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DROIT ADMINISTATIF

Livres : Hachette JC Ricci + LGDJ, Broyelle + Larcier

La justice administrative

4 modèles :
1. Le modèle britannique = unité des juridictions. Il n’y a pas des juridictions administratives
distinctes.
2. Le modèle allemand = s’est exporté en Autriche et dans des pays de l’est. Il existe plusieurs ordres
juridictionnelles : 5 = civile, administrative, pénale, sociale (du travail), commerciale
La deuxième caractéristique = l’obligation du recours administratif avant de saisir le juge
administratif. La saisine du juge se fait après une demande à l’administration de revenir sur sa
décision.
La précision très stricte de l’intérêt à agir. On peut attaquer un acte que si on est affecté par lui. Il
est très difficile de contester un règlement pare que le règlement comporte des dispositions
générales et impersonnelles. La conséquence est que le contentieux administratif allemand se
limite au recours contre des décisions individuelles. Difficile de démontrer l’intérêt à agir pour un
règlement.
La quatrième : l’effet suspensif du recours. Le recours contre un acte suspende l’application. Il y a
des exceptions.
3. Le modèle scandinave : une patte importante du contentieux est réglée de façon alternative, en
particulier par une institution appelée l’Ombudsman = une autorité avec pouvoirs limités ;
l’administration suit ses recommandations est rende inutile la saisine d’un juge.
4. Le modèle français : exporté dans les pays bas, la Grèce etc.

Le Modèle français

La notion de l’administration.

Elle se caractérise par trois éléments :


 par son BUT = l’intérêt général. Les actes doivent respecter ce but
 par ses Prérogatives = les prérogatives de puissance publique / prérogatives exorbitants du droit
commun. Pouvoirs qui n’existent pas dans les relations de droit privé. Les privées agissent par une
libre volonté. L’administration agit parfois par le contrat. L’intérêt général doit prévaloir sur
l’intérêt particulier. Exemples : l’acte unilatéral (= l’administration peut unilatéralement modifier
une situation juridique, sans l’accord de la personne visée) ; l’expropriation ;
 par ses ORGANES : 4 types des personnes juridiques : l’état ; les collectivités territoriales/locales ;
les établissements publiques = services publique personnifié ; les personnes du droit privé chargés
de la mission du service publique (fédérations sportives, associations etc)

La soumission de l’administration au droit


L’administration dispose du monopole de la violence légitime. Aucune autorité ne se trouve au-dessous
de cela (ni étatique, ni internationale). Il résulte que nul ne peut contraindre l’administration au respect du
droit. Sans d’être contraindre, l’administration accepte d’être lié par des règles juridiques, de se soumettre
aux décisions du juge. Seulement le juge peut obliger l’administration au respect du droit.

Les modes alternatives du règlement des conflits

C’est sont des techniques de résolution des litiges extérieures à la justice étatique. Jugée par un autre
organe que les instances (engl. alternative dispute resolution). Connaissent un développement expliqué
par 2 raisons :
1. les caractéristiques de la société contemporaine. Le refus des décisions de l’état
2. encouragement par le juge administrative qui cherche à favoriser les solutions alternatives. La
pression du contentieux est forte et le volume montre chaque année. On doit décongestionner les
instances du contentieux.

Les modes alternatives :


1. le recours administratif : définition = une demande adressé à l’autorité administrative de modifier,
d’abroger (mettre fin aux effets pour l’avenir) ou de retirer (agit rétroactivement) un acte. Il est
possible d’invoquer des considérations juridiques mais aussi des considérations d’opportunité
(pour convaincre l’administration de revenir sur sa décision et sur sa position). Les types de
recours administratif :
 le recours gracieux = devant l’autorité qui a pris la décision
 le recours hiérarchique = formé devant le supérieur de l’émetteur de l’acte
 le recours organisé = fait l’objet d’une procédure spécifique et est examiné par un organe
collégiale. Assurer un examen plus attentif que les premières deux.

Offrent une possibilité de règlement amiable. L’administration peut être convaincu par l’auteur du
recours et renoncer à un procès. Un moyen de régler les litiges sans utiliser le juge. Proroger le délai de
recours contentieux/juridictionnel. Le délai pour contester est de 2 mois. Si un recours est formé avant
l’expiration du délai, il va proroger ce délai. L’administration va répondre. Si on a une décision de rejet
un nouveau délai va commencer. = gagner temps supplémentaire pour formuler une requête
juridictionnelle. Elles sont facultatives. Des exceptions : cas des recours administratives obligatoires = les
RAPO = recours administrative préalable obligatoire. La saisine du juge sans le RAPO est irrecevable.
L’augmentation des RAPO = la tendance. En matière fiscale, des visas. L’inconvénient : un démarche
supplémentaire à l’administré.

2. la médiation et la conciliation :
La conciliation : les parties parviennent elles-mêmes à un accord. (assez peu fréquente)
La médiation : la même chose mais grâce à l’intervention d’un tiers.
Un caractère facultatif, mais dans des rares cas elles ont un caractère obligatoire. Ce mécanisme était très
peu utilisé dans le droit administratif. La loi J21 de 2016 est venue pour apporter des garanties pour les
personnes qui vont s’impliquer dans la médiation. Le médiateur doit assurer sa mission avec impartialité,
compétence et diligence. La loi ajoute que sa mission est soumise au principe de confidentialité. Ce qui
on dit durant la procédure est soumis au secret. La sécurisation des parties par deux innovations : la loi
prévoit que la médiation interrompe les délais de recours et de prescription. La rémunération du
médiateur : qui va payer, comment fixer la rémunération etc. médiation obligatoire dans le Domain de la
fonction publique. Le médiateur rend un avis qui ne s’impose pas aux parties qui sont libre de suivre ou
de ne pas suivre le règlement du médiateur. Si les parties acceptent la solution du médiateur, on va faire
un transaction/accord/compromis = un contrat par lequel les parties préviennent une contestation à naitre
ou mettent fin à un litige existent en se faisant des concessions réciproques. L’effet de la transaction : elle
a l’autorité de la chose jugée. Ça signifie qu’elle a un effet extinctif du litige = le litige ne peut pas être
portée devant le juge. Le litige est éteint. Une force obligatoire de la transaction : celui qui s’engage doit
respecter son obligation. La transaction n’a pas la force exécutoire d’un jugement. Seul un organe de
justice étatique peut donner la force exécutoire. On ne peut pas utiliser les procédés d’exécution
contrainte. Il est possible de donner une force obligatoire : la juridiction administrative peut conférer une
force exécutoire à la transaction.

