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Club

des contrôleurs de gestion


des ministères
économiques et financiers

Mémento
sur les nomenclatures budgétaro-comptables
et analytiques utilisées par le contrôle de gestion

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE,
DE L’INDUSTRIE ET DU NUMÉRIQUE
Mémento sur les nomenclatures budgétaro-comptables
et analytiques utilisées par le contrôle de gestion
Club des contrôleurs de gestion des ministères économiques et financiers

Sommaire

Introduction 3

Partie 1 L
 es nomenclatures budgétaires
et comptables dans l’outil CHORUS 5

Partie 2 Les nomenclatures analytiques dans l’outil CHORUS 13

Partie 3 L
 ’utilisation de ces nomenclatures pour bâtir
des dispositifs de contrôle de gestion 15
2
Conclusion 19

Pour aller plus loin L


 es principaux textes
ou documents de référence 20

Annexe Les comptabilités de l’État 21


Mémento sur les nomenclatures budgétaro-comptables
et analytiques utilisées par le contrôle de gestion
Club des contrôleurs de gestion des ministères économiques et financiers

Introduction
À l’occasion des différents travaux menés par le Club des contrôleurs de gestion en
matière de connaissance des coûts, notamment des fonctions support, des références aux
nomenclatures budgétaro-comptables et analytiques apparaissent de manière récurrente.
Le présent mémento vise à apporter les bases nécessaires à la compréhension de ce cadre.
Il recense ainsi, de manière synthétique, les principales nomenclatures présentant un
intérêt pour les contrôleurs de gestion et illustre, à travers des cas concrets, leur utilisation
par les entités en charge du contrôle de gestion au sein des ministères économiques et
financiers.

• Qu’est-ce qu’une nomenclature ?


Une nomenclature est un système de classification qui permet d’organiser des informa-
tions et d’en faciliter l’exploitation.

• Les nomenclatures dans le contexte du contrôle de gestion au sein du service public


de l’État
Dans l’exercice de sa mission d’aide à la décision, le contrôleur de gestion peut utiliser
différentes nomenclatures, qui peuvent être classées en deux grandes catégories :
-- les nomenclatures budgétaires et comptables, qui s’imposent à tous les acteurs,
participent directement à la mise en œuvre des comptabilités budgétaire et 3
générale,
-- les nomenclatures analytiques, qui viennent les compléter, permettent d’effectuer
un suivi plus fin, notamment dans une perspective d’analyse des coûts d’une
structure, d’une fonction, d’un projet, d’un bien produit ou d’une prestation
réalisée.
• Des nomenclatures mises en œuvre dans CHORUS, le système d’information financière
de l’État
Ces nomenclatures sont mises en œuvre dans le système d’information financière de
l’État, qui repose sur le progiciel CHORUS.
Ce guide s’articule autour de 3 parties :
-- une première partie sur les nomenclatures budgétaires et comptables dans
CHORUS,
-- u ne deuxième partie sur les nomenclatures analytiques dans CHORUS,
-- une troisième partie illustrant, à travers plusieurs cas pratiques, l’utilisation de
ces nomenclatures pour bâtir des dispositifs de contrôle de gestion au sein des
ministères économiques et financiers.
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Comptabilités de l’État, axes


et nomenclatures
La comptabilité de l’État comprend une comptabilité budgétaire, une
comptabilité générale, une comptabilité d’analyse des coûts et le cas
échéant, une comptabilité analytique.
La comptabilité de l’État est un système d’organisation de l’information
financière permettant :
-- d ’établir des comptes réguliers et sincères ;
-- de présenter des états financiers reflétant une image fidèle du
patrimoine, de la situation financière et du résultat à la date
de clôture de l’exercice ;
-- de contribuer à la mesure des coûts des actions ou des services
et de l’évaluation de leur performance.
Pour répondre à ces objectifs, la comptabilité de l’État s’appuie sur
l’outil CHORUS, qui permet notamment de tenir une comptabilité des
dépenses selon deux axes majeurs :
-- un axe dédié au suivi de la nature de dépenses, par titre,
4 catégorie, comptes budgétaires et du plan comptable de l’État
(PCE) ;
-- un axe dédié au suivi de la destination des crédits par mission
– programme – action, activité.
L’annexe n°1 de ce mémento rappelle les objectifs de ces différentes
comptabilités, précisés dans la loi organique n° 2001-692 du 1er août
2001 relative aux lois de finances (article 27) et le décret n°2012-1246
du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable
publique (notamment ses articles 53 et 153).
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Partie 1 - Les nomenclatures budgétaires


et comptables dans l’outil CHORUS
Ces nomenclatures sont utilisées lors de la budgétisation, la programmation et de l’exé-
cution du budget. Les principales nomenclatures budgétaro-comptables utiles pour les
contrôleurs de gestion sont :
-- la nomenclature du cadre de la gestion budgétaire : programme, BOP, UO ;
-- la nomenclature par destination : mission / dotation et programme / action /
sous-action ;
-- la nomenclature des activités ;
-- la nomenclature par nature : titres / catégories.
Ces différentes nomenclatures sont mises en œuvre dans le système d’information
CHORUS, avec une terminologie spécifique décrite dans ce mémento.
La plupart d’entre elles sont obligatoires : dans CHORUS, elles correspondent ainsi à un
« axe » de saisie dit obligatoire.

1. Q
 ui paie ? Quel budget supporte la dépense ?
Le centre financier (axe obligatoire)
Un centre financier est une structure de l’organisation qui a autorité pour engager les
5
dépenses et au sein de laquelle est mis en place et/ou exécuté le budget.
Pour la mise en œuvre de la LOLF, une organisation financière est définie dans chaque
ministère afin d’assurer l’exécution des dépenses et des recettes non fiscales : programme,
budget opérationnel de programme (BOP) et unité opérationnelle (UO).
Les centres financiers sont codifiés dans l’outil CHORUS sous la forme PPPP-BBBB-UUUU,
avec :
-- PPPP : 4 caractères indiquant le programme,
-- BBBB : 4 caractères indiquant le BOP,
-- UUUU : 4 caractères indiquant l’UO,
Illustration : le code 0302-DI13-DI13 correspond à l’UO de la direction interrégionale
des douanes de Marseille, relevant du BOP de même niveau, rattaché au programme
302 « Facilitation et sécurisation des échanges ».

