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DOSSIER DE

RECHERCHES
Réalisé par :
- Zouheir MEZAOUI (Coordinateur)
- Hamza OUAHDI
- Othmane MOUBARAK
- Ahmed MOUSSADEK

Etudiants en 5ème Année ACG

Sous l’encadrement de :
Mr. SAID YOUSSEF

Année universitaire : 2018/2019


SOMMAIRE

LES US GAAP: ................................................................................. 3

CGNC, LOI 9-88 ............................................................................... 9

LE PLAN COMPTABLE AGRICOLE ......................................... 16

PLAN COMPTABLE DU SERCTEUR IMMOBILIER ............. 25

PLAN COMPTABLE DES ETABLISSEMENTS DE CREDIT 31

IPSAS: International Public Sector Accounting Standards ......... 38

DIGITALISATION ET METIERS D’AUDIT .............................. 45

ELABORATION DE LA CARTOGRAPHIE DES RISQUES : . 51

CARTE STRATEGIQUE ............................................................... 55

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LES US GAAP:

Les Etats-Unis ont une économie ouverte de libre entreprise. Ainsi ce sont
principalement les entreprises privées qui mènent la production du pays. Le gouvernement
américain joue un rôle régulateur et directionnel mais les entreprises privées produisent la
plupart des biens et services.

Ces entreprises ont besoin de capitaux pour leur développement. Ces capitaux peuvent
être obtenus par des institutions financières, des investisseurs privés etc. Mais ces derniers
offriront continuellement leurs capitaux s’ils sont satisfaits et reçoivent un rendement
correspondant au risque pris. Ils s’attendent donc à ce que l’entreprise en question mette à leur
disposition des informations leur permettant de considérer un prêt ou un investissement. D’où
la nécessité d’utiliser un rapport financier
GAAP : Generally Accepted Accounting Principles.

En effet, les US GAAP ont pour particularité de mettre en relief la profitabilité


économique d’une compagnie, en différant ses frais de départ qui sont souvent très élevés. Le
principal objectif des US GAAP est de réaliser une certaine proportionnalité entre les frais et
les revenus. Des profits peuvent donc apparaître dès la première année et les investisseurs ont
alors la possibilité de mieux juger l’entreprise sur le long terme.

Les US GAAP sont généralement utilisés par les compagnies américaines et leurs
filiales internationales, ainsi que toutes les entreprises étrangères souhaitant être cotées à l’US
Stock exchange.

Les normes US GAAP (United States Generally Accepted Accounting Principles) sont
les règles comptables en vigueur aux États-Unis.

Les US GAAP sont applicables aux entreprises cotées aux États-Unis. Beaucoup de
groupes internationaux les ont adoptées afin d'attirer les capitaux anglo-saxons. Le point
maintenant.

US GAAP : principe de fonctionnement

L'US GAAP définit les principes comptables américains de présentation des données
financières pour les entreprises publiques et privées. Ces normes évoluent fréquemment.

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Elles ont été définies en 1973 par le FASB, organisme de droit privé, même s'il est
sous le contrôle politique de la SEC (securities and exchange commission), le gendarme des
marchés américains.

Il existe trois normes comptables aux États-Unis, SAP (Statutory Accounting


Principles), TAX et US GAAP.

Les entreprises qui veulent être cotée sur les grandes bourses américaines, doivent
respecter les normes US GAAP. De même, les sociétés qui font appel à l'épargne publique
doivent appliquer ces normes afin que les investisseurs évaluent leur profitabilité.

Les normes US GAAP sont au nombre d'environ 130. Elles sont le pendant anglo-saxon
des IFRS (International Financial Reporting Standards), normes comptables en vigueur en
Europe depuis 2005 (règlement CE 1606/2002).

Divergence entre les normes IFRS et US GAAP

Il y a beaucoup de convergences entre les normes US GAAP et IFRS. Toutefois, l'esprit


diffère un peu entre le vieux continent et le Nouveau Monde.

En Europe, la fonction de base de la comptabilité est de fournir des références


patrimoniales en conformité avec les exigences légales et de répondre aux demandes de
garanties des administrations, des créanciers, des investisseurs et des salariés.

Dans les pays anglo-saxons, en revanche, la comptabilité vise d'abord à diffuser les
informations économiques d'une entreprise vers l'extérieur afin que les investisseurs disposent
d'états financiers leur permettant de connaître la solidité économique des sociétés auxquelles
ils apportent des capitaux.

Cette différence de conception se manifeste, par exemple, avec la présentation des états
financiers.

Ainsi, dans le système anglo-saxon, c'est le compte de résultat qui chapeaute les états
financiers. Cette prévalence témoigne de la volonté des entreprises de s'adresser en priorité à
leurs actionnaires en s'appuyant sur les performances de l'exercice.

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Le compte de résultat a pour objectif d'informer les investisseurs sur les performances
réalisées par les entreprises durant un exercice donné. Il récapitule l'ensemble des produits et
des charges. Il est composé du résultat d'exploitation, du résultat financier et du résultat
exceptionnel.

En Europe, avec les normes IFRS, c'est le bilan qui est généralement considéré comme
la pièce maîtresse des états financiers, le compte de résultat venant se placer en dessous (en
termes de présentation).

Un bilan est un état de synthèse permettant de décrire en termes d'emplois et de


ressources la situation patrimoniale d'une entreprise à une date donnée.

Pour résumer :

 Les normes IFRS ont tendance à privilégier le bilan, qui fournit la « photo
patrimoniale » d'une entreprise à une date donnée.
 Les normes US GAAP donnent la priorité à l'évolution des produits ou ressources et des
charges ou dépenses fournis par le compte de résultat entre deux bilans.

Durant la dernière décennie, beaucoup de grands groupes français ont modifié la


présentation de leurs états financiers consolidés afin de séduire les investisseurs anglo-saxons.
Ils commencent ainsi par présenter leur compte de résultat, leur bilan, mais aussi les flux de
trésorerie, les variations des capitaux propres, etc.

Les tentatives de rapprochement et de convergence entre les normes IFRS et l'ISG GAAP
ont fait l'objet de discussions intenses jusqu'en 2007. Depuis cette date, le processus de
rapprochement est considérablement ralenti, pour des raisons politiques plus que techniques,
selon certains spécialistes.

Présentation du Bilan en US GAAP :

Les US GAAP n’imposent pas un modèle détaillé de bilan mais indiquent simplement
une liste d’éléments devant être produits.

Dans la pratique, on trouve un bilan généralement présenté en liste ; l’ordre de


présentation des rubriques faisant par ailleurs apparaître les éléments courant avant les éléments

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non courants, attirant ainsi l’attention en haut de bilan sur les liquidités détenues par la structure
ainsi que sur ses autres actifs à court terme, c’est-à-dire sur les éléments de sa situation
financière susceptibles d’assurer la liquidité de la structure (capacité à faire face à ses
engagements à court terme sur la base de ses actifs disponibles à court terme).

Le bilan des comptes individuels des entreprises américaines se présentent donc


généralement ainsi :

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Présentation du compte de résultat en US GAAP

Le modèle généralement retenu est un modèle en liste classant les charges par fonction
(destination). Contrairement au modèle IFRS, il f isole les produits et les charges liés aux
opérations inhabituelles (extraordinary items). Attention cependant, ces derniers ne regroupent
que des éléments qui doivent être à la fois inhabituels en nature et peu fréquents.

La notion de « résultat extraordinaire » est donc beaucoup plus restrictive que la notion
de « résultat exceptionnel » que l’on trouve dans le plan comptable général.

Par ailleurs, le modèle US GAAP fait toujours apparaître le bénéfice par action (BPA)
ou « earning per common stock », soit le rapport entre le bénéfice (après déduction des

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dividendes versés aux actions privilégiées) et le nombre d’actions ordinaires. Le fait de produire
de façon systématique cette information est cohérent avec la volonté de la comptabilité anglo-
saxonne de fournir des informations pertinentes aux investisseurs pour leur prise de décision
(comptabilité davantage tournée vers les investisseurs que la comptabilité d’Europe
continentale, historiquement davantage destinée à un usage interne).

Le compte de résultat des comptes individuels des entreprises américaines se présentent donc
généralement ainsi :

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CGNC, LOI 9-88

La comptabilité est une technique destinée :


 D’une part, à enregistrer les opérations d’ordre économique et financier effectuées par
l’entreprise (achat/vente de marchandises, acquisition et cession des moyens de
production, règlement des dettes, recouvrement des créances, remboursement des
emprunts etc...) ;
 D’autre part, à décrire la situation qui en résulte.
La comptabilité peut aussi être définie comme étant une technique destinée à :
 Servir de base à l’information et à la gestion de l’entreprise (fonction information
interne) ;
 Fournir une image fidèle de la situation de l’entreprise (fonction d’information externe).
La comptabilité est à la fois un instrument d’information économique et financière et un outil
de gestion de l’entreprise.
Elle est un instrument d’information économique et financière dans la mesure où elle fournit
des informations appréciables à tous les partenaires de l’entreprise, notamment à ceux avec
lesquels elle entretient des relations constantes (l’Etat, les salariés, les banques,...).
Elle est, aussi, un outil de gestion irremplaçable pour les dirigeants de l’entreprise. Parce qu’elle
permet de dégager des soldes importants et de calculer de nombreux agrégats et ratios, la
comptabilité met à la disposition des dirigeants de l’entreprise des instruments de mesure grâce
auxquels ils pilotent cette dernière et mesurent ses performances.
La tenue de la comptabilité est une obligation légale. Cette obligation résulte à la fois des
dispositions du droit comptable et de celles du droit fiscale.
La loi n° 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants dispose que « toute
personne physique ou morale ayant la qualité du commerçant au sens du code de commerce est
tenue de tenir une comptabilité (...) ».
La loi n° 30-85 relative à la taxe sur a valeur ajoutée, la loi n° 24-86 relative à l’impôt sur les
sociétés et la loi n° 17-89 relative à l’impôt général sur les revenus imposent aux assujettis ou
contribuables des obligations d’ordre comptable (tenue d’une comptabilité régulière,
facturation, ...).

Le CGNC :
Le Code Général de normalisation Comptable (C.G.N.C) est conçu en 2 parties :

 1ère partie :
La Norme Générale Comptable (NGC) qui définit les principes comptables fondamentaux et le
dispositif de forme qui doit régir toute comptabilité normalisée.
Le champ d’application de la norme générale comptable est précisé par les textes législatifs et
réglementaires.

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Elle est conçue de façon à ce que les deux objectifs primordiaux de la normalisation comptable
soient satisfaits, et qui sont :
 Servir de base à l’information et la gestion de l’entreprise.
 Fournir une image de ce que représente l’entreprise à tous les utilisateurs des comptes,
privés ou publics, de la façon la plus fidèle possible.
Le champ d'application de la Norme Générale Comptable est très vaste puisqu'il concerne a la
majorité des agents économiques peu importe leur taille, leur secteur, leur objet et leur forme
juridique.
Cette diversité d’utilisateurs implique sans aucun doute une utilisation d’un modèle d’analyse
et d’un langage unis et communs.
 2ème partie :
Le Plan Comptable Général Marocain (P.C.G.M) constitue le cadre pratique d’application de
la Norme Générale Comptable aux entités économiques qui remplissent les caractéristiques de
l’entreprise.
Il faut savoir que Les établissements financiers, les banques et assurances, restent régis par les
dispositions de la présente Norme Générale Comptable, malgré le fait qu’ils disposent de plans
comptables sectoriels autonomes.

