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Audit Interne

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Sections

  • Section 1 : la conformité du produit généré
  • Section 2 : l’adaptation et l’efficience du contrôle interne
  • Section 3 :l'audit opérationnel de la fonction personnel

Audit interne : opérationnel et financier

PARTIE I : LES ASPECTS FONDAMENTAUX DE
L'AUDIT INTERNE.

Chapitre 1 : l'audit, histoire et définition.

•Section 1 : Histoire et émergence de l'audit interne.

Section 2 : audit ; définition, utilité d’étude.

Chapitre 2 : les relations de l'audit interne à l'intérieur et à l'extérieur de

l'entreprise.

•Section 1 : critères d’opportunité de création, et l’organisation

d’un service d’audit interne.

•Section 2 : les clients de l'audit interne.

•Section 3: audit interne et structures de contrôle dans

l'entreprise.

Chapitre 3 : la nécessité de l’audit interne

•Section 1 : la conformité du produit généré.

•Section 2 : l’adaptation et l’efficience du contrôle interne.

•Section 3 :l’audit interne permet la fiabilisation de la chaîne de

contrôle.

- 4 -

Audit interne : opérationnel et financier

PARTIE II : LES VOLETS D'AUDIT.

Chapitre I : l'audit opérationnel.

•Section 1 : l'audit des approvisionnements.

•Section 2 :l'audit opérationnel de la production.

•Section 3 :l'audit opérationnel de la fonction personnel.

Chapitre 2 : l'audit financier.

•Section 1 : la logique de l'audit financier.

•Section 2: les techniques de l'audit financier interne.

Chapitre 3 : pour que l'audit financier interne soit un véritable outil de

performance.

•Section 1 : Les contraintes à l'efficacité de l'audit financier

interne.

•Section 2 : Les conditions d'efficacité de l'audit financier

interne.

PARTIE III : CAS PRATIQUE.

- 5 -

Audit interne : opérationnel et financier

Après trente années de gloires économiques, le monde avait connu
l’essor d’une nouvelle crise très aiguë, et c’est l’inflation, le chômage, la
stagnation qui ont, durant les années 70 marqué le monde occidental, et
c’est dans ce contexte perturbé que la pensée libérale s’est de nouveau
installée comme l’idéologie leader.
Le libéralisme avec toutes ses implications en matière du commerce
extérieur et de libre-échangisme, a mis toutes les économies devant une
concurrence de plus en plus intense. En fait, c’est l’entreprise qui s’est
mise devant un examen difficile face à la mondialisation. Cependant
quelle est la position de l’entreprise marocaine?
Ce nouveau contexte a remis en cause les modes de gestion
traditionnels des entreprises et il a poussé à l’émergence de nouveaux
concepts tel : la qualité la performance, efficacité, efficience, flexibilité…
etc.

Pour répondre aux exigences de la compétitivité et pour s’accaparer
une place favorisée dans un marché de concurrence turbulente,
l’entreprise au Maroc doit se mettre à niveau tant sur le plan juridique,
structurel et organisationnel.
L’organisation d’un système quelconque, exige l’établissement de
liens solides entre l’ensemble des composantes de ce système, mais cela
n’empêche pas que les anomalies puissent se produire.
Pour étudier un système, il faut savoir comment il fonctionne, en effet,
un fonctionnement normal d’un système ne peut se faire qu’avec un
fonctionnement correct et harmonieux de ses différents éléments, ce qui

- 6 -

Audit interne : opérationnel et financier

n’est pas tout à fait évident, d’où la nécessité de mettre en place des
mécanismes de régulation, de correction et de contrôle.
Un système considéré comme un tout ne peut nullement être ni
contrôlé ni régulé, par conséquent, une parcellisation du système paraît
plutôt nécessaire que souhaitable afin de mener un contrôle plus fin et de
déceler précisément l’origine de l’erreur ou du dysfonctionnement.
La détermination de la nature de l’erreur et de la faille génératrice reste
l’objectif principal de toute action correctrice ou de contrôle.
Le contrôle de gestion, l’organisation, le contrôle interne… sont le
plus souvent utilisés au sein des entreprises pour mener des opérations de
contrôle, auxquels s’ajoute l’audit qui est une approche récente et qui se
développe encore au Maroc. Et c’est l’audit interne qui fera l’objet
d’analyse de ce travail
En effet, l’information occupe de plus en plus une place privilégiée
tant que composante clé de la valeur ajoutée crée, elle joue un rôle utile
pour la gestion de la complexité et l’incertitude. Son degré de fiabilité et
de pertinence conditionne largement la compétitive et la performance des
entreprises. Or, devant le développement du volume d’informations
reçues et remises par l’entreprise, il vient difficile de s’assurer de la
cohérence des données émanant de plusieurs sources, de leur pertinence et
de leur fiabilité.