3. l’arbitrage :
C’est une justice privée. Il faut payer l’arbitrage (très couteau). Le recours est toujours accepté par les
parties. Le fait de s’engager dans une procédure arbitrale est volontaire. Dans deux manières :
 une clause compromissoire : les parties d’un contrat prévoient que si un litige va survenir
relativement à l’exécution du contrat, s’est un arbitre qui va intervenir. Le recours est décidé avant
que le litige intervient ;
 la signature d’un compromis d’arbitrage : les parties vont, après la survenance d’un différend,
choisissent de le soumettre à un arbitre ; a posteriori.
L’arbitre est une juridiction du pont de vue juridique. Il va rendre une sentence arbitrale.
La force de cette sentence (comparable à la transaction) : autorité de la chose jugée + effet extinctif du
litige. Une fois que les parties ont pris cette décision, elles ne peuvent pas soumettre le litige au juge
administratif (on peut supprimer/annuler la clause compromissoire ou le compromis).
Pas de force exécutoire, mais il est possible de présenter une demande d’exequatur administratif et si le
juge délivre l’exequatur, la sentence devient obligatoire (le juge doit vérifier les conditions : arbitrabilité
du litige, respect de l’ordre publique, respecter la procédure).
La règle : interdiction pour les personnes publiques de recourir à l’arbitrage. Ce principe connait deux
exceptions : pour les contrats internationaux du droit publique ou droit privé. On peut prévoir une clause
compromissoire. Une exception législative : la loi a posé un certain nombre des cas (8 cas) : le partenariat
public privé peut voir une clause compromissoire. Affaire Tapie.

Le dualisme juridictionnel

Deux ordres juridiques : juridiction judiciaire (civile, commerciale, pénale ; tgi, tribunaux en matière de
commerce, tribunaux de première instance + cour d’appel + cour de cassation) + juridiction
administrative (tribunaux administratives + cour d’appel administrative + Conseil d’état). Le volume des
décisions administratives sont un gout d’eau dans le système français (300.000).
Le raison de ce dualisme. La naissance de la juridiction administrative.
1789 : avant 1789 sous l’ancien régime, les cours de province avaient pris l’habitude de contrôler les
actes du pouvoir exécutif, les annulés, alors que cette compétence n’était pas reconnu. Eux textes qui
interdissent au juge judiciaire de contrôler l’administration. L’absence du juge ne signifie pas absence du
contentieux. Il fallait le régler, mais le seul juge qui existait ne pouvait pas le faire. L’administration a
jugé elle-même les recours. Dans un deuxième temps elle se fait assistée par un organe de conseil = le
conseil d’état (= système du ministre juge). Le conseil gagne de la légitimité. L’administration ne faisait
que reprendre l’avis du Conseil d’état. Juridiquement c’était toujours les ministres qui prenaient les
décisions. Opère un transfert de pouvoir. 1872 : une loi met fin au système du ministre juge. Transfère le
pouvoir de juger au conseil d’état.
Faut-il le maintenir aujourd’hui ?
Le juge administratif est compétent est efficace. On pouvait faire une branche spécialisé de l’ordre
judiciaire.

Les sources de la justice administrative

Le code de justice administrative en vigueur depuis 2001 qui s’applique au CE, aux cours d’appel
administratives et aux tribunaux, mais non pas aux juridictions administratives spéciales. Disposition
législatives et règlementaires.

Les sources supra législatives : Constitution (principes constitutionnelles qui concernent les juridictions,
la procédure et les organes) et CEDH (art 6 et 13).
Principes :
 le dualisme juridictionnel = existence d’une juridiction administrative
 l’Independence de la juridiction administrative : le conseil constitutionnel a reconnu ce principe
 le monopole de la juridiction administrative en matière de l’annulation et de la reformation des
actes de puissance publique. C’est aussi un principe jurisprudentiel.

La jurisprudence a deux rôles : la suppléance lorsqu’il n’y a pas un texte claire + rôle d’interprétation.
C’est la jurisprudence qui a créé le contentieux administratif. Le conseil d’état a joué un rôle très
important. Les réformes adoptées pour le contentieux administratif sont inspirées de la jurisprudence du
conseil d’état.

Première partie : les juges

Le Conseil d’état

a. les membres du conseil

300 membres. Comment accéder au conseil et quel est le statut des membres. Trois voix d’accès :
 l’ENA = école nationale d’administration. Les élèves d’ENA peuvent intégrer le conseil d’état.
Les membres du conseil ne sortent pas d’une école juridique, mais d’une école administrative. Les
étudiants doivent avoir une vision administrative, une vision qui repose sur une connaissance de
l’administration. On entre jeune au conseil (26 ans) pour favoriser le brassage des générations.
 La nomination par le président de la République. Le président nome 1/3 des membres et ¼ des ...
ces nominations sont très encadrées. Ne sont pas soumise aux conditions. N’importe qui peut être
nommé, mais le président ne la fait pas.
 Intégration après un détachement. Le détaché peut demander être intégré dans le conseil après le
détachement.

Le statut des membres du conseil. Ce statut présente une particularité. Ils ne sont pas des magistrats et
donc ne sont pas inamovibles. Les membres ne sont pas uniquement juges. Ils sont juges et conseillers du
gouvernement. L’autorité qui les a nommé peut aussi les révoquer. Garanties de fait (pas juridiques, alors
elles peuvent changer) : L’avancement se fait uniquement par ancienneté. Le gouvernement n’utilise pas
le pouvoir de sanction pour les membres. Si un membre est sanctionné, il peut attaquer cette décision
devant le conseil d’état.
1/3 des membres sont extérieurs. Si les membres quittent, ils peuvent rejoindre le cabinet ministériel, des
entreprises publiques, des autorités administratives publiques, peuvent être référendaires à la cour de
justice, partir dans le privé (avocats etc). Tous exercent les deux fonctions : la fonction de juge et la
fonction de conseiller.

b. L’organisation

Est présidé par un vice-président (= ministre de la justice administrative). Il n’y a pas une autorité avec le
titre de président. Avec le temps le vice-président a gagné plus pouvoir que le président juridique, car le
président était aussi membre du gouvernement. Au sein du conseil on a néanmoins aussi les présidents
des sections. La justice administrative est gérée par le conseil, non par le ministre d’intérieur

