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ANNEXE A : CAHIER DES PRECRIPTIONS TECHNIQUES


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CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES


PARTICULIERES
(C.C.T.P.)
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CHAPITRE 0 : INDICATIONS GENERALES ET DESCRIPTION DES TRAVAUX

1. GENERALITES

Le présent Cahier des Prescriptions Techniques, désigné par la suite par le terme de C.P.T., fait
partie des pièces contractuelles.
Le C.P.T. établit les normes techniques et les méthodes d’exécution propres aux travaux faisant
l’objet de l’appel d’offres.

2. OBJET DE L’APPEL D’OFFRES

Le présent appel d’offres a pour objet les travaux de construction de pistes de désenclavement
dans la région de MATAM.

Lot 1 : Sinthiou Boynadji-Windoundy-Totinguel: 7 km


Orkadiéré-Polel Diambé: 5 km
Gassambéri-Diella-Houldé: 7 km
Lot 2: Route Linguère Matam-Lougré Thiolly: 30 km
Route Linguère Matam-Younouféré- Route Linguère Matam-Souidou: 9 km
Les travaux seront exécutés en deux (02) lots indépendants et concerneront les tronçons
suivants :
CONSISTANCE DES TRAVAUX

Le projet à réaliser comporte les travaux suivants :


L’installation de chantier et projet d’exécution ;
Les terrassements généraux ;
La préparation de la plateforme ;
La mise en œuvre de la couche de roulement en latérite
La réalisation d’ouvrages d’assainissement (fossés revêtus ou non, radier ou dalot en béton
armé) ;
La réalisation d’ouvrages de protection (perrés maçonnés, gabion,…) ;
La fourniture et la pose de barrières de pluie.
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CHAPITRE 1 : ORGANISATION DES TRAVAUX

1. INSTALLATION DE CHANTIER

L’Entrepreneur prévoira en temps utile pour ne pas retarder la bonne marche des travaux, les
différentes installations de chantier à réaliser sur le site de chaque ouvrage.
Ces installations comprendront les aménagements de terrain, les installations de baraques de
chantier, des magasins ou parcs à matériaux, etc.
L’amenée à pied d’œuvre du matériel nécessaire à la réalisation de l’ouvrage concerné fait partie
intégrante des installations de chantier. Il en est ainsi du matériel de concassage, de bétonnage,
de terrassement, etc.
Les installations comprennent également l’établissement du projet d’exécution complet avec note
de calcul, plans d’exécution visés de tous les ouvrages du projet.
Le document qui sera soumis à l’Ingénieur devra être accompagné d’un dossier géotechnique.
L’Ingénieur précisera à l’Entrepreneur les conditions d’exploitation de la propriété concernée,
dans un délai de 15 jours.

2. ORGANISATION ET POLICE DE CHANTIER

L’Entrepreneur sera responsable, vis à vis des tiers de tous les dommages ou dégradations qui
auraient lieu du fait du fonctionnement des chantiers. Il sera également responsable des
dommages éventuels pouvant résulter du transport de ses matériaux à la traversée des propriétés
privées.
Les indemnités à payer en cas d’accidents sont dues par l’Entrepreneur. En aucun cas, le Maître
de l’Ouvrage ne pourra être inquiété à cet égard.
Globalement, trois (3) grandes tâches peuvent être identifiées :
les travaux d’assainissement et d’ouvrages d’art ;
les travaux routiers proprement dits ;
la signalisation routière.

Certaines de ces tâches sont liées, d’autres sont indépendantes.


Les travaux d’assainissement et d’ouvrages d’art
L’exécution des ouvrages d’art (dalots ou radiers) se fera afin d’assurer une praticabilité
simultanément aux travaux de construction.
Quant aux travaux d’assainissement locaux, leur réalisation dépendra de la nature des travaux
réalisés. Certains comme les fossés latéraux devront être exécutés parallèlement aux
terrassements de la route car ils participent à la bonne exécution de ceux-ci. En effet, la présence
de fossés pendant l’exécution des couches de chaussée assure une bonne protection de celle-ci en
cas de venue d’eau. Il en est de même pour les buses des contre-allées jusqu’aux exutoires qui
doivent être en service le plus tôt possible afin d’assainir le chantier rapidement. Les
équipements comme les descentes d’eau pluviales seront réalisés conjointement aux poses des
bordures. Enfin, les travaux d’exécution de perrés ou de gabions pourront se programmer vers la
fin du chantier.

Les travaux routiers :


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Ce sont les travaux les plus délicats à programmer, aussi bien dans le temps que dans l’espace.
Le principe général de l’exécution des travaux routiers réside dans une partition de la route en
segments, les travaux devant être achevés sur un tronçon avant de basculer sur le suivant.
Chaque segment entièrement terminé pourra être ouvert à la circulation.

La signalisation routière:

Ce sont les prestations de fourniture et de pose de panneaux de signalisation verticale, de balises


de virages et de barrières de pluie.

3. PRESCRIPTION RELATIVE A LA CIRCULATION

Dans les quinze (15) jours après la date de notification du marché, l’Entrepreneur soumettra à
l’Ingénieur son programme de travail.
Il assurera d’une part la continuité et la sécurité de la circulation jusqu’à la réception provisoire
et, d’autre part, l’entretien jusqu’à la réception définitive du marché.
L’entrepreneur travaillera par déviations. Les déviations seront maintenues en bon état par ses
soins et à sa charge. Elles seront signalées par des panneaux placés à 150 mètres de part et
d’autre et seront balisées par des potelets munis d’appareils à surface réfléchissante. Une
signalisation nocturne le long des travaux doit être prévue aux points d’encombrements sur les
chaussées.
Si par suite du mauvais état des sections et des déviations, un véhicule privé ou de l’Ingénieur
venait à s’enliser, l’Entrepreneur aura à sa charge et à ses frais l’obligation de remorquer ledit
véhicule pour que celui-ci puisse reprendre sa marche normale.
En cas de mauvais entretien des déviations ou de la chaussée, les travaux de remise en état
pourront être faits par les soins de l’Ingénieur et aux frais de l’Entrepreneur après préavis de 24
heures donné par ordre de service.
En matière de signalisation, l’Entrepreneur devra se conformer entièrement aux ordres de
l’Ingénieur.
En ce qui concerne la circulation des engins, l’Entrepreneur devra se conformer au Code de la
Route en vigueur.
Tous les frais entraînés par l’exécution des prescriptions du présent article sont à la charge de
l’Entrepreneur.

4. SUSPENSION DES TRAVAUX ROUTIERS

L’Ingénieur pourra prescrire par ordre de service la suspension des travaux du fait des
intempéries ou pour maintenir la circulation sans que l’Entrepreneur puisse élever une
réclamation de ce fait.
Dans ce cas, le délai décompté de la date de suspension à la date de reprise des travaux pourra
faire l’objet d’un ordre de service de restitution de délai à notifier à l’Entrepreneur à la reprise
des travaux dans la limite du délai initial.

5. SUJETIONS RESULTANT DU VOISINAGE D’AUTRES ENTREPRISES


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Si d’autres entreprises auront à intervenir au niveau du chantier pour l’exécution par exemple des
ouvrages d’art, l’Entrepreneur devra prendre toutes les mesures nécessaires pour n’apporter
aucune entrave à l’exécution de leurs travaux.
Sur ordre de l’Ingénieur, il devra laisser circuler le matériel de ces entreprises sur les ouvrages
déjà exécutés partout où l’Ingénieur jugera que l’établissement de voies indépendantes ne sera
possible, sans pouvoir prétendre à une indemnité.
Le Maître de l’Ouvrage, ainsi que les agents chargés du contrôle et de la surveillance des travaux
pourront utiliser pour la circulation les chemins, pont de service et ouvrages provisoires que
l’Entrepreneur aurait établis pour l’exécution des travaux sans que celui-ci puisse prétendre à des
indemnités.

6. DOCUMENTS A FOURNIR PAR L’ENTREPRENEUR

L’Entrepreneur ne peut se prévaloir d’aucune erreur ou omission dans le dossier technique pour
dégager sa responsabilité. De même, l’approbation par l’Ingénieur des documents cités ci-après
n’atténuera en rien les responsabilités de l’Entrepreneur.
6.1. Programme des travaux
En complément au programme d’exécution des travaux fourni lors de la remise des offres,
l’Entrepreneur devra soumettre à l’Ingénieur, dans un délai de 15 jours à partir de la date de
notification de l’approbation du marché, un programme détaillé d’exécution de l’ensemble des
travaux.
Ce programme détaillé, qui devra tenir compte des conditions climatiques et météorologiques et
du maintien de la circulation sera conçu de façon à ce qu’apparaissent clairement :
les différents postes de travaux,
l’enchainement logique des opérations de construction, y compris planches d’essais,
la composition des équipes de travail (personne, matériel) et les cadences de production des
différents postes,
les mesures prises pour assurer une organisation correcte de la circulation.

Il sera accompagné d’une note précisant notamment :


l’organigramme de la direction et du personnel de chantier avec le nombre, la nationalité et la
date d’arrivée sur chantier des gros matériels et des approvisionnements ;
l’état détaillé du matériel comportant pour chaque engin ses caractéristiques, son état et sa
valeur ;
les moyens de contrôle géotechnique et topographique affectés au chantier.

L’Entrepreneur devra tenir à jour le programme d’exécution au fur et à mesure de l’avancement


du chantier et remettre tous les mois le programme actualisé à l’Ingénieur.
Le démarrage effectif des travaux sera subordonné à la présentation du planning détaillé à
l’Ingénieur, sans que le délai d’exécution des travaux soit de ce fait modifié.
Le planning, ses additifs et rectificatifs éventuels devront être remis à l’Ingénieur en cinq (05)
exemplaires.
6.2. Programme d’exécution des ouvrages
Le programme d’exécution sera détaillé quinzaine par quinzaine.
Le planning d’exécution des ouvrages sera établi au moyen d’une méthode dite à « chemin
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critique » et mettra en évidence :


les tâches à accomplir pour exécuter l’ouvrage et leur enchainement (études d’exécution et de
méthodes, visa par l’Ingénieur…),
pour chaque tâche, la date prévue pour son achèvement et la marge de temps disponible pour son
exécution,
celles des tâches qui conditionnent le délai d’exécution de l’ouvrage (tâches critiques).

Les rectifications qui seraient demandées à l’Entrepreneur devront être faites dans le délai qui lui
sera imparti. L’Entrepreneur devra proposer en temps utile les adjonctions qu’il y aura lieu
d’apporter à ce programme pendant la durée des travaux.

Une mise à jour du programme d’exécution sera effectuée au moins mensuellement. L’Ingénieur
retournera ce programme à l’Entrepreneur, soit revêtu de son visa, soit, s’il y a lieu, accompagné
de ses observations, dans un délai maximal de vingt (20) jours ouvrables.
6.3. .
Procédures d’exécution

Pour chaque phase de travaux (débroussaillement, décapage de terre végétale, terrassement,


couches de forme, de roulement…) une fiche d’exécution sera établie. Cette fiche d’exécution
décrira de la manière la plus détaillée possible la méthodologie d’exécution. Les contrôles à
réaliser y seront également définis, de même que les points d’arrêt avant et après exécution de
cette phase de travaux. Les contrôles de l’exécution seront effectués par les agents d’exécution
de l’Entreprise éventuellement aidés du Laboratoire et des Géomètres de l’Entreprise. C’est le
contrôle interne.
Les points d’arrêt sont des phases de contrôle de travaux objet d’un accord formel et écrit du
Maître d’Ouvrage ou de son représentant. La poursuite des travaux ne peut avoir lieu sans cet
accord. Cela peut être :
Réception altimétrique et géotechnique du fond de forme, de la couche de fondation et de la
couche de roulement,
Contrôle de qualité des bétons,
Vérification de la conformité par une étude en laboratoire des formulations de béton hydraulique,
etc.
Chaque point d’arrêt sera défini préalablement au démarrage des travaux en accord avec
l’Ingénieur de Contrôle et le représentant de l’Entreprise. Les points d’arrêt font l’objet d’un
contrôle par le Laboratoire ou le Géomètre sous la responsabilité de la Mission de Contrôle des
travaux ; ce contrôle est appelé contrôle externe.
Organisation de la qualité

Les fiches de contrôle seront à remplir quotidiennement dans le cadre du contrôle interne, afin de
vérifier la bonne exécution des travaux. Dans le cas de l’exécution d’un remblai, ça peut être une
fiche de contrôle de compactage. Cette fiche de contrôle reprendra tous les points de contrôle
définis dans la fiche d’exécution et sera signée par le responsable de l’exécution au sein de
l’Entreprise (Chef de Chantier ou Conducteur de Travaux) et par l’Ingénieur de Surveillance ou
un Assistant de Surveillance. La fiche de contrôle précisera les objectifs de qualité à atteindre
(par exemple densité maximale pour le compactage). Si ceux-ci ne sont pas atteints, l’Ingénieur
de Surveillance établira une fiche de non-conformité indiquant les mesures rectificatives à
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prendre.
Les fiches de non-conformité pourront faire l’objet d’un rapport circonstancié et des décisions
suivantes en fonction de la gravité du problème :
Acceptation par l’Administration des travaux en l’état,
Acceptation moyennant des garanties ou mesures spécifiques,
Ordre de remise en conformité immédiate,
Inscription au dossier de non-conformité : travaux à reprendre avant la réception provisoire.

Pour des raisons techniques (impossibilité de mise en œuvre, amélioration de la sécurité,


amélioration d’exécution), le projet peut être adapté ou modifié. Dans ce cas, une fiche
d’adaptation signée par le responsable du Contrôle interne et l’Ingénieur de Surveillance sera
établie. Cette fiche précisera les raisons de l’adaptation, les ouvrages ou parties d’ouvrages avec
les plans concernés et la proposition de l’adaptation.
L’ensemble de ces documents : fiches de contrôle, de non-conformité et d’adaptation seront
reportés au journal de chantier qui constitue le seul document contractuel liant l’Entreprise et la
Mission de Contrôle.
Par ailleurs, les Ingénieurs de Contrôle proposeront à l’Entreprise une série de formulaires dont
la tenue régulière permettra de vérifier la qualité des travaux :
les journaux de chantier,
les fiches spécifiques des essais géotechniques, des planches d’essais, etc.

Les fiches spécifiques renseignent sur les fiches de contrôle d’exécution définies précédemment.
Enfin, pour la production de matériaux routiers et pour tout matériau manufacturé intégré dans
l’ouvrage, l’Ingénieur définira des procédures d’agrément spécifiques. L’exploitation des
emprunts et la production de matériaux routiers exigeront de plus un plan d’assurance qualité
spécifique à cette activité.
Ces documents seront remplis soigneusement, si possible conjointement par un Ingénieur de la
Mission de Gestion, de Contrôle et de Surveillance et un représentant de l’Entreprise.
En effet, ils engageront aussi l’Entreprise par l’intermédiaire de son contrôle interne de la
qualité.
L’Ingénieur de Contrôle vérifiera régulièrement la tenue de ces documents et d’adéquation entre
l’aspect des travaux réalisés et le contenu des fiches de suivi d’exécution.
La définition de ces procédures, les spécifications à respecter, l’organisation de la qualité feront
l’objet d’un document établi par l’Entreprise. Ce document sera à la base du processus Qualité
mis en place dans le cadre du chantier.

Les contraintes d’environnement

Les travaux devront être conduits tout en tenant compte des aspects environnementaux.

Les buts poursuivis

Il s’agira de minimiser l’impact des différents postes de chantier sur l’environnement afin :
D’assurer la sécurité des usagers et riverains,
Limiter la gêne aux usagers de la route (ralentissement excessif, encombrement…) et aux
riverains (bruits, poussières, encombrement de l’espace public par les installations et engins de
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chantier…).

Moyens à mettre en œuvre par l’Entreprise


Au niveau de la cellule technique de l’Entreprise chargée de la programmation spatio-temporelle
des tâches du chantier, les contraintes d’environnement et de sécurité devront être prises en
compte.
Mise en place, au sein de l’Entreprise, d’une Cellule Sécurité, chargée :
d’imposer à la cellule technique un cahier des charges strict, dès la phase d’élaboration du
planning,
viser préalablement à toute exécution de tâche, le programme d’exécution de cette tâche,
mettre en place tout dispositif compensatoire tendant à minimiser les gênes, veiller à la bonne
information préalable des usagers et des acteurs concernés (maires, services techniques,
gendarmerie, police, administrations, activités économiques…),
gérer une situation de crise (incidents, accidents, conflits…),
s’assurer de la mise en place de mesures systématiques sur le chantier, telles que balisage de nuit,
parcage organisé du matériel de TP, feux de chantier, balises catadioptres, cônes, jalons, rubans,
rétablissement des accès aux riverains, arrosage systématique anti-poussière.

Bilan de sécurité et mesures de coercition opposables à l’Entreprise

6.4. Plans de recollement


A la fin des travaux, et dans un délai maximum de 30 jours après leur réception provisoire,
l’Entrepreneur fournira à l’Ingénieur un exemplaire reproductible et 4 tirages des plans (profil en
long ; profil en travers type ; plans d’ouvrages d’art et d’assainissement et schémas linéaires) des
travaux ayant été réellement exécutés.
Sur ces plans seront reportés les côtes et altitudes de la route terminée, en général et dans les
zones modifiées, ainsi que les PK définitifs, les épaisseurs de chaussée, les emplacements et
caractéristiques des ouvrages d’assainissement (buses, exutoires) et ouvrages d’art.
7. ETABLISSEMENT DES DOSSIERS D’EXECUTION DES OUVRAGES

7.1. Conditions de réalisation des dossiers d’exécution


Les documents techniques annexés au Dossier d’Appel d’Offres sont donnés à titre indicatif,
l’Entrepreneur est tenu de les vérifier et d’y apporter les corrections nécessaires au besoin.

Sur la base des levés topographiques, des résultats des sondages et des plans types figurant au
présent dossier, l’Entrepreneur établira à ses frais les dossiers d’exécution de chacun des
ouvrages à reconstruire ou à élargir. Ces dossiers d’exécution comporteront les métrés, notes de
calculs et toute justification, comme indiqué à l’article 6 du fascicule 1 du CPC (France) et selon
les prescriptions techniques.
Les projets d’exécution des ouvrages devront être soumis à l’Ingénieur au fur et à mesure de leur
élaboration et en temps voulu pour respecter le planning des travaux. En tout état de cause, le
dossier d’exécution complet d’un ouvrage donné devra être remis au minimum 45 jours avant le
début d’exécution de l’ouvrage considéré.
L’Ingénieur disposera d’un délai de 10 jours pour donner son avis à compter de la date de
réception des documents.
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7.2. Calculs justificatifs


Pour tous calculs justificatifs du projet d’exécution, l’Entrepreneur se conformera aux
prescriptions des textes réglementaires suivants :
fascicule 62 Titre I – Section I du C.C.T.G. (Règles BAEL 91). La fissuration sera considérée
préjudiciable.
Fascicule 61 Titre II du 28 Décembre 1971 et fascicule spécial N°72-71 bis, texte N°195 du
Bulletin Officiel du Ministère de l’Equipement et du logement et Ministère des Transports
(France) – Programme de charges et épreuves de ponts routes, pont de troisième classe.
Fascicule 29 du CCTG

7.3. Contenu des dossiers d’exécution


Chaque dossier d’ouvrage comportera :
1 plan d’implantation,
1 coupe longitudinale de l’ouvrage avec report des sondages et du terrain naturel,
1 coupe transversale de l’ouvrage avec détail des superstructures (garde-corps),
les plans de coffrage et de ferraillage du tablier et/ou le plan de charpente métallique,
les plans de coffrage et de ferraillage des appuis (piles et culées),
une note de calculs justificatifs du tablier, de ses appuis et des fondations,
un avant-métré détaillé.

Les plans de ferraillage comporteront une nomenclature des aciers (n°, type, diamètre, géométrie,
nombre, longueur) et un récapitulatif en poids d’acier par type (HA ou Adx) et par diamètre.
Il est rappelé que les plans d’exécution serviront de base au paiement des quantités de béton et
d’acier.
Tous les plans et notes de calculs devront être approuvés par un Bureau de contrôle agrée. Les
frais de visa sont à la charge de l’Entreprise.

8. INSTRUMENTS – OUTILS – MATERIELS A AVOIR SUR LE CHANTIER POUR


VERIFICATIONS PREVUS AU MARCHE

L’Entrepreneur aura en permanence sur le chantier tous les instruments, outils et matériels
nécessaires pour effectuer les vérifications prévues au présent CPT. Faute par lui de le faire, le
Maître de l’Ouvrage pourra acheter les instruments et le matériel nécessaires aux frais de
l’Entrepreneur et leur montant sera déduit des sommes dues à l’Entrepreneur.
En particulier, l’entreprise mettra en place un laboratoire géotechnique de chantier avec tous les
équipements nécessaires pour les essais de réception. Ce laboratoire sera utilisé par la Mission de
Contrôle.

9. JOURNAL DE CHANTIER

L’Entrepreneur devra tenir à la disposition de l’Ingénieur un Cahier de Chantier destiné à


recevoir toutes les observations et remarques de l’Ingénieur. Dans ce Cahier de Chantier,
l’Entrepreneur devra inscrire, au jour le jour, tous les renseignements permettant de suivre
l’avancement des travaux et en particulier :
les horaires de travail, l’effectif et la qualification du personnel,
la nature et le nombre d’engins et camions en fonctionnement, en panne ou à l’arrêt,
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les travaux effectués et les quantités des matériaux fabriqués ou mis en œuvre,
les phases de fabrication de béton et en particulier les incidents (arrêts, reprises, imprévus, etc.)
toutes les prescriptions imposées par l’Ingénieur en cours de chantier,
les dispositions prises et les mesures effectuées par l’Entrepreneur pour régler son matériel et
contrôler les réglages.

