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PONTS SUR LE RIO WELE

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TRAVAUX DU PONT DE MICOC-ALUM


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Note d’hypothèses générales


Coordonnées planimétriques locales
Coordonnées orthométriques (système Lallemand)

C 29/09/2015 Mise à jour TS NM NM


B 15/09/2015 Mise à jour RB RJ NM
A 18/08/2014 Première diffusion RB RJ NM
Ind. Date Modifications Auteur Vérification Validation

DATE DE 1ere diffusion ECHELLE(S)


Entreprise travaux BET
18/08/2014 -
FICHIER SOURCE : BPE ENTREPRISE :

PROJET OUVRAGE EMETTEUR PHASE TYPE N° INDICE

WEL - MIC - ISC - EXE - NDC - 00001 - B


IDENTIFICATION DU DOCUMENT
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Sujet : NOTE D’HYPOTHESES GENERALES Rédacteur Indice:
NDC R. BENOSMAN B

INDICE
PAGE A B C D E

1 X X
2 X X
3 X X X
4 X X X
5 X X X
6 X X
7 X X
8 X X
9 X X
10 X X
11 X X
12 X X
13 X X
14 X X
15 X X
16 X X X
17 X X
18 X X
19 X X
20 X X
21 X X
22 X X
23 X X
24 X X
25 X X
26 X X X
27 X X
28 X X
29 X X X
30 X X X
31 X X X
32 X X X
33 X X X
34 X X X
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DATE 18/08/2014 15/09/15 29/09/2015
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Sujet : NOTE D’HYPOTHESES GENERALES Rédacteur Indice:
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SOMMAIRE
1. PASSAGE INDICE C 5
2. OBJET DE LA NOTE 5
3. PRESENTATION SUCCINCTE DE L’OUVRAGE 5
3.1. DESCRIPTION GENERALE 5
3.2. TABLIER 6
3.3. MODE DE CONSTRUCTION 7
3.4. APPUIS ET FONDATIONS 7
4. DOCUMENTS DE REFERENCE 9
4.1. TEXTES GENERAUX 9
4.2. TEXTES RELATIFS AUX STRUCTURES EN BETON ARME 9
4.3. TEXTES RELATIFS AUX STRUCTURES MIXTES / CHARPENTE METALLIQUE 9
4.4. TEXTES RELATIFS AUX FONDATIONS 9
5. UNITES 9
6. CARACTERISTIQUE MECANIQUES DES MATERIAUX ET REGLES DE JUSTIFICATION 10
6.1. CONDITIONS DE FISSURATION DES APPUIS 10
6.2. LE BETON 10
6.3. LES ARMATURES PASSIVES 11
6.4. CONDITIONS DE FISSURATION DU HOURDIS DU TABLIER 11
6.5. L’ACIER DE CHARPENTE 11
7. DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES DES APPUIS 13
7.1. FERRAILLAGE MINIMUM 13
7.1.1. Semelles 13
7.1.2. Piles 13
7.2. ENROBAGE 14
7.3. ANCRAGE - SCELLEMENT 14
7.4. RECOUVREMENT 14
8. HYPOTHESES GEOTECHNIQUES 14
9. TYPE DE CALCUL 15
10. CHARGEMENTS 16
10.1. CHARGES PERMANENTES 16
10.1.1. Poids propre 16
10.1.2. Superstructures 16
10.1.3. Action des terres et de l’eau 16
10.1.4. Retrait 17
10.1.5. Fluage 17
10.2. CHARGES D’EXPLOITATION 18
10.2.1. Trafic routier 18
10.2.2. Charges sur trottoir 21
10.2.3. Surcharges sur remblais 21
10.2.4. Actions sur garde-corps 21
10.3. CHARGES HORIZONTALES 21
10.4. CHARGES ACCIDENTELLES - CHOCS 22
10.5. CHARGEMENTS THERMIQUES 22
10.6. CHARGE DE FATIGUE 22
10.7. TASSEMENT DIFFERENTIEL 22
10.8. CHARGEMENTS CLIMATIQUES 23
10.8.1. Neige 23
10.8.2. Vent 23
10.9. CHARGES EN PHASE DE CONSTRUCTION 23
11. APPUIS 24
11.1. APPUIS GLISSANTS 24
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11.2. APPUIS FIXES 24


12. COMBINAISONS D’ACTION 25
12.1. GROUPES DE CHARGES ROUTIERS 25
12.2. NOTATION DES ACTIONS 25
12.3. COMBINAISONS D’ACTIONS AUX ÉTATS LIMITES DE SERVICE (ELS) 26
12.3.1. ELS Quasi-Permanent 26
12.3.2. ELS Fréquent 26
12.3.3. ELS Caractéristique 26
12.4. COMBINAISONS D’ACTIONS AUX ÉTATS LIMITES ULTIMES (ELU) 27
12.4.1. ELU fondamental 27
12.4.2. ELU accidentel 27
12.4.3. ELU de fatigue 27
13. PRINCIPES DE CALCULS ET JUSTIFICATIONS 28
13.1. JUSTIFICATION DES SEMELLES SUPERFICIELLES 28
13.1.1. États limites de justification vis-à-vis du sol 28
13.1.2. État limites de mobilisation concernant les matériaux constitutifs de la fondation 28
13.2. JUSTIFICATION DES FUTS DE PILE 30
13.3. JUSTIFICATION DU HOURDIS (DALLES PREFABRIQUEES) EN PHASE CONSTRUCTION 30
13.1. JUSTIFICATION DES PRS 30
13.1.1. Vérification des contraintes dans les profilés 30
13.1.2. Vérification de la stabilité 31
13.1.3. Assemblages 31
13.2. JUSTIFICATION DES SECTIONS VIS A VIS DE LA FATIGUE EN STATIQUE 32
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1. PASSAGE INDICE C

Mise à jour des hypothèses

2. OBJET DE LA NOTE

L’objet de cette note est de définir les hypothèses de calculs à retenir pour les études d’exécution du
pont de MICOC ALUM sur le RIO WELE. L’ouvrage est un pont mixte à tablier bipoutre couvert d’une
dalle béton armé.

