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Sommaire

Séquence 8

Lire Antigone de Jean Anouilh (2)

Durée approximative : 11 h 30

Séance 1

Séance 2

Séance 3

Séance 4

Séance 5

Séance 6

Séance 7

Séance 8

Étudier la justification religieuse d’Antigone : Antigone face à Créon (1) La loi et l’interdit Analyser l’argumentation d’Antigone Vocabulaire : autour du mot loi et de l’idée d’obligation Identifier une stratégie argumentative : Antigone face à Créon (2) Identifier la stratégie argumentative de Créon Liberté et politique Vocabulaire : autour du mot politique Repérer un tournant dans la pièce : Antigone face à Créon (3) Étudier un point de bascule dans la pièce Deux conceptions opposées du bonheur Comprendre le rôle des didascalies Orthographe : distinguer Quel(le)(s) et Qu’elle(s) Analyser la relation Créon / Hémon Analyser la relation père/fils Exercice de réécriture Comprendre l’enjeu d’une scène : Antigone et le garde Étudier le pathétique du personnage d’Antigone Le tragique moderne : l’art des contrastes Les modalisateurs Étudier une fin pathétique Étudier le dénouement de la pièce Le rôle du chœur Vocabulaire : autour du mot « chœur » Analyser les caractéristiques de la tragédie selon Jean Anouilh Un discours moderne sur la tragédie Vocabulaire : autour du mot fatalité Je m’évalue

tragédie selon Jean Anouilh Un discours moderne sur la tragédie Vocabulaire : autour du mot fatalité
tragédie selon Jean Anouilh Un discours moderne sur la tragédie Vocabulaire : autour du mot fatalité
tragédie selon Jean Anouilh Un discours moderne sur la tragédie Vocabulaire : autour du mot fatalité
tragédie selon Jean Anouilh Un discours moderne sur la tragédie Vocabulaire : autour du mot fatalité
tragédie selon Jean Anouilh Un discours moderne sur la tragédie Vocabulaire : autour du mot fatalité
tragédie selon Jean Anouilh Un discours moderne sur la tragédie Vocabulaire : autour du mot fatalité
tragédie selon Jean Anouilh Un discours moderne sur la tragédie Vocabulaire : autour du mot fatalité

Socle commun

Durant cette séquence, tu auras l’occasion de développer tes connaissances et de travailler des items des compétences ci-dessous.

Compétence 1 : La maîtrise de la langue française

- Repérer les informations dans un texte à partir des éléments explicites et des éléments implicites nécessaires.

- Dégager, par écrit ou oralement, l’essentiel d’un texte lu.

- Écrire lisiblement un texte en respectant l’orthographe et la grammaire.

- Rédiger un texte bref, cohérent et ponctué, en réponse à une question ou à partir d’une consigne donnée.

Compétence 5 : La culture humaniste

- Établir des liens entre les œuvres (littéraires, artistiques) pour mieux les comprendre.

32
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© Cned, Français 3e

séance 1 —

Séquence 8

Séance 1

séance 1 — Séquence 8 Séance 1 Étudier la justification religieuse d’Antigone Antigone face à Créon

Étudier la justification religieuse d’Antigone Antigone face à Créon (1)

Durée approximative : 1h30

Dans cette séquence, tu vas poursuivre la lecture de la pièce de Jean Anouilh, Antigone. Dans la séquence précédente, tu as étudié la façon dont Antigone s’efforce de rompre un à un les liens qui l’unissaient à ses proches. Cela explique l’importance des dialogues avec sa nourrice, avec Ismène et avec Hémon qui sont en réalité des scènes d’adieu. Son destin est scellé puisqu’elle tentera à nouveau d’enterrer son frère Polynice. Dans la seconde partie de la pièce, la jeune femme se trouve confrontée à Créon, son oncle, au cours d’un duel très éprouvant pour les deux personnages.

Dans l’extrait reproduit ci-dessous, Antigone vient d’être arrêtée par les gardes et se retrouve face à Créon qui tente de comprendre les raisons de son acte. Tu étudieras les notions de loi et d’interdit et tu analyseras la justification religieuse mise en avant par Antigone pour expliquer son geste.

Prends une nouvelle page dans ton cahier. En haut, note le numéro et le titre de la séquence en rouge. Encadre-les.

Saute deux lignes, puis note le numéro et le titre de la séance en rouge. Souligne-les. Fais ensuite le travail demandé.

À présent, lis deux fois le texte et écoute le début à la piste 17 de ton CD.

Pour des raisons liées au respect du droit d’auteur, le texte n’est pas reproduit ici. Il s’agit des pages 65 à 74 de la pièce Antigone de Jean Anouilh (Éditions de la Table Ronde, 1946), de « Pourquoi as-tu tenté d’enterrer ton frère ? » à « Vous pouvez seulement me faire mourir ».

Pour vérifier ta bonne compréhension de la scène, réponds maintenant aux questions qui suivent.

A
A

La loi et l’interdit

1- Relis les répliques de Créon aux lignes 1, 11 et 14.

a) Quel type de phrase emploie-t-il ?

b) Que cherche-t-il à comprendre dans sa première réplique?

c) Que veut-il vérifier dans ses répliques aux lignes 11 et 14 ?

Séquence 8

séance 1

2- a) Comment l’interdit énoncé par Créon est-il communiqué au peuple de Thèbes ? (Deux éléments de réponse sont attendus.)

b) Antigone connaissait-elle les risques qu’elle prenait en accomplissant son geste ? Relève une phrase qui le montre.

c) Que signifie l’expression de Créon : « la loi est d’abord faite pour les filles des rois » (l. 20) ?

d) Aux lignes 17 et 18, comment Créon tente-t-il d’expliquer la désobéissance d’Antigone ?

Tu peux vérifier tes réponses dans le livret de corrigés, avant de poursuivre ton travail.

B
B

L’argumentation d’Antigone

1- a) Quel verbe Antigone répète-t-elle aux lignes 2 et 4 ?

b) Quelle idée ce verbe exprime-t-il ?

c) Quelle justification Antigone donne-t-elle, à partir de la ligne 4, pour expliquer son geste ?

d) Souligne, dans les lignes 4 à 33, tous les termes appartenant au champ lexical de la mort.

2- Relis attentivement la réplique de Créon aux lignes 20 à 25.

a) Quels sont les deux actes auxquels Créon réduit le déroulement d’un « enterrement dans les règles ».

b) Relève l’expression employée par Créon pour caractériser les prêtres de Thèbes.

c) L’image qu’il donne des prêtres est-elle méliorative* ou péjorative* ? Justifie ta réponse.

d) « écourtant », « avalant », « bâclant », « prendre » (l. 24-25) : que nous apprennent ces verbes sur la manière dont les prêtres rendent les honneurs funèbres ?

e) Dans la réplique de la ligne 31, relève trois expressions employées par Créon pour désigner la cérémonie des honneurs funèbres.

f) Quelle figure de style est employée dans ces expressions ? Quel effet produit-elle ?

3- a) Antigone est-elle convaincue par le discours de Créon sur l’enterrement rituel ?

b) Relève une phrase qui le montre.

c) Pour qui fait-elle donc ce geste, si ce n’est pas pour son frère ? Que cherche-t-elle alors à affirmer ?

d) À la fin de l’extrait, Créon a-t-il réussi à convaincre Antigone de l’absurdité de son geste ? Justifie ta réponse.

Tu peux maintenant comparer tes réponses avec celles proposées dans le corrigé. Puis, poursuis ton travail.

séance 1 —

Séquence 8

Expression écriteséance 1 — Séquence 8 Tu vas maintenant faire un petit travail d’expression écrite. Sujet :

Tu vas maintenant faire un petit travail d’expression écrite.

Sujet : Comment Créon parvient-il à détruire l’argument religieux utilisé par Antigone ?

Rédige sur ton cahier de brouillon un paragraphe argumenté de quelques lignes. Ton paragraphe comprendra les mots clés suivants : rites funéraires – absurde – dénoncer – péjoratif – prêtres – comédie – cérémonie – comparer.

Comment structurer sa réponse argumentée ? On attend une réponse claire et synthétique. La réponse comporte :

- Une brève introduction qui est une réponse claire à la question. Cette réponse reprend les éléments de la question.

Ex : À quel genre littéraire appartient le texte étudié ? -> Le texte étudié appartient au genre théâtral.