2. P
 our qui ? Qui est le bénéficiaire de la dépense ?
Le centre de coûts (axe obligatoire)
Les centres de coûts désignent les différentes entités organisationnelles ou fonctionnelles
d’un programme, qui sont les bénéficiaires des ressources financières dont l’engagement
résulte des décisions des centres financiers.
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Les centres de coûts sont codifiés dans l’outil CHORUS sous la forme XXXLLLLGGG, avec :
-- XXX : 3 caractères indiquant les types de « services » ou « métiers » destinataires
de la dépense,
-- LLLL : 4 caractères libres ministériels indiquant le service gestionnaire des biens,
-- GGG : 3 caractères indiquant la localisation géographique
llustration : pour le programme 302 « Facilitation et sécurisation des échanges », les
centres de coûts correspondent, pour les services déconcentrés de la douane, aux services
des directions interrégionales (DI) et régionales (DR). Ainsi, le centre de coûts représentatif
de la DR de Marseille est le suivant : DDIDR00013.
Des groupes (ou nœuds) de centres de coûts peuvent également être référencés dans
CHORUS : ils permettent d’obtenir des données agrégées lors des restitutions.
Illustration : pour le programme 302 « Facilitation et sécurisation des échanges », le
groupe DDIDD00010 identifie ainsi l’agrégation des centres de coûts du ressort territorial
de l’inter-région de Marseille.

3. P
 our quoi ? Quelle est la destination de la dépense ?
Le domaine fonctionnel et l’activité (axes obligatoires)

Le domaine fonctionnel (axe obligatoire)


6 Le domaine fonctionnel représente la destination du budget de l’État en missions,
programmes et actions, conformément au cadre fixé par la LOLF pour l’autorisation
parlementaire, au sein des lois de finances.
Les domaines fonctionnels sont codifiés dans l’outil CHORUS sous la forme PPPP-AA-SA,
avec :
-- PPPP = 4 caractères indiquant le code du programme,
-- AA = 2 caractères indiquant le numéro de l’action,
-- SA = 2 caractères indiquant le numéro de la sous action.
Le niveau le plus fin de l’axe destination dans l’outil CHORUS est la sous-action : ce
quatrième niveau est facultatif et permet de détailler les actions en sous-actions pour
répondre aux besoins de suivi de certains programmes.
Illustration : au PLF 2015, le programme 218 « Conduite et pilotage des politiques
économique et financière », rattaché à la mission « Gestion des finances publiques et
des ressources humaines », se décompose ainsi en 4 actions correspondant à autant de
domaines fonctionnels dans l’outil CHORUS :

01 - État-major et politiques transversales


02 - Expertise, audit, évaluation et contrôle
05 - Prestations d’appui et support
07 - Pilotage des finances publiques et projets interministériels
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L’activité (axe obligatoire)


La programmation budgétaire et le référentiel d’activités
La programmation budgétaire a pour objectif, pour chaque programme du budget
de l’État, de mettre en adéquation l’activité prévisionnelle des services avec les cré-
dits (hors dépenses de personnel) notifiés et attendus, pour au moins deux années.
Cette programmation, déclinée par budget opérationnel de programme, est effec-
tuée selon un référentiel d’activités propre à chaque programme. Elle est rendue
obligatoire par le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion
budgétaire et comptable publique.
Une activité, au sens de la programmation budgétaire, correspond à une tâche ou
un ensemble de tâches opérationnelles mises en œuvre par les services. Elle est le
niveau de programmation de l’ensemble des ressources budgétaires au sein des
budgets opérationnels de programme et des unités opérationnelles.
Une circulaire de la direction du budget définit les modalités de la programmation
budgétaire (circulaire du 21 octobre 2011). Aux termes de cette circulaire, une
activité de programmation doit répondre à plusieurs critères :
-- consommer une ressource budgétaire (en crédits et/ou en emplois) : les
dépenses doivent pouvoir être imputées directement sur une (ou plusieurs)
activité(s),
-- correspondre à des dépenses majoritairement imputables à un seul titre
budgétaire,
7
-- pouvoir être suivie en gestion, sans recours à des clés de ventilation
(contrairement à la mise en œuvre des activités au sens de la méthode
ABC, cf. infra),
-- donner une dimension supplémentaire à l’information sur la dépense, sans
redondance avec une information déjà existante, issue des autres axes.
L’activité apparaît dans l’outil CHORUS sous la dénomination de « programme de
financement ».
La nomenclature d’activités est construite de telle sorte que chaque dépense puisse
être directement rattachée à une activité. Chaque activité doit correspondre à des
dépenses de préférence imputées sur un seul titre de la nomenclature par nature et
doit être reliée à une seule action ou sous-action de la nomenclature par destination.
Les activités peuvent être permanentes (services régaliens, transferts / interventions
récurrents ou fonctions support) ou non (certaines dépenses d’interventions, projets).
Les activités doivent permettre d’identifier a minima les dépenses relatives aux trois
principaux domaines de fonctions support :
-- l’immobilier,
-- le fonctionnement courant (logistique et gestion RH),
-- l’informatique et les télécommunications.
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Point d’attention :
Pour le contrôleur de gestion, il convient de distinguer a priori l’activité, au sens de la
programmation budgétaire, de l’activité au sens de la méthode d’analyse des coûts à
base d’activité dite « méthode ABC ». Dans la méthode ABC1, l’activité se définit comme
un ensemble de tâches attribuées à une personne, à une machine ou à un groupe de
personnes ou de machines. Les activités, regroupées en processus, consomment des
ressources pour produire des services. La répartition des ressources consommées entre
les activités repose sur la mise en œuvre d’inducteurs de coûts (ex. unités d’œuvre) et
implique généralement le recours à des clés.
Ainsi, une activité, au sens de la programmation budgétaire, peut correspondre à une
activité au sens de la méthode ABC, sans cependant que cela soit systématique.
Illustration : les référentiels d’activités concernant les ministères économiques et finan-
ciers sont consultables à l’adresse suivante : http://chorus.alize/files/live/sites/chorus/
files/contributed/Chorus/A_votre_service/Organisation_Financiere/Referentiels/
Ref-budgetaire/1_Chorus_Liste_Activites_MEF_2014_08_01.xls
Le référentiel d’activités actuellement utilisé par le programme 220 « Statistiques et études
économiques » (responsable de programme : Insee), est ainsi construit :