Cette note d’hypothèses générales traite à la fois des justifications béton, de la charpente métallique et
des fondations.

3. PRESENTATION SUCCINCTE DE L’OUVRAGE


3.1. Description générale

L’ouvrage comporte trois travées continues de 32.5m – 55m – 32.5m.


Il a une longueur totale de 120 m et une pente longitudinale de 0.66%.
L’ouvrage à une largeur de 12 m. Il comporte 2 voies de circulation (1 dans chaque sens de circulation) et
deux trottoirs.

Le pont comporte 2 piles P1 et P2, une culée C0 au Sud et une culée C3 au Nord :

Profil en long

Schéma statique :
Le point fixe de l’ouvrage se situe au niveau de l’appui P1.
Les autres appuis sont mobiles longitudinalement. Chaque file est bloquée transversalement en un
appui.
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3.2. Tablier

Le tablier est mixte et constitué d’une charpente métallique formé de deux PRS de hauteur constante à
inertie variable surmontés par un hourdis en béton armé (1% d’aciers passifs). La section présente un
profil en toit avec des pentes de 2.5% et une largeur totale de 12m. Des entretoises sont disposées
espacées d’environ 4m.

La dalle est préfabriquée par éléments de toute largeur et de longueur de 2.4m environ.

Équipement :
- Étanchéité
- Chaussée
- Garde-corps + longrine
- Murets de protection
- Joint de chaussée
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Coupe transversale

3.3. Mode de construction

La charpente métallique est assemblée par tronçons. Les tronçons sont soudés entre eux puis la
charpente métallique est lancée. Les dalles préfabriquées du hourdi sont posées à l’avancement et le
clavage se fait par pianotage sur la longueur de l’ouvrage.

3.4. Appuis et fondations

Les appuis sont constitués par 2 culées et 2 piles tous fondés sur semelles superficielles reposant sur le
rocher. Les semelles sont ancrées dans le rocher.
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Vue en plan culée

Vue en plan semelle de pile

Le tablier reposera au niveau des appuis sur des appareils d’appui de type appareil d’appui à pot. Ces
derniers seront reliés à la pile par des bossages d’appui.
De plus, pour prévoir le remplacement des appareils d’appui, on disposera des plots de vérinage en tête
de pile.
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4. DOCUMENTS DE REFERENCE

Pour tenir compte des demandes des contrôleurs, les appuis seront justifiés aux règlements français
(BAEL et fascicule 62 titre V).
Les chargements et les justifications du tablier seront conformes aux Eurocodes.

4.1. Textes généraux

 Eurocode 1 « actions sur les structures »


 Guide de conception du Sétra sur les ponts mixtes acier-béton
 Guide du Sétra sur les appareil d’appui à pot
 Guide du Sétra sur les barrières de sécurité pour la retenue de poids lourds – barrières de
niveau H2 ou H3

4.2. Textes relatifs aux structures en béton armé

 Le fascicule 62 titre 1er – Section I de CCTG : « règles techniques de conception et de calcul


des ouvrages et construction en béton armé suivant la méthode des états limites » (BAEL 91
révisé 99).
 Eurocode 2 « calcul des structures béton armé »

4.3. Textes relatifs aux structures mixtes / charpente métallique

 Eurocode 4 « calcul des structures mixtes acier/béton »


 Guide méthodologique du Sétra des Eurocodes 3 et 4 en application aux ponts-routes mixtes
acier-béton.

4.4. Textes relatifs aux fondations

 Le fascicule 62 titre V (Mars 1993) : Règles de conception et de calcul des fondations des
ouvrages de Génie Civil.

Nous ferons des références précises aux articles concernés de ces règlements, dans les différents
paragraphes de la présente note puis dans les notes de justifications.

5. UNITES

 Repère en plan : coordonnées Lambert


 Longueur : mètre (m)
 Masse : tonnes (t)
 Force : MN ou tonnes (t)
 Moments : MN.m ou t.m
 Contraintes : MPa ou t/m² avec 100t/m²=1 MPa
 Angles : degré (°) ou grade (gr) avec 1gr=0.9°
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6. CARACTERISTIQUE MECANIQUES DES MATERIAUX ET REGLES DE JUSTIFICATION


6.1. Conditions de fissuration des appuis

Les ouvrages seront calculés en phase provisoire et définitive avec la fissuration considérée comme
préjudiciable (pont situé loin du bord de mer).

Dans chacune des notes de justification de l’ouvrage ou parties d’ouvrage, la classe de fissuration et les
hypothèses de calcul qui en découlent apparaissent clairement.

6.2. Le béton

Le béton employé dans le tablier est un B30.


Le béton des appuis (piles, culées, semelles) est un B30.
Le béton de propreté est un B20.

