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plan

PLAN :

INTRODUCTION :
CHAPITRE I : BIENS PUBLICS
Définition et caractéristique :
Efficacité et bien publics : production optimal de bien public
Le vote majoritaire : préférence de l’électeur médian
CHAPITRE II : LES EXTERNALITES
Définition
Typologies d’externalités :
2.1- externalités négatives
2.2- externalités positives
3- exemple d’externalités négatives de production :
Chapitres III : Gestions d’externalité par l’Etat
I- Méthodes de correction des externalités négatives
Les normes d’émission
Taxes sur les émissions
Permis d’émission négociable
II- Les externalités et les droits de propriétés
2.1- les droits de propriétés
2.2- négociation et efficacité économiques
Conclusion
Introduction générale

La théorie des biens publics a été mise au point


par Paul Samuelson (''The Pure Theory of Public
Expenditure'', 1954). Elle vise à identifier quelles
sont les caractéristiques des biens pour lesquels
le marché est pris en défaut et se révèle
incapable de les produire en raison de celles-ci.
Plus globalement, cette théorie possède des
implications politiques fortes au sens où elle
détermine dans quels cas, l'intervention publique
(la prise en charge par l'Etat de la production de
ces biens) se révèle nécessaire.
Bien public
Il existe une définition classique des biens publics ou biens collectifs,
sont des biens, services ou ressources qui bénéficient a tous, et se
caractérisent par :

La non-rivalité : la consommation du bien pas un individu n’empêche


pas sa consommation par un autre, quelque soit le niveau de
production, le cout marginal de fourniture a un consommateur
supplémentaire est nul.

La non-exclusion : personne ne peut être exclu de la consommation de


ce bien, il est donc de faire payer quiconque pour l’usage de tel biens.
Caractéristique des biens publics

Non Exclusif Exclusif

Non rival Bien public Bien de club (programme


crypte)

Rival Bien commun Bien prive


Production optimal des biens publics
Le vote majoritaire : préférence de
l’électeur médian
Une autre possibilité pour déterminer la
production de bien public et les contributions
individuelles consiste à organiser un vote a la
majorité, permette aux préférences de
l’électeur médian de l’emporte, le model de
l’électeur médian postule que l’offre de bien
public est déterminée par la demande de
l’électeur médian, supposer décisif hors des
élections.
Chapitre 2 : Les externalités

Qu’est-ce qu’une externalité ?

Une externalité ou « effet externe » est


une situation où les décisions de
consommation ou de production prise
par certains agents vont avoir des
répercussions sur d’autres agents sans
que cela se traduise par une transaction
entre les deux agents.
LES EXTERNALITÉS NÉGATIVES
• Une externalité est négative lorsque les autres
agents pâtissent de l’action de certains sans
qu’il y ait eu de transaction : par exemple,
lorsqu’une entreprise subit les effets d’une
pollution d’une autre.
Les externalités positives

• Une externalité est positive lorsque les autres


agents bénéficient de l’effet externe : par
exemple, lorsque l’Etat construit une route
cela a des effets externes positifs sur les
entreprises situées à proximité : cela peut par
exemple faire baisser leurs coûts de
production.
Un exemple de double externalités positives est celui
de l'apiculteur et de l'arboriculteur, développé
par James Meade
Typologie d'externalités selon les
effets économiques
Exemple d’une externalité négative de production
Chapitre III-gestion des
externalités par l’Etat
I- Méthodes de correction des externalités
négatives :
L’Etat peut résoudre le problème lié à une externalité
en obligeant ou en interdisant certains
comportements. Par exemple, le déversement de
produits chimiques dans l’eau est considéré comme
un crime en Europe. Dans ce cas, les coûts externes
supportés par la société sont largement supérieurs
aux avantages retirés par les pollueurs. L’Etat fait
rentrer en vigueur une politique autoritaire qui
interdit complètement cette action.
L’Etat intervient afin de réduire les
émissions par l’établissement de :

• Normes d’émission
• Taxes sur les émissions
• Permis d’émissions négociables
Normes d’émission :

Une norme d’émission est un volume maximal


légal de polluants qu’une entreprise peut
émettre. Si une entreprise excède cette limite
elle peut avoir à faire face à des pénalités
financière ou même à des poursuites pénales
Toute entreprise sera durement pénalisé pour
des émissions supérieures à ce niveau.
Normes d’émission :
La norme garantit que l’entreprise produit de
manière efficace. L’entreprise satisfait la norme en
installant des équipements destinés à réduire la
pollution ce qui entraine une augmentation des
couts moyens de l’entreprise (d’un montant égal au
cout moyen de réduction de la pollution) ainsi les
entreprises ne trouveront avantageux d’entrer sur
le marché que si le prix du produit est supérieur à la
somme du cout moyen de production et de
réduction de la pollution ce qui correspond à la
condition d’efficience de branche.
PRIX PRODUIT > (cout moyen de production + cout
moyen de réduction de la pollution)
Taxes sur les émissions :

une entreprise émet des polluants qui endommagent la qualité de l’air du


voisinage .
CmS: le cout marginal social des émissions
CmR: le cout marginal de réduction des émissions
Taxe PIGOUVIENNE :

L’instauration d’une taxe PIGOUVIENNE sur les


émissions polluantes est compatible avec le
principe pollueur payeur puisqu’il s’agit de faire
supporter au pollueur la différence entre le coût
social et le coût privé de son activité.
Taxe PIGOUVIENNE :
Supposons que deux usines :
une usine à papier et une aciérie rejettent chacune 500
tonnes d’effluent dans une rivière chaque année. L’Etat
décide de réduire la pollution. Il explore deux solutions :

• La réglementation. L’Etat pourrait demander à chaque


usine de réduire sa pollution de 300 tonnes d’effluents
par an.