Y seront également consignés par l’Ingénieur :


les conditions atmosphériques,
les dérogations relatives à l’exécution et au règlement, les notifications de tous les documents,
ordres de service, dessins, résultats d’essais hors chantier, attachements, etc.
les échantillons expédiés,
les résultats d’essais effectués par le Laboratoire,
les réceptions,
tous les détails présentant quelques intérêts au point de vue de la tenue ultérieure des ouvrages et
de la durée réelle des travaux,
les incidents de chantier susceptibles de donner lieu à une pénalisation ou une réclamation de la
part de l’Entrepreneur,
les visites de personnalités extérieures au chantier.
Il sera présenté chaque semaine au visa de l’Ingénieur qui pourra y consigner les ordres mineurs
donnés à l’Entrepreneur.
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CHAPITRE 2 : PROVENANCE, QUALITE ET PREPARATION DES MATERIAUX

1. DISPOSITIONS GENERALES

1.1 Spécifications techniques et normes


D’une façon générale, les travaux seront exécutés par référence aux textes officiels qui font
l’objet, pour la passation des contrats de la République du Sénégal, des Cahiers des Prescriptions
Communes (C.P.C.) applicables aux Travaux Routiers (Décret N° 75-180 du 17 février 1975).
Par voie de conséquence, les conditions générales techniques, concernant les matériaux à mettre
en œuvre, sont celles qui se rapportent à des homologations qui ont été enregistrées par
l’Association Française de Normalisation (Normes AFNOR).
Les citations des normes qui sont faites dans le texte du présent Cahier des Clauses Techniques
Particulières (C.P.T.), ont seulement pour but de définir la qualité des matériaux, et
l’Entrepreneur est libre de présenter des produits analogues, dont la qualité correspondrait à des
spécifications officielles internationales (AASHTO ou ASTM par exemple), mais à la condition
que les produits proposés offrent des qualités au moins équivalentes à celles requises.
Il appartiendra à l’Entrepreneur de donner au Maître d’Ouvrage, ou à l’Ingénieur, toutes les
précisions sur les caractéristiques des matériaux qu’il compte employer, pour que ce dernier
puisse s’assurer de leur équivalence aux normes proposées dans le présent C.P.T.
1.2 Emplacements mis à la disposition de l’Entrepreneur
Les emplacements nécessaires aux installations de chantier, au stationnement du matériel, au
stockage des matériaux, pourront être mis gratuitement par l’Administration à la disposition de
l’Entrepreneur, toutes les fois qu’il existera sur les zones d’activité, ou à proximité immédiate,
des terrains libres, dont l’Administration pourra disposer.

1.3 Projets d’exécution


1.3.1 Généralités
L’Entrepreneur sera tenu d’exécuter les levés topographiques nécessaires, d’établir à ses frais et
de soumettre à l’Ingénieur, les différents projets d’exécution comportant métrés, notes de calcul
et toutes justifications en vue de vérifier les estimations contenues dans le présent projet et selon
les prescriptions suivantes, avant tout commencement de travaux.
Les documents d’exécution seront fournis par l’Entrepreneur en deux (2) exemplaires à
l’Ingénieur, pour accord. Après accord de ce dernier, l’Entrepreneur aura à fournir trois (3)
exemplaires supplémentaires, dans un délai maximal de quinze (15) jours. Deux exemplaires
approuvés lui seront retournés.
L’Entrepreneur devra prendre ses dispositions pour présenter ces documents en temps opportun,
pour assurer la continuité des travaux, étant entendu que l’Ingénieur disposera d’un délai de dix
(10) jours, pour approuver chaque document qui lui sera transmis à cet effet, ou faire savoir les
modifications à y apporter.
L’Entrepreneur reconnait avoir tenu compte, dans l’estimation du délai d’exécution qu’il a
accepté, des sujétions de temps découlant de cette procédure de présentation des projets
d’exécution et de leur approbation par l’Ingénieur.
En conséquence, il ne pourra arguer d’aucun retard dans l’exécution des travaux, du fait de
l’application de cette procédure et aucune indemnité, de quelque sorte que ce soit, ne pourra lui
être allouée, pour un retard, dont l’origine serait une non présentation de projet, en temps
opportun.
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. Le projet d’exécution, dont l’estimatif (prix et quantités) devra correspondre


approximativement à celui de la partie correspondante du marché contracté par l’Entrepreneur,
sera établi par corps de travaux comme précisé ci-après :

a) Projet d’exécution des terrassements


L’Entrepreneur aura à effectuer le piquetage de l’axe de la route dont la vérification sera faite
contradictoirement par l’Ingénieur.
Ensuite, l’Entrepreneur établira à sa charge, un projet d’exécution des terrassements qui
s’appuiera, à partir du profil en long de la route existante, s’il n’y a pas de modification de tracé,
sur le report des modifications de la ligne rouge et le tracé de cette dernière après rechargement
éventuel.
De là, et à l’aide des profils en travers nécessaires, il effectuera le métré des cubatures. Ces
documents serviront de base à l’évaluation des quantités.
b) Projet d’exécution des ouvrages d’assainissement et des ouvrages d’art
Il sera établi à partir des plans types figurant sur le Dossier d’Appel d’Offres. Pour les ouvrages
courants, l’Entrepreneur établira un projet par ouvrage. Ces différents projets seront
accompagnés des métrés correspondants.
c) Projet d’exécution de la chaussée
Le projet d’exécution de la chaussée sera établi par l’Entrepreneur sur la base des détails
indiqués dans les plans et dans le présent C.P.T.
Tous ces projets, par corps de travaux, seront alors collationnés par linéaire et un estimatif global
sera établi par linéaire.
1.3.2 Modifications du projet
a) Si l’Ingénieur constate, au cours des travaux d’implantation, qu’il convient d’apporter des
modifications ponctuelles au projet, soit à cause d’un changement de configuration des
dégradations de la chaussée existante, soit à cause de circonstances imprévues, il pourra prescrire
par ordre de service à l’Entrepreneur, d’apporter aux plans les modifications qu’il juge
nécessaires.
b) Si l’Ingénieur constate, au cours des travaux, soit lors des décaissements de la chaussée
existante, soit lors de la reconstruction de la nouvelle chaussée, qu’il y a lieu d’apporter des
modifications, aux dispositions prévues, il pourra par ordre de service à l’Entrepreneur,
demander l’application des nouvelles dispositions.
c) La rémunération à l’Entrepreneur de la prestation correspondante au projet d’exécution, se
fera conformément au prix 000 du chapitre « définition des prix », qui définit une rémunération
du dit projet d’exécution, qui comprend également les modifications éventuelles demandées.

1.4 Essais
L’Entrepreneur devra disposer sur le chantier des moyens qui lui permettront de vérifier la
qualité du travail exécuté. Les essais à effectuer sont de trois sortes.
1.4.1 Essais d’études
L’Entrepreneur effectuera toutes les recherches et essais de laboratoire nécessaires pour définir la
conformité des matériaux, les dosages, les compositions des bétons, les traitements et les
différents apports, qui permettront de répondre, pour la totalité de l’ouvrage, aux critères
d’utilisation des matériaux latéritiques, des sables limoneux et des divers granulats et aux
stipulations techniques requises pour les couches de fondation et de roulement, les accotements
et les ouvrages.
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A partir, d’une part de pièces et documents joints au Dossier d’Appel d’Offres et, d’autre part
des levés topographiques assurés par l’Entrepreneur, ce dernier effectuera toutes les vérifications
qu’il juge nécessaires, afin de pouvoir signaler et rectifier les anomalies, erreurs ou omissions
éventuelles.
Tous ces essais et vérifications sont à la charge de l’Entrepreneur qui remettra ses conclusions,
en trois (03) exemplaires à l’Ingénieur.
1.4.2 Essais de réception sur le chantier
Ils seront effectués par l’Entrepreneur, en présence de l’Ingénieur. L’Entrepreneur devra disposer
d’un laboratoire de chantier pour les effectuer. La fréquence de ces essais est fixée dans le
présent C.P.T. Trois (3) copies des fiches d’essais seront remises à l’Ingénieur.
1.4.3 Essais de contrôle
Ils seront effectués par le personnel de l’Ingénieur, qui utilisera, pour cette tâche, le laboratoire
de chantier mis en place par l’Entrepreneur. Leur nombre et leur fréquence seront fixés par
l’Ingénieur.
La liste ci-après indique la nature des essais qui seront demandés à l’Entrepreneur. Elle n’est ni
limitative, ni exhaustive. En effet, l’Ingénieur pourra lui demander d’effectuer tous les autres
essais qui lui sembleront nécessaires pour la bonne exécution des travaux. Toutefois, pour ces
derniers, si l’Entrepreneur ne peut refuser de les effectuer, ils ne seront pas à sa charge, hormis
les essais de la liste ci-après que l’Entrepreneur effectuera à ses frais et suivant les cadences
prévues au présent C.P.T.
Pour les travaux de terrassements et chaussées
Analyse granulométrique,
Teneur en eau,
Mesures de densité in situ,
Essai Proctor Modifié,
Mesure de l’équivalent de sable,
Limites d’Atterberg,
C.B.R. après quatre (4) jours d’immersion à l’eau,
Essai au Bleu de méthylène Vb.
Pour les bétons
granularité des agrégats,
équivalent de sable,
Essai Los Angeles,
mesures de contrôle sur béton frais ; eau de gâchage, densité et affaissement,
Résistance à la compression et à la traction.
L’Entrepreneur devra aussi effectuer dans son laboratoire toutes les études préalables à la bonne
exécution des travaux.

2. PROVENANCE, QUALITE ET PREPARATION DES MATERIAUX

La fourniture de tous les matériaux destinés directement, ou indirectement à l’exécution des


travaux du présent marché incombe entièrement à l’Entrepreneur, qui devra en aviser et en
soumettre la provenance à l’Ingénieur, avant d’entreprendre leur mise en œuvre. L’Entrepreneur
devra prendre toutes les dispositions nécessaires, en temps utile, afin de pouvoir respecter le
programme d’exécution des travaux.
Les matériaux utilisés seront de deux (2) types :
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Les matériaux naturels, issus du site lui-même, pour tous les terrassements, pour la mise en place
de couches de forme (éventuelles), de fondation et de roulement.
Les matériaux provenant des fournisseurs extérieurs, tels que les liants hydrauliques, les fers à
béton et toutes les autres fournitures (panneaux de signalisation, garde corps, etc.).
En ce qui concerne les matériaux naturels, l’Entrepreneur, à partir, du cadre général définissant, à
la fois, les zones de renforcement et les zones de rectifications à mettre en œuvre et des
Spécifications Techniques du présent C.P.T., appréciera les difficultés d’extraction des différents
matériaux proposés ainsi que leur transport et leur mise en œuvre sur les lieux définis pour leur
utilisation.

Pour les matériaux provenant de fournisseurs extérieurs, l’Entrepreneur communiquera à


l’Ingénieur, en temps utile, toutes pièces justificatives de ces fournisseurs, prouvant ou attestant
que ces matériaux sont conformes aux spécifications requises. Cette façon de faire ne dégage
pas, pour autant, la responsabilité de l’Entrepreneur quant à ces fournitures.

2.1 Emprunts

L’Entrepreneur fera son affaire et à ses frais :


des acquisitions ou occupations temporaires des terrains nécessaires à l’exploitation de tous les
emprunts de matériaux,
des éventuelles redevances dues aux propriétaires ou à l’Administration, dans le cas d’extraction,
d’occupation temporaire, de déboisement, de la découverte des emprunts ou de la remise en état
des lieux.
La recherche des emprunts de matériaux sera effectuée par l’Entrepreneur sur la base des
prescriptions définies par le présent C.P.T.
Dans les trente (30) jours, au plus tard, suivant la notification de l’Ordre de Service de
commencer les travaux, l’Entrepreneur est tenu de soumettre à l’approbation de l’Ingénieur, la
liste des emprunts qu’il compte utiliser pour l’exécution des travaux faisant l’objet du marché. A
cette fin, il présentera un dossier complet par emprunt, qui comportera :
un plan de situation,
les résultats de la reconnaissance,
les résultats de laboratoire définissant, sans ambiguïté, les caractéristiques des matériaux naturels
avant, ou éventuellement s’il y a lieu, après traitement,
le schéma de principe retenu pour l’exploitation de l’emprunt.
une note technique définissant, d’après les premiers essais de conformité exécutés par
l’Entrepreneur, l’utilisation et la destination des matériaux considérés.

L’intégralité des frais d’établissement de ces différents dossiers sont à la charge de


l’Entrepreneur. L’Ingénieur disposera de quinze (15) jours, suivant la date de dépôt des dossiers
définis ci-dessus, pour donner son approbation totale ou restrictive ou, tout simplement, refuser
l’exploitation de l’emprunt proposé.
Dans le cas où l’Ingénieur autorise l’exploitation d’un emprunt, il aura à préciser les limites
d’utilisation de ce dernier.
Enfin, en ce qui concerne tous les matériaux d’extraction, l’Ingénieur pourra retirer son agrément
pour un emprunt donné, s’il considère, qu’au vu des essais de contrôle, que le gîte ne fournit plus
de matériaux répondant aux spécifications. Il est, bien entendu, que dans tous les cas
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l’Entrepreneur supportera la responsabilité, après mise en œuvre, de la conformité des matériaux


utilisés aux spécifications requises.
Après exploitation de chaque emprunt, l’Entrepreneur est tenu de réaménager la surface
d’exploitation pour qu’elle retrouve sa destination d’origine.

2.2 Remblais

Les matériaux nécessaires au rechargement des talus, à l’élargissement de la plate-forme ou pour


la chaussée, s’il y a lieu, du profil en long, seront constitués soit par des sables limoneux ou
légèrement argileux, soit par des emprunts ou des gîtes latéritiques, dans la mesure où ceux-ci
sont suffisamment proches de l’ouvrage à réaliser, de façon à ce que les distances de transport
soient, si possible, inférieures à 500 mètres. Il pourra, également, être utilisé, si leur qualité s’y
prête, les matériaux provenant des déblais.
Toutefois, aucun emprunt latéral ne pourra être fait, à moins de 50 mètres de la limite d’emprise
de la route.
Avant tout emploi de matériau pour l’exécution d’un remblai, l’Entrepreneur devra soumettre à
l’agrément de l’Ingénieur, les résultats des essais de sol, de conformité, qu’il aura effectuée, à cet
effet.

2.3 Couches de fondation, de roulement et accotements

Les matériaux pour couche de fondation, de roulement et accotements proviendront de gîtes


naturels et seront, après extraction et suppression des éléments indésirables, en emploi direct.
La localisation des emprunts reconnus n’est donnée qu’à titre indicatif dans les schémas
itinéraires des dossiers de plans. Ces emprunts devront être confirmés par l’Entrepreneur qui
pourra, également, proposer d’autres emprunts qui devront être agréés par l’Ingénieur.
Avant toute exploitation d’un emprunt, l’Entrepreneur devra s’attacher à développer les
emprunts reconnus, ou à découvrir de nouveau, avec comme objectif, la diminution de la
distance de transport des matériaux.
Pour tout gîte, l’Entrepreneur effectuera, à ses frais, les essais de sol, de conformité (analyse
granulométrique et limite d’Atterberg) à raison d’un essai pour 500 m3 de matériaux, essais
Proctor et CBR à raison d’un essai pour 2.000 m3 de matériau. Il ne pourra utiliser les matériaux
d’un nouvel emprunt qu’après accord de l’Ingénieur, sur le vu de ses essais de conformité.
L’Entrepreneur devra avoir une parfaite connaissance des endroits à partir desquels il pourra
approvisionner son chantier en eau douce nécessaire à l’arrosage des sols et matériaux à
compacter. Cette eau devra être exempte de sels ou matières organiques susceptibles de nuire à la
prise des liants hydrauliques.
2.4 Bétons et mortiers
Les sables pourront provenir, soit de roches concassées, soit d’emprunts. Dans tous les cas,
l’Entrepreneur est tenu d’effectuer des essais de conformité du matériau et d’en soumettre les
résultats pour approbation à l’Ingénieur.
Les sables pourront provenir, soit de roches concassés, soit d’emprunts. Dans tous les cas,
l’Entrepreneur est tenu d’effectuer des essais de conformité du matériau et d’en soumettre les
résultats pour approbation à l’Ingénieur.

3. CONDITIONS DE MISE EN ŒUVRE DES MATERIAUX


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3.1 Remblais
Les matériaux pour remblais devront être exempts de tous éléments végétaux, d’humus, de
matières organiques, de micro-organismes (la teneur en matières organiques maximale tolérée
sera de 1 %) et de grosses pierres (diamètre maximum de 6 cm).
Les essais de réception sont donnés par le tableau ci-dessous.

Tableau 1 : Essais de réception des matériaux naturels

NATURE
DES NATURE DES ESSAIS NOMBRE MINIMUM
MATERIAUX D’ESSAIS
CONCERNE PROCESSUS
Teneur en L.C.P.C.
matières S 12 Au gré de l’Ingénieur
MATERIAUX
organiques
POUR
Limites L.C.P.C. 1 essai pour 500 m3 de matériaux
REMBLAIS
d’Atterberg S 12 et S 9 mis en œuvre au gré de
l’Ingénieur
Proctor Modifié L.C.P.C. 1 essai pour 2000 m3 de
S1 matériaux mis en œuvre au gré de
l’Ingénieur
C.B.R. après 4 j. Corps of
d’immersion Engineers E.M. 1 essai pour 2000 m3
1110 ou L.C.P.C.
Gonflement
1 essai pour 2000 m3
linéaire
Granulométrie 1 essai pour2000 m3
Valeur au Bleu Au gré de l’Ingénieur (fonction
des résultats obtenus sur les
autres essais)

Les matériaux utilisés devront présenter les caractéristiques suivantes :


courbe Proctor à faible convexité,
indice de plasticité  25 ou limite de liquidité inférieure à 55 % pour des graveleux latéritiques ;
indice de plasticité < 12 pour les sables limoneux,
indice C.B.R., sur échantillon à 95 % de l’Optimum Proctor Modifié (à 4 jours d’imbibition)
>15, gonflement linéaire <1.5%.
3.2 Couches de fondation, de roulement et accotements
3.2.1. Couche de fondation (y compris accotements)
Les matériaux graveleux, dans la plupart des cas d’origine latéritique, et utilisables pour couches
de fondation, dans les mêmes conditions que les accotements devront être exempts d’éléments
végétaux, d’humus, de matières organiques et de micro-organismes.
Ces matériaux devront présenter les caractéristiques suivantes :
dimensions maximales inférieures à 50 mm et courbe granulométrique continue avec au
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minimum 50 % de refus au tamis de 2 mm pour la fraction supérieure à 0,08 mm,


pourcentage de fines (éléments inférieurs à 0,08 mm) compris entre 5 et 35 % pour la couche de
fondation et les accotements,
indice de plasticité inférieur à 20,
limite de liquidité inférieure à 50,
densité sèche définie par l’essai Proctor Modifié > 2,0g/cm3,
indice C.B.R. sur échantillon à 95% de l’Optimum Proctor Modifié à 4 jours d’imbibition
supérieur à 30,
gonflement inférieur à 1 %.
3.2.2. Couche de roulement (y compris accotements)
Les matériaux graveleux, dans la plupart des cas d’origine latéritique, et utilisables pour la mise
en œuvre des couches de base améliorées au ciment, dans les mêmes conditions que les
accotements, devront être exempts d’éléments végétaux, d’humus, de matières organiques et de
micro-organismes.
Ces matériaux devront présenter les caractéristiques suivantes :
dimensions maximales inférieures à 50 mm et courbe granulométrique continue avec au
minimum 50 % de refus au tamis de 2 mm pour la fraction supérieure à 0,08 mm,
coefficient d’uniformité [Cu = D60/D10] > 10,
pourcentage de fines (éléments inférieurs à 0,08 mm) compris entre 4 et 20 % (après
compactage),
indice de plasticité inférieur à 15,
limite de liquidité inférieure à 45,
densité sèche définie par l’essai Proctor modifié est supérieure ou égal à 2,1g/cm3,
indice C.B.R. sur échantillon à 95% de l’Optimum Proctor Modifié à 4 jours d’imbibition
supérieur à 30.
gonflement nul.

3.3 Ciments
Le ciment utilisé sera du ciment Portland CPA 325, dans les différents cas d’utilisation prévus ci-
avant. Il devra être conforme à la norme NF EN 196.
Le ciment sera livré en sacs de 50 kg ou en vrac, à la seule condition qu’il soit possible de
procéder à un pesage précis de chaque quantité de liant entrant dans la composition d’une
quantité donnée de matériau devant l’utiliser en mélange.
A l’arrivée de chaque expédition, les bordereaux de livraison seront communiqués à l’Ingénieur.
Les ciments devront être stockés ou entreposés en silos ou en magasin sec, dos, couvert et
efficacement protégé contre les intempéries et apte à en contenir une quantité suffisante pour que
les travaux puissent se poursuivre de manière continue, sans interruption.
Contrôles de réception
En application du § 3 de l’article 10 du fascicule 3 du CPC, il sera effectué systématiquement un
prélèvement conservatoire par livraison (c’est à dire par camion, en principe) de ciment de même
spécification avec au moins un prélèvement par 20 tonnes de ciment.
L’Ingénieur désignera les prélèvements à analyser sur un certain nombre d’échantillons répartis
au hasard, sur le nombre total de prélèvements. Les prélèvements pour analyse seront conservés
par le laboratoire qui procédera aux analyses. Les autres échantillons seront stockés, sous la
responsabilité de l’Administration.
Les essais à effectuer sur les prélèvements à analyser seront les suivants :
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temps de prise (épreuve normale) : 1 essai


expansion à chaud (sur mortier normal) : 2 essais
fissuration (après 5 jours de repos) : 2 essais
résistance mécanique (traction et compression) : 1 essai
Tout résultat non satisfaisant, à l’exclusion de l’essai de fissuration, entraîne l’exécution sur tous
les prélèvements de l’ouvrage, des essais prévus au § 7 de l’article 10 du Fascicule 3 du CPC.
Si l’une des épreuves donne des résultats défavorables, le lot correspondant sera rebuté.
Dans le cas de la double contre-épreuve demandée par l’Entrepreneur en application du § 10 du
fascicule 3 du CPC, le lot correspondant sera rebuté si l’une des 2 contre-épreuves est
défavorable.
Si les premiers essais de fissuration obtenus, comme indiqué ci-dessus, ne donnent pas de
résultats satisfaisants, de nouveaux essais pourront être réalisés à partir de prélèvements
effectués après plusieurs jours de stockage. Chaque prélèvement donnera lieu à 3 essais, dont les
résultats seront interprétés conformément au second alinéa du § 8 de l’article 10 du fascicule 3
du CPC.
Ces essais ne pourront être renouvelés que si le temps de fissuration augmente avec le temps de
stockage des liants.
Dans le cas contraire, comme dans celui de résultats non satisfaisants après la 15 ème journée de
stockage, les lots de ciment correspondants seront déclassés.
3.5 Adjuvants
L’incorporation, en usine, de tout adjuvant dans les liants est interdite.
L’emploi d’adjuvants pour la confection des bétons ne pourra se faire qu’avec l’agrément de
l’Ingénieur. Ils seront alors conformes à la norme NF P 18.103 et aux normes visées par cette
dernière.
Toute livraison d’adjuvant donnera lieu à la présentation d’un certificat d’origine, indiquant la
date limite au delà de laquelle les produits devront être mis au rebut.