Le béton armé
Résistance du béton :
B30-C30/37 Fc28 = 30 MPa
Ft 28 = 2,4 Mpa ( 0,6 +0,06*fc28)
B20-C20/25 Fc28 = 20 MPa
Ft 28 = 1,8 Mpa ( 0,6 +0,06*fc28)

Module de déformation du béton armé :


Module de déformation longitudinale instantanée : Ei28 = 11000 x fc281/3
Module de déformation longitudinale différée : Ev28 = 3700 x fc281/3
B30-C30/37 Ei28 = 34180 Mpa
Ev28 = 11497 Mpa
B20-C20/25 Ei28 = 29859 Mpa
Ev28 = 10043 Mpa

Contraintes admissibles du béton en compression


Aux ELS : 0.60 x fc28
Aux ELU : 0.85xfc28/1.5
Aux ELU accidentels : 0.85*fc28/1.15
B30-C30/37 ELS : 18 Mpa
ELU : 17 Mpa
ELU ACC : 22 Mpa
B20-C20/25 ELS : 12 Mpa
ELU : 11 Mpa
ELU ACC : 15 Mpa

On prendra un poids volumique du béton de 2.5 t/m 3.


Le coefficient de dilatation thermique du béton est αT = 10-5 °C-1
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6.3. Les armatures passives

Les armatures pour BA


Résistance de l'acier :
Armature de haute adhérence FE500
Limite élastique : fe = 500 Mpa
Coeff de fissuration : η = 1,6
Coeff de scellement : ψs = 1,5
Armature rond lisse FE235
Limite élastique : fe= 235 Mpa
Coeff de fissuration : η= 1
Coeff de scellement : ψs = 1
Longueur de scellement droit : article A.6.1,22 du BAEL
Où tsu = 0.6.y2.ftj
  fe
ls 
4tsu
B30-C30/37 Ls pour HA = 39phi
Ls pour rond lisse = 41phi
B20-C20/25 Ls pour HA = 51phi
Ls pour rond lisse = 54phi
Contraintes admissibles des aciers
- Aux ELU : fe/1,15
FE500 : 435 Mpa
FE235 : 204 Mpa
- Aux ELU ACC : fe
- Aux ELS : suivant le type de fissuration
En FPP : σs=fe/1,15
FE500 : 435 Mpa
FE235 : 204 Mpa
0,5
En FP : σs= ‫= ع‬Min (2/3fe ; Max (0.5fe, 110(η.ftj) )
FE500 : 250 Mpa
FE235 : 157 Mpa
En FTP σs=0,8 x ‫ع‬
FE500 : 200 Mpa
FE235 : 126 Mpa

Es = 200 000 MPa


Masse volumique : 7.85 t/m3

6.4. Conditions de fissuration du hourdis du tablier

On retiendra un béton C30/37 et une ouverture de fissure admissible de 0.3mm sous combinaisons quasi
permanentes.

6.5. L’acier de charpente

Les aciers de charpente sont de nuance S355.


Les aciers connecteurs seront des goujons Nelson φ=22 mm de qualité S37-3K ou équivalent.

Les caractéristiques physiques des aciers seront :


- Masse volumique : ρa = 7850 kg/m3
- Module d’élasticité : Ea = 210 000 MPa
- Coefficient de Poisson : γ = 0.3
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La limite d’élasticité dépend de l’épaisseur des tôles selon le tableau ci-après :

Le tablier mixte sera justifié suivant le règlement Eurocode 4.


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7. DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES DES APPUIS


7.1. Ferraillage minimum

7.1.1. Semelles

Nous appliquerons les dispositions constructives prévues par l’article B.4.3.2 du Fascicule 62 titre V pour
les semelles calculées en flexion.

Armatures longitudinales :
- Face inférieure : As,l inf ≥ A / 1000 avec A section transversale de la semelle
- Face supérieure : As,l sup ≥ A / 2000

Armatures transversales :
As,t ≥ As,l / 4 sur les deux faces.

7.1.2. Piles

Selon les règles du BAEL.

Ferraillage longitudinal :
As,min = 0.2% de la section ou 4cm 2 x périmètre (en m)
As,max = 5% de la section

Ferraillage transversal :
Le diamètre des barres transversales minimum vaut : max (6mm ; φl,max / 4)
L’espacement minimum entre les cadres vaut : min (20 x φ ; b ; 400mm)
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7.2. Enrobage

Conformément aux règles BAEL, A.7.1, l’enrobage des armatures en non présence d’un milieu réputé
particulièrement agressif est de 3 cm. On retiendra cet enrobage de 3 cm pour le ferraillage de la dalle.

Pour les semelles des fondations ainsi que les piles on retiendra un enrobage conservatoire de 5cm.

7.3. Ancrage - Scellement

Pour l’ancrage des barres tendues, se référer au paragraphe 5.3 de la présente note soit 39 x φ pour une
barre HA dans un B30 (et 41 x φ pour les ronds lisses dans un B30).

Pour l’ancrage des barres courbes (A.6.1.253 BAEL), il faut compter au minimum :
- 8 φ pour les barres HA
- 5.5 φ pour les ronds lisses

7.4. Recouvrement

Le recouvrement entre deux barres parallèles identiques est :


L= ls + s avec s : écartement entre barres
ls : longueur de scellement des barres (39 x φ pour un B30)

8. HYPOTHESES GEOTECHNIQUES

Toutes les justifications concernant les fondations seront menées selon le Fascicule 62 Titre V.

Le terrain sera purgé jusqu’à une assise saine du rocher. Un béton de propreté sera réalisé pour obtenir
une assise plane.

On prendra une valeur de ple* défavorable pour du rocher de 3 MPa et on limitera, en terme de portance,
la contrainte au sol à 100 t/m² à l’ELS et 150 t/m² à l’ELU.

La couche de fondation étant du rocher ; nous pouvons considérer dans nos calculs un appui infiniment
rigide sur le sol.
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9. TYPE DE CALCUL

Le calcul qui sera effectué prendra en compte toutes les phases de construction de l’ouvrage :
- Lancement de la charpente métallique
- Pose des dalles préfabriquées
- Pianotage du clavage

Les notes de modélisation/justification intégreront ces différentes phases de calcul.


