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Synthèse As F Pb

Synthèse As F Pb ECOLENATIONALE DU GENIERURAL DES EAUX ET DES FORETS ENGREF SYNTHESE TECHNIQUE BLARD

ECOLENATIONALE DU GENIERURAL DES EAUX ET DES FORETS

ENGREF

SYNTHESE TECHNIQUE

BLARD

Ministèredel’Agriculture et de la Pêche

LES TECHNIQUES DE TRAITEMENT DES EAUX CHARGEES EN ARSENIC, FLUOR ET PLOMB

ENGREF Centre de Montpellier

B.P.44494–

34093 MONTPELLIER CEDEX 5

Tél.

(33) 4 67 04 71 00

Fax

(33) 4 67 04 71 01

BLARD Sébastien

E-mail:

blard@engref.fr

Décembre 2005

Ministèredel’Agriculture et de la Pêche Paris

Synthèse As F Pb

BLARD

RESUME

Lerenforcementdesnormesdequalitédel’eaudestinéeàlaconsommationhumaineentraînele

développementdenouveauxprocédés.L’arsenic,lefluoretplusrarementleplombpeuventêtre

naturellement en concentration supérieure à la norme. Pour chacun de ces trois éléments, les procédés de traitements seront détaillés en insistant sur les avantages, les inconvénients, les

coûts

être classiques, membranaires,

biologiquesouencorebaséssurl’échangeioniqueoul’adsorptionsélective.Desexemplesde

pilotesetd’usinesserontmentionnés.

et

les

dimensionnements.

Les

procédés

peuvent

MOTS CLES

ARSENIC, FLUOR, PLOMB, EAU POTABLE, TRAITEMENT

SUMMARY

Local and international guidelines have been reinforced for drinking water quality. Therefore, new mitigation technologies are under development. Arsenic, fluoride and more rarely lead can be found naturally in underground water in levels higher than the new guidelines. For each of these compounds mitigation techniques are presented, focusing on the advantages, disadvantages, costs and capacity. Methods presented can be basic, membranal, biological or based on ion exchange or selective adsorption. Examples of pilots and water treatment plants are provided.

KEY WORDS

ARSENIC, FLUORIDE, LEAD, DRINKING WATER, MITIGATION

SOMMAIRE

ORIGINE NATURELLE, EFFETS SUR LA SANTE ET ZONES CONCERNEES oL’ARSENIC

3

3

 

o

LE FLUOR

4

o

LE PLOMB

5

TRAITEMENTSD’ELIMINATIONDEL’ARSENIC

5

 

o

TRAITEMENTS CLASSIQUES

 

5

o

ADSORPTION SELECTIVE

 

7

o

RETENTION MEMBRANAIRE

 

10

o

PROCEDES BIOLOGIQUES

 

10

TRAITEMENTD’ELIMINATIONDUFLUOR

11

 

o

PRECIPITATION

 

11

o

ADSORPTION

 

11

o

ECHANGE IONIQUE

 

12

o

TECHNIQUES MEMBRANAIRES

 

12

TRAITEMENTD’ELIMINATIONDUPLOMB

13

ELIMINATIONCOMBINEEDEL’ARSENIC,DUFLUORETDUPLOMB

13

 

o

TRAITEMENTS COMPATIBLES

 

13

oTABLEAUXDESYNTHESEPOURL’ARSENIC

14

o

TABLEAU DE SYNTHESE POUR LE FLUOR

16

o

EXEMPLES

 

16

REFERENCES

 

17

ANNEXES

21

Synthèse As F Pb

INTRODUCTION

BLARD

L’arsenic,lefluoretleplombsetrouventnaturellementrarementcombinés.DanslaNièvre,la nappe du Bazois est concernée par une pollution par ces trois éléments. La nappe du Bazois concerne 10 entités administratives, 80 communes et 6 captages regroupés en 3 grands points de prélèvements. Ces points de prélèvements desservent chacun entre 3000 et 5000 abonnés ( Kayser, 2005 ).L’évolutiondesnormespourcestroisélémentspousseàlarecherchede techniquesdetraitementsutilisablespardepetitesstructures.Aprèsuntourd’horizondes origines naturelles possibles de ces contaminants et des zones concernées, les techniques de traitements présentes dans la littérature seront présentées pour chacun des éléments pris séparément puis ensembles.

ORIGINE NATURELLE, EFFETS SUR LA SANTE ET ZONES CONCERNEES

oL’ARSENIC

Origine des teneurs élevées en arsenic et formes présentes

Laprésenced’arsenicdansleseauxsouterrainesestliéeauxcaractéristiquesgéologiqueset géochimiques ( Raihane, 1999 ). L’arsenic est présent dans les roches éruptives et métamorphiques.Ilestensuiterépartilorsdel’altérationdesroches( AFSSA, 2004 ). Il est le vingtièmeconstituantentermed’abondancedanslacroûteterrestreetsetrouvesouventassocié aux minéraux sulfurés : arsénopyrite (FeAsS), réalgar (As 2 S 2 )etl’orpinet (As 2 S 3 ) ( Pedron, 2004 ).L’arsenicauneforteaffinitépourleshydroxydesdefer.Defortesteneursenarsenic peuventêtreassociéesàladissolutiondeshydroxydesdefercontenantdel’arsenic( Welch, et al., 2000 ).90% del’arsenicestsousformeinorganique( Raihane, 1999 ). Les deux formes principales sont l’arséniate,As(V)présent sous forme H 2 AsO 4 - ou HAsO 3 et l’arsénite,As(III), présent sous forme H 3 AsO 3 .Laformenonchargéedel’arsenic,As(III)estplustoxiqueetplus mobile.

Effets sur la santé des teneurs élevées en arsenic et législation

Leseffetsdusàl’arsenicsontnombreux: lésions de la peau, gangrène, maladies cardio- vasculaires ou pulmonaires, hypertension et cancers. De hautes concentrations peuvent provoquer l’arsenicose ( MAGC Technologies Limited). La norme française est de 10 microgramme par litre (µg/l) pourlateneurdansl’eaupotable( Décret n°2001-1220, 2001 ). Il s’agitaussidelanormeretenueparl’AgenceAméricainedeProtectiondel’environnement(US EPA)etl’OrganisationMondialedelaSanté( WHO, 2004 ). La teneur limite en arsenic dans

del’eaubrutedestinéeaprèstraitementàlaconsommationhumaineestfixéeà100µg/l

( Décret n°2001-1220, 2001 ). Entre 10 et 13 µg/l des dérogations sont possibles mais avec une duréelimitéeetdesrestrictionsd’utilisation( Direction Générale de la Santé, 2005 ).

