques générales de système :

 Description du fluide : huile et eau suivant la méthode de Black oïl.


 Description du puits : puits producteur et à terre (onshore) avec récupération du fluide
à partir du tubing.
 Pas d’activation artificielle (modélisation en flux naturel).
 La pression et la température (on land).
 Type de complétion : cased hole.
 Puits verticale.

66
Figure 47: System summary de puits Shaheen1

III. Matching des données PVT :


Après avoir établi la description du système, on fait entrer les données PVT du tableau 4 pour
pouvoir par la suite correspondre les données du puits avec la corrélation choisie.
NB : Ces données PVT correspondent à une pression de bulle de 2700 psi.

Température Water Impérities


GOR Oil gravity Gas
de réservoir salinity (CO2, N2,
(SCF\STB) (°API) gravity
(°F) (ppm) NH2) (%)
190 765 40,4 0,82 200000 0

Tableau 4: Les données PVT de puits Shaheen1

Comparaison et choix de corrélation :


Les corrélations de calcul des données PVT de PROSPER ont été établies à partir de données
expérimentales. La sélection de la corrélation se base sur deux paramètres :
 Paramètre 1 : c’est un paramètre de régression qui doit être proche de 1
67
 Paramètre 2 : c’est l’écart type entre la valeur saisie et la valeur donnée par le modèle
choisi est doit être nulle.

Figure 48 : Courbe de variation de FVF en fonction de la pression

Figure 49: Courbe de variation de viscosité de huile en fonction de la pression

Lorsque la pression est au-dessous de la pression de bulle (P<Pb), le gaz est libéré de la
solution, ce qui peut entraîner une diminution de la quantité de gaz dissoute dans le liquide,
ainsi la dilatation du liquide au réservoir ce qui diminue la FVF.

À une pression au-dessus de la pression de point du bulle (P>Pb), le GOR et la FVF sont
constants. Ceci s'explique par l'existence d'une seule phase liquide dans le réservoir et il
n’existe pas de gaz libéré étant donné qu'il est complètement dissous dans l’huile.

IV. La complétion de puits Shaheen1


Cette étape sert à décrire la complétion du puits. On fait entrer la profondeur et la déviation
par rapport à la verticale de la colonne si elle existe. Après la spécification de la déviation, les
équipements de fonds du puits sont entrés en détails. Le plus souvent, l'équipement de fond de
puits comprend le tubing et le casing.

68
Les données de complétion du puits Chahine 1 sont représentées dans les tableaux

Profondeur mesuré (ft) Profondeur vertical (ft) Température en °F


0 0 77
11978 11976 186
Tableau 5: Données de complétion de puits Shaheen1

Equipements Profondeur mesuré (ft) Diamètre interne (inches)


Tête de puits 0 0
Tubing 11759 2,992
Casing 11976 6,184
Tableau 6: Données de complétion de puits Shaheen1

Figure 50: Configuration de complétion de puits Shaheen1 par Prosper

V. Gradient géothermal :
Le gradient géothermal est défini par deux points de la température en fonction de la
profondeur du puits .Ces deux points sont au sommet de la perforation et à la tête de puits.
Il est nécessaire aussi de définir le coefficient de transfert de la chaleur qui décrit la résistance
à la chaleur de l’écoulement par tous les mécanismes de transfert de chaleur (convection,
rayonnement et conduction).

69
Dans notre cas, et pour tous les modèles de puits à huile, le coefficient de transfert thermique
est estimé à 8 BTU/h/ ft2/F.

Figure 51: Le gradient géothermale de puits Shaheen1

VI. IPR
L’IPR renseignant sur les conditions et la performance du réservoir est représentée par
courbe de l’IPR qui est une représentation graphique de la relation entre la pression du fond
de puits et le débit d’huile. La modélisation est construite sur la production initiale du puits
(point test initial). La pression du réservoir est la pression pour une profondeur de 3650 m,
elle est égale à 4670psia. Les autres données sont fournies par le rapport de la production
journalière .Les différentes données nécessaires pour la construction de l’IPR sont
représentées dans le tableau suivant :
P réservoir T réservoir GOR WC Q liq BHFP
(psia) (°F) (SCF/STB) (%) (BPD) (psi)
4680 190 765 5,49 2444,6 3565
Tableau 7: Les données de puits necéssaires pour la construction de IPR