3.6 Granulats pour mortiers et bétons hydrauliques


3.6.1 Fourniture
Les granulats seront fournis par l’Entrepreneur. Ils devront satisfaire aux prescriptions
suivantes :
du fascicule 65 du CPC, article 5, pour les granulats utilisés dans les ouvrages en béton et béton
armé,
de la norme -NF EN 933-2 et NF EN 933-3
de la norme NF EN 933-1 de décembre 1997.

La nature et la provenance des granulats demeurent soumises à l’agrément de le PNUD ou de la


mission de contrôle.

3.6.2 Eléments fins et sables


Les sables ou éléments fins pour mortiers et béton seront soit des sables naturels, soit des sables
de concassage.
L’équivalent de sable devra être supérieur à 70.
Pour les mortiers et béton, ils ne devront pas renfermer de grains, dont la plus grande dimension
dépasserait le module 35 (tamis de 2,5 mm).
Pour les bétons (armés ou non), ils devront s’insérer dans le fuseau ci-après :
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Tableau 2 : Fuseau pour granulats de bétons

TAMIS TAMISATS
Ouverture des mailles Pourcentage de poids par rapport au poids total
MODULES « M »
(mm) Minimal (%) Maximal (%)
38 5,0 95 100
35 2,5 70 90
32 1,25 45 80
29 0,63 28 55
26 0,315 10 30
23 0,160 2 10
Le cas échéant, l’Ingénieur, s’il en reconnaît la nécessité, pourra exiger que les granulats soient
nettoyés par lavage avant emploi.
La consistance de la granularité sera contrôlée par la mesure du module de finesse, dont la valeur
ne devra pas s’écarter de plus de 0,20 (en valeur absolue) du module de finesse du granulat de
l’étude (article 14 du fascicule 23 du CPC).
3.6.3 Granulats moyens et gros pour bétons
Les granulats pour béton seront des granulats de concassage.
Les courbes granulométriques tracées conformément à la norme NF EN 933-1 auront un sans
discontinuité marquée. Elles présenteront une concavité dirigée vers le haut.
Chaque composition granulométrique sera proposée par l’Entrepreneur à l’agrément de
l’Ingénieur, en même temps que les compositions de bétons.
La granularité des agrégats sera en dimensions tamis :
Pour les bétons armés Q 350 : 6/20 mm résultant du mélange de deux constituants 6/10 et 10/20.
Pour les bétons Q 300, C250 et C150 : 6/40 mm résultant du mélange de trois constituants 6/10,
10/20 et 20/40
Le poids des granulats retenus au tamis correspondant à leur seuil supérieur et le poids des
agrégats passant à travers le tamis correspondant à leur seuil inférieur seront l’un et l’autre
inférieurs à 10 % du poids initial soumis au criblage. Le coefficient volumétrique des gravillons
ne devra pas être inférieur à 0.15.
Les gravillons devront être propres et ne pas contenir d’impuretés. Le pourcentage en vase,
limon ou matière soluble, poussière ou sable de concassage passant au tamis de mailles 2 mm
(modules 34), au lavage, ne devra pas dépasser 2 % en poids.
Les compositions granulométriques devront être constantes.

3.6.4 Stockage
L’entrepreneur fera en sorte que les granulats et sables soient classés par nature, en lots
nettement séparés (fins, moyens, gros).

3.6.5 Essais à effectuer sur les granulats pour bétons


Les prélèvements seront effectués en présence de l’Ingénieur ou de son représentant. Tous les
essais de réception seront exécutés dans le laboratoire de chantier.
L’Ingénieur pourra, s’il le juge utile, augmenter le nombre d’essais donnés ci-après, étant
entendu que les frais de ces essais supplémentaires seront à la charge de l’Administration, si leur
résultat est satisfaisant et à la charge de l’Entrepreneur dans le cas contraire.
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Les contrôles porteront sur les essais suivants :

a) Pour les granulats fins ou sables :


une mesure de l’équivalent de sable par 500 m3 de sable, ou par fraction de 500 m3 de sable,
un contrôle de granularité par 500 m3 de sable, ou par fraction de 500 m3 de sable,
au moins une mesure de l’équivalent de sable et un contrôle de granularité du sable pour bétons
de qualité, par journée de livraison.

b) Pour les granulats moyens et gros


Il sera exécuté :
une mesure de coefficient Los Angeles par 500 m3, ou par fraction de 500 m3,
une mesure de la proportion en poids du granulat passant au lavage, au tamis de module AFNOR
34 (tamis de 2 mm), y compris, s’il y a lieu, la mesure de plasticité (IP) des éléments inférieurs à
2 mm, par 500 m3, ou fraction de 500 m3 de granulats,
un contrôle de granularité par 500 m3, ou fraction de 500 m3 de granulats,
au moins une mesure de la proportion en poids de granulats passant au lavage, au tamis de
module AFNOR 34 (tamis de 2 mm) et un contrôle de granularité par journée de livraison.
3.6.6 Essais facultatifs
L’Ingénieur pourra, par ailleurs, faire exécuter, aux frais de l’Entreprise, tous les autres essais
prévus par la norme NF EN 933, notamment :
la détermination du coefficient volumétrique moyen et porosité pour les granulats moyens et
gros,
3.6.7 Réception
En cas de résultat négatif d’un essai effectué en application des paragraphes ci-avant, l’Ingénieur
fera procéder à 2 contre-essais. Si le résultat de l’un des contre-essais n’est pas satisfaisant, le lot
correspondant sera rejeté, dans le cas contraire, il sera accepté.
3.7 Eau de gâchage
Les eaux de gâchage des mortiers de bétons seront conformes à la norme XP P 18-303 et leur
température ne devra pas excéder 30°C.
Ces eaux ne devront pas contenir plus de deux grammes par litres de sel dissous, ou de matières
en suspension, elles seront notamment exemptes de produits chimiques tel que sulfates, chlorures
ou matières organiques.
3.8 Produit de cure
Les produits de cure éventuels devront figurer sur la liste ministérielle d’agrément.
Ils seront proposés par l’Entrepreneur à l’agrément de l’Ingénieur au moment de l’étude de
composition des bétons. Ils seront appliqués aux bétons témoins de l’épreuve de convenance : du
résultat de celle-ci dépendra la décision d’agrément.
3.9 Armatures ronds lisses pour béton armé
3.9.1 Nuance des aciers
Les aciers doux seront de la nuance Fe E 22, conforme aux spécifications du chapitre II du titre
1er du fascicule 4 du CCTG et à la norme NFA 35.015.

Conformément à l’article 9 du titre 1 du fascicule 4, ces aciers seront dispensés d’essais de


réception, s’ils sont livrés par un producteur agrée. Lorsque le producteur ne sera pas agrée, ou
lorsqu’il s’agira d’un fournisseur, l’Ingénieur se réserve le droit d’appliquer les mesures de
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recettes prévues aux articles 10, 11, 13 et 14 du titre I du dit fascicule. Dans cette hypothèse, les
essais seront à la charge du fournisseur ou de l’Entrepreneur.
3.9.2 Domaine d’emploi
Ces aciers seront utilisés :
comme armature de frettage,
comme barres de montage,
comme armatures en attente de diamètre inférieur ou égal à dix (10) millimètres si elles sont
exposées à un pliage suivi d’un dépliage,
pour toutes les armatures secondaires ne contribuant pas à la résistance mécanique des sections
d’ouvrages.
3.10 Armatures à haute adhérence
3.10.1 Classe des aciers
Les classes des aciers seront des types FeE40A et choisies parmi celles qui sont définies au
chapitre III du titre I du fascicule 4 du C.C.T.G. et qui font l’objet d’identification diffusée par
décision ministérielle. Elles devront être conformes à la norme NFA 35.016.
L’Entrepreneur pourra cependant proposer l’emploi d’acier Fe E 40 ou Fe E 50 pour les seuls
aciers ne nécessitant pas un façonnage poussé.
3.10.2 Domaine d’emploi
Seuls les aciers Fe E 40 A pourront être utilisés pour constituer les armatures coudées de
diamètre supérieur ou égal à vingt (20) millimètres, les cadres, épingles et étriers non prévus en
ronds lisses.
3.10.3 Contrôle sur chantier
Les aciers à haute adhérence ne donneront lieu à des essais de réception sur le chantier, que si
l’Ingénieur l’estime nécessaire. Il serait alors effectué, aux frais de l’Administration, des essais
de traction et de pliage, auxquels l’Entrepreneur serait invité à y assister.
3.10.4 Stockage et préparation
Les barres d’acier seront approvisionnées en longueur au moins égale à 12 m. Tous les aciers
seront disposés sans contact avec le sol, en lots classés par diamètres, et à l’abri des intempéries.
Les armatures devront être parfaitement propres, sans aucune trace de rouille non adhérente, de
peinture, de graisse, de ciment ou de terre.
Les armatures seront façonnées sur gabarit de façon à présenter exactement les longueurs et les
formes prévues par les dessins d’exécution.
Elles seront coupées et cintrées à froid. La fixation des fers à béton par soudure sera admise,
dans la mesure, où la spécification de fabrication des aciers, garantisse la soudabilité de ceux-ci.

3.11 Acier pour remplacement de garde-corps métallique


Les aciers destinés à la substitution de certains garde-corps métalliques devront être constitués de
tubes d’acier sans soudure, galvanisé qui seront conformes à la norme ASTM A 120.
3.12 Ouvrages provisoires
3.12.1 Bois de coffrage pour coffrage, blindage, échafaudages
Les bois de blindage, échafaudages et supports sont choisis par l’Entrepreneur dans le cadre des
prescriptions de la norme NF.B 52.001 et dans les catégories correspondant aux contraintes
calculées.
En cas d’emploi de panneaux de contre-plaqué pour le coffrage des parements, la qualité choisie
sera du type à imprégnation spéciale pour bétons.
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L’épaisseur minimum de ces panneaux sera de 20 mm.


3.12.2 Profilés divers pour coffrage - blindage - échafaudages
Les aciers utilisés seront des laminés marchands, en acier doux soudable : leur nuance sera
soumise à l’agrément de l’Ingénieur. Ils devront répondre aux prescriptions du chapitre III du
fascicule 4 du CCTG.
En particulier, les caractéristiques mécaniques de ces profilés devront satisfaire aux normes
NF.A 35.501 ou NF.A 36.201.
3.12.3 Prédalles ou coffrages perdus
La conception générale des pré dalles ou coffrages perdus ainsi que les matériaux utilisés seront
soumis à l’agrément de l’Ingénieur. L’utilisation de l’amiante-ciment n’est pas autorisée.
3.13 Matériaux pour ouvrage de protection de talus et de remblai
3.13.1 Gabions
Les moellons pour remplissage des cages de gabions pourront être soit des moellons de latérite,
soit des moellons de caractéristiques équivalentes, dont la plus petite dimension ne sera pas
inférieure à 0,20 m et la plus grande dimension ne sera pas supérieure à 0.40m.
Avant utilisation, ils devront avoir reçu l’agrément de l’Ingénieur ou de son représentant.
3.13.2 Perrés
Les moellons bruts, qu’ils soient de latérite ou en provenance d’une carrière de concassage,
devront être agréés par l’Ingénieur ou son représentant. Ces moellons auront au moins 0,30 m de
queue et une dimension minimale, en parement, de 0,20 m.
3.13.3 Enrochements
Les enrochements proviennent de carrières agréées par l’Ingénieur. Ils seront constitués de roche
saine et devront être propres et débarrassés d’inclusions de terre, d’argile ou de matières
organiques. Leurs formes seront aussi régulières que possible. Les dalles et aiguilles ne seront
pas acceptées.
3.14 Cages métalliques pour gabions
Les cages métalliques pour gabions seront réalisées en grillage double torsion à mailles standard
100 mm x 120 mm en fil d’acier galvanisé. Les fils d’acier nécessaire aux ligatures seront de
même section que celui ayant servi à la confection des cages et sera, lui aussi, galvanisé.
3.15 Buses
Les buses en tôle d’acier ondulée et galvanisée du type ARMCO ou similaire, conformément aux
prescriptions du fabricant, seront soumises à l’accord préalable de l’Ingénieur. Ces buses auront
une épaisseur de 3,5 mm pour la tôle d’acier.
3.16 Peinture pour béton
La peinture pour les articles en béton à peindre doit être du type à chlorure de caoutchouc. Avant
utilisation, l’Entrepreneur fournira tous les détails nécessaires à l’Ingénieur pour approbation.
3.17 Peinture marquage de chaussée
La peinture pour les marquages sur chaussée doit être d’un type à séchage rapide avec bille de
verre, l’Entrepreneur fournira tous les détails nécessaires à l’Ingénieur pour approbation.
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CHAPITRE 3 : MODE D’EXECUTION DES TRAVAUX

1. TERRASSEMENTS ET CHAUSSEE
PHASE PRELIMINAIRE
Sur la base des travaux à exécuter, des informations contenues dans le dossier géotechnique et
dans le respect des prescriptions du présent C.P.T., le titulaire apprécie les difficultés présentées
par la recherche des gîtes d’emprunt de matériaux, par l’approvisionnement des matériaux
nécessaires, par leur transport et par leur mise en œuvre.
A cet effet, il effectue des recherches et des essais de laboratoire, puis il détermine les dosages,
les compositions, les traitements et les adjuvants nécessaires pour répondre aux critères
d’utilisation des matériaux graveleux, des sables et des granulats requis pour la constitution de la
chaussée.
A partir des documents contenus dans le Dossier d’Appel d’Offres, et à partir des investigations
faites par lui-même, le titulaire fait les vérifications nécessaires et signale immédiatement au
maître d’œuvre toute éventuelle anomalie, erreur ou omission.
Le titulaire est tenu de présenter au maître d’ouvrage les résultats de ses investigations,
accompagnées de son étude, dans les 45 (quarante-cinq) jours suivant l’ordre de commencer les
travaux sur la totalité du tracé.
L’étude d’exécution doit inclure un profil en long complet de la route à construire, avec
indication de la ligne rouge à respecter, ainsi que les plans et les profils en travers : ceux-ci à
l’échelle 1/100ème. Il vérifie les épaisseurs de couche de roulement et d’accotement à mettre en
œuvre selon les besoins des travaux à exécuter, ces calculs partiels devant respecter les
indications du projet et se traduire par un quantitatif de matériaux mis en œuvre égal aux
quantités figurant dans le Détail Estimatif du Dossier d’Appel d’Offres.
Le Maître d’Ouvrage doit se prononcer dans les dix (15) jours qui suivent la remise des résultats
des investigations du titulaire et de l’étude d’exécution.
Aucune exécution des travaux ne saurait commencer tant que les dispositions définitives ne sont
pas arrêtées et les plans approuvés par le Maître d’Ouvrage ou son Représentant et marqués avec
la mention : « Bon pour exécution ». Le délai contractuel inclut l’exécution de cette phase
préliminaire.
1.1 Implantation
Avant tout commencement d’exécution des travaux, l’Entrepreneur devra procéder au bornage
du tracé de la future route.
Ce bornage sera éventuellement réalisé à l’aide de borne en béton. Ces bornes seront nivelées, si
possibles par rapport au nivèlement I.G.N., si un macaron existe à proximité du chantier, mais en
tous les cas en accord avec les instructions de l’Ingénieur.
Ensuite, l’Entrepreneur matérialisera sur la route à réhabiliter l’implantation des différentes
reprises ou travaux à exécuter, par un marquage et un piquetage parallèle. Ce piquetage sera
placé hors de l’emprise des terrassements. Il comportera un piquet à chaque profil du projet et
sera complété de façon que la distance entre 2 piquets successifs ne dépasse pas 25 m dans les
alignements droits et 12,5 m dans les clothoïdes et les courbes circulaires.
L’Entrepreneur fera inscrire sur les piquets, le numéro correspondant au numéro du profil qu’il
représente ou un numéro complémentaire de repérage pour ceux ne correspondant pas à des
profils tels les points singuliers.
Lorsque cette implantation sera terminée, elle sera vérifiée de façon contradictoire par
l’Entrepreneur et le Représentant de l’Ingénieur et suivie d’un procès-verbal.
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L’Entrepreneur remettra à l’Ingénieur pour approbation, le plan de piquetage correspondant sur


lequel figurera la côte de tous les piquets et cela avant tout début d’exécution des travaux sur la
section considérée et au plus tard, 15 jours avant tout début d’exécution.
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1.2 Planches d’essais


L’Ingénieur pourra faire effectuer par l’Entrepreneur et aux frais de celui-ci toutes les planches
d’essai qu’il jugera nécessaire, tant au démarrage du chantier qu’en cours d’exécution des
travaux.
Ces planches d’essai destinées aux mises au point techniques seront notamment requises pour :
la couche de fondation,
la couche de roulement.
1.3 Exploitation des emprunts
Les emprunts retenus, après les essais géotechniques préalables seront déboisés, débroussaillés et
dessouchés. Les couches de surface (couvertures végétales) seront soigneusement décapées
jusqu’à ce que le matériau à exploiter présente des qualités d’homogénéité et de propreté
suffisantes. Les produits de décapage seront retroussés en périphérie de la zone d’exploitation,
afin de servir au remodelage des terrains après travaux (remise en état des emprunts).
Si les matériaux doivent servir à la réalisation de la couche de roulement ou de la couche de
fondation, les matériaux exploitables seront préalablement gerbés en tas et approuvés par la
mission de contrôle, avant reprise pour chargement des engins de transport. Ce mode
d’exploitation est conseillé, en vue d’obtenir une bonne homogénéisation et pour éviter la prise
de matériaux sous-jacents inutilisables.
Si l’extraction doit se faire en période de saison des pluies, il faudra limiter au minimum le stock
de matériaux gerbés, car la pénétration des eaux de pluies est facilitée sur un matériau aéré. Dans
ce cas, il sera judicieux de ne pas constituer de stockage d’un volume supérieur à celui nécessaire
à la mise en œuvre de la journée de travail.
Dans tous les cas, il sera souhaitable :
d’aménager des pentes de façon à favoriser l’évacuation de l’eau,
de prévoir aux points bas des aménagements sommaires d’évacuation,
de maintenir en bon état les pistes d’accès pour éviter les ornières et les flaques ou les eaux
stagnantes.
1.4 Pistes de service pour déviations, accès aux points d’eau et emprunts

Pour l’exécution des travaux, l’Entrepreneur devra prévoir la construction de pistes de service,
pour déviations locales, accès aux points d’eau ou aux emprunts. Celles-ci seront réalisées par
l’Entrepreneur et à ses frais. Leur mise en œuvre devra apparaître dans le planning des travaux.
Les déviations devront être agréées par l’Ingénieur, préalablement à leur mise en service.
Pendant leur temps d’utilisation, leur entretien sera constamment assuré, y compris pendant les
arrêts de chantier éventuels. La signalisation des déviations est obligatoire et sera faite
conformément à la législation en vigueur.
Lorsqu’il devra traverser des terrains cultivés, exploités ou simplement privés, pour
l’implantation de ces pistes, l’Entrepreneur devra assumer la prise en charge des indemnités
compensatoires éventuelles.

1.5 Curage des ouvrages d’assainissement existants


1.5.1 Fossés en terre
Les fossés en terre longitudinaux existants, dont il est prévu le curage, seront remis au gabarit de
1,50 m d’ouverture en gueule et de 0,50 m de profondeur minimum.
Ils devront, après curage, ne présenter aucune contre-pente en profil en long et permettre un
écoulement normal des eaux pluviales pour un drainage satisfaisant du corps de chaussée. Les
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divergents ou exutoires, s’ils existent, devront eux aussi être repris.

1.5.2 Fossés en béton


Les fossés en béton, buses et dalots et d’une façon générale de tous les ouvrages
d’assainissement qui sont à conserver dans le cadre du projet et, dont l’état nécessite un curage
profond, seront donc nettoyés de tous les dépôts sédimentés et corps étrangers gênant
l’écoulement des eaux pluviales.