Zones concernées par des teneurs élevées en arsenic

En France, les zones concernées par des teneurs élevées en arsenic sont les régions bordant les zonesgéologiquesditesdesocle,commelesHautes-Pyrénées,lesVosges,l’Allier,labordure Ouest du Morvan, le Puy de Dôme ( Pedron, 2004 ). Dans ce dernier département, plusieurs concentrations au-delà des normes ont été mesurées : 17 à 20 µg/l au Goulet de Volvic, 50 µg/l à CharbonnièrelesVarenneset20à40µg/làCunlhat.DanslesVosges,lavilled’Ambacourt a envisagé un pilote de déferrisation biologique pour réduire la concentration existante ( Pedron, 2004 ). En Savoie, plusieurs villes sont touchées généralement en correspondance avec les structures géologiques ( Cadic, 2002 ). Le taux en arsenic atteint 32 µg/l pour le captage de Dienne (commune de Châtillon-en-Bazois dans la Nièvre).

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LaFrancen’estpasleseulpayseuropéenconcerné,laGrande-Bretagne( MAGC Technologies Limited),l’Italie etla Grèce ( Robin, 2005 ) le sont aussi, en particulier dans les zones montagneuses.EnHongrieetenRoumanie,descasd’arsenicose ont été signalés ( WHO, 2004 ).

AuBangladeshetdansl’ouestduBengale,35millionsdepersonnessontexposéesàdes

concentrations supérieures à 50 µg/l, pour des concentrations supérieures à 10 µg/l il faut rajouter

20à25millionsdepersonnes.Danscespays,90%del’eaupotablevientdespuitset50%de

cespuitssontcontaminésparl’arsenic( Raihane, 1999 ). Les pays touchés dans le monde sont l’Argentine,laMongolie,laChine,laThaïlande,lesEtats-Unisdansl’étatcalifornien( MAGC Technologies Limited).

o LE FLUOR

Origine de teneurs élevées en fluor et formes présentes

Le fluord’origine naturelleprovient de la dissolution de certaines roches dans l’eau.Les paramètresimportantspourl’occurrencedufluorsontlagéologie,lestempsdecontactavecdes minérauxfluorés,lacomposition chimiquede l’eau souterraine ou encore le climat( British Geological Survey et Wateraid, 2002 ).Lefluorn’estpastrèsabondantdanslacroûteterrestre (0.028 % de sa masse) mais se trouve largement distribué. On peut le trouver sous forme de fluorure de calcium, CaF 2 , dans le fuorspar (ou spathfluor), dans la cryolite ou encore la fluorapatite Ca 5 [F Cl (PO 4 ) 3 ] (Tierra Toxic,DonaldO’Leary 2000).

Effets sur la santé de teneurs élevées en fluor et législation

Silaconcentrationenfluoruredansl’eaudurobinetestinférieureà0.5mg/l,unapport

nutritionnel complémentaire est nécessaire pour éviter les caries (20000 personnes dans la Nièvre par exemple). Entre 0.5 et 1.5 mg/l, la bonne santé dentaire est favorisée. Entre 1.5 et 4 mg/l, il y a un risque de fluorose dentaire. Entre 4 et 10 mg/l, la fluorose concerne le dents et les os. Au delà de 10 mg/l, un stade avancé (crippling fluorisis) est atteint ( British Geological Survey et Wateraid, 2002 ). L'Organisation Mondiale pour la Santé (WHO) a défini qu'en climat chaud, la concentration optimale du fluor dans les eaux de consommation devait être inférieure à 1 mg/l et à 1,2 mg/l en climat plus frais. La différence est due au fait qu'en climat chaud, respiration et sueur entraînent une plus forte consommation aqueuse. Au delà de 1,5 mg/l, la consommation trop élevée en fluor est telle que son effet protecteur anti-carie est dominé par des effets toxiques, non négligeables, de fluorose dentaire ou osseuse. La norme pour la teneur en fluor des eaux destinées à la consommation humaine est de 1.5 mg/l ( Décret n°2001-1220, 2001, WHO, 2004 ). Entre 1.5 et 2 mg/l des dérogations sont possibles mais avec une durée limitée et des restrictionsd’utilisation( Direction Générale de la Santé, 2005 ).

Zones concernées par des teneurs élevées en fluor

Atitrelocal,l’Angleterre,laFranceetl’Italiesontconcernéspardesconcentrationssupérieuresà

1.5mg/l.LespaysfaisantfaceàdescasdefluoroseenEuropesontl’Espagne,l’Allemagneetla

Norvège ( WHO, 2004 ). Aux Etats-Unis on retrouve une pollution plus générale. En Inde, 66

millionsdepersonnessontexposéesdont7millionsd’enfants.Leseultraitementcontrela

fluorose est prophylactique ( MAGC Technologies Limited).

Les teneurs les plus fortes sont observées dans les eaux présentant de faibles teneurs en calcium ( AFSSA, 2004, Mazet, 2002 ) commedansl’estdel’Afrique,oùdesgranitesalcalins pauvres en calcium sont présents ( British Geological Survey et Wateraid, 2002 ).

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o LE PLOMB

BLARD

La contamination est en général due à la dissolution des canalisations en plomb par une eau corrosive.Elleestrared’originenaturelle( Robin, 2005 ) ; par exemple à Monceaux-le-Comte dans la Nièvre, des concentrations naturellement élevées en Plomb ont été relevées (valeur moyenne de 26 µg/l). La norme française est de 25 µg/l depuis le 25/12/2003 etl’objectifestde descendre à 10 µg/l au 26/12/2013. Le seuil est de 50 µg/l pour une eau brute qui va suivre un

traitementnormald’eaudesurfaceet10µg/lpouruneeaunefaisantl’objetqued’unesimple

désinfection.

Leplombn’estprésentqu’enquantitétrèsnégligeabledanslesressourceseneausuperficielleet souterraine. En effet, le plomb présent dans le milieu naturel est retenu dans les sédiments ou dans les roches. Seules 1,5 % des analyses réalisées au niveau des ressources en eau entre 1999 et 2002 en France ont montré la présence de plomb à des teneurs supérieures ou égales à 10 µg/L (0,4 % pour le seuil de 25 µg/L) ( Direction Générale de la Santé, 2003 ). Pour une contaminationd’originenaturelle,aucunedérogationn’estpossible( Direction Générale de la Santé, 2005 ).

