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Mémoire de fin d’études

Pour l'obtention d'une Licence en


Economie et Gestion

Sous le Thème :
Analyse statistique
financiére des données
assurentielles au maroc

Encadré par :
Mr. EL HACHLOUFI Mostapha

Réalisé par :
฀ABOUZINE Othmane
฀GHARIB Youness

1
REMERCIEMENTS

Je tiens tout d’abord à remercier Dieu le tout puissant et


miséricordieux, qui m’a donné la force et la patience pour
réussir toutes ces années d’étude et enfin d’arriver à
accomplir ce Modeste travail.
Ce mémoire n’aurait pas été possible sans
l’intervention, consciente, d’un grand nombre de
personnes. Nous souhaitons ici les en remercier. Nous
tenons d’abord à remercier très chaleureusement
Mr. EL HACHLOUFI Mostapha et Mr. SAHMI Reda
qui nous a permis de bénéficier de son encadrement.
Les conseils qu’il nous a prodigué, la patience, la
confiance qu’il nous a témoignés ont été déterminants
dans la réalisation de notre travail de recherche. Nos
remerciements s’étendent également à tous nos
enseignants durant les années des études.
Enfin, nous tenons à remercier tous ceux qui, de près ou
de loin, ont contribué à la réalisation de ce travail.

2
Introduction générale……………………………………………………….….6
Partie 1 : secteur de l’assurance au Maroc…………………………..7
Chapitre 1 : généralités sur le secteur des assurances ou
Maroc……………………………………………………………………………….….7
Section 1 : Définition et historiques………………………………….....7
A. Historiques……………………………………………………………………….7
B. Définition de l’assurance………………………………………………….8
1. Le risque…………………………………………………………………………..8
2. La prime……………………………………………………………………………9
3. La cotisation……………………………………………………………………10
4. La mutualité……………………………………………………………………10
5. La prestation de l’assureur : indemnité et forfait……………10
Section 2 : Structure du marché marocain………………………….11
A. Les acteurs de la scène d’assurance……………………………….11
1. L’Etat………………………………………………………………………………11
2. Les sociétés d’assurances………………………………………….……11
2.1- les société commerciales…………………………………………….11
2.2- les mutuelles d’assurances………………………………………....11
2.3- les organismes de prévoyance sociale…………………………12
2.4- les organismes d’assurance…………………………………………12
2.5- les intermédiaires en assurances…………………………………13
a. les agents généraux d’assurances……………………………13
b. les courtiers…………………………………………………………....13
c. les experts……………………………………………………………….13
d. les actuaires……………………………………………………….……14
e. les consultants…………………………………………………………14
f. les Risk-Mangers………………………………………………………14
B. les défis du secteur…………………………………………………………14
1. la libération…………………………………………………………………….15
2. la concentration……………………………………………………………..15
3. la bancassurance « une nouvelle forme de distribution ».16

3
4. l’assurance maladie obligatoire « AMO »………………...…….17
5. la réassurance………………………………………………………..….…..18
Chapitre 2 : l’assurance une nouvelle démarche au
développement…………………………………………………………..….….19
Section 1 : Le rôle financier et économique du secteur des
assurances………………………………………………………………….……..19
A. Offrir une protection directe aux entreprises………….…..…19
B. Encourager l’intermédiation financière………………………….19
C. Offrir une protection en plus de celle de l’Etat……………….19
Section 2 : les produits d’assurance……………………………………20
A. Assurance dommage………………………………………………………20
1. les assurances de choses………………………………………………..20
2. Les assurances de responsabilité……………………………….……20
B. Assurance de personnes…………………………………………….…..20
1. La branche d'accidents corporels…………………………….……..21
2. L’assurance-vie……………………………………………………………….21
a. Sur le plan économique………………………………………………21
b. Sur le plan social…………………………………………………………21
Partie 2 : Analyse statistique et financière des données
assurantielles marocaines………………………………………………….23
Chapitre 1 : Analyse statistiques des données assurantielles
marocaines ……………………………………………………………………….23
Section 1 : L’évolution du secteur des assurances
marocaines…………………………………………………………………….….23
A. La croissance du secteur………………………………………….…….23
B. Positionnement du secteur d’assurance marocain…………24
Section 2 : Le marché marocain des assurances…………………27
A. Chiffre clés de secteur…………………………………………….……..27
1. Primes émises………………………………………………………….…….27
2. Parts de marché en affaires au Maroc…………………………...28
3. Indicateurs d’activité du secteur de l’assurance……………..29

4
a. Prestations et frais payés………………………………………………29
b. Résultat net…………………………………………….……………………29
c. Fonds propres……………….………………………………………………29
d. Provisions techniques et couverture des engagement
réglementaires………………………………………………………..…………29
Chapitre 2 : Analyse financière des données assurantielles..30
Section 1 : situation Financière de secteur d’assurance au
Maroc…………………………………………………………………………………30
A : Placement et revenus financiers……………………………………30
B : La rentabilité financière…………………………………………………31
Section 2 : Analyse financière des entreprises d’assurance .32
A : Analyse des charges……………………………………………………...32
B : Analyse des résultats…………………………………………………….35
Conclusion………………………………………………………….………………36
Bibliographie………………………………………………………………………37

5
Introduction générale

Nul ne peut ignorer le rôle que joue le système financier dans la stimulation de
la croissance et ce, à travers la collecte et l'injection des flux financiers dans les
rouages de l'économie. Dans ce cadre le secteur des assurances, entre autres,
joue un rôle important. Ce secteur ne cesse de prendre de l'importance, que ce
soit par les sommes importantes qu'il draine ou au niveau des tendances
lourdes qui le caractérisent ces dernières années (concentration, libéralisation,
bancassurance...), ainsi qu'au niveau des pays qui dominent le secteur sur la
scène internationale.

Avec l'amorce du nouveau millénaire, le secteur des assurances au Maroc à


l'instar des autres pays de par le monde connaît de profondes mutations et se
trouve ainsi confronté à de grands et importants défis (libéralisation,
concentration, assurance maladie obligatoire, bancassurance...) qui vont
certainement affecter le processus de sa croissance, des défis qui une fois
relevés, le secteur sortira certainement plus solide et plus apte à mener à bien
sa principale mission, qui est celle de permettre à l'économie marocaine à
mieux s'adapter aux exigences internationale.

Le secteur des assurances est constitué de plusieurs personnes exerçant cette


activité, qu'ils soient assureurs ou intermédiaires. Naturellement, ces
catégories de personnes ne peuvent exercer cette profession que si elles
remplissent certaines conditions et disposent de certaines spécificités, dont la
plus importante est la forme juridique, c'est-à-dire la qualité que revêtiront ces
personnes, morales ou physiques, dans le marché des assurances.

Le système financier joue un rôle très important dans la stimulation de la


croissance à travers l’injection et la collecte des flux financiers. Dans ce cadre le
secteur des assurances et le premier à jouer un rôle très important dans
l’économie. Lequel ?
Comment fonctionne donc le secteur des assurances au Maroc ?
Quels sont les différents produits proposés aux bénéficiaires ?
Quelles sont les statistiques du secteur des assurances au Maroc ?

