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Définition

La pelle mécanique hydraulique est un engin de chantier également connu sous le nom de
pelleteuse (pelle) ou excavatrice.
Quand il est de petite taille on peut parler de «minipelle»  (de 500 kg à 6 tonnes).
Ne pas confondre avec une tractopelle qui est l'association d'une pelle hydraulique et d'un
chargeur sur pneus.
La vitesse maximale de translation (déplacement) est de l'ordre de 4 km/h sur chenilles et 35
km/h sur pneus.

Principaux éléments constitutifs

La pelle hydraulique sur chenilles imite grossièrement le mouvement d’un bras humain à l’aide
d’articulations et de vérins.

1) L'hydraulique : de l’huile est mise sous pression par une pompe. Elle passe dans un
distributeur qui oriente le flux vers les vérins à activer, où l’huile pousse la tige dans un sens ou
dans l’autre. L’activation des chenilles et la rotation de la tourelle se font selon le même principe
sauf que les vérins sont remplacés par des roues à aubes.

2) L'équipement : l’équipement est composé d’une flèche attachée à la tourelle et d’un balancier
qui porte le godet. La flèche peut être en une seule partie, elle est dite « monobloc », ou en deux
segments articulés, elle est dite « à volée variable ». Il existe un vaste catalogue d’équipements
spéciaux pour la démolition, les travaux souterrains ou les marécages.

3) La cabine : les manipulateurs et les pédales commandent l’ouverture ou la fermeture des


vannes du distributeur hydraulique. Le tableau de bord est remplacé par un écran tactile. Les
pelles hydrauliques souffrent d’un angle mort sur le côté droit, corrigé par plusieurs rétroviseurs,
voire par une caméra embarquée.

4) Les capots : l’entretien d’une pelle hydraulique exige le contrôle quotidien de plusieurs filtres
et des niveaux des fluides. Ces composants sont situés derrière des capots, qu’on ouvre depuis le
sol dans l’idéal. Mais ce n’est pas toujours le cas, ce qui explique pourquoi la foulure de la
cheville est l’accident le plus courant chez les mécaniciens.

5) Le moteur : les pelles hydrauliques de 30 t sont animées par un moteur Diesel de 6 cylindres,
parfois 4, d’environ 200 ch. Ce moteur est couplé aux pompes hydrauliques placées les unes
derrière les autres sur l’arbre de sortie. Ce sont les caractéristiques de ces pompes qui déterminent
la puissance et le régime du moteur Diesel.

Le cycle d’une pelle hydraulique comporte 4 phases  :

Remplissage du godet.
Pivotement en charge.
Vidage du godet.
Pivotement à vide.
La durée d’un cycle varie de 0,25 min à 0,5 min en fonction des facteurs suivants :

 Nature des matériaux terrassés.


 Hauteur ou profondeur de terrassement.
 Encombrement du sous sol (présence de réseaux)
 Angle de rotation
 Position de l’engin de transport
 Capacité de l’engin de transport
 Type de godet utilisé
 Puissance de l’engin

Principe de fonctionnement :

La pelle est animée par un puissant moteur diesel qui fournit l’énergie nécessaire aux
déplacements de la pelle et aux mouvements du bras et du godet.

Le moteur actionne une pompe hydraulique qui injecte de l’huile sous pression vers les
vérins qui soulèvent le bras, orientent la flèche, basculent le godet.

L’injection de l’huile dans le vérin déplace le piston vers l’avant ; l’aspiration de l’huile
dans le vérin déplace le piston vers l’arrière.

La pelle est utilisée pour des travaux :

 de terrassement (industries du bâtiment et travaux publics)


 d'extraction (chargement de matériaux dans une carrière...)
 maritimes (extension de port, désensablement...)
 d'assainissement (terrassement de fouille, pose de tuyaux...)
 de réalisation et nettoyage de fossés et de talus...
 de fouilles archéologiques (à la fois pour le décapage initial, le terrassement, l’évacuation
des déblais, et la fouille par niveaux successifs d’une épaisseur d’environ un cm)
 de manutention (déchargement et pose de conduites d'assainissement, chargement-
déchargement de bateaux, de camions ou alimentation de broyeur...)
 de fondations spéciales (forage, parois moulées...)
 de démolition et de triage...

Prévention et sécurité :

Pour la manutention, l’engin doit être équipé d’un clapet anti-retour et d’un crochet avec
sécurité ou anneau. Aussi, l’engin doit-être contrôlé tous les 6 mois « la vitesse générale
périodique  ».
Pour le terrassement, la « VGP » doit être réalisé tous les 12 mois.