TRAITEMENTSD’ELIMINATIONDEL’ARSENIC

Ilyaaumoinsunecinquantainedetechnologiesd’éliminationdel’arsenic( Clayton, 2005 ). La circulaire du 28 Mars 2000 présente les différents traitements autorisés ( Direction Générale de la Santé, 2000 ). A cette liste, il faut ajouter à ce jour le traitement GEH® de Degrémont, ce dernier estagréémaissonefficacitédépenddupH.Lalisten’estpasdéfinitivecartouslestraitementsà base d’oxyhydroxyde de ferpourraientêtre autorisés ( Robin, 2005 ). Plusieurs thèses ou synthèses reprennent les différents traitements envisageables pouréliminerl’arsenicdeseaux destinées à la consommation humaine ( CIRSEE, 2002, Dictor, et al., 2004, Lenoble, 2003, Simeonova, 2004 ).

Lesalternativesenl’absencedetraitementsontlarecherchedenouvellesressourcesoula dilution par le mélange avec des ressources de meilleure qualité ( US EPA, 2002 ).

Plusieurs aspects des procédés ont été étudiés : description, coût, avantages/inconvénients, sous-produits, efficacité et exemples. Les principaux résultats sont résumés dans des tableaux en fin de synthèse. Les procédés ont été classés en 4 grandes catégories : traitements classiques, adsorption sélective ou échange ionique, rétention membranaire et procédés biologiques. L’oxydationetl’adsorptionsontprivilégiéspourleszonesrurales(capacitéinférieureà10m 3 /h)

( Lenoble, 2003 ).

Les ions phosphates ont une configuration similaire à celle des ions arsenic et peuvent jouer le rôle de compétiteur ( Meng, et al., 2001 ).Lesionssulfatesou carbonatesontpeu d’effet

( Laperche, et al., 2003 )

o TRAITEMENTS CLASSIQUES

Cestraitementspeuventêtredéjàprésentsdansl’usinedetraitement,pourd’autresproblèmes de qualité, par exemple les traitements de déferrisation ou de démanganisation.

Oxydation

L’oxydationpermetdetransformerAs(III)enAs(V)moinssoluble.Plusieursoxydantsontété testés :leperoxyded’hydrogène(H 2 O 2 ),l’hypochloritedesodium (NaOCl) et le permanganate de potassium (KMnO 4 ) ( Meng, et al., 2001 ).D’autresréactifspeuventêtreenvisagéscommele chlorure de fer (FeCl 3 ) ou le dioxyde de manganèse (MnO 2 ) ( Lenoble, 2003 ). Le permanganate de potassium et le chlorure de fer se sont avérés être les plus facilement utilisables.

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H

2 O 2

NaOCl

FeCl 3

KMnO 4

Stabilité

Non

Non

Oui

Oui

Risque

Non

Oui

Non

Non

Augmentation des déchets

Non

Non

Oui

Oui

Coût

fort

faible

faible

faible

Réactifspouvantoxyderl’arséniteAs(III)( Lenoble, 2003 )

Leperoxyded’hydrogènenécessiteuntrèsfortexcès.L’hypochloritedesodiumetlechlorurede fern’ontpasétéretenusdanslecadredelathèsedeLenoble car des études complémentaires étaient nécessaires. Le permanganate de potassium est intéressant car en pratique une quantité inférieure à celle prévue par la stoechiométrie est nécessaire. Le dichlore (Cl 2 ) peut aussi être utilisé ( US EPA, 2002 ).

Précipitation / Coprécipitation ( Meng, et al., 2001 )

Adoucissement à la chaux

Uneprécipitationdirected’As(V)estpossibleenprésencedecalcium.Lesconditionssont l’utilisationdelachauxetunpH de10.5( Dictor, et al., 2004 ). La décarbonatation est efficace pouréliminerl’arsenicàlasoudeouàlachaux.As(V)co-précipiteavecCaCO 3 .L’éliminationest très efficace en présence de magnésium ( AFSSA, 2004 ), le Baryum jouerait aussi un rôle. Ce procédé nécessite un certain niveau technique et des boues ou « perles » de CaCO 3 sont formées.Cettetechniquen’estpasintéressantesil’eauesttrèspeuminéraliséeetpauvreen calcium.C’estunchoixintéressantencasd’optimisationd’unefilièred’adoucissementexistante.

Utilisationdeselsdefer(III)oud’aluminium(III)

L’arsenicréagitavecleferferrique(III)pourdonnerunarséniatedeferco-précipitable par l’hydroxydeferrique.SeulAs(V)estéliminéefficacement,ilfautdoncaupréalableoxyderAs(III). Les résultats sont meilleurs en milieu acide, le pH doit être inférieur à 7.5 ( AFSSA, 2004 ). Les

selsdeferdonnentdemeilleursrésultatsquelesselsd’aluminium(abattementde90à98%

contre80à85%).Lesréactifsutilisablessontlechlorureferrique,lechlorured’aluminium(PAC),

lesulfateferriqueouencorelesulfated’aluminium ( Dictor, et al., 2004 ). La chaux est parfois utilisée pour contrôler le pH. Ce procédé requiert un certain niveau technique et le traitement des bouesproduitesposeproblème.L’éliminationdel’arsenicestproportionnelleàlaquantitédefer ajouté. Des concentrations élevées de manganèse ([Mn] > 1500 mg/l) et un pH compris entre 5 et 6 permettent d’augmenter le rendement ( Dictor, et al., 2004 ). La coagulation avec FeCl 3 nécessite une concentration en réactifs de 1 à 3 g/m 3 .

Concentration finale As

6 µg/l

< 4 µg/l

Concentration Fe nécessaire

1 mg/l

2 mg/l

Concentration PAC nécessaire

15 mg/l

25 mg/l

Exempledeconcentrationsnécessairesàl’éliminationdel’arsenic( US EPA, 2002 ) Concentration initiale As 14.3 µg/l

Le chlorure ferrique est beaucoup plus efficace à faible concentration. Une combinaison de sels d’aluminium etdeferestpossible,c’estlecasparexempledelastationdetraitementdeBillings ( Billings Water Treatment Plant, Montana USA) avec 2 mg/l chlorure ferrique et du chlorure

d’aluminiumpourpasserde15µg/lAsà2µg/l.Ils’agitd’untraitementclassiquepourl’arsenic

utilisé à Baudricourt dans les Vosges (88), dans une station de traitement OTV créée en 1996 pour 100 m 3 /h (20h/24h) ( Hydroland, 2005 ).L’eau brute a une concentration en arsenic compriseentre50-100µg/let10–15g/m 3 de FeCl 3 sont ajoutés après une pré-oxydation au dioxyde de chlore. Les boues récupérées lors du lavage des 2 filtres à sable sont envoyées vers un épaississeur puis déshydratées à l'aide d'un filtre-presse. La production moyenne de boues était de l'ordre de 15 - 20 kg/jour. La concentration finale en arsenic est comprise entre 2 et 4 µg/l.