6
Partie 1 : secteur de l’assurance au Maroc
Chapitre 1 : généralités sur le secteur des assurances ou Maroc
Section 1 : Définition et historiques
A. Historiques.
En revenant a l’antiquité de l’assurance en trouve que sa première apparition
remonte au moyen âge, sous l’action de l’église avec le pape Grégoire 9, et
dont le résultat était l’apparition de l’assurance maritime.
Suite à ça, l’assurance terrestre verra le jour au milieu du 17éme siècle a la
suite du grand incendie qui a détruit les quartiers entier de la ville de LONDRE.
S’agissant du Maroc, son 1er contacte avec l’assurance remonte au 19éme
siècle et dont la cause motrice était la sensation des commerçants et
armateurs, du besoin de s’assurer contre les conséquences des événements de
mère subit par les bâtiments maritimes, les cargaisons et le personnel
naviguant.
Durant ce siècle la souscription des contrats d’assurance se faisait par
l’intermédiaire des sociétés étrangères qui étaient représenté au Maroc par
des agents généraux installés dans les villes maritimes, avec le temps cette
pratique a pu tisser une place dans la société marocaine et toucher d’autre
secteur « les assurance terrestre.» et cette transplantation de cette technique
se justifie a l’origine d’une part à l’arrivée des étrangers attirés par les richesses
du pays ainsi que les facilités administrative et fiscale que leur accordé les
autorités de protectorat, et d’autre par la volonté de se prémunir contre les
aléas de l’avenir.
Avant la promulgation de l’arrêté vizirial de 1934 la réglementation du contrat
d’assurance relever du droit commun a l’exception des problèmes de
compétence judicaire réglementer par le Dahir du 22 septembre 1930.
Mais au 28 novembre 1934 l’arrêté Vizirial est intervenu pour combler les
insuffisances du droit commun, parmi lesquels : « le déséquilibre du rapport
existant entre l’assureur et l’assuré » ;alors il était temps pour l’Etat
d’intervenir pour fixer impérativement certaines clauses d’ordre général
marqué par la protection des assurés, bénéficiers du contrat et enfin par la
consécration des règles techniques que la pratique avait permis de dégager ;
Mais il faut préciser que l’arrêté Vizirial de 1934 n’était pas de caractère
général car il ne s’appliquer qu’aux assurances terrestre et exclue les
assurances maritimes, fluviales, la réassurance et l’assurance-crédit.
A 1941 l’arrêté Vizirial de 6 septembre fut introduit l’organisation du contrôle
de l’Etat sur les opérations de l’assurance et aussi le principe de la coalisation
de l’assurance pour tous les risques prenant naissance au Maroc.
Jusqu'à l’Independence, l’assurance était pratiquée essentiellement par des
délégations étrangères Européenne et américaine, dont la plupart n’avait de

7
délégation et leur service était très réduit ainsi que le manque d’un service de
comptabilité.
Jusqu'à 1975 les pouvoirs publics ont agis pour faire participer les nationaux a
la gestion de l’assurance dans la 1er phase et a son contrôle dans la 2éme
phase.
A partir de 1975 jusqu'à 1980 l’assurance au Maroc était exercer et vendu que
par des nationaux sauf convention international dument publier.
Avant 1984 et relativement au secteur d’assurance, le juge marocain avait
parmi ces fonctions d’évaluer le montant de l’indemnisation mais ce dernier a
faillit dans sa fonction ce qui a causé l’encombrement de presque 100.000
dossiers dont la décision judiciaire était rendu mais sans l’exécution du
jugement.
Suite à cette période et précisément en 1995, 5 sociétés d’assurance on était
liquidé a cause de l’épuisement de leur trésorerie.
Au 7éme novembre 2002, il a eu la promulgation de la loi 17-99 portant le code
des assurances et qui a abouti à la réunification et l’ordonnancement d’un
ensemble de texte qui était auparavant éparpillés, et qui a modernisé la
législation du secteur en le dotant d’un dispositif réglementaire qui répond
globalement aux standards internationaux.
En 2005, l’événement qui a marqué cette année relativement au secteur
d’assurance c’est que la rentabilité de ce dernier a doublé, le résultat fiscal du
secteur ayant atteint 3.2 milliards de DH contre 1.6 milliard en 2004.
En conclusion, le nouveau code de l’assurance a laissé présager une heureuse
stabilité de cette activité.
B. Définition de l’assurance.
L’assurance peut être définie comme une « opération par laquelle une partie
(l’assureur) s’engage à délivrer, dans le cadre réglementaire d’un contrat, une
prestation en cas de réalisation d’un risque à une autre partie (l’assuré),
moyennant le paiement d’une prime ou cotisation. L’assureur réalise alors la
mutualisation des risques en utilisant la loi des grands nombres et les lois de la
statistique ».
Pour employer un langage moins technique et pour citer un statut de la Reine
Elisabeth 1ère d’Angleterre, l’on peut affirmer que « l’assurance a été établie
de sorte que la perte pèse légèrement sur beaucoup, plutôt que lourdement
sur peu ».
1. Le risque
La notion de « risque » renvoie à plusieurs définitions. Le « risque » peut
désigner :

1) l'objet assuré (un bâtiment, une automobile,) : on parle alors dans ce cas de
« risque-objet »,

8
2) une catégorie d’événements assurables de même nature à partir de laquelle
on établit une tarification : on parle alors du « risque chômage », du « risque
invalidité », du « risque entreprise »,...
3) un événement dommageable (la maladie, un incendie, un vol, le décès,...) :
on parle alors de « risque-cause » ou péril.
La dernière acception du mot « risque » est, dans le domaine de l’assurance, la
plus importante. Le risque est alors l’événement dommageable contre l’arrivée
duquel on cherche à se prémunir et correspond donc à l’événement assuré.

Pour qu’un risque soit assurable, il faut qu’il réponde nécessairement à 3


conditions :
1) Il doit être futur (si l’événement dommageable s’est déjà réalisé, on ne parle
plus de risque)
2) Il doit être incertain : l’incertitude doit résider soit dans la survenance ou
non de l’événement (on ne doit pas pouvoir être en mesure de prédire si la
personne assurée contre la maladie, par exemple, tombera malade ou non) ou
dans sa date de survenance (on ne doit pas pouvoir être en mesure de prédire
la date de la mort de la personne ayant souscrit une assurance-décès, par
exemple).
3) Le risque doit être indépendant de la volonté de l’assuré.

Cependant, ces conditions sont nécessaires, mais non suffisantes pour qu’un
risque puisse être assurable. En effet, pour qu’existe un risque assurable, il faut
aussi qu’existe un marché de l’assurance, c’est-à-dire qu’il faut qu’il y ait non
seulement une demande des particuliers, des entreprises ou des collectivités,
mais il faut également qu’il y ait une offre des assureurs.
2. La prime

La prime est la contribution que verse l’assuré à l’assureur en échange de la


garantie qui lui est accordée de se voir indemnisé (selon les conditions
contractuelles) en cas de la réalisation du risque pour lequel il s’est assuré. Elle
est payable au départ de l’opération d’assurance ou de l’année d’assurance.

La prime correspond principalement au coût du risque auquel il convient


d'ajouter les frais de fonctionnement de l'assureur (distribution et gestion) et
les taxes éventuelles.
Elle est donc le produit d'un calcul complexe qui repose avant tout sur
l'évaluation prévisionnelle de la sinistralité.

9
Pour ce faire, sont utilisés des outils statistiques qui déterminent de manière
plus ou moins précise la probabilité de réalisation des événements garantis.
3. La cotisation
La cotisation, qui est un terme synonyme de prime mais utilisé dans le secteur
mutualiste, peut être soit fixe, soit variable :

1) Si elle est fixe, la cotisation ne peut être modifiée en cours de validité du


contrat sans le consentement du souscripteur et ce, quels que soient les
résultats de l’assureur.

2) Si la cotisation est variable (comme dans le cas d’une société mutualiste, par
exemple), le paiement de la cotisation peut donner lieu soit au versement
complémentaire d’un rappel de cotisation (si les sinistres ont coûté plus chers
que prévu), soit à un remboursement appelé « ristourne » (dans le cas
contraire).

N.B. : Dans le cas d’assurance-vie, la cotisation est toujours fixe.

Les cotisations perçues doivent être suffisantes pour faire face au coût des
sinistres survenus dans l’année, ainsi qu’à tous les frais (d’acquisition, de
gestion, d’encaissement), assumés par l’organisme assureur.
4. La mutualité
L’ensemble des personnes assurées contre un même risque et qui cotisent
pour faire face à ses conséquences constitue une mutualité. L’assurance est
donc l’organisation de la solidarité entre les gens assurés contre la survenance
du même type d’événement.