- Un développement composé de justifications qui sont des arguments. Les arguments sont des éléments qui justifient un point de vue. Dans un texte littéraire, les arguments peuvent être des procédés littéraires et linguistiques ou des thèmes. Quand il y a plusieurs arguments, il est nécessaire de les introduire par des connecteurs (mots de liaison) tels que « d’abord », « ensuite », « enfin »… :

Ex : Le texte étudié appartient au genre théâtral (réponse / point de vue.) D’abord, le paratexte nous donne les indications de scène et d’acte (argument 1). Ensuite, le texte est constitué de répliques échangées entre deux personnages, et d’indications en italique appelées didascalies (argument 2).

Compare maintenant ton paragraphe argumenté avec celui proposé dans le corrigé, puis recopie-le sous la forme d’un « Je retiens ».

Vocabulaire : autour du mot loi et de l’idée d’obligation loi et de l’idée d’obligation

1- a) Que signifie l’expression « être au-dessus de la loi » (l. 18) ?

b) Quel synonyme du mot loi est employé dans la première partie de l’extrait ?

c) Propose au moins deux autres synonymes que tu connais pour ce mot.

2- Le mot loi vient du latin lex, legis. Complète les phrases suivantes avec ces mots formés sur les radicaux loi (loy-) ou leg- : légal, illicite, loyal, loyauté, légitime, légiférer. Tu peux consulter un dictionnaire pour t’aider.

a) Ton inquiétude est

, la situation est grave.

b) La vente d’objets contrefaits est un acte

c) Jamais il n’agira en traître, c’est un ami

d) Les députés sont élus pour

à l’assemblée nationale.

e) Mon adversaire aurait pu profiter de sa supériorité mais il a fait preuve de

f) L’âge

pour voter en France est de 18 ans.

Séquence 8

séance 1

3- Complète le tableau suivant sur le vocabulaire de l’obligation et l’interdit.

Nom

Verbe

Adjectif

   

obligatoire

 

interdire

 

soumission

   
   

contraignant

La séance touche à sa fin. Vérifie tes réponses aux exercices précédents en consultant le livret de corrigés, puis lis le coin des curieux ci-dessous.

de corrigés, puis lis le coin des curieux ci-dessous. Le coin des curieux Les rites funéraires

Le coin des curieux

Les rites funéraires

Dans la Grèce antique, les rites funéraires étaient très importants. Pour les Grecs, les morts ne pouvaient pas trouver le repos éternel si ces rites n’étaient pas accomplis. Le premier rite était la toilette du mort. Ensuite venait l’exposition du défunt sur un lit, la tête tournée vers l’extérieur, les pieds dirigés vers le seuil de la maison. Les pleureuses se tiraient les cheveux en pleurant et se griffaient le visage. Enfin avait lieu le cortège funèbre.

Pour préparer la séance suivante, lis attentivement la suite du duel entre Créon et Antigone aux pages 74 à 89 jusqu’à la fin de la réplique de Créon « […] Et je t’assure que cela m’est égal. »

séance 2 —

Séquence 8

Séance 2

séance 2 — Séquence 8 Séance 2 Identifier une stratégie argumentative Antigone face à Créon (2)

Identifier une stratégie argumentative Antigone face à Créon (2)

Durée approximative : 2h

Comme pour la séquence précédente, tu numéroteras dans ton livre les lignes des extraits étudiés, au crayon de papier, de 5 en 5, à partir de la ligne 1 pour chaque extrait.

Bien sûr, et c’est valable pour tous les textes, tu ne compteras pas :

- les lignes correspondant aux noms des personnages ;

- les autres didascalies (elles sont en italique), sauf si celles-ci se trouvent dans une réplique.

Séquence 8

séance 2

Séances

Pages

Début de l’extrait

Fin de l’extrait

Notes

Séance 2

pp. 76 à 87

«

Vous serrez trop,

«

Oui, c’est vrai. »

 

maintenant […] » (l. 1)

(l.

237)

Séance 3

pp. 90 à 99

Pourquoi m’avez-vous raconté cela ? » (l. 1)

«

«

Enfin, Créon ! »

«

lambeau » :

(l.

170)

morceau.

Séance 4

pp. 100 à

« Père ! » (l. 1)

«

Antigone !

«

étreinte » :

105

Antigone ! Au secours ! » (l. 72)

action d’embrasser, de presser dans ses bras.

Séance 5

pp. 110 à

« Tu crois qu’on a mal

«

Oui, c’est tout. »

-

« l’avancement » :

116

pour mourir ? » (l. 1)

(l.

88)

la progression dans la carrière militaire du garde.

-

« une chique » :

 

tabac ayant subi une préparation spéciale et que l’on mâche.

-

« nuptial » :

qui se rapporte aux noces, au

mariage.

-

« Ô tombeau !

Ô

lit nuptial !

Ô

ma demeure

souterraine … » :

ce passage est une citation de la pièce Antigone de Sophocle.

Séance 6

pp. 117 à

«

Là ! C’est fini pour

jusqu’au milieu de la réplique du chœur « […] Morts

pareils, tous, bien raides, bien inutiles, bien pourris […] ».

 

123

Antigone. » (l. 1)

(l.

107)

Après avoir reconnu l’absurdité des rites funéraires, Antigone persiste dans son intention d’enterrer le cadavre de Polynice. L’affrontement se poursuit entre Créon et sa nièce. Dans cette séance, tu apprendras à identifier une stratégie argumentative et tu travailleras également le vocabulaire autour du mot politique.

Prends maintenant ton cahier. Note le numéro et le titre de la séance en rouge. Souligne-les. Fais ensuite le travail demandé.

séance 2 —

Séquence 8

Numérote de 5 en 5 les lignes des pages 76 à 87, de « Vous serrez trop, maintenant […] » (qui sera la ligne 1) à « Oui, c’est vrai. » Lis ensuite attentivement cet extrait.

Pour vérifier ta compréhension du texte, réponds aux questions qui suivent.

A
A

Identifier la stratégie argumentative de Créon

1- Relis la première réplique de Créon (l. 3 à 32).

a) Pourquoi prend-il le temps de justifier sa conduite ?

b) À quoi se réduit, selon lui, toute cette histoire ?

c) Quel argument donne-t-il à Antigone pour justifier le traitement imposé à Polynice ?

d) Par quelle image désigne-t-il son cadavre ?

e) Quelle réaction provoque-t-il chez Antigone ?

2- a) Dans les lignes 89 à 93 (pp. 80-81), à quels sentiments d’Antigone Créon fait-il appel ?

b) En quoi sa stratégie a-t-elle changé ? Parvient-il à convaincre Antigone ?

c) Comment se traduit ensuite l’énervement de Créon, au début de sa réplique suivante ?

3- Relis attentivement la tirade de Créon aux lignes 96 à 129 (pp. 81-82).

a) Quelle figure de style permet d’expliquer l’art de gouverner les hommes et la cité ?

b) Relève dans les quinze premières lignes de la tirade des termes qui développent cette figure de style.

c) Quel verbe, utilisé au début et à la fin de cette tirade, montre la volonté qu’a Créon de convaincre sa nièce ?

d) Antigone se laisse-t-elle désarmer par le discours de Créon ? Justifie ta réponse en citant le texte.

4- a) À partir de la réplique de Créon lignes 214-215 (p. 86) : « Pauvre Antigone, avec ta fleur de cotillon ! Sais-tu qui était ton frère ? » que va faire Créon pour convaincre Antigone de l’inutilité de son geste ?

b) Relève trois expressions par lesquelles le roi désigne Polynice.

c) Comment Antigone réagit-elle aux révélations de Créon ?

5- Recopie dans l’ordre les arguments employés par Créon face à Antigone, reformulés ci-dessous.

a) Hémon aime Antigone, Créon a déjà payé suffisamment.

b) Le cadavre de Polynice ne doit pas être enterré pour que le peuple comprenne ce qui arrive aux traîtres.

c) Polynice était en réalité un mauvais fils, indigne du sacrifice qu’Antigone s’apprête à faire pour lui.

d) Faire régner l’ordre dans la cité exige des sacrifices.

Tu peux maintenant comparer tes réponses avec celles contenues dans le livret de corrigés. Ensuite, recopie et mémorise le « Je retiens » qui suit.

Séquence 8

séance 2

j e retiens

Séquence 8 — séance 2 j e retiens L’argumentation dans le texte théâtral. • Les scènes

L’argumentation dans le texte théâtral.