Les sections du conseil :


7 sections = la section du contentieux (assume la fonction de juger ; elle est divisée en 10 chambres) +
sections administratives (5 : travaux publiques, finances, social) + section du rapport et des études (va
établir le rapport annuel du conseil ; peut intervenir en cas des difficultés pour l’exécution des arrêts
administratives).

c. Les fonctions

Elle n’est pas seulement une juridiction suprême. On a un dualisme fonctionnel (conseiller et juger).
1. Conseiller : est conseiller du gouvernement sur différentes textes (avis législatives préalables pour
les lois, projets des décrets, d’ordonnances). Le conseil donne seulement un avis juridique. L’avis
ne s’impose pas au gouvernement mais en pratique le gouvernement a tout l’intérêt de suivre
l’avis pour assurer la légalité de ses actes. Ces avis sont confidentiels mais la pratique est de
rendre publiques tous les avis.
2. Juger = le juge administratif suprême. Peut intervenir à plusieurs titres. Il est juge de premier
ressort sur les actes le plus importants de l’exécutif (décrets du président etc) ; il est juge d’appel
dans certains cas (très rarement) ; juge de cassation (80% de l’activité juridictionnelle) ; demande
d’avis contentieux (un tribunal peut demander son avis sur un problème juridique nouveau). L’ais
préfigure la solution qui retiendra le conseil dans sa décision

Un juge unique : la moitié des décisions sont rendues au juge unique


Chambres
Chambres réunis. (deux chambres)
Section du contentieux en formation du jugement (différente de la section du contentieux)
Assemblé du contentieux en formation de jugement.

Les deux fonctions sont-elles un problème ?


Cette double fonction peut poser un problème de l’impartialité. Le conseil d’état peut intervenir
successivement sur un acte en deux fonctions : comme juge et comme conseiller. Le risque d’un pré
jugement d’une question.
Trois arrêts sur la question :
CEDH 1995 Procola c. Luxembourg qui concernait le conseil d’état luxembourgeois. La cour a retenu la
violation de l’article 6. Il s’agissait du même acte et des mêmes personnes. Luxembourg a coupé en deux
son conseil d’état (un vrai conseil et une formation uniquement pour les juges).
CEDH 2003 Kleyn c. Pays Bas. On n’avait pas une condamnation parce qu’on n’avait pas le même acte
(pas une identité matérielle).
Il ut avoir identité matérielle et personnelle pour appliquer l’article 6de la CEDH

CEDH 2006 Sacilor c. France. Le conseil devait juger sur un acte d’un ministère en temps qu’il avait des
relations avec ce ministère.

Jurisprudence constitutionnelle :
CE 2010 Alcaly. Question préjudicielle de constitutionalité. Le conseil devait faire le filtrage. Le
requérant à invoque le dualisme inconstitutionnel du conseil. Le conseil n’a renvoyait pas. Le conseil
constitutionnel a constaté que le dualisme n’est pas reconnu comme tel, mais des articles reconnaissent la
fonction de conseiller et autre reconnaissent la fonction juridictionnelle. La pratique du déport. Si un
membre a donné un avis sur un acte il ne peut pas statuer sur la légalité de l’acte.

CC 2018 Le Gars (qpc). La charte de déontologie est rédigée par le vice-président. C’est un acte
administratif, alors que le conseil d’état est juridiquement compétent. Un juge peut avoir une hésitation de
censurer un acte adopté par son supérieur. Le conseil constitutionnel a considéré que les membres
bénéficient d’une indépendance face à leurs supérieurs.

Le tribunal administratif et la cour administrative d’appel

a. Les membres

Voix d’accès : concours ; ENA ; nomination par le président, intégration par détachement.
Ils sont de magistrats, donc ils sont juridiquement inamovibles.

b. Les tribunaux administratifs

Créés en 1953. Ils sont juge du droit commun du contentieux administratif. Les magistrats du TA ne sont
que juges et ne peuvent participer à une fonction consultative.
Formation des 3 juges ou juge unique

c. Les CAA

Sont juges d’appel du droit commun du contentieux administratif. Créé en 1987. Sont présidés par un
conseiller d’état pour assurer le liaison entre le CE et la CAA.

Les JAS

JAS = juridiction administrative spéciale. Traitent en contentieux administratif en étant extérieures à la


juridiction administrative générale.
Une trentaine des juridictions spéciales.
Hétérogénéité au niveau de leur structure, de leur mission et de leur composition.
Au niveau de leur structure, certaines ne comportent qu’une juridiction (au niveau national). Ex : cour
national du droit d’asile (directement avec un recours devant le CE). Avec deux dégrées : ex. CDC en
première instance et la CRC en deuxième instance.

Au niveau de leur mission : deux questions confiées au JAS :


De statuer sur les recours comme le fait un tribunal administratif. Elles sont saisies pour contester des
actes administratifs
Disciplinaire = vérifier si une faute a été commise.

La composition. Aucun juge professionnel (pour les sections disciplinaires) / juges professionnels / une
partie des juges professionnels.

2 raisons pour l’existence des JAS :


La première : confier un contentieux à un juge spécialisé. Il peut traiter de façon plus efficace et rapide.
La deuxième : la volonté de juridictionaliser une procédure disciplinaire. Pour renforcer les garanties de
la personne visée.

Identification d’un JAS.

3 critères : être une juridiction et être une juridiction administrative. Il faut déterminer si l’organe est
juridictionnel ou pas. Le premier critère c’est que l’organe doit disposer d’un pouvoir de décision, le
deuxième est que la décision est prise par un organe collégial. Troisième condition, il faut que la fonction,
la mission d’organe est de trancher un litige, régler un contentieux. si les critères sont satisfait on est dans
la présence d’une juridiction.
Juridiction administrative : la loi peut l’identifier, que la décision va faire l’objet d’un recours en
cassation devant le CE.
Pour distinguer, on va se baser sur la nature du litige : différence droit privé, droit publique.
Lorsque le CSM statue en formation disciplinaire elle est une juridiction administrative. C’est une
ingérence du CE dans les affaires des magistrats.

Le régime juridique

Toutes les décisions des JAS peuvent faire l’objet d’un recours en cassation en CE. Une garantie pour les
justiciables.
L’application d grande principe du droit processuel. Les JAS ne sont pas régis par le code procédural
administratif, mais chacun a son propre texte. Dans certains cas, les principes de fonctionnement des JAS
sont archaïques.