Programme
Type de prog. Domaine
8 de finan-
Programme de
cement = =
Désignation Description de de
Type finance-
prog. de
Domaine
fonction-
financement Désignation Description ment (*) (*) fonctionnel
nel lié
activité financement
activité lié
0220000001 Mission regalienne hors HP Mission regalienne hors recensement OB
022000000101 Coor met dif inf sta Coordin. Met dif inform statistique ACT 0220-01-01
022000000102 Repertoires Comptes Repertoires et comptes ACT 0220-01-01
0220000002 Recencemt population Recencement de la population OB
022000000201 Recenc pop dep T3 Depenses fonctionnement du recenc pop ACT 0220-01-02
022000000202 Dot for com metr DOM Dot forf communes metro DOM ACT 0220-01-02
022000000203 Dot recenc COM Dot recencement pour les COM ACT 0220-01-02
0220000003 Enquetes statistique Enquetes statistiques OB
022000000301 Sta ent etu syn eco Statistiques entrep etudes synth eco ACT 0220-02-01
022000000302 STA DEMO RES CON-VIE Sta etud soc demo res condit de vie ACT 0220-03
022000000303 Sta et s emp rev for Sta etud soc emploi revenu formation ACT 0220-03
0220000004 Dep soutien hors imm Depenses soutien hors immobilier OB
022000000401 Fonct informatique Fonctionnement informatique ACT 0220-05
022000000402 Invest informatique Investissement informatique ACT 0220-05
022000000403 Fonct courant sup Fonctionnement courant support ACT 0220-05
0220000005 Dépenses immobilières-Immobiler Immobilier OB
022000000501 Loyers budgetaires Loyers budgetaires ACT 0220-05
022000000502 Loyers prives-charg Loyers prives et charges connexes ACT 0220-05
022000000503 Gestion de parc Gestion de parc ACT 0220-05
0220000006 Action regionale Action regionale OB
022000000601 Action regionale Action regionale ACT 0220-06
(*) OB : opération budgétaire - ACT : activité
Depuis, l’exercice budgétaire 2013, l’Insee utilise un référentiel d’activités en 15 postes
(apparaissant en caractères gras dans le tableau précédent). Auparavant, le référentiel
comportait 32 activités qui reprenaient les grandes têtes de chapitre de la nomenclature
des « travaux » (ou « codes PAT ») qui était le référentiel de base de l’Insee.

1
Pour en savoir plus sur la méthode ABC :) http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/
performance-gestion-publiques/controle-gestion/approfondir/centre-ressources-interministeriel-
controle-gestion-cri-cg/qualite-controle-gestion/methode-abc (site internet du Forum de la
performance, direction du Budget)
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Cette modification de nomenclature d’activités a été élaborée pour plusieurs raisons :


-- réduire le nombre d’items pour aller de l’analyse de la dépense passée à la
programmation de la dépense à venir, comme souhaité par la direction du budget,
-- revoir certains items pour pouvoir comparer les dépenses de différents programmes
budgétaires sur des postes communs (essentiellement les dépenses immobilières
et informatiques).
Les principes de ce nouveau référentiel d’activités sont les suivants :
-- rattacher chacun des 15 postes à une seule action (une nomenclature emboîtable),
-- mélanger une approche « travaux » (recensement, action régionale, comptes)
et une approche « nature de la dépense » (loyers budgétaires, gestion de parc,
entretien immobilier),
-- distinguer les dépenses de fonctionnement et d’investissement pour le
recensement de la population et l’informatique,
-- rassembler dans un seul poste (fonctionnement courant) toutes les dépenses
transversales.
Pour ce dernier point, ce regroupement est notamment rendu possible par le fait que l’In-
see renseigne dans CHORUS l’axe ministériel 1 (explicité dans la partie 2 de ce mémento),
le « code PAT » des travaux. Ainsi, une dépense de fonctionnement pourra être précisée
par le croisement du code activité avec l’axe ministériel 1.
9
Mise en place de la nouvelle nomenclature d’activités :
Une note présentant cette nouvelle nomenclature et faisant des recommandations pour
la bonne imputation a permis d’aider les gestionnaires à s’approprier cette nouvelle
nomenclature.
Ce référentiel a été recodifié automatiquement pour les dossiers dont la gestion avait
débuté en 2012.

Bilan après 2 années d’utilisation de cette nomenclature d’activités :


Désormais, en interne, le plan de financement des différents centres de coût est présenté
avec un tableau croisant le code activité (15 postes) et la nature des dépenses (18 postes).
Ce référentiel d’activités ayant démontré sa pertinence, l’Insee le conservera pour les
prochaines années.

4. Q
 uelle nature de dépenses ?
Le compte budgétaire (axe obligatoire)
La nature de dépenses correspond aux différents biens, services et prestations qui font
l’objet d’une traduction financière dans la comptabilité.
Le compte budgétaire porte la nomenclature par nature : titre / catégorie / compte du
plan comptable de l’État (« compte PCE »).
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La nomenclature des comptes PCE est consultable sur l’intranet ministériel « CHORUS aux
finances » : http://chorus.alize/files/live/sites/chorus/files/contributed/Chorus/A_votre_
service/Organisation_Financiere/Referentiels/Ref-comptable/5_PCE_Referentiel_
V34_20140506_diapason.xlsm

Les charges budgétaires de l’État sont réparties en sept titres.


Chaque titre est décomposé en catégories de dépenses. Par exemple, les dépenses de
fonctionnement qui relèvent du titre 3 « Dépenses de fonctionnement », comprennent
deux catégories de dépenses : les dépenses de fonctionnement autres que celles de
personnel (catégorie 31) et les subventions pour charges de service public (catégorie 32).