La loi 9-88 :
C’est la loi relative aux obligations comptables des commerçants.
Article 1 : obligations relatives aux enregistrements comptables.
Toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant (dans le sens précisé dans
le Code de Commerce) est dans l’obligation de tenir une comptabilité périodique selon les
conditions prescrites par cette même loi.
Pour cela, elle doit effectuer les enregistrements comptables des mouvements impactant les
actifs et les passifs de l’entreprise. Ces opérations sont enregistrées chronologiquement,
opération par opération et jour par jour.
Chaque enregistrement doit préciser l’origine, le contenu et l’imputation du mouvement avec
les pièces justificatives adéquates.
Article 2 : livre-journal et grand-livre
Les enregistrements mentionnés dans l’article précédent sont effectués sous forme d’écritures
sur un registre appelé « Livre-Journal ».
Chaque écriture affecte au moins deux comptes dont l’un est débité et l’autre est crédité d’un
montant identique.
Les enregistrements du Livre-Journal sont reportés sur un autre journal qu’on appelle « Grand-
Livre » cherchant de les enregistrer selon le plan de comptes du commerçant.

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Le plan de comptes doit comprendre des classes de comptes de situation, des classes de comptes
de gestion et des classes de comptes spéciaux, telles qu’elles sont définies aux tableaux annexés
à la présente loi.
Les personnes physiques dont le C.A annuel ne dépasse pas les 2.000.000 DH ne sont point
obligées de tenir le Grand-Livre si la balance récapitulative des comptes peut être établie du
livre journal de façon directe.
Article 3 : Journaux et livres auxiliaires
Le Livre-Journal et le Grand-Livre peuvent être détaillés sous formes de plusieurs registres
subséquents appelés « Journaux Auxiliaires » et « Livre Auxiliaires ». Leur nombre est relatif
aux besoins et aux exigences de l’entreprise.
Toutes les écritures figurant sur les journaux et livres auxiliaires doivent être rassemblées sur
le Livre-Journal et le Grand-Livre une fois par mois.
Les personnes physiques dont le C.A annuel ne dépasse pas les 2.000.000 DH peuvent
rassembler les écritures des journaux auxiliaire une fois chaque fin d’exercice.
Article 4 : Manuel d'organisation comptable
Les personnes soumise à la présente loi et dont le C.A annuel dépasse les 10.000.000 DH
doivent établir un manuel décrivant l’organisation comptable de l’entreprise.
Article 5 : Inventaire physique
Les éléments de l’actif et du passif de l’entreprise doivent être évalué à travers un inventaire au
moins un fois chaque fin d’exercice.
Article 6 : Livre d'inventaire
La tenue d’un livre d’inventaire où le bilan et le compte de produits et charges sont transcrits
est obligatoire.
Article 7 : Durée de l'exercice
La durée générale d’un exercice est de 12 mois (une année complète). Cependant elle peut
exceptionnellement être inférieure à un an pour un exercice donnée.
Article 8 : Forme des livres journal et inventaire
Il faut que le Livre-Journal et le livre d’inventaire soient cotés et paraphés dans la forme
ordinaire et sans frais, cependant de la part du greffier du tribunal de première instance. Chacun
des livres reçoit un numéro répertoriée par le greffier sur un registre spécial.
Les personnes physiques dont le C.A annuel ne dépasse pas les 2.000.000 DH ne sont pas dans
l’obligation de faire coter et parapher le Livre-Journal et le livre d’inventaire par le greffier du
tribunal, à condition qu’ils les conservent en plus du bilan et du compte de produits de charges
pendant les dix années à venir.
Article 9 : Etats de synthèse
Les personnes soumise à la présente loi doivent établirent leur états de synthèse annuels vers la
fin de l’exercice. Les informations et les données qui y figurent sont basées sur les

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enregistrements et écritures préalablement effectués dans le Livre-Journal, le Grand-Livre et le
livre d’inventaire.
Ces états de synthèses sont le Bilan, le Compte de Produit et Charges (C.P.C), l’Etat des Soldes
de Gestion (E.S.G), le tableau de financement et l’état des informations complémentaires. Ils
forment une certaine complémentarité indissociable.
Article 10 : Définition des états de synthèse
Le bilan décrit de façon indépendante les éléments de l’actif et du passif de l’entreprise.
L’Etat des soldes de gestion (E.S.G) décrit la formation du résultat net ainsi que celle de la
capacité d’autofinancement (C.A.F).
Le tableau de financement montre l’évolution financière de l’entreprise au cours de l’exercice
tout en précisant les ressources dont elle a disposé et où elle les a employées.
L’état des informations complémentaires donne des commentaires et des éléments
complémentaires concernant l’information offerte par le Bilan, le Compte de Produits et
Charges (C.P.C), l’Etat des Soldes de Gestion (E.S.G) et le tableau de financement
Article 11 : Image fidèle
Les états de synthèse doivent représenter l’état de l’entreprise avec clarté and authenticité afin
de donner cette image fidèle des actifs et passifs ainsi que de la situation financière et des
résultats.
Ils doivent comprendre autant d’informations que nécessaire afin de pouvoir donner cette image
fidèle.
Lorsque l’application d’une prescription comptable ordinaire n’est pas suffisante pour donner
l’image fidèle de l’entreprise, il faut alors fournir plusieurs informations complémentaires.
Article 12 : Masses, rubriques et postes
Les états de synthèses qui sont le Bilan, l’Etat des Soldes de Gestion (E.S.G), le Compte de
Produits et Charges (C.P.C) et le tableau de financement sont composés de masses subdivisées
en rubriques elles-mêmes subdivisées en postes.
Article 13 : Permanence des méthodes
On ne peut modifier d’un exercice à l’autre les modalités d’évaluation retenus ni la présentation
des états de synthèse.
Dans le cas où des modifications auraient pris lieu, elles devraient être bien décrites, détaillées
et justifiées dans l’état des informations complémentaires.
Article 14 : Méthodes d'évaluation
Tous les biens acquis à titre onéreux sont enregistrés à leur coût d’acquisition à leur date
d’entrée dans l’entreprise, les biens produits à leur coût de production et les biens acquis à titre
gratuit à leur valeur actuelle.
Les titres acquis à titre onéreux sont enregistrés à leur prix d’achat à leur date d’entrée dans
l’entreprise.

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Les créances, dette et disponibilités sont inscrites pour leur montant normal à leur date d’entrée
dans l’entreprise. Si elles sont libellées en monnaie étrangère, elles sont alors converties en
monnaie nationale à leur date d’entrée avant qu’elles ne soient comptabilisées.
Une correction sous forme d’amortissement est effectuée sur la valeur d’entrée d’actif
immobilisé dont l’utilisation est limitée dans le temps.
L’amortissement est une charge fictive qui consiste à étaler la valeur amortissable de
l’immobilisation sur sa durée prévisionnelle d’utilisation selon un plan d’amortissement.
La valeur d’entrée dont on soustrait le montant cumulé des amortissements devient la valeur
nette d’amortissement.
A la date d'inventaire, la valeur actuelle est comparée à la valeur d'entrée pour les éléments non
amortissables ou à la valeur nette d'amortissements, après amortissement de l'exercice, pour les
immobilisations amortissables.
Seules les moins-values dégagées de cette comparaison sont inscrites en comptabilité soit sous
forme d'amortissements exceptionnels si elles ont un caractère définitif soit sous forme de
provisions pour dépréciation si elles n'ont pas un caractère définitif.
On peut définir la valeur nette comptable des éléments de l’actif soit par la valeur d’entrée ou
bien la valeur nette d’amortissements (V.N.A) si la valeur actuelle leur est supérieure ou égale,
sinon par la valeur actuelle si elle leur est inférieure.
Si l’ensemble des immobilisations corporelles et financière sont soumises à une réévaluation
de sa valeur, l’écart dégagé ne peut point être manipulé afin de compenser les pertes, il est
inscrit distinctement au passif du bilan.
Soit par leur coût moyen d’acquisition ou de production, ou bien en considérant que le premier
bien sorti est le premier bien entrée, c’est ainsi que l’on évolue les biens fongibles.
Article 15 : Principe de Non compensation
Il est impératif d’inscrire les mouvements ainsi que les informations dans leur comptes/postes
adéquats, avec bien évidemment la bonne dénomination et sans compensation entre eux.
L’évaluation des éléments de l’actif et du passif est effectuée de manière séparée.
Aucune compensation ne peut être opérée entre les postes d'actif et de passif du bilan ou entre
les postes de produits et de charges du compte de produits et charges.
Il faut que le bilan d’ouverture d’un exercice et le bilan de clôture de l’exercice qui le précède
soient identiques.
Article 16 : Principe de prudence
Les charges sont enregistrées à l’instant même où l’on prend conscience qu’elles sont probables,
tandis que les produits ne sont pris en compte jusqu’à ce qu’ils sont définitivement acquis par
l’entreprise.
Il faut procéder aux amortissements et provisions nécessaires même dans un cas d’absence ou
d’insuffisance de bénéfice.

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Tous les risques et charges nés au cours de l’exercice ou bien d’un exercice antérieur malgré
qu’ils soient connus entre la date de clôture de l’exercice et celle de l’établissement des états de
synthèse, doivent être tenus en compte.
Article 17 : Principe d'indépendance des exercices
On ne peut inscrire aucun bénéfice dans les états de synthèse que celui ou ceux réalisés à la
clôture de l’exercice. Certes, lorsque sa durée est supérieure à un an, sa réalisation certaine, on
peut inscrire ce bénéfice réalisé sur une opération partielle. Il faut aussi qu'il soit possible
d'évaluer avec une sécurité suffisante le bénéfice global de l'opération.
Article 18 : Date d'établissement des états de synthèse
Il faut que les états de synthèse soient établis au plus tard dans le trimestre suivant la date de
clôture de l’exercice, sauf dans des cas et circonstances exceptionnelles qu’il faut alors justifier
dans l’état des informations complémentaires.
La date d’établissement des états de synthèse est mentionnée dans l’état des informations
complémentaires.
Article 19 : Cas de dérogation aux principes comptables
Si, en raison de situations spécifiques à l'entreprise, l'application d'une prescription comptable
de la présente loi ne permet pas de donner une image fidèle de l'actif et du passif, de la situation
financière ou des résultats, il peut y être dérogé ; cette dérogation est mentionnée à l'état des
informations complémentaires et dûment motivée, avec l'indication de son influence sur l'actif,
le passif, la situation financière et les résultats de l'entreprise.
Il ne faut pas oublier de mentionner la modification de la date de clôture dans l’état des
informations complémentaires.
Article 20 : Cas de dérogations aux principes comptables
Si les conditions d’une cessation totale ou partielle de l’activité sont réunies, l’entité peut établir
ses états de synthèse en passant par des méthodes différentes que celles prescrite par les articles
de cette loi.
Il ne faut alors point oublier de mentionner les méthodes utilisées pour l’établissement des états
de synthèse dans l’état des informations complémentaires.
Article 21 : Dispenses accordées aux entreprises dont le Chiffre d'affaires est inférieur à
7.500.000 DH
Les entités soumises à la présente loi et dont le chiffre d’affaire annuel ne dépasse pas les
7.500.000 DH ne sont point dans l’obligation de l’établissement de l’Etat des Soldes et de
Gestion (E.S.G), du tableau de financement et de l’état des informations complémentaires.
Article 22 : Monnaie d'établissement des états de synthèse
Tous les documents comptables sont réalisés en utilisant la monnaie nationale.
Tous les documents comptables et les pièces justificatives sont conservés pour une période de
dix ans.