On obtient la courbe de la performance du réservoir dans son état initiale :

70
Figure 52: Courbe IPR de point initiale de fonctionnement

On remarque que la courbe IPR est divisée en deux parties distinctes :


- La 1ere partie de la courbe dont l’indice de productivité IP est constant caractérisant un
écoulement monophasique.
- La 2eme partie de la courbe suit le modèle du Vogel (P<Pb) d’où la déviation de la linéarité
de la pente donc l’indice de productivité IP n’est plus constant caractérisant un
écoulement diphasique.
La courbe de l'IPR montre, dans les conditions initiales de production, que le débit maximal
AOF (Absolue Open Flow) est de 7079.7 STB/Day avec un IP de 2.19 STB/Day/psi.

VII. Matching VLP/IPR :


Si l’on trace les 2 courbe IPR et VLP du puits à un point test donné nous obtenons un point
d’intersection qui représente le point de fonctionnement ou production du puits à la date
considérée. Nous pouvons alors matcher VLP et IPR et vérifier l’efficacité du modèle établit à
reproduire les données de terrain.
Remarque : si les deux courbes IPR et VLP ne se croisent pas on n’a pas une production
naturelle et le puits est devenu non éruptif.

71
Les données des points tests choisis sont représentées dans le tableau ci-dessous :
Date WHP WHT WC Débit Profondeur de BHFP Pression GOR
(psi) (°F) (%) liquide la gauge(m) (psi) réservoir (SCF/STB)
(bbl) (psi)
15/05/2008 789 71,5 5,49 2444,6 3650 3565 4785 765
09/05/2009 186 66,5 13,07 1933,8 3650 2170 3530 597
31/11/2011 18 80,6 54,9 410,7 3650 2300 2507 983
Tableau 8: Les données des points test

Le matching IPR/VLP, des conditions initiales, est présenté comme suit :

Figure 53: Matching IPR/VLP de point initiale

Ce point est le point de fonctionnement du puits. Le puits Shaheen 1 a débité


3904.3 STB/jour d’huile stabilisée pour une pression de fond 3208 psi (BHP). Il s’agit d’une
performance initiale constatée durant la première période de production (mai 2008).
L’évolution de la production est résumée dans le matching de l’IPR/VLP des différents
points tests comme le montre la figure 54 :

72
Figure 54: Matching IPR/VLP des different points test

On remarque une détérioration du point de fonctionnement. Le dernier point de


fonctionnement montre que le puits est dans la limite de production.

Conclusion :
On peut conclure que le puits n’est plus capable de produire naturellement et atteindra ces
limites de production, par conséquent, une énergie supplémentaire doit être fournie au puits en
utilisant une activation artificielle dans le but de reproduire le puits ainsi que optimiser le
débit de production.

73
Chapitre 3 : L’activation artificielle
I. Introduction :
Pour améliorer la production de l’huile de notre puits, il est nécessaire de faire recours à une
des techniques d’activation mentionnées dans l’étude Bibliographique.

Le choix de la technique d’activation artificielle la plus rentable pour le puits chahine1


nécessite une étude technique et financière.

Il s’agit donc de choisir le système d’activation le plus compatible avec les caractéristiques de
notre production (débit et pression en tête du puits) et qui permettra de récupérer le volume
d’huile désiré en grande quantité au moindre coût.

II. Activation par gas lift :


Dans cette partie, on va changer les conditions du réservoir pour optimiser la production et
trouver le nouveau design du puits. L’objectif de cette activation est de :
 Trouver le débit de production maximal réalisable en utilisant le gas lift.
 Déterminer le débit optimal d’injection et la profondeur d’injection.
 Faire le design de la vanne de fonctionnement et le vannes de déchargement.

