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figures à gauche et texte à droite

MAREE

OCEANIQUE

Gilbert VINCENT Octobre 2010

A : MAREE SIMPLIFIEE

p. 3

B : FORCES NORMALES ET TANGENTIELLES

p. 7

ANNEXES

p.19

C : AMPLITUDE DES MAREES

p.25

D : ACCELERATION LINEAIRE (CHUTE)

p.31

E : ENGLISH: SHORT TIDE THEORY

p.33

http://pagesperso-orange.fr/physique.belledonne/

Marée

1

.

MAREE

OCEANIQUE

Gilbert VINCENT Octobre 2010

A : MAREE SIMPLIFIEE

p. 3

B : FORCES NORMALES ET TANGENTIELLES

p. 7

ANNEXES

p.19

C : AMPLITUDE DES MAREES

p.25

D : ACCELERATION LINEAIRE (CHUTE)

p.31

E : ENGLISH: SHORT TIDE THEORY

p.33

http://pagesperso-orange.fr/physique.belledonne/

Marée

2

Marée: 1 ère idée Force gravitationnelle de la Lune

Force d’attraction O Terre Lune
Force d’attraction
O
Terre
Lune

Pour information, les diamètres relatifs de la Lune et de la Terre sont respectés (0,272) Par contre la distance Terre Lune devrait être beaucoup plus grande (60 fois le rayon de la terre)

Marée

3

MAREE OCEANIQUE

La marée est une histoire à … rebondissements. Son existence a suscité dans l'histoire un nombre incroyable d'hypothèses, aussi ingénieuses qu'extravagantes (voir André Gillet. Une histoire des marées. Belin. 1998). Il nous faut expliquer qu’il y a généralement 2 marées par jour. Nous allons tout d’abord présenter l’explication simplifiée, communément donnée, "sensitive", mais qui malheureusement est insuffisante. Nous développerons ensuite les calculs qui fournissent les valeurs des forces qui génèrent effectivement les marées.

A : MAREE SIMPLIFIEE

La toute première explication et ses limites

La Lune exerce sur toute particule une force d’attraction gravitationnelle et donc chaque goutte d’eau de l’océan est soumise à cette attraction. Si cet effet est seul à agir, nous pouvons raisonnablement penser qu’un bourrelet d’eau (figure) se forme au pied de la Lune, et donc qu’une personne qui se trouve dans cette région doit observer une marée haute. C’est bien ce qui advient. Par contre une personne aux antipodes doit alors observer une marée basse : or il n’en est rien, cette personne constate elle aussi que la marée est haute, d’amplitude égale ! Alors ?

La sorcellerie

Alors il faut se méfier des explications invraisemblables qui circulent encore dans des ouvrages très sérieux, y compris de mécanique et d’astronomie, et qui disent en substance : une goutte d’eau située à l’opposé de la Lune est moins attirée que le centre de la Terre car elle est plus éloignée (jusque là, c’est exact) donc tout se passe comme si elle était repoussée par rapport au centre, et elle forme donc un bourrelet aux antipodes !!! De la pure sorcellerie moyenâgeuse. Ce n’est pas en diminuant légèrement l’intensité d’une force qu’elle change de sens ! Nous devrions proposer aux partisans de cette explication sauvage de les rassembler au bord d’une falaise : nous poussons le premier … il tombe. Au deuxième nous affirmons : aucune crainte, nous allons vous pousser moins fort, donc tout se passe comme si nous vous retenions … pas sûr qu’il soit convaincu, alors que c’est exactement ce qu’il affirme pour la marée.

Marée

4

L’observateur est supposé loin en dessus du pôle Nord de la Terre

Marée: 2 ème idée La Terre et la Lune tournent autour de leur centre de masse G

Force centrifuge

O G Lune Terre Pour des questions de compréhension, G a été placé entre la
O
G
Lune
Terre
Pour des questions de compréhension,
G a été placé entre la Terre et la Lune.
En fait il est un peu à l’intérieur de la terre,
mais ceci ne change en rien le principe de base

Rotation

(4 semaines)

Rotation

Rappel: pour "parler Galilée", la force centrifuge

Rappel: pour "parler Galilée", la force centrifuge

traduit simplement le fait qu’à tout instant,

traduit simplement le fait qu’à tout instant,

en l’absence de force, une goutte d’eau irait tout droit

en l’absence de force, une goutte d’eau irait tout droit

(elle "prendrait la tangente").

(elle "prendrait la tangente").

C’est le principe d’inertie.

C’est le principe d’inertie.

Penser à la salade que l’on essore!!

Penser à la salade que l’on essore!!

G G
G G
Rotation de la Terre sur elle même (1 jour) J’ai les pieds dans l’eau DEUX
Rotation de la Terre
sur elle même
(1 jour)
J’ai les pieds dans l’eau
DEUX fois par jour :
DEUX marées hautes
par jour
Synthèse:
2 excroissances
donc
2 marées par jour
O
G
Lune
Terre
Remarque : dans le système Terre-Lune, l’eau ne bouge pas,
c’est la Terre qui tourne à l’intérieur du volume d’eau déformé.
Lune
jamais
loin
de notre
plan très
équatorial

Marée

5

L’explication provisoire

Il est bien connu que la Lune tourne autour de la Terre et c’est ce qui fait qu’elle ne tombe pas sur la terre ! En fait la Lune ET LA TERRE tournent autour de leur centre de masse commun G (si elles avaient la même masse, elles tourneraient autour d’un point situé au milieu du segment de droite qui les relie). En observant la figure (Marée 2 ème idée) on comprendra aisément avec la notion de force centrifuge (il faudrait dire pseudo force), que l’eau forme un bourrelet aux antipodes du pied de la Lune. Cela nous semble correct, il nous faut juste expliquer que les marées sous la Lune et aux antipodes ont même d’amplitude. Le calcul n’est pas explicité ici, il est inclus dans le calcul complet qui sera effectué plus loin.