Un système d’audit interne apparaît donc comme le moyen privilégié
permettant d’appréciation de la structure de communication, de sa fiabilité
et de son adaptation aux exigences des changements de l’environnement.
L’audit interne peut être défini comme une révision et un contrôle de
la comptabilité et de la gestion, mais dans une optique plus précise,
"l’audit est considéré comme un service à l’intérieur de l’entreprise ou
d’un organisme réalisant une activité indépendante d’appréciation du
contrôle des opérations, il est au service de la direction, c’est en sens qu’il

- 7 -

Audit interne : opérationnel et financier

est un contrôle qui a pour fonction d’estimer et d’évaluer l’efficacité et le
fonctionnement des autres contrôles."1
En effet, la question qui se pose est de savoir dans quelle mesure
l’audit interne constitue un outil de performance pour l’entreprise à
travers le perfectionnement de ses compartiments ?
Répondre à cette problématique se propose le passage par les questions
suivantes : c’est quoi l’audit ? Comment organise-t-on un audit ? Quel est
son apport ? Et sur quoi il porte?
Ces questions même s’elles ne sont pas exhaustives permettent, d’un
point de vue personnel, de mieux appréhender la problématique soulevée.
Et pour bien décortiquer les principaux éléments de ce sujet, il est
préférable de partager l’analyse entre deux axes principaux :
Le premier traitant l’organisation d’un service d’audit interne, sa
nécessité et ses relations avec l’extérieur, tout en veillant à apporter plus
d’éclaircissements au concept d’audit ainsi que les objectifs primordiaux
d’une mission d’audit et mettre l’accent sur l’apport de celui-ci à
l’entreprise.

Le second traitant les différents volets d’audit interne, en particulier
l'audit opérationnel et financier, et ce en mettant en relief l’intérêt
escompté d’une intégration d’un service d’audit interne au sein de
l’entreprise.

1

: Lionel Collins, Gérard Vallin : audit et contrôle interne : aspect financier, opérationnel et
stratégique. 4ème édition. Paris DALLOZ 1992

.

- 8 -

Audit interne : opérationnel et financier

Avant d’entamer l’analyse, il est préférable de donner un aperçu
historique sur la matière du fait de son caractère instructif, ce qui est en de
mesure de donner une idée sur le passé pour mieux cerner le présent et
même prévoir l’avenir.

Chapitre 1 : l'audit, histoire et définition.

- 9 -

Audit interne : opérationnel et financier

Section 1 : Histoire et émergence de l'audit interne.

L’histoire nous enseigne que toute cité organisée a certainement connu
des systèmes d’information et de contrôle dont la pratique incombait à des
professionnels. L’histoire nous confirme l’existence d’une part, en Europe
des professionnels d’audit, et d’autre part dans le monde musulman où la
fonction d’audit était attribuée à un fonctionnaire d’Etat appelé ‘‘
MUHTASSIB’’.
On confirme alors que la pratique d’audit existait depuis plus de 8 siècles,
et on ne fait maintenant que redonner à cette pratique sa place méritée.
Cherchant à faire l’histoire de l’audit, les différents ouvrages de
référence traitent l’histoire européenne et des civilisations anciennes, et ils
font un fi flagrant des pratiques, arabes et andalouses, en la matière. On
verra en ce qui suit l’histoire de l’audit en Europe médiévale, dans le
monde musulman et son évolution récente au Maroc.

1- La pratique en Europe médiévale :

"En Europe en moyen âge, on avait assisté à une naissance d’une
activité professionnelle, celle de l’audit, il est vrai qu’ils y avaient des
comptables 2000 ans avant J.C, mais l’audit comme une activité
autonome puise ses origines du XIIIème siècle, et ce en divers pays
notamment, l’Italie, la France et l’Angleterre, et en voici quelques
exemples :

La cité de Pise (Italie) a demandé à un comptable bien
connu, Fibonacci, d’exercer une fonction tant qu’auditeur de la
municipalité moyennant des honoraires fixes.

- 10 -

Audit interne : opérationnel et financier

En France le traité « la seneschaucie » recommandait
aux barons de donner annuellement lecture publique des comptes
devant des auditeurs

En Angleterre, par acte du parlement, le roi Edouard

1er

donnait le droit aux barons de faire nommer des auditeurs, il
donner lui-même l’exemple en faisant vérifier les comptes de
testament de sa femme Éléonore."2
Ainsi, il est à signaler que durant cette période, le développement de la
comptabilité et de l’audit était largement conditionné par l’influence des
rois, des barons, des églises, et des municipalités, ceux-ci qui on joué un
rôle crucial dans la naissance de l’audit tant qu’activité professionnelle

2- La pratique dans le monde Islamique.