1.6 Préparation du terrain


1.6.1 Débroussaillement
Le débroussaillement et l’enlèvement éventuel de certains arbres seront effectués sur les
accotements et zones, définis suivant les instructions de l’Ingénieur. Ce travail comprend
l’enlèvement, hors de l’emprise de tous les produits végétaux et le remblaiement éventuel, des
excavations créées par le dessouchage des arbres.
1.6.2 Démolition d’ouvrages existants
L’Entrepreneur aura à démolir ou à enlever, suivant les instructions de l’Ingénieur, certains
ouvrages d’art, dalots ou buses dont l’état ou l’adéquation ne sont pas satisfaisants dans le cadre
de la réalisation du projet.
Les matériaux résultant de la démolition seront évacués en décharge publique selon les directives
de l’Ingénieur.
1.6.3 Décapage
Il concerne principalement l’élimination des herbes, débris végétaux et des terres végétales sur
une épaisseur suffisante pour la mise en place, si besoin est, d’une couche de remblai.
La surface, sur laquelle seront réalisés les remblais, sera compactée sur les 30 derniers
centimètres, à 95 % de la densité sèche correspondante à l’Optimum Proctor Modifié.
Les dommages qui pourraient être causés aux riverains, lors de l’exécution de ces travaux,
seront, entièrement, à la charge de l’Entrepreneur.
1.6.4 Compactage
Tous les terrains qui seront situés sous l’assiette des remblais devront être compactés par
l’Entrepreneur, de telle sorte que la densité sèche du sol en place, soit au moins égale à 92 % de
l’Optimum Proctor Modifié, sur une épaisseur d’au moins 30 centimètres.

1.7 Exécution des déblais


Les déblais seront exécutés par l’Entrepreneur suivant les indications du projet d’exécution de
chaque linéaire et selon les directives de l’Ingénieur. Les lieux de dépôt seront soumis à
l’agrément de l’Ingénieur.
Dans le cas de terrassements en déblai pour purges locales totales, les fonds de déblais seront
compactés à au moins 92 % de l’OPM sur une profondeur de 30 cm.
Dans le cas de déblai par purges d’accotements, les fonds de déblais seront compactés à au
moins 92 % de l’OPM, sur les 30 derniers centimètres.
Après les dernières passes de compactage, les cotes de fonds de déblais ne devront pas différer
de plus de 3 cm des cotes de projet.
Sur toutes les sections en élargissement de plate-forme, où le terrain naturel est à une cote
supérieure ou au même niveau que l’accotement existant, des déblais seront nécessaires.
Après le décapage de la terre végétale, les matériaux de déblais pourront être réutilisés en
remblais, lorsque leurs qualités répondront aux critères requis pour les matériaux utilisables en
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remblais. En conséquence, lors de l’exécution des déblais, l’Entrepreneur devra tenir l’Ingénieur
informé des différents matériaux rencontrés. Pour leur utilisation éventuelle en remblais,
l’agrément de l’Ingénieur sera nécessaire. Tous les autres matériaux non utilisables en remblais
seront mis en décharge.
Lorsque l’exécution des déblais sera terminée, l’Entrepreneur devra mettre en œuvre les
aménagements nécessaires pour assurer un drainage correct des terrassements. Ces
aménagements devront être entretenus durant toute la durée du chantier.

1.8 Exécution des remblais


La réalisation des remblais se fera conformément aux prescriptions du marché et suivant les
dispositions des projets d’exécution par linéaire approuvés par l’Ingénieur.
Lorsque les remblais existants devront être surélevés et élargis, ou simplement élargis, ou, enfin,
repris pour cause de talus érodé, les travaux de remblai seront exécutés de façon à limiter les
cisaillements qui se produisent nécessairement entre le terrain en place et le matériau d’apport.
Dans ces conditions, et, afin d’assurer une stabilité globale des talus, l’élargissement devra être
réalisé par gradins successifs ancrés dans le talus existant après recoupage de ce dernier. Ces
gradins devront permettre le passage des engins de compactage afin d’atteindre, sans problème,
les compacités requises. A cet effet, l’Entrepreneur devra prévoir, pour chaque gradin, une
surlargeur de 25 cm qui sera éliminée, après compactage, par retaillage.
Une fois la cote finie du projet de terrassement atteinte, le talus se retaille suivant les pentes
requises par le projet et les terres excédentaires seront boutées hors de l’emprise et régalées, ou
tout simplement amenées en dépôt.
Les matériaux pour remblais seront étalés et réglés en couches n’excédant pas 25 cm et sur toute
la largeur de la plate-forme de remblais pour permettre un compactage régulier et efficace.
Ce réglage devra se réaliser de telle façon que le profil en cours du remblai présente toujours une
convexité suffisamment marquée pour assurer un assainissement satisfaisant du corps du
remblai.
Les remblais seront méthodiquement compactés : le compactage devra conduire à l’obtention
d’une densité sèche égale à 92% de la densité sèche de l’Optimum Proctor Modifié.
Le contrôle de la valeur du compactage sera effectué par la mesure de la densité sèche « in situ »,
avec un densitomètre à membrane, à raison d’une mesure minimum par 1500 m² de remblai mis
en œuvre et ce, pour chaque couche de 25 cm.

1.9 Forme de la chaussée


1.9.1 Définition de la forme
La forme est définie comme étant la partie supérieure des terrassements sur laquelle vient
s’appuyer le corps de chaussée.
1.9.2 Finition de la forme
Les 30 derniers centimètres de la forme, qu’elle soit en déblai ou en remblai, devront être
compactés à 92 % de l’Optimum Proctor Modifié. Chaque fois que la densité sèche « in situ »
sera trouvée inférieure à 95 % de l’OPM, l’Entrepreneur sera tenu de reprendre le compactage.
La forme ainsi obtenue sera soigneusement nivelée et dressée. Elle ne devra pas présenter de
bosses ou de flaches excédants 3 cm sous la règle de 3 m placée orthogonalement ou
parallèlement à l’axe. Elle fera l’objet d’une réception.
Après achèvement d’une section de terrassement, l’Entrepreneur pourra en demander la
réception à l’Ingénieur. Celui-ci disposera d’un délai de 48 heures pour la prononcer ou la
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refuser. Cette réception sera fonction du nivellement et des compacités obtenues.


En ce qui concerne la plate-forme, la réception pourra être prononcée dans les mêmes conditions,
étant entendu, qu’elle devra être confirmée, juste avant la mise en œuvre de la couche supérieure.
La mise en place de la couche supérieure ne pourra être faite qu’après réception des
terrassements et celle de la plate-forme.
1.9.3 Mise en forme, scarification, compactage de la plate-forme avant mise en place
d’un remblai ou des couches de chaussée
Avant la mise en place des remblais ou des couches de chaussées, sur la plate-forme existante,
celle-ci devra être scarifiée, mise en forme, compactée, afin d’assurer une bonne assise et un
accrochage satisfaisant des matériaux d’apport.
Le compactage de la plate-forme, avant la mise en œuvre des couches de chaussée, permettra
d’obtenir 92 % de l’OPM sur les 30 derniers centimètres.

1.10 Couche de fondation


Dans les zones d’élargissement de la chaussée et les zones de rectification, une couche de
fondation (chaussée + accotements), en graveleux latéritiques de CBR au moins égale à 30 à 92
% de l’OPM après 4 jours d’immersion, sera mise en place sur le sol de plate-forme ou sur la
plateforme supérieure des terrassements.
Son épaisseur dépendra de la portance de son assise. Les matériaux seront étalés sur toute la
largeur de la plateforme et compactés à 92 % de l’OPM. La dimension maximale admissible des
matériaux rapportés ne sera pas supérieure à 50 mm.
En ce qui concerne les épaisseurs, la tolérance sera de  2 cm. Les cotes atteintes ne devront pas
différer de plus de 2 cm des cotes de projet.
Le contrôle des épaisseurs sera effectué par sondage à la suite des opérations de compactage,
dans le cas d’une surépaisseur, si celle-ci entre dans le cadre des tolérances définies ci-avant, elle
sera à la charge de l’Entrepreneur.
Avant tout apport de nouvelles couches de matériaux, un contrôle de compactage sera réalisé
avec un essai tous les 1500 m².
La couche de fondation fera l’objet d’une réception par l’Ingénieur.

1.11 Couche de roulement


Dans les zones d’élargissement de la chaussée et les zones de rectification, une couche de
roulement (chaussée + accotements), en graveleux latéritiques de CBR au moins égale à 50% à
95 % de l’OPM après 4 jours d’immersion, sera mise en place sur le sol de plate-forme ou sur la
partie supérieure des terrassements.
Son épaisseur dépendra de la portance de son assise. Les matériaux seront étalés sur toute la
largeur de la plateforme et compactés à 95 % de l’OPM. La dimension maximale admissible des
matériaux rapportés ne sera pas supérieure à 50 mm.
En ce qui concerne les épaisseurs, la tolérance sera de  1 cm. Les cotes atteintes ne devront pas
différer de plus de 1 cm des cotes de projet.
Le contrôle des épaisseurs sera effectué par sondage à la suite des opérations de compactage,
dans le cas d’une surépaisseur, si celle-ci entre dans le cadre des tolérances définies ci-avant, elle
sera à la charge de l’Entrepreneur.
Avant tout apport de nouvelles couches de matériaux, un contrôle de compactage sera réalisé
avec un essai tous les 1500 m².
La couche de roulement fera l’objet d’une réception par l’Ingénieur.
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1.12 Accotements
Les accotements seront réalisés en même temps que les couches de fondation et de base, dans les
mêmes conditions.
1.13 Pose des bordures en béton
Les bordures seront du type préfabriqué en béton vibré dosé à 350kg/m3. Elles seront conformes
aux plans et devront respecter les dimensions qui y sont portées.
Ils ne devront présenter ni épaufrures ni fissures.
Les bordures seront fondées sur un lit en béton Q150 par éléments de 0.50 ml de longueur dans
les parties droites et les parties courbes de rayon supérieur à 10 ml et par éléments de 0.25 ml de
longueur dans les parties courbes de rayon inférieur ou égal à 10 mètres.
Les joints n’auront pas plus de 0.015m d’épaisseur et seront bourrés de mortier dosé à 300 kg de
ciment par mètre cube.
Le jointoiement se fera au moyen d’un fer rond de 15 mm de diamètre
La pose se fera conformément aux plans ou suivant les indications de l’Ingénieur.
1.14 Talus, fossés et exutoires
Les talus seront réglés aux pentes prescrites sur les plans types, sauf indications contraires de
l’Ingénieur.
Comme pour les talus, les fossés seront exécutés aux dimensions prévues dans les profils types.
La pente longitudinale sera, autant que possible identique à celle de l’axe de la chaussée. Si cela
s’avère nécessaire, la pente sera augmentée pour éviter toute accumulation d’eau en un point
quelconque du tracé.
Elle devra, toutefois, rester en deçà de celle permettant d’atteindre le seuil de la vitesse critique
d’érosion (0,5 m/s).
Les fossés existants seront reprofilés et les matériaux en provenance comme ceux des fossés à
créer, seront mis en dépôt.
Le cas échéant, si la configuration l’exige, l’Ingénieur pourra prescrire des formes et des profils
différents.
Des exutoires seront créés pour réduire les vitesses d’écoulement dans les fossés ou pour éviter
des débordements sur la plate-forme. Leur emplacement déterminé par l’Entrepreneur sera
soumis à l’agrément de l’Ingénieur.
La distance entre deux exutoires sera toujours inférieure à 500 mètres, sauf indications contraires
émanant d’un calcul hydraulique sans ouvrage intercalé, la longueur des exutoires sera telle que
la dispersion des eaux, à leur extrémité, ne présente aucun obstacle ou danger pour la plate-
forme.
Les exutoires seront réglés en profil en long pour assurer une parfaite évacuation des eaux des
fossés en points bas et seront à 45° par rapport à l’axe de la route, dans le sens de la pente du
terrain.
Les exutoires auront, en principe, une section trapézoïdale et auront 2 m de largeur en fond. Les
talus seront réglés à 2/1. La profondeur en sera variable, mais au moins égale à celle des fossés.
1.15 Tableaux récapitulatifs des essais de contrôle pour terrassements et chaussées
Les essais de contrôle des travaux pour les terrassements et les chaussées sont récapitulés dans
les deux (02) tableaux ci-après :

ESSAIS DE RECEPTION ET DE CONTROLE DES TRAVAUX DE TERRASSEMENTS ET


CHAUSSEES
NATURE DES NATURE DES ESSAIS NOMBRE MINIMUM
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TRAVAUX NOM PROCESSUS D’ESSAIS


Densitomètre à 1 Essai tous les 1.500 m²
Compactage du plan
Densité en place membrane NF P 94- suivant l’accord de
d’appui du remblai
061-2 d’avril 1996 l’Ingénieur
Compactage des Densitomètre à
1 Essai tous les 1.500 m² par
matériaux mis en membrane
Densité en place couche de 20 cm suivant
remblai NF P 94-061-2 d’avril
l’accord de l’Ingénieur
1996
Compactage de la Densitomètre à
1 Essai tous les 1.500 m² et
forme en déblai ou en Densité en place membrane NF P 94-
au gré de l’Ingénieur
remblai 061-2 d’avril 1996
Compactage des Densitomètre à 1 Essai tous les 500 m² pour
couches de base et de membrane NF P 94- la fondation
Densité en place
roulement 061-2 d’avril 1996 1 Essai tous les 500 m² pour
la couche de roulement
Compactage des Densitomètre à
accotements membrane
Densité en place 1 Essai tous le 500 m²
NF P 94-061-2 d’avril
1996

TOLERANCES DE MISE EN OEUVRE


Pour terrassements et couches de chaussée
(voir tableau ci – dessous)
ESSAIS DE RECEPTION DES TRAVAUX

NATURE DES NATURE DES NOMBRE MINIMUM


RESULTATS EXIGES
TRAVAUX VERIFICATIONS D'ESSAIS

Réglage de la Contradictoirement sur


forme ± 3 cm par rapport aux profils l'axe et sur chacune des
Cotes obtenues
théoriques cotes au droit des profils
en travers
Longitudinalement puis
A la règle de 3 m flèche
Surfaçage transversalement au droit
maximale inférieure à ± 3 cm
des profils en travers
Réglage des talus ± 3 cm par rapport aux profils Au droit des profils en
Cotes obtenues
théoriques travers
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Mise en œuvre ± 2 cm par rapport aux profils


sur tous les points
des couches de théoriques pour la couche de
Cotes obtenues caractéristiques de
fondation, de fondation et ± 1 cm pour la
chaque profil en travers
roulement et des couche de roulement
accotements Entre 2 et 3 % sur la chaussée
Tous les 10 m sur toute la
Pente transversale Entre 3 et 4 % sur les
largeur
accotements
Tolérance de 10 % sur
Epaisseur Pour chaque hectomètre
l'épaisseur théorique

Toutes les irrégularités supérieures à ces valeurs doivent être soigneusement reprises par
l'Entrepreneur à ses frais suivant une procédure agréée par l'Ingénieur. Si les résultats de ces
réparations ne sont pas conformes aux tolérances indiquées, l'Entrepreneur devra enlever et
remplacer, à ses frais la zone défectueuse.

2. OUVRAGES D’ART ET ASSAINISSEMENT

2.1 Implantation
Le piquetage des ouvrages sera effectué par l’Entrepreneur suivant, d’une part les dispositions
indiquées sur les projets d’exécution approuvés par l’Ingénieur et, d’autre part des instructions
particulières de l’Ingénieur.
Dans un délai de quinze (15) jours, après la notification des instructions de l’Ingénieur,
l’Entrepreneur aura à en vérifier le bien-fondé, faute de quoi elles seront réputées acceptées, sans
réserve, par l’Entrepreneur.
En cas de désaccord, un levé topographique contradictoire permettra de trancher le litige. Tout
début d’exécution, sans réclamation, engage la responsabilité de l’Entrepreneur, aussi, en cas
d’erreur, il aura l’obligation de prendre à sa charge toutes les opérations de destruction et de
reconstruction éventuelles.
2.2 Fouilles pour fondations

Les fonds de fouille pour fondations devront être établis au niveau du terrain sain et porteur. Ils
feront l’objet d’un agrément de l’Ingénieur.
L’Entrepreneur exécutera tous les blindages, drainages et épuisements qui pourraient s’avérer
nécessaires.

Au cas où, lors de l’exécution de la fouille, l’Entrepreneur rencontrera des terrains durs ou
rocheux nécessitant l’emploi de matériels spéciaux de perforation ou autres, il devra en aviser
l’Ingénieur, qui décidera ou non de maintenir la cote de fondation arrêtée sur les plans, mais
quelle que soit sa décision, des attachements contradictoires devront être pris pour estimer le
volume correspondants des terrains durs ainsi extraits.
2.3 Composition des mortiers
Les mortiers utilisés seront de deux (02) types :
Mortiers pour ragréages de petits ouvrages ordinaires (têtes de buses etc..) et jointoiement des
maçonneries et bordures en béton. Ces mortiers seront dosés à 450 Kg de ciment CPA 325, par
mètre cube de sable mis en œuvre.
b) Mortiers additionnés de résines époxydes pour reprises d’ouvrages routiers à conserver. Ces
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mortiers seront dosés à 650 Kg de ciment CPA 325, par mètre cube de sable mis en œuvre.
Les quantités de résine à y incorporer seront de l’ordre de 8 à 10 % du poids de ciment par mètre
cube. La résine époxyde qui sera utilisée devra être agrée par l’Ingénieur, sur la base de ses
qualités et de sa spécificité, qui lui seront communiquées par l’Entrepreneur.
Le dosage devra faire l’objet d’une étude de laboratoire effectuée par l’Entrepreneur, pour
déterminer les quantités exactes de résine à mettre en œuvre.
2.4 Nomenclatures des bétons
Les différents bétons sont désignés symboliquement par une lettre type (C = béton courant, Q =
béton de qualité) suivi par un nombre de trois chiffres indiquant le dosage minimal en ciment,
exprimé en kilogramme par mètre cube de béton mis en œuvre.
2.5 Etude et contrôle des bétons
2.5.1 Dispositions générales
La maniabilité du béton sera déterminée par la méthode du cône d’Abrams, conformément au
mode opératoire de la norme NF EN 12390-1.
L’affaissement maximal sera compris entre 3 et 6 cm. Les essais correspondants effectués à la
demande de l’Ingénieur, seront à la charge de l’Entrepreneur.
En outre, l’Entrepreneur a l’obligation et la responsabilité de procéder aux épreuves d’études et
de convenance, en temps utile, afin de pouvoir respecter ses obligations contractuelles relatives
au délai d’exécution.

2.5.2 Essais de contrôle des performances à atteindre


Les performances minimales à atteindre sont les suivantes :
Résistance en bars sur éprouvette
Type de cylindrique
ESTIMATION Compres. minim. Traction minimale
béton
à 28j à 28 j
C 150 Béton de propreté NON
C 250 Fossés triangulaires latéraux EXIGEE
Q 300 Regards et ouvrages de tête
d’assainissement 200 15
Fossés rectangulaires en B.A. ou non
Q 350 Dalles de couverture fossés
250 20
Dalots et reprises tabliers ponceaux
Les essais de contrôle des performances devront être réalisés par l’Entrepreneur et vérifiés par
l’Ingénieur, conformément à la méthodologie décrite aux articles 12, 13, 14 et 15 du C.P.C.
Seuls les bétons Q 300 et Q 350 seront soumis à l’épreuve de convenance.
2.6 Fabrication et transport du béton
2.6.1 La fabrication
La fabrication du béton devra être mécanique et pourra faire appel à des appareils :
soit, du type à axe vertical,
soit, du type à coquilles,
soit, du type à axe horizontal avec vidange par renversement du sens de marche.
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Préalablement, néanmoins, à toute installation ou approvisionnement de matériel, l’Entrepreneur


devra avoir reçu l’agrément de l’Ingénieur, sur la base de plans détaillés et notices techniques
qu’il lui aura remise.
Les constituants du béton seront introduits dans l’appareil de fabrication, dans l’ordre suivant :
granulats moyens et gros, ciment et sable, puis l’eau de gâchage y sera ajoutée. L’Entrepreneur
ne pourra procéder autrement que, s’il est démontré qu’il en résulte une meilleure homogénéité
des composants du béton.
La durée de malaxage sera telle que tous les matériaux introduits soient parfaitement et
complètement enrobés.
L’eau employée pour les gâchages des mortiers et bétons devra avoir les qualités physiques et
chimiques fixées par la norme XP P 18-303 d’août 1999. Elle devra contenir moins de 2
grammes/litre de matières en suspension et moins de 2 grammes/litre de sels dissous.
L’Entrepreneur devra veiller à protéger les réservoirs et bacs à eau contre l’isolation. L’Ingénieur
pourra arrêter la fabrication de mortiers et bétons s’il juge que la température de l’eau est très
élevée (supérieure à 30 °C).
2.6.2 Transport
L’Entrepreneur aura le choix du moyen de transport du béton de son lieu de fabrication à son lieu
d’emploi. Toutefois, il devra recevoir l’agrément de l’Ingénieur sur la méthode et le matériel
utilisés.
En cas d’utilisation de camions malaxeurs, l’Entrepreneur veille particulièrement à la bonne
rotation de ses camions, de façon à éviter au maximum l’insolation et la ségrégation de son
produit.

2.7 Mise en œuvre du béton


2.7.1 Coulage et mise en place du béton
L’Entrepreneur veillera, lors du coulage de béton, à éviter toute manœuvre ou disposition
pouvant favoriser la ségrégation du béton.
Les bétons Q 300 et Q 350 seront pervibrés dans la masse, une fois la mise en place terminée. Il
ne sera agréé que des pervibrations à fréquence élevée de neuf mille à douze mille cycles par
minute.
La finition des dalles ou des parties horizontales de bétonnage pourra être effectuée par vibration
horizontale.
2.7.2 Curage des bétons
Afin d’éviter des retraits trop importants et surtout pour le bétonnage par temps chaud des zones
exposées au soleil, l’Entrepreneur devra prendre toutes ses dispositions pour assurer la cure du
béton. Des produits spéciaux, prévus à cet effet, pourront être utilisés, mais quoi qu’il en soit,
l’Entrepreneur devra soumettre l’ensemble de ces dispositions à l’Ingénieur, pour agrément.
2.8 Utilisation et choix des coffrages
2.8.1 Caractéristiques des coffrages et domaines d’utilisation
Les coffrages pourront être soit en bois, soit en contreplaqué, soit métallique. Ils devront être
parfaitement propres, sans aucune trace de béton, mortier ou laitance anciens.
Pour les parements cachés des ouvrages, ils seront réalisés par coffrages ordinaires tels que ceux-
ci sont définis au § IV de l’article 27 du Fascicule 65 du C.P.C.
2.8.2 Parements cachés
Les parements non vus, la route terminée, pourront être ragréés partout où des nids de cailloux
restent visibles, pour autant qu’il ne s’agisse pas d’une ségrégation trop importante et notamment
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aux reprises de bétonnage.


