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Droit Commercial

Chapitre 1: Introduction Générale

Section 1: Définition du droit commercial

Est une branche du droit privé, il comprend l'étude de toutes les règles
juridiques applicables aux actes de commerce, aux commerçants, aux fonds de
commerce, à la propriété industrielle, aux opérations bancaires, à la procédure de
règlements judiciaire, aux sociétés commerciales…etc.
Le droit commercial c'est le droit des commerçants -personne physique et
morale- = par définition subjective; et par définition objective c'est le droit des
actes de commerces.

Section 2: Les sources du droit commercial.

1- Les Sources Directes (officielles) du droit commercial.

A- La Législation: ensemble des règles juridiques émis par l'autorité


compétente dans le pays (le pouvoir législatif), il comprends:
A1- La Législation Commerciale: le code de commerce( la loi N°75- 59 et
les lois modificatives et complémentaires, il est inspiré de droit français sauf dans
les dispositions d' intérêt usuraire
* Exemples des lois complémentaires et modificatives:
La loi N° 90-22 relative au registre du commerce.
La loi N° 91-14 modifiant le code de commerce .
L'ordonnance N° 96-27 modifiant et complétant le code de commerce.
A2- Le Code Civil: la loi N° 75-58: branche du droit privé, il constitue le
droit commun, car les autres branches de droit plus spécifiques lui ont souvent
emprunté ses concepts( droit commercial, droit du travail, droit de la famille…).
Ses règles ont pour objet; la règlementation des droits privés que les
particuliers peuvent exercer dans leurs rapports entre eux (l'état, capacité des
personnes, le patrimoine, les contrats…).
Il comprend des dispositions générales relatifs aux contrats de la société( article
416 à 458) et d'autres dispositions qui sont pas prévues par le législateur en droit
commercial.
A3- Les Conventions Internationales (Les Traites):
Le traité est un accord international conclu par écrit entre Etats, ou entre un Etat et
une organisation internationale, ou entre organisations internationales dans le but
de produire des effets de droit dans leurs relations mutuelles.
Il y'a deux catégories de traité: bilatéral et d'autre multilatéral

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A4- Les Décisions- Ordonnances- Règlements: qui viennent pour
l'application des lois (émis par le pouvoir exécutif).

B- La Loi Islamique. Ensembles des principes tirés du Coran, sunna…, le juge


doit les respecter et l'appliquer dans un litige commercial, comme les dispositions
de la faillite, les sociétés, la protection de la concurrence

C-les coutumes (usages commerciaux): c'est l'ensembles des règles non


imposée par le pouvoir législatif mais issus d'un usage général et prolongé d'une
société donnée.
C'est une source officielle du droit commercial qui est du droit coutumière à
l'origine et par conséquences il n'est pas indispensable d'être prévu dans les
contrats.
Il se compose du deux éléments essentielles sont:
C1- élément matériel: correspondre à des pratiques professionnelles qui ont un
caractère répétitif et habituel .
C2- élément moral: c'est la croyance de l'obligation d'une habitude (usage)
comme la loi ordinaire.

2- Les sources d'interprétation.


Sont des sources explicatives, et de la clarification des dispositions du code de
commerce, le juge a le pouvoir discrétionnaire de prendre ou non.
A. La jurisprudence: c'est l'ensemble des décision de justice.
Toutefois, seules les décision des juridictions suprêmes sont censées être une
référence et faire jurisprudence

B. La Doctrine: c'est l'expression de la réflexion, de la pensée d'éminents


juristes qui font état de suggestions sur différents points de droit et émettent leur
avis sur l'interprétation à donner aux textes de lois. C'est également l'ensemble de
croyances ou d'opinions de juristes

Section 3: les caractéristiques du droit commercial

En droit commercial il existe des règles différentes de celle du droit civil,


ce sont les besoins du commerce et la réalité des pratiques commerciales qui
expliquent l'existence de dispositions particulières.
A- le principe de la rapidité.
La vie commerciale a besoin de rapidité. Il est facile de comprendre qu'un
contrat de vente portant sur des marchandises périssables doit être vite conclu et
tout aussi rapidement payé par l'acheteur, afin que le vendeur puisse à son tour
régler son fournisseur.