• Les scènes d’affrontement au théâtre adoptent souvent une forme argumentative. On peut alors analyser la stratégie argumentative de chaque personnage. Les arguments employés sont de deux types. èPour convaincre son interlocuteur, on fait appel à sa raison et l’argumentation s’appuie sur la rigueur d’un raisonnement logique :

Ex : « Mais pour que les brutes que je gouverne comprennent, il faut que cela pue le cadavre de

Polynice [

]

»

èPour le persuader, on fait appel à ses sentiments et on cherche à l’émouvoir :

Ex : « Mon fils t’aime. Ne m’oblige pas à payer avec toi encore. »

• Le développement d’une argumentation s’appuie sur des mots de liaisons (des connecteurs) marquant les relations logiques comme :

èL’opposition : « Cela me soulève le cœur. Pourtant, je ne vais même pas fermer ma fenêtre. » èLa cause : « Parce que ton Polynice, [ ce n’est qu’une histoire de politique. » èLa conséquence : « Alors, aie pitié de moi [ . » èLe but : « [ pour que les brutes que je gouverne comprennent [ »

]

]

]

]

Le vocabulaire de l’argumentationbrutes que je gouverne comprennent [ » ] ] ] ] Complète le texte ci-dessous à

Complète le texte ci-dessous à l’aide des mots suivants : dénoncer – justifier – réfuter – convaincre – raisonnement – démontrer – adhérer – persuader. (N’hésite pas à te servir d’un dictionnaire et n’oublie pas de conjuguer les verbes ni de faire les accords).

Créon tente de faire comprendre son

à son point de vue. Il commence par

à Antigone afin de la faire l’argument religieux

de la jeune fille, en lui

l’absurdité des rites funéraires. Puis il essaie sa décision par des raisons politiques. Enfin, il le comportement indigne de son frère.

de la cherche à la

et

en

Vérifie tes réponses et poursuis ton travail.

Une scène de conflit : liberté et politiqueet en Vérifie tes réponses et poursuis ton travail. 1- a) Créon avait-il envie d’être roi

1- a) Créon avait-il envie d’être roi ? Pourquoi a-t-il accepté cette fonction ?

b) Relis les lignes 34, 44, 45. Quelle image donne-t-il de son rôle de roi ?

c) « […] j’ai peur d’être obligé de te faire tuer si tu t’obstines. Et je ne le voudrais pas. » (l. 72 à 74, p. 79)

Quelle contradiction cette réplique souligne-t-elle chez Créon ?

d) De quoi sa fonction de roi le prive-t-elle ?

e) Créon est-il satisfait de son rôle ? Justifie ta réponse par une citation entre les lignes 158 et 174 (page 84).

2- a) « Moi, je peux dire « non » encore à tout ce que je n’aime pas […] » (l. 50-51 p. 78) :

qu’affirme Antigone dans ce passage ?

b) Relève dans la suite du texte (p. 79-80) une autre expression qui montre que la jeune femme n’est pas soumise aux mêmes contraintes que Créon.

séance 2 —

Séquence 8

c) Relis les lignes 46 à 55 (p. 78) et 85 à 88 (p. 80). Quel sens a le mot « avec » dans ces deux répliques d’Antigone ?

Complète maintenant le tableau suivant :

Créon

Antigone

- votre couronne

- mes ongles cassés

-

-

-

-

è « vous pouvez seulement me faire mourir »

è « moi, je suis reine »

d) En quoi ces images sont-elles paradoxales (= contraires à ce que l’on attend) ?

e) Dans les paroles d’Antigone « Vous avez dit «oui». » (l. 94, p. 81) et « Je suis là pour vous dire non […] » (l. 132, p. 82), que signifient les expressions soulignées ?

f) Selon toi, Antigone domine-t-elle Créon ? Comment se comporte-t-elle avec lui ? Justifie ta réponse.

Consulte maintenant le livret des corrigés afin de vérifier tes réponses. Tu continueras ton travail ensuite.

Vocabulaire : autour du mot politique politique

1- - « Qu’est-ce que vous voulez que cela me fasse, à moi, votre politique […] ? »

- Créon est devenu, sans l’avoir voulu, un homme politique.

a) Quelle est la classe grammaticale du mot politique dans ces deux phrases ?

b) Quel adverbe de manière peut-on former à partir du mot politique ?

2- Le mot politique vient du grec polis qui signifie « cité ». Associe chacun des mots suivants formés sur la racine grecque poli/pole à la définition qui lui correspond : politicien – nécropole – métropole – politique – mégalopole

a) Très grande agglomération urbaine :

b) Vaste cimetière dans l’Antiquité :

c) Art et pratique du gouvernement des sociétés humaines :

d) Personne qui exerce une activité politique :

e) État considéré par rapport à ses colonies, à ses territoires extérieurs :

Compare tes réponses avec celles contenues dans le corrigé avant de terminer le travail de la séance.

Expression écritedans le corrigé avant de terminer le travail de la séance. Pour conclure cette séance, tu

Pour conclure cette séance, tu vas faire un petit exercice d’écriture.

Imagine qu’Eurydice, cachée dans un coin de la pièce, a entendu la conversation entre Créon et Antigone. Une fois seule avec son mari, elle tente de le convaincre de sauver Antigone en employant différents types d’arguments. Écris ce dialogue sous la forme d’un texte théâtral d’une quinzaine de lignes.

Séquence 8

séance 2

Pour réussir cet exercice tu dois :

- Proposer des arguments logiques pour convaincre Créon

- Proposer des arguments qui s’adressent aux sentiments pour émouvoir Créon

- Faire appel à ta connaissance des personnages et de leur situation

- Adopter la présentation d’un texte théâtral

- Proposer quelques didascalies que tu souligneras (portant sur le ton des paroles et l’attitude des personnages)

Vérifier l’orthographe, les accords sujet/verbe et la ponctuation.

Fais d’abord cet exercice sur ta feuille de brouillon. Vérifie ensuite que tu as bien respecté les consignes en complétant le tableau ci-dessous.

Je vérifie que …

Fait

J’ai proposé des arguments logiques pour convaincre Créon.

 

J’ai proposé des arguments qui font appel aux sentiments, pour émouvoir Créon.

 

J‘ai utilisé ma connaissance des personnages et de leur situation.

 

J’ai adopté la présentation d’un texte théâtral.

 

J’ai écrit quelques didascalies (portant sur le ton des paroles et l’attitude des personnages).

 

J’ai vérifié l’orthographe, les accords sujet/verbe et la ponctuation.

 

Si toutes les consignes ont été respectées, recopie ton dialogue de théâtre sur ton cahier. Lis ensuite dans le corrigé un exemple de ce qu’il était possible d’écrire.

séance 3 —

Séquence 8

Séance 3

séance 3 — Séquence 8 Séance 3 Repérer un tournant dans la pièce Antigone face à

Repérer un tournant dans la pièce Antigone face à Créon (3)

Durée approximative : 1h30

Créon vient de raconter à Antigone la véritable histoire d’Étéocle et de Polynice. Polynice n’était qu’un petit voyou qui avait levé le poing sur son père. De plus, leurs cadavres étaient tellement méconnaissables que Créon est incapable de dire lequel des deux a eu droit à un tombeau de marbre. Cette fois, Antigone est ébranlée. Pour la première fois depuis le début de sa confrontation à Créon, elle semble prête à renoncer à son projet. Dans cette séance, tu verras comment la pièce peut basculer à partir d’un simple mot. Tu étudieras également deux conceptions opposées du bonheur et de la vie.

Prends maintenant ton cahier. Note le numéro et le titre de la séance en rouge. Souligne-les. Fais ensuite le travail demandé.

Numérote et lis le texte des pages 90 à 99, de la réplique d’Antigone « Pourquoi m’avez-vous raconté cela ? » (qui sera la ligne 1) à « Enfin, Créon ! » (qui sera la ligne 170). Ensuite réponds aux questions.

A
A

Étudier un tournant dans la pièce

1- a) Dans la première partie de l’extrait, quels conseils Créon donne-t-il à Antigone ?

b) Antigone paraît-elle désormais convaincue par son oncle ? Justifie ta réponse en étudiant la longueur et le contenu de ses répliques dans les treize premières lignes de l’extrait (pp. 90-91, avant la longue réplique de Créon).

c) Dans quel état est-elle désormais ?

