Vous êtes sur la page 1sur 33

Emboutissage

Emboutissage
L’emboutissage est un procédé de formage par déformation à chaud ou à froid des métaux
visant à transformer une tôle en une pièce plus ou moins creuse de surface non
développable.

Ce mode de formage s’effectue sur une presse au moyen d’un outillage adéquate dont la
configuration détermine l’effet obtenu sur le flan:

Outils à simple effet : c’est la plus simple Outils à double effet : comprend en plus
configuration, composée principalement de l’outil simple effet, un serre-flan
d’une matrice et d’un poinçon.
Emboutissage
L’outillage utilisé en emboutissage comprend donc:

- Un poinçon : coulissant plus ou moins vite sur l’axe vertical, et déformant la tôle.

- Une matrice : elle serre d’appuie à la tôle et lui donne la forme extérieure finale
au retour élastique prés.

- Un serre flan : son rôle est de maintenir le flan lors d’une opération
d’emboutissage, afin d’assurer un écoulement homogène du métal et prévenir les
risques de plis ou autres défauts d’emboutissage.
Emboutissage
La réussite de l’opération d’emboutissage dépend
essentiellement de deux facteurs:

L’aptitude de la tôle à Les paramètres du


la déformation. procédé

C'est-à-dire la capacité de la mise -jeu entre poinçon et matrice,


en forme de la tôle. Ce facteur - rayon de la matrice,
dépend des propriétés -rayon du poinçon,
intrinsèques du matériau déformé. - lubrification,
-vitesse d’emboutissage…etc.
Emboutissage
Matériaux
1- Les aciers : sous forme de tôles minces obtenues par laminage
(aciers doux)

- TC -tôle de fabrication courante


- E tôle d’emboutissage
-ES tôle d’emboutissage spéciale

Remarque: Les aciers inoxydables se comportent différemment de l’acier doux


en raison de la présence de nickel et de chrome. Ainsi les vitesses d’emboutissage
doivent être plus lentes que pour les autres nuances.
Emboutissage
Matériaux
1- Les alliages non ferreux :
Les laitons : Les plus couramment utilisés sont ceux désignés sous le nom
de (60% ; 40%) (Contenant 60% de cuivre et 40% de zinc) (Avec addition de
plomb pour les utilisations en horlogerie et sans addition pour les pièces
optique, de sidérurgie) et de (72% ; 28%) (Pour l’emboutissage extra
profond). Il est employé pour la fabrication de cartouches et de douilles
évitant des opérations de recuit).

L’aluminium et ses alliages : ces alliages s’écrouissent à l’emboutissage,


l’étirage profond ne s’obtient qu’avec les qualités les plus douces. On peut
toutefois obtenir des emboutis peu profond avec des qualités plus dures.

Le cuivre : non allié appelé cuivre rouge possède d’excellentes qualités


d’emboutissage extra profonds ; souvent supérieures à celles du laiton ou
des aciers spéciaux.
Emboutissage
Matériaux
1- Les alliages non ferreux :
Le zinc : il s’emboutit facilement mais, dans le cas d’emboutissage de forme
complexe, il est nécessaire de le chauffer entre 100 et 150°C.
Le nickel et ses alliages : ils possèdent d’excellentes qualités d’emboutissage.
Les plus couramment utilisées sont ceux contenant 60 à 65% de cuivre, 20 %
de zinc, et 15 à 20 % de nickel.
Le magnésium : c’est le plus léger des métaux utilisés dans l’industrie. A
température ambiante le magnésium ne peut être embouti que dans
certaines limites. Pour réaliser des pièces semblables à celles obtenues avec
l’acier, il est indispensable de chauffer de 200 à 500°C en fonction de la
qualité d’emboutis souhaités.
Emboutissage
Emboutissabilité d’un matériau

Mode de déformation

L’expansion bi-axiale
L’expansion symétrique.
La déformation plane.
L’allongement uni axial.
La distorsion pure.
La compression pure.
Le rétreint.
Le pliage sous tension.
Emboutissage
Essai d’emboutissabilité

De nombreux essais spécifiques ont été imaginés et utilisés pour juger l'aptitude
d'une tôle à subir l'opération d'emboutissage. Nous les avons classés selon le mode
de déformation prédominant .on distingue trois catégories d’essais d’emboutissage.