• La taxe PIGOUVIENNE: L’Etat pourrait lever une taxe de


50000 euros par tonne d’effluents émise.
Permis d’émission négociables :

Le principe des marchés de permis d'émission consiste à allouer aux


"pollueurs" (des États à l'échelle internationale, des entreprises à l'échelle
nationale) gratuitement, à prix fixe ou aux enchères, des quotas d'émissions
de CO², que ceux-ci peuvent ensuite s'échanger. Chaque émetteur de CO² doit
alors s'assurer qu'il détient autant de permis d'émission que ce qu'il va
émettre. Dans le cas contraire, il se trouve contraint ou bien de réduire ses
émissions, ou bien d'acheter des permis. Inversement, si ses efforts de
maîtrise des émissions lui permettent de posséder un excédent de permis, il
peut mettre ceux-ci en vente.
II-Les externalités et les droits de propriété :

L’intervention des autorités publiques en matière de


réglementation pouvait gérer les inefficacités résultant
d’externalité. les taxes sur les émissions et les permis
d’émission négociables fonctionnent parce qu’ils incitent
différemment les entreprises, les forçant à prendre en compte
les coûts d’externalité qu’elle engendrent mais la
réglementation environnementales ,n’est pas la seule manière
de traiter les externalités dans cette section nous montrons
que dans certaines circonstances les inefficacités peuvent être
éliminées grâce à des négociations privées entre les parties
concernées ou par un système légal dans lequel les parties
peuvent engager des poursuites pour réparer les dommages
qu’elles subissent.
Les droits de propriété :

Sont des règles légales qui définissent ce que les


individus ou entreprises ont le droit de faire
avec leur propriété.
Les droits de propriété :
On note à titre d’exemple une usine qui déverse des affluents
dans la rivière nous supposons dans un premier plan qu’elle
possède le droit de propriété sur la rivière ainsi le droit de
l’utiliser pour y déposer ses déchets et que les pécheurs dans
cette rivière n’ont pas de droit de propriété sur la rivière.
L’entreprise par conséquent n’est pas incitée à inclure le coût
de ses effluents dans ses calculs de production en d’autre
termes l’entreprise externalise les couts générés par ses
effluents.
Mais supposons que les pêcheurs possèdent le droit de
propriété sur la rivière dans ce cas ils peuvent exiger de
l’entreprise qu’elle leur paye le droit de déverser des effluents
ces couts seront alors internalisés par le producteur
engendrant une allocation efficace des ressources.
Négociation et efficacité économique :

• Exemple d’illustration :
Comme l’illustre un accord coopératif de
septembre 1987 entre la ville de NEW YORK et
l’Etat de NEW JERSEY Pendant plusieurs années,
les déchets rejetés par des usines de traitement
des déchets situées en front de mer à proximité
du port de NEW YORK ont affecté la qualité de
l’eau du littoral NEW JERSEY et se sont même
répandus occasionnellement sur les plages.
Cas de l’Etat de New Jersey
L’Etat de New Jersey a le droit d’avoir des plages
propres et aurait pu poursuivre la ville de New York
pour qu’elle répare les dommages associés au
déversement de déchets et peut aussi demander la
suspension de l’activité de ses usines de traitement
jusqu’à ce que le problème soit résolu.
Mais l’Etat de New Jersey ne voulait pas
simplement être indemnisé pour les dommages
subis il souhaitait améliorer la propreté de ses
plages et la ville de New York voulait fonctionner les
usines de traitement des déchets.
Cas de l’Etat de New Jersey
Par conséquent un accord mutuellement bénéfique était
possible après 2 semaines de négociations est le suivant :
L’Etat de New Jersey acceptait de ne pas poursuivre la
ville de New York en justice et cette dernière accepte de
mettre en service des bateaux spéciaux et d’autres
appareils destinés à contenir les déversements qui
pourraient provenir de Staten Island et de Brooklyn , la
ville a aussi accepter de former une équipe de
surveillance pour contrôler les usines de traitement de
déchets et les fonctionnaire de l’Etat de New Jersey ont
accès illimité à ces usines afin de contrôler l’efficacité du
programme mis en place
Conclusion
Ces solutions mises au point pour optimiser les
externalités se heurtent à des obstacles matériels. Dans le
cas de la marchandisation des externalités ces solutions
supposent la mise au point d’une organisation précise
pour permettre l’échange des externalités sur le marché :
un commissaire-priseur qui propose des prix, des agents
qui prennent ces prix….
Cela suppose des coûts de transaction comme dans tous
les échanges marchands, ce qui peut rendre la mise en
œuvre de la solution trop coûteuse ou trop
contraignante.