2- a) Dans la réplique des lignes 14 à 40 (pp. 91-92) qui commence par « Rien d’autre ne compte. », quel mot de Créon va faire réagir Antigone ? Tu indiqueras le numéro de la ligne dans laquelle ce mot apparaît pour la première fois.

b) À partir de la ligne 43 (p. 92), qui dirige le dialogue ? Tu justifieras ta réponse en observant la longueur des répliques des deux personnages.

c) Relis les didascalies se rapportant à Créon à partir de la ligne 50. Comment se traduit son impuissance face à l’attitude d’Antigone ?

d) Dans la réplique d’Antigone des lignes 72 à 81 (p. 94), qui commence par « Si, je sais ce que je dis […] », quel changement intervient dans la façon dont Antigone s’adresse à Créon ? (Observe les pronoms personnels employés.) Que traduit ce changement ?

e) Quel sentiment exprime les dernières phrases d’Antigone ? (l. 76 à 81, p. 94). Relève une didascalie qui le confirme.

Tu peux maintenant vérifier tes réponses dans le livret de corrigés.

Séquence 8

séance 3

B
B

Deux conceptions opposées du bonheur et de la vie

1- a) Dans les lignes 32 à 40, page 92, (« Rien n’est vrai […] le bonheur ! »), relève les images employées par Créon pour décrire la vie.

b) Quel type de phrase Antigone utilise-t-elle dans la réplique des lignes 43 à 50, page 92 ?

c) Quel sentiment traduit l’emploi de ce type de phrase ?

d) Dans cette réplique, à quelle personne Antigone parle-t-elle d’elle-même ? Comment peux-tu expliquer ce choix ?

e) Donne quatre exemples de « pauvretés » qu’Antigone se refuse à faire pour assurer son bonheur. Tu trouveras les réponses entre les lignes 43 et 50.

f) Quel synonyme pourrait-on proposer pour le mot « pauvretés » ?

2- a) D’après sa réplique des lignes 59 à 70 (p. 93), quelles sont les quatre qualités qu’Antigone attend d’Hémon ?

b) Quel changement craint-elle chez son fiancé ?

c) Dans la réplique des lignes 72 à 81 (p. 94), de quel « royaume » Antigone parle-t-elle ?

d) Selon la jeune fille, par quels signes se traduit la vieillesse de Créon ?

e) En t’appuyant sur tes réponses précédentes, montre que le conflit entre Créon et Antigone est aussi un conflit de générations (la jeunesse contre la vieillesse).

3- « tu es en train de défendre ton bonheur […] comme un os » (l. 87-88)

« On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu’ils trouvent. » (l. 92-93)

a) Comment se nomme la figure de style employée dans ces deux expressions ?

b) Quel sentiment d’Antigone pour Créon ces images traduisent-elles ?

c) Antigone peut-elle se contenter du bonheur tel que le conçoit Créon ? Justifie ta réponse en citant une phrase prise dans la réplique de la ligne 90 à 101 (« Vous me dégoûtez […] ou mourir. »), pp. 94-95.

d) Quels traits de caractère les propos d’Antigone révèlent-ils ?

Compare maintenant tes réponses avec celles contenues dans le livret de corrigés puis lis et mémorise le « Je retiens » qui suit.

j e retiens Deux conceptions opposées du bonheur et de la vie. Il aura suffi
j e retiens Deux conceptions opposées du bonheur et de la vie. Il aura suffi

j e retiens

j e retiens
j e retiens Deux conceptions opposées du bonheur et de la vie. Il aura suffi à
j e retiens Deux conceptions opposées du bonheur et de la vie. Il aura suffi à
j e retiens Deux conceptions opposées du bonheur et de la vie. Il aura suffi à
j e retiens Deux conceptions opposées du bonheur et de la vie. Il aura suffi à
Deux conceptions opposées du bonheur et de la vie. Il aura suffi à Créon de
Deux conceptions opposées du bonheur et de la vie. Il aura suffi à Créon de

Deux conceptions opposées du bonheur et de la vie. Il aura suffi à Créon de prononcer le mot « bonheur » pour rendre à Antigone sa détermination. Deux conceptions du bonheur et de la vie s’opposent ici. Le bonheur que propose Créon se construit sur un fond d’égoïsme, de mensonges et de compromissions. Antigone aspire à un idéal de pureté et d’absolu. Elle rejette le bonheur dérisoire que lui propose Créon. Mais c’est aussi la vieillesse et le changement qu’elle refuse.

séance 3 —

Séquence 8

C
C

Comprendre le rôle des didascalies

1- a) Relève les didascalies de la ligne 40 (p. 92) à la ligne 171 (p. 99) et classe-les dans le tableau suivant que tu recopieras.

Intonation / voix

Attitude

Geste

Déplacement

b) Parmi les didascalies que tu as relevées, quelles sont celles qui nous renseignent sur les sentiments éprouvés par les personnages ?

c) Comment les didascalies permettent-elles d’identifier les différentes scènes de la pièce ?

2- Observe l’attitude de Créon dans l’image ci-dessous et écris une didascalie qui lui correspond.

ci-dessous et écris une didascalie qui lui correspond. Antigone , 1944, théâtre de l’Atelier, Paris ©

Antigone, 1944, théâtre de l’Atelier, Paris © Studio Lipnitzki / Roger-Viollet

Vérifie tes réponses dans le corrigé puis lis et mémorise le « Je retiens » ci-dessous.

j e retiens Le rôle des didascalies. Les didascalies sont des indications scéniques portant sur
j e retiens Le rôle des didascalies. Les didascalies sont des indications scéniques portant sur

j e retiens

j e retiens
j e retiens Le rôle des didascalies. Les didascalies sont des indications scéniques portant sur le
j e retiens Le rôle des didascalies. Les didascalies sont des indications scéniques portant sur le
j e retiens Le rôle des didascalies. Les didascalies sont des indications scéniques portant sur le
j e retiens Le rôle des didascalies. Les didascalies sont des indications scéniques portant sur le

Le rôle des didascalies. Les didascalies sont des indications scéniques portant sur le nom des personnages qui parlent, le décor et les costumes, le ton des répliques, les gestes des comédiens et leurs attitudes. Elles ne sont pas destinées à être dites et sont généralement en italique. èDans une pièce qui n’est pas divisée en actes et en scènes, les didascalies indiquant l’entrée et la sortie des personnages sur la scène permettent de retrouver ces divisions classiques. C’est le cas dans cette pièce de Jean Anouilh.

sur la scène permettent de retrouver ces divisions classiques. C’est le cas dans cette pièce de
sur la scène permettent de retrouver ces divisions classiques. C’est le cas dans cette pièce de

Séquence 8

séance 3

D
D

Orthographe : distinguer qu’elle(s) et quel(le)(s)

1- « Quel sera-t-il, mon bonheur ? Quelle femme heureuse deviendra-t-elle, la petite Antigone ? Quelles pauvretés faudra-t-il qu’elle fasse elle aussi ? »

a) Parmi les homophones grammaticaux soulignés, quel est l’intrus ? Pourquoi ?

b) Encadre le nom auquel se rapporte chacun des trois premiers mots soulignés. Que remarques-tu ?

c) Dans quel type de phrase ces homophones sont-ils employés ici ?

Compare tes réponses avec celles du corrigé puis lis et recopie le « Je retiens » qui suit afin de le mémoriser.

j e retiens

Je retiens » qui suit afin de le mémoriser. j e retiens Qu’elle(s) et quel(le)(s) .

Qu’elle(s) et quel(le)(s).

• Quel(le)(s) : déterminant interrogatif ou exclamatif / pronom interrogatif qui s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte :

Ex : Quel personnage préfères-tu ?

• Qu’elle(s) : contraction de la conjonction de subordination que ou du pronom relatif que + elle(s) :

Ex : Antigone sait qu’elle va bientôt mourir.

Entraîne-toi en effectuant l’exercice suivant.

2- Complète les phrases suivantes par quel(le)(s) ou qu’elle(s) en accordant si nécessaire.

a) Créon ne sait plus

b) Antigone,

c) Ismène voudrait

d) Dans

e) est le personnage le plus sympathique de la pièce ?

argument utiliser.

femme courageuse !

renonce à son projet.

souffrances la mort de sa sœur va la précipiter !

Vérifie maintenant tes réponses avant de passer à la séance 4.

Tu liras dans ton édition d’Antigone les pages 99 à 105, jusqu’à la didascalie « Il est sorti en courant. », afin de préparer la séance suivante.

séance 4 —

Séquence 8

Séance 4

séance 4 — Séquence 8 Séance 4 Analyser la relation Créon / Hémon Durée approximative :

Analyser la relation Créon / Hémon

Durée approximative : 1h

À la fin de la confrontation entre Créon et Antigone, Ismène entre sur scène et annonce qu’elle veut partager le sort de sa sœur. Antigone refuse. Poussé à bout et insulté, Créon appelle ses gardes qui emmènent Antigone. Le personnage du chœur, dont tu analyseras le rôle dans la séance 6, entre alors sur scène. Il vient faire des reproches à Créon, lorsque surgit Hémon. Dans cette séance, tu analyseras la relation complexe qu’entretiennent Créon et son fils.