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10. CHARGEMENTS

NOTA : les charges permanentes sont volontairement majorées (kmax) à ce stade pour pouvoir estimer
une DDC conservatrices sur les appuis.

10.1. Charges permanentes

10.1.1. Poids propre

Le hourdis fait 0.25m d’épaisseur avec de léger renformis. Le béton a une densité de 2.5 t/m3.
Pour la charpente métallique, on retiendra les descentes de charges issues d’un pré-dimensionnement
(densité retenue de 7.85 t/m 3) dont on majorera les valeurs maximum de 15% et on minorera les valeurs
minimum de 15%.

10.1.2. Superstructures

Poids Epaisseur
Largeur Charge
volumique moyenne
Superstructures kmin kmax
(t/m3) (m) (m) (t/ml)

Étanchéité 2.40 0.03 12.00 0.86 0.80 1.40

Enrobés 2.40 0.06 8.00 1.15 0.80 1.40

Garde-corps (x1) / / / 0.03 1.00 1.00


Longrine GC
2.50 0.27 0.37 0.25 0.95 1.05
(x1)
Trottoir (x1) 2.50 0.20 1.60 0.80 0.95 1.05

Muret (x1) 2.50 0.60 0.36 0.54 0.80 1.20

Corniche (x1) / / / 0.05 0.90 1.10

TOTAL - - - 5.36 - -

Des candélabres pourraient également être installés sur le pont (à voir avec équipe chantier au
démarrage des travaux). Si tel était le cas, nous prendrions des candélabres de 400kg tout compris tous
les 20m.

10.1.3. Action des terres et de l’eau

On considère une poussée latérale du sol sur les culées qui vaut σh = K0 x γ x h avec K0 = 0.5 coefficient
de poussée des terres au repos, h la hauteur des terres et γ = 2.0 t/m3, le poids volumique du sol.
σh = 0.5 x 2.0 x h = 1.0 x h

La poussée latérale de l’eau dans les zones immergée vaut σeau = ρ x g x h = 1.0 t/m3 x 1.0 x h = 1.0 x h.

Action hydrodynamique du courant : Le courant exerce un effort Fw sur les structures immergées de
valeur :
Fw = k x ρw x h x B x v²
avec k = 0.72, coefficient hydrodynamique pour une section d’obstacle rectangulaire
ρw = 1.00 t/m3, densité de l’eau
h = hauteur de la surface soumise au courant
B = largeur de la surface soumise au courant
v = 0.50 m/s, vitesse du courant

Pour B = h = 1m :
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Fw = 0.72 x 1.00 x 0.50² = 0.02 t/m²

10.1.4. Retrait

On prendra en compte les effets du retrait sur la base des hypothèses suivantes (EN1992-1-1) :

- Résistance du béton : fck = 30MPa


- Taux d’humidité relative : Rh = 70%
- Classe du ciment : N (à prise normale)
- Calcul court terme n = 100 jours
- Calcul long terme n = 100 ans
- Age des Dalles au moment du clavage n = 30j

10.1.5. Fluage

Selon articles 5.4.2.2 norme EN 1994-2 et article 3.1.4 de la norme EN 1992-1-1.

Coefficient N à court terme (identique pour tous les cas de charge) :

Soit fck la résistance caractéristique à 28j


Ea le module d’élasticité de l’acier charpente
fck = fcm+8

Module sécant d’élasticité du béton :


Ecm = 22000 x (fcm/10)0.3 = 32837 MPa pour du B30
Ea = 210000 MPa

N = Ea / Ecm = 6.4

Coefficient N à long terme (autant de coefficients d’équivalence que de cas de charge) :

- Age des dalles lors du clavage : 30 jours


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10.2. Charges d’exploitation

10.2.1. Trafic routier

10.2.1.1. Classe de trafic et nombre de voies

L’ouvrage sera dimensionné avec une classe de trafic T2 : 150 à 300 Poids Lourds (charge utile > 5t) par
jour.

Les coefficients α à considérer sont les suivants :


Classe de αQ1 αQi (i≥2) αq1 αqi (i≥2) αqr
trafic
2 0.9 0.8 0.7 1.0 1.0

La largeur roulable de la chaussée w sera évaluée dans notre cas entre bordures de trottoirs (au nu
intérieur des murets de sécurité). Le découpage de la chaussée en voies conventionnelles sera effectué
comme suit [EN 1991-2 ; tableau 4.1] :

On a donc :
- Largeur de chaussée : w = 8m
- Nombre de voies conventionnelles : nl = 2
- Largeur d’une voie conventionnelle : wl = 3m
- Largeur de l’aire résiduelle : wr = 2m

10.2.1.2. Charges verticales

Nous considérons les modèles de charges LM1 et LM2 ainsi que la charge militaire du Fascicule 61 titre
II.

Modèle LM1

Ce modèle est utilisé pour les vérifications générales et locales.

Ce modèle de charges est constitué de deux systèmes partiels :


- Des charges concentrées à double essieu (tandem TS), chaque essieu ayant pour poids αQ x Qk
- Des charges uniformément réparties (système UDL), αq.qk

Le tandem est à placer à l’axe conventionnel des voies pour les vérifications générales et à l’endroit le
plus défavorable pour les vérifications locales.
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Système LM1

Les valeurs numériques des intensités de charges sont les suivantes :

En t et t/m2 TS voie 1 TS voie 2 UDL voie 1 UDL ailleurs


Classe 2 2 x 30 x 0.9 2 x 20 x 0.8 0.63 t/m² 0.25 t/m²
= 54 t = 32 t

NOTA : Les charges d’essieu incluent le coefficient de majoration dynamique.

