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Le

Périodique

Fichier

N° 123

1974 (III)

 

Extraits

de

BOULIFA,

transcrits

et traduits

par

Madeleine

ALLA1N

 

A\T-\GH\L

Moha

(

Algérie )

tri an*crit8 etti

r°its Oc

 

Par

4.

TiiéuVla Uéehani

IMMin

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Me im*7\n

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B. P.

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CB

Cette plaquette es t la présentâtion d'un extrait

du livr e METHODE

DE LANGUE KABYLE, cours de deuxième

*

année,étude

linguistique

e t

sociologique

su r la

Ka-

bylie du Djurjura. Texte souaoua suivi d'un glossaire.

. De ce livre,édité en 1913fduàune traduction,

notre

connaissance,n'a été publiée.

i'auteur , S i Amar

Saïd BOULJFA,

est né vers

à

I87O

à Adni, groupe de cinq village s des Ath Yirathen, ur-

ne des plus importantes tribus de l a Grande Kabylie. Ces villages sont situés sur les derniers contreforts qui surplombent la plaine du Sebaou, non loin de l'

embouchure

de

l'oued AVssi.

Cela explique

l a

situa -

tion à la jonction de la montagne laquelle i l fait allusion.

et de la plaine à

Instituteur en Kabylie,puis chargé, à la faculté

d'Alger,de l'enseignement du

un pionnier. Comme l'a écrit le regretté J.M.Dallet:

kabyle ,Boul if a a été

9 Pour s a propre

langue il semble avoi r fait

l e pre-

mier un effort

et les méthodes

Il s'est intéressé aussi aux divers parlera ber -

bères,notomment a u cleuh marocain,dont

des textes. Les questions historiques l'ont également attiré:

outre quelques notices e t rapports, il a écrit un

d'analyse

rationnell e avec

le s moyens

de son temps".

il a édité

gros ouvrage : LE DJURLWRA

A TRAVERS L'HISTOIRE .

Jk* MSmom

sée «nhu.it

W LANGUE. KABYLE ,540 pages, est divi -

chapitrestrès

inégaux:

Çhap. I : KABYLIE ; autrefois,aujourd 'hui;division

politique Qt

administrative;village;

banoun d'Adni

27 P*

Chap.II : AGRICULTURE

-

laboure

d'hiver

-

labours

de printemps

-

travaux d'été

 

trouaux

d'automne

-

travaux

d'hiver

ISO p .

ehapélll: INDUSTRIE ET COmERCE

: tissage; forge

et bijouterie;l

'habiiatim/ l 'échange.

Chap^IV

27 p.

: LA FAMILLE

-jeunesse

(naiôaance,oirooncision,pre- mier marché)

- adoiescenoe

(majorité,mariage)

- (funérailles,)

vieilless e

41 p.

Chap. 7 : PREMIER

LANGAGE DE L ''ENFANT

et

cr i s

d'animaux

6 p.

Chap. 71: JEUX: noms et description

de 23 jeux

d'enfants

37 p.

Chap.VII: TEXTES DIVERS: alimentation, contes J2

Chap. V2ZT: SPECIMEN DE CORRESPONDANCES

p .

5 p .

3

Par œt

extrait de la table des matières, on peut

juger* de l'ampleur des sujets abordés : c'est toute

la vie familiale pages*

et sociale

qui se trouve dans ce s

Nom

CHOIX DES TEXTES avons pris dans te pr&mier

chapitre les troi s

pages d'introduction. Tout le reste se situe dons le

chapitre deux,entre les pages $1 et 96 de l'original,

avec de larges coupures. La pagination renvoie au texte de Baulifa.

Les mot» kabyle s^précédés d'un astérisque se trôu- vent au lexique (af*p. 90 sq. ),qui reprend des extraits du Glossaire de BouH^fa. Le, chapitre deux?le plus important ( 190 page» sur 345 de texte ), se présente comme un dialogue familier

à bâtons rompus et plei n d'humour entre un cultiva -

dans la marge

teur

et

l'instituteur

du village. Celui-ci , jYancais,

apprend le kabyle et

s^intéresse

à toute la vie du

pays. C'est dire que

le genre est un peu

factice.

D'autre part il y a de nombreux et longs

discours,

des redites. Malgré charmé ni d'intérêt.

cela le dialogue

ne manque ni de

Je laisserai à d'autres le soin de faire

la criti-

mais je puis dire qu'elle

que de la langue de Boulifa

m'a été agréable

à la

lecture.