Titres budgétaires Catégories budgétaires

Dotations
Titre 1
des pouvoirs publics

21 Rémunérations d’activité
Dépenses
Titre 2 22 Cotisations et contributions sociales
de personnel
23 Prestations sociales et allocations diverses

Dépenses 31 Dépenses de fonctionnement autres que de personnel


10 Titre 3
de fonctionnement 32 Subventions pour charges de service public (SCSP)

41 Intérêts de la dette financière négociable


Titre 4 Charges de la dette 42 Intérêts de la dette financière non négociable
43 Charges financières diverses

Dépenses 51 Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État


Titre 5
d’investissement 52 Dépenses pour immobilisations incorporelles de l’État

61 Transferts aux ménages


62 Transferts aux entreprises
Dépenses
Titre 6 63 Transferts aux collectivités territoriales
d’intervention
64 Transferts aux autres collectivités
65 Appels en garantie

Dépenses 71 Prêts et avances


Titre 7 d’opérations 72 Dotations en fonds propres
financières 73 Dépenses de participations financières

Chaque compte PCE est rattaché à un titre et à une catégorie. À titre d’exemple, le
compte PCE 6062100000 (achat non stocké d’eau) est rattaché au titre 3 (dépenses
de fonctionnement) et à la catégorie 31 (dépenses de fonctionnement autres que de
personnel).
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La nomenclature des achats :


les groupes de marchandises
La nomenclature des achats s’inscrit dans le cadre de l’amélioration
des pratiques d’achat et repose désormais sur l’identification de 370
groupes de marchandises, qui représentent des familles de biens ou
services ayant des caractéristiques communes.
Cette nomenclature est structurée en domaines (31 domaines), seg-
ments et sous-segments ou groupe de marchandises (GM). Elle identifie,
pour chaque compte PCE, un ou plusieurs groupes de marchandises
(GM), un groupe de marchandises ne renvoyant qu’à un seul compte
PCE.
En contrôle de gestion, les groupes de marchandises peuvent être
utilisés dans le suivi de certains coûts.

Le compte PCE permet ainsi à la fois :


-- l’enregistrement des charges en comptabilité générale,
-- l’imputation des dépenses sur l’axe nature des dépenses budgétaires à un niveau
de détail plus fin que les catégories budgétaires. 11
Les groupes de marchandises permettent dans certains cas un suivi plus fin que les
comptes PCE.

5. Autres axes
• La tranche fonctionnelle
L’article 8 de la LOLF indique que « pour une opération d’investissement, l’autorisation
d’engagement couvre un ensemble cohérent et de nature à être mis en service ou exé-
cuté sans adjonction ».
La « tranche fonctionnelle d’investissement » est le support d’une affectation d’autorisa-
tions d’engagement sur un projet dont la réalisation s’effectuera sur plusieurs années et
pourra nécessiter des engagements juridiques répartis sur plusieurs exercices. Une tranche
fonctionnelle (TF) inclut ainsi le montant total des crédits qu’il sera nécessaire d’engager
pour une opération d’investissement. Il existe donc un référentiel de TF, utilisé pour
l’affectation, le retrait et le report dans le nouvel exercice des TF et l’exécution sur les TF.
Les TF sont créées ou modifiées dans CHORUS par les gestionnaires ministériels.
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La codification des TF est la suivante :


-- « TF » + 6 caractères alphanumériques (8 caractères).
L a numérotation est incrémentale et automatique. Elle est interministérielle mais propre
à un périmètre financier. Il n’y a pas de tranches de numéros réservés par ministère.
La création d’une TF nécessite la saisie de différentes informations. L’utilisateur suit la
procédure suivante :
-- Saisie de la désignation de la TF.
-- Saisie des données relatives à la TF :
>> Une description et une désignation permettant d’associer un libellé à la TF,
>> Les dates d’effet (date de début de validité, date de fin de validité, date
d’expiration) définissant l’intervalle de validité,
>> Le groupe d’autorisations permettant de définir les habilitations sur la TF,
>> Les attributs de la TF.

Attribution des autorisations A remplir par « TF »


communes à tous les suivi du code du Champ
Groupe
programmes de financement programme choisi Alphanum.
autorisations
auxquels est affecté le même par l’administrateur Taille : 10
groupe d’autorisations. ministériel.

12
Illustration : La nomenclature des tranches fonctionnelles est utilisée par le pôle contrôle
de gestion de la sous-direction du cadre de vie (service de l’environnement profession-
nel, au Secrétariat général) pour suivre les dépenses liées aux opérations immobilières
d’investissement pluriannuelles. Une analyse précise des coûts de plusieurs opérations
immobilières considérées comme stratégiques est effectuée, par l’intermédiaire de
tableaux de bord, environ tous les trimestres.

• Le fonds
Le fonds désigne la source de financement : fonds européens, fonds de concours et
attributions de produits pour le budget général, les budgets annexes (excepté pour les
recettes non fiscales) et les comptes spéciaux dotés de crédits.
Dans CHORUS, cette information doit être obligatoirement saisie, même lorsque la dépense
n’est pas imputée sur un fonds. Dans ce cas, la valeur à saisir est N/A (valeur par défaut).
Les fonds de concours sont constitués, d’une part, par des fonds à caractère non fiscal
versés par des personnes morales ou physiques pour concourir à des dépenses d’intérêt
public et, d’autre part, par les produits de legs et donations attribuées à l’État.
Les attributions de produits sont les recettes tirées de la rémunération de prestations
régulièrement fournies, par un service de l’État.
À ce jour, la nomenclature des fonds n’est pas utilisée par les entités en charge du
contrôle de gestion.
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Partie 2 - Les nomenclatures analytiques dans l’outil


CHORUS
Les nomenclatures analytiques permettent d’effectuer un suivi plus fin que les nomencla-
tures budgétaro-comptables, notamment dans une perspective d’analyse des coûts d’une
structure, d’une fonction, d’un projet, d’un bien produit ou d’une prestation réalisée.
Dans l’outil CHORUS, elles correspondent à des axes facultatifs.
Une très grande variété d’approches découle de ce caractère facultatif et de la relative
liberté accordée pour définir ces axes.