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Les documents comptables relatifs à l'enregistrement des opérations et à l'inventaire sont établis
et tenus sans blanc ni altération d'aucune sorte.
Article 23 : Cas de rejet de comptabilité par l'administration fiscale
Les comptabilités ainsi que les tableaux qui lui sont annexés qui ne sont pas tenues en bonne et
due forme suivant les formes prescrites par cette loi peuvent être rejetés par l’administration
fiscale.
Article 24 : Responsabilité
Les experts comptables, comptables agréés par l’état et autre personnes faisant profession de
tenir la comptabilité des personnes soumises à cette loi doivent se conformer aux dispositions
de cette dernière.
Articles 25 : Dispositions finales
Sont abrogés lors de l'entrée en vigueur de la présente loi les articles 10, 11, 12 et 13 du dahir
du 9 ramadan 1331 (12 août 1913) formant Code de commerce. Les renvois faits à ces articles
dans les lois et règlements en vigueur s'appliquent de plein droit aux dispositions
correspondantes de la présente loi.
Article 26 : Date d'entrée en vigueur
Les dispositions de la présente loi entreront en vigueur à compter du deuxième exercice ouvert
après la date de sa publication au Bulletin officiel. (Soit le 1er janvier 1994)

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LE PLAN COMPTABLE AGRICOLE
Nous aborderons dans cette recherche le contexte d’adoption du Plan Comptable Agricole au
Maroc, l’objectif du Plan Comptable Agricole Marocain et ses spécificités qui le différencient
du Plan Comptable Général Marocain

Contexte d’adoption du Plan Comptable Agricole Marocain

Suivre l’évolution des autres secteurs

Vers les années 1990, le Maroc avait commencé à entreprendre plusieurs actions et réformes
visant à moderniser l’environnement éco-juridique de l’entreprise, une évolution notable avait
suivi ces réformes, se traduisant notamment par plusieurs lois et dahirs, dont les plus notables :

 La loi comptable 9-88 relatives aux obligations comptables des commerçants en 1992
 La loi 44-03 complétant la loi 9.88 en 2006
 La loi n°17-95 relative aux SA, modifiée et complétée par les dahirs n°1-08-18 du 23
Mai 2008 et n°1-15-106 du 29 Juillet 2015 promulguant respectivement les lois n°20-
05 et n°78-12
 La loi n°5-96 du 13 Février 1997 relative aux autres sociétés commerciales
 La loi n°15-5 d0 1er Aout 1996 relative au Code de commerce, modifiée par la loi n°
32-10 du 17 Aout 2011, la Loi n°24-04 du 22 Novembre 2006, la Loi n°13-99 du 15
Février 2000 et la Loi n° 134-12 du 22 Août 2014, comportant des prescriptions visant
une plus grande transparence des affaires.

Dans le même cadres, plusieurs normes comptables spécifiques et Plan Comptables Sectoriels
et particuliers ont été établis par le CNC dont : OPCVM, établissements de crédit, entreprises
d’assurances, titrisation des créances hypothécaires, coopératives, ORMVA, partis politiques,
état etc ….

Le secteur agricole étant très clairement en retard par rapport aux autres secteurs, ne pouvait
rester en marge de cette mouvance, ainsi plusieurs lois concernant ce même secteur ont été
établies :

 L’introduction de l’imposition des revenus agricoles selon la loi de Finance de 2014,


les revenus agricoles étant les bénéfices réalisés par un agriculteur, un agrégateur
et/ou éleveur et issus de toute activité relatée à l’exploitation d’un cycle de

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production animal et/ou végétal dont les produits sont destinés à l’alimentation ainsi
que les traitements desdits produits, à l’exception des transformations réalisées
industriellement.
 La loi n°04-12 concernant l’agrégation agricole, promulguée par le Dahir n°1-12-
15 du 17 Juillet 2012 visant à regrouper des agriculteurs dits « agrégés » par un
agrégateur afin de réaliser un projet « d’agrégation agricole » dans le cadre d’un
contrat fixant leurs droits et obligations respectifs, afin de développer un ou
plusieurs segments d’une filière végétale et/ou animale, que ce soit en production,
conditionnement, emballage, stockage ou la commercialisation des produits de la
filière en question.

On peut aussi noter l’importance de l’instauration du Plan Maroc Vert et 2008 en exécution des
Hautes Directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, visant à :

- Exploiter les marges de progrès et valoriser les potentialités de ce secteur au mieux


- Accompagner la mutation du système agro-alimentaire mondial
- Faire face aux nouveaux enjeux en préservant les équilibres économiques, sociaux et
environnementaux.

Dans ce contexte, il était vital d’élaborer un plan comptable propre au secteur Agricole.

Spécificités du secteur Agricole

Les particularités différenciant les entreprises agricoles des entreprises opérant dans les autres
secteurs furent les raisons principales ayant menées le Maroc à l’adoption d’un PCA, dont les
plus importantes :

- Le traitement de produits vivants et multiples connaissant des changements majeurs


durant leur propre cycle de vie
- Des actifs spécifiques (biologiques) aux caractéristiques suivantes :
o Trois catégories :
 Producteurs (Vaches laitières, poules pondeuses)
 Consommables (Vaches à viande, poules fermières)
 Les deux à la fois (Crevettes d’une aquaculture)

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o La valeur de ces actifs biologiques peuvent augmenter ou diminuer au fur et à
mesure du vieillissement (au contraires des actifs non-biologiques qui ne font
que perdre de la valeur par vieillissement, cf : concept de l’amortissement)
o L’abondance de produits conjoints (coproduits), qui sont des produits différents
pouvant être obtenus du même actif biologique (Peau et carcasse de Bœuf), ainsi
que de sous-produits (Viande de bœuf)
- La possibilité d’utiliser des actifs biologiques de maintes façons différentes
- L’apparition de nouveaux actifs biologiques sans qu’il n’y ait eu d’acquisitions.
- Divers modèles d’affaires
- Productions immobilisées et immobilisations et stocks en cours très importants
- Vulnérabilité d’exploitation des actifs biologiques aux conditions naturelles
- Fluctuations très fréquentes de prix
- Des stades de vente particuliers : Vente sur pied, livraison à des stations de
conditionnement, ventes à l’export, ventes à la ferme…
- L’emploi à caractère familial assez prépondérant au sein des exploitations agricoles
- Autoconsommation des actifs / produits ou les prélèvements en nature par l’entité sans
contrepartie financières
- Etc…

On peut aussi noter que dans le milieu rural où s’exercent les activités agricoles, certaines
particularités sont culturellement prépondérantes, telles que :

- Les transactions exclusivement en espèce


- La faible bancarisation des intervenants
- Difficulté d’obtention de pièces justificatives probantes auprès des prestataires

Compte tenu de ces particularités et de l’importance du secteur agricole dans l’économie


nationale, le CNC a créé une Commission Technique Spécialisée (CTS) pour élaborer un Plan
Comptable propre au secteur agricole.

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Qu’est-ce que le Plan Comptable Agricole Marocain ?

Le Plan Comptable Agricole est comme son nom l’indique un plan comptable adapté
spécifiquement pour couvrir les activités agricoles exercées par une quelconque entreprise, peu
importe sa forme juridique ; Selon le PCA, l’activité agricole est définie comme étant la gestion
par une certaine entité de la transformation biologique d’actifs biologiques afin d’accomplir
une vente en produits agricoles ou en d’autre actifs biologiques. Cette dite gestion implique
qu’une intervention humaine sur ces actifs biologiques apporte une valeur ajoutée à la
transformation biologique ou permet au processus de se réaliser par une action sur l’actif ou
son environnement.

Le PCA répond aux normes comptables marocaines instaurées par le CGNC. Les particularités
de l’activité agricole ont été prises en compte après des adaptations du CGNC afin de mieux
refléter la réalité du secteur et d’offrir une information plus fidèle ainsi qu’un meilleur suivi de
l’activité.

Le Plan Comptable Agricole a été accompli par une Commission Technique Spécialisée (CTS)
instituée par M.Mohammed BOUSSAID, Ministre de l’économie et des finances en 2015,
présidée par M.Said AGOUMI, Expert-comptable, dénombrant les membres suivants :

 M. Fehd BOUAB (Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime)


 M. Bouchaib AMRI (Expert-comptable)
 M. Abderrahim LAAROUSSI (Expert-comptable)
 Mme Nazha BOURQUIA (Professeur à l’ISCAE)
 M. Abdelkader BOUKHRISS (CGEM)
 M. Jawad HJIEJ (CGEM)
 M. Mohamed Fouzi DINARI (Expert-comptable)
 M. Ahmed BELKHAYAT (Expert-comptable)
 M. Abdelouahab LARAKI (Expert-comptable)
 M. Ahmed CHAHBI (Expert-comptable)
 M. Larbi EL AOUFIR (Expert-comptable)
 M. Brahim EL ARIF (Expert-comptable)
 M. Mehdi EL ATTAR (Professeur à l’ISCAE)
 Mme Leila FETHALLAH (Bank Al-Maghrib)
 M. Brahim BAHMAD (Expert-comptable)

ACG S9 2018-2019 19
 M. Nasser SEDDIQI (CDVM)
 M. Mohammed Taher SBIHI (DEPP)
 M. Mehdi EL YOUSSEFI (DEPP)
 M. Anas BENJELLOUN (CGEM)

Le projet du PCA a été travaillé entre le 18 Mars et le 21 Octobre 2015, puis examiné par le
comité permanent du CNC lors des réunions tenues entre le 17 et 30 Novembre 2015, pour être
finalement adopté par le CNC réuni en Assemblée Plénière le 22 Décembre 2015 sous la
présidence de M.BOUSSAID.

Objectifs du Plan Comptable Agricole Marocain

En plus des objectifs déclarés par le CGNC, le PCA vise à satisfaire les objectifs spécifiques au
secteur agricole, notamment :

- La mise en relief des concepts et conventions spécifiques au secteur agricole


- L’unification des modes de comptabilisation des opérations agricoles
- La production des informations pertinentes permettant la comparabilité des
performances des entreprises du secteur d’un point de vue économique et financier

Le Plan Comptable Agricole Marocain tente donc de tirer profit d’un Benchmark par rapport
aux pratiques comptables agricoles au niveau international, notamment au niveau des
terminologies et types d’activités agricoles.

Différence PCA / PCGM : Les 7 principes comptables

Le Plan Comptable Agricole Marocain a adopté les mêmes 7 Principes de la comptabilité


Générale en y introduisant quelques ajustements justifiés par les spécificités des actifs
biologiques :

A. Principe de continuité d’exploitation :


o L'exploitation agricole se doit d’établir ses états de synthèse dans la perspective
d'une poursuite normale de ses activités. En l'absence d'indication contraire,
elle obligée d’établir ses états de synthèse sans l'intention ni l'obligation de se
mettre en liquidation ou de réduire sensiblement l'étendue de ses activités.