Prends maintenant ton cahier. Note le numéro et le titre de la séance en rouge. Souligne-les. Fais ensuite le travail demandé.

Numérote de 5 en 5 et lis le texte des pages 100 à 105, de la réplique de Hémon « Père ! » (qui sera la ligne 1) à la réplique de Hémon « Antigone ! Antigone ! Au secours ! ».

Réponds aux questions suivantes afin de vérifier que tu as bien compris ce texte.

A
A

L’expression de l’impuissance tragique

1- a) Que vient demander Hémon à son père ?

b) « J’ai tout essayé pour la sauver […] » (l. 4, p. 101) : es-tu d’accord avec cette déclaration de Créon ? Justifie ta réponse.

c) En quoi, selon Créon, Antigone est-elle responsable de cet échec ?

d) Relève, dans les lignes 10 à 22 (pp. 101-102), trois raisons invoquées par Créon pour ne pas sauver Antigone.

e) Dans la phrase de Créon « Ils diront que ce n’est pas vrai. » (l. 16), à qui renvoie le pronom personnel « ils » ?

f) Quelle influence ces personnages ont-ils sur la décision de Créon ?

2- a) Dans l’échange entre Créon et le chœur (l.14 à 22), relève l’expression qui est répétée par Créon.

b) Quel effet produit cette répétition ?

c) « Je suis le maître avant la loi. Plus après. » (l. 24, p. 102) : que veut dire Créon par ces phrases ?

Vérifie tes réponses dans le livret de corrigés avant de poursuivre ton travail.

Séquence 8

séance 4

Analyser la relation père-filsSéquence 8 — séance 4 1- a) Observe les verbes employés dans les trois premières répliques

1- a) Observe les verbes employés dans les trois premières répliques (lignes 1 à 7). Quel mode verbal traduit la tension entre Hémon et Créon ?

b) Classe les didascalies suivantes dans le tableau, selon qu’elles se rapportent à Créon ou à Hémon : court à lui, l’embrasse / le détache de lui / le tient plus fort / se jetant dans ses bras /s’arrache de ses bras / crie, tentant de s’arracher à son étreinte.

 

Début de l’extrait

Fin de l’extrait

Créon

Hémon

c) Quelle évolution peux-tu remarquer dans l’attitude des deux personnages, entre le début et la fin de l’extrait ?

2- a) À la fin de l’extrait, quelle représentation Hémon se fait-il du pouvoir de son père ? Relève une expression à l’appui de ta réponse.

b) Relève, dans la réplique des lignes 48 à 53, pp. 103-104 (« Cette grande force […] tu crois ? »), les expressions employées par Hémon pour désigner son père.

c) Dans la réplique des lignes 60 à 67, p. 104 (« Père, ce n’est pas vrai ! […] si je ne peux plus t’admirer. »), quel sentiment Hémon souhaite-t-il continuer à ressentir pour son père ?

3- a) Relève les expressions par lesquelles Créon désigne Hémon aux lignes 2 et 41. Que révèlent-elles sur la manière dont Créon considère encore Hémon ?

b) Relis la réplique de Créon lignes 27 à 29 (p. 102) : de quelle qualité Hémon doit-il maintenant faire preuve selon son père ?

c) En quoi consiste pour Créon le fait de « devenir un homme » (l. 70, p. 105) ?

d) Selon toi, Hémon se montre-t-il courageux à la fin de cette scène ? Justifie ta réponse en t’appuyant notamment sur sa dernière réplique (l. 72, p. 105).

Tu peux maintenant comparer tes réponses avec celles contenues dans le corrigé.

Exercice de réécrituretes réponses avec celles contenues dans le corrigé. Réécris le passage « Et te voilà, devant

Réécris le passage « Et te voilà, devant moi avec ces larmes… » à « ce sera fini. » (l. 39 à 44, page 103) en remplaçant la 2 e personne du singulier par la 2 e personne du pluriel.

Vérifie tes réponses avant de passer à la séance suivante.

Pour préparer la séance 5, prends ton édition d’Antigone et lis les pages 105 à 117, jusqu’à la didascalie se terminant par « Ils sortent tous. »

séance 5 —

Séquence 8

Séance 5

séance 5 — Séquence 8 Séance 5 Comprendre l’enjeu d’une scène : Antigone et le garde

Comprendre l’enjeu d’une scène : Antigone et le garde

Durée approximative : 2h

Aux reproches du chœur et aux supplications de son fils, Créon a répondu qu’il n’y avait rien à faire et qu’Antigone voulait mourir. Antigone se retrouve seule avec le garde, en attendant son châtiment. Cette rencontre, qui n’existe pas chez Sophocle, a été inventée par Jean Anouilh. Dans cette séance, tu découvriras l’enjeu de cette scène en étudiant le pathétique du personnage d’Antigone, et un aspect du tragique moderne : l’art des contrastes. Tu travailleras également sur les modalisateurs.

Prends maintenant ton cahier. Note le numéro et le titre de la séance en rouge. Souligne-les. Fais ensuite le travail demandé.

Numérote de 5 en 5 et relis attentivement le texte des pages 110 à 116, de « Tu crois qu’on a mal pour mourir ? » jusqu’à « Oui, c’est tout ».

Pour vérifier ta bonne compréhension de la scène, réponds maintenant aux questions qui suivent.

A
A

Un face à face inhabituel

1- a) En quoi le garde est-il un interlocuteur différent des autres pour Antigone ?

b) Relis les deux premières répliques d’Antigone (lignes 1 et 6). Quel sentiment traduisent-elles ?

c) Relis les deux premières répliques du garde (l. 2 à 5 et l. 7 à 9). Est-il touché par la situation d’Antigone ? Justifie ta réponse.

2- a) Quel service Antigone lui demande-t-elle (pp. 112-113) ?

b) Le garde accepte-t-il immédiatement ? Pourquoi ?

c) Comment parvient-elle à le convaincre ?

d) Quelle condition le garde met-il avant d’accepter de lui rendre ce service ?

e) À partir de la page 114, pourquoi certaines répliques du garde sont-elles entre guillemets ?

3- a) Concentre-toi sur les répliques du garde, aux lignes 2 à 5 (p. 111), 40 (p. 113) et 42 à 48 (p. 113). Quelles sont ses préoccupations ?

b) À quelle activité se livre-t-il au début de la scène ? Relève la didascalie qui l’indique.

c) Cette activité te semble-t-elle familière ou noble ?

d) Voici une série d’adjectifs qualificatifs. personnage du garde.

Encadre
Encadre

ceux qui peuvent caractériser le

Amical – indifférent – égoïste – serviable – sensible – avide – grossier – courageux – peureux.

Séquence 8

séance 5

Vérifie maintenant tes réponses en consultant le livret de corrigés puis poursuis ton travail.

B
B

Antigone : un personnage pathétique

1- a) « Elle est toute petite au milieu de la grande pièce nue. On dirait qu’elle a un peu froid. Elle s’entoure de ses bras. Elle murmure. » (l. 13 à 15, p. 111). Quels aspects du personnage d’Antigone cette didascalie met-elle en valeur ?

b) « Ô lit nuptial ! » (l. 12) : quelle figure de style est employée dans cette expression pour désigner le lieu où Antigone sera enterrée vivante ? À quoi la mort d’Antigone est- elle ainsi associée ?

c) Quelle dimension la citation de Sophocle, aux lignes 12-13, donne-t-elle au personnage ?

d) Comment peut-on expliquer l’expression qu’Antigone emploie aux lignes 49-50 (p. 114) : « C’est trop laid, tout cela, tout est trop laid. » ?

2- Concentre-toi sur le contenu de la lettre d’Antigone (pp. 114-116).

a) Relie à chaque sentiment exprimé l’expression qui lui convient.

La peur

Le doute

L’amour

Le regret

« Je t’aime … »

« Je le comprends seulement maintenant combien c’était simple de vivre … »

« Je ne sais plus pourquoi je meurs. »

« c’est terrible maintenant […] J’ai peur … »

b) Lequel de ces sentiments Antigone fait-elle disparaître dans la version définitive de la lettre ?

c) Selon toi, pourquoi n’exprime-t-elle pas ce sentiment ?

d) Antigone est-elle toujours aussi certaine d’avoir fait le bon choix ? Relève deux expressions qui le montrent.

e) Quelle impression cette lettre peut-elle produire sur le spectateur ? Justifie ta réponse.