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Cet impératif se traduit de déférentes manières. Il se manifeste d'abord à
travers les règles de preuve applicables en matière commerciale. Les contrats
commerciaux sont souvent passés sans formalisme a fin de ne pas en ralentir la
conclusion.
Aussi, le droit commercial pose un principe de la liberté de la preuve qui
dispense les commerçants d'avoir à se constituer un écrit pour tous les contrats
qu'ils concluent.
Ce principe de la liberté de la preuve est différent de celui du droit civil, car
dans ce dernier on trouve le principe de l'hiérarchie des preuves ( on preuve une
obligation par un autre écrit), mais en droit commercial la preuve est libre, on peut
apporter n'importe quel niveau de preuve . Ceci implique que les transactions
doivent être rapides devant l'évaluation des actes de commerces, des moyennes, la
crainte de trop d'occasions et la perte le la chance et aussi le changement des prix.
Si pour sa le législateur algérien a approuvé le principe de la liberté de la preuve
dans les actes de commerce conformément à l'article 30 du code de commerce
" tous contrats commerciaux se constatent:
1- par actes authentiques,
2- par actes sous signature privée,
3- par une facture acceptée,
4- par la correspondance,
5- par les livres des parties,
6- dans le cas où le tribunal croira devoir l'admettre, par la preuve
testimoniale ou tout autre moyen."
L'exigence de rapidité légitime ensuite de nombreuse pratiques
commerciales: contrat type, recours à l'arbitrage, la lettre de change ou technique
de l'affacturage.
L'impératif de sécurité prend, quand lui toute son importance car il est
nécessaire de garantir le bon déroulement de l'activité commerciale. Il est
primordial en effet, que soit assuré le respect des engagements pris, sous peine
( par un effet d'enchaînement) de paralyser le fonctionnement normal du marché.
L'existence de sécurité se traduire de plusieurs manières.
Pour sécuriser certaines opérations, le droit commercial impose par fois le
respect d'un formalisme: les lettres de change, le cheque, certaines ventes comme
celles portant sur un fonds de commerce doivent faire l'objet d'un écrit.
Le même souci explique l'existence de certains principes, en particulier celui
de la solidarité entre les codébiteurs d'une même dette commerciale.
Le besoin de sécurité conduit en outre à assurer l'information des tiers, de
nombreuses mesures de publicité sont prévues;
- inscription des commerçants (personnes physiques et morales) au
registre du commerce et des sociétés.
- Publicité de la vente du fonds de commerce.
- Publicité du contrat de location, gérance…
- L'existence de certain nombre de règles contraignantes, notamment
celles qui font obligation aux commerçants de tenir une comptabilité
pour que l'on puisse connaître leur situation financière…etc.
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- La théorie de l'apparence; si on laisse croire à quelqu'un qu'on agit pour
quelqu'un d'autre, on peut engager ce quelqu'un d'autre.
B- la confiance supposé envers les commerçants:
Pour faire de commerce, il faut être en confiance avec les banquiers, les
partenaires commerciaux et les clients; un contexte économique sain est basé sur la
confiance.
Par conséquences le commerçant doit respecter toutes ses obligations et les
besoin de le sécurité (registre de commerce, publie ses comptes…)

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Chapitre 2: Les Actes de Commerce

Section 1: Importance de la notion

Dans une approche objective, le droit commercial est le droit qui régit les
actes de commerce, définir la notion d'acte de commerce est alors décisif puisque
c'est elle qui fixera le domaine d'application du droit commercial..
Dans une approche subjective, le droit commercial est le droit des
commerçants, mais la notion d'acte de commerce demeure essentielle puisque
l'article 1er du code de commerce nous apprend que le commerçant caractérisé par
l'accomplissement d'actes de commerce.
Il faut se rendre à l'évidence, le domaine du droit commercial ne peut être
précisé qu'après avoir identifie la notion d'acte de commerce.
.
Section 2: Définition de l'acte de commerce

Le code de commerce ne définit pas les actes de commerce,, il se


contente d'en dresser une liste.
Les articles 2-3 et 4 du code de commerce énumèrent un certain
nombre d'actes qui sont réputés actes de commerce; mais la lecture de
ces textes ne suffit pas à avoir une idée précise de la notion, et ne permet
pas de dégager un critère général de la commercialité.
Il est manifesté que de nombreuse activité (telle que l'hôtellerie)
sont absentes de cet inventaire alors quelles sont sans aucun doute des
activités commerciales, donc c'est un inventaire incomplet.
La doctrine française à édifie une théorie générale qui permet de
distinguer trois catégories d'actes de commerce;
Les actes de commerce par nature,
Les actes de commerce par la forme
Les actes de commerce par accessoire.

1- les Actes de Commerce par Nature ( par objet)


Les actes de commerce par nature présentent la particularité d'être
toujours commerciaux quelle que soit la qualité de la personne qui les
accomplit (commerçant ou non –commerçant).
Ils s'opposent aux actes de commerce par accessoire qui ne
deviennent commerciaux que parce qu'ils sont accomplis par un
commerçant.