Par contre sa transcription,bien que fidèle pour

un grand nombre de notations notamment les dentales

(spirante s, occlusives et emphatiques) présente des

imprécisions que j'ai interprétées* au mieux en es-

sayant d'être aussi fidèle que possible à l'origi-

nal. Pour ces interprétations je me sui s appuyée

sur l'étude de André PICARD, " Textes berbères dans

le parler des Irjen*,I°58-

Ce travail sérieux et précis a été justement

ré-

alisé sur le parler des villages dont est originai-

re Boulifa: J'ai pu aussi fairequelquesvérifica-

tions avec des informateurs de ces villages mais ,

n'a i p u revoir

L'ensemble est cependant assez sûr pour permettre

de juger la valeur et l'intérêt du livre,sa «iaBgue

et donner peut-être envie de continuer

intégralement le texpe avec eux.

Madeleine

Allain.

(S-^. Louis de Vincennes)

Ces

remarques plutôt

linguistiques

e t

techniques,

ronéotypées à part,pourront être envoyées gratui -

tement sur demande aux lecteurs

intéressés.

SPECIMEN D'UNE PAGE DE TRANSCRIPTION

DE BOULIFA

( p.43,

cf.

ic i pp.2$

et 27)

- Tsid'ets,mazal

ig kemmeler' ameslaî f.'ef oudjeb.

la q'bel r'er oukhkhamannetûh

imensi ; iroiren ag d

eh'kour' axn iq'imen. CHIKH - Mselhhir a'likoum, a iath oukhkham! THAMET'T'OUTH - Mreh'ba is ek, a chikh ? CHIKH - Akem ta 'ouz Rebbi, nezga.

MZIAN

- Aouid

tran,efk

or' d kra l Iq'outh ma

illa .

- Achou thebr 'am d'et 't'a 'am nar ' d'berkoukea nar '

d'ah'edour ? âssa

- Efk ar'^d ah'dour ma ill a mazal

- Ouissen mad' a s ihâuoui oumeddakoul ik,ahàth our th ih'étnmel ara,aba'da ouin ireççan'.

- Nek, etohir' d imensi, erroûir'; ad' aouen ïbarek

Rebbi. Eîlehith d'iman ennouén.

- Err thabaq'ith,erkem or' d kra ouh'dour d'eg~th%-

oulaehet't'a'am.

kra.

mallalin;imiren mid ers thébaq'ith, itoh nar' iq'im. I Idjiran theferq'edh asen aok berkoukes nar'mazal?

- Q'irœr',armi isoura;zik aok aï asen ferq'er'pnkaul

i l i n d'oug fous iou

mbla ma thennidh i i d. Our thetsour'

CBJlKH^A't'i hem eççah'a,a lalia,;afc&a al kheddement south la*radh issi s b oukhkham la'l i , bou ikem ich~ ban. Jfouliech, ines iohbeh';d'eg la 'mer at s thafedh, ther'fel d'eg eàhchi illa n d'oug fous is !2

iouen efkir' a s leh'q is/aEn ara

ar a iman iou .

- Ak ia'ouz Rebbi

cham l a r'e r ihrbiben}la

tran toura souaXes thebr 'am ad 'aouen t d'entier' s

ouâ*i nar ' s ezzith ?

a sidi, in oha Ellah

our n tseneh.'-

r'er ath la'radh. Mouqbleih

KABYLIE

Limites : Depuis

on appelle Kabyles, les autochtones, chea gui ne pé -

nétrèrent ni les Arabes ni les Turcs,sont ceux qui habitent la région de la montagne de neige appelée "Djurdjura". Les limites de leur territoire sont Ti~ zi N At AXcha. (Thénia) à l'ouest,puis la mer qu'on suit jusqu'à Bejaia à l'est.

les temps les plus reculés,

ceux qu'

Les Kabyles:

Djurdjura sont appelés "igawawen" en kabyle, "zouaaua" en arabe. Leur pays n'est que montagnes et ravins;

on

du Sebaou appelée aussi rivière des Amraoua,car sous le régime turc, toute la région basse était occupée par les Amraoua,Arabes qui y pénétrèrent avant les Turcs.

Les Kabyles

qui habitent autour

du

y trouve deux rivières

: celle d'Isser et celle

C'est pourquoi

tions

toujours

avant

en querelles avec

l'occupation française

eux.

(

nous

)

é-

Quant aux Amraoua, depuis que les marabouts de Taouer-

ga et les AVt Qasi s'exterminèrent,il d'eux que des noirs.

ne reste plus

Les "Igawawen"sont forts; quand ils étaient encore indépendants,il s étaient divisés en de nombreuses

tribus,chacune gouvernant son propre territoire. La

plus connue, la

plus réputée dans toute la

Kabylie,

étai t

t a

trib u des Ath

Irathen, sis e

au milie u du pays

entre l a rivière des .Ath Avssi et celle de Boubhir

car les Ath Fraousen, le s Ath Khelili

Châïeb étaient considérés comme faisant partie des

et les Ath

Bou

7

 

I

sg: azzman

n tjaqdim wi d

iwmi qqaran

"laqbayal",

wid yalla n

d

inasliyan,

ur akèimn

ar a waerabân wala

 

turK

,

d wi d

izadYan

dagVg°adrar

*

tftfadfal

iwrai qqa-

2

ran

"Sérier",

lhadd

at tmurt- annsan t

tiz i

n

at

r

3— 3

eis a sag_jgidis n alyarb,

labhar

alarama d abgayat

azbad

akkan

sg algiha n

rri f

rri f

assarq.

al _

laqbayal

"igawawan"

izadyan

dg

s taqbaylit,

algiha n

"zwawa"

*

iarzar

s

qqam-asan

taraurt

taerabt.