1. Les données du gas lift :


Dans la première fenêtre de PROSPER, on fait le changement suivant :
 Artificial lift method: Gas lift.
 Artificial lift type: No Friction Loss in Annulus.
On change la pression réservoir et la fraction en eau (WC) dans les données de IPR et les
autres paramètres restent les mêmes.
Nom de puits Pression réservoir (psi) Water cut %
Shaheen1 2600 80
Tableau 9: Données réservoir pour le gaz lift

 Le water cut n’atteint pas encore 80% il est dans l’ordre de 55 % seulement on a
prévu une marge de 25 % au cas où l’eau contenue à augmenter pour élargir la
fourchette de fonctionnement du design de gas lift.
Après avoir changé la pression réservoir, le water cut et sélectionné la dernière point test on
obtient la figure 55 de la performance du réservoir suivante :

74
Figure 55: IPR pour design gas lift

 Le puits a commencé la production avec un AOF (débit maximal pour une


pression de fond nulle) de 7079.7 STB/Day en 2008 et une valeur de 2.19
STB/Day/psi pour l’indice de productivité(PI), mais à cause du pourcentage de
Water Cut estimé, le AOF subit un déclin et atteint une valeur de 7048.3 STB/Day.
Afin de mieux décrire la méthode d’activation : gaz lift par PROSPER, les paramètres
suivants doivent être définis :

75
Figure 56: Les données d'entrée de gaz lift

2. Le design du gas lift :


En choisissant la méthode « calculated from max production » le programme permettra
d'optimiser la production de fluide en plaçant la valve de gaz lift d'exploitation le plus
profondément possible dans le puits. Jusqu'à un maximum saisi par l'utilisateur, le programme
fera appel à autant de gaz de levage dont il a besoin pour atteindre la production de liquide
maximum.
Pour décrire le design de gas lift, on fait entrer les données nécessaires suivantes comme le
montre la figure 57 :

76
Figure 57: Les données du design gaz lift

 Débit d’huile maximal : C’est (2/3) de l’AOF.


 La pression en tête du puits :
La pression en tête de puits imposée pour que le fluide de production puisse arrivé aux
équipements de surface est égale à 200 psi.
 Pression d'injection :
La pression d'injection a un impact majeur sur la conception de la complétion (nombre de
vannes, la spécification d'équipement) qui a un impact significatif sur les coûts. La sélection
d'une pression de poussée de gaz trop élevée peut entraîner des investissements inutiles alors
que les pressions qui sont trop faibles peuvent causer la perte de potentiel de production. C'est
pourquoi nous avons choisi 2000psia pour la pression d'injection du gas lift.
 Profondeur maximal :
On a choisi une profondeur maximale d’injection égale à 3560 m qui correspond au point le
plus profond en dessus de premier packer.
 Données des vannes :

77
L’espace minimal entre les valves (minimum spacing) est fixé à 250 ft et le type des valves
utilisées dans ce puits est Camco_PK-1_Normal. PROSPER déterminera alors le nombre
nécessaire de valves ainsi que leur profondeur nécessaire.
Après avoir définit les données du design gaz lift, PROSPER calcule l’optimum de gaz à
injecter pour avoir un maximum de production. On obtient la figure 58.

Figure 58: Courbe du gaz injecté en fonction de la production d’huile

 On note que plus le débit de gaz injecté augmente, plus la production est meilleure et
ceci jusqu’au une valeur de 3.9 MMscf/Day de gaz injecté qui représente le débit
optimum qui nous permet d’avoir un débit de huile produit 383 STB/Day. Au-delà de
cette valeur, la production devient indépendante du débit injecté et elle atteint une
valeur fixe à partir d’un débit de 4.1 MMscf/Day. On constate également un déclin de
la production lorsque le débit de gaz injecté dépasse 5.1 MMscf/Day, ceci est dû aux
pertes de charge au niveau de la colonne causé par les pertes de charge par frottement.