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L'article 02 du code de commerce énumère un certain nombre
d'actes qu'il répute actes de commerce par nature;
"Sont réputés actes de commerce par leur objet :
- Tout achat de meubles pour les revendre, soit en nature, soit après les
avoir travaillés et mis en œuvre
- Tout achat d'immeubles en vue de leur revente,
- Toute entreprise de location de meubles ou d'immeubles,
- Toute entreprise de production, transformation, réparation,
- Toute entreprise de construction, terrassement, nivellement,
- Toute entreprise de fourniture ou de services,
- Toute entreprise d'exploitation de mines, minières, carrières ou
d'autres produits du sol,
- Toute entreprise d'exploitation de transport ou de déménagement,
- Toute entreprise d'exploitation de spectacles publics, des œuvres de
l'esprit
- toute entreprise d'assurances,
- Toute entreprise d'exploitation de magasins généraux,
- Toute entreprise de vente aux enchères publiques de marchandises
neuves en gros ou de matières usagées en détail,
- Toute opération de banque, de change, courtage et commission,
- Toute opération d'intermédiaires pour l'achat et la vente d'immeubles,
de fonds de commerce, de valeurs mobilières.
- Toute entreprise de construction, d'achat, de vente et de revente de
bâtiments pour la navigation maritime,
- Tout achat et vente d'agrès, apparaux et avitaillements,
- Tout affrètement ou nolisement emprunt o prêt à la grosse,
- Toute assurances et autres contrats concernant le commerce de la mer,
- Tous accords et conventions pour salaires et loyers d'équipages.
- Toutes expéditions maritimes."
C'est-à-dire soit des activités de distribution, industrielles et de services.

2- Les Actes de Commerce par la Forme


Sont des actes qui ont toujours un caractère commercial, ils sont
commerciaux indépendamment de leur but, quel que soit leur auteur et
sans condition de fréquence.
Cette commercialité " objective" présente un intérêt pratique
essentiel: en rendant sans objet la recherche, souvent difficile, de la
nature de l'acte accomplit, elle permet de soumettre aux même règles des
opérations qui sont formellement identiques.
Leur caractère particulière explique qu'ils sont peut nombreux,
l'article 03 du code de commerce énumère cinq actes qu'il répute actes
de commerce par la forme.

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" Sont réputés actes de commerce par leur forme :
- entre toutes personnes, la lettre de change,
- les sociétés commerciales,
- les agences et bureaux d'affaires quel que soit leur objet,
- les opérations sur le fonds de commerce,
- tout contrat concernant le commerce par mer et par air."
Remarque: la lettre de change est un effet de commerce, elle
constitue le principale mode de paiement dans la vie des affaires. Elle
peut être défini comme le titre par lequel une personne ( le tireur) donne
l'ordre à
L'un de ses débiteurs ( le tiré) de verser à un tiers ( dit bénéficiaire
ou porteur) une certaine somme d'argent à une date déterminée.
Ex: Imaginons que "A" détaillant, achète pour 10 0000 DA de
marchandises à "B", grossiste, et que ce dernier doive au fabricant "C"
une somme identique à la même échéance.
Plutôt que l'attendre le terme, pour recouvrer sa créance contre "A"
et d'honorer alors sa propre dette à l'égard de "C"; "B"( tireur) peut
émettre une lettre de change sur "A"( tiré) et la remettre à
"C"( bénéficiaire) en règlement de sa dette.
"A"a devra alors payer les 10 0000DA à "C".

3-Les Actes de Commerce par Accessoire.


Sont des actes qui n'entrent ni dans la catégorie des actes de
commerce par la forme, ni dans celle des actes de commerce par nature
et qui sont, a priori des actes civils.
Ils sont accomplit par un commerçant pour les besoins de son
activité commerciale.
Exemple: l'achat d'un ordinateur réalisé pour un usage personnel ( et
non destiné à être revendu) n'est pas un acte commercial par nature, ni
un acte de commerce par la forme , il s'agit d'une opération civile, mais
si cet achat est fait par un commerçant pour les besoins de son activité, il
devient, en application de la théorie de l'accessoire, un acte de
commerce.
L'article 04 du code de commerce énumère les actes qu'ils sont
réputés actes de commerce par accessoire;
" Sont réputés actes de commerce par accessoire:
- les actes accomplis par un commerçant pour l'exercice ou les besoins
de son commerce,
- les obligations entre commerçants."