2.8.3 Parements vus
Les parements vus devront être de teinte uniforme. Aucun nid de cailloux ne devra être apparent.
Les ragréages ne pourront être que strictement limités et soumis, préalablement, à l’appréciation
de l’Ingénieur, qui jugera s’il y a malfaçon ou non. En cas de malfaçon, l’ouvrage sera démoli et
repris aux frais de l’Entrepreneur.
Il est aussi interdit à l’Entrepreneur, de laisser en attente des trous lorsque ceux-ci sont non
prévus aux dessins d’exécution. Cela peut être le cas de certains trous de montage qui requièrent
notamment la mise en place de certains éléments de coffrage.
Les parements vus ne devront présenter, ni arêtes mal dressées, empreintes des panneaux de
coffrages, ni traces de laitance dues à des déformations de coffrage, ni fissures, ni bulles d’air
apparents, ni reprises visibles de bétonnage.
2.8.4 Parements non coffrés
Ils devront être conformes aux dispositions du § 6 de l’article 22, Fascicule 65 du C.P.C
2.9 Tolérance sur les dimensions des ouvrages terminés
La tolérance de rectitude est fixée par le § 2. Alinéa 3, de l’article 25, fascicule 65 du C.P.C.
La tolérance est ramenée au 1/200ème pour les coffrages ordinaires.
La tolérance en sous-épaisseur est d’un centimètre. Lorsqu’il s’agira d’un tablier d’ouvrage (pour
un ponceau ou pour la partie supérieure d’un dalot), l’extrados ne devra comporter aucun point
bas intermédiaire : devra avoir été réglé, à cet effet, avec une précision suffisante, lors du
bétonnage.

2.10 Peinture des parties métalliques


La préparation des surfaces comprendra le nettoyage et l’enlèvement de rouille par polissage à
l’émeri, après un brossage énergique à la brosse métallique ou par tout autre moyen agréé par
l’Ingénieur.
La finition des surfaces comprendra :
une couche générale de Wash Primer du type S PR 45 ou similaire, d’une épaisseur de 20
microns,
une sous-couche de peinture glycérophtalique,
une couche de finition de peinture glycérophtalique.
Ces deux couches de peinture glycérophtalique seront de nuance distincte et l’épaisseur de
chacune d’entre elles sera de 35 microns. La marque, la qualité et les teintes seront
préalablement soumises à l’agrément de l’Ingénieur, qui jugera, après exécution, de la qualité de
travail réalisé pour donner son agrément.
2.11 Remblais contigus aux ouvrages
Les remblais contigus aux ouvrages proviendront, suivant les cas et après accord de l’Ingénieur,
des :
déblais réutilisables,
lieux d’emprunt approuvés par l’Ingénieur.
Ces matériaux seront mis en œuvre par couche élémentaire de 20 cm d’épaisseur, et compactés
de telle sorte que la densité sèche atteigne au moins 92 % de la densité sèche de l’Optimum
Proctor Modifié jusqu’à 0,30 m de la cote de chaussée terminée, pour les parties d’ouvrages
situées sous chaussée.
Les 0,30 m restants qui constituent presque essentiellement la couche de roulement, compactés à
95 % de l’OPM.
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2.12 Exécution des ouvrages d’assainissement


Les dessins d’exécution fixent les dimensions et les détails de construction des différents types
d’ouvrages d’assainissement.
Aucun enduit n’est prévu sur les parois, qui devront, dans ces conditions, présenter des surfaces
suffisamment lisses au décoffrage.
Un béton de propreté sera, préalablement, à tout autre bétonnage, coulé sous l’ouvrage pour une
épaisseur indiquée sur les dessins d’exécution.
Les radiers et parois en béton armé seront exécutés en béton Q 350. Les parois verticales des
caniveaux en béton seront réalisées en Q 300.
Le ferraillage devra être obligatoirement calé avec des cales, d’épaisseur 2,5 cm, en mortier,
préparées à l’avance, avec ligature de mise en place.
Le remblai contigu à l’ouvrage sera exécuté selon les stipulations de l’article 2.11 précédent.
2.13 Fouilles en tranchées
L’exécution de ces fouilles vise en particulier celles nécessitées par la pose des buses métalliques
et la réalisation des ouvrages d’art.
Les tranchées seront descendues avec des parois présentant le moins de gêne possible pour les
travaux qui pourraient éventuellement être exécutés simultanément, à proximité et, avec le
minimum de risques pour les ouvrages proches de quelque nature qu’ils soient.
La profondeur des fouilles, à l’amont et à l’aval de la tranchée, sera fixée avec les plans
d’exécution de chaque ouvrage, pour lequel des levés des plans types existent.
L’Administration pourra prescrire des purges de terrain en fond de fouilles s’il s’avère que le
terrain existant à ce niveau est de mauvaise qualité, le volume complémentaire sera remblayé en
matériau de bonne qualité pouvant au gré de l’Ingénieur, être terminé par 10 cm de béton de
propreté qui pourra, s’il s’agit d’une buse, constituer un lit de pose. Le remblai provenant lui-
même de la purge sera compacté à 92 % de l’OPM.
Tous les étaiements, blindages, qui s’avéreraient nécessaires pour une bonne tenue des fouilles
devront être mis en place par l’Entrepreneur, qui devra aussi faire son affaire de tous les moyens
d’exhaure suffisants, en cas de venue d’eau.
Les terres provenant des fouilles, si leur qualité se révèle suffisante seront employées au
remblaiement des dites fouilles, après agrément de l’Ingénieur.
L’Entrepreneur devra prendre toutes les dispositions nécessaires (signalisation, déviation,
gardiennage etc.) pour maintenir la sécurité de la circulation, tant automobile, que piétons.
2.14 Buses métalliques
Les buses métalliques seront formées d’éléments ondulés, cintrés, en tôle d’acier galvanisé. Les
crochets ou accessoires de fixation seront tous également, galvanisés.
L’épaisseur des éléments métalliques sera de 3,5 mm.
En outre, chaque élément pourra être protégé, extérieur comme intérieur, par le passage d’une
peinture asphaltique en 2 couches, suivant les instructions de l’Ingénieur.
2.15 Radier submersible en béton armé
Le radier sera formé d’un empierrement rocheux de dimension décroissante de la base au
sommet.
Les travaux de mise en œuvre du radier submersible se feront comme suit :
décapage de la plateforme existante sur une épaisseur d’environ 1mètre,
mise en place d’une nouvelle plateforme en matériau granulaire insensible à l’eau
mise en place du radier en béton armé
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3. TRAVAUX DIVERS
3.1 Travaux de protection et de stabilisation de talus
3.1.1 Perrés maçonnés
Ils seront exécutés seulement lorsque l’Ingénieur aura estimé les remblais stabilisés. La
composition du mortier à utiliser pour hourder la maçonnerie sera du mortier dosé à 450 kg de
ciment par mètre cube de mortier.
La maçonnerie sera réalisée en « opus incertum », chaque joint ayant environ 2 cm de large sur
0,40 m de profondeur maximale.
Les couronnements et les bords latéraux des perrés seront exécutés avec du béton C 250 coulé en
place sur 20 cm de profondeur minimale et 40 cm d’épaisseur et légèrement armé d’un treillis
soudé de maille de 15 cm en Ø 6 mm. La fondation ou assise du perré sera exécutée en béton Q
250.
3.1.2 Gabions
Le remplissage des cages sera réalisé soit avec des blocs ou moellons de latérite, soit avec des
blocs ou moellons de matériau des caractéristiques équivalentes. Les dimensions ne devront pas
être inférieures à 0,20 m, ni supérieures à 0,40 m. Les plus gros moellons seront placés à la
périphérie, les plus petits à l’intérieur.
Ils seront fermés et reliés entre eux par de fortes ligatures de fil d’acier galvanisé, de diamètre et
de qualité identiques à ceux du fil utilisé pour la confection des gabions.
Mise en œuvre des gabions
Les gabions seront dépliés, dressés et ligaturés avec du fil de fer galvanisé de même nature que
celui constituant le grillage. Le poids du fil nécessaire aux ligatures sera au minimum de 8 % du
poids de grillage du gabion unitaire.
Les gabions seront montés et appliqués, lors de leur remplissage aux gabions voisins déjà
achevés. Une fois terminé le nouveau gabion sera ligaturé avec ceux déjà en place et qui le
jouxtent.
Avant la mise en place des gabions, le terrain sera nivelé et dressés aux engins, afin de permettre
une bonne assise.
3.1.3 Enrochements des pieds de talus
Ils seront constitués de moellons de granulométrie comprise entre 0,15 m et 0,40 m et
comprendront au moins 10 % de blocs longs et plats.
Ils seront placés à la main, en lit de 0,40 m le long du pied de talus à côté des têtes d’ouvrages et
d’une façon générale, suivant les instructions de l’Ingénieur.
3.2 Signalisation
Les bornes kilométriques et la signalisation de la route seront réalisées conformément à
l’instruction interministérielle du 22 Octobre 1963 « SIGNALISATION ROUTIERE aux
REGLES EUROPENNES », conférence des Ministres des Transports (Genève).
a) Bornes kilométriques
La fourniture et la pose des bornes kilométriques sont prévues.
Leurs emplacements, les inscriptions et la couleur des peintures seront agréés par l’Ingénieur.
Elles seront réalisées en béton C 250, non armé. Leurs formes et leurs dimensions sont celles
agréées par l’Administration.
Les bornes seront entourées d’une aire de 2 m x 3 m décapée et rechargée en matériaux de bonne
qualité, identiques à ceux requis pour les accotements. Les surfaces des bornes faisant saillie du
sol seront peintes avec 3 couches d’une peinture agréée par l’Ingénieur.
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Les inscriptions des bornes seront définies à l’Entrepreneur par l’Ingénieur.


b) Panneaux de signalisation
c.1 Implantation
Position latérale des panneaux et signaux
Les panneaux et signaux seront disposés sur les bords extérieurs de la route et au minimum à une
distance de 5,00 m par rapport à l’axe de la route.
Pour éviter le phénomène de réflexion spéculaire, le plan de la face avant du panneau ou du
signal devra former un angle non compris entre 88° et 98° avec le faisceau des projecteurs, à
partir du point où celui-ci commence à être visible.
Position verticale des signaux
La hauteur des signaux s’entend toujours à la hauteur du bord inférieur du signal par rapport au
niveau fini de la chaussée.
La hauteur est fixée en principe à 1,00 mètre. Si plusieurs signaux sont placés sur un même
support, cette hauteur est celle du signal inférieur.

Position verticale des panneaux


Pour tous les panneaux la hauteur minimale est fixée à 1,00 mètre.
Disposition des panneaux
Les signaux d’avertissement permanents seront implantés à une distance de 150 mètres du
danger.
Les ouvrages présentant un danger particulier seront signalés par des balises munies de
dispositifs retro-réfléchissants (de type catadioptre).
c.2 Couleurs
Les couleurs seront exécutées conformément aux « Instructions Interministérielles sur la
signalisation routière ».
c.3 Matériaux
Les fonds non retro-réfléchissants des signaux doivent être réalisés par l’application d’une
peinture glycérophtalique, semi-brillante, cuite au four. Cette application devra être
suffisamment régulière pour présenter une qualité d’uni lisse et sans aucune aspérité. Les fonds
rétro-réfléchissants seront, eux, réalisés par l’emploi d’une peinture glycérophtalique avec
incorporation de microbilles de verre, elles aussi cuites au four.
Les teintes ne devront subir aucun changement notable dans le temps. La substitution en
remplacement, de certains éléments doit pouvoir se réaliser, sans qu’une différence appréciable
de teinte soit constatée, après trois ans. L’envers des signaux devra présenter une teinte neutre,
de préférence gris clair.
Le pouvoir réflecteur des matériaux rétro-réfléchissants ne doit pas subir une perte de plus de 20
% par rapport à l’état sec initial après une période de deux ans d’exploitation.
Les matériaux réfléchissants de fonds doivent être suffisamment flexibles afin de pouvoir résister
aux chocs et intempéries. Ils devront pouvoir renvoyer la lumière incidente pour des angles allant
jusqu’à 25 degrés.
La surface des panneaux et signaux sera parfaitement lisse de manière à atténuer le salissement
et les frais d’entretien. Les tôles qui composent la surface de ces panneaux seront en aluminium
et auront une épaisseur minimum de 2 mm.
Les panneaux et signaux seront boulonnés sur des supports de tube obstrués à leurs extrémités et
galvanisés. Ces supports ne doivent présenter aucun angle vif. Les boulons une fois resserrés à
leur position définitive, seront soudés sur la tige filetée.
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c.4 Dessins et dimensions des panneaux


Les panneaux et signaux seront étudiés et calculés pour une poussée totale de 180 kg/m². Les
efforts devront être entièrement repris par les supports et les fondations, à l’exclusion de câbles
tenseurs non admis.
Les dimensions et dessins seront conformes aux « instruction interministérielles sur la
signalisation routière » et à la législation en vigueur.
Néanmoins, les panneaux circulaires auront un diamètre de 80 cm, ainsi que les panneaux
triangulaires, dont le côté du triangle équilatéral sera de 80 cm

c.5 Ancrages et fondations


Les fondations doivent être exécutées très soigneusement. En particulier la partie supérieure
visible des socles sera lissée. Les fondations seront calculées pour un effort de torsion
correspondant à un effort total sur le panneau d’une poussée de 180 kg/m². Elles doivent être
capables d’absorber normalement ces efforts.
Les types de support et de fondation indiqués par l’Administration seront vérifiés par
l’Entrepreneur. Par ailleurs toutes les dispositions ainsi que la dimension des panneaux devront
être proposées par l’Entrepreneur à l’agrément de l’Ingénieur.
d) Balises de virages
Dans les courbes qui constituent un danger, soit par leur rayon de courbure, soit par manque de
visibilité ou enfin soit par leur apparition inopinée sur un itinéraire où les sinuosités sont rares, le
côté extérieur du virage sera jalonné à l’aide de balises du type J1. Ces balises seront aussi
placées au niveau des ouvrages d’art afin de faciliter leur repérage aux fins de travaux
d’entretien.
c) Barrières de pluie
La fourniture et la pose des barrières de pluie sur l’ensemble des tronçons objets de travaux sont
prévues.
Leurs emplacements, les inscriptions et la couleur des peintures seront agréés par l’Ingénieur.
Elles seront réalisées selon les spécifications techniques suivantes:
Hauteur hors sol de 1,10 m ;
Flèche : tube carré galvanisé creux de 80X80x 3 mm, longueur: 4.50 mètres (en moyenne) entre
axes de poteaux;
Poteau principal : deux montants métallique en tube galvanisé de 80X50X3 soudés sur platine
métallique de 400X400X10 mm fixé au sol par des tiges de scellement ancrées dans un socle en
béton armé de 0.6x0.6x0.7 m
Poteau de réception : en tube de 100x100x3 soudé sur platine de 300X300X10 mm, fixée au sol
par des tiges de scellement ancrées dans un socle en béton de 0.4x0.4x0.5m
Contrepoids enrobé dans un caisson métallique en tôle galva avec poignet pour aide au levage
fixé sur contrepoids
Blocage en position fermée ou ouverte par tige en inox et cadenas de sécurité.

Toutes les parties de la barrière recevront :


une couche d’antirouille au minium de plomb en atelier,
une couche d’antirouille au minium de plomb après installation et enfin
deux couche de peinture glycérophtalique de couleur blanche. La flèche recevra en plus des
bandes réflectorisées alternées « rouge/blanc ».
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CHAPITRE 4 : CONTROLES

1. CONTROLE TECHNIQUE

1.1 Nature des essais à réaliser


a) Essais de réception
Il s’agit notamment :
des essais et études préliminaires d’agrément de matériau, de la recherche de la composition des
mélanges et des essais de conformité,
des essais de réception des matériaux du chantier.
b) Essais de contrôle de mise en œuvre
Ce sont les essais courants de contrôle de la qualité de mise en œuvre.
Essais de contrôle géotechnique des travaux

1.2 Méthodes d’application


Les essais devront être exécutés dans les conditions et suivant les méthodes préconisées dans les
documents suivants, classés par ordre de priorité en cas de discordance entre les différentes
normes et processus d’essais.
Document n° 1 : Le présent C.P.T. avec les références qu’il prend en compte pour certains
modes opératoires,
Document n° 2 : Les procédés d’essais du Centre Expérimental de Recherches et d’Etudes
pour l’Equipement (C.E.R.E.E.Q.) de Dakar,
Document n° 3 : Les procédés d’essais du Laboratoire Central des Ponts et Chaussées du
Ministère de l’Equipement et du Logement Français,
Document n° 4 : Les normes françaises AFNOR,
Autres documents : Les autres normes internationales (cf. Chapitre 2, § 1 et alinéa 1.1).
1.3 Contrôle par l’Entrepreneur
L’Entrepreneur est tenu d’effectuer un contrôle technique suivi des travaux qu’il exécute et pour
cela, il doit disposer, sur le site ou à proximité, des installations et équipements nécessaires pour
opérer une vérification des différents dosages, compositions, mélanges et d’une façon générale
de tous les essais nécessaires pour une exécution technique selon les règles de l’art.
Tous les résultats des essais de contrôle effectués par l’Entrepreneur sont communiqués à
l’Ingénieur au fur et à mesure de leur exécution.

1.4 Contrôle par l’Ingénieur


L’Ingénieur pourra effectuer tous les essais qu’il jugera nécessaires et à quelque moment que ce
soit. L’Ingénieur se réserve notamment le droit de faire effectuer par un Laboratoire extérieur des
essais complémentaires qui feront foi et qui seront pris en charge par l’Entrepreneur, s’il est
observé des différences entre les essais réalisés par le Contrôle et ceux réalisés par l’Entreprise.
2. CONTROLE DES TERRASSEMENTS
En plus des essais d’identification des sols, qui seront réalisés sur les emprunts et carrières,
l’Entrepreneur réalisera tous les essais indiqués aux tableaux du paragraphe 1.19 du chapitre 3.

3. CONTROLE DU PROFILAGE ET DU COMPACTAGE DE LA COUCHE DE


FONDATION, DE ROULEMENT ET DES ACCOTEMENTS
En ce qui concerne le profilage et les tolérances admissibles sur la forme, la couche de fondation,
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la couche de roulement et les accotements, ils sont définis aux paragraphes 1.8 ; 1.9.2 ; 1.10 et
1.11.1 du chapitre 3.
Pour les compactages, ils devront aboutir sur les fondations et en tous points à une densité égale
à 92 % de l’OPM. Sur les couches de roulement en matériaux naturels : en tous points 95 % de
l’OPM.
Aucune tolérance supplémentaire, en moins, ne sera admise. S’il s’avérait que cette densité
exigée n’était pas atteinte, l’Entrepreneur recommencerait le travail, à ses frais.

CHAPITRE 5 : DISPOSITIONS ENVIRONNEMENTALES

1. DISPOSITIONS GENERALES

Installation des bases de chantier


L’entrepreneur proposera à la mission chargée du contrôle des travaux et aux représentants des
autorités locales, son choix en ce qui concerne le lieu prévu pour l’implantation de la base de
chantier.
Par ailleurs, en tenant compte du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) proposé
dans le rapport d’Etude d’Impact Environnemental, notamment le Plan d’atténuation des impacts
négatifs et également des réalités du terrain, la mission de contrôle devra valider les propositions
faites pour minimiser les impacts probables.
L’entreprise devra également présenter dans un délai d’un mois et en conformité avec les
mesures d’atténuation prévues, à compter de la date de notification de démarrage des travaux,
son plan de protection de l’environnement. Ce plan doit nécessairement comporter :
un plan d’installation des bases de chantier ;
un plan de gestion des déchets de chantier (types de déchets prévus, mode de récolte, mode et
lieu de stockage, mode et lieu d'élimination...) ;
un plan de gestion de l'eau (besoins, mode et source d'approvisionnement, rejets...) ;
un plan de gestion globale pour l'exploitation des zones d'emprunt et des carrières (localisation,
mode d’approvisionnement, pistes utilisées, remise en état…), la remise en état des zones
(actions contre l’érosion, l’inondation et les éboulements, réaménagement prévu) ;
un plan de remise en état des sites d’installations des bases de chantier et des autres espaces
affectés par les travaux.
L’entrepreneur doit déclarer sa disposition à tenir en compte des modifications susceptibles
d’être apportées par la mission de contrôle, pour une meilleure prise en compte de
l’environnement.