Les autres résultats obtenus du design gaz lift sont présentés dans la figure 59 :

78
Figure 59: Les résultats du design gas lift

 Le design gaz lift nous permet alors d’améliorer considérablement la quantité de


liquide jusqu’à 1878.65 STB/Day, ce qui prouve bien l’utilité de la méthode
d’activation sachant que la quantité de l’eau supposé à être produite par ce puits n’est
plus négligeable elle est de 80%.
D’après les résultats du design du gas lift, on peut extraire la position des différentes valves
d’injection et le point d’injection (l’orifice) et leur pression d’ouverture et fermeture comme
la montre la figure 60 :

79
Figure 60: Les données de positions des valves

La conception du système gaz lift consiste en 3 valves à des profondeurs déterminées et un


point d’injection (orifice) à une profondeur de 11746 ft.
Ces résultats peuvent être représentés dans la figure 61 :

Figure 61: Les positions des valves

80
 On conclue que la pression minimale représente la chute de pression minimale
pouvant avoir lieu à une profondeur bien déterminée lors du déchargement de la
valve et que la pression maximale représente la chute de pression maximale qui
pourrait être réalisé à une profondeur définie lors du chargement.

3. Sensibilité par rapport au débit de gaz injecté :


On fait varier le débit de gaz injecté de 1 à 5 (MMscf/Day), On obtient la figure 62 :

Figure 62: Sensibilité par rapport au débit de gaz injecté

 Cette figure nous permet de confirmer que la quantité optimale du gaz à injecter est
de 1 MMscf/Day. Ce débit nous permet d’avoir presque la même production de
l’huile.

III. Activation par la Pompe électrique submersible (ESP) :


La pompe électrique submersible est pratique, flexible et elle est applicable en cas d’une
production d’eau élevée. Donc on va essayer de voir si elle convient pratiquement avec notre
puits. La procédure de la modélisation consiste à:
 Faire le design et sélectionner la pompe ESP la plus compatible avec le puits Shaheen1
.
 Analyser la productivité du puits et l’activité de la pompe en effectuant des sensibilités
sur quelques paramètres.

81
1. Les données de la pompe :
Le modèle de puits est basé essentiellement sur le choix de la pompe (sa fréquence et sa
profondeur), le pourcentage d’eau «water cut» et le débit désiré.
Les différentes données nécessaires pour la description de nouveau modèle sont ainsi
résumées dans la figure 63 :

Figure 63: les données de la pompe ESP

 Pump depth Measured :


La profondeur de la pompe est fixée de telle sorte qu’elle soit le plus profond possible au-
dessus de réservoir pour empêcher l’apparition de phénomène de cavitation de la pompe qui
est un phénomène désastreux. Nous avons choisi une profondeur de 11746 ft.
 Length of Cable :
La longueur du câble d'alimentation du moteur est fixé à 8100 ft qui est légèrement supérieure
à la profondeur d'installation de la pompe afin d'éviter le risque que le câble se enroulé autour
du tube lors de sa descente.
 Maximum OD :
Le diamètre de la pompe est choisi de telle sorte qu'il y ait suffisamment d'espace entre le
casing et la pompe afin d'éviter les risques de frottement avec les parois du câble.
 Design Rate :

82
Le design rate représente le débit désiré à atteindre après activation , il est egale au (2/3) fe
AFO
 Water cut :
On va choisir une valeur maximale de water cut qui est 80%.
 Le top node pressure :

C’est la pression applicable en tête de puits permettant le refoulement de fluide jusqu’à la


surface. Elle est fixée à 150 psi.

2. Design de la pompe :
Le choix d’une pompe est limité par les dimensions du casing. PROSPER sélectionne la plus
petite pompe.
Nous allons sélectionner:
 un moteur physiquement compatible avec la pompe et son rendement électrique doit être
supérieur à 0,85.
 Le plus petit câble qui est capable de fournir le courant nécessaire à partir de celles qui
sont énumérées dans la base de données, en prenant en compte la température au fond et
l’ampérage.

Figure 64: Design et résultats de la pompe ESP

83
 Le choix se fixe sur la pompe CENTRILIFT E127 qui fonctionne avec des débits
compris entre 2550 et 5700 RB/Day et une efficacité de 67.12 %. Le rendement du
moteur est de 83.30 %.
Pour vérifier l'exactitude de notre choix, on trace la courbe de la performance de la pompe :

Figure 65: La courbe de la performance de la pompe

 On constate que le débit d’écoulement se trouve dans la plage de fonctionnement de la


pompe. Pour un choix optimal ce dernier doit se trouver entre le ‘Min operating range‘
et la ‘Best efficiency range‘ qui représentent les limites de performance de la pompe.