ACG S9 2018-2019 20
o Dans le cas où les conditions d'une cessation d'activité totale ou partielle sont
présentes, l'hypothèse de continuité d'exploitation doit être abandonnée au profit
de l'hypothèse de liquidation ou de cession. Et donc, les principes de
permanence de méthodes, du coût historique et de spécialisation des exercices
sont remis en cause. Seules des valeurs de liquidation ou de cession doivent
donc être retenues et la présentation des états de synthèse doit elle-même être
faite en fonction de cette hypothèse.
o Ce principe conditionne l'application des autres principes, méthodes et règles
comptables tels que devant être respectés par l’exploitation agricole, en
particulier ceux relatifs à la permanence des méthodes et aux règles d'évaluation
et de présentation des états de synthèse.

B. Principe de permanence des méthodes :


o Suivant le principe de permanence des méthodes, l’exploitation agricole établit
ses états de synthèse en appliquant les mêmes règles d'évaluation et de
présentation d'un exercice à l'autre.
o L’exploitation agricole ne peut opérer de changements dans ses méthodes et
règles d'évaluation et de présentation que dans des cas exceptionnels. Les
modifications intervenues dans les méthodes et règles habituelles doivent être
précisées et justifiées, dans l'état des informations complémentaires, avec
indication de leur influence sur le patrimoine, la situation financière et les
résultats.

C. Principe du coût historique :


o En vertu du principe du coût historique, la valeur d'entrée d'un élément inscrit
en comptabilité pour son montant exprimé en unités monétaires courantes à la
date d'entrée reste intangible quelle que soit l'évolution ultérieure du pouvoir
d'achat de la monnaie ou de la valeur actuelle de l'élément, sous réserve de
l'application du principe de prudence.
o Par dérogation à ce principe, l’exploitation agricole peut procéder à la
réévaluation de l'ensemble de ses immobilisations corporelles et financières,
conformément aux prescriptions du CGNC

ACG S9 2018-2019 21
D. Principe de Spécialisation des Exercices :
o En raison du découpage de la vie de l’exploitation agricole en exercices
comptables, les charges et les produits doivent être, en vertu du principe de
spécialisation des exercices, rattachés à l'exercice qui les concerne effectivement
et à celui-là seulement, et sont comptabilisés au fur et à mesure qu'ils sont acquis
pour les produits / engagées pour les charges, sans tenir compte des dates de leur
encaissement ou de leur paiement.
o Toute charge ou tout produit rattachable à l'exercice mais connu postérieurement
à la date de clôture et avant celle d'établissement des états de synthèse, doit être
comptabilisé parmi les charges et les produits de l'exercice considéré.
o Toute charge ou tout produit connu au cours d'un exercice mais se rattachant à
un exercice antérieur, doit être inscrit parmi les charges ou les produits de
l'exercice en cours.
o Toute charge ou tout produit comptabilisé au cours de l'exercice et se rattachant
aux exercices ultérieurs, doit être soustrait des éléments constitutifs du résultat
de l'exercice en cours et inscrit dans un compte de régularisation.

E. Principe de Prudence :
o En vertu du principe de prudence, les incertitudes présentes susceptibles
d'entraîner un accroissement des charges ou une diminution des produits de
l'exercice doivent être prises en considération dans le calcul du résultat de cet
exercice. Ce principe évite de transférer sur des exercices ultérieurs ces charges
ou ces minorations de produits, qui doivent grever le résultat de l'exercice
présent.
o En application de ce principe, les produits ne sont pris en compte que s'ils sont
certains et définitivement acquis à l’exploitation agricole ; en revanche, les
charges sont à prendre en compte dès lors qu'elles sont probables.
o Seuls les bénéfices réalisés à la date de clôture d'un exercice peuvent affecter les
résultats ; par exception est considéré comme réalisé le bénéfice partiel sur une
opération non achevée à la date de clôture répondant aux conditions fixées par
le CGNC.
o La plus-value constatée entre la valeur actuelle d'un élément d'actif et sa valeur
d'entrée n'est pas comptabilisée. La moins-value doit toujours être inscrite en

ACG S9 2018-2019 22
charges, même si elle apparaît comme temporaire à la date d'établissement des
états de synthèse.
o Tous les risques et les charges nés en cours de l'exercice ou au cours d'un
exercice antérieur doivent être inscrits dans les charges de l'exercice même
s'ils ne sont connus qu'entre la date de la clôture de l'exercice et la date
d'établissement des états de synthèse.

F. Principe de clarté :
o En application de ce principe, l’exploitation agricole doit organiser sa
comptabilité, enregistrer ses opérations, préparer et présenter ses états de
synthèse conformément aux prescriptions du présent plan comptable.
o Les méthodes utilisées doivent être clairement indiquées notamment dans les cas
où elles relèvent d'options autorisées par le présent plan comptable ou dans ceux
où elles constituent des dérogations à caractère exceptionnel.

G. Principe d’importance significative :


o Selon le principe d'importance significative, les états de synthèse doivent révéler
tous les éléments dont l'importance peut affecter les évaluations et les décisions.
Est significative toute information susceptible d'influencer l'opinion que les
lecteurs des états de synthèse peuvent avoir sur le patrimoine, la situation
financière et les résultats.
o Ce principe trouve essentiellement son application en matière d'évaluation et en
matière de présentation des états de synthèse. Il ne va pas à l'encontre des
règles prescrites par le CGNC concernant l'exhaustivité de la comptabilité, la
précision des enregistrements et des équilibres comptables exprimés en unités
monétaires courantes.
o Dans les évaluations nécessitant des estimations, les méthodes par
approximation ne sont admises que si leurs incidences par rapport à des
méthodes plus élaborées n'atteignent pas des montants significatifs au regard de
l'objectif de l'image fidèle.
o Dans la présentation de l'ETIC, le principe d'importance significative a pour
conséquence l'obligation de ne faire apparaître que les informations
d'importance significative.

ACG S9 2018-2019 23
Fonctionnement de la comptabilité agricole

La comptabilité agricole s’est énormément inspiré de la Comptabilité générale, et donc les


traitements sont pour la plupart les mêmes, les objectifs, la structure du plan comptable, les
supports comptables, les procédures d’enregistrement, de traitement ainsi que les états de
synthèses sont pratiquement les mêmes.

La structure du Plan Comptable Agricole est pratiquement la même (avec l’ajout de plusieurs
comptes spécifiques aux sous-activités agricoles) que cette du PCGM divisées en 9 classes :

- Classe 1 : Financement Permanent


- Classe 2 : Actif Immobilisé
- Classe 3 : Actif Circulant
- Classe 4 : Passif Circulant
- Classe 5 : Trésorerie
- Classe 6 : Charges
- Classe 7 : Produits
- Classe 8 : Résultats
- Classe 9 : Comptes analytiques

ACG S9 2018-2019 24
PLAN COMPTABLE
DU SERCTEUR IMMOBILIER

Nous aborderons dans cette recherche le contexte d’adoption du Plan Comptable Immobilier
au Maroc, l’objectif du Plan Comptable Immobilier Marocain et ses spécificités qui le
différencient du Plan Comptable Général Marocain

Contexte d’adoption du Plan Comptable Agricole Marocain

Suivre l’évolution des autres secteurs

Vers les années 1990, le Maroc avait commencé à entreprendre plusieurs actions et réformes
visant à moderniser l’environnement éco-juridique de l’entreprise, une évolution notable avait
suivi ces réformes, se traduisant notamment par plusieurs lois et dahirs, dont les plus notables :

 La loi comptable 9-88 relatives aux obligations comptables des commerçants en 1992
 La loi 44-03 complétant la loi 9.88 en 2006
 La loi n°17-95 relative aux SA, modifiée et complétée par les dahirs n°1-08-18 du 23
Mai 2008 et n°1-15-106 du 29 Juillet 2015 promulguant respectivement les lois n°20-
05 et n°78-12
 La loi n°5-96 du 13 Février 1997 relative aux autres sociétés commerciales
 La loi n°15-5 d0 1er Aout 1996 relative au Code de commerce, modifiée par la loi n°
32-10 du 17 Aout 2011, la Loi n°24-04 du 22 Novembre 2006, la Loi n°13-99 du 15
Février 2000 et la Loi n° 134-12 du 22 Août 2014, comportant des prescriptions visant
une plus grande transparence des affaires.

Dans le même cadre, plusieurs normes comptables spécifiques et Plan Comptables Sectoriels
et particuliers ont été établis par le CNC dont : OPCVM, établissements de crédit, entreprises
d’assurances, titrisation des créances hypothécaires, coopératives, ORMVA, partis politiques,
état etc ….

ACG S9 2018-2019 25
Le secteur immobilier étant aussi important mais en retard, le Département de l’Habitat et de
l’Urbanisme a initié la création d’un plan comptable pour le secteur immobilier dans le but de
couvrir les entreprises publiques mais aussi les entreprises privées.

En plus de ces considérations, trois facteurs ont favorisé l’élaboration de ce plan :

• les opérations de production immobilière comportent des particularités qui les


différencient des entreprises d’autres secteurs, comme le démontre, à titre d’exemple : - leur
cycle de production dépassant généralement une année, - l’importance de leurs stocks et des
charges financières, - la possibilité de vente avant l’achèvement, - la spécificité d’évaluation
des stocks à l’achèvement (prise en charge des dépenses restant à effectuer).

• Les Organismes Sous Tutelle (OST) du Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme ont


utilisé, jusqu’en 1998, comme référentiel comptable un mémorandum datant de 1982 qui ne
répondait plus aux besoins comptables et fiscaux ;

• le Département de l’Habitat et de l’Urbanisme a élaboré un manuel des procédures


comptables pour les Organismes sous sa tutelle, rendu applicable à partir de l’exercice
comptable 1999, en vue de remédier à l’absence de normes comptables en la matière et d’unifier
les pratiques dans le secteur public.

Spécificités du secteur immobilier :

Le secteur d’activité de l’immobilier se caractérise par le recours habituel à la création d’une


structure adaptée à un programme immobilier spécifique. Il peut s’agir d’une entité juridique
distincte, (SA, SARL, SARLAU…)

Un autre élément important dans le secteur de la promotion immobilière est l’autofinancement


des opérations, les banques financent que rarement la totalité d’une opération. Enfin le cycle
d’exploitation de cette activité est supérieur à douze mois.

Cette caractéristique entraîne par conséquence des charges financières importantes pendant
toute la durée de la construction.

ACG S9 2018-2019 26
Au regard de ces particularités, la comptabilité de l’immobilier est toujours organisée par «
opération », en déterminant les coûts de production directement affectables à un programme
unique.

Qu’est-ce que le PLAN COMPTABLE DU SECTEUR IMMOBILIER :

Le plan Comptable du Secteur Immobilier encadre toutes les entreprises, privées ou publique,
qui agissent dans le secteur de l’immobilier, qui produisent ou achètent des locaux à usage
professionnel ou des unités de logements ou des lots de terrains nus ou équipés, en vue
notamment de leur vente ou de leur location. Grace aux normes et règles proposées par le PCSI,
les différentes entreprises peuvent suivre une seule méthode afin de gérer, classer et ordonner
leurs comptes et ainsi se rapprocher de l’image fidèle tant recherchée.

Les particularités de l’activité immobilière ont été prises en compte après des adaptations du
CGNC afin de mieux refléter la réalité du secteur et d’offrir une information plus fidèle ainsi
qu’un meilleur suivi de l’activité.