 

igawawan

J^Jamurt idurar d-

iyazrawan

;

yur-as si n

 

*

*

"m

m

»*-

isaffan

x

asi f

ggasar

d-wasif

n

sabeu

iwmi naq-

*

qar

turK

eamrawiyan,aeraban

dayan

akkan

asi f

e

eamrawa aelâhatar

tmurt

i

dg

addawla

n

tall a

ak d luda,kasman-1

uyan-t_jU

qabl

d-yusan

ya r tmurt-annay

a

y-a-yaks"am uturKi'.

d

ay mi qabl

a y-d-yay

urumi

,

nuKni

yid- s an

as s

afc

d

attrad. 1

)

 

• •

ma y al l a

d ieamrawiyan

,

$ jfasmi Kfan

yamrabdan

at_twarga

aklan

.

d-ayt

qasi

,

ay d-yaqqiman

dag- s an haâa

igawawen

a f

qwan;

asmi yall a

rray mazal-1

yur-san

,

tmurt-

.

abdan

àihal

d lears .

mKul lear s yahKam a f

»

i s .

irin

yatwas'snan,

mashuran ak dg atmurt

al_laq-

bayal

,

d learâ

n at yiratan

i

a-yazg"an dg etlam-

mast

t_tmurt,

gar

wasif

n

a t

eis i

d-bubhir, aelâha-

t ar

a t

frawsan

d-a t

hlil i

d-a t bu£eayab nahsaban-d

a

Ath Irathen.A cette époque de combats et d'indépen-

dance, personne ne les surpassait; c'étaient des gens

forts

et intrépides;

ils prenaient part à toute

af-

faire

importante qui se produisait

en payé kabyle ;

discussions ou disputes, il s étaient toujours les pre- miers sur le terrain.

En Kabylie,chaque, village est situé su r une colli -

des hameaux situ -

ne, dans un endroit élevé. S'il y

és dans une plaine.ou dans le fond d'un ravin,on

peut dire que ce sont des marabouts;ils sont respec-

tés par la population

s i

a

et personne ne les attaquera

éclate

une guerre entre villages ou entre tribus.

(.:

)

Parole

et honneur :

Eh

ce

temps-là,

bien

qu'i l

y eût des

injustices

envers les faibles, chacun restait à

ne n'entreprenait une affaire en bien ou en mal sans être sûr de pouvoir y faire face; chaque parole de-

vait être pesée; tant dans une réunion

chemin,personne ne disait un mot sans savoir où cela

A l'assemblée hebdomadaire, seuls le s

la pa-

notables et ceux qui savaient parler prenaient role.

sa place . Person-

que sur le

l'entraînerait.

Autrefois l a situation des gens

n 'était pas aus -

s i facile

sa guise. On suivai t alors le règlement l'honneur jusqu'à l'extrême.

qu'elle

l'es t

maintenant

chacun

agit à

et la loi de

On raconte

qu'une fois

il y avait une fête

à AdnL

Le soir,comme

les joueurs

de tambours étaient sorti s

9

 

yar

a t yiratan .

dg addawla

1

lbarud

d-array

ula i

w

ar a yazwiran

zdat

a t yiratan

j

akin

;

lla n

d imaw-

langgiyi l

,

kkatan

ur ragg'lan

kr a t_taluft

ta -

5

maq'ratt

yadra n

dag laqbaya l

,

t akkan

dag- s

;

ama

d

awal

ama d attra d

,

d nutn i

ay d imezwura

a r

tag°ni$.

1

)

7

fad

dg

atfflurt-annsan

tars

f

yiyi l

,

kr a t_taddart

, gVg°araKan aelayan.

yallan, ma yall a

a t-ta -

ti -

t

 

hligin-annidan

,

ti d

i

a-yazgaa

dag luda nay

$jgam-

Kan yahnadqan,

hasb-itat t

ggamrabdan

,

bVid

tkaba-

8

ran maddan,ur yattawad

hadd ma takkar,yall a

imanyi

gar

tuddar

nay gar lear s

d-w-ayad.