Quelques remarques

Période L’observateur se déplaçant avec la rotation de la Terre, il va observer successivement en une journée, une marée haute, puis basse, et à nouveau une marée haute et basse (figure). En fait comme la Lune tourne aussi, pour la retrouver en dessus de soi, il faut attendre 24h et 50 minutes. Il n’y a qu’a regarder la Lune deux soirs de suite: le deuxième soir, elle est en retard.

Soleil et Lune Le Soleil donne aussi une marée qui se compose avec celle de la Lune, d’où les marées de forte amplitude, lorsque le Soleil, la Terre et la Lune sont sur une même droite (conjonction ou opposition), et de faible amplitude lorsque la Lune et le Soleil sont en quadrature. Pour le système Terre-Soleil, le centre de masse est près du centre du Soleil, et la force centrifuge donne très clairement deux effets opposés : force vers l’intérieur de la Terre sous le Soleil, et extérieure aux antipodes. Mais la résultante donne toujours un bourrelet de chaque côté.

Amplitudes et phase (retard) Les amplitudes des marées, calculées à l’origine par Newton (< 1 mètre), sont bien inférieures à celles qui sont observées en Manche par exemple, ce qui a beaucoup contrarié notre grand savant. En fait, dans la Manche, il s’agit d’un phénomène de résonance de l’Atlantique et de propagation entre 2 côtes qui augmente localement l’amplitude. Il existe par ailleurs des mers où il n’est observé qu’une seule marée par jour. Ceci est dû au même phénomène : la fréquence "une fois par jour" passe bien, la "deux fois par jour" est coupée. Attention : du fait de la présence des continents, des résonnances des océans, et de l’action conjointe de la Lune et du Soleil le phénomène peut être décalé de plusieurs heures par rapport au passage de la Lune. A Brest par exemple, la marée haute a lieu environ 4 heures après le passage de la Lune au Sud. Mais ceci ne change pas la période moyenne.

Lune "en dessus" Il va de soi que sauf pour des latitudes tropicales, la Lune ne passe pas exactement en dessus de l’observateur. La marée haute aura lieu lorsqu’elle passera dans le plan méridien (vers le Sud … ou le Nord). Le fait que la Lune reste proche du plan équatorial explique que les marées aux pôles soient faibles.

Marée

6 En s’éloignant de la terre, le niveau de l’eau ne monte pas: donc la
6
En s’éloignant de la terre,
le niveau de l’eau ne monte pas:
donc la diminution d’un force
normale à la surface
n’explique pas la marée océanique
Masses: y Terre : M Lune: m Goutte d’eau: m 0 n Goutte d’eau, P
Masses:
y
Terre : M
Lune: m
Goutte d’eau: m 0
n
Goutte d’eau,
P
masse m 0
Distances:
OG = a (constant)
OP = R (constant)
R
(rad/s)
Mouvements:
O
Axe Terre-Lune / Etoiles:
(constant)
vers étoile
a
Terre / Etoiles :
(constant)
u
(rad/s)
vers étoile
G
x
Terre
Lune
Attention, important:
et
sont des vitesses repérées

par rapport à une direction fixe dans l’espace (prendre le zéro des angles correspondants sur une étoile fixe)

Marée

7

Explication insuffisante

Le simple raisonnement que nous venons de présenter est insuffisant. En effet nous nous sommes focalisés sur ce qui se passe sous la Lune et à l’opposé et avons essentiellement pensé expliquer les marées par une force résultante sensiblement normale à la surface, qui se soustrait de l’attraction terrestre, et crée deux excroissances. Or si nous prenons un verre d’eau et si nous montons en altitude, même si nous partons loin de la Terre, le niveau de l’eau ne monte pas, alors que l’attraction a diminué ! L’eau reste au plus bas dans le récipient, comme dans l’océan. De toute manière, le résultat est assez subtil, et il faut obligatoirement faire une étude approfondie du système. Mais les deux idées de base sont bien là :

attraction lunaire

rotation de l’ensemble Terre-Lune

B : FORCES NORMALES ET TANGENTIELLES

Principe du calcul:

Pour simplifier nous nous plaçons sur l'équateur de la Terre, où nous nous intéressons à une goutte d’eau, immobile sur la terre, de masse m o : nous allons

calculer la réaction T , de la Terre (masse M, rayon R), sur cette goutte située au point

P, à partir de la relation fondamentale de la dynamique :

Forces=

m

0

.

P

La Lune, de masse m, sera elle aussi supposée dans le plan de l’équateur.

Pour le calcul des forces, il serait possible d’ignorer la rotation de la Terre sur elle- même. Mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les expressions sont plus simples en la prenant en considération, ceci évitera toute inquiétude à son sujet, et elle nous guidera pour l’interprétation des forces.

Les centres de la Terre et de la Lune sont supposées décrire des cercles : la distance a du centre de masse G au centre de la Terre, et la vitesse de rotation , sont constantes (cf. figure).

