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Bibliographie sur la

gestion du stock
1. Les types ou catégories de stocks
Il existe deux types de stocks :
 Les stocks de production qui regroupent l’ensemble des matières qui,
après transformation, permettent d’avoir les produits finis. Ils peuvent être
composés de matières premières et composants, d’encours de fabrication, de
produits finis.
 Les stocks hors production sont ceux qui n’entrent pas dans la
transformation mais qui accompagnent la production. Ils sont appelés les
stocks ERO (Entretien, Réparation, Opération). On retrouve notamment les
pièces de rechange, les consommables des machines (lubrifiants, carburants,
nettoyants), les emballages et les déchets.
Par ailleurs, les stocks suivent des flux. Une analyse de ces derniers dans le
magasin permet de distinguer les stocks à commandes régulières, les stocks
de projet, les stocks d’usure et les stocks en transit.
Les stocks à commandes régulières concernent les articles régulièrement
consommés et commandés chaque fois que le stock minimum est atteint.
Les stocks de projet sont des stocks qui prennent naissance au début d’un projet
et disparaissent à la fin de ce dernier. Les commandes de tels articles sont faites
directement par le chef de projet qui, seul, maîtrise ses besoins. Mais la gestion des
entrées et sorties des articles est confiée au gestionnaire des stocks.
Les stocks d’usure sont composés d’articles placés en stock, sortis en cas de
besoin pour réaliser un travail et qui ensuite sont retournés au magasin. C’est le cas
des machines-outils et de l’outillage en général. Deux raisons seulement peuvent
justifier ce type de stockage :
 L’augmentation du nombre d’unités de l’article. La quantité de travail à
réaliser est élevée, l’outil disponible ne permet pas de l’effectuer dans les
délais convenus, l’achat d’un outil supplémentaire s’impose ;
 Le remplacement de l’article : l’outil disponible est défectueux et irréparable,
son remplacement reste indispensable.
Les stocks en transit ou stock de transbordement : Les articles en simple
transit ne font presque jamais l’objet d’une commande par le gestionnaire du
magasin. Ce dernier agit comme « mandataire ». Il reçoit des marchandises
accompagnées d’instructions précises sur leur future destination. Ses responsabilités
se limitent aux opérations de contrôle, réception, dégroupage, groupage par
destination, emballage, colisage, marquage, étiquetage et enfin expédition au lieu
indiqué par le donneur d’ordre.
2. Les fonctions des stocks
Fonction de régulation : les stocks permettent le lissage des irrégularités
d’approvisionnements et/ou de la production, réduisent les risques de ruptures.
Fonction logistique : les stocks permettent de maintenir les articles à proximité de
leur lieu de consommation. Ils limitent considérablement les délais d’attente.
Fonction économique : lorsque le fournisseur accorde des remises importantes
pour des achats en grande quantité, le stockage peut s’avérer utile.
Fonction d’anticipation, spéculation : le stockage permet de se mettre à l’abri
des hausses de prix des matières ou des produits achetés ou vendus.
Fonction technique : le stockage peut être lié à un procédé indispensable avant la
consommation des articles. C’est le cas par exemple, du séchage du bois.

3. Le rangement des stocks dans les


zones de stockage
3.1. L’adressage des marchandises
Après le contrôle et la réception, les marchandises destinées au magasin sont
rangées suivant deux méthodes d’affectation :
 Emplacement fixe et invariable : c’est une méthode de rangement claire,
les articles affectés à un emplacement régulier sont plus faciles à trouver
physiquement. Cependant, cette forme de rangement utilise un système de
stockage lourd et un espace plus grand. De ce procédé naîtra un catalogue
interne pourvu d’emplacements par rangées, colonnes, casiers, boîtes, etc.
 Emplacement variable en fonction des espaces disponibles : après
chaque réception, l’article est rangé à n’importe quel emplacement libre. Il y
a risque de trouver la même pièce à différents endroits, ce qui peut entraîner
des oublis. Bien que cette forme de rangement présente l’avantage d’une
meilleure exploitation de l’espace de stockage, elle est mieux indiquée pour
des stocks unitaires en transit ou de projets.