-

*

v

dg

alwaqt-anni

ulamma yat£il i

lbata l

ya f

yafflda-

eufa

,

mKûl yiwan yaqqim

da£jfamKan-is

;

d

alhi r

nay

d as's'arr

,

u r t-iljaddam

walbaed

hasa win i

s-i -

zamran

;

ul a

d awal

s

almizan ;

ama dag tazmaet

ama

dagljg0abrid

u r a-yatqa,r

waljaed

awal

hasa ma yazra.

s

has'a leuqal

an 1

ar a yaffay.

ma yall a

yalla n

akd-wid

, d imawlan b°b°awal.

dg

algamea

tmaslayan

 

zik

ur tawsie

ar a tagxiit

am tura

af

yamdanan

yalla n

mKûl yiwan d

akkn

i-s»yahwa.

imiran

tabean

lqanun

d-annif

armi

d

alhadd-is.

 
 

hakkun-a

ya f yiwat

tikkal t

tall a

tmayra

dag ead-

n

*

• tamaddit

b°b°ass akkn

i

S-a f fyan

idabbalan

,

10

et que la place

vers l'endroit des femmes et s'apprêta à s'asseoir.

Alors

était pleine, un homrre se

dirigea

le mari d'une de

ces femmes l'appela avec dou-

ceur pour

qu'i l

change

de place

e t

femmes. Au, lie u d'obéir et de s'éloigner,il

s'éloigne

des

répondit avec

moquerie et grossièreté :"On sait que de votre côté

il n'y a que des femmes. 9

Or, il se trouvait

que ces deux hommes

n'étaient

pas du même clan. Alors celui appela sa femme,l'emmena à la

ver se s habits de fête; s'en revêtit, prit

qui était intervenu

maison,

lui fit

enle-

son pis-

tolet dessous et revint aussitôt s'asseoi r a u milieu,

des femmes.

La nouvelle

se répandit

parmi

le s "hommes.

Il s

vin -

rent pour arranger la chose, supplièrent l'homme de

rentrer et de remettre ses vêtements;

I l s comprirent que l'affaire était grave. Quand"

quelqu'un a di t une parole inconsidérée, il n'a plus

qu'à rentrer.chez

inutile!

gardes.

lui et être sur ses

Le troisième jour,un dimanohe, comme l'insulté ne

trouvait

pas le moyen de tuer l'autre tout seul, il

le guetta

sur le chemin du marché, le frappa

et le

tua au milieu des gens qui allaient lui.

ah marché avec

Ceci est un exemple de l'importance d'une parole;

il montre à quoi elle poujvait entraîner

étai t adressée à qu i en mesuraient la portée, comme

les1 Kabyles de cette

quand ell e

sévères.

époque

aux

coutumes

(

)

II

taemar

lat t

arrahba

,

tilawi n

yas-aa

^am^^^ad

yiwan

armi

,

yaq.qim.

d

araKan dg el -

Vur- as

yakkr-ad

yiwan g_gargazan at_tilawin- anni, iluea- 1 s

wawal

a-

mazyan

iwakkan

ad ibaddal

amkan,

ad ibiead

Ya f ti -

lawin.

lwaqt

dg ar a yay

awal

ad yattihhar

ssyanna,

yarra-ya s

s umaelak

d-lalfsana

"nazra dg

algiha-

nnwan hasa

<îi g_giwan

tilawi n ag_gallan."

assaf f

tamattut-is,yaDcfi-1 s ahham. yakks-as i

natt a

yuy wi n iwmi

alhal maè-

yann a

a y

allan .

yakka r

akka, ilue a

tmattut-is isattidn-is, yalsa-tn-id natta , yarfad tamazyatt s addaw-as T iruh-ad imiran armi t talam- mast t_tilawin,yaqqim gar-asatt . yaffay lah°bar Yar

yamdanan

yuyal

j

asan-d

ad ssarsan ddjgwa,

isattidn-i s

,

hallan- t

ulas .

ad

s

ahham ad yal s

fahman

yamdanan

ddaewa

ma yall a win iwmi yasSiad

wawal

,

yakkar

d ir-it . ssyanna

iruh

ya r wahham-is

, yaqqim

ieuss

a f

yiman-is.

ass

bb°i

s

tai t

ayyam

,

dag°jfass

al_lhadd

ara t- inay wahd- as ,

, annast-a nabcfi-1-i*d d lamtal af Imaena b°b°awal sani

assuq

gar

sagm1

yawt-i t

ur as yuf 1

yanya-1

ar a win yatwaragman

amk

ass - an yazzawr- as

yamsawqan.

a r wabrid n

yassawad

s

asan

almizan

.

m ar a yil i

am laqbayal

(

)

yazga-d ya r wid i

asmi

tall a

tagriit

t-yattatafan

tahras

fall -

12

i;

v

- AGRICULTURE'

>

LABOURS D'HIVER -s LNSTRTJMENTS - CEREMONIES

La charrue ;

-

*

L'instituteu r

jju'ést-cè

- que t u fais ,

Salut

à toute la compagnie ami Mezyan ?

!

Mezyan - J e taill e une charrue; je ter ce soir , l a terminer;demain, si nous irons labourer.

voudraia l a mon- Dieu le veut,

-C'est

- ilTon, j'ai pris- un ouvrier

toi qui vas labourer ?

cette année; le voilà

là-bâs en

train de

taille r

: lu i

aussi

le s oreille s

de la charrue.