Selon ce principe, si le risque s’aggrave, le tarif des contrats augmente, si le


risque diminue, le tarif baisse. Si des assurés « fraudent » (en ne déclarant pas
la gravité de leurs risques ou en exagérant l’importance d’un sinistre, par
exemple), c’est l’ensemble de la communauté qui sera pénalisée. L’idée de
compensation au sein de la mutualité implique que tous les membres de cette
mutualité soient traités sur un pied d’égalité, c’est-à-dire avec équité.
5. La prestation de l’assureur : indemnité et forfait
L’engagement de l’assureur en cas de réalisation d’un risque est de verser une
prestation sous forme d’argent destinée :

- soit au souscripteur et à l’assuré


- soit à un tiers
- soit au bénéficiaire (dans le cas d’une assurance vie).

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Les prestations financières de l’assureur peuvent être de 2 sortes. Elles
peuvent prendre la forme :

a) d’indemnités : les indemnités sont déterminées après la survenance du


sinistre en fonction de son importance (c’est ce type de prestation que verse
un assureur à son assuré lorsque ce dernier est victime d’un accident de la
route, par exemple).

b) de prestations forfaitaires : ces prestations sont déterminées à la


souscription du contrat, avant la survenance du sinistre. Il peut s’agir alors du
versement d’un capital, d’une rente ou encore d’une somme d’un certain
montant par jour. C’est ce type de prestation que délivre un assureur surtout
dans le cadre d’un contrat d’assurance vie ou d’assurance-décès.

Section 2 : Structure du marché marocain


A. Les acteurs de la scène d’assurance.
1. L’Etat
Dans un but de protection des assurés, l’État contrôle les activités
d’assurances et de réassurance. L’organisme chargé de cette fonction au
Maroc est la Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale (Ministère
des Finances). L’État intervient également pour imposer obligatoirement
certaines assurances.

2. Les sociétés d’assurances.

Ce sont les preneurs du risque qui encaissent les primes et paient les sinistres.
Au Maroc, on distingue 4 formes de sociétés d’assurances :
• Les sociétés commerciales,
• Les mutuelles,
• Les organismes de prévoyance sociale,
• Les organismes d’assistance.
• Les intermédiaires d’assurance
2.1 Les sociétés commerciales :
Ce sont des sociétés à but lucratif. Elles doivent avoir un capital minimum
légalement exigé. Elles sont dirigées par un Conseil d’Administration. Elles
peuvent pratiquer toutes les branches d’assurance, n’ont pas de limitation
territoriale au Maroc et travaillent avec des intermédiaires (agents généraux
et courtiers).
2.2 Les mutuelles d’assurances :

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Ce sont des associations. Les cotisations sont toujours variables. Elles ne
peuvent donc jamais pratiquer d’opérations impliquant une gestion en
capitalisation. Elles ne travaillent jamais avec des intermédiaires.
2.3 Les organismes de prévoyance sociale :

-Les mutuelles de prévoyance sociale


• Caisse Mutuelle Interprofessionnelle Marocaine (CMIM)
• Caisse Nationale des Organismes de Prévoyance Sociale (CNOPS)
• Mutuelle de Prévoyance des Banques Populaires
• Caisse Médicale de l’Office National des Transports, et d’autres....
-Les autres organismes à caractère social

 La CNSS : Caisse Nationale de Sécurité Sociale.

La particularité de la CNSS réside dans le fait que cet organisme prévoit


à la fois des prestations à court terme et des prestations à long terme.
Cette caisse sert en outre des allocations familiales au profit des affiliés
mariés avec des enfants.

 La RCAR : Régime Collectif d’Assurance et de Retraite.

Il a pour but d’assurer, au titre des risques vieillesse, d’invalidité et de décès, le


versement de prestations au profit du personnel contractuel, de droit commun
employé par des organismes publics tels que offices, collectivités locales, etc.
(les fonctionnaires ne sont pas compris dans cette catégorie).

 La CIMR : La Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraite

Le régime de la CIMR est un régime mixte capitalisation / répartition. Il est


alimenté par les contributions patronales, qu’il gère par répartition. Les parts
salariales sont quant à elles, versées à une compagnie d’assurances afin de
constituer le volet capitalisation.
La combinaison de ces deux ressources, permet le service d’une rente
viagère à l’âge de la retraite du salarié.

2.4 Les organismes d’assistance.

• ISAAF Mondial Assistance.


• Maroc Assistance Internationale
Ce sont des sociétés spécialisées, ayant pour seule vocation l’assistance des
personnes en cas de blessures, maladies graves, décès et des véhicules en cas
de panne, de vol ou d’accident.

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La Société Centrale de Réassurance.
C’est un établissement public bénéficiant de la garantie de l’Etat. Son statut de
réassureur national lui confère les rôles de régulation du marché et
d’économie de devises.
2.5 les intermédiaires en assurances

 a. Les agents généraux d’assurances


L’Agent Général d’Assurances est une personne physique mandataire d’une
seule société d’assurances qu’il représente dans une région déterminée en
vertu d’un traité de nomination.
L’agent général n’est pas un commerçant. Il exerce une profession libérale et
est rémunéré par des commissions. Le portefeuille de l’agent général
appartient à sa société mandante à qui il doit l’exclusivité de sa production sauf
pour les risques qu’elle ne pratique pas où qu’elle refuse.
 b. Les courtiers :
Le courtier est le mandataire de l’assuré. Il n’est lié à aucune société
d’assurances. Il place les contrats de ses clients auprès des sociétés de son
choix. Il est rémunéré par des commissions de courtage qui varient selon les
branches. La profession de courtier est réglementée (idem pour les agents
généraux) par des conditions de capacité professionnelle prescrites par la
réglementation en vigueur.
Dans le public, il y a parfois confusion entre courtier et agent général. Voici
les principales différences entre ces 2 catégories d’intermédiaires.

Courtiers Agent Général d’Assurance


Mandataire de l’assuré Mandataire de l’assureur

Personne physique ou morale Personne physique

Commerçant Profession libérale

Commission de courtage Commission d’agent général


Indépendance vis-à-vis de Dépendance vis-à-vis de l’assureur (avec
l’assureur (libre choix) quelques exceptions)
Portefeuille en propriété Portefeuille propriété de la compagnie

 c. Les experts
Ce sont des personnes choisies en fonction de leur compétence pour
déterminer la nature, la cause et l’importance des dommages en cas de

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sinistre. Ainsi, il y a des experts Auto (les plus nombreux), Incendie, Transport,
Objets d’art, médecins-experts pour les dommages corporels, etc.…
L’assuré fait également appel à des experts, par exemple, pour l’expertise
préalable en assurances Incendie ou, encore, s’il y a contestation avec
l’assureur (contre-expertise). Quand un expert est nommé par un juge,
on dit qu’il y a expertise judiciaire.

 d. Les actuaires
Ce sont des personnes de niveau universitaire (Sciences Mathématiques et
Actuarielles) qui, chez les assureurs, effectuent des calculs de probabilité
notamment en Assurance-vie et Capitalisation (espérance de vie, valeurs de
rachat, valeurs de réduction, etc.). Les actuaires s’occupent aussi des
statistiques dont ils tirent des conclusions pour l’élaboration des tarifs toutes
branches. La deuxième partie vise à éclaircir ce concept.

 e. Les consultants
Ce sont des personnes indépendantes qui conseillent les assurés
(essentiellement entreprises) pour l’élaboration de leur programme
d’assurances en fonction d’une analyse de risque. Les consultants sont
rémunérés sur base d’honoraires. Au contraire des courtiers, ils
n’interviennent pas dans le placement des polices d’assurances.

 f. Les Risk-Mangers
Ce sont des personnes qui, dans les grandes entreprises, sont chargées de la
"gestion des risques", fonction qui englobe évidemment la gestion du
dossier Assurances. Au niveau des entreprises, on trouvera toutefois le plus
souvent un "chargé d’assurances".

B. Les défis du secteur


Actuellement, le secteur des assurances au Maroc connaît de profondes
mutations et se trouve ainsi Confronté à de grands et importants défis
(Libéralisation, concentration, assurance maladie obligatoire, bancassurance,
réassurance...) qui vont certainement affecter le processus de sa croissance,
des défis qui une fois relevés, le secteur sortira certainement plus solide et plus
apte à mener bien sa principale mission, qui est celle de permettre à
l'économie marocaine à mieux s'adapter aux exigences internationales.