L’audit tire ses origines du fond de l’Islam, sa pratique et son
institution sont bien gravées dans la civilisation arabo-musulmane jusqu’à
la colonisation, il s’agit du « HISBA » et du « MUHTASSIB »
Notons d’abord que le mot HISBA en arabe signifie, calcul,
comptabilité, comptes… ce qui était même l’objet de l’audit, celui-ci qui
portait strictement sur la comptabilité et qui était assuré exclusivement par
des comptables.

En Islam la « MUHASSABA » est à la base de tout acte ou intension,
c’est un travail permanent de rapprochement entre ce qui se fait et ce qui
doit se faire selon les principes de l’Islam.
La pratique de « HISBA »s’est institutionnalisée dès l’aube de l’Islam,
et s’est davantage développée avec l’extension de la terre des musulmans
et l’accroissement de leurs transactions commerciales internes et externes.

2

: Mohamed LARAQUI HOUSSAINI : « L’audit interne opérationnel et financier » édition 1996

- 11 -

Audit interne : opérationnel et financier

La « HISBA » était pratiquée en personne par le prophète de l’islam
SIDNA MOHAMAD puis par ses successeurs, ce qui a institutionnalisé
cette pratique chez les musulmans autant que SOUNA. D’ailleurs la
condamnation des fraudes et des fraudeurs par les percepts de l’Islam, a
rendu la « HISBA » une pratique indissociable des autres pratiques
religieuses.

En analysant le rapport HISBA-fraude et intérêt public on peut exposer
les domaines de la HISBA :
Contrôler les prix de ventes des produits et services.

Garantir la régularité et l’honnêteté des transactions.

Veiller à faire respecter la qualité, la déontologie et la santé

publique.

Pour que ses attributions soient bien assumées, le MUHTASSIB doit
avoir des qualités et répondre à des conditions, en l’occurrence :

La maîtrise de la loi islamique; le référentiel.

La maîtrise des techniques d’investigation en matière de fraudes ;
la pratique.

L’indépendance professionnelle et la rigueur dans l’application
des sanctions.

D’être mandaté par la loi ; mission publique non privée.

On constate par conséquent, que la « HISBA » ou l’audit est une
tradition en Islam et au Maroc étant un pays d’Islam, jusqu’au XXème
siècle où s’est survenue la rupture à cause de la colonisation, celle-ci avait
bouleversé toutes les structures administratives en place, ce qui nous
emmène à analyser l’évolution récente de l’audit au Maroc qui est à la
fois un pays musulman et était colonisé.

- 12 -

Audit interne : opérationnel et financier

3- L’audit récent au Maroc :

Au Maroc, 9 ans après la signature du protectorat (1912), le
résident général publia une circulaire attribuant le contrôle des services
publics aux présidents des tribunaux.
Au lendemain de l’indépendance Mohamad V réhabilita le
« MUHTASSIB »par le Dahir du 30-05-1956. Une nouvelle
réhabilitation se fera en 1982 par Hassan II, mais la HISBA était vidée
de son essence ; tous les rôles revenant au MUHTASSIB sont devenus
attribués à divers opérateurs et instances publiques : ministère de
l’intérieur, de la santé, des affaires islamiques…
D’ailleurs, sur le plan économique, l’économie au Maroc a connu
des mutations profondes, ces mutations se basant essentiellement sur la
modernisation des structures, la libéralisation et l’ouverture sur
l’extérieur

En finances publiques, les réformes entreprises en matière
budgétaire et en fiscalité ont permis de libéraliser les échanges
intérieurs, cela était aussi favorisé par la réforme comptable (1986) et
la réforme du marché financier (la nouvelle loi bancaire). D’un autre
côté, l’introduction de l’audit dans les entreprises publiques était la
résultante, entre autres, des contrats programmes qui font obligation
aux entreprises signataires de mettre en place des cellules d’audit
interne et de recourir annuellement à l’audit externe.
L’ensemble des raisons précitées a crée un environnement
juridique et macro-économique propice au développement de l’audit
interne dans un moment où la qualité du produit et de l’information est
devenue une question d’actualité.

- 13 -

Audit interne : opérationnel et financier

Même si le terme d’audit est entré, depuis les années 70, dans le
monde de pilotage des entreprises, ce service qui est à nos yeux vital,
reste limité aux banques et aux grandes entreprises.

Section 2 : audit ; définition, utilité d’étude.

Après avoir exposé un aperçu historique sur l’évolution de l’audit en
Europe et au Maroc, il est temps maintenant de faire le point sur le
concept de l’audit lui-même, afin d’apporter plus de clarifications à ce
terme.