Implantation
L’importance des installations est déterminée par la nature des travaux et par le nombre
d’ouvrages à réaliser, le nombre d’ouvriers, le nombre et le genre d’engins nécessaires.
Le plan d’installation de la base de chantier devra tenir compte des mesures suivantes :
le site choisi doit être situé à une distance optimale des habitations et des points d’eau pour éviter
les nuisances et faciliter l’approvisionnement en eau ;
le choix du site doit tenir compte également de la direction du vent en vue de minimiser les
impacts de la dégradation de la qualité de l’air sur les populations locales ;
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le site devra être un espace assez ouvert afin de limiter l’abattage des arbres et en dehors des
zones de culture si possible ; en cas échéant l’entreprise est tenue de compenser les propriétaire
des champs affectés suivant un taux de compensation à l’hectare défini en accord avec la mission
de contrôle, les services locaux de développement rural et les populations affectées ;
les surfaces d’entreposage et de mélange des matériaux, de manipulation de produits polluants ou
de stationnement des engins devront être bien délimitées et aménagées pour circonscrire les
risques de pollution.
A la fin des travaux, l’entrepreneur devra remettre en état l’ensemble des aires utilisées,
notamment par l’enlèvement des matériaux restants et des déchets, le labourage des sols
compactés, la remise en place de couche de terre arable (préalablement conservée) en cas de
décapage.

Equipements
Les aires de bureaux et de logements doivent être pourvues d’installations sanitaires (latrines
étanches, fosses septiques, lavabos et douches) en fonction du nombre des ouvriers. Des
réservoirs d’eau devront être installés en quantité et qualité suffisantes et adéquates aux besoins.

Règlement intérieur
Pour l’installation du chantier, un règlement interne doit mentionner spécifiquement :
l’obligation du respect des mesures de sécurité de travail (port de casques ou turbans, bottes,
gants, …) lors des opérations ;
les règles de sécurité (vitesse des véhicules limitée à 80 Km/h en rase campagne et 40 Km/h en
agglomération) ;
l’interdiction de la consommation d’alcool ou de cigarettes pendant les heures de travail ;
l’interdiction de la chasse, de la consommation ou du transport de la viande de brousse et de
l’utilisation du bois comme source d’énergie ;
l’obligation du respect des us et coutumes des populations et des relations humaines d’une
manière générale ;
l’interdiction d’accès à la base de chantier aux personnes étrangères, en particulier à la gente
féminine, à partir de 20 H pour réduire les risques de débauche et de propagation des IST et du
SIDA. En conséquence le règlement doit mentionner clairement la fermeture de la base à partir
de 22 H.
Le règlement intérieur doit être clairement expliqué et fourni à chaque ouvrier lors de son
embauche. Des séances d’information et de sensibilisation doivent se tenir régulièrement suivant
l’avancement des travaux. Le règlement intérieur devra aussi beaucoup insister sur le respect du
plan d’aménagement et des sanctions doivent y figurer en vue de dissuader les éventuelles
tentations.
Réunion de démarrage des travaux
Une visite du terrain associant le PNUD, les Autorités Administratives (Préfecture) et locales
(Mairie et Communes Rurales), l’Entreprise et le Bureau de Contrôle, doit se tenir avant le début
des travaux.
Les autorités et les populations devront être clairement informées sur les aménagements prévus.
Les informations sur les travaux devront préciser le tracé de la route à construire, la nature des
travaux prévus, le nombre, les types et l’emplacement des ouvrages prévus et les surfaces
susceptibles d’être affectées par les travaux et leur durée. Les voies de déviations devront être
définies.
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Des informations doivent être fournies quant aux biens qui pourraient être affectés par le projet
(maisons, champs, autres activités). Une commission d’indemnisation doit être crée en vue de
négocier les processus et les taux d’indemnisation des biens.
D’autres informations doivent également être fournies sur la nature des impacts prévus et sur les
mesures d’atténuation prévues.
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Emploi de la Main d’œuvre locale


L’entrepreneur est tenu d’engager (en dehors de son personnel cadre technique) la main-d’œuvre
dans les communes et communautés rurales directement desservies par la route. A défaut de
trouver le personnel qualifié sur place, il est autorisé d’engager la main d’œuvre à l’extérieur de
la zone du projet.

Protection du Personnel de chantier


L’entrepreneur doit munir ses ouvriers des équipements de sécurité nécessaires et adéquats,
notamment pour les travaux de :
Terrassement et chaussée : masques à poussière, bottes,
Exploitation des zones d’emprunt et carrières : masques à poussière, casques antibruit,
chaussures de sécurité,
Réalisation des ouvrages : gants, lunettes, bottes,
En cas de nécessités, d’autres mesures visant le renforcement de la sécurité des travailleurs
devront être prises par l’entrepreneur. L’obligation du port des équipements de protection devra
être notifiée aux travailleurs de chantier.

Note d’information interne de l’entreprise


L’entreprise devra, de concert, avec la structure chargée d’élaborer le plan de sensibilisation et
de lutte contre la propagation des IST-SIDA, émettre une note d’information interne pour
sensibiliser les ouvriers sur les risques de propagation de ces maladies. Cette activité devra
ressortir :
la définition des IST, en général, et du SIDA en particulier ;
les symptômes du SIDA ;
les causes et modes de contaminations possibles ;
les mesures à prendre ou les comportements à adopter ;
les difficultés de prise en charges des malades du SIDA ;
les sombres perspectives de la pandémie ;
l’impact de la pandémie sur le développement économique et humain ;
et l’importance des mesures de prévention face à la cherté et à la faible efficacité des méthodes
de traitement.
La note d’information interne devra également sensibiliser les travailleurs sur le respect des us
coutumes et pratiques religieuses des populations de la région du projet.

2. EXECUTION DES TRAVAUX

Travaux de terrassement, chaussée et assainissement


L’entrepreneur devra informer et sensibiliser les populations avant le démarrage des activités,
dans le but de convenir, avec elles, des dispositions à prendre pour limiter les risques d’accident.
Il devra veiller à ce que les éventuelles indemnisations soient effectivement fixées et payées aux
ayant droit avant toute démolition, en accord avec l’Ingénieur du projet.

Protection de l’environnement contre le bruit


L’entrepreneur est tenu de limiter les bruits de chantier susceptibles d’importuner gravement les
riverains par :
un respect strict de la durée des travaux ;
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une définition précise des heures de travail ;


un entretien régulier des engins ;
un contrôle par l’ingénieur de toutes les activités susceptibles de générer du bruit.

Protection de l’environnement contre les gaz d’échappement et les hydrocarbures


Les dépôts et autres modes de stockage éventuels de carburant, de lubrifiants ou
d’hydrocarbures, ainsi que les installations de maintenance du matériel de l’entrepreneur, doivent
être conformes aux prescriptions relatives à ces types d’installation. Ils doivent être strictement
limités aux surfaces prédéfinies.
Les aires de remplissage des réservoirs des engins pourraient être imperméabilisées en vue de
limiter l’infiltration des hydrocarbures. Les sols et tous les objets souillés par des hydrocarbures
devront être récupérés et stockés dans des containers étanches qui seront à la fin des travaux
déchargés dans des endroits adéquats.
L’entrepreneur est également tenu d’amener sur le chantier des engins en bon état et d’assurer
leur entretien régulier, afin de limiter au maximum les risques de pollution.

Protection de l’environnement contre les poussières et autres particules solides


L’entrepreneur est tenu d’arroser les sources d’émission de poussières (dépôt de matériaux,
charges camions, déblais, remblais, pistes de déviation…). Aussi, la charge des camions
d’approvisionnement doit être limitée au ras des caisses, pour réduire la pollution de l’air (envol
de poussières) et les risques de chutes de matériaux le long des trajets.

Protection des eaux de surface et des nappes souterraines


Pour éviter cette pollution, les travaux, doivent, dans la mesure possible, être effectués pendant la
saison sèche et le site remis en état avant le début de l’hivernage.
Par ailleurs, l’entrepreneur devra éviter tout déversement ou rejet de substances susceptibles de
polluer les eaux superficielles ou souterraines (par infiltration ou ruissellement). Les installations
doivent être situées à une distance optimale des ravins et autres cours d’eaux temporaires en vue
de circonscrire les risques de pollutions des eaux. De même, l’installation de latrines à fosses
étanches seront préconisées au niveau de la base de chantier.

Gestion des déchets


Des réceptacles avec couvercle seront installés aux divers lieux d’activités pour recevoir les
déchets. Pour faciliter la gestion des déchets, la mise en place d’un système de tri à la source sera
préconisée. Ainsi, l’entreprise devra, en collaboration avec la mission de contrôle, faire une
typologie des déchets en inertes (pouvant être déchargés dans une décharge locale) et ceux
dangereux (nécessitant un traitement spécial) et installer plusieurs réceptacles recevant les divers
types de déchets. Ces réceptacles seront vider périodiquement dans des décharges autorisées sous
le contrôle de l’expert environnementaliste chargé du surveillance des travaux.
Les aires d’entretien et de lavage des engins, devront être bien délimitées et les volumes de
matériaux pollués (sables par exemple) devront être enlevés.
Les huiles et graisses usagées notamment pourront être acheminés vers des sociétés spécialisées
dans la récupération comme la SRH.

Repli de chantier
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Après les travaux, l’entrepreneur devra procéder à la remise en état des lieux par le repli du
matériel, des engins, des matériaux excédentaires et des équipements, et à la restauration de
l’environnement naturel en cas de nécessité.
La remise en état des lieux, sanctionnée par un procès-verbal, sera considérée comme un
préalable à la réception des travaux.

Ouverture et utilisation d’une carrière


L’ouverture et l’exploitation des carrières sont réglementées par le Code Minier du Sénégal. En
général, les carrières exploitées sur le domaine public sont soumises à autorisation, et les
carrières exploitées sur un terrain privé sont soumises à déclaration. Le Spécialiste
environnementaliste chargé du suivi devra aider l’entreprise dans l’élaboration des demandes
d’autorisation d’ouverture et d’exploitation de carrières, selon les exigences du code minier. Les
frais afférant à la demande d’autorisation ainsi que les taxes d’exploitation et les éventuels frais
de dédommagement aux propriétaires seront à la charge des entreprises.
Au moins un (01) mois avant le début d’exploitation de la carrière, l’entrepreneur et le
Spécialiste chargé du contrôle devront présenter à la Direction des Mines et à la Direction de
l’Environnement et des Établissements Classés, un plan de protection environnemental
comprenant : un programme d’exploitation de la carrière en fonction du volume à extraire pour
les travaux et un plan de remise en état des carrières. Il tiendra compte de la profondeur
exploitable et devra déterminer la surface nécessaire à découvrir en tenant compte des aires
nécessaires pour le dépôt des matières végétales, des matériaux de découverte non utilisables
pour les travaux à exécuter, ainsi que des voies d’accès et des voies de circulation.
Les aires de dépôts devront être choisies de manière à ne pas gêner l’écoulement naturel des eaux
(de même que la circulation des personnes et des biens) et devront être protégées contre
l’érosion. L’entrepreneur devra obtenir pour les aires de dépôt l’agrément du contrôleur.
La surface à découvrir doit être limitée au strict minimum. La terre arable décapée devra être
stockée sur place en vue de la remise en état, après l’exploitation. De même, les arbres devront
être préservés et protégés au maximum. En cas de débroussaillage, les débris végétaux devront
servir de paillage sur la terre arable remise en état, pour la protéger et favoriser la reprise
végétale.

Utilisation d’une carrière temporaire


L’entreprise exécutera à la fin des travaux, les aménagements nécessaires à la remise en état du
site.
Ces aménagements comprennent :
la remise en place des matériaux de découverte et de la terre arable afin de faciliter la percolation
de l’eau, un enherbement et des plantations si prescrits ;
le rétablissement des écoulements naturels antérieurs ;
l’aménagement de fossés de garde afin d’éviter l’érosion des terres régalées ;
l’aménagement de fossés de récupération des eaux de ruissellement et la conservation de la
rampe d’accès, si la carrière est déclarée utilisable pour le bétail ou les riverains, ou si la carrière
peut servir d’ouvrage de protection contre l’érosion ;
la remise en état de l’environnement autour du site, y compris des plantations prescrites.
Après la mise en état conformément aux prescriptions, un procès-verbal sera dressé.
Utilisation d’une carrière permanente
L’entrepreneur veillera pendant l’exécution des travaux :
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à la préservation des arbres dans la mesure du possible ;


aux travaux de drainage nécessaires, pour protéger les matériaux mis en dépôt ;
à la conservation des plantations délimitant la carrière.
A la fin de chaque intervention un procès-verbal de l’état des lieux sera dressé.

Elagage et débroussaillage
Ils concernent les abords immédiats de la route, afin d’améliorer l’emprise et de dégager la
visibilité. Toutes les branches surplombant la plate-forme seront coupées suivant une verticale
passant par la limite de débroussaillement. Egalement, les hautes herbes aux virages devront être
enlevées pour une plus grande visibilité.
Les arbres riverains susceptibles de tomber sur la route et de barrer la circulation devront être
abattus.
Plantation d'arbres
En compensation à la végétation détruite et dans le but d’améliorer le milieu biophysique, des
plantations d’arbres sont prévues au niveau des bordures des routes et de la base de chantier
remises en état. L’entreprise est invitée à collaborer à cet effet, avec les services des Eaux et
Forêts, la municipalité et les populations pour un choix judicieux d’espèces adaptées aux
conditions écologiques du milieu et aux systèmes de production.
Les travaux comprennent notamment:
la fourniture de plants d’une hauteur garantissant au maximum leur survie, selon les espèces ;
leur plantation, leur protection, l'arrosage, le remplacement en cas d'échec et l'entretien jusqu'à la
réception définitive.
Les techniques de reboisement devront être définis de manière à garantir une meilleure
intégration de la route dans le paysage.

Gestion des débris végétaux


Il est strictement interdit de brûler sur place les déchets végétaux coupés surtout pour éviter les
risques de propagation de feux. Ces déchets pourront servir de paillage au niveau des zones
remises en état en vue de leur protection contre l’érosion et de faciliter la reprise de la végétation.
Pour éviter cela, l’entrepreneur doit, dés le début des travaux, mettre en stock ces débris
végétaux en vue de leur utilisation pour la remise en état des sites.

Chargement et transport des matériaux d’apport


Lors de l’exécution des travaux, l’entrepreneur doit :
bien identifier les sources d’emprunt et les pistes d’approvisionnement à solliciter,
prendre les mesures nécessaires pour limiter la vitesse des véhicules sur le chantier par
l’installation de panneaux de signalisation et des porteurs de drapeaux,
prendre des mesures de réduction de l’émission de poussières en arrosant régulièrement les voies
de circulation dans les zones habitées,
Prévoir des déviations par des pistes ou routes existantes dans la mesure du possible.

Dépôts de matériaux d’apport sur la route


L’entrepreneur doit :
Organiser la répartition ou la disposition des tas de matériaux le long de la route, sur une surface
délimitée,
Arroser régulièrement ou recouvrir les tas de matériaux fins,
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Régler la circulation de transit par des porteurs de drapeau et par une signalisation verticale
adéquate,
Charger les camions de manière à éviter les pertes de matériaux et l’émission de poussière au
cours du transport,
Veiller à ce que les camions et engins de chantier gardent une vitesse maximale de 40 km/h,
particulièrement à la traversée des agglomérations.

Signalisation des travaux


L’entreprise doit mettre en place la signalisation des travaux en cours (porte-drapeaux ;
panneaux ; bandes réflectorisées sur les obstacles, matériaux et engins mis le long de la route ;
etc.) et exécuter la signalisation conformément aux dessins et indications fournis.

Ouvrages d’assainissement
L’entrepreneur devra veiller à ce que les ouvrages d’assainissement prévus dans la construction
des routes soient bien dimensionnés.

3. SANCTIONS ET PENALITES
Suspension
Le non respect des clauses environnementales et sociales est un motif de résiliation du contrat. Et
par ailleurs, une entreprise résiliée pour cause de non application des clauses environnementales
sera exclue pour la période de cinq ans du droit de soumissionner.

Réception des travaux


En vertu des dispositions contractuelles des travaux, le non respect des présentes clauses dans le
cadre de l’exécution d’un projet expose le contrevenant au refus de signer le Procès-Verbal de
réception provisoire ou définitive des travaux, par la Commission de réception, avec blocage de
la retenue de garantie de bonne fin.

Notification
Toute infraction aux prescriptions dûment notifiées à l’entreprise par le contrôle doit être
redressée. La reprise des travaux ou les travaux supplémentaires découlant du non respect des
clauses est à la charge de l’entrepreneur.

CHAPITRE 6 : MODE D’EVALUATION DES TRAVAUX

1. CONDITIONS GENERALES D’EVALUATION


Les ouvrages et prestations seront rémunérés à l’Entrepreneur, par application des prix du
bordereau aux quantités réellement exécutées, conformément aux prescriptions au marché. Ces
quantités devront être constatées et approuvées par l’Ingénieur.
L’Entrepreneur est réputé avoir une parfaite connaissance de toutes les conditions et sujétions
imposées pour la bonne exécution des travaux et de toutes les conditions locales susceptibles
d’avoir une influence sur cette exécution et, notamment :
de la nature et de la qualité des sols et terrains,
des conditions de transport et d’accès sur les sites,
du régime normal des eaux et des pluies dans la région concernées par le projet,
des points d’eau exploitables.
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Il ne pourra, de ce fait, élever aucune réclamation ayant pour base des difficultés ou sujétions
imprévues, hors les cas de force majeure.
Les prix du bordereau rémunèrent forfaitairement toutes les dépenses relatives à la bonne
exécution des travaux et incluent :
tous les frais de main d’œuvre,
toutes les fournitures de matériaux, matières, matériel et outillage,
tous les frais d’installation de chantier et d’amortissement du matériel et outillage,
tous les frais d’acheminement et de repli de matériaux, matières et outillages,
tous les frais de prospection ou investigations diverses, essais et analyses de matériaux, levés
topographiques et implantations,
tous les frais d’aménagement des pistes d’accès aux carrières, emprunts et points d’eau,
tous les frais d’établissement de déviations, de leur entretien et toutes sujétions,
tous les frais dérivés de la destruction de plantations ou de cultures,
tous les frais d’aménagement et d’entretien des locaux servant de bureaux,
toutes les charges d’entretien de la route et des ouvrages durant le délai de garantie,
toutes les sujétions ainsi que tous les aléas, frais généraux et le bénéfice de l’Entreprise,
toutes les charges d’entretien pendant le délai de garantie,
toutes les taxes en vigueur.
Ces prix comprennent également les frais d’exploitation des carrières et emprunts et les
redevances. Les pistes provisoires de toute nature pour y accéder, ainsi que celles permettant
l’accès aux points d’eau et, d’une façon générale toutes les sujétions résultant du maintien de la
circulation pendant les travaux et de la mise en œuvre de déviations. Ils comprennent également
les frais de gardiennage et de signalisation du chantier, ainsi que les frais relatifs à la mise à
disposition de l’Administration, des prestations que l’Entrepreneur lui doit dans le cadre des
dispositions prévues, à cet effet, dans le marché.
Les indemnisations pouvant être dues, au titre de l’extraction des matériaux ne sont pas incluses
dans ces prix unitaires du bordereau.
D’une manière générale, toutes les contraintes et sujétions s’imposant normalement à
l’Entrepreneur pour l’exécution correcte des travaux sont à sa charge, qu’elles soient ou non
explicitement prévues dans le présent CPT, l’Entrepreneur étant réputé parfaitement les connaître
pour s’en être personnellement rendu compte sur le terrain avant de présenter sa soumission.

2. DEFINITION DES PRIX UNITAIRES


000 – INSTALLATIONS DE CHANTIER
001 INSTALLATIONS DE CHANTIER, REPLI DU CHANTIER ET ETABLISSEMENT
DU PROJET D’EXECUTION
Ce prix rémunère, au forfait, les frais d’installation des bases-chantiers, l’établissement du Projet
d’Exécution y compris les études topographiques et géotechniques, le logement du personnel de
l'Entreprise, les bureaux de chantier de la Mission de contrôle, ainsi que l'amenée et le repli du
matériel faisant l’objet du marché, aussi bien pour le matériel d’exécution que pour le matériel
d’entretien.
Ce prix comprend notamment :
l’établissement du Projet d’Exécution des tronçons du projet et toutes les sujétions nécessaires,
la préparation des surfaces, la construction et l’aménagement des baraques de chantier, des
ateliers, des entrepôts, des logements, des bureaux et du laboratoire utilisé conjointement par
l'Administration et l'Entreprise,
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l’alimentation en eau potable et en énergie électrique du chantier et l’évacuation des eaux usées
après dégraissage et épuration par fosse septique,
les moyens de liaison : téléphone, radio, éventuellement fax : les frais de communication de la
Mission de contrôle seront à la charge de celle-ci,
les frais d’entretien, de nettoyage et d’exploitation des locaux, ateliers et entrepôts, y compris
gardiennage,
l’enlèvement en fin de chantier de tous les matériels, des matériaux en excédent et la remise en
état des lieux qui comprendra toutes les mesures nécessaires pour protéger l’environnement
spécifique à la base de vie,
la recherche, la reconnaissance, la réimplantation avec reconstruction des bornes si nécessaire, le
nivellement des bornes de la polygonale principale telles qu’elles sont indiquées sur les plans,
toutes les opérations de bureau et de terrain nécessaires à la réalisation d’une campagne
géotechnique détaillée (vérification des emprunts, etc.) et à l’interprétation des résultats, y
compris :
l'exécution de tous les essais prévus au CPT pour l’agrément des emprunts et des remblais,
la formulation des bétons hydrauliques,
les plans d’exécution des ouvrages,
plans et note de calcul constituant le projet d’exécution pour toutes natures de travaux, en
nombre prévu au CPT, opérations de terrains préalables à l’élaboration de ces documents :
topographie, hydraulique, etc., le piquetage général préalable à l’exécution des travaux, la
proposition de ligne rouge; l'élaboration de ces documents : topographie, hydraulique (ouvrages
d’art), etc.,
le piquetage général préalable à l’exécution des travaux,
les documents, plans, notes de calcul de recollement des travaux conformes à leur exécution,
toutes sujétions liées à la recherche d’eau,
la réalisation ou la remise en état éventuelle de forage d'eau pour le chantier et les bases,
la construction et l’entretien des pistes d’accès au chantier, aux carrières et différentes aires de
stockage et de fabrication. L’entretien des pistes devra permettre l’accès au chantier en toute
saison,
l’aménagement des aires de stockage des granulats et conformément au CPT,
la construction et l’entretien des ouvrages provisoires et déviations éventuelles nécessaires au
maintien de la circulation conformément au CPT, y compris déviations provisoires éventuelles
de cours d’eau,
la protection des ouvrages supportant une circulation de chantier, et notamment les buses
métalliques,
la confection et la pose des panneaux indicateurs de chantier,
la fourniture, la mise en place et l’entretien de la signalisation de chantier et des dispositifs de
sécurité,
toutes autres dispositions nécessaires au bon fonctionnement du chantier et à l’hygiène et la
sécurité de riverains,
Ce prix sera réglé de la façon suivante :
Après l’achèvement des installations, 80 % du prix seront payés à l’Entrepreneur. Les 20 %
restant seront payés après le repli des installations et remise en état du terrain.
Ce prix est ferme et non révisable pour toute la durée du chantier (retard et/ou prolongation de
délais éventuels compris), quel que soit le montant final des travaux.
Unité : Forfait (Fft)
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100 – TRAVAUX PREPARATOIRES


101 : Nettoyage du terrain, débroussaillage, déforestage
Ce prix rémunère, au mètre carré, le nettoyage de terrain par débroussaillement, abattage
d’arbres et désensablement de l’emprise de la route ainsi que le calibrage des écoulements
exécutés conformément au CPT et aux instructions et indications de l’ingénieur.
Ce prix comprend :
le défrichement, l’arrachage des herbes, broussailles et haies ;
l’abattage et le débitage d’arbustes et d’arbres dont la circonférence mesurée à un (1,00) mètre
du sol est inférieure ou égale à deux (2,00) mètres;
le dessouchage, l’enlèvement des racines de ces arbustes et arbres ;
le ramassage, l’enlèvement des racines de ces arbustes et souches et leur mise en dépôt hors de
l’emprise en un lieu agrée par l’ingénieur ;
le remblaiement compacté des trous à l’emplacement des souches ;
la récupération de la terre végétale, son chargement, son transport quelque soit la distance, son
déchargement et sa mise en dépôt en un lieu agrée par l’Ingénieur.