Tu peux maintenant comparer tes réponses avec celles du corrigé. Ensuite, recopie et apprends le « Je retiens » qui suit.

j e retiens Le pathétique du héros tragique. Le pathétique est l’expression de ce qui
j e retiens Le pathétique du héros tragique. Le pathétique est l’expression de ce qui

j e retiens

j e retiens
j e retiens Le pathétique du héros tragique. Le pathétique est l’expression de ce qui est
j e retiens Le pathétique du héros tragique. Le pathétique est l’expression de ce qui est
j e retiens Le pathétique du héros tragique. Le pathétique est l’expression de ce qui est
j e retiens Le pathétique du héros tragique. Le pathétique est l’expression de ce qui est

Le pathétique du héros tragique. Le pathétique est l’expression de ce qui est propre à émouvoir vivement, à susciter la pitié ou la compassion. Le héros tragique est un être marqué par le malheur. Luttant contre des forces qui le dépassent, il doit inspirer au spectateur de la terreur et de la pitié. Le héros tragique est déchiré par une décision qu’il doit prendre et qui le conduit vers sa perte. La situation exceptionnelle dans laquelle il se trouve le place dans une solitude radicale. Le monde qui l’entoure ne le comprend pas. C’est bien le cas ici de la figure d’Antigone qui suscite la compassion du spectateur, dans une scène qui met en évidence l’isolement de l’héroïne à l’heure de sa mort.

la compassion du spectateur, dans une scène qui met en évidence l’isolement de l’héroïne à l’heure
la compassion du spectateur, dans une scène qui met en évidence l’isolement de l’héroïne à l’heure

séance 5 —

Séquence 8

Le tragique moderne : l’art des contrastesséance 5 — Séquence 8 1- a) « Un silence. Le Garde se fait une chique

1- a) « Un silence. Le Garde se fait une chique. » (p. 111). Dans cette didascalie, quel effet produit le rapprochement de ces deux énoncés ?

b) Relis les répliques du garde aux lignes 55 (p. 114), 67-69 et 71-72 (p. 115). Ces répliques te semblent-elles appropriées à la gravité de la situation d’Antigone ? Justifie ta réponse.

c) D’après tes réponses précédentes, pourquoi peut-on dire que la solitude d’Antigone est accentuée par cette scène ?

2- Observe les didascalies se rapportant au garde de la ligne 51 à la fin de l’extrait.

a) Quel adjectif est employé pour qualifier sa voix lorsqu’il relit ce qu’il a écrit ?

b) Cette voix correspond-elle au message d’Antigone qu’il répète ?

c) Quels gestes ou attitudes du garde évoquent un élève pendant une dictée ?

d) À quel genre théâtral ce personnage du garde pourrait-il appartenir ?

Vérifie tes réponses dans le corrigé, puis recopie et mémorise le « Je retiens » qui suit.

j e retiens Le tragique moderne : l’art des contrastes. Le tragique moderne se caractérise
j e retiens Le tragique moderne : l’art des contrastes. Le tragique moderne se caractérise

j e retiens

j e retiens
j e retiens Le tragique moderne : l’art des contrastes. Le tragique moderne se caractérise par
j e retiens Le tragique moderne : l’art des contrastes. Le tragique moderne se caractérise par
j e retiens Le tragique moderne : l’art des contrastes. Le tragique moderne se caractérise par
j e retiens Le tragique moderne : l’art des contrastes. Le tragique moderne se caractérise par
Le tragique moderne : l’art des contrastes. Le tragique moderne se caractérise par le mélange
Le tragique moderne : l’art des contrastes. Le tragique moderne se caractérise par le mélange

Le tragique moderne : l’art des contrastes. Le tragique moderne se caractérise par le mélange des registres. Le personnage burlesque du garde, sorti tout droit de la comédie, avec sa grossièreté et sa lourdeur, offre un contrepoint comique au pathétique de la situation. Sa présence renforce par contraste la solitude tragique du personnage d’Antigone.

Les modalisateurscontraste la solitude tragique du personnage d’Antigone. 1- Phrase 1 : « Je crois que j’ai

1- Phrase 1 : « Je crois que j’ai entendu dire […] qu’ils allaient vous murer dans un trou. »

Phrase 2 : « C’est trop laid, tout cela, tout est trop laid. »

Phrase 3 : « J’ai peur que nous n’ayons plus le temps… »

a) Dans quelle phrase le locuteur exprime-t-il un jugement de valeur, un doute, un sentiment ?

b) Souligne dans chaque phrase les indices qui t’ont permis de répondre.

Compare tes réponses avec celles contenues dans le livret de corrigés puis lis et recopie le « Je retiens » suivant afin de le mémoriser.

Séquence 8

séance 5

j e retiens

Séquence 8 — séance 5 j e retiens La modalisation. • Un énoncé peut être objectif

La modalisation.

• Un énoncé peut être objectif (neutre) et faire un simple constat, ou subjectif et traduire un point de vue :

Ex. : Antigone est une jeune femme. (constat objectif) Antigone est une jeune femme admirablement courageuse. (point de vue subjectif)

• La modalisation consiste à introduire une part de subjectivité dans ce que l’on dit en exprimant un sentiment de doute ou de certitude par rapport à ce que l’on dit, ou un jugement de valeur. Pour cela, on utilise des modalisateurs. èLe doute peut être exprimé par des adverbes (peut-être, sans doute…), des verbes comme sembler, paraître, devoir, par le conditionnel.

Ex. : Antigone aurait été arrêtée par les gardes. Elle sera sans doute conduite devant Créon. èLa certitude peut être exprimée par des adverbes (certainement…), des verbes comme assurer, certifier. Ex. : Je vous assure qu’Antigone a été arrêtée par les gardes. èLe jugement de valeur peut être :

- un jugement péjoratif : exprimé par un lexique péjoratif, des adverbes, ou des figures de style. Ex. : « C’est trop laid, tout cela. »

- Un jugement mélioratif : exprimé par un lexique mélioratif, des adjectifs au superlatif, des adverbes, ou des figures de style qui mettent en valeur une personne ou une action. Ex. : Antigone est la meilleure pièce de Jean Anouilh.

Entraîne-toi en effectuant l’exercice qui suit.

2- Souligne les modalisateurs dans les phrases suivantes.

a) Malheureusement, Antigone n’a pas échappé à son destin.

b) Il est possible que Créon regrette à tout jamais sa décision.

c) Le garde est un personnage égoïste et grossier.

d) Antigone est une héroïne très attachante.

e) Je peux vous assurer que j’ai lu d’une traite cette pièce passionnante.

Vérifie maintenant tes réponses avant de poursuivre ton travail.

E
E

Expression écrite

Pour conclure cette séance, tu vas faire un petit exercice d’écriture.

Tu vas réécrire cette scène d’un autre point de vue. Le garde rentre chez lui le soir et raconte à sa femme la scène à laquelle il a assisté. Il expliquera par exemple comment Antigone lui a dicté une lettre. Tu écriras cette scène sous la forme d’un texte théâtral d’une quinzaine de lignes, en utilisant des didascalies.

séance 5 —

Séquence 8

Pour réussir cet exercice tu dois :

- Inventer les répliques du garde rapportant la scène avec Antigone

- Imaginer les réactions de la femme du garde

- Adopter la présentation d’un texte théâtral

- Respecter ce que tu sais du caractère du garde (exemple : son indifférence)

- Proposer quelques didascalies que tu souligneras (portant sur le ton des paroles et l’attitude des personnages)

- Vérifier l’orthographe, les accords sujet/verbe et la ponctuation.

Fais d’abord cet exercice sur ta feuille de brouillon. Vérifie ensuite que tu as bien respecté les consignes en complétant le tableau ci-dessous.

Je vérifie que …

Fait

J’ai inventé les répliques du garde rapportant la scène avec Antigone.

 

J’ai imaginé les réactions de la femme du garde.

 

J’ai adopté la présentation d’un texte théâtral.

 

J’ai respecté ce que je sais du caractère du garde.

 

J’ai proposé quelques didascalies (portant sur le ton des paroles et l’attitude des personnages).

 

J’ai vérifié l’orthographe, les accords sujet/verbe et la ponctuation.

 

Si toutes les consignes ont été respectées, recopie ton dialogue de théâtre sur ton cahier. Lis ensuite dans le corrigé un exemple de ce qu’il était possible d’écrire.