Le Plan Comptable du Secteur Immobilier a été préparé par la Commission Technique


Spécialisée (CTS) du Secteur Immobilier, du Conseil National de la Comptabilité (CNC),
comprenant les membres suivants :
 M. Moulay Chérif TAHIRI ALAOUI, Directeur de la Promotion Immobilière;
(Ministère Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme),
Président de la CTS ;
 M. Mohammed RAHMAOUI, Directeur à la Société Nationale d’Equipement et de
Construction (SNEC), Rapporteur de la CTS ;
 M. Rachid Seddik SGHIR, expert-comptable, co-rapporteur de la CTS ;
 M. Mohamed BOUIRIG, Directeur Financier à l’Agence Nationale de Lutte contre
l’Habitat Insalubre (ANHI) ;

 Feu Khalifi BENZINA , ERAC/ Nord.Ouest ( Rabat )


 M. Abderrazak TILSAGHANI, ERAC / Tensift ( Marrakech ) ;
 M. Mohammed KABBAJ, expert-comptable;
 M. Abdeslam BRAHMI, expert-comptable;

ACG S9 2018-2019 27
 M. Abderrahman SENTISSI, expert-comptable, représentant la Fédération Nationale de
l’Immobilier (FNI) ;
 M. Jaouad HJIEJ, expert-comptable, représentant la C.G.E.M ;
 M. Ahmed HJIAJ, société COGEBA;
 M. Houcine ITAOUI, ex chef de division à la DEPP (Ministère des Finances et de la
Privatisation) ;
 M. Mehdi El YOUSSFI, chef de division à la DEPP ( Ministère des Finances et de la
Privatisation) ;
 M. Mohammed Tahar SBIHI, chef de service à la DEPP (Ministère des Finances et de
la Privatisation) ;
 M. Abdelwahab Naciri DARAI, chef de service à la Direction Générale des Impôts ;
 M. Abdellah BENANI, chef de service à la Direction Générale des Impôts ;
 M. Hicham SERGHINI, Direction du Trésor et des Finances Extérieures (Ministère des
Finances et de la Privatisation);
 M. Mohammed ABOUHAYANE de la société SOPHAL;
 M. Bennacer JORIO de la société CGI ;
 M. Bachir OUSSIBLA, chef de divisi
 on à la Direction de la Promotion Immobilière (Ministère Délégué auprès du Premier
Ministre Chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme) ;
 M. Abdelhay AZENNOUD, chef de service à la Direction de la Promotion Immobilière
(Ministère Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme);
 M. Mustapha BALAMBO, chef de service à la Direction de la Promotion Immobilière
(Ministère Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme).
 M. Bouazza BARKA, cadre à la Direction de la Promotion Immobilière.

Le plan comptable a été mis au point par un comité restreint présidé par M. Abdelaziz TALBI,
adjoint au directeur de la DEPP et Secrétaire Général du Conseil National de la Comptabilité
(CNC).

Ce plan a été examiné par le Comité Permanent du CNC, lors de réunions, tenues les 29/08/2002
et 26/11/2002, sous la présidence de M. Abdelaziz TALBI, Adjoint au Directeur de la DEPP,
au Ministère des Finances et de la Privatisation et a été adopté par la

ACG S9 2018-2019 28
VIII -ème assemblée Plénière du CNC, réunie le 11 mars 2003, sous la présidence de M
Fathallah OUALALOU, Ministre des Finances et de la Privatisation.

Objectifs du Plan Comptable Immobilier marocain :

En plus des objectifs émis par le CGNC, le PCSI est réalisé de façon à satisfaire les objectifs spécifiques
au secteur de l’immobilier au Maroc :

 Souligner les concepts et conventions spécifiques au secteur ;


 Unifier les techniques de comptabilisation des opérations immobilières ;
 Produire des informations pertinentes et fidèles permettant de comparer dans le temps
et dans l’espace les performances économiques et financières des entreprises du secteur.

Champ d’application :

Le champ d’application du Plan Comptable du Secteur Immobilier (PCSI) couvre l’ensemble


des entreprises qui produisent ou achètent des locaux à usage professionnel ou des unités de
logements ou des lots de terrains nus ou équipés, en vue notamment de leur vente ou de leur
location. Par facilité d'expression, les entités économiques concernées par le présent Plan
Comptable du Secteur Immobilier sont désignées par le terme « Entreprise » ou « Entreprise
immobilière ». Les entreprises du secteur immobilier sont soumises à la loi n° 9.88 du 30
décembre 1992 relative aux obligations comptables des commerçants telle que promulguée par
le Dahir n°1.92.138 du 30 Joumada II 1413 (25 décembre 1992) publiée au B.O n° 4183 bis du
30 décembre 1992 et aux prescriptions du Code Général de la Normalisation Comptable
(CGNC).

Les entreprises immobilières peuvent opter pour deux types d’inventaire, soit l’inventaire
permanent, dans ce cas, les imputations seront faites directement, en cours d’exercice au niveau
des comptes de stocks, soit l’inventaire intermittent, auquel cas il y a lieu de transiter pour
l’ensemble des dépenses par le compte de produits et charges et ne constater les stocks qu’en
fin d’exercice.

Le présent Plan Comptable précise et explicite les particularités des opérations effectuées par
les entreprises du secteur immobilier.

ACG S9 2018-2019 29
Fonctionnement de la comptabilité Immobilière :

La comptabilité immobilière s’est principalement inspirée de la Comptabilité générale, ce qui


fait que les traitements sont pour la plupart les mêmes, les objectifs, la structure du plan
comptable, les supports comptables, les procédures d’enregistrement, de traitement ainsi que
les états de synthèses sont pratiquement les mêmes.

La structure du Plan Comptable du Secteur immobilier est pratiquement la même que celle du
CGNC on y trouve alors :

- Classe 1 : Financement Permanent


- Classe 2 : Actif Immobilisé
- Classe 3 : Actif Circulant
- Classe 4 : Passif Circulant
- Classe 5 : Trésorerie
- Classe 6 : Charges
- Classe 7 : Produits
- Classe 8 : Résultats
- Classe 9 : Comptes analytiques
- Classe 0 : Comptes spéciaux

La comptabilité immobilière est aussi basée sur les 7 principes comptables que la comptabilité
générale :

 Principe de continuité d’exploitation


 Principe de permanence des méthodes
 Principe du coût historique
 Principe de Spécialisation des Exercices
 Principe de Prudence
 Principe de clarté
 Principe d’importance significative

ACG S9 2018-2019 30
PLAN COMPTABLE
DES ETABLISSEMENTS DE CREDIT

Nous aborderons dans cette recherche le contexte d’adoption du Plan Comptable des
Etablissement de Crédit au Maroc, l’objectif du Plan Comptable des Etablissement de Crédit
Marocain et ses spécificités qui le différencient du Plan Comptable Général Marocain

Contexte d’adoption du Plan Comptable des établissements de crédit

Suivre l’évolution des autres secteurs

Vers les années 1990, le Maroc avait commencé à entreprendre plusieurs actions et réformes
visant à moderniser l’environnement éco-juridique de l’entreprise, une évolution notable avait
suivi ces réformes, se traduisant notamment par plusieurs lois et dahirs, dont les plus notables :

 La loi comptable 9-88 relatives aux obligations comptables des commerçants en 1992
 La loi 44-03 complétant la loi 9-88 en 2006
 La loi n°17-95 relative aux SA, modifiée et complétée par les dahirs n°1-08-18 du 23
Mai 2008 et n°1-15-106 du 29 Juillet 2015 promulguant respectivement les lois n°20-
05 et n°78-12
 La loi n°5-96 du 13 Février 1997 relative aux autres sociétés commerciales
 La loi n°15-5 d0 1er Aout 1996 relative au Code de commerce, modifiée par la loi n°
32-10 du 17 Aout 2011, la Loi n°24-04 du 22 Novembre 2006, la Loi n°13-99 du 15
Février 2000 et la Loi n° 134-12 du 22 Août 2014, comportant des prescriptions visant
une plus grande transparence des affaires.

Dans le même cadre, plusieurs normes comptables spécifiques et Plan Comptables


Sectoriels et particuliers ont été établis par le CNC dont : OPCVM, établissements de crédit,
entreprises d’assurances, titrisation des créances hypothécaires, coopératives, ORMVA,
partis politiques, état etc...

Les banques et les sociétés de financement telles qu’elles sont définies par le dahir qui porte
la loi n° 34-03 du 15 Moharrem 1427 (14 Février 2006) qui est lié à l’exercice de l’activité
des établissement de crédit ainsi que leur contrôle, sont soumises aux dispositions du plan
comptable des établissement de crédit.

ACG S9 2018-2019 31
Le plan comptable des établissements de crédit, aussi dénommé PCEC, est composé de :

 Dispositions générales ;
 Disposition particulières ;
 Dispositions relatives aux états de synthèses individuels ;
 Dispositions relatives aux états financiers consolidés ;
 Une liste de comptes dispatchés en 8 classes, le cadre comptable, des fiches qui
donnent le fonctionnement et le rôle de chacun des comptes, le cas échéant, les
écritures types ;
 Dispositions relatives au plan des attributs.

Le plan comptable des établissements de crédit concerne précisément les opérations qui sont
susceptibles d’être réalisées par les établissements de crédit.

Dans le recueil des états périodiques, on regroupe toutes les informations que les établissements
de crédit sont tenus d’adresser à Bank Al-Maghrib, ceci bien évidemment dans le cadre des
attributions de contrôle qui lui sont dévolues par ses statuts et par la loi bancaire. Cependant,
les états périodiques ne contiennent pas toutes les informations dont Bank Al-Maghrib peut
exiger la communication. Il en est ainsi, notamment, des états prudentiels qui font l »objet d’une
règlementation à part.

Tout en respectant certaines dispositions générales et particulières susvisées, les établissements


de crédit doivent avoir un système comptable et de traitement de l’information qui leur permet
de produire les différents états demandés à partir du plan de comptes.

Les dispositions du plan comptable des établissements de crédit relatives aux états financiers
consolidés sont conformes aux normes IFRS. Les dispositions des autres chapitres du plan
comptable des établissements de crédit s’appliquent aux états financiers consolidés lorsqu’elles
ne sont pas en contradictions avec les normes IFRS.

Aspects généraux

Il est impératif qu’à la fin de chaque exercice comptable, les établissements de crédits
établissent les états de synthèse aptes à donner une image fidèle de leur patrimoine, des risques
assumés, de leurs résultats et situation financière.

ACG S9 2018-2019 32
La représentation d’une image fidèle est basée sur un certain nombre de conventions de base
que l’on appelle les principes comptables fondamentaux.

On ne présume point que les états de synthèse donnent une image fidèle du patrimoine, des
risques assumés, de leurs résultats et situation financière, que lorsque les opérations,
événements et situations sont traduits en comptabilité tout en respectant des principes
comptables fondamentaux ainsi que des prescriptions du plan comptable des établissements de
crédit.

Si malgré le respect et l’application totaux des principes comptables fondamentaux ainsi que
les prescriptions du plan comptables des établissements de crédit, les états de synthèse
n’arrivent pas à donner une image fidèle, il faudrait alors que l’établissement de crédit fournisse
obligatoirement dans l’état des informations complémentaires (ETIC) toutes les indications qui
puissent permettre l’atteinte de l’objectif de l’image fidèle.

Si dans un cas exceptionnel où l’application totale d’une prescription ou d’un principe s’avère
en contradiction avec l’objectif de l’image fidèle, l’établissement de crédit doit y déroger.

Il faudrait que cette dérogation soit mentionnée dans l’ETIC avec une indication claire sur son
influence sur le patrimoine, les risques assumés, le résultat et la situation financière de
l’établissement de crédit.