La recherche de gains d'efficacité, à travers la diversification des risques, la


réduction des coûts, les économies d'échelle, les opportunités de croissance
dans les pays émergents à fort potentiels comparés aux pays développés et le

14
suivi des clients, constituent les principales motivations des compagnies
d'assurances pour la recherche de profits sous d'autres cieux.

Cependant l’assurance au Maroc est astreinte a levés plusieurs défis et mettre


en place des perspectives maturés pour l’enfantement d’un nouveau secteur
d’assurance en plein croissance

A ce terme plusieurs techniques peuvent contribuer à la réalisation de cet


Objective.

1- La libéralisation :
Au Maroc, la libéralisation est venue pour clore plusieurs années agitées :
liquidation, assainissement... Elle consistera en la mise en place de tarifs
élaborés sur des bases statistiques ayant le consensus du marché et validées
par la Direction des assurances, au lieu de leur homologation.
L'objectif est de déterminer un tarif représentatif pour chaque branche
d'assurance. Pour cela, les compagnies doivent constituer une banque de
données statistiques au niveau de la Fédération Marocaine des Sociétés
d'Assurances et de Réassurance. Par la suite, ce tarif doit être proposé et
appuyé par une étude statistique, à la Direction des assurances qui doit en
principe proposer des ajustements au cas où les tarifs avancés sont jugés
insuffisants. Les compagnies d'assurances ont la possibilité de réviser leurs
tarifs une fois par an. Cette révision est soumise à l'approbation préalable de la
Direction des assurances.
2- La concentration :
Le secteur des assurances au Maroc, à l'instar des autres secteurs de par le
monde, a connu et devrait continuer de connaître une vague de concentration
sans précédent, qui va dans le sens de la libéralisation des marchés,
conformément aux accords signés dans le cadre de l'Organisation Mondiale du
Commerce, afin de bénéficier de l'ouverture et de la globalisation dans les
services financiers. Et aussi qui va lui permettre de faire face aux contraintes de
solvabilité inscrites au code des assurances adoptés fin 2002.

Ce secteur est, désormais, concentré, principalement autour des groupes :


RMA Watanya, AXA, Wafa-assurance, CNIA et Atlanta- Sanad. Dans le sillage
d'une concentration qui s'accélère et d'un remodelage continu du secteur avec
pour faits marquants pour la seule année 2007 le désengagement de l'Ona du
capital d'Axa Assurances Maroc (AAM), l'introduction en Bourse
d'Atlanta/Sanad et l'entrée annoncée puis annulée de la BCP dans celui de la
Marocaine Vie, la guerre des tarifs fait rage.

15
La concentration constituant un moyen de l’organisation du marché
d’assurance au Maroc par le moyen de l’élévation du chiffre d’affaire qui se
traduit par des fusions en chaines et des liquidations de portefeuilles de
plusieurs sociétés
Cette situation a fait perdre au marché marocain ce caractère
hyperconcurrentielle qu’il connaissait auparavant et à laquelle se heurtait
toute mesure d’assainissement de ce secteur.
3- La bancassurance « une nouvelle forme de distribution » :
La bancassurance a pu trouver un terrain de développement au Maroc
notamment à la suite des processus de concentration et de transformation en
cours dans le secteur financier marocain tout entier. Dans ce cadre, la
bancassurance, c'est à dire la distribution de produits bancaires et d'assurances
par un même réseau est l'un des signes les plus tangibles d'un processus de
rapprochement progressif entre les activités bancaires classiques et celles de
l'assurance.
Quatre principales stratégies sont possibles pour rapprocher la banque de
l'assurance et donner naissance ainsi à la bancassurance qui s’est beaucoup
développée au Maroc depuis sa réglementation par le Code des Assurances :

• La signature d'un accord de distribution entre la banque et la compagnie


d’assurances ;
• La signature d'un partenariat avec prise de participation stratégique
entre les deux établissements ;
• La création d'une compagnie d'assurances commune entre les deux
parties
• La mise en place d'une filiale d'assurances de la banque en question.

Le rapprochement entre banquiers et assureurs présente plusieurs atouts, on


peut citer entre autres :

• Dans un pays où les rites sociaux et religieux ne sont pas toujours


favorables au développement de l'assurance, la culture de la clientèle
bancarisée peut, en quelque sorte, permettre de vulgariser un peu plus
le message de l'assurance.
• Le banquier dispose d'un réseau d'informations utiles sur ses clients qui
lui donne un avantage certain pour vendre les produits d'assurance.
• La bancassurance est un moyen stratégique de fidélisation de la clientèle
et de diversification de l'offre des produits et services.

16
• Le fait que le marché de l'assurance vie est attrayant pour les banques,
Tant du point de vue des marges de profit que des possibilités de
croissance.
• Et enfin, il y a les fortes participations stratégiques des compagnies
d'assurances dans les capitaux des établissements bancaires.

Le potentiel du développement de la bancassurance au Maroc est important,


en témoignent les participations croisées entre banques et sociétés
d'assurances ainsi que la vague de concentration que connaît aussi bien le
secteur bancaire que celui des assurances.
4- L'assurance maladie obligatoire « AMO » :

L'Assurance Maladie Obligatoire (AMO) est l'un des dossiers les plus
consommés ces derniers temps pour les opérateurs du secteur des assurances
mais aussi, pour tout un pays où 80% de la population est exclue de la
couverture sanitaire. Ceci démontre que le secteur des assurances est au cœur
de la problématique sociale.

La mise en œuvre de l'AMO serait de bon augure pour toute l'économie


nationale dans la mesure où elle constituera un canal de la redistribution des
richesses par le biais du principe de la solidarité qui est la base de tout système
de couverture généralisée. L'AMO sera également un stimulateur de la
création d'emplois directs et indirects dans plusieurs branches telles que
l'industrie pharmaceutique, les métiers médicaux et paramédicaux ainsi que
dans le secteur des assurances et dans bien d'autres services. En tablant sur
une consommation médicale de 6 milliards de dirhams, dans ses différents
blocs (hospitalisation, soins ambulatoires et pharmacie), l'AMO sera un facteur
de relance de l'économie et de résorption du chômage.

Selon la FMSAR, l'AMO doit se baser sur certains principes fondateurs qui
serviront de cadre à ce projet il y a tout d'abord :

• Le respect des principes de solidarité et de mutualisation des risques.


• Le respect de l'équilibre financier du système pour qu'il n'y ait pas de
gouffre financé
• La nécessité de la transparence et de la bonne gouvernance du régime.

Il est à souligner que la gestion de l'assurance maladie obligatoire est assurée


par la CNSS (caisse nationale de la sécurité sociale) pour le secteur privé, et par
la CNOPS (caisse nationale des organismes de prévoyance sociale) pour le
public.

17
5- La réassurance :

Peu connue par le grand public marocain, la réassurance est un secteur de


l’économie indispensable à l’activité d’assurance. De plus, elle constitue un
instrument de premier plan pour toute organisation soucieuse de la bonne
gestion de ses risques.
La réassurance étant un mécanisme permettant de transférer en tout ou en
partie le risque accepté par un assureur vers un réassureur afin de limiter ses
engagements. A ce titre, la réassurance est familièrement qualifiée d’assurance
au deuxième degré dans la mesure où elle consiste en une véritable assurance
des assureurs. En conséquence, elle représente un des secteurs d’activité les
plus méconnus du public en raison d’une absence de relation directe entre les
réassureurs et les assurés.

Au Maroc, le recours a la réassurance démontre plusieurs atouts qui sont :

• La constitution de provisions prudentes pour sinistres à payer qui


intègrent la volatilité de la « sinistralité ».
• Une réassurance qui permet d’écrêter les sinistres graves
• L’existence de capitaux propres importants qui permettent d’amortir les
écarts de sinistralité.
Actuellement au Maroc l’opération de la réassurance est effectuée et assurée
par des entreprises marocaines à savoir : la Société Centrale de Réassurance

18
Chapitre 2 : l’assurance une nouvelle démarche au développement
Section 1 : Le rôle financier et économique du secteur des assurances
Nul ne peut ignorer le rôle que joue le système financier dans la stimulation de
la croissance et ce, à travers la collecte et l'injection des flux financiers dans les
rouages de l'économie. Dans ce cadre le secteur des assurances, entre autres,
joue un rôle important. Ce secteur ne cesse de prendre de l'importance surtout
en ce qui concerne les sommes importantes qu'il draine.