.

- Dieu fasse que vous prospériez

ensemble!

L'ouvrier - .Merci ! que Dieu nous guide dans

chemin.

le bon

Mezyan

- Nous l'espérons ! La réussite

l'homme droit*

C • • ••; • • •}

est pour

L'inst.r- Avec une charrue comme celle-ci , on n e

peut

larges; comment pourraient-elles re:? :

•#$G§tm&-''vrai mais chez nous kabyles

mottes

que gratter

la terre; ses oreilles

ne sont pas

retourner la ter-

où i l y a des

gui

et del

'herbe,il y a toujours un ouvrier

sui t

te

laboureur

avec

une pioche pour

désherber

et

égaliser; i l brise les mottes,pioche autour des ar-

bres

ou les

ilôt s

oubliés pa r l a

charrue.

13

A G R IC

UL

?

URE

LABOURS D'HIVER- INSTRimESTS -

CEREWNIES

m

 

(

)

31

s

s'il]

-

ssalant

aeliKum a y

a t taimaet.

as u thaddamd

akka

,

a dadda mzyan ?

 
 

'"•»•

*

*

 

mzyan

 

-

l a naggray lmaeun

 

,

byiy

a t - sraKbaY tama-

ddit- a ad yaKfu,

tyarza.

azakka

-ma irad

rabbi-

a_nars ya r

-

d kadé

ar a ikarzan

s yiman-ik ?

*

m&ah , ; uyay

afallah

asag°g°as- a ;

a-1- a wanda ina -

*

33

léârul à

-

afallah

mzyan

fa

ad i g

.

-

d natt a

rabbi

-

i n

imazzuyan

1

lmaeun.

aK lwahid

attamsarbaham

aimaein.

s a llah .

ad ay-yawi

rabbi

d-wabrid.

arrbah ya r bab n annayya

d-ass-

àiil}

;

-

s almaeun yasban «a i

akal

ahbas

Kan a y

thabbsam

ur ahrawit

yis- s

a r a

-

uk°arra d-lahsis 1 ya^Jil i dayam uk°abbas yattabaean

daffi r

aka l

; yarna imazzuyn-is

?

mazziyit,

amk ar a qalban

J tidat ,

lamKayan yur-nay

s*ugalzim,

s laqbayal

anda

yall a

1 ahs i s"

afalla h

iwakkan

ad yakkas

ad*ik°abbas,

leryaf

mahsub

ny

n attiur

ad yarz

aWarra ar a yaf , ad

ihuz

aralmaeun«

• • * awzir**ur

yanqas

**pour

"lmieun", actuellement

** * pour Igzir" , non accepté

refusé

aujourd'hui.

pa r le s

informateurs.

14

Nous avons deux charrues de tailles différentes :

celle de la montagne

que tu vois là est une charrue

de la plaine

est beaucoup plus

et eelle de l a plaine.

Celle

de montagne; eelle grande; elle es t lar-

ge

e t

so n soc es t

grrand.

-

S i

voue voua

y

connaissiez, vous

laboureriez

une charrue française

plutôt

qu'oueo

celle-ci .

avec

- Ah

à. voua Françai8:

! Pauvre

imbécile

! Voilà bien

ce qui ne ressemble

vos

habitudes

af-

pas à vos

faires,

vous le critiquez, vous voua en moquez que

ce

soi t

bon

ou

mauvais,'

Demande donc à un aveugle a'il désire la lumière !

Si on avai t pu l'employer,

refusée ? En-faitr~ceën'est pas possible et ce n'est pas par manque de jugement. La charrue française, à combien reviendrait-elle avec ses chaînes,son soc et

est-ce qu '.'on l'aurait

son

jougf

?

- Hlles ne sont pas toutes a u même prix: il y en a de vingt juaqu'à cent douros (100 à 500 frs.)

- Voilà où nous ne nous comprenons

pas d'abord,que chez nous la charrue revient à pres-

partout,olivier,chê-

ne ou frêne: coupe

pas ! Tu ne sai s

que rien. Du bois, on en trouve

ce qui te

plaît.

cin-

en a un tout neuf, en acier

et

Deuxièmement notre terre es t difficile à travailler, o'eèt de la montagne à laguelle ne convient pas l a charrue française; c'est trop en pente. Enfin en Kabylie, on ne peut pas parler vraiment d ' dgrt&ùlÏMre. Le mieux pourvu a huit à quinze jours

de labour; et encore,

Nous achetons

le soc combien

? Pour deux francs

quante à trois francs on

fer.

celui qui a des.terrains

dans

15

ma yall a

t

tamzi

,

yur-nay

si n almuean

: win b°tfa-

drar

uzayar

d-win*uzayar.

magyar ya f

wa dag tasmuqulad,

biaadrar

; win

f a macdi

d swit

;

yarna

ahraw,yad-

3

3

- luKan tassinam, at_tkarrzam ahi r s almaeun

fransis

-

, a£_Jgajzmam^ at_£akkatam dag- s ama yahsa r ama yu -

s i s

ara, ur nasb*

b'tfa-

wafran-

wagi.