La présente section traite, en effet, d’une manière relativement
complète la définition du concept, et d’autre part, il traite les critères
d’utilité d'étude d'une telle discipline.
1-définitions :
Si le terme "audit" d’origine anglo-saxonne est entré dans le langage
courant, et il est devenu très médiatisé, il n’est pas pour autant cerné.
"Etymologiquement, audit en latin classique signifie le verbe audire,
qui a pour sens : entendre, écouter, être élève, être disciple…
En arabe le mot « audit » se traduit par TADKIK ; recherche de
l’exactitude, MORAJAA ; révision, FAHS ; diagnostic, KHIBRA ;
expertise. En fait, la loi marocaine ainsi que l’association marocaine des
auditeurs consultants internes (AMACI) admettent la première traduction.
Côté pratique l’audit est un examen méthodologique d’une situation,
cet examen applique en toute indépendance des procédures cohérentes et
des normes d’examen en vue d’évaluer l’adéquation, la pertinence, la
sécurité et le fonctionnement de tout ou partie des actions menées dans
une organisation par rapport à des normes."3

3

: Mohamed LARAQUI HOUSSAINI : « L’audit interne opérationnel et financier » édition 1996

- 14 -

Audit interne : opérationnel et financier

L’objectif étant d’aider les dirigeants dans l’exercice de leurs
responsabilités en leur fournissant des analyses, des appréciations, des
recommandations et des commentaires pertinents concernant les activités
examinées. L’auditeur est concerné par toutes les phases de l’activité de
l’entreprise où il peut être utile à la direction, ceci implique d’aller au-delà
des rapports comptables et financiers pour atteindre une pleine
compréhension des activités passées en revue.
Si on synthétise ce qui précède on peut déduire que :
A-L’audit est l’examen méthodologique d’une situation, cet examen
porte toujours sur les états financiers et comptables pour l’auditeur
légal, mais peut s’élargir sur d’autres domaines pour l’auditeur
interne. Il leur faut à chacun de préparer soigneusement sa mission
pour que l’examen soit approfondi et méthodologique.
B-L’auditeur s’assure de la validité matérielle des éléments qu’il doit
contrôler. L’auditeur ne peut fonder son examen que sur des faits ou
sur des estimations statistiques tirées de son expérience
professionnelle et/ou de sa formation.
C-L’auditeur vérifie la conformité du traitement des opérations par
rapport à des normes, des règles et des procédures du système de
contrôle interne
D-L’auditeur termine son travail d’examen d’une situation en exprimant
son opinion dans un rapport, dont le but est d’informer la direction
sur le degré de respect, par le personnel, des politiques et des
objectifs prédéterminés.
En somme, l’auditeur veille à rapprocher un état réel à un état désiré,
mais sans avoir le droit d’agir, son rôle se limite juste à donner des
opinions et des recommandations.

2- utilité d’étude :

- 15 -

Audit interne : opérationnel et financier

L’audit n’a vu le jour sous sa nouvelle forme qu’au début des années
70, il connaît encore un perpétuel développement, et d’après nous il se
développera toujours tant que les techniques de gestion, de contrôle et de
production se développent elles aussi. Ce qui nous pousse à justifier
d’avantage le choix de ce thème en appréhendant son utilité selon diverses
optiques :

Sur le plan économique :
A l’heure de la mondialisation, des redressements, des mises à niveau
des entreprises et de l’assainissement du secteur public, l’utilité de
l’audit au Maroc est de plus en plus évidente.
L’audit se présente bien comme un outil d’investigation permettant
de traduire et d’accompagner la volonté de transparence, de remise en
cause et de changement des méthodes de gestion dans l’entreprise privée
et publique et d’administration de l’Etat.

Sur le plan managérial :
L’audit interne est une fonction récente dans l’entreprise
contemporaine et encore plus dans l’entreprise marocaine ; beaucoup de
déviations et de transgressions du cadre normatif sont observés dans la
création et le fonctionnement de l’entité d’audit interne au Maroc et
dans la pratique des missions et l’usage des techniques. On entend
toujours et encore, ici et là, des expressions de type : « j’exerce l’audit
à ma manière », « l’audit est juste une question de flair », « le respect
de la méthodologie fait perdre le temps, il faut aller directement au
but ». La fonction, la mission et les techniques d’audit ont besoin d’être
correctement présentées et appliquées par les professionnels marocains.

- 16 -

Audit interne : opérationnel et financier

Sur le plan pédagogique :

D’un côté académique, seul l’enseignement privé supérieur qui
s’intéresse à l’audit et l’intègre de son cursus de formation, et cela
depuis une vingtaine d’années date de création des écoles privée. Quant
à l’université, l’audit est toujours absent et ne figure pas dans les
programmes d’enseignement. Et je me demande là-dessus, pourquoi
n’enseigne-t-on pas des disciplines censées valoriser le diplôme
universitaire ?