84
3. Sensitivité de la pompe par rapport au gaz de séparation :

Figure 66: Sensitivité de la pompe par rapport au gaz de séparation

85
Conclusion
Le tableau 10 résume les conditions de la conception lors de l’application des systèmes de gas
lift et de pompe ESP :

Performance Liquid Rate (StB/day)


Debit naturel 1 2444,6
Debit naturel 2 1933,8
Debit naturel 3 410,79
Gaz lift 1878,7
ESP 2684

Tableau 10 : Comparaison entre les débits naturelles et les débits obtenus par gaz lift et ESP

 Une étude économique du projet sera réalisée dans le but de prévoir précisément la
technique d’activation artificielle la plus rentable, convenable et adéquate pour le puits
Chahine1, en se basant sur le rendement et sur le coût d’investissement de chaque
technique.

86
Chapitre 4 : Etude économique
I. Introduction et Généralités :
L’étude économique nous renseigne sur la rentabilité de la technique d’activation artificielle
choisie. En effet, dans cette partie on étudiera la rentabilité pour la pompe ESP. Pour cela, on
commence ce chapitre par définir quelques notions utilisables pour élaborer par suite, un
modèle économique approprié et rentable.
 Définitions :
Dépenses d’exploration
Ce sont toutes les dépenses réalisées depuis l’octroi du permis jusqu’à l’obtention de la
première concession s’il s’agit de la première concession dans le permis. Elles sont relatives
aux études géologiques, géophysique et au forage des puits d’exploration.
Toutes les dépenses d’exploration sont réalisées et financées par l’opérateur seul,
généralement c’est un partenaire étranger. L’ETAP ne finance ces dépenses que si elle
participe dans la concession.
Suite à la participation de l’ETAP dans la concession, elle doit rembourser au partenaire sa
quote-part des frais d’exploration réalisés initialement dans le permis.
La part de l’ETAP dans ces frais est proportionnelle à son taux de participation dans la
concession. Annuellement, l’ETAP paye la valeur de 20% à 25% de sa quote-part en
production. Le premier paiement s’effectue au premier anniversaire de la date de mise en
production de la concession.
Dépenses de développement (CAPEX)
Ce sont les investissements, appelés dans le jargon pétrolier « CAPEX ». Nous citons comme
exemple le compresseur, la conception et la construction d’un centre de traitement, les bacs de
stockage, les installations de pipe reliant les puits au centre de traitement et le forage des puits
de développement pétroliers. Ces investissements permettent l’exploitation du gisement. Le
schéma de financement des investissements se fait par fonds propres et par emprunt. L’ETAP
paye les dépenses de développement dès sa participation dans la concession et par le
mécanisme d’un appel de fonds.
Dépenses d’exploitation (OPEX)
Ce sont les dépenses nécessaires à la production des hydrocarbures. Ces frais se composent
des charges fixes, qui ne varient pas dans un laps de temps, par exemple la location des
équipements et des charges variables : ces charges varient en fonction de la production tel que
l’utilisation de produit chimiques ou en fonction de la distance tel que le cout de transport du

87
brut ou en fonction de la capacité de stockage pour le cout de stockage du brut. Dans le cas
d’une découverte on shore, les charges variables constituent une composante signifiante dans
les dépenses d’exploitation. Par contre pour une découverte off shore, les charges fixes (par
exemple location d’un bateau) constituent la majorité des dépenses d’exploitation.
Toutes les dépenses d’exploitation sont financées par fonds propres et par le mécanisme de
l’appel de fonds également.