Unité : Mètre carré (m2)


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102 : Abattage d’arbres


Ce prix rémunère, à l’unité, l’abattage d’arbres dont la circonférence mesurée à un mètre et demi
(1,50) du sol est supérieure à deux (2,00) mètres.
Ce prix rémunère l’abattage, le désouchage, le débitage de bois en élément de moins de 1,5
mètres, le transport et la mise en dépôt au lieu désigné par l’ingénieur, la distance de transport
n’étant pas supérieure à 500 m. Il rémunère également le remblaiement après désouchage.
Unité : Unité (U)
200 – TERRASSEMENTS GENERAUX
201 : DECAPAGE des terres vegetales
Ce prix rémunère, au mètre carré, le décapage sur une épaisseur moyenne de 0,15 m et la mise en
dépôt définitif des terres végétales ou des terres jugées impropres sur l’emprise pour constituer
l’assise d’un remblai d’apport et sur indications de l’Ingénieur.
Ce prix comprend :
les piquetages et les levés nécessaires,
l’extraction, le chargement, le transport, le déchargement, la finition et l’aménagement des
dépôts définitifs et toutes sujétions,
le réglage, l’apport en matériaux afin d’avoir la côte altimétrique de la plate forme, l’arrosage et
le compactage de la surface finie.
L’emprise de la route existante n’est pas incluse dans cette surface.
Le lieu de dépôt des produits de décapage devra être agréé par le maître œuvre.
La quantité prise en compte est la surface réellement décapée, les côtes du terrain naturel étant
celles obtenues par levés contradictoires des profils en travers.
Ce prix ne s’applique ni aux zones d’emprunt, ni gîtes, ni aux carrières, ni aux pistes de service
et/ou déviations, ni aux zones à purger.
Unité : Mètre carré (m2)

202 : DEBLAIS MIS EN DEPÔT


Ce prix rémunère, au mètre cube, l'exécution de déblais en terrain de toute nature, sur l'emprise
du projet et qui ne sont pas utilisés en remblai et par conséquent, transportés en dépôt.
Ce prix comprend :
les piquetages et les levés nécessaires,
l’extraction des matériaux, leur mise en dépôt définitif conformément aux prescriptions du CPT
et sur indications de l’Ingénieur,
le chargement, le transport hors de l’emprise sur une distance minimum de 100m en un lieu de
dépôt agrée par le maître d’œuvre, le déchargement, la finition et l’aménagement des dépôts
définitifs et toutes sujétions,
la finition de la plate forme, des pentes de talus, y compris le réglage, l’arrosage et le compactage
à 95% de l’O.PM du fond des surfaces déblayées sur 0,20 m d’épaisseur.
La quantité prise en compte est le volume théorique de déblai, les cotes du terrain naturel étant
celles obtenues par levés contradictoires des profils en travers.
Unité : Mètre cube (m3)

203 : DEBLAIS MEUBLES MIS EN REMBLAI


Ce prix rémunère, au mètre cube, toutes les tâches qui rentreront dans le cadre de l’exécution des
déblais dont les qualités permettent leur réutilisation en remblai. Ces tâches comprennent :
Les piquetages et les levés nécessaires ;
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L’extraction des déblais et le tri de matériaux quand c’est nécessaire;


Le chargement, le transport sur toute distance, le déchargement;
la scarification et le compactage du fond de forme dans l’assiette du remblai après
débroussaillement et décapage du terrain naturel et avant la mise en œuvre de la première couche
du remblai à savoir la scarification, le broyage des matériaux scarifiés, l’arrosage, le réglage, le
compactage à 90% ou 95% de la densité sèche de l’Optimum Proctor Modifié selon la hauteur de
remblai à mettre en œuvre conformément aux Prescriptions techniques sur une épaisseur de vingt
(20) centimètres sur toute la largeur du fond de forme et toutes sujétions.
l'épandage par couche de vingt (20) centimètres d’épaisseur (ou une épaisseur supérieure agréé
par l'Ingénieur en fonction des caractéristiques du matériel de compactage et après planches
d’essai),
le réglage, l’arrosage, le compactage par couche de vingt (20) centimètres à 90 % de la densité
sèche de l’Optimum Proctor Modifié pour le corps de remblai ou 95 % de la densité sèche de
l’Optimum Proctor Modifié pour les trente derniers centimètre de remblai sous l’arase des
terrassements, sur toute la largeur du profil en remblai,
et toutes sujétions.
Ce prix comprend également l’exécution éventuelle des redans, nécessaires à une bonne assise
des remblais et toutes sujétions, l’exécution des largeurs provisoires de remblais puis recoupage,
le dressage des talus en remblai ainsi que les sujétions de remblai contigu aux ouvrages
hydrauliques ou de protection.
Ce prix s’applique au mètre cube de déblai mis en place en remblai après compactage et mesuré
par différence de profils entre le profil théorique projeté et le profil avant exécution.
Unité : Mètre cube (m3)

204 : REMBLAI PROVENANT D’EMPRUNTS


Ce prix rémunère l’extraction et la fourniture de matériaux provenant de zone d’emprunts non
rocheux et destinée à être mise en remblai ou en rehaussement de la route existante.
Ce prix comprend :
les frais d'expropriation, de destruction des cultures et tous travaux préparatoires des zones
d'emprunt, le débroussaillement, le décapage, la préparation de la surface d’emprise de la zone
d’emprunt, les moyens d’accès à la zone d’emprunt, la découverte, la sélection et l’extraction du
matériau,
le transport sur toutes distances,
la scarification et le compactage du fond de forme dans l’assiette du remblai après
débroussaillement et décapage du terrain naturel et avant la mise en œuvre de la première couche
du remblai à savoir la scarification, le broyage des matériaux scarifiés, l’arrosage, le réglage, le
compactage à 90 % ou 95 % de la densité sèche de l'Optimum Proctor Modifié selon la hauteur
de remblai à mettre en œuvre conformément aux Prescriptions techniques sur une épaisseur de
vingt centimètres sur toute la largeur du fond de forme et toutes suggestions
l'épandage par couche de vingt centimètres d’épaisseur ou d'épaisseur supérieure agréée par
l'Ingénieur,
le réglage, l’arrosage,
le compactage par couche de vingt centimètres à 90 % de la densité sèche de l’Optimum Proctor
Modifié pour le corps de remblai ou à 95 % de la densité sèche de l’Optimum Proctor Modifié
pour les trente derniers centimètres sous l’arase des terrassements, sur toute la largeur du profil
en remblai.
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Ce prix comprend l’exécution éventuelle des redans nécessaires à une bonne assise des remblais
et toutes sujétions, l’exécution des largeurs provisoires de remblais puis recoupage, le dressage
des talus en remblai ainsi que les sujétions de remblai contigu aux ouvrages hydrauliques ou de
protection.

Il comprend également la remise en état des lieux après achèvement des opérations d’emprunt
selon les directives de l'Ingénieur et en particulier :
le réglage en fin d’exploitation de la chambre d’emprunt.
le taillage en pente douce des parois.
le réglage de la terre végétale préalablement mise en dépôt provisoire.
toutes les mesures pour l’évacuation des eaux.

Ce prix s’applique au mètre cube de remblai provenant d’emprunt mis en place après
compactage et mesuré par différence de profils entre le profil théorique projeté et le profil avant
exécution. Ce prix s’applique également aux remblais de préchargement qui seraient mis en
œuvre dans les zones de tassement.
Unité : Mètre cube (m3)

205 : DEBLAIS EN TERRAIN ROCHEUX MIS EN DEPOT


Ce prix rémunère, au mètre cube, l'exécution de déblais en terrains durs et/ou compacts,
nécessitant l’intervention du marteau piqueur ou l’usage d’explosifs, sur l'emprise du projet et
qui ne sont pas utilisés en remblai et par conséquent, transportés en dépôt.
Ce prix comprend :
les piquetages et les levés nécessaires,
l’extraction des matériaux,
leur mise en dépôt définitif conformément aux prescriptions du CPT et sur indications de
l’Ingénieur,
le chargement, le transport hors de l’emprise sur une distance minimum de 100m en un lieu de
dépôt agrée par le maître d’œuvre, le déchargement, la finition et l’aménagement des dépôts
définitifs et toutes sujétions,
La quantité prise en compte est le volume théorique de déblai, les côtes du terrain naturel étant
celles obtenues par levés contradictoires des profils en travers.
Unité : Mètre cube (m3)

206 : DEBLAIS ROCHEUX MIS EN REMBLAI


Ce prix rémunère, au mètre cube, toutes les tâches qui rentreront dans le cadre de l’exécution des
déblais en terrains durs et/ou compacts, nécessitant l’intervention du marteau piqueur ou l’usage
d’explosifs dont les qualités permettent leur réutilisation en remblai. Ces tâches comprennent :
Les piquetages et les levés nécessaires ;
L’extraction des déblais, leur tri et éventuellement, leur concassagepour obtenir un Dmax=500;
Le chargement, le transport sur toute distance, le déchargement;
l'épandage, le réglage, le compactage et la stabilisation par couche d’épaisseur agréée par
l'Ingénieur en fonction des caractéristiques du matériau, du matériel de compactage et après
planches d’essai,
et toutes sujétions.
Ce prix comprend également l’exécution éventuelle des redans, nécessaires à une bonne assise
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des remblais et toutes sujétions, l’exécution des largeurs provisoires de remblais puis recoupage,
le dressage des talus en remblai ainsi que les sujétions de remblai contigu aux ouvrages
hydrauliques ou de protection.
Ce prix s’applique au mètre cube de déblai mis en place en remblai après compactage et mesuré
par différence de profils entre le profil théorique projeté et le profil avant exécution.
Unité : Mètre cube (m3)
300 – CHAUSSEE

301 : COUCHE DE FONDATION OU DE FORME


Ce prix rémunère, au mètre cube, la fourniture et la mise en œuvre des matériaux de
caractéristiques meilleurs que celles du sol-support selon les Prescriptions techniques et les plans
d’exécution.
La réalisation de la couche de forme ou de fondation comportera les opérations suivantes :
La préparation des emprunts, y compris les frais de prospection et d’études en laboratoire ;
L’extraction des matériaux, le chargement, le transport des matériaux, quelque soit la distance de
transport, le criblage dans le respect de la forme de la granulométrie, le stockage et la reprise sur
stocks éventuels ;
La fourniture des matériaux à pied d’œuvre y compris leur chargement, le déchargement et leur
stockage ;
Le répandage des matériaux par couches compatibles avec la nature des matériaux et les moyens
de compactage ;
L’arrosage ou l’aération en vue d’obtenir la teneur en eau requise ;
Le compactage à la densité ou compacité requise conformément aux prescriptions du CPT ;
Le réglage et la finition de la couche à la côte définitive et au devers requis ; ainsi que les
opérations topographiques ;
Les opérations de contrôle de laboratoire et de réception, conformément aux prescriptions
topographiques.
Unité : Mètre cube (m3)

302 : COUCHE DE ROULEMENT EN GRAVE LATERITIQUE


Ce prix rémunère, au mètre cube, la fourniture et la mise en œuvre des matériaux du type
graveleux latéritique pour couche de roulement selon les Prescriptions techniques et les plans
d’exécution.
La réalisation de la couche de roulement comportera les opérations suivantes :
La préparation des emprunts, y compris les frais de prospection et d’études en laboratoire ;
L’extraction des matériaux, le chargement, le transport des matériaux, quelque soit la distance de
transport, le criblage dans le respect de la forme de la granulométrie, le stockage et la reprise sur
stocks éventuels ;
La fourniture des matériaux à pied d’œuvre y compris leur chargement, le déchargement et leur
stockage ;
Le répandage des matériaux par couches compatibles avec la nature des matériaux et les moyens
de compactage ;
L’arrosage ou l’aération en vue d’obtenir la teneur en eau requise ;
Le compactage à la densité ou compacité requise conformément aux prescriptions du CPT ;
Le réglage et la finition de la couche à la côte définitive et au devers requis ; ainsi que les
opérations topographiques ;
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Les opérations de contrôle de laboratoire et de réception, conformément aux prescriptions


topographiques.
Unité : Mètre cube (m3)

303 : COUCHE DE ROULEMENT EN GRAVE CONCASSEE


Ce prix rémunère, au mètre cube, la fourniture et la mise en œuvre des matériaux du type grave
concassée dont la granulométrie est de 0 - 31,5 pour couche de roulement selon les Prescriptions
techniques et les plans d’exécution.
La réalisation de la couche de roulement comportera les opérations suivantes :
La préparation des emprunts, y compris les frais de prospection et d’études en laboratoire ;
L’extraction des matériaux, le chargement, le transport des matériaux, quelque soit la distance de
transport, le criblage dans le respect de la forme de la granulométrie, le stockage et la reprise sur
stocks éventuels ;
La fourniture des matériaux à pied d’œuvre y compris leur chargement, le déchargement et leur
stockage ;
La mise en œuvre d’un géotextile
Le répandage des matériaux par couches compatibles avec la nature des matériaux et les moyens
de compactage ;
L’arrosage ou l’aération en vue d’obtenir la teneur en eau requise ;
Le compactage à la densité ou compacité requise conformément aux prescriptions du CPT ;
Le réglage et la finition de la couche à la côte définitive et au devers requis ; ainsi que les
opérations topographiques ;
Les opérations de contrôle de laboratoire et de réception, conformément aux prescriptions
topographiques.
Unité : Mètre cube (m3)

400 – ASSAINISSEMENT, OUVRAGES ET PROTECTION


401 : FOSSE EN TERRE ET EXUTOIRES (OUVERTURE OU REPROFILAGE)
Ce prix rémunère, au mètre linéaire, l'exécution des fossés en terre triangulaires conformément
aux spécifications du CPT et sur indication de l'ingénieur.
Ce prix comprend :
l'implantation de l’ouvrage en accord avec les directives du maître d’œuvre,
l'exécution des fouilles pour création ou calibrage des fossés, quelque soit la nature du terrain,
le chargement, le transport quel que soit la distance de transport, le déchargement des matériaux
extraits au lieu de réemploi ou au dépôt défini par l'ingénieur,
le réglage des talus aux abords de ces fossés,
le réglage du fil d'eau,
les raccordements entre ouvrages,
toutes les sujétions entraînées par les changements de pente et d’implantation,
l'exécution des exutoires aux extrémités des fossés et toutes sujétions.
La quantité prise en compte est le mètre linéaire vérifié contradictoirement par le maître
d’œuvre.
Unité : Mètre linéaire (ml)
402: RADIER submersible EN BETON ARME
Ce prix rémunère l'exécution d’un radier submersible avec empierrement rocheux.
Le radier sera formé d’un empierrement rocheux de dimension décroissante de la base au
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sommet.
Les travaux de mise en œuvre du radier submersible se feront comme suit :
décapage de la plateforme existante sur une épaisseur d’environ 1mètre,
mise en place d’une nouvelle plateforme en matériau granulaire insensible à l’eau
mise en place du radier en béton armé.
la protection du radier contre l’affouillement aval.
la signalisation du radier.
Unité : M2

403 : Fouilles pour ouvrage.


Ce prix rémunère l'exécution de fouilles en terrain non rocheux et la mise en dépôt des
matériaux.
Il comprend :
- l'extraction des terres et leur chargement, leur transport sur toutes distances,
- le déchargement aux lieux de dépôt agréés,
- les frais d'étaiement et de blindage, les blindages et batardeaux pour travail en présence
d'eau, les frais et sujétions d'épuisements des eaux diverses,
- le remblaiement et le compactage du fond de fouille
- le remblaiement des volumes non occupés par l'ouvrage,
- toutes sujétions d'exécution.

Il s'applique au volume de matériaux en place avant extraction, les talus étant supposés verticaux
à une distance de 50cm des parois extérieures de l’ouvrage. Les quantités à prendre en compte
seront celles résultant des documents du projet d’exécution approuvés par l'Ingénieur.

Unité : Mètre cube (m3)

404 : Béton de propreté pour ouvrage d’assainissement.

Ce prix rémunère la fabrication et la mise en œuvre de béton de propreté BPE sur une épaisseur
minimale de 10 cm,
Il comprend la préparation du terrain, le réglage et le compactage du fond de fouille, toutes les
fournitures (y compris l'eau de gâchage), les transports sur toutes distances, la fabrication du
béton, les coffrages éventuels, et d'une façon générale toutes sujétions relatives à la bonne
exécution de ces travaux.
Ce prix s’applique au volume résultant des métrés des plans d'exécution approuvés par
l'Ingénieur.

Unité : Mètre cube (m3)

405 : Béton B25 pour ouvrage d’assainissement y/c le ferraillage

Ce prix rémunère la fabrication et la mise en œuvre de béton B25 de résistance caractéristique 25


MPa au minimum, à l’exception des prix n° 402 à 406.

Il comprend :
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- toutes les fournitures (y compris l'eau de gâchage et les adjuvants), à l'exclusion du


ferraillage éventuel,
- les transports sur toutes distances, la fabrication du béton,
- les coffrages nécessaires à la mise en œuvre du béton, qu'ils soient perdus ou non,
- la mise en place, les ragréages éventuels, la vibration, la cure et d'une façon générale
toutes sujétions relatives à la bonne exécution de ces travaux, y compris les divers essais (entre
autres le béton de convenance) et contrôles de qualité.

Ce prix s’applique au volume résultant des métrés des plans d'exécution approuvés par
l'Ingénieur.

Unité : Mètre cube (m3)

406 : Dalot cadre en BA de 100 X 100.


Ce prix rémunère, à l’unité, conformément aux plans joints, la réalisation de dalots cadres en
BA de dimension 100 X 100 cm. Il comprend tous les fournitures, travaux et sujétions diverses et
notamment :
les fouilles, réglage et compactage du fond de fouille,
la fourniture et la mise en œuvre d’une couche anticontaminante en sable
la fourniture et la mise en œuvre d’une couche de béton de propreté dosé à 150kg/m3 de 10 cm
d’épaisseur
la fourniture de façonnage et la mise en œuvre des armatures en acier à Haute Adhérence y
compris toutes les sujétions de mise en œuvre
la fourniture et la confection de coffrage avec ou sans parement
la fabrication et le transport éventuel de béton dosé à 400kg/m3 et sa mise en place dans les
coffrages y compris toutes les sujétions de mise en œuvre
la protection du dalot contre l’affouillement aval.

407 : Dalot cadre en BA de 150 X 150.


Ce prix rémunère, à l’unité, conformément aux plans joints, la réalisation de dalots cadres en
BA de dimension 150 X 150 cm. Il comprend tous les fournitures, travaux et sujétions diverses et
notamment :
les fouilles, réglage et compactage du fond de fouille,
la fourniture et la mise en œuvre d’une couche anticontaminante en sable
la fourniture et la mise en œuvre d’une couche de béton de propreté dosé à 150kg/m3 de 10 cm
d’épaisseur
la fourniture de façonnage et la mise en œuvre des armatures en acier à Haute Adhérence y
compris toutes les sujétions de mise en œuvre
la fourniture et la confection de coffrage avec ou sans parement
la fabrication et le transport éventuel de béton dosé à 400kg/m3 et sa mise en place dans les
coffrages y compris toutes les sujétions de mise en œuvre
la protection du dalot contre l’affouillement aval.
Unité : Unité(U)

408 : Dalot cadre en BA de 200X200


Ce prix rémunère, à l’unité, conformément aux plans joints, la réalisation de dalots cadres en
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BA de dimension 1 X 200 X 200 cm ou 2 X 200 X200 cm selon le cas. Il comprend tous les
fournitures, notamment :
les fouilles, réglage et compactage du fond de fouille,
la fourniture et la mise en œuvre d’une couche anticontaminante en sable
la fourniture et la mise en œuvre d’une couche de béton de propreté dosé à 150kg/m3 de 10 cm
d’épaisseur
la fourniture de façonnage et la mise en œuvre des armatures en acier à Haute Adhérence y
compris toutes les sujétions de mise en œuvre
la fourniture et la confection de coffrage avec ou sans parement
la fabrication et le transport éventuel de béton dosé à 400kg/m3 et sa mise en place dans les
coffrages y compris toutes les sujétions de mise en œuvre
la protection du dalot contre l’affouillement aval.