D’un côté plus professionnel, la formation des cadres en la matière,
s’est toujours faite à partir des ouvrages et des expériences étrangers et
des séminaires animés également par des étrangers, et ce, à des tarifs
extrêmement colossaux.
Si l’audit se présente bien comme une fonction et un métier de plus
en plus recherché par l’entreprise marocaine, il souffre d’un manque
manifeste d’écrits didactiques et de références professionnelles servant à
l’enseignement académique.
Vu l’importance croissante de cette discipline, on est toujours, autant
qu’étudiant, dans l’attente d’un enseignement plus adéquat avec les
exigences du marché de travail. Et c’est pour combler ce vide que
l’audit occupe une place centrale dans ce travail.

Sur le plan de la recherche scientifique :
Si l’audit aujourd’hui un sujet très véhiculé, il est toutefois
insuffisamment clarifié. Beaucoup de confusions se font autour de
l’audit, cela est dû à la rareté des ouvrages plutôt à l’échelle nationale
qu’à l’échelle internationale. Cependant, une tendance récente chez les
chercheurs pour ce thème se fait remarquée. Il est à signaler en effet, que
l’ensemble des contributions et des écrits disponibles convergent vers
l’édification d’une théorie générale.

- 17 -

Audit interne : opérationnel et financier

Chapitre 2 : les relations de l'audit interne à l'intérieur et à l'extérieur de
l'entreprise.

Section 1 : critères d’opportunité de création, et l’organisation
d’un service d’audit interne.

1-opportunité de création
La création et l’organisation d’un service d’audit interne génèrent
nécessairement des coûts supplémentaires, toutefois, étant un bon
entrepreneur toutes les décisions ne sont prises qu’après des études
préalables. La décision d’ajouter une entité d’audit interne doit prendre
en compte les opportunités potentielles par rapport aux coûts engagés,
mais parfois la décision s’impose à cause de plusieurs raisons, entre
autres :

A-la taille de l’entreprise :
La taille de l’entreprise est toujours une variable déterminante dans la
gestion de l’entreprise, plus sa taille augmente plus des complexités de
gestion apparaissent, poussant à l’obligation d’intégrer un corps
d’auditeurs internes, il s’agit ici d’un phénomène facilement
remarquable ; seules les banques, les entreprises cotées et celles de
grande taille qui disposent d’une manière quasi-exclusive d’un service
d’audit. Celui-ci est conçu comme un moyen de résolution des
problèmes de gestion dus à la taille. Cette dernière qui peut se mesurer
par le chiffre d’affaire, la production ou l’effectif, et c’est ce dernier
indice qui est souvent utilisé ;" la moyenne générale constatée est q’un
auditeur couvre 1000 personnes. Ce chiffre ne justifie pas seulement

- 18 -

Audit interne : opérationnel et financier

l’existence d’auditeurs mais montre aussi la distance entre la direction et
les échelons d’exécution, cette séparation risque de provoquer :
-une déformation des informations transmises à la direction.

-

une mauvaise compréhension, par le personnel, des

décisions de la direction."4
L’auditeur constitue donc le passage obligé de l’information, ce
service est en mesure d’atténuer cette dispersion qui se crée
inévitablement dans les grandes entreprises.

b- décentralisation géographique :
La décentralisation est un phénomène nouveau constaté chez les
entreprises dans la recherche de meilleures conditions de production
et/ou d’être proche de la clientèle. Cette politique, malgré les avantages
qu’elle procure, présente le risque de déformation des informations entre
la maison mère et les filiales, que s’il s’agit d’une décentralisation
nationale ou transnationale.
Il importe de signaler que toute décentralisation s’accompagne par
une délégation des pouvoirs et services, tels que le service financier,
juridique, informatique… dont l’information émise est parfois faussée
du fait de l’éloignement géographique.
Les auditeurs contribuent, en effet, à la résolution des problèmes de
dispersion géographique, de ce fait il faut reconnaître que les
déplacements fréquents et les interventions immédiates sont devenus
une caractéristique de l’emploi du temps des auditeurs.

c- la politique de gestion :

4

: Lionel Collins, Gérard Vallin : audit et contrôle interne : aspect financier, opérationnel et
stratégique. 4ème édition. Paris DALLOZ 1992

- 19 -

Audit interne : opérationnel et financier

L’augmentation de la taille de l’entreprise et la décentralisation
géographique qui peut en résulter conduisent nécessairement à une
politique de délégation des pouvoirs dans les centres d’exécution. Cet
éloignement peut produire un risque d’erreur en matière d’information
de gestion, ce risque se situe à trois niveaux :
-Celui de la compréhension des procédures par les centres
d’exécution ; le respect de ces procédures conditionne largement le
succès de la délégation des pouvoirs.
-Celui de la sincérité des informations fournies par les centres
d’exécution, la tentation étant forte d’améliorer fictivement les ratios de
performance.