Ce secteur joue un rôle économique extrêmement important, aussi bien envers


les ménages – assurance d’un emprunt pour l’acquisition d’un logement,
indemnisation des accidentés de la route, prévoyance-retraite – qu’envers les
professionnels et les entreprises – assurance de pertes d’exploitation en cas
d'incendie ou de catastrophe naturelle, permettant de faire redémarrer
l’entreprise sinistrée…

Outre la protection des personnes et des biens, l’assurance intervient


également comme investisseur. En effet, les sommes mises de côté pour payer
les indemnités aux victimes d’accidents, d’incendies… ou les capitaux ou rentes
prévus par les contrats vie et décès, c’est-à- dire les engagements des
assureurs envers les assurés, sont gérées en attendant d’être versées.

A titre de précision on peut distinguer les rôles suivants :


A. Offrir une protection directe aux entreprises.
Cette fonction de sécurité résulte que les entreprises d’assurance par leurs
activités de compensation des risques apportent une sécurité financière aux
entreprises, en leur versant des indemnités en cas de réalisation des risques.
Autrement dit, les opérations d’indemnisation contribuent à la stabilisation des
patrimoines des entreprises qui sont ainsi mis à l’abri des dangers.
B. Encourager l’intermédiation financière.
A partir de l’épargne qu’elles collectent sur la base des primes et la
représentation des provisions techniques, les entreprises participent au
financement de l’activité économique.
De manière plus précise l’argent collecté par les sociétés d’assurance auprès
des assurés sous forme de primes est déposée dans les banques qui prêtent à
leur tour aux particuliers et entreprises pour leurs différents besoins, ce qui
contribue au bon fonctionnement de l’économie et par conséquent à fournir
d’avantage au fond de roulement de l’économie.
C. Offrir une protection en plus de celle de l’Etat.

19
Dans un monde caractérisé par des changements sociaux, l’assurance permet
d’accompagner efficacement les services de l’Etat grâce à des produits conçus
(retraite, soins médicaux et les sécurités sociales) qui pèsent sur les finances
publiques.
Dans ce cadre l’assurance fournit une protection supplémentaire à coté de la
protection de l’Etat. Il est possible d’atteindre un meilleur équilibre entre l’Etat
et le marché en favorisant la croissance des entreprises par une réduction
durable du prélèvement fiscal et social.

Section 2 : les produits d’assurance


A. Assurance dommage.
Globalement on distingue entre deux familles d’assurances de dommages : les
assurances de choses et les assurances de responsabilité.
1. les assurances de choses
C’est l’assurance la plus classique de protection des biens en cas de pertes
matérielles. C‘est la première forme d’assurance qui a vu le jour en cas
notamment de pertes de marchandises transportées par voie de mer et en cas
d’incendie. D’autres formes d’assurances ont pris naissance, par la suite, celle
garantissant le vol, la détérioration des véhicules, le bris de machines...
2. Les assurances de responsabilité
Elles couvrent les conséquences de la possibilité incombant à l’assuré à la suite
de dommages causés à autrui et dont il est juridiquement responsable.

Cette dette de responsabilité grève le patrimoine de l’assuré c’est pourquoi on


parle d’assurances de dette et d’assurances de passif.
Les assurances de responsabilité mettent en jeu une troisième personne : le
tiers victime ou bénéficiaire de contrat bien qu’elle ne soit pas partie au
contrat. A ce titre, il bénéficie d’une action contre l’assureur. Cela étant, il
convient de signaler que dans les assurances dommages, la branche
automobile n’a jamais cessé d’être prépondérante. L’obligation de cette
assurance et les sanctions sévères qui répriment le défaut d’assurance sont à
l’origine de l’hypertrophie de cette branche qui se place par ses primes, ses
réserves et les indemnités payées, en tête des assurances pratiquées au Maroc.
B. Assurance de personnes.
L’originalité des assurances de personnes réside dans l’absence du principe
indemnitaire, car, elle garantit la personne même de l’assuré : vie, décès,
accidents, maladie, invalidité …

L’assurance ne répare pas un préjudice, mais verse des sommes, qui sont fixées
par le contrat, abstraction faite du préjudice réel que l’assuré à subi.

20
D’ailleurs, l’assuré peut contracter plusieurs assurances pour le même risque,
et être couvert par diverses polices auprès de plusieurs sociétés d’assurances.

On distingue dans les assurances de personnes deux branches :

 L’assurance accidents corporels : l’assurance gérée en répartition.


 L’assurance –vie : l’assurance gérée en capitalisation
1. La branche d'accidents corporels :
Cette branche rappelle par certains aspects l’assurance dommages. Elle met à
la charge de l’assureur l’obligation de verser à l’assuré victime d’un accident
pendant la période de garantie ou aux bénéficiaires désignés, une somme
déterminée (assurance de personnes) et éventuellement sans oublier
l’obligation de lui verser tout ou une partie des frais médicaux et
pharmaceutiques occasionnés par l’accident bien entendu l’assurance
dommages.
En pratique, cette assurance couvre le risque de décès, d’invalidité permanente
totale ou partielle et l’incapacité totale ou temporaire.
2. L’assurance-vie :
Par définition, l ’assurance-vie est un contrat par lequel l’assureur, en
contrepartie de la prime qu’il reçoit, s’engage à verser au souscripteur ou à un
tiers, désigné par celui-ci, une somme déterminée en cas de décès de l’assuré
ou de survie au-delà d’un âge déterminé. Cette somme peut être un capital ou
une rente. Lesquels peuvent se combiner en assurance mixte, il existe d’autres
formes d’assurances –vie. Il s’agit notamment de :

 L’assurance nuptialité.
 L’assurance complémentaire.
 L’assurance populaire.
 L’assurance groupe.
L’assurance-vie doit jouer un rôle primordial dans la réalisation des objectifs
sociaux économiques de notre société.
En effet, l’assurance sur la vie dans l’état moderne remplit deux fonctions
essentielles :
a. Sur le plan économique.
Elle contribue à la collecte d’une épargne individuelle importante qui sera bien
entendu investie par la suite dans des placements d’intérêt général dont la
collectivité a besoin pour son développement économique.
b. Sur le plan social.
L’assurance-vie apporte à chacun une sécurité librement décidée en sus des
avantages sociaux de protection et de garantie apportée par les divers régimes
de prévoyances sociale.

21
Cela étant fait, il faut préciser que si l’assurance de manière générale est
récente au Maroc, l’assurance-vie est encore plus récente, elle n’occupe
qu’une place très modeste malgré son évolution.
Le sous-développement de l’assurance-vie au Maroc peut être expliqué par
trois facteurs essentiels

22
Partie 2 : Analyse statistique et financière des données assurantielles
marocaines
Chapitre 1 : Analyse statistiques des données assurantielles
Section 1 : L’évolution du secteur des assurances marocaines
A. La croissance du secteur