, ayn ur nall*-

wala

nayya

ahi

t

dak^k.

akka

ay d lea&a-nnwan

s

ar a lhala-nnwan

qam.

in-a s

Kan i

udaryal

ma

ad yabyu tàfat .

aeni

d

ay nufi

nugi

?

t_tazmart

ay ay-yakksan ,

macîcSi d

array

ag ghussan.

lmaeun bcfafransis

s washal

ar a d -

yakkar,

s

slaslat-i s

t-Jg^arsa-d-

izugla

?

-

u r aediln

ar a

:

lla n

s i

eaârin

alamma d

mayya

duru. a-1-an wanda ur namsafham

ara . u r taelimd

ar a ta -

mazwarut Bat al .

; yur-nay

*

san i

asya r

*

nuKni, almaeun yattas- ad mahsub

truha d

a t

tafa d

.•** '

.

•*.

ama d azanmur

a-

ma d akarrus , ama d aslan ; gazm-ad ya f yiman-ik .

yur- ak tag°arsa,

s i nnafs n duru a r tlat a

nattay- it-i d

frak*

s yadriman.

ashal

?

a t-id-dawid

tahdam

£_J>azdit n

addkir

d-wuzzal.

t i

s

snat,

akal-annay

yawear, d adrar u r

yassafK

ar a i

lmaeun

b°b°efransis,

yassak°sar tiazzaf. tanaggarut, tafallah t bcb°aqbayli

maédi J_Jafallaht .

ar hamstaS bbussan at_tyarza;

amazwaru d win yasean

tamn

annast- a ya r wid

ayyam

16

l a plaine .' Nôtre pays est exigu.Beaucoup

solument rien à labourer. De braves gens leur

nent de quoi faire

n'ont ab-

don-

"tâzcalt" d'orge ou de fèves.

•Culture de pauvres gens.

- Qu'appelle-t-on "tâzoult" ?

- C'est une parcelle de terrain donnée à u n pauvre

et où il peut faire

y semer des fèves

ou

ce qui lui plaît: par

exemple

"arhoul ". Tu sais ce que c 'est

"arkou} " ? Dis-mot

un peu

.Farine d'orge grillée :

- Je ne sais pas. De ma vie je .n'ai entendu

jusqu'à

ce jour. Cesse de rire de moi !

ce mot

-r Tu

connais

l'orgie

?

- Ah l Qui ne cannait

- JJcoute donc, je vais t'expliquer ce qu'on appelle *

l'orge , ?

"arhoul ".

- d'orge qui a été cuite en

C'est de la farine

grains à la vapeur dans la couscoussière. Cette or-

ge pour faire "arhoul"est cueilli e avant que le s é-

on

pis ne soient trop mûrs; on les dépique a u pilon,

les débarasse de tous les débris de paille,puis on

met ce s grains à outre à la vapeur

sière jusqu'à ce qu'ils éclatent sous l'effet de la

cuisson. On les< verse alors

dans

la

couscous-

on le s

,

sur une natte,

étal e a u solei l

moud.

pour

qu'il s

sèchent puis

on le s

C'est cette farine qu'on appelle

Ici,dans notre pays,tout cela c'est le travail des

"arhoul".

Ne va pas dire qu'on fait du couscous

ou de la

ga-

lette avec cette farine comme avec l'autre !

17

yasean

akal

da<f_/fzaYar.

tamurt-annay

tadyaq.

atas

b°l>id u r nasel

ar a madi

and a

ar a karzan.

d

a t

laerad

i

y asan-yat^akanàyan dg ar a hadman *taeazzult t_tm-

z i n

naY ibawan.

t_tafallah t

igallilan .

 

-

as*u iwmi

taqqaram

taeazzult

?

-

taeazzult, t*taiarwi t b'o'akal yattunafkan i walba-

ed

igallilan ,

dg ar a yahdam ayn i

s-yahwan,

a

t-yaz-

raë

d ibawan naY d*arKul,

tassnad

asu ay d

arkul ?

mmaslay

tran.

 

- u r

s s in Y

ara ; dag

laemr-iw

*

sli y

awal-a

smanyir

»

ass-a.

tura barka tadsa

fall-i .

-

yak tassnad

as"u ay

t

timzin ?

- wah. anwa u r

n ass i n

ar a timzin ?

-

hass

tura,

a k- ahkuy

iwakkn

a£_3>fahmad

ayan j^wai

naqqar

arKul.