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Chapitre 3: Le Commerçant ( personne physique)

Section 1: Définition du Commerçant


L'article 1er du code de commerce définit le commerçant comme
suite: " Il est réputé commerçant toute personne physique ou morale qui exerce
des actes de commerce et en fait sa profession habituel, sauf si la loi en dispose
autrement"
Section 2: les conditions d'accès à la profession
1- l'accomplissement d'actes de commerce.
L'article 1er du code de commerce semble signifie que l'exercice de
l'importe quel acte de commerce confère à son auteur la qualité de
commerçant, portant tel n'est pas le cas.
En effet, il faut exclure les actes de commerce par accessoire et
l'acte de commerce par la forme (la signature de la lettre de change)
2- l'exercice à titre professionnel:
L'accomplissement d'actes de commerce ne suffit pas; il faut encor
que ces actes soient passés à titre professionnel.
L'habitude est requise mais insuffisante, il faut en faire sa profession
habituelle, voila pourquoi le fait de tirer habituellement des lettres de
change ne confère pas la qualité de commerçant: l'émission d'effets de
commerce n'est pas une profession.
L'accomplissement d'actes de commerce à titre profession habituelle
suppose que l'auteur des actes les passe pour réaliser des bénéfices lui
procurant un revenu nécessaire à son existence.
3- l'exercice à titre indépendant:
pour devenir commerçant, il faut passer les actes de commerce en
son nom et pour son compte, l'article 1er du code de commerce ne précise
pas mais la jurisprudence s'en est chargée.
Aussi l'auteur des actes de commerce doit avoir la capacité
commerciale.
Remarque: les organes de directions des sociétés ( les mandataire
sociaux comme les gérants , PDG, administrateur) et les salaries d'un
commerçant, ils passent des actes de commerce à titre de profession
habituelle ce n'est pas en leur nom mais pour le nom et le compte de la
société ou bien le commerçant qu'ils représentent, ne sont pas des
commerçants.

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Section 3: les obligations du commerçant
1- la comptabilité
C'est la traduction chiffrée des mouvements des valeurs
économiques de l'entreprise. Tous les commerçants, personnes
physiques ou morales, ont l'obligation de tenir une comptabilité et
respecter les principes comptables.
Le commerçants qui ne satisfait pas à ses obligations comptables
encourt des sanctions fiscales et pénales, et en cas de procédure
collective, ce commerçant pourra aussi faire l'objet d'une mesure de
faillite personnelle dont il résulte une interdiction d'exercer le
commerce.
A- les documents comptables ( les livres comptables):
le commerçant doit tenir un livre journal et un livre d'inventaire.
A1- le livre journal: les mouvements qui affectent le patrimoine de
l'entreprise (les achats, les ventes…) sont enregistré opération par
opération et jour par jour sur le livre journal.
Toute enregistrement comptable doit préciser l'origine, le contenu et
l'imputation de chaque donnée, ainsi que les références de la pièce
justificative qui l'appuie.
A2- le livre d'inventaire: regroupe les données de l'inventaire, le
quel est un relevé de tous les éléments actifs et passifs du patrimoine de
l'entreprise, avec la mention de la quantité et de la valeur à la date de
l'inventaire.
L'article 10 du code de commerce dispose que:
" le commerçant doit arrêter tous ses comptes en vue d'établir son bilan et le
compte de résultats.
Ce bilan et ce compte de résultats sont copies sur le livre d'inventaire."
A3- les principes comptables
Le livre journal et le livre d'inventaire sont tenus chronologiquement
sans blanc, ni altération d'aucune sorte ni transport en marge.
Ils sont cotés et paraphés par un juge du tribunal dans la forme
ordinaire. (Article 11 du code de commerce), c'est à dire ou le
commerçant est immatriculé; puis répertories par le greffier sur un
registre spécial après avoir reçu un numéro d'identification.
Les livres comptables doivent respecter les principes fondamentaux,
c'est-à-dire:
- être réguliers: conforme aux règles et procédures en vigueur.
- - être sincères: donne une image fidèle de la situation et du
patrimoine de l'entreprise.

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On trouve aussi des principes techniques:
- doivent être présentés de manière détaillée.
- Principe de permanence; impossibilité de modifier la
présentation des comptes ou les méthodes d'évaluation d'un
exercice à un autre.
- Principe du coût historique; les biens sont évalués à leur date
d'entrée dans le patrimoine de l'entreprise.
- Principe de séparation de l'actif et du passif.
- Principe de prudence, continuité de l'exploitation

A4- la valeur probante de la comptabilité


-C'est un outil de gestion.
- peut être utiliser comme mode de preuve; la comptabilité
régulièrement tenue peut être admise en justice pour faire preuve
entre commerçant pour fait de commerce.