E n 2019, le chiffre d’affaires des entreprises d’assurances et de réassurance


atteint 46,7 milliards de dirhams, en progression de 8,4%. Cette croissance
profite aussi bien aux affaires directes (+8,6%, 44,7 milliards de dirhams)
qu’aux acceptations en réassurance (+5,5%, 2,0 milliards de dirhams). Les
affaires directes Vie réalisent une bonne performance avec une collecte qui
dépasse 20 milliards de dirhams en progression de 12,5%. Quant aux
assurances Non Vie, leur volume d’affaires directes atteint 24,2 milliards de
dirhams en hausse de 5,5% par rapport à 2018.
La charge des prestations augmente de 4,5% à 39,2 milliards de dirhams. Les
assureurs directs y contribuent pour l’essentiel avec une enveloppe de 37,9
milliards de dirhams en augmentation de 7,0%. A contrario, les prestations des
réassureurs exclusifs baissent de près de 40% à 1,2 milliard de dirhams. Quant
aux charges techniques d’exploitation, elles affichent une hausse de 5,3% pour
s’établir à 9,3 milliards de dirhams, supportées principalement par les
assureurs directs (+5,1%, 9,1 milliards de dirhams).
Grâce aux produits des placements, le résultat technique s’apprécie de 20,7% à
5,3 milliards de dirhams. Dans le détail, les assureurs directs affichent un
résultat technique de 4,9 milliards de dirhams en hausse de 21,9%. Pour leur
part, les réassureurs exclusifs dégagent un résultat technique de 417,6 millions
en progression de 8,6%.
Le résultat net du marché progresse de 5,1% à 4,0 milliards de dirhams. Cette
progression occulte toutefois des évolutions contrastées : Le résultat net des
assureurs directs s’améliore de 6,1% à 3,7 milliards de dirhams, tandis que celui
des réassureurs exclusifs se détériore du même pourcentage à 284,8 millions
de dirhams.
Au terme de l’exercice 2019, le total actif du secteur atteint 239,2 milliards de
dirhams en hausse de 4,8%. Les placements affectés aux opérations
d’assurances y représentent 73% à 174,7 milliards de dirhams (+6,6%). Du côté
des engagements, les provisions techniques enregistrent la même progression
(+6,6%) à 171,3 milliards de dirhams représentant 71,6% du total passif.
L’encours des placements libres du secteur affiche une légère hausse de 1,7% à
19,3 milliards de dirhams dont l’essentiel revient aux assureurs directs (18,8
milliards de dirhams).
Au vu de ces performances, l’assise financière des entreprises d’assurances et
de réassurance s’améliore et leurs fonds propres se renforcent, atteignant pour
les assureurs directs 38,2 milliards de dirhams (+3,0%) et 3,1 milliards pour les

23
réassureurs exclusifs (+1,5%). Au global, le ROE du secteur enregistre une
légère amélioration à 9,6% contre 9,4% en 2018.
B. Positionnement du secteur d’assurance marocain
1. Les marches de l’assurance an Afriques
Au regard de la fragilité des économies africaines et du contexte très
concurrentiel observé sur plusieurs marchés, l’apport de l’Afrique à l’assurance
mondiale reste très faible. Avec une collecte de 68,4 milliards de dollars en
2018, l’assurance africaine réalise une progression modeste de 0,9% et sa
contribution représente à peine 1,3% du marché mondial. Son acteur majeur,
l’Afrique du Sud, qui s’attribue 70,6% des émissions, réalise une faible
progression (+0,2%) en raison de la faiblesse de l’environnement
macroéconomique et de la persistance d’un haut niveau de chômage.

Figure : Parts
du marché
africain par
pays en 2018

24
1.1 Le marché de l’assurance Vie

En 2018, la branche Vie, qui représente 67,7% du total des affaires africaines,
renoue avec la croissance (+1,3%) après le repli enregistré l’an dernier (-2,9%).
Une montée en puissance difficile pour l’Afrique, eu égard à la faiblesse du
contexte macroéconomique de son plus grand marché, l’Afrique du Sud, qui
réalise 83,1% des affaires Vie mais ne progresse que de 0,4%.

CHIFFRE D'AFFAIRES PART DU MARCHÉ AFRICAIN


En millions de dollars
AFRIQUE DU SUD 38 475,0 83,1%
MAROC 2 147,0 4,6%
KENYA 861,0 1,9%
EGYPTE 677,0 1,5%
Tableau : Répartition NAMIBIE 723,0 1,6%
des primes de la NIGERIA 549,0 1,2%
branche Vie en TUNISIE 186,0 0,4%
Afrique en 2018
ALGÉRIE 105,0 0,2%
ZIMBABWE 459,0 1,0%
AUTRES PAYS 2 125,0 4,6%
TOTAL 46 307,0 100,0%

1.2 Le marché de l’assurance Non Vie

Après avoir enregistré une croissance de 1,4%, les marchés africains voient leur
collecte en Assurance Non Vie stagner en termes réels, reflétant
l’intensification de la concurrence qui sévit dans plusieurs pays du continent.
Ainsi, l’Afrique du Sud, à l’image de plusieurs pays africains tels que l’Algérie,
l’Egypte, le Kenya et la Namibie, accusent des baisses sur les affaires Non Vie
variant entre -4,0% et -0,4%.
CHIFFRE D'AFFAIRES PART DU MARCHÉ AFRICAIN
En millions de dollars
AFRIQUE DU SUD 9 794,0 44,4%
MAROC 2 432,0 11,0%
KENYA 1 273,0 5,8%
ALGÉRIE 1 084,0 4,9%
Tableau : Répartition
EGYPTE 902,0 4,1%
des primes de la
branche Non Vie en TUNISIE 684,0 3,1%
Afrique en 2018 NIGERIA 671,0 3,0%
NAMIBIE 287,0 1,3%
ZIMBABWE 276,0 1,3%
AUTRES PAYS 4 673,0 21,2%
TOTAL 22 076,0 100,0%

25
Primes émises
En 2018, le Maroc enregistre une collecte de primes estimée à 4,6 milliards de
dollars, lui permettant d’occuper le 51ème rang à l’échelle mondiale et de
conserver sa 3ème place dans le monde arabe, après les Emirats-Arabes Unis et
l’Arabie Saoudite.

Figure : Rangs du
secteur marocain
en termes de
chiffres d’affaires
(2016 – 2018)
Source : Swiss Ré

Densité d’assurance
En 2018, la densité4 d’assurance au Maroc se situe autour de 127,0 dollars en
moyenne. Un marocain dépense en près de 59,0 dollars en produits
d’assurance Vie et 67,0 dollars en produits d’assurance Non Vie. Le Maroc se
classe à la 66ème place mondiale et 7ème place parmi les pays arabes, après
les Emirats arabes unis, le Bahreïn, le Koweït, l’Arabie Saoudite, le Liban et le
Sultanat d’Oman.

Figure : Rangs du
secteur marocain
en termes de
densité (2016-
2018)
Source : Swiss Ré

26
Section 2 : Le marché marocain des assurances
A. Chiffres clé se secteur.
1. Primes émises
En 2018, les émissions directes, toutes branches confondues, progressent de
6,2%, en réalisant un chiffre d’affaires de 41,2 milliards de dirhams contre 38,7
milliards un an auparavant.
Les opérations Non Vie sont en progression de 5,6% et représentent 55,8% du
total du business. La contribution de l’assurance automobile vient au premier
rang (27,1%), suivie de l’assurance maladie maternité (9,9%) et de l’assurance
accidents du travail (5,5%).
L’assurance des risques techniques enregistre, quant à elle, la plus grande
croissance de l’année (+24,0%), suivie de l’assistance-crédit-caution (10,8%).

PART DES
VARIATION
En millions de dirhams 2017 2018 AFFAIRES
2018/2017
DIRECTES

OPÉRATIONS NON-VIE 21 751,0 22 961,6 55,8% 5,6%

VÉHICULES TERRESTRES À MOTEUR 10 481,7 11 147,2 27,1% 6,3%

DONT RESPONSABILITÉ CIVILE 8 908,8 9 397,3 22,8% 5,5%

ACCIDENTS CORPORELS - MALADIE - MATERNITÉ 3 922,2 4 074,3 9,9% 3,9%


Tableau :
Répartition des
émissions
directes Non Vie DONT MALADIE – MATERNITÉ 3 257,8 3 405,1 8,3% 4,5%
par sous
catégories
(2017-2018)
ACCIDENTS DU TRAVAIL ET MALADIES ET PROFESSIONNELLES 2 222,5 2 244,3 5,5% 1,0%

INCENDIE ET ÉLÉMENTS NATURELS 1 331,7 1 417,7 3,4% 6,5%

ASSISTANCE - CRÉDIT – CAUTION 1 415,1 1 568,3 3,8% 10,8%

TRANSPORT 604,9 625,5 1,5% 3,4%

RESPONSABILITÉ CIVILE GÉNÉRALE 548,9 581,7 1,4% 6,0%

ASSURANCES DES RISQUES TECHNIQUES 242,3 300,6 0,7% 24,0%

AUTRES OPÉRATIONS 979,4 1 002,1 2,4% 2,3%

27
Les opérations Vie et Capitalisation affichent un taux d’évolution plus
important (+7,1%), grâce à l’épargne collectée par les entreprises d’assurances
et qui représente 35,5% du total des affaires directes.
2. Parts de marché en affaires directes au Maroc
Hormis la « Mutuelle Attamine Chaabi » et « Maroc Assurance International »
qui améliorent leurs positions et l’entrée dans le classement de la « Société
Marocaine d’Assurance à l’Exportation », les entreprises d’assurances et de
réassurance maintiennent leurs parts de marché et leurs positions occupées en
2017.