Un référentiel dont l'origine est le centre de masse Terre Lune, et dont les axes sont liés aux étoiles (cf. figure), peut être considéré comme Galiléen pour ce type de problème. Ce référentiel inertiel nous libère de toute pseudo-force, la force centrifuge par exemple.

Accélération d'un point P quelconque sur l'équateur de la Terre:

GP = a u + R n

2

P

= a

u

R

2

n

et, puisque

(1)

d

2

u

dt

2

=

2

u

et

d

2

n

dt

2

=

2

Etonnamment simple … et exact !

Marée

n

8

y n P w P: goutte d’eau R O a u (rad/s) D (=QP) G
y
n
P
w
P: goutte d’eau
R
O
a
u (rad/s)
D
(=QP)
G
x
Terre
L
Lune
(=QO)
Q

Données numériques

K G = 6,6726 10 -11 m 3 /kg/s 2

 

R = 400000/2π = 6366km

a (=GO) = 4657km (pour action Lune)

 
 

Unité

Lune

Terre

Soleil

 

Masse

kg

7,338 10 22

5,977 10 24

1,990 10 30

 

Soleil / Terre Soleil / Lune

Terre / Lune

Rapport de masse

333000

2,71 10 7

81,5

 

Terre-Lune

Terre-Soleil

 

Distance L

m

3,84 10 8

1,49610 11

K G* m/L 2 (=a 2 )

ms -2

pour Lune 3,32 10 -5

pour Soleil 5,93 10 -3

 

Marée Lune

Marée Soleil

K G* M Terre /R 2

R

2

K G* m/L 3 * R

ms -2

5,505 10 -7

2,525 10 -7

9, 84

0,034

Marée

9

Forces exercées par la Terre et la Lune sur la masse m 0 :

T

K Mm

G

o

R

2

Terre

n

(réaction + attraction)

K mm

G

o

D

2

Lune

w

(attraction)

(2)

Rappel: vrai pour des masses à symétrie sphérique

Calcul de la réaction T de la Terre sur la masse m 0 :

En appliquant

 

m

0

P

, = Forces

 

nous obtenons:

 

K Mm

G

 

K mm

G

 

m

(

a

 

2

u

R

2

n

=

)

 

T

o

n

o

w

 

o

   

R

2

D

2

d’où l’on tire T :

 

 

K M

G

 

K

 

m

w

 

T

=

m

 

(

 

R

 

2

)

n

a

2

+ u

G

 

(3)

 

o

 

R

2

D

2

 

Nous pourrions nous arrêter ici (cf. annexe 1, p.19). Cependant un beau coup double est possible, en utilisant la relation fondamentale de la dynamique appliquée à la Terre, dont le centre décrit un cercle de rayon a, avec une vitesse angulaire :

M

(

a

2

=

u

)

K Mm

G

2

L

u , soit

2 K

G m

L

(4)

a

=

2

.

Ceci est le point clé de la compréhension (ou de l’incompréhension) des marées Cette relation permet en effet d’éliminer à la fois la distance (a) du centre de masse au centre de la Terre, et la vitesse de rotation : T se réécrit sous la forme :

T

m

o

=

 

K M

G

R

2

R

2

lié à la Terre

  n +

K

G

m

 

w

D

2

u

2

L

 

lié à la Lune

Nous allons montrer comment le terme lié à la Lune, reconnaissable car il est nul si

m = 0 , provoque les marées.

Analyse de la réactionT

Oublions un instant la Lune, et considérons le terme

K M

G

R

2

R

2

  .

Sa valeur est le g de l’équateur, constitué le l’attraction gravitationnelle de la Terre

R (=0,034ms -2 ), liée à la

rotation de la terre sur elle même, qui donne le bien connu 9,81ms -2 . Ce premier terme de la réaction T que nous venons d’établir, est celui de la Terre

sous nos pieds qui nous maintient sur terre et nous empêche de tomber vers son centre.

et dirigé vers l’extérieur de la Terre ; c’est très exactement

l’opposé de l’effet (gravitation + rotation ) de la Terre sur la masse m 0 .

K M

G

+ rotation ) de la Terre sur la masse m 0 . K M G R

R (=9,84ms -2 ), diminuée de la petite correction

2

2

Il est positif suivant n

Cet effet de gravitation + rotation

de la Terre sera noté

F

, et il respecte donc :

T

Marée

10

Résultat des calculs de l’action de la Lune sur la goutte d’eau (cf. page 11):
Résultat des calculs de l’action
de la Lune sur la goutte d’eau (cf. page 11):
u
w
=
K
m m (
)
P (m 0 )
F L
G
o
2
2
L
D
w
u O
D
(=QP)
G
Terre
L
Lune (m)
(=QO)
Q
Vecteurs unitaires v w
Vecteurs unitaires
v
w

u

Marée

F T

m

0

=

 

K M

G

R

2

R

2

 

n

Cette composante de la Terre

( = gn

11

)

ne peut évidemment pas donner de marée : en

F

T

effet, quelle que soit la position du point P, elle est constante et toujours perpendiculaire à la surface de la Terre.