1. L
 ’axe ministériel n°1, l’axe ministériel n°2 et le projet
analytique ministériel
• L’axe ministériel n°1 nécessite d’être paramétré dans l’outil CHORUS. Chaque pro-
gramme en définit l’objet et la maille en fonction de ses besoins de pilotage.

Illustration :
-- Pour tous les programmes utilisant l’axe ministériel n°1, celui-ci correspond à des
regroupements de dépenses définis dans une perspective d’analyse de gestion
et de suivi des ressources allouées.
-- Par exemple, à la DAJ, l’axe ministériel n°1 comporte 5 rubriques :
13

07-DAJDepIndivisesNaf DAJ dépenses indivises ou non affectables

07-DAJSD1DroitCommPub DAJSd1 : droit de la commande publique

07-DAJSD2DroitPrivPen DAJSd2 : droit prive et droit pénal

07-DAJSD3DroitPubEuro DAJSd3 : droit public euro et internat

07-DAJSD4RegulatEco DAJSd4 : régulations économiques

• L’axe ministériel n°2 correspond à un champ libre dans l’outil CHORUS. Il est pour
l’instant très peu renseigné dans nos ministères.

Illustration :
-- Il correspond, pour le programme 302 « Facilitation et sécurisation des échanges »
à une zone de nommage dans laquelle figure le numéro donné par l’application
OSCAR (utilisée pour passer des commandes auprès des fournisseurs, via CHORUS
Formulaires) à chaque dossier de dépense.
-- Le projet analytique ministériel est un axe supplémentaire, également facultatif,
qui permet une segmentation des projets et donc un suivi des dépenses par
projet identifié.
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Illustration :
-- Au SIRCOM, le projet analytique ministériel correspond à une segmentation des
projets en 8 catégories, figurant dans le tableau ci-après.

07-COM-0218001120201 Campagnes

07-COM-0218001120202 Études

07-COM-0218001120203 Éditorial

07-COM-0218001120204 Événementiel

07-COM-0218001120205 Services de presse

07-COM-0218001120206 Support production

07-COM-0218001120207 Dépenses transversales

07-COM-0218001120208 Sites Internet

2. Les localisations interministérielle et ministérielle


14
L’axe « localisation interministérielle », obligatoire, représente un axe géographique (pays,
région, département, commune) et s’appuie sur la codification Insee de ces données
géographiques.
L’axe « localisation ministérielle » identifie un axe géographique propre à chaque ministère.

Illustration :
Pour le programme 302 « Facilitation et sécurisation des échanges », la valeur de l’axe
« localisation interministérielle » correspond au code Insee de la région du siège du centre
financier considéré.

3. L’axe Nature détaillée ministérielle


Cet axe est pour l’instant relativement peu utilisé dans nos ministères. Il ne l’est que par
certaines entités du Secrétariat général, par le programme 302 «Facilitation et sécurisation
des échanges » et le programme 156 « Gestion financière et fiscal du secteur public local ».

Illustration :
Pour le programme 302 « Facilitation et sécurisation des échanges », cet axe est utilisé
pour effectuer un suivi spécifique du parc naval (référencement des unités navales).
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et analytiques utilisées par le contrôle de gestion
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Partie 3 - L’utilisation de ces nomenclatures pour


bâtir des dispositifs de contrôle de gestion
Cette partie a pour objectif d’illustrer, à travers quelques cas pratiques, comment les
nomenclatures sont utilisées par les contrôleurs de gestion pour bâtir un dispositif de
contrôle de gestion.

Illustration n°1 :
Le suivi des coûts du programme 156
« Gestion financière et fiscale du secteur public local »

Dans le cadre des projets annuels de performance (PAP) et des rapports annuels de per-
formance (RAP), le programme 156 produit une présentation des crédits de personnel
(T2) et des autres crédits (HT2) par action et sous-action au titre de la justification au
premier euro (JPE). Concernant les crédits HT2, le programme 156 récupère les données
ventilées par action dans l’application Farandole.
L’exploitation de la restitution « INF-BUD-40 » de CHORUS permet en outre à la DGFiP
d’extraire les informations utiles et pertinentes pour produire des études de coûts ciblées.
Ainsi, un filtre par centre de coûts permet de réaliser une analyse de coût sur un type de
structure (Direction Régionale des Finances Publiques par exemple).
15
Enfin, les crédits HT2 du programme 156 sont regroupés par type de comptes PCE pour
cibler des natures de dépenses. La DGFiP distingue, au titre du contrôle de gestion, et
pour ses besoins propres de chiffrages, trois catégories de dépenses :
-- l’immobilier (intégrant par exemple les fluides, les loyers budgétaires, les loyers
financiers) ;
-- les frais d’environnement de l’agent (les fournitures, le matériel de bureau par
exemple) ;
-- les dépenses liées aux missions (notamment l’affranchissement, l’impression, les
frais de déplacement).
Ces regroupements spécifiques permettent de distinguer les dépenses liées aux structures
et aux agents des autres dépenses pour les suivre spécifiquement.

Illustration n°2 :
La Délégation aux systèmes d’information (DSI) : un suivi des dépenses liées aux
systèmes d’information qui s’appuie sur les nomenclatures CHORUS

La Délégation aux systèmes d’information (DSI) du Secrétariat Général s’est fixée pour
objectif de mieux maîtriser les dépenses informatiques et de faciliter leur présentation
et leur compréhension tant en exécution qu’en programmation budgétaire. Elle a porté
entre la fin 2011 et le premier semestre 2012, avec le ministère de la défense, un man-
dat de « transparence des coûts », pour le compte de la Direction interministérielle des
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et analytiques utilisées par le contrôle de gestion
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systèmes d’information et de communication (DISIC). Ce mandat avait pour objectif la


définition d’un référentiel de coûts liés aux systèmes d’information (coûts SI) normalisé
destiné à accroître la lisibilité interministérielle de ces coûts et en améliorer le pilotage.
Le groupe de travail a défini un référentiel, en s’inspirant d’un modèle s’inspirant de
l’approche dite « ABC » (activity based costing). Ce référentiel met en œuvre un modèle
à 3 axes prenant en compte trois dimensions :
-- l’axe ressources : ce que le service SI acquiert
-- l’axe activités : ce que le service SI réalise
-- l’axe services : ce que le service SI fournit
La totalité des coûts SI est ainsi imputée sur chacun des trois axes, qui sont indépendants
et complémentaires.
Le référentiel prévoit de suivre les dépenses selon trois mailles de finesse : les mailles
large et moyenne sont définies au niveau interministériel, la maille fine étant laissée à
l’appréciation des directions.
Pour la gestion 2014, la DSI a accompagné les principaux programmes SI du ministère
dans la mise en œuvre de l’axe services. 4 programmes ont été concernés (programmes
156, 218, 221 et 302). Les programmes restants (programmes 134, 220 et 305) ont
vocation à le mettre en œuvre dans un deuxième temps.