Parts de
Rang2018 EAR Vie Non Vie
marché
1 WAFA As s ura nce 20,3% 25,7% 16,1%
2 RMA As s ura nce 15,9% 18,4% 13,9%
3 SAHAM As s ura nce 12,5% 5,7% 17,9%
4 Mutuel l e Atta mi ne Cha a bi 10,3% 23,4% …
5 AXA As s ura nce Ma roc 10,2% 8,1% 11,9%
6 ATLANTA5 5,9% 2,6% 8,5%
7 SANAD 4,9% 2,6% 6,8%
Ta bl ea u : Pa rts de
ma rché pa r 8 La Ma roca i ne Vi e 4,4% 9,5% 0,4%
entrepri s es 9 Mutuelle Central e Ma roca i ne d’As s ura nce 3,4% 3,7% 3,2%
d’a s s ura nces a u 10 ALLIANZ Ma roc 3,3% 0,1% 5,9%
Ma roc en 2018 11 Mutuelle Agri col e Ma roca i ne d’As s ura nce 2,4% … 4,3%
(a ffa i res di rectes ) 12 Compa gni e d’As s ura nce Tra ns port 1,7% … 3,0%
13 Ma roc As s ura nce Interna ti ona l 1,3% … 2,3%
14 SAHAM As s i s ta nce 1,2% … 2,2%
15 Mutuelle d’Assurance des Tra nsporteurs Unis 0,8% … 1,4%
16 Wa fa Ima As s i s ta nce 0,6% … 1,0%
17 ACMAR 0,3% … 0,6%
18 AXA As s i s ta nce Ma roc 0,2% … 0,4%
19 Cofa ce Ma roc 0,1% … 0,2%
Soci été Ma roca i ne d'As s ura nce à
20 0,0% … 0,1%
l 'Exporta ti on
21 CHAABI As s i s ta nce 0,0% … 0,0%

En 2018, le classement des réassureurs exclusifs est resté sans changement. Le


marché demeure dominé par la SCR, qui détient 82,8% du marché de la
réassurance. La Mamda-Ré, qui a pénétré le marché marocain en 2014,
améliore sa part de marché d’année en année (de 6,1% à 6,2% en 2018). Les
autres entreprises d’assurances et de réassurance pratiquant à titre accessoire
la réassurance consolident 11,0%.

28
3. Indicateurs d’activité du secteur de l’assurance

a. Prestations et frais payés

En 2018, les assureurs et réassureurs ont supporté 27,0 milliards de dirhams au


titre des frais et prestations payés, toutes branches confondues, en
augmentation de 3,1%. Rapportée au chiffre d’affaires, la charge des sinistres
représente 62,6%.

b. Résultat net

En 2018, la rentabilité du marché marocain accuse une baisse significative sur


tous les niveaux. Ainsi, le résultat technique perd 20,1% par rapport à 2017 et
le résultat net concède 12,8%, malgré une amélioration du résultat non
technique . En terme monétaire, le marché réalise un résultat technique de 4,4
milliards de dirhams et un résultat net de 3,8 milliards dirhams.

c. Fonds propres

Les fonds propres se sont établis à 40,1 milliards de dirhams, marquant une
progression de 2,1% par rapport à l’exercice précédent. Ils représentent 93,0%
du total du chiffre d’affaires, contre 96,5% l’an dernier. En s’établissant à 9,4%,
le rendement des fonds propres affiche ainsi un tassement de 1,6 points de
pourcentage par rapport à l’année précédente.
Quant au capital social (ou fonds d’établissement) consolidé, il s’élève à 7,7
milliards de dirhams.

d. Provisions techniques et couverture des engagements réglementaires

Les provisions techniques brutes des entreprises d’assurances et de


réassurance se sont établies à 160,7 milliards de dirhams contre 149,9 milliards
l’année précédente, soit une progression de 7,2%.
L’encours total des placements affectés aux opérations d’assurances et de
réassurance s’élève à 163,710milliards de dirhams à fin 2018 contre 154,9
milliards un an auparavant, progressant ainsi de 5,7%.

29
Chapitre 2 : Analyse financière des données assurantielles
Section 1 : L’évolution du secteur des assurances marocaines
A. La croissance du secteur.
Les placements affectés aux opérations d’assurances et de réassurance du
secteur se sont établis à 163 814.8 millions de dirhams au terme de l’exercice
2018, en progression de 5.7% par rapport à l’année précédente. Cette
évolution provient des placements en actions et parts sociales qui ont cru de
5.9% et qui détiennent la part majoritaire de l’ensemble des placements
affectés (68.3%). Les obligations, bons et titres de créances négociables ont cru
de 4.2% et ont occupé 22.1% de l’ensemble des placements affectés

3,60%
2,10%
3,80%

Dépôts en comptes indisponibles


22,10%
Reste des placements
Immobiliers
Obligations, bons et TCN
Actions et parts sociales

68,30%

Les placements libres du secteur se sont établis à 14 982.8 millions de dirhams


contre 13 192.6 millions, soit une progression de 13.6%.

30
En millions de dirhams 2017 2018 Variation

Entreprises d’assurances et de réassurance 13 140.6 14 928.7 13.6%

Titres de participation 774.4 844.2 9.0%

Autres titres immobilisés 9 795.2 11 063.8 13.0%

Titres et valeurs de placement (non affectés


2 571.0 3 020.6 17.5%
aux opérations d’assurance)

Réassureurs exclusifs 52.0 54.1 4.1%

Titres de participation 0.0 0.0

Autres titres immobilisés 52.0 54.1 4.1%

Titres et valeurs de placement (non affectés


0.0 0.0
aux opérations d’assurance)

TOTAL 13 192.6 14 982.8 13.6%


Tableau : Evolution des placements libres entre 2017 et 2018

Les produits financiers nets de charges du secteur sont passés de 7 768,2


millions de dirhams à 7 457,8 millions, dont 2 587,2 millions des plus-values
nettes de charges sur réalisation de placements.

En millions de dirhams 2017 2018 Variation


Entreprises d’assurances et de
7 024.3 7 067.8 0,6%
réassurance
Réassureurs exclusifs 743.9 389.9 -47,6%

Total 7 768.2 7 457.8 -4,0%


Tableau : Evolution produits financiers entre 2017 et 2018

B. la rentabilité financière.
Le secteur des assurances voit son résultat net baisser de 9,5% cette année
avec un total de 3,5 milliards de dirhams, après avoir enregistré 3,8 milliards en
2017. En incluant les réassureurs exclusifs, ce résultat se situe à 3,8 milliards de
dirhams contre 4,3 milliards un an auparavant (-12,8%).