Le tribunal des conflits

Pour la répartition des compétences entre le juge administrative et le juge judiciaire. On peut arriver a des
doutes pour déterminer le juge compétent.
Composition : 4 juges du CE et 4 juges de la cour de cassation.

Le conflit positif = lorsque le juge judiciaire va intervenir dans le champ des juges administratif. On a
deux juges qui croient être compétentes.
Le conflit négatif = les deux juges s’estiment incompétentes. Un mécanisme préventif : si le premier juge
se rend incompétent et le deuxième aussi, ce dernier doit saisir le tribunal des conflits
La demande s’avis : toute juridiction peut demander un avis au tribunal de conflit s’il y a une difficulté
pour établir la compétence.

Deuxième partie : le recours devant le juge administratif

a. Les REP (recours pour excès du pouvoir) et RPC (recours en plan contentieux)

Sont différentes par un point important = le pouvoir du juge. Dans le REP (défense de la légalité
objective ; peut être exercé sur un règlement), le juge peut annuler l’acte et laisser le dernier mot
à l’administration. Dans le RPC (défense des situations individuelles ; ne peuvent pas être exercés contre
un règlement), le juge peut remplacer la décision attaquée par son propre jugement. Les deux pouvoir :
annuler + remplacer/ se substituer à l’administration.

Pourquoi avoir deux recours ? : point de vue historique. Initialement il n’y avait que le RPC. Le juge
exerçait les pouvoir ordinaire d’un juge. On n’avait une distinction. Le REP est apparu et s’est développé
dans la moitié du 18éme siècle. Les raisons d’apparition : volonté du CE d’utiliser cette voix de droit pour
éteindre son contrôle sut l’administration. Avec le REP on peut contester tous les actes administratifs.
Pour faire accepter cette voix du contrôle, le CE a accepté de imiter son pouvoir. Le deuxième raison :
volonté du gouvernement et du CE d’utiliser cette voix de droit comme instrument de bonne
administration = un moyen de sanctionner les décisions illégales.

Pourquoi maintenir le REP ?


Parce que certaines activités administratives ne peuvent pas se prêter à un contrôle juridictionnel ordinaire.
On peut pas confier au juge de RPC le pouvoir de réformer un règlement par le contentieux.

Le point commun aux deux recours est qu’ils ont pour objet de sanctionner la violation d’une norme
juridique par prononcer une décision définitive

A. Le REP

Relève su REP ce qui ne relève pas du plan contentieux.


Est le recours du droit commun devant le juge administratif = un recours par défaut. Est ouvert contre
toute décision administrative. Toutes les décisions peuvent faire l’objet d’un recours, même si la loi ne le
mentionnait pas. N’est pas ouvert contre un contrat, seulement pour actes unilatéraux, seul en deux cas :
les clauses règlementaires d’un contrat qui n’ont pas nature contractuelle + les contrats de retraitement
d’argent publique.
Deux recours spéciaux sont assimilés au REP, par leur régime juridique :
 Le déféré préfectorale = un REP formé par le préfet contre un acte d’une collectivité locale.
Chaque préfet est chargé de vérifier la légalité des collectivités locales. Il ne peut pas les annuler
lui-même, mais il les défère devant le juge administratif. Deux particularités : formé seulement par
le préfet + l’intérêt à agir du préfet est présumé.
 Le recours en déclaration d’inexistence = concerne les actes avec une particularité grave. Les
conséquences : le recours est recevable sans condition du délai + il n’est pas simplement annulé,
mais est considéré comme inexistant. Il est extrêmement rare.

Le régime juridique du REP.

Le juge se place au jour ou l’acte a été rédigé pour apprécier la légalité. Si la décision a été légale au jour
ou elle a été rédigée, l’acte est légal. Si l’acte était illégale au moment ou la décision a été rédigé, mais
devient légale, l’acte est toujours illégal. On ne prend en compte le changement des faits qui peuvent faire
l’acte légal
C’est un recours facile à exercer. On n’a besoin d’un avocat + peut être exercé contre tous les actes
administratifs + appréciation large de l’intérêt à agir.
On ne peut pas juridiquement renoncer à former un REP. L’engagement de renoncer à un REP n’a pas
une valeur juridique.
Il est efficace à la mesure ou l’acte illégale disparait rétroactivement est à l’égard des tous. Tous le monde
peut s’en prévaloir.

Les moyens du REP

Deux causes juridiques :


 illégalité externe = incompétence. L’auteur n’avait pas la compétence d’émettre l’acte.
1. Incompétences : On a une incompétence matérielle + incompétence territoriale +
incompétence temporelle.
2. Les vices de procédure ou de la forme : absence d’acte écrit ; défaut d’une procédure
consultative, de procédure contradictoire
 Illégalité interne
1. détournement de pouvoir : utiliser le pouvoir dans un autre but que celui qui a été confié ou
attribué.
2. Violation de la loi :
a) Violation directe de la règle du droit
b) Erreur sur la réalité des faits. L’administration s’est basée sur des faits matériellement
inexacts
c) Erreur sur la qualification juridique des faits.
d) Erreur manifeste d’appréciation = erreur d’appréciation de l’utilisation d’un pouvoir.
Erreur de droit = vice de raisonnement dans l’application des normes juridiques.

Les pouvoirs du juge

Si l’acte est légal, le juge va rejeter la demande, annuler l’acte ou constater une injonction. Statuer du
nouveau ou prendre une décision déterminé.

B. Le RPC
Remplacer la décision administrative avec son propre jugement. Le litige va s’éteindre.
L’hétérogénéité de son régime. Plein des contentieux avec des régimes juridiques différents. On a
néanmoins des régles qui lui sont propres.
4 grandes familles de contentieux :
1. Le contentieux de réparation (faut, dommage, lien de causalité). Le juge va etablir les dommages
interest
2. Le contentieux contractuel : le recours pour les parties et pour les tiers. Pour les parties on a trois
types : a) le recours sur les droits et les obligations des parties ; 2) le recours pour contester la
validité d’un contrat ; 3) le recours en reprise des relations contractuelles. Si le motif pour la
terminaison est illégal, le juge va disposer la reprise des relations.
Pour les tiers. Ils peuvent faire un référé contractuel qui vise à sanctionner la violation des
obligations de publicité et mise en concurrence (pour assurer la transparence). On peut aussi faire
un référé pré contractuel. Le vérifie seulement ces deux choses. S’il y a un manquement le juge
peut annuler la procédure de passation des contrats publics. Le recours en validité du contrat :
dans les deux moins qui suivent la passation du contrat. Le troisième recours pour les tiers = le
recours contre le refus de résilier. Ce refus peut être attaqué par les tiers.
3. Le plan contentieux des actes administratives unilatéraux = plan contentieux objectif. Le juge e
prononce sur une question de légalité. Le juge va plutôt déterminer si l’administration a bien
appliqué les dispositions administratives. Vérifier si l’administration a fait une bonne application
du droit. Le juge doit faire cesser la male application. Contentieux objectif qui relève sur des actes
unilatéraux Le contentieux des sanctions, des créances publiques, le contentieux électoral, pension
de retraite et aide social, contentieux du droit d’asile et la qualité de réfugié, pour le versement
d’une somme d’argent
4. Contentieux du changement du nomme