16 Le périmètre des dépenses SI concernées est à ce stade l’ensemble des dépenses hors
titre 2 et s’appuie sur les nomenclatures CHORUS :
-- l’axe ressources s’appuie sur la nomenclature budgétaro-comptable par nature :
titre et catégorie, compte PCE. Un complément peut être apporté par le groupe
de marchandises lorsqu’il est renseigné. Toutefois aucune adaptation n’a été
envisagée à ce stade et le groupe de marchandises n’est pas restitué au niveau
de la requête INFOBUD40 en crédits de paiement ;
-- l’axe services s’est appuyé en 2014, soit sur le référentiel de programmation par
activité, soit sur l’axe analytique PAM (Projet Analytique Ministériel), selon les
programmes, au prix d’une évolution plus ou moins importante. Le renseignement
de l’axe PAM n’est pas obligatoire dans CHORUS contrairement à celui du
référentiel de programmation par activité.
Le niveau demandé est celui de la maille moyenne qui est le niveau attendu pour les
consolidations tant ministérielles qu’interministérielles.
Le recueil des règles de comptabilité budgétaires publié le 25 juillet 2014 précise la
nomenclature d’activités définie par l’article 66 du décret n°2012-1246 du 7 novembre
2012 (GBCP). Le référentiel de programmation par activités doit notamment permettre
d’identifier les dépenses informatiques et de les décrire selon une nomenclature précise.
La nomenclature présentée dans le recueil (certes à titre illustratif et non impératif) est
celle de l’axe services, tel que demandé par l’exercice de transparence des coûts SI.
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En conséquence, la DSI a organisé avec les directions des réunions bilatérales sur le suivi
des dépenses informatiques selon l’axe services en 2015 par les programmes 134, 156,
218, 220, 302 et 305, les programmes restant libres d’utiliser à leur choix, l’axe analytique
PAM ou le référentiel de programmation par activités.

Illustration n°3 :
Le programme 302 « Facilitation et sécurisation des échanges » : les référentiels
CHORUS au service du contrôle de gestion

Depuis le déploiement de CHORUS, les informations financières relatives au programme


302 font l’objet d’une mise en perspective selon 3 vues :
-- l’allocation des ressources aux budgets opérationnels de programme (BOP),
-- l’analyse de gestion pour répondre notamment à la justification au premier
euro (JPE),
-- la connaissance des coûts dans une approche analytique.

Des référentiels au service du dialogue de gestion et de l’allocation des ressources aux BOP
Depuis 2009, la DGGDI a mis en place un dispositif d’allocation des ressources (hors
charges de personnel) aux budgets opérationnels de programme (BOP) du programme
302 qui repose, pour les services déconcentrés (directions interrégionales métropolitaines
et services territoriaux d’outre-mer) et les services à compétence nationale (SCN2), sur
17
des natures de charges, appelés « groupes de budgétisation » auxquels sont associés des
déterminants particuliers (exemple : nombre d’agents en ETPT, m2 de surface, nombre
de véhicules).
La mise en œuvre de ce dispositif s’appuie dans CHORUS sur :
-- une identification des BOP qui renvoie au référentiel des centres financiers ;
-- des regroupements de charges (ex. fonctionnement courant, parc immobilier,
parc automobile, ..) placés au croisement d’un compte PCE et d’une valeur du
référentiel axe ministériel n°1.
Le double référencement appliqué à ces regroupements permet de s’appuyer sur des
natures de charges répertoriées comptablement au niveau du compte PCE, d’une part,
et des affectations au regard d’un usage et d’une responsabilité financière déterminée,
d’autre part.
À titre d’illustration, au compte PCE n°60625000 « achats non stocké carburants et
huiles », sont associées trois valeurs de l’axe ministériel n°1 qui correspondent à l’utili-
sation de cette nature de charge au regard de trois types de parcs : automobile (07-DDI-
020PACH), naval (07-DDI-080PCN) et aérien (07-DDI-090PADF) et à une prise en charge
financière particulière. Les dépenses de carburants imputées sur les deux premiers axes
2
BOP qui correspondent à des directions fonctionnelles (centres informatiques, écoles et direction nationale
du renseignement et des enquêtes)
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et analytiques utilisées par le contrôle de gestion
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ministériels relèvent des BOP locaux, alors que celles qui sont imputées sur le troisième
relèvent du BOP central du programme 302.
En recourant à ces référentiels CHORUS, il est ainsi possible via les restitutions (restitution
INF-BUD-40) d’assurer au bon niveau le suivi de ces charges et d’en faire un élément du
dialogue de gestion.
Des référentiels pour asseoir le suivi des grandes natures de dépenses et la JPE
Au titre de la JPE établie dans le cadre des projets annuels de performance (PAP) et des
rapports annuels de performance (RAP), la DGDDI produit notamment une présentation
synthétique de l’utilisation des crédits du programme 302 qui distingue, par titre, des
dépenses qui sont regroupées par grandes natures : dépenses liées à l’agent, dépenses
liées aux missions et dépenses liées à la logistique de base et à l’immobilier.
Cette nomenclature de dépenses qui est issue d’un cadre commun défini dans les années
1990 au sein des administrations économiques et financières, les tableaux d’analyse de
gestion (TAG), a été maintenue et adaptée dans l’environnement de CHORUS.
Ces natures de dépenses peuvent être notamment rapprochées des indicateurs synthé-
tiques retenus pour les fonctions support.
Pour établir cette présentation des crédits, le rattachement de chaque dépense effectuée
dans le progiciel CHORUS à une nature de charge de la table TAG est réalisé par asso-
18 ciation d’un compte PCE à une valeur d’axe ministériel n°1 selon un référentiel défini
par la DGDDI.
Outre la présentation de la JPE au niveau de l’ensemble du programme, ce cadre permet
de comparer les structures de charges entre budgets opérationnels de programme (BOP)
de mêmes types (ex. territoriaux métropolitains). Il est par ailleurs adapté à l’analyse des
dépenses du BOP central.