Détail géométrique du tandem TS LM1


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Modèle LM2

Il convient d’utiliser ce modèle pour les vérifications locales uniquement (justification du hourdis
notamment).

Ce modèle de charge est constitué d’une charge d’essieu unique βQ x Qak qu’il convient d’appliquer en un
point quelconque de la chaussée, Qak étant égal à 40t et βQ à 0.80 selon la clause 4.3.3 (2) de l’EN
1991-2\NA.
Nous retiendrons donc un poids d’essieu d’une valeur βQ x Qak = 32t

Détail géométrique du tandem TS LM1

Véhicules spéciaux – Char MC120

Il convient d’utiliser ce modèle pour les vérifications générales et les vérifications locales.
Ce modèle de charge est défini par le Fascicule 61 titre II.
La charge totale est à majorer de 10% pour prendre en compte les incertitudes de positionnement et
d’intensité de charges (Selon EN 1991-2/NA « Guide pour la prise en compte des véhicules spéciaux sur
les ponts routiers » )
Les caractéristiques du véhicule considéré pour le chargement sont détaillées ci-après. La masse totale
du véhicule est 110t :

Effort total MC120 = 110 x 1.1 = 121t


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10.2.1.3. Coefficient dynamique

Les charges du système MC 120 sont frappées de majorations dynamiques et le coefficient de


majoration applicable est calculé à partir de la formule préconisée dans l’annexe nationale de l’eurocode
EN 1991-2 :

δ = 1 + 0.7/(1+0.2L)

10.2.2. Charges sur trottoir

On considère sur les trottoirs une charge uniforme répartie de 0.5 t/m² pour les vérifications générales
[EN 1991-2 et EN 1991-2\NA ; article 5.3.2.1].
Cette charge prendra une valeur de 0.3 t/m2 lorsqu’elle sera cumulée avec les charges routières [EN
1991-2 et EN 1991-2\NA ; article 4.5.1].

10.2.3. Surcharges sur remblais

On considère que les remblais sont susceptibles de recevoir une charge de 2.00 t/m2 répartie sur toute la
largeur de la plateforme.

La poussée due à des surcharges vaut : 0.50 x 2.0 = 1.00 t/m2

10.2.4. Actions sur garde-corps

On considère un effort vertical ou horizontal de 0.1 t/ml.

10.3. Charges horizontales

Modèle LM1

Les efforts de freinage/accélération des charges routières sont déterminés par la relation [EN 1991-
2/NA ; article 4.4.1] :

Avec :
o αQ1 et αq1 les coefficients de pondération des charges verticales de la voie 1
o Q1k et q1k les charges verticales de la voie 1
o wl la largeur de la voie conventionnelle
o L la longueur du tablier
o Qlk,max le plafond de la force de freinage, d’une valeur de 90 t pour les ouvrages soumis à
un trafic militaire (char Mc120) et 500 kN sinon.

On a donc : Qlk= 0.6 x 0.9 x 2 x 30 + 0.1 x 0.7 x 0.9 x 3 x 120 = 55.1 t

Modèle LM3

Nous prendrons en compte, pour les véhicules spéciaux circulant à une vitesse normale, un effort de
freinage égal à 30% de la charge verticale.
Pour le char MC120, le freinage vaut donc 36.3t.
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Efforts dus aux frottements sur appareil d’appui

Voir paragraphe sur appareils d’appui.

10.4. Charges accidentelles - Chocs

On ne considère aucun choc accidentel au niveau des piles.

En revanche, on considère comme une action accidentelle le choc d’un véhicule sur les murets de
protection. Pour cela, nous utilisons les recommandations du guide technique du SETRA de Septembre
1999 intitulé « Barrières de sécurité pour la retenue de poids lourd – barrière de niveau H2 ou H3 »
§5.4.2.2.2 :
- Force horizontale transversale de 10 t/ml
- Moment d’axe longitudinal de 5 t.m/ml
- Longueur d’application de 5m

10.5. Chargements thermiques

On considère un gradient +-12°C (introduite avec le module instantané Ei du béton).


On considère une variation uniforme de +-20°C (introduite avec le module différé Ev du béton).

10.6. Charge de fatigue

Le convoi de fatigue est le modèle de charge FLM3 de l’EN 1991-2 §4.6.4 et se présente comme un
camion de 4 essieux de 12t chacun.

10.7. Tassement différentiel

Nous considérons un cas de charge correspondant à une dénivelée sur appui de 2cm sur la pile P1 en
phase de vérinage.
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10.8. Chargements climatiques

10.8.1. Neige
Sans objet.

10.8.2. Vent

Une charge forfaitaire horizontale de 0.200 t/m 2 est appliquée sur l’ensemble de l’ouvrage en phase
définitive (fascicule 61 titre II) et une charge forfaitaire horizontale de 0.125 t/m2 est appliquée pour la
phase provisoire.

W = 120 x hmax x (0.20 t/m2 ou 0.125 t/m²)

Avec hmax = 2000 mm (hauteur maximale de l’âme d’un PRS) + 1000 mm (hauteur dispositif de retenue)
= 3000 mm

W = 72 t en service
W = 45 t en provisoire

10.9. Charges en phase de construction

Étant donné le pré-assemblage de la charpente derrière une culée, il n’y a aucune charge à considérer
pendant le montage.