Unité : Unité(U)

409 / 410: Dalot cadre en BA de 200X250


Ce prix rémunère, à l’unité, conformément aux plans joints, la réalisation de dalots cadres en
BA de dimension 2 X 200 X 250 cm ou 4 X 200 X 250 selon le cas. Il comprend tous les
fournitures, travaux et sujétions diverses et notamment :
les fouilles, réglage et compactage du fond de fouille,
la fourniture et la mise en œuvre d’une couche anticontaminante en sable
la fourniture et la mise en œuvre d’une couche de béton de propreté dosé à 150kg/m3 de 10 cm
d’épaisseur
la fourniture de façonnage et la mise en œuvre des armatures en acier à Haute Adhérence y
compris toutes les sujétions de mise en œuvre
la fourniture et la confection de coffrage avec ou sans parement
la fabrication et le transport éventuel de béton dosé à 400kg/m3 et sa mise en place dans les
coffrages y compris toutes les sujétions de mise en œuvre
la protection du dalot contre l’affouillement aval.
Unité : Unité(U)

411 : Dalot cadre en BA de 300X300


Ce prix rémunère, à l’unité, conformément aux plans joints, la réalisation de dalots cadres en
BA de dimension 300 X 300 cm. Il comprend tous les fournitures, travaux et sujétions diverses et
notamment :
les fouilles, réglage et compactage du fond de fouille,
la fourniture et la mise en œuvre d’une couche anticontaminante en sable
la fourniture et la mise en œuvre d’une couche de béton de propreté dosé à 150kg/m3 de 10 cm
d’épaisseur
la fourniture de façonnage et la mise en œuvre des armatures en acier à Haute Adhérence y
compris toutes les sujétions de mise en œuvre
la fourniture et la confection de coffrage avec ou sans parement
la fabrication et le transport éventuel de béton dosé à 400kg/m3 et sa mise en place dans les
coffrages y compris toutes les sujétions de mise en œuvre
la protection du dalot contre l’affouillement aval.
Unité : Unité(U)
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412 : culées de pont


Ce prix rémunère, à l’unité, conformément aux plans joints, la réalisation de culées de pont en
BA composée d’une semelle filante en BA de 1m de large et 50cm d’épaisseur, d’un voile en
BA de 30cm d’épaisseur et de 3m de hauteur et des murs retour en L en BA. Il comprend tous les
fournitures, travaux et sujétions diverses et notamment :
les fouilles, réglage et compactage du fond de fouille,
la fourniture et la mise en œuvre d’une couche anticontaminante en sable
la fourniture et la mise en œuvre d’une couche de béton de propreté dosé à 150kg/m3 de 10 cm
d’épaisseur la fourniture de façonnage et la mise en œuvre des armatures en acier à Haute
Adhérence y compris toutes les sujétions de mise en œuvre
la fourniture et la confection de coffrage avec ou sans parement
la fabrication et le transport éventuel de béton dosé à 400kg/m3 et sa mise en place dans les
coffrages y compris toutes les sujétions de mise en œuvre
la protection de l’ouvrage contre l’affouillement aval.

Unité : Unité(U)

413 : Installation de tablier de pont


Ce prix rémunère la reprise des tabliers de pont stockés à la division régionale des routes de
Tambacounda, leur transport à pied d’œuvre sur le chantier et leur installation sur les culées
apprêtées à cet effet, les travaux comprennent aussi :
Le grattage de toutes les parties métalliques des tabliers et leur protection en 2 couches dont
l’une sera réalisée sur le chantier à l’aide de peinture comprenant de résines époxydes
La mise en œuvre, sur les parties métalliques de 2 couches de peinture glycérophtalique.
La fourniture et la pose d’appuis en néoprène.
Unité : Unité(U)

414 : PERRES MAҪONNES


Ce prix rémunère la fourniture et l’exécution de perrés maçonnés pour protection des talus et au
voisinage des dalots, ou toute autres utilisations indiquées par l’Ingénieur, toutes sujétions
comprises.
Ce prix comprend notamment :
les fouilles,
les bétons de blocage en haut et à la base du perré,
la fourniture et mise en œuvre de moellons (dans un bain de mortier de ciment dosé à 400
kg/m3), et
toutes sujétions de transport et de mise en œuvre.
Les surfaces à prendre en compte résultent du projet d'exécution approuvé par l'Ingénieur.
Unité : m2

415 : GABIONS
Ce prix rémunère la fourniture et la mise en œuvre de gabions pour des travaux divers de
protection, toutes sujétions comprises.
Ce prix comprend notammet :
la fouille,
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l'évacuation des matériaux,


la préparation de l'assise,
la fourniture sur le lieu d'emploi des cages, des moellons de remplissage, des fers de liaison et
des fils de ligature, leur mise en œuvre,
les sujétions de travail éventuel dans l'eau, le remblaiement.
Les volumes à prendre en compte résultent du projet d'exécution approuvé par l'Ingénieur.

Unité : m3

416 : ENROCHEMENTS
Ce prix rémunère au mètre cube la fourniture, le transport à pied d’œuvre et le rangement
d'enrochement pour ouvrages de protection.
Ce prix comprend notamment :
l'extraction et la fourniture des matériaux,
le chargement, le transport à pied d’œuvre quelle que soit la distance,
le déchargement au lieu de mise en œuvre,
les fouilles nécessaires à la mise en œuvre des enrochements,
la mise en œuvre, l'appareillage et réglage des blocs en vue d'assurer la stabilité et la pérennité de
l'ouvrage,
tous les sujétions de travail éventuel dans l'eau,
toutes autres sujétions.

Unité : m3

500 – SECURITE ET SIGNALISATION

501 : BORNE KILOMETRIQUE


Ce prix rémunère à l’unité, toutes sujétions comprises, la fourniture et la pose de borne
kilométrique en béton C30/37, normalisée ; conformément aux plans et aux dispositions du CPT.

Ce prix s’applique à l’unité de borne kilométrique mis en place selon les plans d’exécution
approuvés par l’Ingénieur.

Les indications à porter seront communiquées par l’Ingénieur ; elles seront peintes avec
incrustation dans le béton.

502 : PANNEAUX DE SIGNALISATION


Les prix 502-A à 503-Crémunèrent à l’unité la fourniture et la pose de panneaux de signalisation
verticale réflectorisés de classe 2, conformément aux plans et nomenclature normalisée.

Ils comprennent la fourniture du panneau, du panonceau éventuel », du support avec ses


éléments de fixation, les inscriptions nécessaires, les fouilles en terrain de toute nature et
l'évacuation des matériaux en un lieu agréé par l’Ingénieur, le massif de fondation coulé en
pleine fouille en béton C20/25 de dimension 500x500x500, le mortier de scellement.
Ces prix s’appliquent à l’unité panneau mis en place selon les plans d’exécution approuvés par
l’Ingénieur
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502-A : Panneau type A


Ce prix rémunère à l’unité la fourniture et la pose de panneaux de signalisation verticale
réflectorisés de classe 2, de type A conformément aux plans et nomenclature normalisée.
Il comprend la fourniture du panneau, du panonceau « école », du support avec ses éléments de
fixation, les inscriptions nécessaires, les fouilles en terrain de toute nature et l'évacuation des
matériaux en un lieu agréé par l’Ingénieur, le massif de fondation coulé en pleine fouille en
béton C20/25 de dimension 500x500x500, le mortier de scellement.
502-B : Panneau Type b
Ce prix rémunère à l’unité la fourniture et la pose de panneaux de signalisation verticale
réflectorisés de classe 2 de type B conformément aux plans et nomenclature normalisée.
Il comprend la fourniture du panneau, du panonceau « rappel » si nécessaire, du support avec ses
éléments de fixation, les inscriptions nécessaires, les fouilles en terrain de toute nature et
l'évacuation des matériaux en un lieu agréé par l’Ingénieur, le massif de fondation coulé en
pleine fouille en béton C20/25 de dimension 500x500x500, le mortier de scellement.
502-C : Panneau Type C
Ce prix rémunère à l’unité la fourniture et la pose de panneaux de signalisation verticale
réflectorisés de type A1a conformément aux plans et nomenclature normalisée.
Il comprend la fourniture du panneau, du support avec ses éléments de fixation, les inscriptions
nécessaires, les fouilles en terrain de toute nature et l'évacuation des matériaux en un lieu agréé
par l’Ingénieur, le massif de fondation coulé en pleine fouille en béton C20/25 de dimension
500x500x500, le mortier de scellement.

503 : FOURNITURE ET POSE DE BARRIERES DE PLUIE


Ce poste rémunère à l’unité (u) la fourniture et la pose de barrières de pluie métalliques, levante
avec contrepoids et supports fixes. La barrière de pluie sera réalisée selon les spécifications
techniques suivantes:
Hauteur hors sol de 1,10 m ;
Flèche : tube carré galvanisé creux de 80X80x 3 mm, longueur: 4.50 mètres (en moyenne) entre
axes de poteaux;
Poteau principal : deux montants métallique en tube galvanisé de 80X50X3 soudés sur platine
métallique de 400X400X10 mm fixé au sol par des tiges de scellement ancrées dans un socle en
béton armé de 0.6x0.6x0.7 m
Poteau de réception : en tube de 100x100x3 soudé sur platine de 300X300X10 mm, fixée au sol
par des tiges de scellement ancrées dans un socle en béton de 0.4x0.4x0.5m
Contrepoids enrobé dans un caisson métallique en tôle galva avec poignet pour aide au levage
fixé sur contrepoids
Blocage en position fermée ou ouverte par tige en inox et cadenas de sécurité.
Toutes les parties de la barrière recevront :
une couche d’antirouille au minium de plomb en atelier,
une couche d’antirouille au minium de plomb après installation et enfin
deux couches de peinture glycérophtalique de couleur blanche. La flèche recevra en plus des
bandes réflectorisées alternées « rouge/blanc ».
La gestion de ces barrières de pluies est du ressort de l’entreprise durant la période de garantie.
Unité : Unité (U)
504 : FOURNITURE ET POSE DE BALISES DE VIRAGES
Ce prix rémunère, à l'unité, la fourniture des balises en béton de type J3 conformément au plan
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type. Leur implantation, les couleurs et les inscriptions seront déterminées par l'Ingénieur.
Il comprend :
la fourniture des matériaux nécessaires à la fabrication de la balise (y compris le ferraillage), la
confection de celle-ci ;
la fouille, le remblaiement en matériau sélectionné,
le massif de scellement en béton BR2 de dimension 500 mm x 500 mm x 500 mm et la pose,
la mise en peinture de 2 couleurs différentes à raison de 3 couches chacune, les inscriptions sur la
borne,
et toutes sujétions.
Unité : unité (u)
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CHAPITRE 7 : PRESCRIPTION DIVERSES

En dehors de l’exécution proprement dite des travaux, certaines obligations et prestations doivent
être assumées par le Titulaire.

1. ORGANISATION ET POLICE DE CHANTIER


L’organisation, le gardiennage, la police et la signalisation du chantier sont à la charge et aux
frais du titulaire.
La signalisation des chantiers sera faite conformément aux dispositions réglementaires en
vigueur et sera une application normale des stipulations de la Convention sur la Signalisation
Routière de Viennes, le 8 Novembre 1968.
Toutes les mesures devront être prises par le titulaire pour le maintien sans danger de la
circulation, soit par la mise en place de déviations provisoires, soit par une signalisation adaptée,
si les déviations ne sont pas possibles. L’attention du titulaire est attirée sur la nécessité d’une
bonne signalisation de nuit, surtout si des déviations provisoires n’existent pas.

2. PRESTATIONS ET OBLIGATIONS DU TITULAIRE

2.1 Laboratoire de chantier

Pour effectuer le suivi des travaux, le Titulaire est tenu d’effectuer un contrôle technique
systématique. En conséquence, le Titulaire devra disposer sur le chantier, des installations de
laboratoire parfaitement adaptées à la vérification des compositions et des mélanges de
matériaux, des dosages, de la fabrication des bétons et des mélanges à base de bitume ou de
ciment et, d’une façon générale, de tous les essais nécessités pour une exécution technique selon,
d’une part les règles de l’art et, d’autre part les spécifications du Cahier des Clauses Techniques
particulières (CPT).
Ce laboratoire devra aussi servir au contrôle pour l’accomplissement de sa mission. En
conséquence de quoi, même s’il s’agit de son laboratoire, le titulaire est tenu à certaines
obligations et devra faire son affaire de certains aménagements spéciaux nécessaires au contrôle.
Le Titulaire aura à livrer dans un délai de vingt (20) jours calendaires, après l’Ordre de Service
de commencer les travaux, son laboratoire, dont le personnel de la mission de Contrôle pourra
avoir librement accès, pour effectuer tous les essais qui lui semblent nécessaires.
Le laboratoire sera constitué d’un local d’une surface globale de 100 m² minimum, dont le plan
de principe sera soumis à l’agrément du maître d’œuvre. Dans ce local, le titulaire devra
intégrer :
une salle destinée aux essais, dont l’ouverture, constituée d’une large porte à glissière se fera sur
une paillasse centrale et deux paillasses latérales,
Deux bureaux , dont un pour le titulaire et l’autre pour la mission de contrôle,
Un magasin,
Un bloc sanitaire comprenant 2 douches, 2 lavabos et 2 W.C accessibles à la mission du contrôle.
Ce local sera alimenté en eau et énergie électrique adaptée aux besoins du laboratoire, par les
soins du Titulaire. En outre de tout l’appareillage de laboratoire nécessaire (avec l’appareillage
CBR et MARSHALL notamment), le Titulaire devra fournir pour le bureau laboratoire de la
Mission de Contrôle, les mobiliers suivants :
deux meubles de bureau, avec fauteuils et lampes de bureaux,
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deux tables et six (6) chaises,


Deux meubles de classement.
Il est bien entendu, que le local laboratoire sera raccordé aux eaux usées, tant que pour la salle
d’essais que pour le pour le bloc sanitaire.

2.2 Liste minimale et indicative du matériel de laboratoire


Les équipements de laboratoire devront permettre l’exécution de tous les essais de contrôle des
matériaux et des travaux et ils seront composés de matériel neuf. Le matériel devra être soumis à
l’approbation préalable du maître d’œuvre qui, après un constat verbalisé de l’état des
équipements, pourra donner son accord pour leur utilisation.
La liste minimale du matériel, donnée à titre indicatif et non limitatif, est la suivante :
Section Proctor
3 grands moules pour le Proctor modifié,
1 Etuve,
3 Petits moules pour le Proctor standard,
2 Grandes dames,
2 Planes,
3 Burins,
2 Pinceaux,
5 Eponges,
2 Balances Roberval de portée 20Kgs,
1 Série de poids,
2 Eprouvettes 1000 ml,
2 Paires de gants,
10 Boîtes pétries de diamètre 80mm à défaut de petites gamelles.

Section CBR
1 Presse CBR,
1 Anneau 60 KN,
1 Anneau 15KN,
2 Indicateurs de cadence,
6 Moules CBR,
12 disques d’espacement + charges,
12 Trépieds portes comparateur,
12 Comparateurs,
Des bacs pour malaxer,
Des boîtes pétries de diamètre 120mm.
Section granulométrie
Des bacs pour la granulométrie (étuvage),
1 Paire de gants,
2 Bassines,
1 Série de tamis (pour sols),
3 Balances « chinoise » (portée 20 Kg),
2 Brosses métalliques.
Section limites d’Atterberg
2 Appareils Casagrande,
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1 Gabarit,
1 Spatule (langue de chat),
1 Balance électrique d’une portée de 3100g,
1 Coupelle lisse,
1 Coupelle rugueuse,
3 Séries de boîtes pétries en verre (15 boites),
1 Eponge.
Equivalent de Sable (ES)
6 Eprouvettes,
2 Boîtes de solution (eau distillée),
1 Bonbonne + robinet,
1 Petit échantillonneur + bac,
1 Spatule,
1 Réglette.
Section Béton Hydraulique
1 Presse à béton,
5 Brouettes,
1 Cône d’Abrahams + tige à piqueter,
1 Appareil de surfaçage des éprouvettes de béton (Soufre),
1 Série de tamis.
Section des Densités in situ
2 densitomètre à membrane + tiges de fixation,
3 Membranes de réserve,
2 Marteaux,
2 Burins,
2 Pinceaux,
2 Coupelles,
bacs pour les prélèvements « IN SITU ».,
1 speedy pour les teneur en eau « IN SITU ».

2.3 Liste minimale et indicative du matériel topographique


La liste minimale et indicative du matériel topographique est la suivante :
1 station totale complète ;
1 Théodolite T2 ;
1 niveau type N2 ;
2 marteaux, 2 burins, des pinceaux de 20, des piquets de fer de diamètre 12mm, des accessoires
topographiques divers ;
1 chaîne métallique de 30 mètres ;
cônes et panneaux de signalisations de travaux ;
2 seaux ;
2 brouettes ;
3 pelles ;
4 pioches ;
peinture.
Cette liste est non limitative, le PNUD pouvant être amenée à exiger du matériel spécifique et
complémentaire en fonction des exigences du chantier
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2.6 Caractère indicatif des informations fournies


Les renseignements fournis par le maître d’œuvre ne le sont qu’à titre indicatif. Il appartient aux
entreprises soumissionnaires d’effectuer toutes les vérifications nécessaires, notamment en ce qui
concerne la nature des terrains et sur les difficultés particulières susceptibles d’être rencontrées.
En aucun cas, le Titulaire du marché ne pourra se prévaloir de l’insuffisance des renseignements
fournis par le maître d’œuvre, pour réclamer une revalorisation de son contrat.

2.7Signalisation temporaire du chantier


La signalisation, l’éclairage et le barrage réglementaire du chantier, ainsi que de toute la voirie
empruntée par le Titulaire, incombent à celui-ci. Cette signalisation sera conforme aux
prescriptions du code de la route en vigueur au Sénégal.
Le Titulaire assume la responsabilité totale de tout accident ou de dégât quelconques pouvant
être causés pendant le parcours sur les voies publiques ou sur le chantier du fait de ses
prestations, soit à son personnel ou à son matériel, soit à des tiers, aux installations de la
Communes, etc.…
Le Titulaire est tenu d’entretenir en état de propreté les voies publiques et chemins utilisés par
les camions ou autre matériel roulant. Il est défendu au Titulaire de jeter, de déposer ou de laisser
tomber sur la voie publique des matériaux, des objets ou matières quelconques pouvant gêner la
circulation et le passage des piétons ou de les rendre dangereux.

2.8 Remise en état des lieux


Le Titulaire remettra en état, après l’achèvement des travaux, les lieux occupés du fait de
l’entreprise.

2.9 Dépôt de matériaux, sécurité des riverains


Le Titulaire est tenu de ne pas faire sur la voie publique des dépôts de matériaux, décombres ou
autres, pouvant entraver la circulation ou compromettre l’écoulement des eaux.
Les déchets de toutes natures tombés sur la voie publique par suite de transport ou autres, seront
à enlever dans les meilleurs délais par les soins et autres frais du Titulaire.

2.10 Surveillance des travaux


Le Titulaire ne pourra se prévaloir d’une surveillance spéciale pour faire admettre une
diminution de sa responsabilité. Celle-ci est et reste complète en toutes circonstances.

2.11 Détérioration de câbles ou conduites


Toutes réparations relatives à la détérioration de câbles téléphoniques ou électriques ainsi que
des conduites d’eau ou des canalisations d’égout sont à la charge du titulaire. Afin de pouvoir
repérer l’emplacement exact des câbles et des autres réseaux, le Titulaire devra se mettre en
rapport avec les services techniques concernés qui lui fourniront les renseignements nécessaires.

3. OCCUPATION DE TERRAINS OU LOCAUX ET UTILISATION DES TERRAINS


DU MAITRE D’ŒUVRE
Pour l’installation du chantier, la localisation du terrain, sa destination actuelle, les travaux de
préparation du site et le plan de la base seront soumis au maître d’œuvre accompagnés de la
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justification de toutes les autorisations nécessaires pour l’occupation provisoire et la


modification du site.

4. DOMICILE DU TITULAIRE
Le Titulaire est tenu d’élire domicile à proximité des travaux et de faire connaître le lieu de ce
domicile au maître d’œuvre. Faute par lui de remplir cette obligation dans un délai de 30 jours à
dater de la notification de l’approbation du marché, toutes les notifications qui se rapportent au
marché seront valablement faites à l’adresse où a été faite l’approbation du marché.
Si, après réception définitive des travaux, le Titulaire n’a pas fait connaître son nouveau domicile
au maître d’œuvre, les notifications relatives au marché seront valablement faites à l’adresse où a
été notifiée l’approbation du marché.
Le Titulaire se voit la faculté de s’établir en République du Sénégal.

5. PUBLICITE SUR LES CHANTIERS


En principe, toute publicité est interdite sur les chantiers, en particulier, aucun panneau ne peut
être apposé sans une autorisation préalable du maître d’œuvre.
Toutefois, cette clause ne s’applique pas aux panneaux habituels apposés par le titulaire et
indiquant la raison sociale de l’entreprise et la nature des travaux à exécuter.
En tout état de cause, le Titulaire est tenu d’en mettre sur place à chacune des extrémités de son
chantier, à un endroit indiqué par le maître d’œuvre, conformément au modèle joint au volume
n° 3.
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Annexe B – Pièces Graphiques

LISTE DES PLANS


{Il n y a pas de plans types des ouvrages. Les candidats élaboreront les plan 
lors de l’établissement des projets d’exécution préalablement aux travaux}