De la même manière, la gravitation liée à la Lune et la rotation de l’ensemble Terre-

qui s’exprime par (attention

F

Lune exercent, sur la masse m 0 , une action résultante

au signe) :

L

 

u

w

 



 

F L

m o

 

2

2

u

w

 


 

= +

K

G

m

(

2

L

D

2

)

(5

a )

mais aussi

=

a

L

(

2

L

D

2

)

(5

b

)

o

   

F

L

m

Dans l’expression de gauche, nous reconnaissons facilement le terme de l’attraction

par la Lune, suivant w . Le terme porté par u , est lui lié au mouvement de l’ensemble Terre Lune autour de leur centre de masse (voir une discussion importante en annexe 1-A ).

La marée est générée par le terme

, qui est très facile à évaluer lorsque la

F

L

goutte d’eau est sous la Lune, ou aux antipodes, car dans les deux cas, w = u

.

NB : Si la subtilité du signe de la force vous échappe, ce n’est pas grave, il faut seulement vérifier qu’il soit compatible avec l’observation ! C’est une simple question … de bon sens ! L’annexe 1-B, propose une approche physique de cet aspect.

Projection de la force

sur les vecteurs u et v

F

L

Le calcul le plus simple des forces de marée est obtenu en se plaçant dans le repère lié à l'ensemble Terre-Lune, dont les vecteurs unitaires sont u et v . Le calcul exact est sans difficulté puisque (cf. annexe 2, page 21) :

2

D

w

sin

= L

= cos

2

+ R

2

= R sin

+ 2RL cos

v

u + sin

/ D

et donc si la valeur de , comptée à partir de l'axe Terre-Lune, est donnée, toutes les grandeurs sont connues.

L’expression analytique obtenue est un peu compliquée mais, compte tenu du faible rayon de la Terre, comparé à la distance Terre Lune, elle peut être simplifiée en utilisant un développement limité (cf. annexe 2):

F

K mR

 

F

 

m

R

3

 

 

 

 

 

 

 

 

L

m 0

G

3

L

2cos

u

sin

v

ou

L

m g

0

M

L

3

2cos

u

sin

v

(6)

Cette force

, résultante liée à la Lune (cf. fig. Résultante des forces générées par

F

L

la présence de la Lune), se présente comme une force dirigée vers l’extérieur de la terre sur l’axe Terre Lune, et vers l’intérieur sur l’axe perpendiculaire.

Marée

12

Résultante des forces générées par la présence de la Lune:

attraction gravitationnelle + rotation du système Terre-Lune

t t n n n P v v v Axe terre lune Axe terre lune
t t
n
n
n
P
v v v
Axe terre lune
Axe terre lune
Axe terre lune
u
u
u
F
mR
3
L
= K G
G
2cos
u
sin
v
+
cos 2
n
sin 2
t
3
 
  =
K mR  1

3
m
L
2
L

3
  
0

Les forces sous la Lune ou à l’opposé sont symétriques, donc de chaque côté les marées sont identiques

Construction de la force de marée (d’après Proctor) P O H Q
Construction de la force de marée (d’après Proctor)
P
O H
Q

Projeter P en H et porter HQ=2OH PQ représente la force de marée

Marée

Vecteurs unitaires

v n t u
v
n
t
u

13

La force qui génère la marée océanique est essentiellement constituée par le terme tangentiel. Un équilibre s’établit qui provoque deux excroissances sur l’axe Terre-Lune.

Cette résultante, bien que très faibles (

), a deux

effets:

la marée Terrestre qui est une déformation de la Terre. La Terre présente une proéminence de chaque côté, sous la Lune et à l’opposé, de l’ordre de quelques dizaines de cm.

K mR

G

3

L

=

6.10

7

2

ms

soit

10

7

g !!

la marée océanique qui est une proéminence de l’océan, encore une fois sur deux côtés opposés du globe. Elle se rajoute à celle de la Terre. En eau libre (Pacifique par exemple) elle est de l’ordre de un demi à un mètre. Les effets de résonance de bassin peuvent l’amplifier, (jusqu’à 20m !), et la retarder très largement par rapport au passage de la Lune.

Projection sur les vecteurs n

et t

L’origine des marées est expliquée. Nous allons simplement décomposer ici une composante normale à la terre (suivant n ) et une tangentielle (suivant

fonction de la position du point P, définie par un angle . Le résultat est plus élégant!

en

F

L

t ), en

Les projections de u et v sont

u

=

cos

n

sin

t

v

=

sin

n

+

cos

t

En reportant ces valeurs dans l’expression de la force identités :

et en tenant compte des

F

L

2sin

2cos

cos 2 =
cos
2
=

1

= sin 2

cos 2

+

Il est facile de montrer que :

F 3 K mR  1 L G + cos 2  n sin 2
F
3 K mR  1
L
G
+
cos 2
 n
sin 2
t
ou

3
m
L
3
O 2

 
3
F
3 m
R

1
L
+
cos 2
 n
sin 2
t
(7)
3
m
2 M
L
3
O g
 

Cette relation permet aisément de reconstituer la figure des forces de marée déjà présentée :

le

horizontalement et provoque sa remontée sur l’axe Terre Lune. Il est maximum pour = 45°, 135°, et les points symétriques.

circuler l’eau

terme

tangentiel

(

(3

K mR

G

circuler l’eau ∑ terme tangentiel ( (3 K mR G 2 3 L )sin 2 t

2

3

L

)sin 2

t ),

fait

la composante suivant n

n’a pas d’effet notable sur la marée océanique.