-Celui de non respect des politiques établies par le centre (délai
créances client par exemple)
L’audit interne est alors indispensable pour s’assurer que les règles
sont respectées de part et d’autre, vu sa qualité de vérificateur et de
correcteur d’information circulant entre le lieu de décision et celui
d’exécution.

d- Qualification du personnel :
Il n’y aurait pas de problèmes de déformation des informations ou de
fraudes si le personnel est bien formé et sensibilisé, ce qui n’est pas
toujours le cas. D’ailleurs même si le personnel est formé, cette
formation ne pourrait être suffisante face à l ‘évolution des techniques
(l’introduction de nouveaux équipements, informatisation…)
Le rôle d’auditeur dans ce cas est de minimiser les erreurs qu’il a
pues détecter et ce en sollicitant des réunions de formation sur les
procédures à suivre en expliquant aux employés les erreurs décelées.

e- secteurs d’activité de l’entreprise :

- 20 -

Audit interne : opérationnel et financier

Le risque d’erreur en matière d’information se remarque aussi chez
les entreprises ayant des secteurs d’activité diversifiés. On risque alors,
en voulant uniformiser les procédures de tous les secteurs, d’obtenir une
information de gestion qui n’est plus le reflet fidèle de la situation de tel
ou tel domaine. Cette critique s’applique surtout à l’information
concernant la production. L’auditeur peut alors demander la création de
procédures d’informations spécifiques à chaque secteur d’activité.

2- Organisation d’un service d’audit interne :

Les opportunités potentielles que permet l’intégration d’un service
d’audit interne convergent, sans aucun doute, vers l’amélioration des
démarches suivies au sein de l’entreprise, mais il faut que celle-ci soit
convaincue de son utilité. Le cas échéant, une organisation adaptée de ce
service vient accentuer le rôle de l’audit en terme d’efficacité. En verra
en ce qui suit les traits marquants d’une organisation d’un service
d’audit :

a-le préalable psychologique :
Ce préalable psychologique consiste à assurer à terme l’efficacité de

l’audit interne.

"En effet, si la décision de création du service émane unilatéralement
de la direction et pour son propre besoin, cela risquerait de donner le
sentiment qu’il s’agit d’un service de sanction, ce qui peut créer chez les
audités une tendance de camoufler les données fâcheuses et de n’en
relever que les favorables."5

5

Benoît pigé : audit et contrôle interne, édition management et

société.

- 21 -

Audit interne : opérationnel et financier

Cette conception oriente l’objectif de l’audit vers un aspect coercitif
au lieu de son aspect constructif. Ce préalable psychologique peut
s’obtenir grâce à une sensibilisation du personnel et à des réunions
préparatoires auxquelles participent toutes les directions concernées.

b-La dépendance hiérarchique :
Souvent, le service d’audit dépend au niveau hiérarchique de la
direction générale. Ce type de lien présente l’avantage de garantir aux
auditeurs d’élargir leur champ d’action sur l’ensemble de l’entreprise,
mais cache l’inconvénient que la direction peut ne pas disposer du temps
nécessaire au suivi des auditeurs.
Cependant, une alternative existe ; le service peut dépendre d’une
direction spécialisée. Ce mode offre un potentiel de suivi attentif de
l’activité des auditeurs, mais présente un niveau moins élevé de
rattachement à la direction générale, ce désavantage est résoluble par
une procédure rigoureuse d’approbation des plans d’activité, de
discussion et d’arbitrage de la direction générale.
Il est bien évident que la dépendance hiérarchique du service est
également fonction de la taille de l’entreprise, la structure du service et
la qualité du personnel y recruté.

c-le déroulement de la mission d’audit :
Sous l’ordre de la direction générale la mission d’audit se déclenche
afin d’atteindre les objectifs que l’émetteur d’ordre a déjà fixés. La
mission comprend généralement les étapes suivantes : la planification, la
réalisation et l’émission de l’opinion.

- 22 -

Audit interne : opérationnel et financier

- 23 -

1. évaluation des risques dans les
activités de l'entreprise

2. Définir les entités à auditer et
connaissance de leur organisation

3. évaluation préliminaire des
contrôles

4. élaboration du plan interne

5. évaluation et contrôle par

sondage

6. identification des effets et
détermination des causes

7. élaboration par l’auditeur des
conclusions et des recommandations

8. revues avec les entités

auditées

9. élaboration des rapports

10. présentation des synthèses
périodiques de l'activité d'audit

Rendre
compte

Réaliser

Planifier

Audit interne : opérationnel et financier

Schéma6

Section 2 : les clients de l'audit interne.

L'établissement des liens entre l'audit et la qualité générale des
opérations effectuées au sein de l'entreprise nécessite l'application des
normes de la qualité sur la fonction de l'auditeur interne.