C. Le domaine des 2 recours

le requérant n’a pas de choix pour choisir la voie de recours. C’est une question d’ordre publique.
Deux cas exceptionnels : la détachabilité : contentieux contractuel, fiscal, électoral. Dans ces domaines un
requérant pet former un recours contre un acte détachable. CE 1912 Lafage : concerne les contentieux
portant sur le versement d’une somme d’argent. Dans ce contentieux, la jurisprudence ouvre au requérant
une alternative : soit il demande l’annulation d’une décision en raison de sa illégalité (c’est un REP), soit
il demande la condamnation de l’administration au versement du somme d’argent (c’est un RPC).

b. Les actions répressives

Les JAS disciplinaires. Le juge va être saisi par une autorité de poursuite et va apprécier l’existence d’une
faute.
Pour le JAG : une seule action. Le contentieux de contravention de grande voirie. Plusieurs particulier =
une particularité pénale, mais qui n’est pas jugée par un juge pénal. Elles sont des contraventions pour
atteint au domaine public, à l’intégrité ou utilisation du domaine public. Le préfet va automatiquement
saisir le tribunal administratif. On n’a pas une question d’opportunité. Confier un pouvoir répressif au
juge administratif.

c. Les recours déclaratifs


Le juge va prononcer un jugement déclaratoire, mais ne pas tirer immédiatement des conséquences.
On a deux recours :
1. Le recours en interprétation : c’est un recours qui soumet au juge une question d’interprétation de
qualification ou d’appréciation validité. Le juge ne tire aucune conséquence. Les conditions :
difficulté d’interprétation ou qualification + il y a une divergence quand à l’interprétation ou à la
qualification + le litige relève du juge administratif.
2. L’action de groupe (= class action).
En responsabilité : En matière de la responsabilité de la puissance publique. Plusieurs personnes
sont victime d’un préjudice créé par la même autorité publique. Deux phases : le juge va rendre un
jugement déclaratoire (si les conditions sont remplies pour tous les victimes), le juge va
déterminer le groupe des personnes, le délai dans lequel on peut rejoindre le groupe et ordonne des
mesures de publicité. La deuxième phase : l’administration négocie directement avec les victimes ;
une transaction est conclue ; si certaines personnes refusent la transaction, elles peuvent saisir
indépendamment un juge.

En déclaration de droits : le juge est saisi par une association ou un syndicat pour obtenir la
reconnaissance du droit individuel venant d’une législation ou règlementation. Le juge rend une
décision déclaratoire qui a la force de la chose jugée. Devant l’administration tout le monde peut
se prévaloir de ce jugement.

d. Les recours en référé

Permettent au juge d’intervenir en cas d’urgence. On plusieurs procédures

Les domaines

Avec un caractère accessoire :


1. Le référé suspension : vise à obtenir la suspension provisoire d’un acte en attendant un jugement
du fonde. Deux conditions : l’urgence (on ne peut pas atteindre le jugement au fond) et le but
sérieux.
2. Les référés constat et expertise : procédures qui visent à se constituer des éléments preuve pour le
recours en fond. On doit constater le dommage et lui évaluer avant d’introduire un recours. Le
juge va nommer un expert qui va réaliser un constat (simplement constater et décrire) ou une
expertise (on doit constater et apporter une opinion).

Avec un caractère autonome :


1. Le référé provision : vise au payement d’une somme d’argent. Un administré estime que
l’administration lui doit une somme d’argent.
2. Le référé mesure utile (RMU) permet d’obtenir une mesure utile autre qu’une mesure de
suspension ou de sauvegarde de liberté. Ex. évacuation, expulsion. Permet à une personne
physique d’obtenir la communication des documents, des décisions et des pièces pour introduire
une action au fonde en connaissance de cause.
3. Le référé liberté : pour une atteinte grave des libertés fondamentales. Le juge peut suspendre une
décision si la décision est à la cause de l’atteinte. Il eut aussi ordonner à l’administration de faire
quelque chose pour faire cesser l’atteinte.
Les procédures réservées à l’autorité publique

Ne sont pas utilisés ou très peu utilisés. Seulement utilisés par les autorités administratives comme les
maires, les préfets.
Le déféré suspension pour le préfet, qui a des conditions plus souples que le référé suspension.
Conditions : urgence, but sérieux, doute sur la légalité d’un acte.
Le référendum local : formé par le préfet contre une autorité locale quand elle organise un référendum
illégal.
Le référé du défenseur des droits : dans les litiges administration c. administré. Si l’administration refuse
de transmettre des documents, on peut saisir le juge d’un référé qui pourra ordonner à l’administration la
communication de ces documents.

Le procès

Les parties : plusieurs facteurs


Le premier facteur : un avocat, l’existence d’une expertise (désigné par le juge et payé par les parties), le
bénéfice de juridictionnel.

Combien coute une affaire traitée par un juge administratif ? Environ 1500 Euros.

Les éléments du procès

Les parties et les intervenants

Les parties : originaires et les parties qui sont attraites (attirés) à l’instance.
Une partie originaire = demandeur (s) et défendeur (s).
On peut avoir un contentieux triangulaire = alors lorsque l’administration émit un permis :
l’administration, le bénéficier, le demandeur qui a attaqué l’acte.
Les parties attraites = c’est une intervention forcée (à la demande d’une partie). Le tiers va rejoindre
comme un défendeur.

Les intervenants (volontaire)


Une personne peut intervenir au soutien d’une partie. Il faut s’associer aux conclusions du demandeur ou
défendeur. On ne peut pas adopter une position neutre. Les conditions pour intervenir : intérêt à intervenir
+ association à une position. On peut aussi présenter ses propres moyens.