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o ADSORPTION SELECTIVE

BLARD

L’adsorptionsélectivepeutavoirlieusurdesmatériauxdivers: argile activée, oxydes métalliques (fer hydraté, Al, Ti,Si),hydroxydesdefer,d’aluminiumoudemanganèseouencoreunadsorbant organique contenant de la cellulose ( Simeonova, 2004 ). Les matériaux les plus utilisés sont les oxydes,lesablerecouvertd’oxydesdeferoudemanganèse,desminérauxcontenantdufer,du manganèseoudel’aluminium (bauxite,feldshpar…)etlesargiles( Simeonova, 2004 ). Des systèmes non régénérables sont envisageables pour de petits débits et des teneurs inférieures à

25µg/l.L’absencederégénérationpeutengendrerdesvolumesimportantsdematériauxà

expédier en centres de stockage de classe I. Afin de limiter les dépôts en décharge et d’économiserdumatériau,lemeilleurrapportVolumed’eautraitéesurVolumedematériau(V/V) est recherché.

Alumine activée Al 2 O 3 ( Sarvinder, et al., 2004 )

Seul As (V) est éliminé, une oxydation préalable est nécessaire. Les fluorines interfèrent, tout comme les sulfates, les chlorures et les acides humiques ( Welté et Montiel, 2004 ). Cette techniquemodifiel’équilibreioniqueetproduitdesrégénératsetdesboues. Il est possible de mettre en série plusieurs installations. L’ordredegrandeurdescoûtsengendrésestde0.1à0.3€/m 3 avec un investissement de 5000 €/m 3 /h.Desmodificationsdel’aluminesontpossibles.Ilexistedel’aluminemodifiéeavecdufer, une variante à forte porosité ou encore des formats propriétaires ( US EPA, 2002 ).

Exemple 1 : Vieux Ferrette, Haut Rhin 15 m 3 /h, 25000 m 3 /an, 10 à 20 µg/l As

En 2001, la SAUR propose un prix de 45000 €HTdont32000€pourl’unitédetraitementsoit

0.10 €/m 3 .Leremplacementdel’aluminealieutousles1.5ansavecuncoûtmoyende1200

€/an.Ladestructiondumatériauestévaluéeà 1400 €/an.Autotal,onauncoût en réactif voisin de 0.10 €/m 3 .Lecoûttotalcomprenantinvestissementetfonctionnementestdoncdel’ordrede

0.20 €/m 3 .

Exemple 2 : Un pilote a été réalisé près de Boston (MA, USA) ( US EPA, 2002 )

60habitantsontuneconcentrationenarsenicdansl’eaubrutecompriseentre150et1100µg/l.

L’eautraitéeestramenéeà5µg/l.

Exemple 3 : Au Bangladesh, Alcan enhanced activated alumina est le procédé le plus efficace ( NGO Forum for Drinking Water Supply & Sanitation, 2002 ).

 

Unité collective

Unité individuelle

Débit

> 300 l/h

< 100 l/h

Prix

$170

$34

Durée de vie

20 ans

 

Matériau du filtre

$220

$14

Capacité de traitement

80 m 3

11 m 3

Fabricant

( MAGC Technologies Limited)

( NGO Forum for Drinking Water Supply & Sanitation, 2002 )

GHF ( Moles, et al., 2004, Thirunavukkarasu, et al., 2003 )

Les oxyhydroxydesdeferontuneforteaffinitéavecl’arsenic.Cecomposéseretrouvesous différents noms :GEH®ouGHF(Granuléd’HydroxydeFerrique).La co-précipitation avec les hydroxydes de fer est la méthode la plus utilisée ( Pedron, 2004 ). A un pH inférieur à 8, As (III) et As (V) sont éliminés, As (III) deux fois moins que As (V).

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Ceprocédén’estpastrèstechniqueetestutilisableavecousansrégénération.Lescapacités

d’adsorptionsontexceptionnelles,jusqu’à100000volumesd’eautraitéeparvolumedematériau

defiltration.L’adsorbantétantdetrèsgrandecapacité,lecycled’utilisationestd’unanouplus avecuncontrelavageàl’eauseuleunefoistousles15jours( Moles, et al., 2004 ). Le contre- lavage sert au décolmatage,l’arsenicrestantadsorbé.Lesmatériauxsaturéssontenvoyésen centre de stockage de classe I.

Exemples :

LeprocédéGEH®,d’ONDEO DEGREMONT ( AFSSA, 2000 ) est le seul ayant actuellement l’agrémenteaupotableenFrance( Direction Générale de la Santé, 2000 ). Dans les pays en développement, un sachet de thé de cendres lourdes de charbon recouvertes d’hydroxydedeFerpermettrait de passer de 2400 µg/l à 10 µg/l ( Clayton, 2005 ). La Lyonnaise des Eaux développe aussi son propre type de granulés ( Kayser, 2005 ).

Les hydroxydes de fer amorphe (HFO) peuvent être utilisés comme matériau recouvrant la goethite par exemple ( Lenoble, 2003 ). Les résultats sont meilleurs sur HFO et avec un pH acide que sur des oxydes de fer du type Fe 2 O 3 .Ilestaussipossibled’utiliserdespolymèresrecouverts d’hydroxydesdefer.Cetypedeprocédéestplusrentableetproduitmoinsdeboues ( Katsoyiannis et Zouboulis, 2002 ). Il est possible de réduire la teneur en arsenic en dessous de 10µg/l. Le polymère utilisé est du polyHIPE.

Oxyde de manganèse MnO 2 ( Driehaus, et al., 1995 )

AunpHinférieurà8,lesdeuxvalencesdel’arsenic,As(III)etAs(V),sontéliminées.Une

oxydationpréalablen’estdoncpasnécessaire.Leprocédénécessiteuncertainniveautechnique. Le matériau utilisé peut être du minerai ou du sable recouvert. La filtration sur sable manganifère est utilisée par exemple pour le traitement des eaux minérales naturelles contenant une teneur élevée en arsenic : « Clairvic » Volvic ( AFSSA, 2000 ), « Bonne source » et « Source des Frères » Vittel ( AFSSA, 2000 ).J’aieuconfirmationparleserviceconsommateurdeDanone del’utilisationdeceprocédépourl’éliminationdetracesd’arsenicdansl’eauminéraleVittel.