Marée

14

Fortes marées: vives eaux T L S Conjonction
Fortes marées: vives eaux
T
L
S
Conjonction
L T S Opposition
L
T
S
Opposition

Marée

Faibles marées: mortes eaux S T L
Faibles marées: mortes eaux
S
T
L

Quadrature

Une autre écriture :

15

F

L

3 K mR

G

n

+

m

0

2

3

L

3

cos 2

n

sin 2

t

montre que cette force

par unité de masse se compose :

F

L

 

d’un terme constant suivant

n

:

K mR

G

d’un terme constant suivant n :  K  mR G 2 L   n

2

L   n , qui diminue simplement

3

l’effet de la pesanteur terrestre locale gn , et ne contribue pas à la marée.

ensuite, en remarquant que cos

terme

alternativement suivant n

n

2

sin 2

t  

est un vecteur unitaire, d’un

qui tourne et se projette

de

module

constant

et

3  3 K mR 2   G L 
3
 3
K mR
2
G
L 

lorsque varie.

t

La marée, le Soleil et la Lune

Nous avons indiqué en première partie que la Lune et le Soleil contribuaient à la

marée. Pour comparer leurs effets, il faut donc estimer les termes

les deux astres. Le plus simple est d’écrire leur rapport :

   =0,46

F

soleil

=

F

lune

m

soleil

m

lune


3

L

lune

L

soleil

ce qui explique que :

3

K mR

G

  3 L lune L soleil ce qui explique que : 3 K mR G

2

3

L pour

la Lune a un effet prépondérant, sensiblement deux fois plus élevé

mais aussi que les positions relatives du Soleil et de la Lune, vues de la Terre, ont une grande importance pour l’amplitude des marées (cf. figure).

Retour sur l’explication sauvage (cf. sorcellerie en début d’exposé)

Nous avons donc démontré, à partir du principe fondamental de la dynamique, appliqué dans un référentiel INERTIEL, donc en INTRODUISANT LA ROTATION DU SYSTEME TERRE-LUNE, que l’action de la Lune se résume à l’équation (3a) :

F

L

m

o

= +

K

G

m

(

u

2

L

w

D

2

)

L’action de la Lune

F

APPARAIT effectivement comme la DIFFERENCE entre

L

l'attraction gravitationnelle de la Lune sur la masse

K

G

m m

0

w

D

2

m

0

située au point P

et celle qui agirait sur une masse

K

G

m m

0

u

2

L

m qui serait au centre de la terre:

0

Marée

16

Marées: électrostatique et gravitation

Les forces entre les charges électriques et les masses suivent des lois semblables:

- proportionnalité aux charges (aux masses) - variation en inverse du carré de la distance

Q 2 Q (> 0) 1 r
Q
2
Q (> 0)
1
r

Charges négatives (-) uniformément distribuées dans un isolant sphérique où elles ne peuvent pas circuler C’est l’équivalent d’une terre rigide.

Q Q

r

F

attraction

= K

1

2

2

Q 2 Q 1
Q
2
Q
1

Mettons une partie des charges négatives dans un fin film de métal déposé à la surface:

ces charges sont alors mobiles, comme l’eau de l’océan. Que font-elles? Elles vont s’accumuler du côté de la charge positive.

Pour l’eau il en serait de même … si la terre était immobile

d(mV) = F dt [ou F = m ] dans un référentiel Inertiel (Galiléen)

d(mV) = F dt

[ou F = m

]

dans un référentiel Inertiel (Galiléen)

Marée

17

L'explication "sorcellerie" semble donc parfaite! D'où l'interprétation erronée de la marée qui est souvent donnée (cf. sorcellerie) SANS SUPPOSER LA MOINDRE ROTATION:

sous la Lune, la force est plus grande qu'au centre de la Terre puisque la goutte d’eau est plus proche de la Lune, d’où une proéminence d’eau. Aux antipodes, c’est le contraire, l'eau est "repoussée", car la force étant moins élevée qu’au centre, la marée sera haute là aussi …!

Ceux qui utilisent cette "explication" ne font que prendre le train en marche, à savoir l’équation (5a), en violant les principes et lois établis par Newton. Leur explication physique est FAUSSE. Observons d’ailleurs la deuxième expression possible (5b) de

l’effet de la Lune,

: elle implique bien une rotation ( )

du système Terre Lune ! De toute manière l’équation (3) est parfaitement exacte. Si nous la reprenons :

F

L

2 2 m = a ( u L o
2
2
m
= a
(
u
L
o

D

2

w

)

T

=

m

o

 

(

K M R

G

2

R

2

)

n

+

a

2

u

K

G

m

D

2

w

 

et si nous annulons la rotation ( = 0 ), il ne reste évidemment de la Lune que le terme

gravitationnel

n’est que du simple bon sens !!! Voir aussi la figure : Marées : électrostatique et gravitation.

, qui nous ramène à la toute première figure, et ce

K mm

G

0

nous ramène à la toute première figure, et ce K mm G 0 D 2 w

D

2

w

Pour calculer la force de marée F sous la lune ou aux antipodes, cette "explication" sauvage utilise souvent le produit de la dérivée de la force de gravitation Lune-masse m 0 par rapport à la distance D, multiplié par l’accroissement R :

 d K mm  G 0 F = ( ) 2   dD
d
K mm
G
0
F
=
(
)
2
 
dD
D
 

D

=

L

.