 
 

arKul

d awran

t

tamzin

ifuran,

yab'cfan

akkan d a-

eaqqa

a£_$aqqar

dag^g°saksut.

tiydart ;

timzin

taddzan-tatt

b°B*arKul maggran- tat t

afc

tizit ;

qabl

s yazdaz;

a d

isaKsutan hai a ma

zzizd i

-

gan-tat t

eaddin

alamma taffy-itat t

imira n

.

a tatt - sfuran . dag3 ffalbaed

.

fiaqrat t afc s i tiDC?i, ad attfan a tatt-ssurgan dg

atgartilt ,

miran a tatt-.azdan. d awarn- annsatt iwmi naqqar ar-

i

alamma qquratt, i -

a tatt-fasra n

yiti z

Kul . dagi dg atmurt-annay, ayag*i ak i

k-d-anniy, d

aséay°l a t tilawin . yur- ak aeni and a i

s- taqqarad

Jtuqaman yis- s tteam ny ayrum am_mawran- nnidan ;

18

"Arhoul " se mange sans autre cuisson;

on prend

un

peu d'eau salée dans laquelle on fait tremper cette

farine

et on la mange ainsi;

on peut aussi l a dé-

layer dans de l'eau chaude.

c.

/

 

FETE,

du PREMIER

LABOUR

Mezyan-

Ecoute, j e vais i'expliquer toutes nos cou-

tumes telles qu'elles sont. Comme j e te l e disai s

ces jours derniers,

licit e es t ouverte, chacun se prépare à labourer.

Le premier

des semailles, s'appelle "aoudjeb". C'est là pour nous une' grande joie^ comme pour une fête de famille.

quand on annonce que la période

le labour en vue

jour où l'on commence

Nous fêtons

nous l e rende par une bonne récolte. ussite vient de toi seul,'

la terre pour que, s i Dieu

veut,elle 0 Dieu, la ré-

Pour cette fête des labours,on fait des crêpes

ou de la galette

distribue

à

tous

à

l'huil e

ou des beignets

qu'on

le s voisins,pauvres

ou riches.

Les gens d'en haut,les "Igawawen",font cette fête

le même jour dans le village

tout entier; ce jour-là

tout le monde fait des bêtes.

"ouftiyen" et le village

égorge

- ~Qu'appelle-t-on "oufUyen" ?

- Ce sont des fèves

et du blé cuits dans de l'eau

salée; on les donne à manger aux

Première offrande au village:

enfants.

-

Et ce que ton ouvrier porte là, sur la place, pour

lui

est-ce ?

19

arKul yatmadda mbla ma eawadn* as tiDc?i. ad attfan aman d-almalh, a t-raKman dag-s an, imiran a t- aâiasx

akkan mbla ma yab'b'a; tiKwal- annidan rakkman- t dag^_ g°âman zaqqlan

i

)

A ¥

a

G G

a B

mzyan - hass ad ak- ahKuy ddaewa, leada-nnay akkan

talla . amjnakkan i k-anniy ussan ieaddan, asmi

ar a

y-

ini n

yaks'am

lahlal ,

mKul yiwan

ad ihaggi

ya f

y i -

man-is,yar tyarza. ass amazwaru dg ar a nabdu tayar-

z a

mahsub yur-nay d alfarh amaqran, am-min dg ar a uq-

man tamayr a tamazyatt . nfarra h

s

azzarriea,

naqn.ar-as

*awag^fab.

s

as s uwag^ab

iwakka n

,

waka l

i n

sa llah , ad ay-d-yarr

lfarh

 

s

arrazq-is,

a

rabbin

arrbah

syur-ak

ay d-yattas

.

.

dagVgVa^gab

sab'oan

ahaddur naY tamtutt

dg

azzi t

nay

laSfang,

farrqan

ak

i

lgira n

s

igalli l

s

usaei .

at uf alla , igawawan, *twaggiban dag^_g°ib<b°ass ya f tik -

kal t

dga taddart.

ass uwaggab-annsan,

rannun

zallun

timasrat.

*

«

sab'o'an

uftiyan;

-

al u iwmi

taqqaram

uftiyan

?

-

uftiyan,

d ibawan

d-yirdan

 

yab'b'an

dag tasil t dag^_

g

aman d- almalh;

ttaKan-tan

i

warras

a

tn-ac^an.

-

i

wayagi

akka

i

d-yassufay

ufallah

ya r tazmaet

,

iwmi-t

?

20

-

qu> viendront à enfantou femme.

Pour

les gens

qui sont su r la place:

tous ceux

passer prendront leur part, homme

Ce plat qu'il porte

est rempli de crêpes ?

- Non,

quelques crêpes posées dessus.

il y a de la galette,des

figues

sèches et qui ont fi-

Les voilà

ni de manger; écoute

fasse

que l a récolte

comme

soi t

il s nous

bonne.

bénissent;

Dieu

Excuse-moi,

tils et la semence, sauf ton respect-

je vais aider

l'ouvrier

à sortir

les ou-

-

nous allons charger le mulet

le champ.

et en route pour

- Va, je vous attends

ici.