Le minerai de manganèse ferrugineux peut être utilisé ( Chakravarty, et al., 2002 ). Ce composé à

l’avantaged’avoiruncoûtmodéré:$50–56partonnedeminerai.

Un procédé innovant a été proposé ( Lenoble, 2003 ) : une résine de polystyrène est recouverte de MnO 2 . Il y a alors aussi oxydation et adsorption simultanée. Les résines anioniques peuvent retenir As (V). Au maximum, 53 mg As (III) (0.7 mmol) et 22 mg As (V) (0.3 mmol) ont été retenus par gramme de résine ( Lenoble, 2003 ). Le précipité formé entre As (V) et Mn (II) est Mn 3 (AsO 4 ) 2 . Ilyadoncunefortecapacitéd’adsorptionetaucunioncompétiteurn’aétémisenévidence.Les possibilités de régénération sont faibles.

Oxyde de fer Fe 2 O 3 ( Roberts, et al., 2004 )

Lesminérauxdeferpeuventêtreutiliséspouréliminerl’arsenicdel’eau.Cetteméthodesimpleà

mettreenœuvreetpeucoûteusen’estpastoujoursefficacepourêtreendessousde10µg/l

( Zhang, et al., 2004 ). Diverses combinaisons sont envisagées comme support pouvant être recouverts de Fe 2 O 3 :

Goethite, Haematite ou sable ( Welté et Montiel, 2004 )

Anthracite ou charbon actif en grains (CAG)

Les rendements rencontrés pour certains matériaux recouverts sont ( Simeonova, 2004 ) :

60%pourunecombinaisond’anthraciteetdeFe 2 O 3

50 % pour du sable recouvert de Fe 2 O 3

Le charbon actif en granulé donne de meilleurs rendements avec des oxydes de fer (II) qu’avecdesoxydesdefer(III)

Synthèse As F Pb

Autres minerais et oxydes

BLARD

Deux composés, kutnahorite et chabazite,ontétéétudiésàlafoispourleurpropriétéd’adsorption del’arsenicmaisaussileurcapacitéàcréerunmilieu favorable à un procédé biologique ( Lievremont, et al., 2003 ). La kutnahorite est un carbonate de calcium et de manganèse (CaMn(CO 3 ) 2 ) et la chabazite est un aluminosilicate de zeolite poreuse (CaAl 2 Si 4 O 12 , 6H 2 0). Ce procédén’aétéutiliséqu’enlaboratoire( Dictor, et al., 2004 ).

Autres matériaux et supports innovants

Sulfure de fer

Cette réaction nécessite des conditions anoxiques ( Simeonova, 2004 ).L’arsenicpeutêtre adsorbé sur de la triolite (FeS) ou de la pyrite (FeS 2 ) ( Bostick et Fendorf, 2003 ). Il y a alors formationd’arsénopyrite (FeAsS). La triolite (FeS)donnedemeilleursrésultatsquel’alumine (Al 2 O 3 ).L’AgencedeProtectionEnvironnementaleAméricainemetenavantlesulfuredefer modifié (Sulfur modified Iron SMI) comme innovation possible ( US EPA, 2002 ).

Charbon actif

Le charbon actif existe sous deux formes : en granulé et sous forme de matrice uniforme. Ce type dematériaupeutretenirl’arsenicsisaconceptionestspécifique.Sonutilisationestpossibleavec des oxydes de fer.

Argiles pontées ( Lenoble, 2003 )

Les argiles sont parmi les matériaux les plus utilisés ( Simeonova, 2004 ) : kaolinite, bentonite, argile bijoypur, zéolite, khabazite… Lesargilessontpontéespardufer,dutitaneouencorede l’aluminium.Lesfeuilletsdesargilessontalorsécartésparintercalationdepiliersmétalliques.Le nombredesitesfavorablesàl’adsorptionestaugmentéparréactiond’unesolutionpontantesur de la bentonite purifiée (fraction montmorillonitique). Les oxyhydroxydes donnent de meilleurs résultats que les argiles, cependant, les argiles pontées avec du fer sont les seules régénérables à 100 %. Les résultats sont meilleurs à pH acide.

Matériaux organiques contenant de la cellulose ( Simeonova, 2004 )

Ilestpossibled’utiliserdelasciureoudelapulpedejournauxpouréliminerl’arsenic. La chitine a une structure proche de la cellulose. Chitine et chitosan sont des polymères formés

de saccharides, contenant respectivement plus de 5000 unités de glucosoamine ou d’acétylglucosoamine ( Dambies, et al., 2000, Dambies, et al., 2002 ).Lesauteursdel’articleont testél’éliminationdel’arsenicparpassagesurunlitdegrainsdechitosan imprégnés de molybdates ( Dictor, et al., 2004 ).Pouravoiruneadsorptionmaximaled’arsenicetunrelargage minimal de molybdates, le pH doit être entre 2 et 3.

Barrière perméable réactive

Ils’agitd’untraitementpassifinsitu( Dictor, et al., 2004 ).Cetypedetraitementn’estpas forcément le plus adapté ( Dictor, et al., 2004 ) : la pollution est rarement monoélémentaire et une mobilisationd’autrespolluantsestpossible.Leproblèmedelaréversibilitéduprocessusn’estpas envisagé. De plus, un colmatage peut intervenir, de nature mécanique, géochimique ou encore biologiqueetaucuneinterventionn’estpossible.

Les oxy-hydroxydesdeferoud’aluminium peuvent être utilisés dans des conditions oxydantes. Le fer au degré (0) permet aussi une oxydo-réduction et une adsorption ( Dictor, et al., 2004 ). Cette méthode est adaptée pour As (III) et As (V). Tommy Ngai travaillant au MIT a proposé une remédiationrustiquepourlespaysendéveloppement.L’eaucontaminéeesttransféréedansun seau en plastique contenant du sable, de la brique pilée, du gravier et des clous ( Clayton, 2005 ).

Leferfixel’arsenicavecuncoûtde$16parunité.L’inconvénientd’unetelletechniqueestla

libérationpossibled’ionsFe(II)dansl’eau( Simeonova, 2004 ).Ceprocédéàl’avantaged’être en une seule étape.