Autre frais
 Les frais financiers (intérêts) engendrés suite à l’obtention d’un emprunt pour financer
les dépenses de développement.
 Les frais d’abandon : ce sont les dépenses de bouchage des puits et de démontage des
équipements afin d’évacuer les lieux d’où la remise en état du site comme à son état
initial et ce suite à la fin de la durée de vie du gisement.
 Aspect fiscal :
Redevance proportionnelle
Elle est définit comme un impôt directe que chaque partenaire doit donner à l’état.
D’après l’article 101.2 du code des hydrocarbures, il y a une particularité à préciser à savoir
en cas de non-participation de l’ETAP dans une concession d’exploitation donnée, le taux de
la redevance proportionnel applicable à cette concession ne peut être inférieur à 10 % pour les
hydrocarbures liquides et à 8% pour les hydrocarbures gazeux.
Impôt sur le bénéfice
L’article 101.3 du code des hydrocarbures stipule qu’en cas de participation de l’entreprise
national dans une concession d’exploitation donnée à un taux égal ou supérieur à 40%, le taux
d’impôt sur le bénéfice est fixé à 50%.
Dotations aux amortissements
Ces charges sont déterminées sur la base du montant des investissements et du taux
d’amortissement et tenant compte de la date de la mise au service des investissements à
réaliser. Selon l’article 111 du code des hydrocarbures, le titulaire a le droit d’effectuer
annuellement des amortissements déductibles au taux maximum de 30% au titre des frais
d’exploration et d’investissements.
 Dépréciation :

Une dépréciation est une perte de valeur d'un bien, ou plus généralement d'une monnaie.

La valeur actuelle nette

88
La Valeur Actuelle Nette (VAN) est la différence entre la Capacité d'Autofinancement
actualisée générée par un investissement et le montant initial de l'investissement. On la
calcule de la manière suivante

= ×( + ) −

Où N représente le nombre d'années pour lequel est calculée la VAN et Io l'investissement


initial.
Cette valeur repose donc sur la connaissance de la Capacité d'Autofinancement (CF). Celle-ci
se calcule en faisant la différence entre les produits encaissables (recettes dans notre cas) et
les charges d'exploitation annuelles relatives à l'activité normale de l'usine (qui ne relève pas
des opérations de financement). A cela s'ajoute la Dotation aux Amortissements qui est
considérée de manière linéaire sur une durée de 20 ans (cette période correspondant au temps
de fonctionnement prévisionnel de l'installation).
La VAN est calculé pour une période donnée depuis l'année de commencement du projet
(investissement). Ce dernier est considéré comme bénéficiaire sur la période considérée
lorsque la valeur actuelle nette devient positive. Une VAN égale à zéro signifie, alors, que le
projet étudié permet de rembourser et de rémunérer le capital investi mais ne laisse pas de
surplus à l'entreprise, donc qu'il n'accroît pas sa valeur.
Lorsque la valeur actuelle est positive, elle représente le surplus monétaire actualisé que
l'entreprise espère dégager de la série des revenus futurs, surplus qui correspond à la
valorisation supplémentaire de l'entreprise.
La valeur actuelle nette sert tant de :
 Critère de rejet : tout projet, considéré isolément, dont la VAN est nulle ou négative,
est rejeté.
 Critère de sélection : entre deux projets concurrents, on retient celui dont la VAN est
supérieur.
Le taux de rentabilité interne TRI

Le taux de rentabilité interne (TRI ou TIR) est le taux d'actualisation pour lequel le cumul des
capacités d'autofinancement égale le capital investi, en d'autres termes lorsque la valeur
actuelle nette s'annule. La valeur actuelle nette d'un projet diminue au fur et à mesure que le
taux d'actualisation s'élève.

C'est donc le taux i pour lequel il y a équivalence entre :

le capital investi d'une part,

89
la somme des flux de trésorerie prévisionnelle, d'autre part, actualisés au taux i.

Le TRI est aussi, et surtout, le coût maximum des capitaux que le projet pourrait supporter : à
ce moment là, les capitaux empruntés étant d'un coût égal à la rentabilité économique du
projet.

Le TRI est un outil de décision à l'investissement. Un projet d'investissement ne sera


généralement retenu que si son TRI prévisible est suffisamment supérieur au taux bancaire,
pour tenir compte notamment de la prime de risque propre au type de projet. Plus simplement,
un projet, pour être rentable, doit avoir un taux de rentabilité interne supérieur au coût des
capitaux [10]. Si le TRI est inférieur au taux d'actualisation ou au taux de rentabilité accepté
par le promoteur, le projet sera refusé. Le taux de rentabilité interne représente théoriquement
le taux d'intérêt maximum auquel on pourrait accepter d'emprunter pour financer
l'investissement prévu [11].