3.2. Les critères de choix des emplacements


Le choix de l’emplacement dans un magasin est fonction des caractéristiques de
l’article.
Dans un premier temps, cette opération est influencée par :
 La nature de l’article (pièce solide, vrac solide, vrac liquide, vrac gaz) ou
encore des unités logistiques (fût, caisse, bidon, marchandise palettisée, etc.),
 Les formes et dimensions de l’article (poids, volume, encombrement,
possibilité d’empilage ou de gerbage, etc.),
 L’influence de l’environnement sur l’article (humidité, chaleur, poussières,
lumière du soleil, confinement ou dégagement des odeurs, etc.).
4. Cas particulier - le stockage des
produits chimiques
4.1. Généralités
Omniprésents sur les lieux de travail, les produits chimiques passent parfois encore
inaperçus. Pourtant, de nombreux produits chimiques peuvent avoir des effets sur
l’homme et son environnement. Repérer les produits, les mélanges ou les procédés
chimiques dangereux et connaître leurs effets, constituent une première étape pour
le stockage et l’utilisation par la mise en place de moyens de prévention adaptés....

4.1.1. Identifier les produits dangereux


L'étiquette est la première information, essentielle et concise, fournie à l'utilisateur
(travailleur et consommateur) sur les dangers sur la santé et sur l’environnement et
sur les précautions à prendre lors de l'utilisation des produits chimiques.
L’étiquette doit figurer sur le récipient d’origine et sur chacun des emballages
successifs après transvasement et reconditionnement.
Elle doit être suffisamment visible et rédigée en français. L’utilisateur doit pouvoir la
lire et la comprendre, ce qui implique qu’il ait reçu une formation adaptée.
Les étiquettes des mélanges doivent, quant à elles, comporter la dénomination ou le
nom commercial du produit et le nom chimique de certaines des substances entrant
dans la composition du mélange et responsables d’une partie de la classification.
Exemple d’étiquette :
4.1.2. Les pictogrammes de danger
Les dangers physiques

Les dangers pour l’environnement

Les dangers pour la santé


4.1.3. Les fiches de données de Sécurité
(FDS)
Les FDS complètent l’étiquetage et permettent de bénéficier d’informations
supplémentaires. Elles sont transmises gratuitement par le fournisseur ou le
fabricant et sont obligatoirement rédigées en français et doivent comporter 16
rubriques :
 Identification de la substance / du mélange et de la société / entreprise
 Identification des dangers
 Composition / informations sur les composants
 Premiers secours
 Mesures de lutte contre l’incendie
 Mesures à prendre en cas de dispersion accidentelle
 Manipulation et stockage
 Contrôle de l’exposition / protection individuelle
 Propriétés physiques et chimiques
 Stabilité et réactivité
 Informations toxicologiques
 Informations écologiques
 Considérations relatives à l’élimination
 Informations relatives au transport
 Informations règlementaires
 Autres informations
Ces FDS sont mises à la disposition des agents qui gèrent le stockage et les agents
utilisateurs
.

4.2. Les règles de stockage des produits


Prévoir des locaux et des armoires dédiées, choisir des matériaux adaptés, respecter
les dates limites d’utilisation, séparer les produits incompatibles, etc. La prise en
compte des caractéristiques des produits chimiques et de leurs utilisations pour
l’organisation des lieux de stockage permet d’éviter de nombreux incidents et
accidents.

4.2.1. Quelques règles d’organisation


 Limiter l’accès au stockage aux seules personnes formées et autorisées,
 Tenir à jour un état du stock,
 Subordonner le stockage d’un produit à l’existence de sa FDS (fiche de
données de sécurité) réglementaire et de son étiquetage,
 Mettre en place un classement rigoureux et connu (affichage d’un plan,
interdiction d’entreposer des emballages volumineux ou lourds en hauteur,
pas d’entreposage d’outillage et de matériel dans le local de stockage de
produits chimiques, etc.),
 Instaurer une règle de déstockage FIFO ou PEPS « premier entré/premier sorti
»,
 Respecter les dates de péremption de produits,
 Mettre en place une procédure d’élimination des produits inutiles ou périmés,
 Interdire l’encombrement des voies d’accès, des issues et équipements de
secours.

4.2.2. La signalisation
Les lieux de stockage doivent être clairement identifiés. Des panneaux
d’avertissement doivent figurer à l’entrée comme par exemple « matières
inflammables », « matières corrosives », « matières toxiques », etc.
Peuvent être également prévus un affichage d’un plan de stockage (localisation des
différents produits, capacité maximale, etc.), un récapitulatif de l’étiquetage des
produits entreposés et le rappel des incompatibilités éventuelles.

4.2.3. La séparation des produits


incompatibles
Certains produits peuvent réagir les uns avec les autres, provoquant parfois des
explosions, des incendies, des projections ou des émissions de gaz dangereux. Ces
produits incompatibles doivent être séparés physiquement.
D’autres produits encore réagissent violemment avec l’eau : ils doivent être
entreposés de façon que tout contact avec de l’eau soit impossible, même en cas
d’inondation.
Enfin, les produits inflammables doivent être stockés à part dans une enceinte
dédiée et constamment ventilée.