Synthèse As F Pb

Echange ionique

BLARD

Ceprocédéestparfoisclassédanslacatégorierétentionmembranaire.L’échangeioniquene retient que les anions, une oxydation préalable de As (III) en As (V) est donc nécessaire. La

rétention est difficile car on est en présence de traces. Il y a de plus des problèmes avec les éluats produits. Ce procédé est particulièrement adapté pour les grandes échelles ( Simeonova,

2004 ).Lesrésinesadaptéespourlessulfatesconviennentaussipourl’arsenicenraisondeleur

structureproche.L’échangeioniquemagnétique(MIEX)estuneinnovationpossible( US EPA,

2002 ).

o RETENTION MEMBRANAIRE

Ces procédés sont efficaces mais onéreux ( Lenoble, 2003, Simeonova, 2004, Zhang, et al.,

2004 ).Laméthodeestcependantparfoisretenuepourl’arsenic,carilestdifficileàenleverpar

d’autres moyens ( Simeonova, 2004 ). Les membranes sont utilisées en phase finale d’abaissement,ilestalorspossiblededescendrejusqu’à2ng/l en arsenic ( Dictor, et al., 2004 ). Le principal inconvénient des techniques membranaires est le coût. Le rapport entre le volume sortantetentrantpeutêtrefaible,cequipeutêtreunhandicapsiilyaunmanqued’eau( Dictor, et al., 2004 ). La forte technicité de certains de ces procédés peut poser problème pour de petites structures ( Pedron, 2004 ). Des précautions doivent être prises pour éviter la confusion entre eau brute, eau traitée et concentrat.Dansd’autresprocédésplusclassiques,ilyadesphases différentes comme des boues ou des solides, ce qui empêche la mauvaise utilisation.

Filtration membranaire après coagulation

Aprèsl’étapedecoagulation/floculation,lamicrofiltrationestplusefficacequeladécantation.

L’utilisationd’ultrafiltrationestpossibleaprèsuneétaped’oxydationetdefloculation.

Nanofiltration ( Sato, et al., 2002 )

Ceprocédéfonctionneavecunpointdecoupureinférieurà200Daltons.L’efficacitédépendde

l’étatd’oxydationdel’Arsenic(IIIouV)etdurendementdelarécupération( Welté et Montiel,

2004 ). Il faut en général avoir autre chose à éliminer pour utiliser cette technique.

Osmose inverse ( Ning, 2002 )

Ce procédé retient As (III) et As (V) mais sans spécificité. Une reminéralisation est en général nécessaire après traitement. Ce procédé est très onéreux et technique. Il y a de plus des solutions à trouver pour les concentrats ( Welté et Montiel, 2004 ). Le prix de revient est de 10 à 15 €/m 3 pour un appareil individuel fournissant 100 l/jour ( Cadic, 2002 ).

Electrodialyse ( Welté et Montiel, 2004 )

Ce procédé ne retient que les formes ioniques. Il est onéreux et nécessite une compétence particulièredupersonnel.Ilyaunrisquededéminéralisationdel’eauetilyaproductionde concentrats.

o PROCEDES BIOLOGIQUES

Plusieurspistesexistent.L’arsenicpeutêtreoxydébiologiquement,êtrebiométhylé, être retenu par biosorption, ou encore être modifié par un procédé réduisant le sulfate ( Simeonova, 2004 ). Plusieurs procédés sont envisageables comme par exemple la filtration sur sable (ou tout autre support) sur lequel un biofilm debactériesoxydantl’arsenicpeutsedévelopper( Simeonova,

2004 ).C’estle procédéutilisé parla déferrisation biologique ( Pedron, 2004 ). Ce procédé

élimineenmêmetempsl’arsenic.

Synthèse As F Pb

BLARD

Les bactéries utilisées sont celles présentes dans les boues du filtre. Elles ont une capacité

arsénite oxydante et oxydent As (III) en As (V). Un projet pilote a été réalisé à Ambacourt dans lesVosgesparIRHEnvironnementdanslecadred’unprojetRITEAU( Dictor, et al., 2004 ). Les eaux sont chargées en fer et arsenic. Un ajout de Fe (II) peut être nécessaire ( Grapin, et al.,

2002 ). Ce procédé a été testé sur des concentrations initiales en arsenic comprises entre 50 et

200 µg/l. Ses avantages sont nombreux. Les boues sont facilement déshydratables et la vitesse de filtration étant plus élevée, cela permet un débit plus important. Il y a de plus une économie d’énergiesurlelavagedufiltre( Katsoyiannis et Zouboulis, 2004 ).

Exemple 1: As (III) est oxydé par Thiobacillus ferroxidans ( AFSSA, 2004 )

Exemple 2: Quelques données sur le pilote de déferrisation biologique ( Pedron, 2004 ) 50 m 3 /h et 600 m 3 /j (120 à 150 l/j/hab, 4000 à 5000 habitants)

Aprèsuneoxygénationdel’eaubrute,l’eaucirculedansunecolonnedesable(100cm).La

vitesse est de 10 m/h soit un temps de 6 minutes. Un lavage a lieu toutes les 3 semaines. Des modificationsontétéenvisagéescommel’ajoutdeFe (II) et le passage dans une deuxième colonne. Seuls les 50 premiers centimètres de la colonne sont actifs, un ajout de Fe (II) au milieu de la colonne est envisageable. Fe(II)s’oxydedanscesconditions20foisplusvitequeAs(III).

Exemple 3 : Eliminationbiologiqueduferetdel’arsenicàWattwiller dans le Haut-Rhin. Ce traitementareçuunavisfavorabledel’AFSSAetn’affectepaslaconcentrationenfluor( AFSSA,

2002 ).

TRAITEMENTD’ELIMINATIONDUFLUOR

La plupart des techniques classiques reposent sur les principes de précipitation, ou

adsorption/échange ionique ( British Geological Survey et Wateraid, 2002 ). Certains auteurs pensentqu’iln’yapasd’éliminationdufluordeseauxàcoûtraisonnable( Fourcade et Sobole,

2003 ),sileseauxsonttropchargées,ilconvientdechangerderessourceoud’assurerune

dilution.

o PRECIPITATION

Lesselsd’aluminium oudecalcium sontefficacespourprécipiterlefluor( Kayser, 2005 ). Les réactifs pouvant être utilisés sont la chaux Ca(OH) 2 , le sulfate de calcium CaSO 4 ou le chlorure de calcium CaCl 2 .Parexemple,uneunitédetraitementutilisel’hydrolysedusulfated’aluminium pour créer des hydroxydes. Les flocs ainsi formés fixent les ions fluor et sont éliminés par filtration. Ce procédé est utilisé en Inde ( Balaji). La décarbonatation fonctionne aussi.