Le TRI se calcule de la façon suivante :

= ( + ) ×

Le délai de récupération du capital investi (DRC) :

C’est le délai au bout duquel la somme des cash flow actualisés est égale au montant
d’investissement.

= ( + ) ×

Dans ce qui suit, on va se contenter uniquement pour le calcul de la valeur actuelle nette.

 Formules utilisées
Détermination de la production annuelle de l’huile
On calcule la production annuelle du pétrole brut à partir du débit du liquide et de la valeur du
WC. =[ −( × )] × × ,
Détermination des OPEX

= + × × é ×

Détermination de la redevance

= , % × ×

Détermination des cash flows:

90
= − − − é é

 Etude de rentabilité

Ce travail s'est fait en deux temps:

La première étape correspond à la description des différents coûts à prendre en compte


répartis entre les coûts de l'investissement initial, et les charges d'exploitation annuelles.

La deuxième étape permet de déterminer la valeur actuelle nette du projet ainsi que le taux de
rentabilité interne TRI.

Outils
Un modèle créé sous EXCEL et analysant des indicateurs économiques comme la VAN et
le TRI a été développé.
Les bases des notions d'économie d'un projet mentionnées rapidement ci-dessus sont
expliquées plus bas.
Hypothèses
 Le Water cut augmente de 2% chaque année et le puits va être fermé quand le water
atteint 99%.
 Temps de fermeture est de 4% de la production annuelle.
 Débit du liquide reste constant.
 Le prix du BBL = 60$
 Cout opératoire = 12.5 $/bbl
 Investissement I= 1.5 M $
 Taux de déclin de la production = 10%.
 Taux d’inflation = 4%.
 Impôts sur le bénéfice = 62.5%.
 Taux d’actualisation t = 10 %
 CA = 20% de la production totale sera vendu à 90% du prix réel + 67.5 % sera vendu
pour 100 % du prix réel.

91
II. Etude économique de gaz lift

Année Qliq (m3/jr) Qoil (m3/jr) WC(%) Production Production


annuelle (bbl) annuelle
cumulée(bbl)
2011 299 59.8 80 131779 131 779
2012 299 53.82 82 118601 250 380
2013 299 47.84 84 105423 355 803
2014 299 41.86 86 92245 448 048
2015 299 35.88 88 79068 527 116
2016 299 29.9 90 65890 593 006
2017 299 23.92 92 52712 645 718
2018 299 17.94 94 39534 685 252
2019 299 11.96 96 26356 711 608
2020 299 5.98 98 13178 724 786
Tableau 11: Profil de production de puits Shaheen1

Année Nombre d’année Inflow ($) Redevances ($)


2011 - 6 760 263 988 343
2012 1 6 084 231 889 508
2013 2 5 408 200 790 673
2014 3 4 732 169 691 838
2015 4 4 056 188 593 010
2016 5 3 380 157 494 175
2017 6 2 704 126 395 340
2018 7 2 028 094 296 505
2019 8 1 352 063 197 670
2020 9 676 031 98 835
Tableau 12: Calcul des inflow et des redevances

92
Année Bénéfice avant tax ($) Tax ($) Bénéfice après tax ($)
2011 5 640 141 3 525 088 2 115 053
2012 5 071 379 3 169 612 1 901 767
2013 4 503 671 2 814 794 1 688 876
2014 3 937 017 2 460 635 1 476 381
2015 3 371 460 2 107 162 1 264 297
2016 2 806 914 1 754 321 1 052 593
2017 2 243 423 1 402 139 841 284
2018 1 680 986 1 050 616 630 370
2019 1 119 603 699 752 419 851
2020 559 274 349 546 209 728
Tableau 13: Calcul des bénéfices avant et après taxes

Année Cash flow ($) Cash flow cumulée ($)


2011 2 115 053 2 115 053
2012 1 728 879 3 843 932
2013 1 395 766 5 239 698
2014 1 109 227 6 348 925
2015 863 532 7 212 457
2016 653 577 7 866 034
2017 474 883 8 340 917
2018 323 479 8 664 396
2019 195 864 8 860 260
2020 88 945 8 949 205
Tableau 14: Estimation du cash flow cumulé