Les conclusions

Différentes types de conclusions.


Rédigées de façon précise et claire. Dans une demande financière on chiffrer la somme.
Il est possible de demander du juge seulement ce qui relève de son pouvoir. Son irrecevables les décisions
qui portent sur le pouvoir déterminé de l’administration.

Les moyens
= les justifications des conclusions. L’argumentation factuelle et juridique. Moyens du droit et de fait. Les
moyens d’ordre publique (MOP) = moyen qui est importante pour une conception de droit
de l’administration sur la justice et ne peut pas être laissé à la disposition des parties : pour la compétence.
Le maire va prendre un acte dans le domaine du conseil.
Les MOP : l’inarbitrabilité dans un litige ;
Le régime des MOPs : le juge a l’obligation de soulever d’office le MOP (elles n’intéressent pas
seulement les droits des parties) + peut être soulevés par les parties à toute instant du litige.
Etapes : le moyen manque en fait = si le moyen soulevé et les faits ne correspondent pas. Opérant = le
requérant conteste un mesure du police administrative, il peut invoquer seulement des moyens encontre
les sanctions, alors le moyen est inopérant. Si le moyen est opérant et corresponde en fait, le juge va
vérifier la recevabilité du moyen. Le moyen est recevable s’il est régulièrement invocable = précis etc.
Si le moyen est recevable, le juge va examiner le caractère fondé : s’il est fondé, le juge va le retenir.
Une particularité pour l’invocation des moyens nouveaux :
Il faut distinguer :
 Avant l’expiration du délai de recours : le requérant peut ajouter tout moyen. Ex : un mois après
 Après l’expiration du délai de recours : un moyen ne peut être invoqué s’il relève d’une cause
juridique nouvelle. Pour la cohérence. Le nouveau moyen doit se rattacher sur la cause juridique
existent (CE 1953 Intercope). On peut encore invoquer la violation de la loi mais pas les vices de
forme ou de procédure ; on peut invoquer la compétence (moyen d’ordre publique) pour la VFP,
mais pas pour la violation de la loi……

La procédure ordinaire

Les délais de jugement : mois de 2 ans devant le tribunal administratif, entre 1 ou 2 ans pour la cour
d’appel, un peu plus qu’un an pour le CE.

La saisine

Saisie par une autorité de poursuite (la règle).


Dans certains cas, le juge peut se saisir lui-même (une exception).
La requête est adressée au tribunal. C’est le tribunal qui la transmettra au défendeur. L’exercice d’une
action en justice = un droit fondamental. La saisine est facultative (on peut ; on n’est pas obligé ; ni le
préfet n’est pas obligé ; il peut s’abstenir à agir). Deux ca marginaux dans lesquels on a une obligation de
saisir : si le préfet ordonne une perquisition administrative (demande d’exploitation des données adressé
au juge).

La compétence de la juridiction
Devant quelle juridiction introduire le recours ?
C’est une question d’ordre publique. Deux conséquences : 1. Les parties ne peuvent y déroger (les règles
s’imposent) ; il existe aussi des exceptions très limitées. 2. Le juge doit s’assurer d’office de sa
compétence, même si cette chose n’est pas contestée. Trois questions à se poser :
1. Le litige relève-t-il de la juridiction administrative ? en principe les litiges administratifs relèvent
de la compétence du juge administratif.
2. La compétence au sein de la juridiction administrative. Quelle est la juridiction ou le niveau
juridictionnel compétent en premier instance : JAG (CE/tribunal) ou JAS?
3. Quelle est la compétence territoriale ? la loi pose un principe = le siège de l’auteur de l’acte. Une
partie énorme relève du TA de Paris. On a des exceptions plus importantes que le principe. En
matière des contrats : lieu d’exécution du contrat ; en matière de responsabilité : le lieu du
dommage ; l’agent publique : le lieu d’affectation de l’agent ; en matière d’urbanisme : le lieu du
bien.

La recevabilité
Le juge doit s’assurer de sa propre initiative sur la recevabilité de la requête, même si elle n’est pas
contestée par la partie adverse.
Les conditions de recevabilité relatives à la requête : la forme de la requête = un document écrit (on n’a
pas une saisine verbale), aucun formulaire n’est requis. Du plus en plus la requête est dématérialisée.
S’agissant du contenu : elle doit être rédigée en française, pas dans une langue régionale, doit indiquer les
éléments d’identification. On ne peut pas avoir des requêtes anonymes. Elle doit être signée par son
auteur. Elle doit contenir les faits, les moyens et les conclusions.
Les plan du recours est libre.

Le juge peut être saisi trois manières :


1. Déposer au greffe ;
2. L’envoi postal ;
3. Le télé recours = envoi électronique de la requête. Créé en 2013 (c’est obligatoire pour les avocats
et pour l’administration, mais pas pour les requérants). SAGAS = une plateforme sur laquelle on
suivre le procès.

La recevabilité pour le requérants.

Pour les personnes physiques on doit avoir la capacité. Pour les personnes morales il faut déposer de la
personnalité juridique. On a une jurisprudence assez libérale. Une subdivision d’une personne morale ne
peut pas agir que si elle la personnalité juridique. Les règles du droit civil s’impose au droit administratif.

La représentation : pour le ministère d’avocat. Le principe est l’absence d’un avocat. Certaines
contentieux sont soumises au ministère s’avocats : contentieux des contrats (droit et obligations des
parties) ; versement d’une somme d’argent (fiscales, sanctions financières etc). Deux types d’avocats en
France : avocats à la cour + avocats aux Conseils (conseil d’état et cour de cassation ; ont un monopole
sur les juridictions suprêmes). Il existe un dispositif d’aide juridictionnel qui favorise l’accès à la justice
des personnes modestes (= moins de 1000 EURO par mois) + la requête ne soit pas manifestement
dépourvue du fondement.
La personne physique peut se défendre elle-même dans certains cas/ peuvent être représentée par une
autre personne qu’un avocat.
Pour les personnes morales. L’exécutif ne peut agir que si elle était autorisée par un organe de la personne
morale (le maire ne peut agir que si le conseil local lui autorise).