Pour préparer la prochaine séance, achève ta lecture de la pièce.

Séquence 8

séance 6

Séance 6

Séquence 8 — séance 6 Séance 6 Étudier une fin pathétique Durée approximative : 1h30 Après

Étudier une fin pathétique

Durée approximative : 1h30

Après avoir dicté sa lettre d’adieu à Hémon, Antigone a été emmenée par les autres gardes. Nous ne la verrons plus. C’est alors qu’arrivent le chœur et le messager. Le piège s’est refermé sur tous les personnages et l’annonce du Prologue se réalise. Dans cette séance, tu étudieras le dénouement pathétique de la pièce à travers le récit du messager et les interventions du chœur.

Prends maintenant ton cahier. Note le numéro et le titre de la séance en rouge. Souligne-les. Fais ensuite le travail demandé.

Relis maintenant le texte, de la page 117 « Le Chœur entre soudain. Là ! C’est fini pour Antigone. » jusqu’à la page 123, au milieu de la réplique du chœur « […] Morts pareils, tous, bien raides, bien inutiles, bien pourris […] ». Numérote bien les lignes de 5 en 5.

Maintenant que tu as bien lu ce texte, réponds aux questions ci-dessous.

A
A

Une fin pathétique

1- a) Trois personnages meurent à la fin de la pièce. Qui annonce leur mort ?

Le chœur

Le messager

Mort d’Antigone

Mort de Hémon

Mort d’Eurydice

b) Comment sont morts ces trois personnages ?

Antigone

En se coupant la gorge

Hémon

En se pendant

Eurydice

En se plongeant une épée dans le ventre

c) Quel est le point commun à ces trois morts ?

d) Relève dans l’extrait que tu as numéroté deux expressions désignant le sang répandu près des victimes.

e) Pourquoi ces trois morts ne sont-elles pas représentées sur la scène de théâtre ?

séance 6 —

Séquence 8

2- a) Quel objet Antigone a-t-elle utilisé pour mourir ?

b) En quoi cet objet évoque-t-il la part d’Antigone liée au monde de l’enfance ?

c) Dans la réplique du messager, lignes 30 à 38 p. 119 (« Hémon ne l’entend pas […] comme la lame. »), relève deux expressions qui soulignent l’aspect enfantin d’Hémon.

d) Selon toi, pourquoi l’auteur emploie-t-il ces références à l’enfance pour présenter les deux personnages ? Quel sentiment cherche-t-il à provoquer chez le spectateur ?

3- a) Relis la réplique de Créon des lignes 44 à 48 (p. 119). Dans quelle attitude les deux amants sont-ils désormais, ainsi « reposés », « si calmes » ?

b) À la fin de la réplique du chœur (l. 58 à 73), quelle impression donne Eurydice, couchée dans son lit ?

c) Précise maintenant à quoi est comparée la mort à la fin de cette pièce. Relève dans une des répliques de Créon (p. 121) deux expressions à l’appui de ta réponse.

d) Quel est l’effet produit sur le spectateur (et le lecteur) par cette comparaison ?

4- a) Relis la dernière réplique du chœur (l. 77). Dans quelle situation se trouve Créon ?

b) Comment peux-tu expliquer la phrase que le roi adresse à son page : « Il faudrait ne jamais devenir grand. » (l. 91-92)

c) D’après tes réponses précédentes, quels sont les deux points communs entre Créon et Antigone à la fin de la pièce ?

Tu peux maintenant vérifier toutes tes réponses dans le corrigé avant de lire et de mémoriser le « Je retiens » suivant.

j e retiens Une fin pathétique. La pièce se termine par l’annonce des trois morts
j e retiens Une fin pathétique. La pièce se termine par l’annonce des trois morts

j e retiens

j e retiens
j e retiens Une fin pathétique. La pièce se termine par l’annonce des trois morts prévues
j e retiens Une fin pathétique. La pièce se termine par l’annonce des trois morts prévues
j e retiens Une fin pathétique. La pièce se termine par l’annonce des trois morts prévues
j e retiens Une fin pathétique. La pièce se termine par l’annonce des trois morts prévues
Une fin pathétique. La pièce se termine par l’annonce des trois morts prévues dès le

Une fin pathétique. La pièce se termine par l’annonce des trois morts prévues dès le discours du Prologue. Plusieurs éléments construisent le pathétique de ce dénouement : les trois morts sont des suicides, Antigone et Hémon sont présentés comme liés au monde de l’enfance, ce qui rend plus cruelle encore leur disparition. Créon se retrouve désormais seul, mais étonnamment calme. L’image du sommeil employée pour décrire la mort traduit l’apaisement qui suit l’accomplissement – prévu, de la tragédie.

employée pour décrire la mort traduit l’apaisement qui suit l’accomplissement – prévu, de la tragédie.
B
B

Le récit du messager

1- a) Délimite le récit du messager en indiquant les numéros des lignes.

b) Quelle particularité grammaticale possède la première phrase de ce récit ? Quel effet cela produit-il ?

c) À quel temps sont conjugués la plupart des verbes employés pour raconter les faits ? Quelle est ici la valeur de ce temps ?

d) Qu’apporte l’emploi de ce temps au récit du messager ?

Séquence 8

séance 6

2- a) Observe l’enchaînement des actions et le rythme du récit. Ce rythme te semble-t-il lent ou rapide ? Justifie ta réponse.

b) Comment la présence d’Hémon dans le tombeau se manifeste-t-elle d’abord ?

c) Pendant la confrontation entre Créon et Hémon, les deux personnages parlent-ils ? Justifie ta réponse.

d) Montre l’importance du regard à ce moment-là en relevant tous les termes qui s’y rapportent.

3- Relis les lignes 39 à 43, p. 119. Pourquoi peut-on dire que le récit du messager permet l’accomplissement du dénouement ?

Vérifie maintenant tes réponses.

Le rôle du chœurdu dénouement ? Vérifie maintenant tes réponses. 1- a) Quel est le rôle de l’intervention du

1- a) Quel est le rôle de l’intervention du chœur dans la réplique des lignes 58 à 73, p. 120 ?

b) Dans les répliques des lignes 77 et 98 (pp. 121-122), à qui s’adresse le chœur ?

2- a) Le chœur fait-il partie des personnages de la pièce ? Comment peux-tu le montrer ?

b) En quoi possède-t-il un statut particulier ?

Consulte maintenant les réponses dans le livret de corrigés puis lis et mémorise le « Je retiens » qui suit.

j e retiens Le chœur dans la tragédie. Dans l’Antiquité grecque, le chœur est un
j e retiens Le chœur dans la tragédie. Dans l’Antiquité grecque, le chœur est un

j e retiens

j e retiens
j e retiens Le chœur dans la tragédie. Dans l’Antiquité grecque, le chœur est un personnage
j e retiens Le chœur dans la tragédie. Dans l’Antiquité grecque, le chœur est un personnage
j e retiens Le chœur dans la tragédie. Dans l’Antiquité grecque, le chœur est un personnage
j e retiens Le chœur dans la tragédie. Dans l’Antiquité grecque, le chœur est un personnage

Le chœur dans la tragédie. Dans l’Antiquité grecque, le chœur est un personnage collectif constitué de quinze choristes qui chantent et dansent. Présent dès le début de la pièce, le chœur s’adresse au public pour présenter les personnages de la tragédie. Il intervient ensuite pour commenter l’action. Le personnage du Prologue, rencontré au début de la pièce, est aussi l’un des visages du chœur. Dans la tragédie contemporaine, il devient un personnage unique et singulier. Il reste le fil conducteur qui présente les personnages, questionne, commente l’action ou porte des jugements.

Il reste le fil conducteur qui présente les personnages, questionne , commente l’action ou porte des
Il reste le fil conducteur qui présente les personnages, questionne , commente l’action ou porte des

Vocabulaire : autour du mot chœur chœur

Le mot chœur vient du grec khoros qui désigne la danse et le lieu où l’on danse. Complète les phrases qui suivent à l’aide des mots issus du radical khor- : choriste – chorégraphe – chorale – chorégraphie.

1- Je me suis inscrit pour chanter dans la

2- Pour régler la précision de ce ballet, le

3- Depuis que sa voix a changé, il n’est plus un aussi bon

4- Dans ce spectacle de danse, les costumes et la

de mon établissement.

a fait un travail remarquable.

sont éblouissants.