93
III. Etude économique de ESP

Année Qliq Qoil WC(%) Production Production


(m3/jr) (m3/jr) annuelle (bbl) annuelle
cumulée(bbl)
2011 427 85 80 316 468 316 468

2012 427 77 82 176 431 492 899

2013 427 68 84 156 828 649 727

2014 427 60 86 137 224 786 951

2015 427 51 88 117 621 904 571

2016 427 43 90 98 017 1 002 588

2017 427 34 92 78 414 1 081 002

2018 427 26 94 58 810 1 139 813

2019 427 17 96 39 207 1 179 019

2020 427 9 98 19 603 1 198 623

Tableau 15: Profil de production de puits Shaheen1

Année Nombre d’année Inflow ($) Redevances ($)


2011 - 16 234 808 2 123 510
2012 1 9 050 909 1 323 232
2013 2 8 045 253 1 176 207
2014 3 7 039 596 1 029 181
2015 4 6 033 939 882 155
2016 5 5 028 283 735 129
2017 6 4 022 626 588 103
2018 7 3 016 970 441 077
2019 8 2 011 313 294 052
2020 9 1 005 657 147 026
Tableau 16: Calcul des inflow et des redevances

94
Année Bénéfice avant tax ($) Tax ($) Bénéfice après tax ($)

2011 13 861 298 8 663 312 5 197 987


2012 1 615 219 1 009 512 605 707
2013 713 207 445 754 267 453
2014 - 188 805 - 118 003 - 70 802
2015 - 1 090 818 - 681 761 - 409 057
2016 - 1 992 830 - 1 245 519 - 747 311
2017 1 005 158 628 224 376 934
2018 103 146 64 466 38 680
2019 - 798 867 - 499 292 - 299 575
2020 - 1 700 879 - 1 063 049 - 637 830
Tableau 17: Calcul des bénéfices avant et après taxes

Année Cash flow ($) Cash flow cumulée ($)


2011 5 197 987 5 197 987
2012 550 643 5 748 630
2013 221 035 5 969 665
2014 - 53 195 5 916 470
2015 - 279 391 5 637 079
2016 - 464 021 5 173 058
2017 212 770 5 385 827
2018 19 849 5 405 676
2019 - 139 754 5 265 922
2020 - 270 502 4 995 420
Tableau 18: Estimation du cash flow cumulé

Conclusion
D’après l’étude économique on peut conclure que l’activation de puits Shaheen1 par la
méthode du gaz lift est plus rentable que celle d’ESP.

95
Conclusion générale
L'objectif de ce mémoire de master est la sélection du meilleur système d'activation artificiel
pour le puits Shaheen1 de la concession Cherouq (sud Tunisien).

Cette étude se base sur la comparaison entre deux types de système d’activation artificielles :
la Pompe Electrique Submersible "ESP" et l’injection de gaz "GL", à des écoulements
naturels qui existent

L'étude évalue la performance du puits et les revenus économique par les systèmes
d’activations artificiels.Les résultats montrent que "GL" et "ESP" activent le puits Shaheen1
avec beaucoup plus d’efficacité que son écoulement naturel.

L'analyse économique indique que le système d’injection du gaz "GL" est le plus rentable
durant la vie du champ.

Ainsi, le « GL » a beaucoup d'avantages que l’ « ESP » qui ne sont pas capturés dans l'analyse
économique tel que:

Sa Capacité pour accéder aux manches glissantes « Sliding Sleeves » pour réduire de l'eau ou
percement des trous par le gaz.

Sa Haute tolérance pour l’augmentation des GOR et la production du sable,

Sa Flexibilité de s’opérer pour des débits et des GOR élevés,

Le cout de Fonctionnement est substantiellement plus faible.

Finalement les remarques de base suivantes sont déduites :

La productivité d’un puits dépend de la performance de l'afflux du réservoir ‘’IPR’’ et la


performance coulante verticale ’’VLP’’.

Le bon choix de système d'activation artificiel est la considération la plus importante pour
maximiser la production d’un puits.

Les meilleurs candidats devraient avoir une chance de simulation basse au delà de la zone
productrice ou dans eau.

Dans la dernière analyse la décision doit être à base économique.

96