Offrande aux "GarWÈens*:

ïnst.-

.Regarde

où es t part i

ton associé :

i l

a

quit -

Mesyan - Il va seulement déposer une offrande à la

mosquée

quand on fai t là fête des première labours et qu'on passé près d'un''gardien', on y dépose toujours une

offrande: qu i des crêpes et des oeufs, qui de la

galette et des figues,

l e chemin,

laissant

boeufs

et outils tout

seuls.

et il revient;

chez nous c'est l a coutume ;

qui des beignets;

chacun ce

qu'i l

a ,

ce

qu'i l

a

préparé.

- C'est bien

! Et ce qu'on dépose ainsi près des

"gardiens

es t

en

l e

qu i

sens

?

l e

mange

? Pour

qui est-c e

?

Quel

- -Celui qui vient à passer par là et le trouve, le

mange, qu'i l .soi t

pauvre

ou non.

Si personne

part deé défunts. Plaise

que du bien !

ne le trouve, ça reste

à

là; c'est la

ne

nous

Dieu qu'il s

souhaitent

21

-

mur-is ,

i

y

at_Jaimaet;

am margaz,

kr a b'b'in ar a a^dafk

tag%ij

asL maqs'ià,

am tmattut .

,

s

u-

-

a-yab'o' i

u f ai l ah - i

k

d ahaddu r afc

ay

taba q sit-ihi n i taddur ?

,

-

amdah.

dag- s

tamtut t

afc atrtazart ,

 

s ufa

-

11a

*il1a n

uhaddur.

a-tn-ad

aman - d

Kfan

uéêi;

akkan

l

a

y-d-daeeun

s

alhir ;

i n

sa lla h

at

hass tarbah

tfal -

laht . sammh-iyi ad ruhay ad eiwnay afallah , a ï-na -

ssufay lahwal d-azzarriea, a tan-niudd yaf zzayla ,

-

haéa

mn ismae

-

imiran

yal lahla .

-ruh,

 

aql-iy i

a

fen-arguy

a y abrid dagi.

Ili h

-

ahzar

sani

akka

iruh*waârik-ik:

a-1- an y«n-

• •

f a l mzyan gainas

waggban,

,

iruh

-

yagga

izgaran

d-lahwal

d leada

ueassas,

wahhad-san

ieadda Kan ad yassar s

*yur-nay

ya f

kr a l_lwaeda

:

dag al -

i -

a d-yuyal;

kr a DD°in ar a

daym

m ar a ieaddi

ad yassar s

dag-s

lwaeda

• wa d ahaddur

J^aallali n wa J^amtutfc

£_£azart,

wa d lalfang ;

mtful wa d ayan yasea ,

d ,

ay-

an

yassab'b0.

 

-

mlih.

i

wayan

akka

srusun dag^eassasan,

wi

t - i

-

tartan

-

?

iwmi-1

?

rabb i

w i d-iga r

asu ay

dag^abri d

d

almaena- s ? yufa-t ,

a t-yac<î

ama

d

igalli l

ama d wayad.

al

ma yall a lmaggtin.

u r t-yùf i d atjwab

hadd

fall-ay ,

,

 

ad

yaq.qim

di n d amur

ur

ntatt u

y

ar a

wi d yaramutanî

n

l a

lla h

ad ày-d-deun

22

Celui

sur

gui

veillent

le s "gardiens " du

pays,Dieu

veuille

-

tre-moi

qu'i l

n'ai t

rien à

craindre.'

Qu'est-ce

donc

que t u apportes dans

ce qu'i l

y

a

dedans.

ce couffin

? Mon-

Présagea de prospérité ;

- n

y a des crêpes, de la galette,

des

grenades,

sè-

des 7ioix, de s oeufs,

ches.

des glands et des figues

-

Oh!

Qui mangera

tout

cela

?

-L'ouvrier-

Les crêpes,

la galette

et les figues

sont pour le casse-croute du laboureur. Quant aux grenade8fnoix et glands, nous les apportons en pré-

sage de prospérité: nous les enterrerons dans le

premier

sillon pour

que ,3'i l plaît à Dieu,

le blé

soit

beau,-

d Diëïi, ^'es t de to i

que cel a

dépend !-

pour que les épis soient remplis comme grenades

et

noix.

-

- Que vous êtes naïf a !

 

^

- N'est prospère

— ô Dieu

je t'en prie,

mets-nous

dans la bonne voie !--n'est prospère que l'homme simple et honnête. Laisse-nous avec te s histoires. '

Va là-bas t'asseoir à l'ombre, jusqu'à ce que nous ayons attelé. Laisse-nous faire notre travail .

) (

L'inst.- Bonsoir, ami Mezyan

Bonsoir!

- Vous avez beaucoup labouré aujourd'hui ?

-Pa s

C'est pour ça

mal 1 Nous