Les principes comptables fondamentaux sont au nombre de sept :

 Principe de continuité d’exploitation : L’établissement de crédit doit établir ses


états de synthèse dans la perspective d'une poursuite normale de ses activités.
Certes, en l'absence d'indication contraire, il est censé établir ses états de synthèse
sans l'intention ni l'obligation de se mettre en liquidation ni de réduire
drastiquement.
 Principe de permanence des méthodes : l’établissement de crédit établit ses états
de synthèse en appliquant les mêmes règles d'évaluation et de présentation d’un
exercice à l'autre, et il ne peut y introduire des modifications que dans des cas
exceptionnels.
 Principe du coût historique : la valeur d'entrée d'un élément inscrit en
comptabilité pour son montant exprimé en unité monétaire courante à la date
d'entrée reste intangible quelle que soit l'évolution ultérieure du pouvoir d'achat de
la monnaie ou de la valeur actuelle de l'élément. Cependant, par dérogation à ce

ACG S9 2018-2019 33
principe, il est possible que l’établissement de crédit puisse procéder à la
réévaluation de l’ensemble de ses immobilisations corporelles et financières.
 Principe de spécialisation des exercices : Les charges et les produits de
l’établissement de crédit doivent être rattachés à l'exercice qui les concerne
effectivement seulement. Les produits sont comptabilisés en même temps que leur entrée
et les charges en même temps que leur engagement.
 Principe de Prudence : Ce principe impose que toutes les incertitudes pouvant
entrainer une augmentation de charges ou diminution de produits de l’exercice en
cours doivent être prises en considération durant l’établissement du résultat de
l’exercice en question. C’est qu’il nous permet d’éviter de transférer sur des
exercices ultérieurs ces charges ou ces minorations de produits qui doivent
apparaître sur le résultat de l’exercice en cours. Il faut savoir que les produits ne
sont pris en compte que s’ils sont certains et définitivement acquis à par
l’établissement de crédit, cependant, les charges sont à prendre en considération
dès qu’elles sont probables.
 Principe de clarté : Si l’établissement de crédit applique ce principe, il doit
organiser sa comptabilité, comptabiliser et enregistrer ses opérations, ainsi que de
préparer et présenter ses états de synthèse en respectant les prescriptions du plan
comptable des établissements de crédit.
Le principe de clarté incite que :
- Toutes les opérations et informations doivent être inscrites dans les
comptes sous la rubrique adéquate, avec une claire dénomination et sans
compensation entre elles.
- Les éléments des états de synthèse sont à être inscrits dans les postes
convenables sans aucune compensation entre ces derniers.
- Les éléments de l’actif, du passif, et du hors bilan sont à évalués
séparément.
Par dérogation des exigences de ce principe qui se trouve directement ci-dessus,
l’établissement de crédit peut procéder à la compensation de certaines opérations,
il peut aussi procéder à une évaluation globale par groupe homogène des opérations
libellées en devises des titres et des produits dérivés, et il a notamment le droit de
regrouper exceptionnellement les postes relevant d’une même rubrique d’un état
de synthèse si leur montant respectif n’est pas significatif devant l’objectif d’image
fidèle.

ACG S9 2018-2019 34
 Principe d’importance significative : Selon ce principe, les états de synthèse
doivent comprendre tous les éléments dont l’importance est susceptible
d’influencer les décisions et les évaluations, ainsi que toute information qui peut
affecter l’opinion que les lecteurs des états de synthèse auront sur le patrimoine,
les risques assumés, la situation financière et les résultat de l’établissement de
crédit.
L’application de ce principe concerne essentiellement l’évaluation et la
valorisation ainsi que la présentation des états de synthèse. Il ne contredit point les
règles prescrites par le plan comptable des établissements de crédit concernant
l'exhaustivité de la comptabilité, la précision de l'enregistrement et des équilibres
comptables exprimés en unité monétaire courante.

Méthodes générales d’évaluation :

Les méthodes d’évaluation couvrent les bases, règles, procédures et principes que l’on adopte
afin de pouvoir déterminer la valeur des éléments inscrits en comptabilité. Elles servent de base
à l’enregistrement des opérations ainsi qu’à l’établissement des états de synthèse.

Ces méthodes sont appliquées au niveau des éléments de l’actif et du passif (patrimoniaux) et
ainsi au niveau des produits et des charges.

L’évaluation des éléments du bilan et hors bilan se fait :

- Sur une fondation des dispositions spécifiques aux établissements de crédit en ce qui
concerne les opérations libellées en devises, les opérations sur produits dérivés et les
titres de transaction et d’investissement.
- Sur la base des principes comptable généraux en ce qui concerne les autres éléments.

Règle comptables et d’évaluation particulières :

- Toutes les opérations sur titres sont évaluées et comptabilisé conformément aux
dispositions spécifiques aux opérations sur titres.
- Toutes les opérations de cession d’éléments d’actif sont évaluées et comptabilisées
conformément aux dispositions spécifiques aux opérations de cession d’élément
d’actif.
- Toutes les opérations en devises sont évaluées et comptabilisé conformément aux
dispositions spécifiques aux opérations en devises

ACG S9 2018-2019 35
- Toutes les opérations sur produits dérivés sont évaluées et comptabilisées
conformément aux dispositions spécifiques aux opérations sur produits dérivés.
- Toutes les créances en souffrances sont évaluées et comptabilisées selon la
réglementation bancaire en vigueur.
- Avant de les intégrer dans les comptes du siège au Maroc, les comptes des succursales
et agences à l’étranger sont retraités afin d’harmoniser les méthodes d’évaluation et les
méthodes comptables déployés pas ces entités en plus de celles appliquées par le siège.
- Les immobilisations financières comprennent les titres de participation, les emplois
assimilés, les titres d’investissement ainsi que les créances subordonnées.
- Toutes compensations entre engagement donnés et engagements reçus, entre produits
et charges ou entre créances et dettes sont strictement interdites sauf dans les cas prévus
par le plan comptable des établissements de crédit.
- On ne comptabilise pas les opérations qui réalisées à une date ultérieure à celle de leur
conclusion, que ce soit conformément aux usages du marché ou bien au délai accepté
contractuellement, jusqu’à la date de leur livraison. Les engagements reçus ou donnés
liés à ces opérations sont enregistrés au hors bilan de la date de leur conclusion, jusqu’à
la date de leur livraison.
- Lorsque des concours sont distribués dans le cadre d’un consortium de plusieurs
établissements de crédit, chacun des membres du consortium ne doit faire figurer dans
les comptes appropriés que sa propre quote-part.

Les états de synthèse consolidés :

Les établissements de crédit consolidant et les entités susvisées forment un groupe. Les
établissements de crédit contrôlent de manière exclusive ou conjointe ces entités, ou exercent
une influence significative sur ces dernières. Leur forme juridique a peu d’importance dans ce
cas-là. Ces établissements de crédit sont alors dans l’obligation d’élaborer et de publier des états
de synthèse consolidés.

Cependant on peut trouver des cas où quelques établissements assujettis sont exonéré de cette
règle, et ce s’ils remplissent toutes les conditions suivantes :

- Si l’établissement est lui-même détenu totalement ou partiellement par une autre


entité dont les propriétaires sont informés de la non-préparation des états financiers
consolidés e ne s’y opposent pas.

ACG S9 2018-2019 36
- Les instruments de capitaux propres ou de dette de l’établissement ne sont pas
négociés sur un marché réglementé.
- Si l’établissement n’a pas déposé et n’est pas sur le point de déposer ses états
financiers auprès d’une autorité de réglementation des valeurs mobilières dans la
volonté d’émettre des instruments sur le marché.
- Si les états financiers consolidés présentés ne sont pas conformes aux normes IFRS.

Afin d’établir ces états de synthèse consolidés, les établissements de crédit doivent appliquer :

- Le plan comptable des établissements de crédit.


- Le référentiel de l’IASB (International Accounting Standards Board), qui est composé
de :
 Normes IFRS (International Financial Reporting Standards) et IAS (International
Accounting Standards) en y ajoutant leurs annexes ainsi que guides d’application.
 Les interprétations IFRIC (International Financial Reporting Interpretation
Committee) et SIC (Standards Interpretation Committee).

Cadre comptable :

Le plan comptable des établissements de crédit est structuré de façon similaire au plan
comptable générale, c’est-à-dire qu’il est composé de différentes classes qui elles comprennent
des rubriques qui se divisent sous plusieurs postes qui comprennent différents comptes et sous
comptes. Les différentes classes que l’on peut distinguer sont :

1. Compte de trésorerie et d’opérations avec les établissements de crédit et assimilés.


2. Comptes d’opération avec la clientèle.
3. Comptes d’opérations sur titres d’opérations diverses.
4. Comptes de valeurs immobilisées.
5. Comptes de provisions pour risques et charges et de capitaux propres et assimilés.
6. Comptes de charges.
7. Comptes de produits.
8. Comptes de hors bilan.

ACG S9 2018-2019 37
IPSAS: International Public Sector Accounting Standards

Avant d’aborder les IPSAS, leur utilité, objectifs, et utilisations, il faudrait tout d’abord
mentionner l’origine de ces Normes, le contexte d’adoption des IPSAS, et quels organes ont
participé à leur création et à l’assurance de leur application, notamment l’IFAC, le PIOB et
l’IPSASB.

Qu’est-ce que l’IFAC ?

L’IFAC ou encore « La Fédération Internationale des Comptables » est la fédération mondiale


de la profession comptable, initiée en 1977 et englobant actuellement 173 institutions membres
associées au sein de 129 pays, représentant plus de 2,5 millions de comptables employés dans
l’industrie, le commerces, les services, l’enseignement et la comptabilité publique.

L’IFAC (à travers ses organes indépendants d’édiction de standards), accomplit sa mission en


publiant des standards internationaux sur l’éthique, l’assurance, l’audit, la comptabilité du
secteur public et l’éducation. Il publie aussi des conseils pour améliorer la qualité dans les
services des professionnels comptables.

Référence : Public Interest Oversight Board official website : http://www.ipiob.org

Qu’est-ce que le PIOB ?

Afin de garantir la prise en compte de l’intérêt public par les activités de l’IFAC et des organes
indépendants supportés par l’IFAC, le PIOB a été créé en 2005. Son but étant de garantir que
les standards établis par l’IFAC pour la profession comptable sont générés d’une manière
transparente et reflètent l’intérêt public.

Qu’est-ce que l’IPSASB ?

L’IPSASB (anciennement Public Sector Committee ou Comité du secteur public – PSC) est un
comité constitué par l’IFAC (Fédération internationale des experts-comptables), dont le but est
de servir l’intérêt public en élaborant des normes comptables internationales du secteur public
de haute qualité et en facilitant la convergence des normes nationales avec les normes

ACG S9 2018-2019 38
internationales, améliorant ainsi l’uniformité et la qualité de l’information financière à travers
le monde.

L’IPSASB atteint ses objectifs en :

- Publiant des Normes Comptables internationales du secteur public (IPSAS)


- Favorisant leur acceptation et la convergence internationale autour de ces normes
- Publiant d’autres documents qui contiennent des commentaires d’application sur des
problématiques et des expériences en matière d’information financière dans le
secteur public.

Que sont les IPSAS ?

Définition des IPSAS :

Les IPSAS sont des normes comptables internationales concernant le secteur public uniquement
(gouvernements, collectivités locales, institutions internationales, établissements publics et
parapublics, etc…) à l’exception des entreprises publiques, élaborées par l’IPSASB.