31
Source : ACAPS

Le recul du résultat net réalisé par le secteur des assurances cette année est dû
essentiellement à :
• Une forte baisse de la marge d’exploitation, devenue négative et nettement
impactée par la baisse de celle des opérations non vie (-71,1 %), suite à la
dépréciation des marges des assurances automobile (-60,5%), incendie et
éléments naturels (-94,8%), risques techniques (-362,3%) et transport (-57,0%);
• Une baisse de 3,2% du solde financier qui n’a pas pu améliorer la situation de
la marge d’exploitation ;
• Un solde de réassurance toujours en faveur des réassureurs, en dépit de son
amélioration de 52,4% durant cette année. Cette amélioration est due au
paiement par les réassureurs de 3 sinistres majeurs enregistrés cette année.
Ainsi, le résultat technique net s’est établi à 4,0 milliards de dirhams contre 4,9
milliards en 2017, soit un retrait de 17,4%. Le résultat non technique s’est, par
contre, amélioré pour atteindre un montant de 281,1 millions de dirhams cette
année.
Section 2 : Analyse financière des entreprises d’assurances
A. Analyse des charges.
Les prestations et frais se sont élevés à 37 508.6 millions de dirhams (dont 35
437.4 à la charge des entreprises d’assurances et de réassurance) contre 33
408.0 millions à fin décembre 2017. Les prestations et frais représentent 87,1%
des émissions totales.
Les prestations et frais à la charge des entreprises d’assurances et de
réassurance ont augmenté de 9.9%, spécialement pour la branche non-vie
(14.3%).
Pour les réassureurs exclusifs, les prestations et frais ont augmenté de 77.0%
par rapport à l’exercice précédent, tirés par la forte évolution des prestations
et frais au titre des opérations non vie.

32
Figure : Répartition des
prestations et frais par type
d’entreprise

Les prestations et frais payés du secteur ont totalisé cet exercice un montant
de 26 959.1 millions de dirhams contre 26 148.8 un an auparavant. L’ensemble
des prestations et frais payés au titre des assurances vie et capitalisation a
atteint cette année 11 300.6 millions de dirhams contre 11 082.1 millions, soit
une évolution de 2.0%. Concernant les opérations non-vie, les prestations et
frais payés ont augmenté de 3.9% en passant de 15 066.7 millions de dirhams à
15 658.5 millions.

Figure : Répartition des prestations


et frais payés bruts par sous-
catégories et par entreprises

Les charges techniques d’exploitation du secteur ont atteint au terme de cet


exercice un montant de 8 846.5 millions de dirhams contre 8 068.6 millions un
an auparavant, soit une évolution de 9.6%. Elles représentent ainsi 20.5% du

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chiffre d’affaires total et sont réparties en charges d’acquisition des contrats et
des autres charges techniques d’exploitation comme suit :

En millions de dirhams 2017 2018 Variation


Charges d’acquisition des contrats 3 355.8 3 531.3 5.2%
Autres charges techniques d’exploitation 4 712.8 5 315.2 12.8%
Dont : Charges de personnel 1 781.7 1 948.2 9.3%
Autres charges externes 1 225.5 1 278.3 4.3%
Autres charges 1 705.6 2 088.7 22.5%
TOTAL 8 068.6 8 846.5 9.6%
Tableau : Evolution des charges techniques d’exploitation du secteur entre 2017 et 2018

Pour les entreprises d’assurances et de réassurance, les charges techniques


d’exploitation se sont établies à 8 618.3 millions de dirhams cet exercice contre
7 858.1 millions l’an dernier, en augmentation de 9.7%.

Figure : Répartition des charges techniques d’exploi tation à la charge des entreprises d’assurances en 2018

Concernant les réassureurs exclusifs, les charges techniques d’exploitation ont


passé de 210.5 millions de dirhams à 228.3 millions au terme de cet exercice,
soit une croissance de 8.4%.

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Figure : Répartition des charges techniques d’exploitation à la charge des réassureurs exclusifs en 2018

B. analyse des résultats.


Du côté des résultats, les opérations d’assurances et de réassurance du secteur
ont enregistré au cours de l’exercice 2018 un résultat technique net de 4 426.7
millions de dirhams contre 5 538.2 millions en 2017, soit une baisse de 20.1%.
Cette diminution est due aux reculs des résultats techniques vie et non vie
(respectivement de -25.9% et -18.6%). Le résultat net a ainsi accusé une baisse
de 12.8% en passant de 4 330.3 millions de dirhams en 2017 à 3 776.3 millions
au terme de l’exercice 2018.
La rentabilité générale mesurée par le rapport entre le résultat net et les fonds
propres des entreprises d’assurances et de réassurance s’est dégradée en
passant de 10.7% à 9.4%.

En millions de dirhams 2017 2018 Variation


Résultat technique 5 538.2 4 426.7 -20.1%
Résultat technique vie 1 108.6 821.6 -25.9%
Résultat technique non-vie 4 429.5 3 605.1 -18.6%
Résultat non technique 4.4 300.7 6 734.8%
Résultat avant impôts 5 542.6 4 727.4 -14.7%
Impôts sur les résultats 1 212.3 951.1 -21.5%
Résultat net 4 330.3 3 776.3 -12.8%
Tableau : Evolution du résultat net entre 2017 et 2018

Au cours de cet exercice, les réassureurs exclusifs ont enregistré la plus grande
baisse du résultat net (-38.7%) en passant de 494.5 millions de dirhams à 303.3
millions. Dans la même lignée, les entreprises d’assurances et de réassurance
ont enregistré une baisse moins importante du résultat net (-9.5%), en passant
de 3 835.8 millions de dirhams à 3 472.9 millions.

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Conclusion

La contribution du secteur de l’assurance à la croissance économique


est une évidence pour la majorité des pays et notamment pour les pays
développés.
En effet le secteur de l’assurance, en collectant des primes auprès des
assurés, draine des fonds considérables constituant une source de
financement importante, ce qu’il lui permet de jouer, ainsi, un rôle très
important sur le marché financier.

Actuellement, le secteur des assurances au Maroc connaît de profondes


mutations et se trouve ainsi confronté à de grands et importants défis
(libéralisation, concentration, assurance maladie obligatoire,
bancassurance...) qui vont certainement affecter le processus de sa
croissance, des défis qui une fois relevés, le secteur sortira certainement
plus solide et plus apte à mener à bien sa principale mission, qui est
celle de permettre à l'économie marocaine à mieux s'adapter aux
exigences internationale.

L’importance du secteur aussi vital pour l’économie nationale mérite une


attention particulière, car le marché de l’assurance réalise des primes
importantes ces dernières années. Les assureurs doivent faire preuve
d’adaptation et d’anticipation au quotidien pour imaginer des réponses
aux inquiétudes et risques de la vie tels que l’invalidité, la dépendance,
le chômage, le prix du pétrole, les fluctuations de la bourse, le
terrorisme, les aléas de la vie. Tous ces craintes doivent pouvoir être
atténués grâce à des garanties de prévoyance sociale.

L'étude sur le développement du secteur des assurances au Maroc n'a


pas été du tout un travail facile. Nous avons constaté, en effet, un
manque flagrant d'études sur le sujet. A part l'étude annuelle publiée par
la Direction des Assurances du Ministère des Finances, il y a un énorme
vide concernant le sujet.
Il est certain que ce segment trouve encore des difficultés pour
s’épanouir et reste confronté à des déficits incompatibles avec les
impératifs de développement qu’offre le secteur. Handicaps qu’il est
nécessaire d’étudier et d’analyser dans un contexte marqué par la
libéralisation du secteur qui promet pour un pays comme le nôtre ayant
un grand potentiel de développement, l’arrivée de grands opérateurs du
secteur et par conséquent, le transfert d’une partie importante de
l’épargne dans le giron des entreprises étrangères ayant un avantage
concurrentiel supérieur.

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Bibliographie :

฀ Rapport d’activité : Ministère de l’Economie et des Finances, Direction des


assurances et de la prévoyance sociale : Rapport d’activité des entreprises
d’assurance et de réassurance au Maroc.

฀Un document PDF publié sur internet sous le titre « Le secteur des
assurances au Maroc »

฀Mémoire de fin d’études, Melle Loubna Ouakkaf « LE ROLE DE L’ASSURANCE


DANS L’ECONOMIE MAROCAINE ». UNIVERSITE HASSAN II MOHAMMEDIA
FACULTE DES SCIENCES JURIDIQUES

฀Rapport annuel - secteur des assurances et de la réassurance 2019


www.acaps.ma

฀ Ecole polytechnique d'assurances

฀Situation du secteur de l'Assurance – 2019 www.acaps.ma

฀Un article sur internet sous le titre « Le marché des Assurances s’ouvre à
l’international » par Afifa Dasso dans le site web www.africatime.com
Un article sous le titre « Assurances au Maroc » publié sur le site web
www.blogmania.typepad.com

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