Le lançage de la charpente fait intervenir un avant-bec dont les caractéristiques sont les
suivantes (volontairement choisies défavorable) :
- Longueur : 25m
- Poids : 2.0 t/ml

De plus, lors du lançage de la charpente, on prendra en compte des efforts horizontaux de frottement au
niveau des chaises à galets évalués à 5% de la descente de charge de la charpente métallique seule (cf.
§2.2.6 du guide de conception des ponts mixtes du SETRA).

Enfin, lors de la pose des dalles à l’avancement, une grue treillis de type CKE-800 (KOBELCO) sera
utilisée avec les caractéristiques suivantes :

Pour un poids total équipée (sans la charge de 74 t) et une contrainte maximale sur la surface d’appui de
8.8 t/m².
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11. APPUIS

Les efforts transmis aux appuis par le tablier sont calculés en appliquant le guide technique du SETRA
« Appareils d’appui à pot » de Septembre 2000.

11.1. Appuis glissants

La valeur maximum du coefficient de frottement pour un appareil d’appui à pot (§4.3.2.1) à plaques PTFE
alvéolées lubrifiées à des températures courantes vaut :
max = (1.2 x k) / (10 + p) + précision de pose (PP)
Cette valeur est à utiliser pour les justifications aux ELU (appareils d’appuis, appuis et fondations) et aux
ELS (pour appuis et fondations seulement).

avec p = pression moyenne de contact sur le PTFE (en MPa)


(PP = 1.00% pour les tabliers en béton préfabariqué, §4.4.1.2)
k = 1 pour l’acier inoxydable

D’où la valeur du coefficient de frottement maximum pris en compte pour le calcul des seuils de
glissement en supposant p ELS-QP = 25 Mpa :
max = (1.2 x 1.0) / (10 + 25) + 1.0% = 4.43 %.

A l'ELS, la justification en flexion composée des appuis (piles, culées, fondations) supportant les
appareils d’appui à pot glissants peut-être menée à partir des efforts concomittants suivants (§4.3.4.1) :
- L’effort vertical extrême (maximal et minimal) correspondant aux combinaisons rares de l’ELS
pour l’appareil d’appui à pot glissant considéré
- L'effort horizontal transmis à l'appui qui est égal au coefficient de frottement multiplié par la
descente de charges verticale maxi / mini correspondant à la combinaison considérée ( ELS-QP,
fréquents ou Rares ) : H = max x V

A l'ELU fondamental, la valeur du coefficient de frottement est conservée (cf guide SETRA art 4.3.4.2)
- L’effort horizontal est calculé en ne considérant que les charges quasi-permanentes du tablier.

Conformément au § 4.3.4.3 du guide du SETRA, pour le calcul des appuis et des fondations, la totalité
de cet effort horizontal sera considéré comme instantané.

De plus, comme énoncé au §4.3.2.1, le coefficient de frottement pur (sans la précision de pose) peut être
multiplié par un facteur 2/3 dans le cas où la température minimale réelle de l’appui ne descend pas en-
dessous de -5°C ce qui est le cas en Guinée Equatoriale. On retiendra donc un coefficient de frottement
maximal : max = 2/3 x 3.4% + 1.0% = 3.29 %. Dans l’évaluation des descentes de charges, on retiendra
une valeur de max = 4% pour être défavorable en cas de modification des hypothèses en cours de
projet.

11.2. Appuis fixes

Les efforts horizontaux longitudinaux à considérer pour les appareils d’appuis à pot fixes (§4.4) sont :
- L’effort horizontal dû au freinage : les appuis fixes (longitudinalement) reprennent seuls l'effort de
freinage.
- L’effort horizontal dû à une variation de longueur du tablier. Ce dernier est obtenu en étudiant
l’équilibre longitudinal de la structure calculé en prenant en compte, pour les appreils d’appuis à
pot glissant, des coefficients de frottement différents suivants qu’ils interviennent de façon
favorable (r) ou défavorable (a) :
amax x (1+α)
rmax x (1-α)
avec α le coefficient de dégressivité dépendant du nombre n d’appareil d’appui glissant intervanant dans
l’équilibre longitudinal : n = 6 donc α = (16-6) / 12 = 0.83.
soit μa = 0.5 x 3.29% x (1+0.83) = 3.01% et μr = 0.5 x 3.29% x (1-0.83) = 0.28%

Comme pour les appuis glissants, les calculs des appuis et des fondations seront conduits en
considérant la totalité de ces efforts horizontaux comme instantanés.
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12. COMBINAISONS D’ACTION


12.1. Groupes de charges routiers

Les groupes de charges sont définis à partir du tableau 4.4a de l’EN 1991-2 :

Les groupes effectivement considérés sont :


- Groupe gr1a : LM1 caractéristique – charges de trottoirs de combinaisons
- Groupe gr1b : LM2 caractéristique
- Groupe gr2 : charges horizontales – LM1 fréquent
- Groupe gr3 : charges de trottoirs
- Groupe gr5 : LM3 caractéristique

NOTA : concernant le groupe de charge gr5, nous appliquerons le cas de charge sans trafic routier
concomitant pour le char 120 : gr5MC120 = QLM3-MC120 x δ + QLM3-MC120,Freinage

12.2. Notation des actions

Nous adopterons dans ce paragraphe, les notations suivantes :


- Charges permanentes :
o Ginf Ensemble des charges permanentes à caractère favorable
o Gsup Ensemble des charges permanentes à caractère défavorable
o S Retrait du béton