Tu peux vérifier tes réponses dans le livret de corrigé, avant de poursuivre ton travail.

séance 6 —

Séquence 8

E
E

Exercice de réécriture

Réécris la fin du récit du messager « Puis soudain il se dresse […] l’embrassant dans une immense flaque rouge. » (l. 30 à 43, p. 119) en conjuguant les verbes au passé simple comme temps dominant.

Compare maintenant tes réponses avec celles du corrigé.

Séquence 8

séance 7

Séance 7

Séquence 8 — séance 7 Séance 7 Analyser les caractéristiques de la tragédie selon Jean Anouilh

Analyser les caractéristiques de la tragédie selon Jean Anouilh

Durée approximative : 1h

Pour terminer cette séquence consacrée à Antigone, tu vas analyser les caractéristiques de la tragédie selon Jean Anouilh. Tu vas lire un monologue prononcé par le chœur au milieu de la pièce et qui constitue un discours sur la tragédie. Tu travailleras également sur le vocabulaire lié à l’univers tragique.

Prends maintenant ton cahier. Note le numéro et le titre de la séance en rouge. Souligne-les. Fais ensuite le travail demandé.

Lis attentivement le texte, et écoutes-en le début à la piste 18 de ton CD.

Pour des raisons liées au respect du droit d’auteur, le texte n’est pas reproduit ici. Il s’agit des pages 53 à 54 de la pièce Antigone de Jean Anouilh (Éditions de la Table Ronde, 1946), de « Et voilà. Maintenant le ressort est bandé » à « Et il n’y a plus rien à tenter, enfin ! ».

A
A

Un discours moderne sur la tragédie

1- Retrouve dans ton édition d’Antigone ce passage situé aux pages 53 à 55.

a) Dans quelle situation se trouve Antigone à ce moment-là ? Tu peux t’appuyer sur la didascalie qui suit immédiatement le monologue du chœur : Antigone est entrée, poussée par les Gardes. (p. 55)

b) Pendant cette intervention du chœur, l’action s’arrête-t-elle ou continue-t-elle ? Justifie ta réponse.

c) Pourquoi peut-on dire que ce discours du chœur intervient à un moment stratégique de la pièce ?

2- a) Repère un anachronisme* dans le premier paragraphe du monologue.

b) « le petit coup de pouce », « Cela roule tout seul », « à gueuler » : à quel niveau de langage appartiennent ces expressions ?

c) De qui le chœur se fait-il le porte-parole ?

3- a) Relève dans le premier paragraphe du monologue les expressions qui assimilent le fonctionnement de la tragédie à un mécanisme implacable.

b) Relève les trois adjectifs employés au début du second paragraphe pour qualifier la tragédie.

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c) Le chœur distingue la tragédie du drame. Attribue à chaque genre ses caractéristiques en reliant les éléments suivants.

Déroulement implacable

Coups de théâtre*

Drame

Gratuit

Utilitaire

Présence d’espoir

Tragédie

Absence d’espoir

d) Quelles images expriment la solitude du héros tragique ?

e) « on n’a plus qu’à crier […] à gueuler à pleine voix ce qu’on avait à dire, qu’on n’avait jamais dit et qu’on ne savait peut-être même pas encore » (l. 21-22) En quoi cette particularité du héros tragique peut-elle s’appliquer à Antigone ? Tu développeras ta réponse dans un petit paragraphe de quelques lignes et tu t’appuieras sur des exemples précis.

Tu peux maintenant vérifier tes réponses avant de recopier et de mémoriser le « Je retiens » qui suit.

j e retiens Le chœur dans la tragédie. Le chœur est ici le porte-parole de
j e retiens Le chœur dans la tragédie. Le chœur est ici le porte-parole de

j e retiens

j e retiens
j e retiens Le chœur dans la tragédie. Le chœur est ici le porte-parole de l’auteur.
j e retiens Le chœur dans la tragédie. Le chœur est ici le porte-parole de l’auteur.
j e retiens Le chœur dans la tragédie. Le chœur est ici le porte-parole de l’auteur.
j e retiens Le chœur dans la tragédie. Le chœur est ici le porte-parole de l’auteur.
Le chœur dans la tragédie. Le chœur est ici le porte-parole de l’auteur. La tragédie
Le chœur dans la tragédie. Le chœur est ici le porte-parole de l’auteur. La tragédie

Le chœur dans la tragédie. Le chœur est ici le porte-parole de l’auteur. La tragédie est présentée à l’aide d’images empruntées au domaine mécanique : elle possède la simplicité et la nécessité d’un mécanisme bien huilé, qu’un petit rien suffit à enclencher. La tragédie est pure parce qu’elle est fatale. À la différence du drame, où l’on peut espérer des rebondissements, la tragédie ne présente aucun espoir. C’est pourquoi elle est « tranquille ». Les personnages n’ont plus qu’à découvrir leur vérité et à l’affirmer par des actes qui les précipitent vers leur perte.

B
B

Vocabulaire : autour du mot fatalité

Utilise le dictionnaire pour faire les exercices suivants :

1- Le nom fatalité vient du latin fatum, qui signifie « destin ». Complète les phrases ci-dessous par les mots de la même famille proposés : fatalement – fatidique – fatal – fataliste.

a) La date

de l’examen approche à grands pas.

b) Cet homme n’essaie même plus de réagir face aux difficultés, il est

c) L’alpiniste n’avait pas vérifié son harnais de sécurité ; cet oubli lui a été

d) Sa conduite était de plus en plus dangereuse ; l’accident devait produire.

2-

Encadre
Encadre

l’intrus dans la liste des adjectifs qualificatifs suivants :

se

Inéluctable – inévitable – salutaire - fatidique – implacable – inexorable

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3- Dans les phrases suivantes, remplace l’adjectif fatal par un des synonymes proposés :

inévitable – mortel – nuisible – décisif

a) À l’heure de l’instant fatal (

), tu ne peux plus te dérober, il faut agir !

b) Cette légère condamnation en justice pourrait être fatale (

c) Malgré toute son expérience, il n’a pu survivre à sa chute fatale (

) à sa carrière.

).

d) La fonte des glaces polaires est la conséquence fatale ( réchauffement climatique.

) du

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8 — Séquence 8 Durée approximative : 1h Séance 8 Je m’évalue Comme à la fin

Je m’évalue

Comme à la fin de chaque séquence, tu vas faire un bilan de ce que tu as appris. Cela te permettra de faire le point sur ce que tu dois savoir, et ce que tu dois être capable de faire pour le devoir. Complète maintenant le tableau suivant. Tu peux bien sûr utiliser ton cours si tu as oublié quelque chose. Quand tu auras fini, prends le corrigé afin de vérifier tes réponses. Il est très important que ce tableau de synthèse ne comporte pas d’erreur.

 

Je connais

 

Je suis capable de

Les différents types d’arguments :

Citer quelques-uns des arguments employés par Créon pour dissuader Antigone d’enterrer son frère :

-

Ceux qui s’adressent à la R et qui ont pour but de C

 

-

Ceux qui font appel aux S qui ont pour but de P

et

-

-

Les homophones Quel(le)(s) et Qu’elle(s)

 

Compléter les phrases suivantes par quel(le)

(s) ou qu’elle(s) en accordant si nécessaire.

 

histoire terrible !

Je sais

finira par comprendre sont ses erreurs.

version d’Antigone as-tu préférée ?

J’ignore ce

avait en tête réellement.

La modalisation qui consiste à introduire une part de S dans un énoncé.

 

Souligner les modalisateurs dans les énoncés suivants :

On peut exprimer

a)

Antigone sera probablement murée dans un trou.

un sentiment de :

b)

Vous devriez lire cette pièce passionnante.

-

D

: peut-être

c)

Heureusement, tout cela n’est qu’une fiction.

-

C

: je suis sûr

d)

Je suppose que la nourrice ne survivra pas à la mort d’Antigone.

Un jugement de V

 

e)

Créon est assurément un roi malheureux.

en employant des termes péjoratifs ou

 

M

Les rôles du chœur dans la tragédie :

Proposer au moins trois mots de la même famille que chœur :

P

les personnages

C

l’action

-

 

-

-

Le vocabulaire autour des mots :

Citer des mots de la famille de loi, formés sur les radicaux leg- ou loy- :

Loi

 

Fatalité

Citer des mots de la famille de fatalité :

Les caractéristiques de la tragédie selon Jean Anouilh, telles qu’elles sont exposées par le

Encadrer les adjectifs qui la définissent :

Propre – pleine d’espoir – reposante – utilitaire – minutieuse – mécanique – hasardeuse- implacable

© Cned, Français 3e

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