R

soit

F

=

2

K mm R

G

0

3

L

Expression exacte sur l’axe Terre Lune qu’il est aussi possible d’obtenir avec un

,

développement limité de l'expression D = L ± R .

avec Ce résultat, mathématiquement exact, cache ici la réalité physique.

F L

= K mm

G

0

2 ( u L w
2
(
u
L
w

D

2

)

, lorsque

w = u

Il faut donc absolument considérer la rotation du système Terre Lune autour de leur centre de masse, en exprimant le mouvement dans un référentiel Galiléen.

MORALITE POUR EVITER TOUTE DERIVE :

ce ne sont pas les différences de forces, ou forces différentielles, qui induisent des mouvements, mais les forces elles-mêmes,

et il y a 300 ans que Newton l’a dit :

F = m

dans un référentiel INERTIEL.

NB 1 : Une autre démarche, équivalente au repère Galiléen (ou inertiel), serait d’utiliser la Terre comme référentiel, en introduisant alors une pseudo force, ici centrifuge, liée à cette rotation .

Marée

18

18 y n Goutte d’eau, P masse m 0 A R (rad/s) O vers étoile a
y n Goutte d’eau, P masse m 0 A R (rad/s) O vers étoile a
y
n
Goutte d’eau,
P
masse m 0
A
R
(rad/s)
O
vers étoile
a
u
(rad/s)
vers étoile
B
G
x
Terre
Lune

Marée

19

Annexe 1 : Retour sur l’explication de la marée par attraction Lune + force centrifuge

A/ Analyse de l’équation (3)

Dans le paragraphe du début "Marée simplifiée", nous avons très simplement expliqué la marée, de manière qualitative, à l’aide de la force d’attraction de la Lune, et de la force (qu’il faudrait plus correctement nommer pseudo-force) centrifuge. Nous avons ensuite établi la relation (3) qui fournit la force exercée par la Terre sur la masse m 0 (nommée pour simplifier réaction):

(

(

T

=

m

o

Nous

K Mm

G

K M

(

ne R 0
ne
R
0

G

R

nous

2

2 )

 

K

G

m

D

2

w

sur

le

 

terme

R

2

)

n

a

2

+

u

pas

(

(3)

K Mm

G

0

   terme R 2 ) n a 2 + u pas ( (3) K

R

2 )

attardons

n ,

réaction

n , indispensable au maintien de l’eau à la surface de la Terre.

au

poids

Nous retrouvons aussi facilement le terme de réaction à l’attraction de la Lune :

G mm

K

0

de réaction à l’attraction de la Lune : G mm K 0 D 2 ) w

D

2

)

w , opposé à la force exercée par la Lune

(

K mm

G

0

2 ) w , opposé à la force exercée par la Lune ( K mm G

D

2

)

w .

autour du centre de masse

G ? A priori, elle est représentée par

on trouve un terme dont l’intensité et la direction ne dépendent pas de la position choisie pour la goutte d’eau !

En fait la force centrifuge se comprend bien quand on l’applique à un système rigide en rotation. Pour mettre cette force en évidence, il faut donc faire tourner la

masse m 0 , qui (rappel) est supposée liée à la Terre, à la même vitesse que l’ensemble

: tout se passe alors comme si la Terre était fixée

Terre-Lune, ce qui implique =

de manière rigide à l’axe Terre-Lune. Les gouttes d’eau décrivent alors des cercles comme dans une essoreuse à salade (lorsque π , la goutte décrit une épicycloïde).

Mais où se cache la force centrifuge liée à la rotation

2

a

u , seul terme contenant

. Bizarrement,

En retournant à l’équation (3) ci-dessus avec =

T

=

m

o

 

(

K M

G

R

2

R

2

)

n

a

2

u

+

K m

G

D

2

w

 

:

(3

bis

)

nous obtenons alors pour les 2 termes liés à

m

o

(

+

au

R n

)

2

:

Comme précédemment, c’est un terme de réaction. La force correspondante s’écrit donc :

m

o

(

au

+

R n

)

2

soit encore

m GP

o

2

C’est bien un terme de force centrifuge (

masse . rayon .vitesse angulaire

2

) . Pour bien

comprendre plaçons-nous en deux points particuliers :

en A où n = u

m

o

(

a

+

R

)

2

u

en B où n = u R

m

o

(

)

a

2

(

Marée

u

)

20

Force horizontale que devrait appliquer la Terre

pour assurer les rotation (

et ) de la goutte d’eau,

(c’est à dire pour que la goutte d’eau soit immobile sur la Terre)

Composante horizontale que devrait appliquer la Terre P (rad/s) La terre ne peut pas exercer
Composante horizontale
que devrait appliquer la Terre
P
(rad/s)
La terre ne peut pas exercer
une telle force,
ce qui explique la formation
des excroissances d’eau
O
(rad/s)
GG
Terre
Lune

Marée

21

PS : A cause des fortes dissipations d’énergie dues aux marées imposées par la Terre à la Lune, cette dernière a beaucoup ralenti, et elle est aujourd’hui "rigidement" et définitivement fixée à la Terre : depuis la Terre, c’est toujours la même face de la Lune qui est visible. Il se passe le même phénomène pour la Terre : dans très très longtemps elle présentera toujours la même face à la Lune, nous n’aurons plus à faire cette hypothèse, et les marées seront fixes !! Ce ralentissement de la Terre nous vaut en ce moment un ajustement annuel : le temps civil "s’arrête" une à deux secondes par an pour synchroniser le Soleil avec le jour.