ESSAIS ELEMENTAIRES
Dans Cette catégorie on classe les essais des tôles qui font appel à la sollicitation
simple (traction uniaxiale traction biaxiale expansion, traction compression retreinte)
permettant de déterminer les propriétés mécaniques des tôles (Rm, Rp 0,2, A%) on
peut, également, obtenir à partir de ces essais de traction des informations
complémentaires sur les caractéristiques intrinsèques du matériau comme le
coefficient d écrouissage n et le coefficient d’anisotropie r
Emboutissage
Essai d’emboutissabilité

ESSAIS SIMULATIFS
Ces essais ont pour but de mesure; la Capacité de la tôle à former un embouti de
forme simple en se rapportant aux principaux modes de déformation et a leur
combinaison (expansion et retreint).

a) essais d’expansion :

-essais d’expansion par gonflement (NF A 03-601)

Ces essais s’effectuent, sans frottement, par gonflement sous l’effet d une
pression hydraulique d’un flan bloqué sur une matrice ouverte
Dans ces essais, on mesure en général la hauteur maximale hm de embouti
lors de l’apparition de la rupture, ainsi que la pression maximale
d’emboutissage.
Emboutissage
Essai d’emboutissabilité
b) essais de rétreint : Ces essais permettent de bien Juger
l’aptitude du métal à se déformer par retreinte. Les essais
les plus utilisées sont :

- essais de rétreint sur poinçon à fond plat (essai SWIFT)

Pour cet essai on utilise un échantillon circulaire dont les


diamètres sont échelonnés. Les dimensions des outils
dépendent de l’épaisseur de la tôle à essayer.
En augmentant progressivement le diamètre du flan, on
obtient un godet de plus en plus profond. Jusqu’au
moment où le godet casse en cours d’emboutissage. Ce
qui donne le diamètre critique du flan pour un outillage
donné. Le rapport du diamètre du flan Dm au diamètre du
poinçon dp est le rapport limite d’emboutissage (Limiting
Drawing Ratio) LDR =Dm/dp
Emboutissage
Facteurs opératoires

Lors de l’emboutissage d’une pièce, que ce soit en laboratoire ou en industrie,


plusieurs paramètres permettent d’aboutir à un embouti de bonne qualité.

- Le jeu entre le poinçon et la matrice :


- Le rayon sur la matrice :
- Le rayon sur le poinçon :
- La vitesse d’emboutissage :
- La pression du serre-flan :
- L’effort d’emboutissage :

A ces paramètres, il faut ajouter la lubrification, la taille optimale de la tôle ainsi


que son épaisseur.
Emboutissage
Paramètres lié à la presse
Le jeu entre le poinçon et la matrice :

L’augmentation sensible du jeu amène la détérioration du profil de la paroi. Si le jeu


est trop grand, il peut se produire une déviation du poinçon. Des plis peuvent se
produire sur la paroi de l’embouti, par conséquent, la valeur du jeu doit être bien
déterminée. Les formules suivantes peuvent nous donner de bonnes valeurs du jeu :

Pour l’acier pour l’aluminium

Pour les métaux non ferreux


Emboutissage
Paramètres lié à la presse

Le rayon sur la matrice :


Ce paramètre a une très grande importance autant pour la qualité de l’embouti que
pour la répartition des forces.

Pour r = 0 on a un déchirement du flan

pour on a la formation de plis


Emboutissage
Paramètres lié à la presse

Afin de déterminer le rayon efficace, on utilise la relation de Kaczmarek concernant la


première passe :

-Pour l’acier : r : rayon de la matrice


D: diamètre du flan (mm)
d1 : diamètre de l’embouti (mm)
-Pour l’aluminium e : épaisseur du flan (mm).

-Pour les passes suivantes on a


Emboutissage
Paramètres lié à la presse

Le rayon sur le poinçon (Rp) :

La partie de la tôle qui se trouve en contact avec


le rayon trop faible de poinçon subie une
diminution d’épaisseur (1) , après emboutissage,
le défaut se retrouve sur la surface latérale de
l’embouti (2).
le rayon (Rp ) est limité entre 5e et 10e
Emboutissage
Paramètres lié à la presse

La vitesse d’emboutissage :

Elle se définit comme la vitesse du poinçon au moment de l’attaque de la tôle. Une


vitesse trop faible, tend à générer un écrouissage trop important sur le métal, le rendant
moins malléable. Une grande vitesse tend à empêcher la propagation de la force du
poinçon jusqu’au niveau du flan. Cette altération pouvant alors se traduire par une
rupture du flan. D’après BLISS, il existe une vitesse optimale pour chaque métal
Emboutissage
Paramètres lié à la presse

La pression du serre-flan :
Le rôle du serre-flan consiste à empêcher la formation de plis sur le rebord du flan en
exerçant une pression appropriée. La présence du serre-flan ne s’impose que si
ou

Dans la pratique, il faut que le serre-flan soit bien trempé et rectifié. La pression est réglée
à l’aide de clés dynamométriques, de ressorts ou de caoutchouc, en fonction de l’aspect
de l’embouti :

- Si la paroi est sans plis et d’aspect brillant, la pression est adaptée.