Des référentiels pour améliorer la connaissance des coûts


Afin de répondre aux objectifs de la LOLF, la DGDDI met en œuvre le dispositif d’analyse
des coûts par action (CAC) du programme 302 mais également une démarche appro-
fondie de connaissance des coûts, sur la base des référentiels issus de CHORUS.
Dans un dispositif partagé par l’ensemble des programmes, la CAC du programme 302
repose ainsi sur un référentiel d’une vingtaine d’activités de programmation qui alimente
un suivi par actions (domaine fonctionnel).
En dehors de la production de la CAC, la DGDDI met en œuvre l’axe projet analytique
ministériel pour les besoins de l’analyse des coûts au titre de l’activité informatique.
En outre, la DGDDI a développé des approches analytiques plus fines des coûts dans des
domaines d’action plus spécifiques, notamment pour le calcul des taux d’intervention
au titre de sa mission fiscale.
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et analytiques utilisées par le contrôle de gestion
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Dans le cadre de ces approches, différentes combinaisons d’axes CHORUS sont ainsi
utilisées. Outre les axes déjà évoqués, il convient de citer notamment le référentiel des
centres de coûts qui permet de passer d’une vue par BOP de financement à une vue par
bénéficiaire de la dépense.
Enfin, les perspectives de production d’une comptabilité analytique dans CHORUS, à
laquelle la DGDDI participe depuis 2012, ont nécessité l’approfondissement de la réflexion
sur les modalités d’utilisation de ces axes CHORUS dans cette comptabilité : regroupe-
ments de charges identifiées comme devant faire l’objet de déversements, centres de
coûts pertinents, objets de coûts.

La nécessité de définir un cadre et de veiller à son application


Afin d’assurer la mise en œuvre de ces différentes vues, la DGDDI a formalisé un cadre
de nomenclatures, régulièrement actualisé, permettant de définir les combinaisons de
référentiels nécessaires à leur production. Ce cadre prend la forme d’une note aux res-
ponsables de BOP, accompagnée d’un guide d’aide à l’imputation et des nomenclatures
établies (ex. associations GM/PCE/axe ministériel n°1 ou GM/axe ministériel n°1 et activité).
Ce dispositif s’intègre au contrôle interne budgétaire, au regard en particulier des exi-
gences relatives à la qualité des imputations.

19

Conclusion
Bien qu’hétérogène et souvent étroitement liée au positionnement et à la nature des
missions confiées au contrôle de gestion, l’exploitation de l’outil CHORUS par les entités
en charge du contrôle de gestion, a contribué à améliorer de façon significative le suivi
des coûts dans nos ministères économiques et financiers.
Ce mémento constitue une première étape de partage des concepts et des pratiques
existantes.
Il a vocation à être complété dans un deuxième temps par des échanges de pratiques
entre contrôleurs de gestion.
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Pour aller plus loin


Les principaux textes ou documents de référence

Textes de référence :
-- Loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux
lois de finances : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.
do?cidTexte=JORFTEXT000000394028
-- Décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion
budgétaire et comptable publique : http://www.legifrance.gouv.fr/
affichTexte.do;jsessionid=ACBE6AC00CDD2222B9B6A89E8DF2C9F3.
tpdjo12v_3?cidTexte=JORFTEXT000026597003&categorieLien=id
-- Recueil des règles de comptabilité budgétaire de l’État
(direction du Budget – JO du 25 juillet 2014) : http://www.
performance-publique.budget.gouv.fr/actualites/2014/
publication-recueil-regles-comptabilite-budgetaire-etat

Documentation interministérielle :
-- « CHORUS pour tous » (téléchargeable sur le portail « Diapason » des utilisateurs
de Chorus) :
20 -- https://chorus-diapason.finances.ader.gouv.fr/diapason/accueil/
afficheAccueil.do
-- Guide des restitutions de CHORUS : téléchargeable sur le portail « Diapason »
des utilisateurs de Chorus

Documentation propre aux ministères économiques et financiers :


Glossaire des référentiels CHORUS : téléchargeable sur l’intranet du SAFI (Secrétariat
général)
http://chorus.alize/files/live/sites/chorus/files/contributed/Chorus/Moder_Gestion_
Publique/Ressouces_documentaires/Glossaire_correspondances_Chorus_v0_9.xls
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et analytiques utilisées par le contrôle de gestion
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Annexe : Les comptabilités de l’État

Loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances
- Art. 27 :
L’État tient une comptabilité des recettes et des dépenses budgétaires et une comptabilité
générale de l’ensemble de ses opérations.
En outre, il met en œuvre une comptabilité destinée à analyser les coûts des différentes
actions engagées dans le cadre des programmes.
Les comptes de l’État doivent être réguliers, sincères et donner une image fidèle de son
patrimoine et de sa situation financière.

Décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et


comptable publique
- Art. 53 :
La comptabilité publique est un système d’organisation de l’information financière
permettant :
1. De saisir, de classer, d’enregistrer et de contrôler les données des opérations budgé-
taires, comptables et de trésorerie afin d’établir des comptes réguliers et sincères ;
2. De présenter des états financiers reflétant une image fidèle du patrimoine, de la 21
situation financière et du résultat à la date de clôture de l’exercice ;
3. De contribuer au calcul du coût des actions ou des services ainsi qu’à l’évaluation de
leur performance.
Elle est également organisée en vue de permettre le traitement de ces opérations par la
comptabilité nationale.
- Art. 153 :
La comptabilité de l’État comprend une comptabilité générale, une comptabilité budgé-
taire, une comptabilité d’analyse des coûts, et le cas échéant, une comptabilité analytique.
En outre l’État assure une comptabilisation des valeurs inactives.