La technique la plus reconnue est la technique Nalgonda, utilisée couramment en Inde : de l’aluminiumetdelachauxsontajoutésavecdel’hypochloritedecalciumpourdésinfecter.Ilya ensuitefloculation,sédimentationetfiltration.Ilestpossibled’utilisercetteméthodeàdomicile (dans des seaux) ou à une échelle plus importante en unité de traitement pouvant traiter quelques m 3 ( British Geological Survey et Wateraid, 2002, Nawlakhe et Bulusu, 1989 ). Le coût de cette technique est modéré.

o ADSORPTION

Lestraitementsparadsorptionlesplusefficacessontl’alumineactivéeouencorelesmatériauxà based’os(charbonactivécrééparincinérationd’ossement).Cederniertraitementaussiefficace pourleplombetl’arsenicn’estpasforcémentlocalementaccepté.Ilyapossibilitéd’utiliserdu gypse, de la dolomie ou du chlorure de calcium. Ces méthodes ont été testées (à part le gypse) et permettentd’obtenirdel’eaurespectantleseuilfixéparlanorme.EnAfriqueduSud,un

prétraitementparlegypseapermisdepasserde160à40mg/lpourdel’eaudestinéeà

l’irrigation( Mazet, 2002 ).

Synthèse As F Pb

BLARD

Commelecharbonactivéetl’alumineactivée,lesphosphatestricalciquessontsusceptiblesde retenir les ions fluorures ( Mazet, 2002 ). La décarbonatation en présence de phosphates peut former de la fluoroapatitepermettantd’éliminerlefluor.LepHjouealorsunrôleimportant.

o ECHANGE IONIQUE

Ils’agitd’unprocédécycliquepouvantramenerlefluoràl’étatdetraces( Simonnot).Celan’est possiblequesiunautreanionlargementmajoritaireestprésent.L’éliminationestsélectiveavec

100%derendementpourl’éliminationetlarestitutionde90%desautresionsmajeurs.Ce

procédéaététestéàl’échelledulaboratoireetdupilote.

o TECHNIQUES MEMBRANAIRES

En présence de calcium, il y a formation de CaF 2 qui peut être retenu par nanofiltration. La nanofiltration peut être considérée comme une osmose inverse à faible pression.

L’osmoseinverseestutiliséepourtraiterleseauxsaumâtresetretientlesfluorures.Unepression hydrostatique supérieure à 30 bar est appliquée du côté de la membrane où se situe le concentrat.Cettepressiondépasselapressionosmotiquedel’eau,etl’eauvasedéplacerdu milieu concentré vers le milieu dilué.

L’électrodialyseestunprocédédeséparationmettantenjeuunchampélectriqueetdes membranes sélectives. Il est possible par ce procédé de diminuer la concentration en fluor.

o AUTRES TECHNIQUES

Une dépollution biologique des eaux est possible ( Latha, et al., 1999 ). Le tableau ci-dessous donne quelques exemples de procédés de traitements disponible pour le traitement direct au robinet ( Mariappan et Vasudevan, 2002 ).

Adsorption

Echange ionique

Précipitation

Autres

Matières carbonées Bois, Lignine Charbon, Os Résidus du pétrole Coquilles de noix Résidus de café ou de thé Coque de noix de coco Carbion, Defluoron-1

Defluoron-2

Résine anionique NCL Tulsion A27

Chaux Aluminium Chaux et Aluminium (Technique Nalgonda) Polyaluminium chloride (PAC)

Electrochimique

(électrode

en

Lewatit-MIH-59

aluminium)

Amberlite IRA-400 Deacedodite FF-IP Résine Waso-14 Polystyrene hydroxy sulfate (PAHS)

Electrodialyse

Osmose Inverse

Alumine activée Bauxite Minéraux argileux Calcite Biomasse

   

Synthèse As F Pb

TRAITEMENTD’ELIMINATIONDUPLOMB

BLARD

Ilexistepeudesolutionspourleplombcarilestrarementd’originenaturelle.Engénéral,des traitementssontproposéspourréduirel’agressivitédel’eauouprotégerlescanalisations.Le remplacement des canalisations en plomb est aussi envisagé.

remplacement des canalisations en plomb est aussi envisagé. Des procédés existent pour le traitement direct au

Des procédés existent pour le traitement direct au robinet. Le principe estl’adsortion / filtration. La Générale des Eaux et le Laboratoire d’HygièneetdeRechercheenSantéPubliqueduPôledel’eauàNancy ont développé un filtre ( Simonnot). Le matériau est du charbon actif sur de la zéolithe synthétique. Le procédé a été testé en laboratoire et à

l’échelledupilote.20foyersdelarégionLorrainel’onttesté.

(Photo Générale des Eaux)

De nombreux filtres individuels existent dans le commerce et ne se sont pas forcément spécifiques au plomb. Les filtres à cartouche Doulton par exemple éliminent le plomb et autres métaux lourds à plus de 98 % (http://www.ideesmaison.com/eco/vel/eautraite.htm). La cartouche de remplacement coûte 55 €et permet de traiter 2500 litres soit environ 20 €/m3pourletraitementdel’eauà domicile. A titre de comparaison,leprixmoyendel’eauenFranceestde2,8€/m 3 etleprixmoyendel’eauminérale ou de source en bouteille est de 300 €/m 3 .

Le charbon actif existe sous deux formes : en granulé et sous forme de matrice uniforme. Par exemple, une cartouche pour traiter 120 à 150 litres coûte entre 4 et 8 euros soit 40 €/m 3 ( Johnson). Le débit est de 1 à 2 litres par minute ( IANR, 1997 ).

L’osmoseinverseindividuellepeutéliminerjusqu’à85% duplombetladistillation99% ( IANR, 1997 ).Lecoûtdel’osmoseinverseestde10à15€/m 3 .

ELIMINATIONCOMBINEEDEL’ARSENIC,DUFLUORETDUPLOMB

o TRAITEMENTS COMPATIBLES

o TRAITEMENTS COMPATIBLES

Combinaisondetraitementspourl’éliminationdel’arsenic,dufluoretduplomb

Le tableau ci-dessus a été réalisé en comparant les différents traitements pour chaque élément considéré séparément.Pourl’arsenicetle fluor,troistechniquesressortent: la coagulation, l’adsorptionsurl’alumineactivéeetl’osmoseinverse.Pourleplombdesfiltresexistentsurle marché.Cesfiltrespeuventparfoisélimineraussilefluoroul’arsenic.Lesdifférentestechniques peuvent être envisagées en parallèle ou en série, des essais pilotes devront au préalable valider ces possibilités.