B/ Force exercée par la Terre et mouvement de la goutte d’eau

Au départ, pour simplifier les calculs, nous avons supposé que la goutte d’eau était immobile sur la Terre (sa vitesse par rapport à la Terre est effectivement très faible). Nous

, il fallait que

avons trouvé que, pour assurer le mouvement imposé par les rotations la Terre exerce sur cette goutte d’eau une force :

et

T

=

m

o

 

(

K M

G

R

2

R

2

)

n

a

2

u

+

K

G

m

D

2

w

 

(3)

Insistons : si la Terre exerçait cette force sur la goutte d’eau, cette goutte tournerait avec la Terre, et ferait un tour en 1 jour en accompagnant la Terre. La terre peut elle exercer cette force ? Oui en ce qui concerne la force normale à la surface de la Terre : la Terre "supporte" le poids de l’eau. Par contre la sphère Terre ne peut pas exercer de force tangentielle (horizontale).

C’est parce que la Terre ne peut pas exercer de force horizontale que les gouttes d’eau vont pouvoir former les excroissances. On pourrait les comparer à des bille sur une pente, que ne retiendrait plus le fil qui les immobilisait et qui iraient s’accumuler en bas de la pente.

La force effective est donc en sens contraire de la force horizontale calculée, contenue

dans les deux derniers termes de l’équation (3). Ceci explique le changement de signe dans le passage

- de la force que devrait exercer la Terre sur la goutte d’eau pour l’entrainer, qui découle

directement de l’équation de Newton

F = m

,

- à la force liée à la présence de la Lune (attraction + rotation).

Marée

22

Relations géométriques:

R sin sin = P D 2 2 D 2 = L + R +
R sin
sin
=
P
D
2
2
D 2
= L
+ R
+ 2LR cos
R
H
O
D
Terre
L (entre centres)
Lune
Vecteurs unitaires v w
Vecteurs unitaires
v
w

Marée

u

23

Annexe 2 : Approximation (développement limité)

Nous allons essayer ici de donner une approximation de

F

L

m

o

F

L

m

o

=

K

= K

G

G

m (

u

2

L

w

D

2

)

soit :

m

  

u

cos

u

+

sin

v

2

L

D

2

=

 

K

G

m

 

(

1

cos

)

2

L

D

2

pour le terme en v c’est très simple (cf. figure)

sin

=

D

2

1

R sin

D

2

D

R sin

3

L

u

sin

D

2

v

 

pour le terme en u c’est un peu plus long

1

cos

D

2

2

L cos

=

2

L

D

2

2

2

D L

 

R

2

 

R

1

cos

+

+

2

cos

 

2

L

L

 

D

2

R

sin

 

)

 

L

(

2

L

+

R

2

+

2

RL

cos

)

2

L

cos

=

R

L

2

2

D L

étant petit, l’angle

=

est lui aussi petit (

au numérateur

R

2

est négligeable devant

2

L

R

L

cos

, sauf pour

proche de

est négligeable devant 2 L R L cos , sauf pour proche de 2 , mais

2 , mais on

vérifiera que la composante suivant v est alors prépondérante

1

cos

2

1 R

2

(

2 L

sin

)

2

est lui aussi négligeable devant

au dénominateur D

donc finalement le terme en u se résume à

2

2

L

+

2 R

3

L

cos

u

Conclusion

En regroupant les termes suivant u et v

F

L

=

m

o

K

G

m

(

u

w

K mR

G

2

L

D

2

3

L

)

 

2cos

u

Marée

sin

v

 

R

L

cos

24

Equations paramétriques de l’ellipse

y A B P b r O a x
y
A
B P
b
r
O
a
x

Marée

Grand cercle : rayon a Petit cercle : rayon b

Attention,

est l’angle xOA

Equation paramétrique: Equation paramétrique: Equation paramétrique: x x x = = = a cos a
Equation paramétrique:
Equation paramétrique:
Equation paramétrique:
x
x
x
= =
=
a cos
a cos
a cos
y
y
y
=
= =
b sin
b sin
b sin

25

C : AMPLITUDE DES MAREES

Ce qui suit est simplement l’approche très simplifiée, qui ne fait intervenir que la mécanique élémentaire du point, élaborée par Newton, et pas du tout la mécanique des fluides qui intervient pourtant très largement dans l’amplitude et la propagation des marées. L’amplitude trouvée inférieure à un mètre est bien en dessous de la réalité dans certaines zones (jusqu’à ~13m dans la Manche), mais elle prévoit assez bien l’amplitude dans les iles du Pacifique où l’eau est libre de circuler. Malheureusement pour Newton, il habitait en des contrées où la marée dépassait très largement ses calculs.

Nous allons procéder de deux manières. Profitant de notre approche par les forces, nous allons établir assez directement cette amplitude. Puis, surtout à titre d’exercice, nous calculerons l’énergie potentielle à partir des forces et nous en déduirons là encore l’amplitude.

L’amplitude de la marée par les forces Nous resterons sur l’équateur, et nous montrerons que la surface libre de l’océan a l’aspect d’une ellipse. Nous supposerons que la terre est sphérique, ce qui est faux car elle subit elle aussi la marée, mais ceci n’a aucune incidence ici.