Section 1 : La comptabilité budgétaire


- Art. 154 :
La comptabilité budgétaire de l’État comporte une comptabilité des affectations et des
autorisations d’engagement, une comptabilité des crédits de paiements et des recettes
ainsi qu’une comptabilité des autorisations d’emplois.
Elle enregistre et restitue, pour le budget général, les budgets annexes et les comptes
spéciaux, les opérations d’ouverture et la consommation des autorisations prévues à
l’article 34 de la loi organique du 1er août 2001.
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et analytiques utilisées par le contrôle de gestion
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Les conditions dans lesquelles elle est établie sont précisées par arrêté du ministre chargé
du budget.

Section 2 : La comptabilité générale


- Art. 162
Les ordonnateurs constatent les droits et obligations de l’État et procèdent à l’inventaire
des biens.
Ils s’assurent, conformément au cadre de référence du contrôle interne comptable
mentionné à l’article 170, de la qualité des opérations qui leur incombent au regard des
dispositions de l’article 57 et de l’établissement des documents transmis aux comptables
publics pour la tenue de la comptabilité générale.
- Art. 163 :
La comptabilité générale de l’État est tenue par les comptables publics de l’État confor-
mément aux règles fixées par l’arrêté prévu à l’article 54.
- Art. 164 :
Un arrêté du ministre chargé du budget précise la nature et les conditions de circulation
et de conservation des pièces justificatives et des documents relatifs aux opérations de
la comptabilité générale.
22
Section 3 : La comptabilité d’analyse des coûts
- Art. 165 :
La comptabilité d’analyse des coûts est tenue par les ordonnateurs sous réserve des
compétences du ministre chargé du budget pour la mise en œuvre de l’article 38 de la
loi organique du 1er août 2011. Elle a pour objet :
1. D’informer le Parlement, dans le cadre des projets et des rapports annuels de perfor-
mances prévus aux articles 51 et 54 de la loi organique du 1er août 2001, de l’ensemble
des moyens alloués, directement ou indirectement, à la réalisation de chacune des actions
des programmes prévus à l’article 7 de la même loi ;
2. De permettre le rapprochement entre ces moyens et les résultats obtenus.
Elle se fonde sur les données de la comptabilité budgétaire et de la comptabilité générale.
Un arrêté du ministre chargé du budget fixe les conditions et les règles de la tenue de
cette comptabilité.
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Section 4 : La comptabilité analytique


- Art. 166 :
Les principes régissant la comptabilité analytique sont fixés par arrêté du ministre chargé
du budget.
Cette comptabilité est tenue par les ordonnateurs.
Le ministre chargé du budget et le ministre intéressé arrêtent conjointement la liste des
services de l’État ou des opérations soumis à la tenue d’une comptabilité analytique.
- Art. 59
La comptabilité analytique est fondée sur la comptabilité générale. Elle a pour objet,
sous les réserves et dans les conditions propres à chaque catégorie de personnes morales
mentionnées à l’article 1er, de mesurer les coûts d’une structure, d’une fonction, d’un
projet, d’un bien produit ou d’une prestation réalisée et, le cas échéant, des produits
afférents en vue d’éclairer les décisions d’organisation et de gestion.

Section 5 : La comptabilisation des valeurs inactives


- Art. 167 :
Les règles relatives à la comptabilisation des valeurs inactives sont fixées par arrêté du
ministre chargé du budget.
23
Ce document a été réalisé dans le cadre du Club des contrôleurs de gestion des ministères économiques et
financiers qui :

 s’attache à l’enrichissement mutuel de ses membres dans une optique de montée en compétence et de
professionnalisation ;
 est un lieu d’échange d’informations, d’expériences et de références, à visée opérationnelle ;
 met en relation les contrôleurs de gestion ministériels afin de mutualiser leurs bonnes pratiques et
tendre ainsi vers une harmonisation progressive des modalités d’exercice et d’utilisation du contrôle de
gestion au sein des ministères économiques et financiers.

Le Club regroupe les directions et services suivants :

 AIFE – Bureau des cabinets – DAJ – DGDDI – DGE – DGFIP – DG INSEE - DG


Trésor
 Secrétariat général : CPFI - DRH 2C - DSI – SAFI 1C – SEP 1A – SEP 2A - Sircom

Ont plus particulièrement contribué à l’élaboration de ce guide :

 Philippe LATASTE (DGDDI)


 Patrick CARREL (SG/DSI)
 Laurent GRANGERET (SG/SAFI 1C)
 Patrick GRISELLE (DG INSEE)
 Emmanuel MOREAU (SG/SAFI 1C)
 Bouchra NAZZAL (SG/SAFI 1C)

Ont également apporté leur soutien et leurs


nombreux conseils :

 Aren BASMADJIAN (DGE)


 Marlyse BOD (AIFE)
 Catherine BISSON (DG INSEE)
 Marie CHRISTIE (SG/DRH 2C)
 Magali CLEMENT (DGFiP)
 Sylvie CORZANI (Bureau des cabinets)
Club  Roselyne COUPRIE (DG INSEE)
des contrôleurs de gestion  Hélène COUSIN (DGFiP)
des ministères  Arnaud DEMOY (DGE)
économiques et financiers  Raphaëlle GREGOGNA (SG/IGPDE)
 Jérôme HORGUE (SG/SEP 2A)
 Gowtam JINNURI (DGDDI)
 Silvia LAMBERTUCCI (SG/SEP 2A)
 Brigitte LEKIME (SG/SIRCOM)
 Sylvie LEYGUE (DAJ)
 Béatrice SIMON (DGFiP)
 Igor SOULIGOUX (DGFiP)
 Laura VAN HOEK (DG Trésor)

Sous-direction des affaires budgétaires et de la performance


Bureau performance et contrôle de gestion SAFI 1C

MARS 2015