L’intérêt à agir : n’importe qui e peut agir contre n’importe quoi. Il faut être concerné par l’acte que l’on
attaque. Pour une décision individuelle la question ‘intérêt ne se pose pas. On ne peut pas agir contre une
décision favorable. Dans deux cas se pose la question d’intérêt à agir : une décision individuelle attaquée
par un tiers + un règlement. L’intérêt se considère à la date d’introduction du recours (pas au jour où il
statue).
L’intérêt peut être matériel ou moral (défense des valeurs) ; individuel ou collectif.
Comment apprécier l’intérêt ?
Il faut une qualité précise et pertinente (se situer par rapport à l’acte dans une catégorie déterminé ; la
qualité de contribuable ne suffit pas)
Il faut aussi un intérêt en sens stricte. Il faut être lésé par l’acte = un effet négative/ un inconvénient :
lésion directe et certaine.

L’exigence d’une décision préalable

Il faut soumettre au juge une décision administrative. On va fixer clairement le cadre du litige.
L’administration a pris une position + le recours est formé contre cette position. On ne peut pas saisir le
juge d’un comportement, d’une action, d’une carence, d’une abstention. Les recours qui ne sont pas
dirigés contre une décision : formé contre une personne publique pour obtenir des informations, contre un
contrat, contre une transaction, le recours en interprétation n’ont pas besoin d’une décision.

La décision doit avoir un effet juridique. On ne peut pas attaquer un avis/ une proposition. La décision
peut être expresse (de manière écrite ou verbale : le juge est très souple dans ce point) ou implicite (celle
qui résulte du silence gardé par l’administration durant un certain délai face à une demande qui lui était
adressée). : Décision implicite de refus (DIR) + décision implicite d’acceptation (DIA).

Le délai pour agir

2 mois de la notification/publication de la décision attaqué. L’existence de ce délai, deux observations : le


délai est notable (dans le droit civil n’existe pas un délai) + il est court/bref. L’avantage est une
sécurisation rapide de la décision juridique.
Le délai peut être prorogé par certaines éléments : en cas d’exercice d’un recours administratif. Un
nouveau délai va commencer de la réponse de l’administration. La demande de déféré va avoir aussi un
effet prorogatoire. Une demande d’aide juridictionnel proroge aussi le délai.

L’instruction du recours

Vise uniquement l’information du juge. Présente un caractère secret/ non public. Les mémoires échangés
et le rapport du rapporteur.

Les caractères d’instruction

Elle est écrite + contradictoire + inquisitoriale.


Le caractère technique des questions, du recours. Les parties peuvent suivre précis l’avancement du
procès. L’audience n’a aucun rôle dans les procédures administratives.
Le caractère contradictoire assure l’égalité des parties. Le juge ne peut prendre en considération un
élément que si les parties ont pu débattre sur cet élément. Avant de statuer il doit demander aux parties
leur opinion.
Inquisitoriale : elle est entre les mains du juge. Le juge dirige le procès/ l’instruction. C’est lui qui
transmet la requête au défendeur. Il ordonne les mesures d’instruction. Il n ;est pas tenu de répondre à une
telle demande.

Le déroulement d’instruction
L’instruction est conduite par le rapporteur qui est un membre de la formation jugement. Le rôle du
rapporteur est de fixer le rythme de l’instruction.
La requête est transmise au défendeur qui va répondre par un mémoire de défense qui est transmis au
demandeur qui va répondre par un mémoire en réplique. Le défendeur va répondre par un nouveau
mémoire de défense est ce mémoire de défense numéro 2 va être transmis au demandeur. Le demandeur
va rédiger un mémoire duplique/ mémoire en réplique numéro 2. ETCCCCCC
Si un mémoire présente des éléments nouveaux, on va lui transmettre à la partie adverse. Si les mémoires
ne présentent pas des éléments nouveaux, l’échange va s’arrêter. Il peut demander une enquête à la barre,
des témoignes. Le juge peut demander des mesures d’instruction supplémentaires s’il est nécessaire.
Un rapport : des notes (les conclusions, une analyse et propose une solution) + un projet de jugement
entièrement rédigé (visas, motifs etc).

Le rapport est transmis aux autres membres de la formation de jugement et au rapporteur public. On va
avoir une séance d’instruction (le prédélibéré) avec les membres de la formation de jugement et le
rapporteur public. Les questions apportées par le rapporteur public sont discutés. Dans 90% des cas une
solution est dégagée à ce stage. Dans 10% des cas les questions sont encore ouvertes.
Le juge va clore l’instruction par une ordonnance de clôture. Les parties ne peuvent apporter des éléments
nouveaux.

Le jugement

Le jugement de la demande (l’acte de jugement) va mettre fin au litige.


Comment le jugement est rendue, comment est-il présenté et

Le cadre général du jugement


Il existe une obligation de juger. Toute saisine de la juridiction doit donner lieu à un jugement.
Conséquences : le juge ne peut se prononcer par une réponse non juridictionnelle + le silence de la
juridiction ne signifie pas qu’elle rejette le recours ; Il n’y a pas un jugement implicite + le juge ne peut
pas refuser de juger.

Le juge juge toujours les questions avant de juger : le requérant est-il désisté ? + La juridiction est-elle
compétente ? + Le litige a-t-il un objet ? + Le recours est-il recevable ? + Le recours est-il fondé ?

Les conclusions du requérant. C’est le requérant qui fixe le cadre du litige. Le juge ne peut pas statuer en
dehors de ça (juger entièrement la saisine). Il ne peut pas statuer au-delà des conclusions.
La séparation des pouvoirs : principe d’impartialité qui relève deux dimensions : une subjective = un juge
ne peut pas être animé par des faveurs/défaveurs à l’égard d’une partie. L’impartialité objective = il ne
doit pas exister de circonstances d’ordre général pouvant faire d’être doute sur l’impartialité de la
formation de jugement.
Les parties peuvent demander une récusation. Si un juge ne sera pas impartial. Le juge peut accepter et se
retirer. S’il ne l’accepte pas, c’est la formation de jugement qui va se prononcer sur la demande de
récusation. Procédure spéciale pour garder l’impartialité des juges. On peut récuser toute la formation de
jugement.