- Charges variables :
o TS Charges de trafic TS du modèle LM1
o UDL Charges de trafic UDL du modèle LM1
o LM2 Modèle de charge LM2 (effets locaux uniquement)
o LM3 Modèle de charge de véhicules spéciaux (MC120)
o qfk Charge de trottoir caractéristique
o Qlk Efforts horizontaux routiers (freinage)
o Tk Ensemble des actions thermiques (variation, gradient)
o Fwk Ensemble des forces de vent
o Qc Ensemble des actions en phase de construction
o Bf Convoi fatigue
o qremblai Poussée des surcharges sur remblais (culées)
o Tass Tassement différentiel
o Qb Autres actions variables (actions sur les garde-corps notamment)
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Nous donnons les coefficients ψ associés aux différentes charges variables :

12.3. Combinaisons d’actions aux États Limites de Service (ELS)

Les règles de combinaisons sont définis par l’EN 1990 et son annexe normative A2 « Application aux
ponts »

12.3.1. ELS Quasi-Permanent

- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 0.5 Tk

12.3.2. ELS Fréquent

- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + {0.4 x UDL + 0.75 x TS} (+ 0.5 x Tk)
- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 0.4 x gr3 (+ 0.5 x Tk)
- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 0.75 x gr1b
- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 0.2 x Fwk
- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 0.6 x Tk

12.3.3. ELS Caractéristique

- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + gr1a + 0.6 x Fwk


- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + gr1a + 0.6 x T k
- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + gr1b
- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + gr2 + 0.6 x Tk
- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + gr3 + 0.6 x Tk
- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + gr5
- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + Fwk
- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + Tk + {0.4 x UDL + 0.75 x TS + 0.4 x qfk}
- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + Tass
- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + Qc + 0.6 x Tk (en construction)
- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + Qc + 0.6 x Fwk (en construction)
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12.4. Combinaisons d’actions aux États Limites Ultimes (ELU)

Les règles de combinaisons sont définis par l’EN 1990 et son annexe normative A2 « Application aux
ponts »

12.4.1. ELU fondamental

- 1.35 x Gsup / 1.0 x Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 1.35 x gr1a + 0.9 x Fwk
- 1.35 x Gsup / 1.0 x Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 1.35 x gr1a + 0.9 x Tk
- 1.35 x Gsup / 1.0 x Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 1.35 x gr1b
- 1.35 x Gsup / 1.0 x Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 1.35 x gr2 + 0.9 x Tk
- 1.35 x Gsup / 1.0 x Ginf + (1.0 ou 0.0) S + gr3 + 0.9 x Tk
- 1.35 x Gsup / 1.0 x Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 1.35 x gr5
- 1.35 x Gsup / 1.0 x Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 1.5 x Fwk
- 1.35 x Gsup / 1.0 x Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 1.5 x Tk + 1.35 x {0.4 x UDL + 0.75 x TS + 0.4 x qfk}
- 1.35 x Gsup / 1.0 x Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 1.5 x Tass
- 1.35 x Gsup / 1.0 x Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 1.5 x Qc + 0.9 x Tk (en construction)
- 1.35 x Gsup / 1.0 x Ginf + (1.0 ou 0.0) S + 1.5 x Qc + 0.9 x Fwk (en construction)

12.4.2. ELU accidentel

On étudiera la combinaison accidentelle suivante :


- Gsup / Ginf + (1.0 ou 0.0) S + A (choc)

12.4.3. ELU de fatigue


Les hypothèses à retenir pour le calcul à la fatigue sont les suivantes :

12.4.3.1. Durée de vie

La durée de vie de l’ouvrage sera prise égale à 100 ans.

12.4.3.2. Intensité

Le convoi de fatigue utilisé sera le modèle FLM3 circulant au centre de la voie réelle. On considère un
type de trafic moyenne distance tel que Qm1=407kN.

12.4.3.3. Fréquence

On considèrera la catégorie de trafic n°2 du tableau 4.5 de l’EN 1991-2.


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13. PRINCIPES DE CALCULS ET JUSTIFICATIONS

13.1. Justification des semelles superficielles

13.1.1. États limites de justification vis-à-vis du sol

Nous vérifierons la stabilité externe des semelles superficielles conformément au Fascicule 62-Titre V.
Nous vérifierons notamment :

- États limites de mobilisation du sol

Sous combinaisons ELS et ELU, nous vérifions les contraintes admissibles au sol conformément au
fascicule 62 Titre V.
Le principe de la justification consiste à comparer la contrainte de référence conventionnelle q ref’ à la
contrainte admissible du sol de fondation qadm’ :
qref’ ≤ qadm’ = qu’/ϒq = kp.ple*.iδβ

- État limite de renversement

Sous combinaisons ELU, la surface de sol comprimé sous la fondation doit être au moins égale à 10%
de la surface totale de celle-ci.

- États limites de service de décompression du sol

Sous combinaisons ELS quasi-permanent, nous vérifions que le sol sous la fondation reste entièrement
comprimé.

Sous combinaison ELS caractéristique, la surface de sol comprimé sous la fondation doit être au moins
égale à 75% de la surface totale de celle-ci.

- États limites de glissement

Sous combinaisons ELU, d’après la note d’information du SETRA n°30, l’effort horizontal s’exerçant sous
la face de la fondation doit être inférieur aux efforts horizontaux dus aux frottements de la fondation sur le
sol (et éventuellement dus à la cohésion du sol) :
𝑉𝑑 .𝑡𝑎𝑛𝜑′
- Sans prise en compte du terme de cohésion : 𝐻𝑑 ≤
𝛾𝑔1
avec γg1 = 1.2 sous combinaisons ELU en service
𝑉𝑑 .𝑡𝑎𝑛𝜑′ 𝑐 ′ ∗𝐴′
- Avec prise en compte d’une cohésion en conditions drainées : 𝐻𝑑 ≤
𝛾𝑔1
+ 𝛾𝑔2
avec γg1 = 1.2 et γg2 = 1.5

13.1.2. État limites de mobilisation concernant les matériaux constitutifs de la fondation

13.1.2.1. Vérifications en flexion simple

- Vérification des sections d’armatures sous combinaisons ELU :

Nous vérifierons que les sections d’armatures permettent de reprendre les sollicitations agissantes au
sein de la semelle sous combinaisons ELU Fondamentales et ELU Accidentelles :
MEd <MRd

- Vérification des contraintes béton sous combinaisons ELS :

Nous vérifierons que les contraintes béton sous combinaisons ELS sont inférieures aux limites
réglementaires du BAEL à savoir 0.6 fc.
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Nous nous assurerons également que la contrainte moyenne de compression du béton sur la surface
comprimée soit inférieure à 0.30 fck (Fascicule 62-titre V, article C.4.2.13).