- Si la paroi est bonne mais que les bords supportent des marques de dentures, c’est que
la pression est trop faible.
- S’il se produit un déchirement lors de la descente du poinçon, c’est que la pression est
trop importante.
Emboutissage
Paramètres lié à la presse

Ainsi, pour un embouti cylindrique de diamètre d et de flan de diamètre D, l’effort du


serre-flan pour différents matériaux est déterminée par la formule simplifiée suivante :

avec : p est la pression


spécifique déterminée
d’après de ce tableau
Emboutissage
Paramètres lié à la presse
L’effort d’emboutissage :

L’effort nécessaire pour emboutir


des pièces cylindriques dépend tout
d’abord des diamètres de l’embouti
et du flan primitif, de l’épaisseur et
du type de matériau. Il dépend
également de la pression de serre-
flan, de la vitesse d’emboutissage, de
rayon de la matrice, du jeu entre
poinçon et matrice et de la
lubrification.
Emboutissage
Paramètres lié à la presse
L’effort d’emboutissage :

L’effort nécessaire pour emboutir


des pièces cylindriques dépend tout
d’abord des diamètres de l’embouti
et du flan primitif, de l’épaisseur et
du type de matériau. Il dépend
également de la pression de serre-
flan, de la vitesse d’emboutissage, de
rayon de la matrice, du jeu entre
poinçon et matrice et de la
lubrification.
Emboutissage
Dimensionnement de la presse
Les paramètres : V
P
P

R
r

W
Emboutissage
Description de la presse
Materiaux W R V P
Aciers e + 0.07*(10*e)1/2 0.8*[(D-d)*e]1/2 200 mm/s Doux : 0.25 K8/g.mm²
(280 mm/s pour acier Inox : 0.20 K8/g.mm²
doux)

Aluminium e + 0.02*(10*e)1/2 0.9*[(D-d)*e]1/2 500 mm/s 0.10 K8/g.mm²

laiton e + 0.04*(10*e)1/2 - 750 mm/s 0.20 K8/g.mm²

zinc - 200 mm/s 0.12 K8/g.mm²

Autres - - -

Force d’emboutissage : F = π * d * e * m * Rm
Emboutissage
DIAMETRE DE FLAN

La détermination du diamètre du flan d’un emboutie


peut être réalisée par deux méthodes distinctes :

- Méthode analytique

- Méthode graphique

Des hypothèses doivent être pris en considération :


- les calculs s’effectuent en considérant la fibre
moyenne.
-L’épaisseur supposée constante.
- le flan et l‘embouti auront même surface, 2 à 3 mm
seront ajoutés pour le détourage
Emboutissage
DIAMETRE DE FLAN

METHODE ANALYTIQUE

On répartit la pièce en éléments avec la


concordance d’éléments du tableau en
leur attribuant aussi de formules pour
calculer leurs surfaces, ainsi la surface
totale du flan correspond à la somme
des surfaces partielles. Le diamètre du
flan est alors donné par
Emboutissage
Abaque utilisable uniquement dans le cas d’une seule passe

Par abaque
Emboutissage
NOMBRE DE PASSES

1ère passe :
Le diamètre d1 de la première passe est égal au produit du
coefficient m1 par le diamètre du flan Df

Passe suivantes :

Le diamètre de la deuxième passe d2 est égal au produit du


coefficient m2 par le diamètre de la première passe d1 :

Et ainsi de suite jusqu’au diamètre à obtenir :


Emboutissage
Emboutissage
Exemple

a. calcul de diamètre du flan :

D’après la méthode analytique on


Emboutissage
Exemple
Emboutissage
Exemple

b. nombre de passe :

On va faire deux passes avec correction du diamètre du flan


Emboutissage
Exemple

Remarque : avec se diamètre du flan corrigé on ne peut pas obtenir la


douille avec ces dimensions , donc il faut faire une correction soit pour la
hauteur « h » ,le rayon « r » ou le diamètre dE .on générale la correction se
fait sur la hauteur « h ».

c. correction de la hauteur :

ℎ2 =ℎ𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙
Emboutissage
Exemple

Remarque : puisque on a fixé la correction sur la hauteur, donc il faut chercher le


nouveaux hauteur pour chaque passe.

1er passe : on cherchera maintenant la hauteur de l’embouti h1

ℎ2 𝑑1 ℎ2 68
= ℎ1 = ℎ1 =
ℎ1 𝑑2 𝑑1 73
𝑑2 55

ℎ1 = 59𝑚𝑚