La définition de la qualité peut être la suivante : "fournir au client un
produit conforme aux spécifications, dans les délais prévus et à coût
raisonnable". Appliquer cette définition à l'audit appelle plusieurs
questions

•Quels sont les clients de l'audit interne?

•Quels sont leurs besoins?

•Quel est le produit de l'audit interne?

1- La direction générale.

Les dirigeants éprouvent de plus en plus la nécessité d'améliorer leurs
outils de gestion, de pilotage et de prise de décision. Pour se faire, ces
dirigeants ont besoins lors de la prise de décision d'une information
pertinente, précise, fiable et disponible à temps.
Au cas des PME, la structure interne permet au dirigeants de se
procurer eux-mêmes l'information et même participer à la collecte et au
traitement. Mais avec les changements que peut avoir une entreprise;
diversification des activités, dispersion géographique…, il devient
difficile, voire impossible aux dirigeants de s'informer directement ou
collecter les informations, du fait de l'accroissement du volume des
informations et de leurs sources.

6

BENJELLOUN SALAH EDDINE : l’audit interne, outil de compétitivité.

- 24 -

Audit interne : opérationnel et financier

Il arrive par conséquent, que le rôle de l'auditeur interne devienne
incontournable. A ce stade les auditeurs passent en revue les systèmes et
vérifient les données d'une part, analysent leur cohérence et
vraisemblance d'autre part.
D'un autre côté, les responsables, à différents niveaux hiérarchiques,
ont aussi besoin en matière de conseil en mettant à leur disposition une
bonne connaissance des principes et méthodes de gestion. Les auditeurs
internes peuvent aider ces responsables à perfectionner le mode de
gestion de leur secteur et à prendre les bonnes décisions.

2- Le conseil d'administration.

Le conseil d'administration a aussi besoin des auditeurs interne;
Les responsabilités du conseil d'administration portent
essentiellement sur la supervision des activités de l'entreprise et sur le
suivi avec la direction générale des questions difficiles liées aux
stratégies et aux performances, le conseil d'administration est amené à
jouer un rôle certain dans l'établissement des objectifs et de la
planification stratégique. De même, de par ses activités de supervision, il
est largement impliqué dans le contrôle interne.
Les membres du conseil d'administration doivent disposer de toutes
les données utiles à l’analyse des événements importants, y compris les
analyses et les synthèses de l'audit interne. Il ont aussi intérêt à
communiquer avec les auditeurs internes; ce qui renforce plus
l'indépendance de ces derniers.
Il arrive que le conseil d'administration, en collaborant avec la
fonction d'audit interne de déceler d'éventuelles tentatives de la direction
générale d'outrepasser le système de contrôle interne soit pour tirer des
intérêts personnels soit pour améliorer la présentation de la situation

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Audit interne : opérationnel et financier

financière. C'est en sens que l'audit interne peut être perçu comme un
contre pouvoir de la direction générale. D'où l'hésitation des dirigeants
quant à la mise en place des comités d'audit.

3- le monde de la finance.

La qualité de l'information constitue un thème d'actualité dans le
monde des affaires. Les dirigeants sont de plus en plus en plus amenés à
renforcer leur dispositif d'information pour garantir l'établissement des
états financiers fiables, notamment ceux incluant des chiffres clés
destinés à être publiés. Ces états sont d'importance majeure pour les
nouveaux investisseurs, les clients et les banques; une information
financière crédible est la condition pour l'obtention des fonds auprès des
bailleurs et même pour postuler à des marchés.
Le terme fiabilité implique que les comptes soient réguliers, sincères
et qu'ils soient préparés conformément aux principes comptables et à la
réglementation en vigueur.
Le contrôle du respect des normes est évidemment un souci principal
de toute direction financière et comptable. L'audit interne, qui est
impliqué en la matière, peut contribuer considérablement à la validation
de l'information financière publiée.

Section 3: audit interne et structures de contrôle dans l'entreprise.

1-Audit interne et contrôle de gestion.

L'audit interne et le contrôle de gestion créent de nombreuses
confusions chez les dirigeants à cause de leur ressemblance, en verra en
ce qui suit une comparaison entre ces deux modes de contrôle.

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Audit interne : opérationnel et financier

a- Objectifs spécifiques:
L'objectif de l'audit interne est d'assister les dirigeants dans la
maîtrise des risques auxquels l'entreprise s'expose en les informant sur le
respect des normes et des procédures ainsi que les résultats de l'analyse
de la fiabilité du système de contrôle interne.
De sa part, le contrôle de gestion vise à améliorer les performances
en assurant une gestion efficace, à motiver le personnel en le
responsabilisant, et à améliorer la prise de décision dans l'entreprise par
la formation des responsables opérationnels.