Synthèse As F Pb

oTABLEAUXDESYNTHESEPOURL’ARSENIC

BLARD

Lestechniquesd’éliminationdel’arsenicsontrésuméesdanslesdeuxtableauxci-dessous ( CIRSEE, 2002, US EPA, 2000, US EPA, 2002 ).Desinformationsproviennentaussid’un rapportd’étudedeSOGEST(VieuxFerrette (68)).

rapportd’étudedeSOGEST(Vieux Ferrette (68)).

Tableaudesynthèsedestechniquesd’éliminationdel’arsenic(1/2)

Synthèse As F Pb

BLARD

     

Conditions

       

Méthodes

Coût relatif

particulières

Interférences

 

Efficacité

BAT EPA

       

Laboratoire

 

Pilote

Industrie

 

Précipitation

             

Clarification

   

As (V)

 

>= 95 %

 

>= 95 %

90 - 95 %

 

Adoucissement à la chaux

 

As (V) Préoxydation nécessaire Ajout de Mg pour meilleure efficacité

 

>= 95 %

 

>= 95 %

< 90 %

X

           

95

%

   

Coagulation sur filtre

< 5 ug/l

X

Coagulation et microfiltration

             

Elimination du fer et du manganèse

             

Oxydation physico-chimique du fer/manganèse

     

+

 

< 90 à 95 %

 

Oxydation / filtration

         

80%

 

X

Génération électrochimique de fer

         

>= 95 %

   

Adsorption / échange ionique

 

pour adsorption 300 l/min/m²

         

Charbon Actif (Poudre/grain)

     

+

 

+

+

 

Résine échangeuse d'ions

 

As (V) résine anionique base forte

Sulfate > 50 mg/l

90 % pendant 500 V/V

90

% pendant 500 à

 

X

 

1000

V/V

     

PO4 > 1 mg/l F > 2 mg/l

 

90

% pendant 500 à

   

Alumine activée

5

min temps contact

Mn > 0.05 mg/l SO4 > 720 mg/l Fe > 0.5 mg/l

 

1000

V/V

X

 

95

%

 

3 fois plus cher que Al. Activée

Pas de préoxydation ?

         

Granulés d'Hydroxydes de Fer

5

min temps contact 200 l/min/m²

PO4

> 100 000 V/V

Oxyde de manganèse (MnO2)

             

- sable vert (glauconite et MnO2)

- minerai : pyrolucite

Pas de préoxydation

Très bonne

80

% pour sable vert

Techniques membranaires

             

Coagulation et microfiltration

   

5 min floc

Silicates à pH élevé

       

Nanofiltration

         

? 95 %

   

Electrodialyse

Très elevé

 

Turbidité

       

Osmose inverse

Très elevé

Préoxydation pas obligatoire Membranes à faible pression

Turbidité

   

? 95 %

 

X

BAT = Best Available Technique

Tableaudesynthèsedestechniquesd’éliminationdel’arsenic(2/2)

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Synthèse As F Pb

o TABLEAU DE SYNTHESE POUR LE FLUOR

BLARD

Synthèse As F Pb o TABLEAU DE SYNTHESE POUR LE FLUOR BLARD Tableaudesynthèsedestechniquesd’éliminationduFluor (

Tableaudesynthèsedestechniquesd’éliminationduFluor ( British Geological Survey et Wateraid, 2002 )

o EXEMPLES

Lescaractéristiquesdel’eaupeuventinfluencerl’efficacitédestraitements,enparticulierlepHou la turbidité. Le pilote envisagé dans la Nièvre prévoit un suivi turbidimétrique avec un bypass. Les procédéstestéssontl’alumineactivéeetdesgranulésd’hydroxydedefer(GHF).L’ordrede passagedanslesunitésn’estpasencoredéterminé.L’arsenicaunecinétiquepluslentequele

fluor.Ilyaauraunessaipilotedelonguedurée,de3à6mois,pourpouvoirobserverl’impact

d’uncyclederenouvellementdeGHFouderégénérationdel’alumineactivée.Ilpeutyavoirun délai pour que le système redevienne efficace après intervention. La lutte contre le plomb est considérée comme un traitement marginal. Une seule des ressources sur les 6 posant problème dans la Nièvre est concernée par le plomb ( Kayser, 2005 ).Lemarchéd’étudeaétésignéavec la société IRH et les résultats sont attendus pour septembre 2006.

Des filtres pour robinet pouvant retenir le fluor et le plomb ont été développés ( Johnson). Ces filtresKDFsontconstituésd’unematricecontenantunalliagedezincetdecuivre.Cesfiltressont mêmeutilisablesavecdel’eauchaude. Le CNRS et la société Européenne de Traitement des Eaux (ETE www.etefrance.com) ont développésunfiltrepermettantd’éliminerl’arsenicetleplombdel’eaudestinéeàla consommation humaine ( CNRS, 2000 ). Le matériau utilisé est le feldspath activé thermiquement. Le plomb a été ramené de 50 µg/l à quelques µg/l. Deux charges de 1 kg de feldspath permettent de traiter 300 m 3 ,laconsommationmoyenned’unfoyer.LasociétéETE centralise la regénérationoulavitrificationdumatériau.Leprocédéfaitl’objetd’unbrevetfrançais et européen.

Synthèse As F Pb

BLARD

Despilotestraitantl’arsenicetle fluorontété testésà Three Forks (Montana, USA). Les

caractéristiquesdel’eauétaientmoinsde0.03mg/ldefer,2.5mg/ldefluorureset72µg/l

d’arsenic.4 colonnes ontété testées etils ontfinalementchoisiun autre procédé: une

coagulationsuivied’unefiltrationmembranaire.GHFdonnaitlesmeilleursrésultatsparmiles4

testés.

 

Volume traité par volume de matériau

Aquabind XP 2 : composé contenant des oxydes métalliques (Apyran technologies)

1760

V/V

Alcan CPN (granuléd’alumineactivée)

2230

V/V

Alcan AA FS 50 (alumine activée recouverte de fer)

2480

V/V

GHF

6370

V/V

Capacité de traitement de 4 matériaux ( US EPA, 2002 )

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ANNEXES
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