Le jugement
Si la requête est vue à l’échec elle est rejetée par une ordonnance. Si la requête est sérieux elle va être
jugé.
Le président dirige le débat.
Il donne le parole au rapporteur (il ne peut pas faire connaitre son opinion) : demande du requérant +
réponse + conclusions.
Ensuite le président donne le parole au rapporteur public (il n’est pas membre de la formation de
jugement). Il est un magistrat administratif qui ne juge pas. Il participe au processus juridique mai lui-
même ne juge pas. Il a une connaissance approfondie du dossier et va présenter ses conclusions. Va
analyser le problème juridique et proposer une solution. Il doit prendre une position d’une façon
impartiale (il représente l’intérêt du droit). Sa fonction initiale était de défendre l’intérêt de
l’administration devant le juge administratif comme un procureur. Son but est d’éclairer la formation de
jugement. Les justiciables ont la garantie que la question a été examiné d’une façon approfondie par deux
magistrats administratifs. Un double examen sérieux. La deuxième raison : elle permet de mieux
comprendre le jugement. Parfois la motivation est superficielle mais se limite au minimum. En pratique,
les conclusions du rapporteur public sont suivies. Si elles ne sont pas suivies on a une décision contraire
et peut annoncer un revirement de la jurisprudence.

La parole est donnée aux parties. Le défendeur parle le dernier. Elles disent « je renvoi aux positions
écrites ». On ne peut pas rien ajouter aux mémoires. Les parties n’ont une obligation d’être présentes. Il
n’est possible de répondre aux conclusions du rapporteur public. Il arrive qu’une observation orale bien
présenté fasse basculer la formation de jugement.

La formation se retire est l’affaire est mise en délibéré (=discussion entre le juges sur la solution. Chaque
juge doit prendre une position). Le projet de jugement est transmis au greffe. Le jugement est un acte
écrit qui va être authentifié par les membres de la formation de jugement. Un jugement comporte trois
parties : les visas (les textes fondant la décision) + les motifs (la motivation du jugement ; elle indique les
raisons pour lesquelles elle retient une telle solution ; avant, la motivation était très bref et courte.) + le
dispositif (la juridiction décide = la décision du tribunal. Une forme en articles). Au niveau de la
rédaction on a passé du phrase unique (vu….+ considérant….+décide…..) au style directe (vu la
procédure suivante/ suivi…… + une motivation directe + une décision).

Autorité est effets du jugement

Autorité de la chose jugée signifie que l’affaire a été jugée. Deux conséquences : ce qui a été jugé = une
vérité juridique. Tout le monde peut s’en prévaloir et s’impose à tous. Ce qui a été jugé ne put pas être
rejugé. Si les mêmes parties reviennent devant le juge avec les mêmes moyens le juge va déclarer la
demande irrecevable

La force exécutoire : l’obligation d’exécuter la décision. Elle ne peut se soustraire de cette obligation sur
aucun prétexte (complexité etc).

Le justiciable doit s’adresser à la juridiction qui a rendu la décision pour faire exécuter une décision. Le
juge va tirer l’attention de l’administration. Si cette phase ne suffit pas, le juge peut ordonner à
l’administration d’exécuter la décision (le juge va prendre l’administration par le main).
Le deuxième procédé :
Le troisième : le payement à contrat (quand l’administration est obligé de verser une somme d’argent). Si
l’état est condamné il suffit de présenter le jugement au comptable public qui a l’obligation de payer.
Les vois de recours

Trois sont plus importants :


1. le recours en appel : relève de la cour administrative d’appel. Permet de rejuger en droit et en fait.
Le juge d’appel vérifie la qualification de faits, la procédure suivi, le raisonnement juridique. Le
jugement d’appel peut faire l’objet d’un recours en cassation devant le CE. Il ne peut vérifier pas
les appréciations factuelles du juge de fond
2. le recours en cassation : le juge de cassation peut annuler le jugement attaqué. Il peut renvoyer
l’affaire à la même cour.
3. La tierce opposition : formée devant la juridiction qui a rendu la décision. La demande peut être
formée par une personne si le jugement préjudicie à ses droits. Il n’était pas e mesure de se
défendre pendant le jugement. Ce tiers peut former un recours en tierce opposition si la décision
ne lui est pas favorable.

Les procédures dérogatoires

Deux raisons : il faut juger vite + tenir compte de particularités des parties dans quelques domaines. Avec
le souci d’accélérer le jugement.
L’affaire est jugée à juge unique. Il est plus facile et plus rapide. Il statue sans rapporteur public.
L’audience est intégrée dans l’instruction. L’instruction est close après l’audience. Des nouveaux
éléments peuvent être apporté devant ‘audience. Ex. une audience référé. On fixe des délais très brefs.
Même si la décision n’était pas formellement transmise, elle doit être respectée.
Le délai pour exercer une voie de recours est redû au 15 jours pour un référé (normalement 2 mois).

Le contentieux au fond soumis aux règles spécifiques

Le contentieux sociaux, etc. On tient compte d’un profil des justiciables (gents qui n’ont pas d’argent, des
études). Les spécificités sont deux :
a) La demande/ la requête elle n’a pas ni moyen, ni conclusions. Ne peut pas être simplement rejeté
le juge doit d’abord informer le requérant qui doit saisir le juge d’une argumentation juridique
déterminé. On devrait critiquer juridiquement la décision. On donne une deuxième chance aux
justiciables. Il existe un formulaire type. Il est facultatif.
b) Le requérant n’est pas tenu de transmettre tous le document à la juridiction

Pour le droit d’urbanisme :

a) Le requérant doit notifie son recours au bénéficier de décision et à la commune qui l’a livré.
L’administration a 15 jours pour transmettre une notification. Si le requérant ne notifie pas
l’administration et le bénéficiaire, la requête est irrecevable
b) La possibilité de monnayer le désistant du requérant
L’urbanisme est un domaine qui est plus sensible que les autres. L’objet d’immobilière est très important

Pour le contentieux de renseignement : les adaptations garantissent le secret de la défense nationale. Il


faut absolument que ces informations restent secrètes. Le renseignement doit respecter la loi. La
procédure se tient devant le CE qui peut être saisie des deux demandes :
1. Une demande sur la présence d’une personne dans un fichier
2. Vérifier si la personne fait l’objet d’une mesure de surveillance et si cette mesure respecte
l’exigence de la loi.
La particularité = il n’y a pas de contradictoire. L’administration devait notifier des informations secrètes.
Les juges ont accès aux documents classifiés. Il va vérifier si les mesures sont justifiées et si elles sont
légales. Il n’y a pas une motivation parce que le juge ne peut rien dire sur les actes secrets. Il va affirmer
que la vérification a été faite. Le dispositif est très succinct. Un rapport pour l’administration de faire
cesser la surveillance.

L’examen : questions/cas pratique.