Champ d’application des IPSAS :

L’IPSASB met en place des IPSAS s’appliquant à la méthode de comptabilité d’exercice et


d’autres IPSAS s’appliquant à la méthode de la comptabilité de caisse, ils énoncent plusieurs
dispositions relatives à la comptabilisation, la présentation, l’évaluation et aux informations à
émettre pour les événements et opérations, dans les états financiers à usage général.

L’IPSASB estime que le fait d’adopter les IPSAS et d’indiquer simultanément la conformité à
ces normes impliquera une amélioration significative de la qualité des états financiers à usage
général publiés par les entités du secteur public. Il en résulterait naturellement, une évaluation
mieux informée des décisions d’affectation de ressources par les états, accroissant ainsi la
transparence et la responsabilité.

Les normes IPSAS sont censées être appliquées aux états financiers à usage général de toutes
les entités du secteur public, incluant ainsi :

- Les gouvernements nationaux


- Les gouvernements régionaux (à l’échelle étatique, provinciale ou territoriale)

ACG S9 2018-2019 39
- Les collectivités locales (ex : Villes, communes)
- Services, administrations, comités et commissions

IMPORTANT : Les Normes ne s’appliquent pas aux entreprises publiques, ces dernières
appliquant les Normes IFRS/IAS

L’IPSASB adopte un processus d’élaboration des IPSAS qui donne aux parties intéressées la
faculté de les commenter, notamment les organismes membres de l’IFAC, les auditeurs, les
préparateurs (y compris les ministères des Finances), les normalisateurs comptables, et les
individus.

L’IPSASB se concerte également avec le groupe consultatif sur les principaux projets, les
questions techniques et les priorités du programme de travail.

Processus d’élaboration des IPSAS

Le processus d’élaboration de l’IPSASB pour les projets comprend normalement, mais pas
nécessairement, les étapes suivantes :

 Etude des dispositions et des pratiques comptables nationales, et échange de vues sur
les questions avec les normalisateurs comptables nationaux
 Etude des positions officielles publiées par :
o L’International Accounting Standards Board (IASB)
o Les normalisateurs comptables nationaux, les autorités de réglementation et
autres organes nationaux faisant autorité
o Les organismes de la profession comptable
o Les autres organisations intéressées à l’information financière dans le secteur
public
 Formation des groupes de travail (Steering Committees – SC), des comités consultatifs
de projet (project advisory panels - PAP) ou des sous-comités pour fournir des
contributions à l’IPSASB sur un projet
 Publication d’un exposé-sondage à soumettre aux commentaires du public,
généralement pour une période de quatre mois au moins. Cela donne aux personnes
concernées par les positions officielles de l’IPSASB l’occasion de présenter leurs vues
avant la finalisation et l’approbation des positions officielles par l’IPSASB. L’exposé-
sondage comprendra une base des conclusions

ACG S9 2018-2019 40
 Prise en considération de tous les commentaires reçus sur les documents de discussion
et sur les exposés-sondages pendant la période de commentaires, et réalisation des
modifications aux projets de normes selon ce qui sera considéré approprié à la lumière
des objectifs de l’IPSASB
 Publication d’une IPSAS qui comprend une base des conclusions qui explique quelles
sont les étapes du processus d’élaboration de l’IPSASB et comment l’IPSASB est
parvenu à ses conclusions.

Les Normes IPSAS suivent donc une logique leur permettent de :

- Converger avec les Normes IFRS publiées par l’IASB en les adaptant au contexte
du secteur public lorsque c’est approprié. Dans ce contexte, l’IPSASB tente de
maintenir le traitement comptable et le texte original des IFRS sauf lorsqu’une
dérogation est obligatoire.

- Traiter des problématiques d’information financière du secteur publique qui :


o Soit ne sont pas traitées de manière exhaustive dans les IFRS existantes
o N’ont pas été régulées par l’IASB à travers des Normes IFRS

Puisqu’une majorité des IPSAS basées sur la méthode de comptabilité d’exercice sont aussi
basées sur les IFRS, le Cadre pour la préparation et la présentation des états financiers de l’IASB
constitue une référence pertinente pour les utilisateurs des IPSAS

Passer de la méthode de comptabilité de caisse à la méthode de comptabilité d’exercice :

L’IPSAS relative à la méthode de comptabilité de caisse encourage les entités à publier


volontairement des informations suivant la méthode de la comptabilité d’exercice, même si
leurs états financiers de base sont préparés selon la méthode de la comptabilité de caisse.

L’IPSASB tente de faciliter la conformité aux IPSAS selon la méthode de la comptabilité


d’exercices à travers des dispositions transitoires dans certaines normes. Lorsque des
dispositions transitoires existent, elles peuvent accorder à une entité un délai supplémentaire
pour se conformer ou prévoir une dérogation relative à certaines dispositions lors de
l’application initiale d’une IPSAS. Une entité peut donc à tout moment décider d’adopter la
méthode de la comptabilité d’exercice conformément aux IPSAS.

ACG S9 2018-2019 41
A ce niveau, l’entité appliquera toutes les IPSAS selon la méthode de la comptabilité d’exercice
et pourra choisir d’appliquer des dispositions transitoires dans une IPSAS individuelle selon la
méthode de la comptabilité de trésorerie.

Lorsqu’une entité décide d’adopter la méthode de la comptabilité d’exercice conformément aux


IPSAS, les dispositions transitoires décideront du délai disponible pour effectuer cette
transition. À l’expiration des dispositions transitoires, l’entité devra présenter l’ensemble de
son information financière conformément aux IPSAS selon la méthode de la comptabilité
d’exercice.

Référence : Manuel des Normes Comptables internationales du secteur Public Edition 2015 -
IFAC

Contexte d’adoption des IPSAS au Maroc : Une réforme de la comptabilité


étatique pour se conformer aux Normes IPSAS

Comprenant la nécessité de s’arrimer à un environnement international marqué par des


mutations profondes en matière de comptabilité, la Trésorerie Générale du Royaume a entrepris
en 2008 une ré- forme comptable s’inspirant des normes comptables internationales applicables
au secteur public (IPSAS : International Public Sector Accounting Standards), afin de faire de
la comptabilité de l’Etat un outil privilégié de bonne gouvernance et de répondre aux exigences
des instances financières internationales en matière d’information comptable et financière.

Référence : AL KHAZINA, Revue de la trésorerie générale du Royaume N°8 Aout 2011


Spécial réforme comptable de l’état

Liste actualisée des Normes IPSAS

Norme Domaine
IPSAS 1 Présentation des états financiers
IPSAS 2 Tableaux des flux de trésorerie
IPSAS 3 Méthodes comptables, changements
d’estimations comptables et erreurs

ACG S9 2018-2019 42
IPSAS 4 Effets de variations des cours des monnaies
étrangères
IPSAS 5 Coûtes d’emprunt
IPSAS 6 Etats financiers consolidés et individuels
IPSAS 7 Participations dans des entreprises associées
IPSAS 8 Participations dans des coentreprises
IPSAS 9 Produits des opérations avec contrepartie
directe
IPSAS 10 Information financière dans les économies
hyperinflationnistes
IPSAS 11 Contrats de construction
IPSAS 12 Stocks
IPSAS 13 Contrats de location
IPSAS 14 Evénement postérieurs à la date de clôture
IPSAS 15 Instruments financiers : informations à
fournir et présentation
IPSAS 16 Immeubles de placement
IPSAS 17 Immobilisations corporelles
IPSAS 18 Information sectorielle
IPSAS 19 Provisions passifs éventuels et actifs
éventuels
IPSAS 20 Information relative aux parties liées
IPSAS 21 Dépréciation d’actifs non générateurs de
trésorerie
IPSAS 22 Présentation d’informations financières sur
le secteur des administrations publiques
IPSAS 23 Produits des opérations sans contrepartie
directe (impôts et transferts)
IPSAS 24 Présentation de l’information budgétaire
dans les états financiers
IPSAS 25 Avantages du personnel
IPSAS 26 Dépréciation d’actifs générateurs de
trésorerie

ACG S9 2018-2019 43
IPSAS 27 Agriculture
IPSAS 28 Instruments financiers : Présentation
IPSAS 29 Instruments financiers : comptabilisation et
évaluation
IPSAS 30 Instruments financiers : informations à
fournir
IPSAS 31 Immobilisations incorporelles
IPSAS 32 Contrats concourant à la réalisation d’un
service public : entité publique
IPSAS 33 Première adoption des normes IPSAS selon
la méthode de la comptabilité d’exercice
IPSAS 34 Etats financiers individuels
IPSAS 35 Etats financiers consolidés
IPSAS 36 Participation dans des entreprises associées
et des coentreprises
IPSAS 37 Partenariats
IPSAS 38 Informations à fournir sur les intérêts
détenus dans d’autres entités

ACG S9 2018-2019 44
DIGITALISATION ET METIERS D’AUDIT

Nous aborderons à travers cette recherche le concept d’audit en premier lieu, la


digitalisation, et les risques et enjeux de l’audit dans l’ère de la digitalisation.

Qu’est-ce que l’audit / un auditeur ?

L'Audit Interne est une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une
assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les
améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée.

Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique
et méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle, et de gouvernement
d'entreprise, et en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité.

Caractéristiques du Métier d’Auditeur

L’ Indépendance :

Désigne le fait de se libérer des conditions qui menacent l’objectivité ou l’apparence de


l’objectivité.

l’objectivité :

Se définit comme une attitude impartiale grâce à laquelle les auditeurs internes exécutent leurs
missions en étant sincèrement convaincus de la légitimité du résultat de leur travail. Pour être
objectifs, les auditeurs ne doivent pas subordonner leur jugement à celui d’autrui sur des
questions liées à l’audit.

Activité d’assurance :

Examen objectif dont le but est de fournir une évaluation indépendante des processus de
gouvernance, gestion des risques et contrôle d’une organisation, exemples des missions portant
sur les informations financière, performances, la sécurité des systèmes…

ACG S9 2018-2019 45
Activité de conseil :

Activités de conseil et de service client, dont la nature et le périmètre sont définis en accord
avec le client et qui sont destinées à offrir une valeur ajoutée et à améliorer la gouvernance
d’une organisation, sans que l’auditeur interne soit responsable de l’encadrement.

Approche systématique et méthodique :

L’audit interne s’appuie sur une démarche structurée pour dérouler son programme d’audit.

Risque :

L’incertitude que se produise un événement qui pourrait avoir un impact sur la réalisation des
objectifs d’une entité.

Processus de Contrôle :

Politiques, procédures et activités qui font partie d’un cadre de contrôle, conçues pour obtenir
les risques dans les limites de tolérance établies par le processus de gestion des risques.

Référence : Normes IIA

Qu’est-ce que la digitalisation ?

Au début du 21ème siècle, de nouvelles technologies de l’information on fait leur apparition au


sein de l’entreprise (L’internet, la messagerie électronique, etc…). Les documents de travail se
sont ensuite peu à peu dématérialisés avec la numérisation.

Nous en sommes donc aujourd’hui à « La digitalisation », c’est-à-dire une interconnexion


permanente entre les collaborateurs et les objets en même temps dans l’entreprise et en dehors.

Les nouvelles façons de communiquer représentent désormais un enjeu stratégique énorme pour
tous les métiers affectant de près ou de loin la stratégie de l’entreprise. Les comportements
professionnels sont donc aussi naturellement affectés par la digitalisation des affaires, et cela
quelle que soit la nature de l’activité, une fois connecté, il est possible de communiquer
oralement et visuellement, avec ou sans document partagé, à n’importe quel moment et
depuis/vers n’importe quel endroit.