B- l'inscription au registre du commerce:


Le registre du commerce est tenu par le centre national de
commerce. Il est coté et paraphé par le juge. L'extrait du registre du
commerce est un acte authentique habilitant toute personne physique ou
morale jouissant pleinement de sa capacité juridique à exercer une
activité commerciale.
Il est entendu par inscription au registre du commerce, toute
immatriculation, modification ou radiation.

Section 4: le conjoint de commerçant.


- le conjoint qui exerce une activité commerciale liée au
commerce de son conjoint, n'est pas réputé commerçant (Article 07 du
code de commerce).
- La femme commerçante s'oblige personnellement par les actes
qu'elle fait pour les besoins de son commerce (Art 08/1).
- Les acte à titre onéreux par lesquels elle dispose de ses biens
personnels pour les besoins de son commerce, ont leur entier effet à
l'égard des tiers.( Art 8/2)

Chapitre 4 : Les moyennes de règlement d’une dette commerciale


(Les effets de commerce)
La lettre de change, le billet à ordre et le chèque sont des moyennes de règlement
d’une dette commerciale, ils sont tirés par un commerçant à l’occasion d’un acte de
commerce.
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Section 1 : La fonction économique des effets de commerce :
_ sont des instruments de transfert de fonds.
_sont des instruments de paiement : au lieu d’utiliser l’argent liquide on utilise la
lettre de change, le chèque et le billet à ordre.
_ sont des instruments de crédit.
Section 2 : la lettre de change.
1_ Définition de la lettre de change : voir les actes de commerce par la forme.
2_ les conditions de la création du la lettre de change : (Art 390 du code de
commerce)
La lettre de change contient :
_ La dénomination de lettre de change insérée dans le texte même du titre et
exprimée dans la langue employée pour la rédaction de ce titre ;
_ Le mandat pur et simple de payer une somme déterminée ;
_ Le nom de celui qui doit payer (le tiré) ;
_ L’indication de l’échéance ;
_ Celle du lieu où le payement doit s’effectuer ;
Le nom de celui auquel ou à l’ordre duquel le payement doit être fait ;
_ L’indication de la date et du lieu où la lettre est créée ;
_ La signature de celui qui émet la lettre de change (le tireur) ;
Remarques
_ La lettre de change peut être tirée à vue, à un certain délai de vue, à un certain
délai de date et à un jour fixe.
_La lettre de change dont l’échéance n’est pas indiquée est considérée payable à
vue.
_à défaut d’indication spéciale, le lieu désigné à côté du nom du tiré réputé être le
lieu du paiement et, en même temps le lieu du domicile du tiré.
_ La lettre de change n’indiquant pas le lieu de sa création est considérée comme
souscrite dans le lieu désigné à côté du nom du tireur.
Section 3 : Le billet à ordre.
C’est une promesse de paiement or que la lettre de change est un ordre de paiement
les conditions de la création du billet à ordre : (Art 465 du code de commerce)
Le billet à ordre contient :
_ La clause à ordre ou la dénomination du titre insérée dans le texte même et
exprimée dans la langue employée pour la rédaction de ce titre.
_ La promesse pure et simple de payer une somme déterminé ;
_ L’indication de l’échéance ;
_ Celle du lieu où le paiement doit s’effectuer ;
_ Le nom de celui auquel ou à l’ordre duquel le paiement doit être fait ;
_L’indication de la date et du lieu où le billet est souscrit ;
_La signature de celui qui émet le titre (le souscripteur).
* Sont applicables au billet à ordre, en tant qu’elles ne sont pas incompatibles avec
la nature de ce titre, les dispositions relatives à la lettre de change. Art 467 du CC.
Section 4 : Le chèque.
Les conditions de la création du chèque : Art 472 du code de commerce)
Le chèque contient :
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_ La dénomination de chèque insérée dans le texte même et exprimée dans la
langue employée pour la rédaction de ce titre ;
_ Le mandat pur et simple de payer une somme déterminée ;
_ Le nom de celui qui doit payer (tiré) ;
_ L’indication du lieu où le payement doit s’effectuer ;
_ L’indication de la date et du lieu où le chèque est créé ;
_ La signature de celui qui émet le chèque (tireur).
Attention :
Le chèque ne peut être tiré que sur une banque, une entreprise ou, un établissement
financier, sur le service des chèques postaux, le service des dépôts et consignations, le
trésor public ou une recette des finances, les établissements du crédit municipal et les
caisses de crédit agricole ayant, au moment de la création du titre, des fonds à la
disposition du tireur et conformément à une convention expresse ou tacite d’après
laquelle le tireur a le droit de disposer de ces fonds par chèque.( art 474 du code de
commerce).

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