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PME AU MAROC

REFERENCES IDEES
Conjoncture: • les PME marocaines représentent 95 % du tissu économique national avec 20% de
www.cfcim.org valeur ajoutée
• 96 % des PME marocaines sont des TPE
• PME ONT UN POI40 % de la production nationale, de 50 % des emplois du pays, de 30
La PME, moteur de
% des exportations, de 50 % de l’investissement national et génèrent 20 % des recettes
l‘économie marocaine de l’Impôt sur les Sociétés et 30 % des recettes de l’Impôt sur le Revenu.
• la répartition des PME sur le territoire national fait ressortir une forte concentration de
Dispensé de timbrage cette catégorie d’entreprises dans le centre du pays. La région de Casablanca concentre à
Autorisation n° 956 elle seule plus de 41 % des PME du Royaume, loin devant les régions de Tanger (10 %),
2011 Meknès-Fès (9 %), Rabat-Salé-Khémisset (8 %), etc.
• Cette faible contribution des PME au PIB marocain s’explique essentiellement par les
multiples écueils qui entravent la bonne marche de ces entreprises dominées par de
petites structures familiales. Globalement, les PME se caractérisent par la faiblesse de
leurs actifs immobilisés, la prédominance de l’actif circulant, la sous-capitalisation
généralisée, le manque de moyens techniques et fi nanciers, la fi scalité désavantageuse,
le faible niveau d’encadrement des dirigeants, leur faible productivité, l’absence de
méthode de gestion moderne, etc.
• les PME ne reçoivent qu’environ 18 % des crédits alloués aux entreprises par les
banques
A cause de ces faiblesses et difficultés, les PME
marocaines, peu innovantes et ne développant pas des
stratégies conquérantes ont du mal à faire face à
l’intensification de la concurrence aussi bien sur le
marché local, à cause du démantèlement tarifaire, qu’à
l’international, du fait de leur faible compétitivité.
Cette situation pousse aujourd’hui plusieurs PME à se
focaliser sur la survie au lieu de l’innovation et du
développement.

Mohamed OUDGOU & Mohamed ZEAMARI les PME marocaines, contribuent à la création de plus
Les difficultés de financement des PME marocaines : de 50 % de l’emploi (ANPME, 2013).
analyse critique des dispositifs de financement. Les facteurs communément reconnus des contraintes
2018 financières (St-Pierre, 2004 ; Dietsch et Mahieux,
Laboratoire d’Études et de recherche Économiques et 2014):sont la taille de l’entreprise, la concentration de
Sociales. Faculté des sciences juridiques, économiques la propriété et de la gestion, la méfiance à l’ouverture
et sociales. Université Moulay Ismaïl, Meknès, Maroc du capital, la dépendance économique et financière à
l’égard des fournisseurs et clients, confusion entre
patrimoine du propriétaire et de l’entreprise.
Abdellah El Fergui. Selon les données diffusées par Inforisk, 8.088 entreprises ont dû mettre la clé sous la
porte au cours de l’année 2017. Parmi elles, 90% se sont déclarées en liquidation, contre
Le président de la 10% qui ont été victimes d’un redressement judiciaire.
Confédération Ce chiffre, en augmentation de 8,5% par rapport à 2016 – malgré un léger fléchissement
marocaine des TPE- de la tendance haussière – porte le nombre de ces défaillances au triple de ce qu’il était 8
ans plus tôt .
PME Malgré les déboires médiatisés de quelques grands groupes, comme la SAMIR,
https://telquel.ma l’écrasante majorité des entités affectées sont de très petites (96%) et moyennes (3,2%)
De l’année 2017 entreprises (TPE/PME). Un rapide calcul permet d’évaluer le nombre d’emplois détruits
à plus de 40.000. Les secteurs les plus concernés sont le commerce, le BTP(bâtiment et
travaux publics) et l’immobilier.
« Ces statistiques sont inférieures à la réalité », réagit Abdellah El Fergui. Le président
de la Confédération marocaine des TPE-PME – un syndicat qui revendique plus de 8.000
adhérents – estime le total de dépôts de bilan à plus de 10.000. « Les entrepreneurs ont
honte d’avouer leur échec, ou bien ne se déclarent pas pour pouvoir continuer à
exercer dans l’informel », explique-t-il. Contactés, plusieurs petits patrons ont
effectivement eu peur de témoigner, même anonymement.
Pour remédier au problème des défauts de paiement, à l’origine de 40% des
banqueroutes, la Confédération propose d’obtenir des exonérations temporaires auprès de
la Direction générale des impôts (DGI) et de la Caisse nationale de sécurité sociale
(CNSS).
Soumia Alami Ouali, le manque d’accompagnement est aussi à blâmer. Selon Soumia Alami Ouali, il
présidente de la n’est pas anodin que la moitié des sociétés défaillantes aient moins de cinq ans –
commission PME/TPE à la un tiers affichent entre cinq et dix années d’existence, 14% entre dix et vingt, et
CGEM seulement 4% dépassent les vingt ans. Dans la redéfinition de leur rôle, les
Centres régionaux d’investissement (CRI) pourraient donc prêter davantage
https://telquel.ma attention au suivi et au conseil des petits investisseurs qui se lancent.
De l’année 2017 « C’est un travail de longue haleine, mais qui peut marcher », déclare Soumia
Alami Ouali, positive. Celle qui est également directrice PME à la Banque
populaire en veut pour preuve le partenariat signé entre l’Association marocaine
pour l’industrie et le commerce automobile (AMICA) et la Fédération française
des industries pour équipementiers automobiles (FIEV), afin d’opérer un
transfert de compétences et de privilégier à terme les petits partenaires
locaux. « Pour une PME, investir est un choix engageant, mais nécessaire. La
concurrence entre les banques est telle qu’aujourd’hui, si le dossier se tient, il
n’y a plus de problème d’accès au crédit. Le principal souci, c’est que les
petites entreprises marocaines n’osent pas prendre de risques. Au bout d’un
moment, elles ne peuvent plus croître et vont inévitablement s’enfoncer. C’est
toute cette culture que nous avons à faire évoluer« , conclut-elle.