Rappel de quelques propriétés de l’ellipse (cf figure)

r

2

2

2

=

rdr

rdr

a

2

=

cos

(

=

a

( a

2

2

2

2

b

cos

+

2

sin

2

sin

2

b )sin

2

+

d

b

2

2

sin

cos

)d

(pour mémoire: a

2

b

2

=

2

e a

2

=

2

c

)

2rdr = ( a+

b )( a

b )sin 2 d

Si a, b et r sont proches.

dr

( a

b )sin

2

d

En un point P donné, "pente") :

par rapport à un cercle, l’ellipse présente une "pente" (cf. figure

dr
dr

rd qui, compte tenu de la relation précédente s’écrit :

dr

=

a

b sin 2

rd

 

r

"pente" de l’ellipse

pente qui est logiquement nulle pour

= 0 et

=

de l’ellipse pente qui est logiquement nulle pour = 0 et = 2 , et qui

2 , et qui présente un maximum pour

=

de l’ellipse pente qui est logiquement nulle pour = 0 et = 2 , et qui

4.

Marée

26

dr dr "Pente": "Pente": rd rd y Cercle Ellipse dr rd P b r d
dr
dr
"Pente":
"Pente":
rd
rd
y
Cercle
Ellipse
dr
rd
P
b
r
d
O
a
x

Attention: l’angle dessiné ici est différent de l’angle des équations paramétriques de l’ellipse. Cependant, lorsque l’ellipse est très proche d’un cercle ils sont quasiment confondus. C’est le cas ici, et il est inutile de faire le distinguo.

Marée

27

"Pente" de l’océan et amplitude

L’effet de la marée est de constituer un océan "en pente". Pour se maintenir en équilibre sur cette pente, la goutte d’eau utilise la force liée à la Lune. Comment calculer cette pente ? C’est

t ) aux composantes normales

tout simplement le rapport des composantes tangentielles (suivant

(suivant n ). Rappelons ces forces,

F T

m

0

F L

 

K M

G

R

2

=

R

3 K mR  1

G





+

3

m

O 2

3

L

2

 

n

cos 2

n

F

liées à la Terre et à la Lune :

F

L

T

sin 2

t

Compte tenu des ordres de grandeurs :

pente

marée=

Force tangentielle Force normale

3

mR sin 2

K

G

3

2 L

3

m

R

3

=

K M

G

2

M

3

L

sin 2

R

On trouve, comme pour l’ellipse une dépendance en sin 2 , ce qui prouve a postériori que la

marée induit un océan elliptique. En comparant cette expression avec celle de la pente de l’ellipse, avec r~R, il vient immédiatement :

2

3  3 m R  a b = R   a b =
3
3 m
R
a
b
=
R
a b = amplitude de la marée
3
2 M
L

a b n’est autre que l’amplitude de la marée (au sens différence des hauteurs max et min).

Le terme

Amplitude de la marée : 0,53m pour la Lune seule, et 0,25m pour le Soleil seul.

3

m

R

3

vaut 8,4 10 -8 (Lune)

2 M

3

L

Amplitude de la marée par la méthode du potentiel.

Cette amplitude peut aussi être obtenue en postulant que l’énergie potentielle d’une goutte d’eau (plus tard vous verrez les potentiels) est constante sur la surface de l’océan. L’énergie potentielle peut se calculer directement (attention à la rotation du système Terre Lune !) et nécessite un développement limité pour que l’expression ne soit pas trop compliquée. Profitant d’un développement limité déjà effectué pour les forces, nous allons déterminer l’énergie potentielle de la goutte d’eau de masse m 0 à partir des forces.

Pour la Terre c’est très simple, nous nous limiterons à son expression classique :

E

pTerre

=

m M

K

G

0

+

r

Cte

1

r est maintenant une variable. Nous avons négligé le terme, faible, lié à la rotation de la Terre

sur elle-même.

Marée

28

E p =Cte b a Conclusion: 3  3 m R  a b =
E p =Cte
b
a
Conclusion:
3
3
m
R
a
b =
R
3
2 M
L
Lune
=>
a
b
=
53
cm
Soleil
=>
a
b =
25
cm

Marée

29

Pour la Lune, il faut résoudre :

E

pLUNE

r

n

1

E

pLUNE

r

=

t

3 K

G

m m

0

2

3

L

=>

E

pLUNE

r

=

3 K

G

m m

0

r

 

1

+

3

2

3

L

1

E

pLUNE

=

3 K m

G

0

r

2

3

L

 

m r sin

2

cos

2

 

r

 1 +





3

cos

Allons-y pour l’intégration :

(

1

)

=>

E

pLUNE

3

K

G

m m

0

2

L

(

3

1 ∂

f

) =

0

r sin

r

f

(

) =

Cte

2

2

3

K

G

m m

0

 

1

+

3

K

=

+

1 ∂ f

2

(

3

L

)

=

3

cos

G

m m

0

r

2

3

L

2

 

r sin

r

2

+

2

2

2

n

(1)

(2)

f

(

)

sin

2

t


qui avec (

2

)

=>

=>

=>

Donc en ajoutant les énergies potentielles liées à la Terre et à la Lune :

E

p

=

K

G

m M

0

r

3 K

G

m m

0

4

3

L

r

2

 

1

+

3

cos

2

+  

Cte

L’eau est en équilibre (*) et donc, comme annoncé, cette énergie potentielle est constante. Une possibilité pour en tirer les conséquences est de différentier cette expression.

0

=

K

G

m M

0

r

2

dr

3 K

G

m m

0

 

1

+

3

2

3

L

cos

2