b- Relations potentiellement conflictuelles:
L'audit interne privilégie la sécurité et la protection des ressources, il
peut parfois formuler des recommandations accentuant davantage le
contrôle, ce qui est censé engendrer des coûts supplémentaires.
De son côté, le contrôle de gestion vise à réduire les coûts en
adoptant une approche privilégiant la productivité. Le contrôle de
gestion peut amener les responsables à entreprendre des actions
simplifiants les procédures mais au détriment de la sécurité.

c- Des rôles complémentaires:
Les informations comptables et de gestion et les outils mis en place
par le contrôle de gestion sont sine qua non de l'audit interne pour
détecter les origines de l'erreur et de dysfonctionnement. En effet, le
système d'information et de contrôle de gestion sont des sources riches
d'enseignements pour les auditeurs pour en assurer une orientation
pertinente, c'est dans cette perspective que le contrôle de gestion est une
source d'information et un support d'action pour l'audit interne.

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Audit interne : opérationnel et financier

D'ailleurs, l'audit interne constitue un outil d'intervention du contrôle
de gestion. Lors de l'appréciation des performances obtenues par les
responsables opérationnels, le contrôle de gestion peut ne pas
appréhender une situation où les résultats communiqués ne
correspondent pas aux informations communiquées. Le recours à l'audit
interne est souvent le seul moyen d'obtenir une justification des faits
constatés.

2-Audit interne et service d'organisation et méthodes.

Les principales différences se situent au niveau :

•Du type d'intervention : les auditeurs interviennent pour proposer

des améliorations en situation stable pour atteindre un objectif
clairement défini. Les organisateurs, quant à eux, interviennent pour
générer le changement, leurs études peuvent être longue, surtout quand
il s'agit du système d'information, et ces études commencent
généralement par un diagnostic pour détecter les faiblesses de
l'organisation existante.

•De la nature de l'intervention : l'intervention de l'auditeur interne

se limite à repérer les insuffisances et à recommander les solutions pour
y remédier. Celle des organisateurs peut aller jusqu'à la mise en place
des nouvelles procédures et méthodes.

•De la responsabilité : l'auditeur veille à ne pas être impliqué dans

l'organisation afin de protéger sa crédibilité et son indépendance. En
revanche, les organisateurs sont par définition les concepteurs des
systèmes d'organisation mis en place.

•De l'objectif : l'audit évalue l'efficacité des systèmes est des

organisations existants, alors que les organisateurs définissent les
nouvelles procédures et méthodes et veillent à leur mise en place.

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Audit interne : opérationnel et financier

3-Audit interne et audit externe.

L'audit externe peut être défini comme un service d'audit qui n'est pas
lié à l'entreprise auditée et réalise sa mission au profit des tiers (banques,
investisseurs, actionnaires…). Cette définition pousse à mettre l'accent
sur quelques différences entre l'audit interne et l'audit externe, et cela
concerne :

a-Le mandat :
Les auditeurs externes effectuent leur mission comme mandataires
soit des actionnaires soit des autorités de tutelle ou de tiers intéressés par
l'acquisition d'une partie ou de la totalité de l'entreprise. Par contre les
auditeurs internes sont au service de l'entreprise et leurs missions
répondent aux intérêts et aux préoccupations de la direction générale.

b-Les objectifs :
L’audit interne a un objectif spécifique, c'est d'exprimer vis à vis des
tiers une opinion motivée sur la régularité et la sincérité des comptes
annuels de l'entreprise. De sa part l'audit interne a pour objectif de
s'assurer de la qualité des procédures comptables, des documents
élaborés et de la fiabilité des informations financière servant de base à la
prise des décisions, et c'est dans le but de répondre à des préoccupations
managériales.

c-L'indépendance :
L’indépendance de l'audit externe est garantie à la fois par son statut
"légal" et par le respect des normes et diligences professionnelles, son
indépendance intéresse les tiers. En revanche, pour l'audit interne, son

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Audit interne : opérationnel et financier

indépendance est assurée par sa fonction dans l'organigramme, c'est à
dire en dehors des différentes entités auditées, ainsi que par son
objectivité. Son indépendance intéresse la direction générale.

d-L'accès à l'information :
des restrictions peuvent être opérées à l'auditeur externe pour cacher
des informations non satisfaisantes ou fâcheuses, pour parfaire sa
mission, l'auditeur externe a besoin d'une coopération complète du
personnel de l'entreprise auditée.
Par rapport à celui externe, l'auditeur interne bénéficie d'une part de
la culture maison de l'entreprise et d'autre part de ses relations
éventuelles avec le personnel. Sa mission est aussi facilitée par le
soutient de la direction.

Chapitre 3 : la nécessité de l’audit interne

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Audit interne : opérationnel et financier

Après avoir vu d’une manière synthétique les opportunités que peut
procurer un service d’audit interne, le présent chapitre est appelé
compléter la vision sur son utilité en mettant sous la lumière les intérêts
auxquels répond l’audit interne.

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