- Vérification des contraintes acier sous combinaisons ELS :

Vis-à-vis de la fatigue, nous limiterons la contrainte dans les aciers passifs à 300 MPa sous ELS rare.

13.1.2.2. Vérifications en cisaillement

Nous appliquerons les vérifications réglementaires des articles A.5.1 du BAEL vis-à-vis de l’effort
tranchant. Le chevêtre soumis à l’effort tranchant sera justifié à :

- L’état ultime du béton de l’âme (A5.1.21)

𝑓𝑐𝑗
Tu ≤ min(0.2 , 5𝑀𝑃𝑎) si fissuration peu préjudiciable
𝛾𝑏
𝑓𝑐𝑗
Tu ≤ min(0.15 , 4𝑀𝑃𝑎) si fissuration peu ou très préjudiciable
𝛾𝑏
avec Tu : contrainte tangente prise conventionnellement égale à Tu=Vu / b0 x d
b0 : largeur de poutre
d : hauteur utile

- L’état ultime des armatures d’âme (A5.1.23)

𝑏0 𝑠𝑡 𝛾𝑠 (𝑇𝑢 − 0.3𝑓𝑡𝑗 )
𝐴𝑡 ≥
0.9𝑓𝑒
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13.2. Justification des fûts de pile

Les poteaux sont justifiés dans la direction où ils auront l’effet le plus défavorable. Ensuite nous justifions
les poteaux en prenant en compte la flexion déviée.

Nous vérifierons ensuite aussi la stabilité des poteaux face au flambement.

Le poteau étant comprimé, il apparaît un risque de flambement, ce qui impose de majorer l’excentricité
réelle de l’effort normal appliqué. Nous déterminerons donc l’excentricité suivant la formule du BAEL :
e = e1 + ea + e2
avec : e1 = Mu / Nu,mini (excentricité du 1er ordre en m)
ea = Max (2cm ; L/250) (excentricité des imperfections)
e2 = 3 x Lf² (2+α x φ) / (10 000 h) (excentricité due aux effet du second ordre, lies à la
déformation de la structure).
Lf = 0.7 L (le cas du poteau encastré en bas et articulé en haut)
φ rapport de la déformation finale due au fluage, généralement pris égal à 2
α = MQP / Mser

Ensuite, nous calculerons le moment de flexion fictif pour la justification en flexion déviée.

Mf = Nu x (e + d - h/2)

Ce moment est utilisé pour le calcul de la section nécessaire d’acier et la vérification des contraintes en
flexion déviée.

13.3. Justification du hourdis (dalles préfabriquées) en phase construction

Nous justifions les prédalles à l’aide d’un calcul simplifié. Nous raisonnons sur 1 mètre linéaire de dalle.
La dalle est assimilée à une poutre appuyée sur ses deux appuis dans sa direction porteuse.

Les charges reprises par la prédalle sont :


Son poids propre : g = 2.5 t/m3 x ep m x 1 m
Les surcharges de chantier : Qc

L’effort total repris à l’ELS et L’ELU est donc :


p=g+q
p = 1.35 x g + 1.5 x q

13.1. Justification de la charpente métallique

13.1.1. Vérification des contraintes dans les profilés

Nous effectuerons une vérification des contraintes dans les profilés conformément à l’Eurocode 3.

Les contraintes sont vérifiées en 2 phases :

1ère phase : La section mixte reprend les charges permanentes de longue durée (superstructures).

2ème phase : la section mixte reprend les charges de courte durée (surcharges).

Pour chacune de ces phases, nous calculons les moments sur appui et en travée afin de déterminer
ensuite, à l’aide des inerties (mixtes ou non) correspondantes, les contraintes dans les structures.
La résistance de la section mixte est vérifiée à l’ELS et l’ELU en utilisant le coefficient d’équivalence
acier/béton à court terme.
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Nous vérifierons sur chaque appui et chaque travée que nous ne dépassons pas les contraintes
admissibles ni dans les poutres, ni dans le béton, ni dans les aciers passifs.

13.1.2. Vérification de la stabilité

Nous effectuerons une vérification de la stabilité au flambement, au déversement et au voilement


conformément à l’Eurocode 3.

13.1.3. Assemblages

Nous effectuerons une vérification des assemblages conformément à l’Eurocode 3.

Nous apporterons un soin particulier à l’étude des assemblages qui assurent la liaison entre la charpente
métallique et la structure béton pour apporter les renforts en béton armé nécessaires en cas d’effort
important ramenés par la charpente, notamment :
- Au niveau de l’encastrement des poteaux de la charpente métallique sur les voiles béton
- Au niveau de l’ancrage des bracons de la charpente métallique dans les voiles béton
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13.2. Justification des sections vis à vis de la fatigue en statique

On justifiera la résistance à la fatigue à l’aide de la méthode de la durée de vie sûre conformément aux
Eurocodes 3 Partie 1-9
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