La connexion étant devenue un impératif professionnel, la digitalisation s’applique désormais


à tous les directions de l’entreprise.

ACG S9 2018-2019 46
Les métiers d’audit (Audit, inspection, contrôle, etc…) dépendant énormément du contact
et de l’entretien humain physique, comment sont-ils impacté par la digitalisation des
entreprises ? Quelle est la nature de cet impact (positive/destructrice) ?

Référence : Auditécofi, Formations e-learning en audit, management des risques,


comptabilité, finance, url : https://www.formation-audit-ecofi.com/2017/02/12/l-audit-à-l-ère-
du-digital/

La relation Digitalisation-Métiers de l’audit

L’audit est donc concerné par la digitalisation, qui plus est doublement. En effet, l’auditeur
interne comme toute fonction dans l’organisation doit adapter ses pratiques professionnelles
avec la numérisation et les nouveaux modes de communication. De plus, les processus
opérationnels qui sont au centre de ses missions sont désormais à évaluer en tenant compte aussi
des effets de la digitalisation.

A très court terme, le Digital vient changer le métier d’auditeur interne sur 3 principaux aspects
:

 Une nouvelle approche de l’audit des SI supposant une évaluation approfondie des
processus et procédures axés sur la cybersécurité.
 L’utilisation d’outils de traitements de données sophistiqués et de solutions GRC
permettant des audits intégrés et en continu.
 La mise en œuvre de plateformes et solutions collaboratives pour piloter les missions
d’audit en temps réel et avec des collaborateurs à distance.

Ces changements impliquent une révolution de positionnement pour l’auditeur interne qui
devient un « Digital Internal Auditor » aux services d’opérations de plus en plus
dématérialisées au sein de l’entreprise.

Les compétences recherchées deviennent le Data Analytics, la maîtrise d’environnement et


d’architecture IT complexes et une attitude de « Business Partner », relais des différentes
fonctions de l’entreprise afin d’anticiper et de prévenir les risques dans un environnement
toujours plus disruptif.

ACG S9 2018-2019 47
Dans quelques années seulement, ce sont de nouvelles tendances comme l’Intelligence
Artificielle ou la Blockchain que devra appréhender l’auditeur interne. Expertise,
positionnement et méthodes de travail devront encore évoluer pour faire face à la l’informatique
cognitive et à la capacité d’apprentissage automatique des outils.

Référence : Quels enjeux pour l’audit interne à l’ère du digital ? - Charles RENAUD

Les risques et enjeux du digital pour les métiers de l’audit

Les risques :

- La dématérialisation des processus signifie aussi la dématérialisation de plusieurs pièces


justificatives requises par les auditeurs
- L’audit jusqu’ici se basait énormément sur le contact physique (que ce soit lors des
entretiens, des reportings, du contrôles, etc…), la digitalisation entraine un
chamboulement énorme mettant au risque l’ensemble des missions de l’audit
nécessitant le contact physique.
- La disparition des métiers de l’audit qui pourraient être effectués par des intelligences
artificielles dans le futur, commençant par une simplification des différentes tâches
effectuées par l’auditeur.
- L’efficacité de la machine face à l’efficacité de l’auditeur.

Les enjeux :

- La maitrise des nouvelles technologies afin de faciliter la tâche pour les auditeurs
- La délégation de certaines tâches quantitatives répétitives et épuisantes aux intelligences
artificielles (traitement des données financières, s’assurer des liens logiques entre les
chiffres obtenus des données financières, dégager les fraudes, risques et faiblesses d’une
entreprise, etc…)
- Miser sur des profils alliant développement informatique et Audit afin d’innover dans
le secteur et ne pas être en retard par rapport à la concurrence, certains grands cabinets
ayant déjà commencé à évoluer vers l’Audit 2.0

Référence 1 : KPMG | Evolution de l’audit, url :


https://www.youtube.com/watch?v=iQlKaFereHE

ACG S9 2018-2019 48
Référence 2 : Auditécofi, Formations e-learning en audit, management des risques,
comptabilité, finance, url : https://www.formation-audit-ecofi.com/2017/02/12/l-audit-à-l-ère-
du-digital/

Cas de PricewaterhouseCoopers, l’un des « Big Four » : Le développement


d’outils novateurs

Introduction de nouvelles technologies dans les process de l’audit

Non seulement l’automatisation et la digitalisation des process permet de gagner du temps ainsi
que de faciliter les échanges avec les clients, elle permet aussi et surtout d’améliorer la qualité
des audits. PriceWaterhouseCoopers s’est engagé dans cette voie depuis plusieurs années :

 Les travaux classiques tels que la confirmation ou l’inventaire physiques sont


désormais digitalisés par le biais d’applications disponibles sur iPhone ou iPad dont
tous les collaborateurs sont équipés.
 La consultation des dossiers de travail d’audit en temps réel est disponible depuis
n’importe où via leur plateforme « Aura », permettant ainsi d’accentuer la
collaboration au sein de l’équipe et au Commissaire aux Comptes de commenter,
superviser et de valider les dossiers simplement.

 PriceWaterhouseCoopers lance également des initiatives autout de la Blockchain,


de l’intelligence artificielle beta-testées avec certains clients par la suite, lui
permettant de remporter le prix de l’ « Audit Innovation of the Year » pour la
deuxième fois (en 2016 aussi) en 2017.

 La solution GL.ai primée cette année a eu recours au Machine learning et à


l’intelligence artificielle lui permettant d’analyser des milliers de données en
quelques secondes dans la comptabilité de l’entreprise pour identifier les scénarios
inhabituels et les anomalies, se débarrassant ainsi de l’échantillonnage.

 Des drones sont mis à l’utilisation dans certains pays où l’inventaire physique
nécessite de parcourir plusieurs kilomètres

ACG S9 2018-2019 49
Une transformation de l’audit chez PwC qui impacte le recrutement et la formation

L’évolution de l’audit suivant la digitalisation a bien évidemment des conséquences directes


sur le profil des auditeurs, devant être polyvalents et allier à la fois des compétences techniques,
technologiques et des compétences dites « Soft Skills » telles que l’esprit critique et la créativité
afin d’être capable de challenger l’existant, d’imaginer des solutions différentes et d’apporter
encore plus de valeur ajoutée à leurs clients.

En même temps, des spécialistes sont recrutés dans la cyber sécurité, le big data ou le
développement des intelligences artificielles.

On constate donc que dans tous ces profils, la proportion d’ingénieux aux connaissances
techniques augmente afin de faire faire aux enjeux de l’évolution de l’audit.

ACG S9 2018-2019 50
ELABORATION DE LA CARTOGRAPHIE DES RISQUES :

Définition de la cartographie des risques :

Indispensable levier de pilotage des risques de corruption, la cartographie des risques


constitue le socle de la stratégie de gestion des risques. Elle est mise en œuvre par les
organisations afin d’appréhender l’ensemble des facteurs susceptibles d’affecter leurs activités
et leur performance, dans l’objectif de se prémunir contre les conséquences juridiques,
humaines, économiques et financières que pourrait générer une vigilance insuffisante.

En cartographiant leurs risques, les organisations créent les conditions d’une plus grande
connaissance et donc d’une meilleure maîtrise de ces risques.

Par ailleurs, la cartographie des risques contribue à la sécurisation des écosystèmes et


des modèles économiques dans la mesure où, d’une part, elle implique de disposer d’une
connaissance exhaustive de l’ensemble des processus managériaux, opérationnels et support
que les activités nécessitent de mettre en œuvre et, d’autre part, elle nécessite d’identifier les
rôles et responsabilités de chaque acteur, à chaque étape des processus.

La cartographie des risques permet de recenser les risques majeurs d’une organisation et de
les présenter de façon synthétique sous une forme hiérarchisée. Cette hiérarchisation s’appuie
sur les critères suivants :

- L’impact potentiel
- La probabilité de survenance
- Le niveau actuel de maitrise de risques

Objectifs de la cartographie des risques :

L’établissement d’une cartographie des risques peut être motivé par des objectifs de
différentes natures aussi importants les uns que les autres. Ces objectifs sont les suivants :

- Mettre en place un contrôle interne ou un processus de management des risques adéquat ;


- Aider le management dans l’élaboration de son plan stratégique et de sa prise de décision ;
- Orienter le plan d’audit interne en mettant en lumière les processus au niveau desquels se
concentrent les risques majeurs ;

ACG S9 2018-2019 51
- Veiller à la bonne image de l’organisation ;

La cartographie des risques est un puissant outil de pilotage interne. Ainsi, son
élaboration exige une méthodologie minutieuse, ce qui permet une détection systématique des
risques majeurs.

Une cartographie de risques est avant tout une technique de management destinée à
aider les entreprises à gérer tous les risques auxquels elles doivent faire face. Elle est aussi une
forme efficace de tableau de bord qui va hiérarchiser les risques qui on été identifiés.

L’identification des risques à cartographier se fait à partir d’une description précise des
processus, d’une analyse fine des dysfonctionnements possibles de chaque processus ainsi que
de rapports d’experts entre autres.

Le recensement et la hiérarchisation des risques aboutissent à l’élaboration d’un plan


d’actions d’amélioration du contrôle interne et il doit être régulièrement alimenté par les
constats opérés par les acteurs du contrôle interne et les auditeurs afin de garantir la pérennité
des activités.

Méthodologie d’élaboration de la cartographie des risques :


L’identification des risques
L’élaboration de la cartographie des risques s’appuie sur deux référentiels qui sont les
normes ISO en l’occurrence l’ISO 9000:2008 et le COSO 2.
En effet, l’ISO 9000:2008 et le COSO 2 permettent respectivement de modéliser l’activité de
l’organisation en processus et de déterminer les risques relatifs aux axes suivants : efficacité,
fiabilité, conformité.
Ainsi, les activités majeures de l’organisation sont décomposées en trois processus qui sont le
processus de management et de pilotage, le processus cœur de métier et le processus support.
Une fois que la décomposition de l’activité en processus est effectuée, chaque processus est
décliné en tâches et analysé graduellement selon le schéma suivant :

Tâches | Objectifs de la tache | Facteurs de risques | Meilleures pratiques| Risques.

ACG S9 2018-2019 52
L’intérêt de cette méthode se trouve dans la détermination aisée et rationnelle des
risques à partir des objectifs d’efficacité, d’efficience et de conformité.

L’évaluation, la hiérarchisation et la cartographie des risques.

Les risques identifiés sont évalués selon leur probabilité de survenance, leur impact
potentiel et éventuellement le niveau de maitrise actuel. Cette évaluation des risques sert alors
de base à leur présentation synthétique sous une forme hiérarchisée : C’est la cartographie des
risques.

La première étape de la démarche de suivi du risque opérationnel consiste à établir une


cartographie des risques. Cette cartographie s'appuie sur une analyse des processus métier, à
laquelle on croise la typologie des risques opérationnels.

Un processus métier désigne un ensemble de tâches coordonnées en vue de fournir un


produit ou un service à la clientèle. La définition des processus métier répond en premier lieu à
un découpage économique de l'activité de la banque, et non un découpage organisationnel.

L'identification des processus métier part ainsi des différents produits et services et
identifie les acteurs (qui peuvent appartenir à des entités différentes au sein de l'organisation)
et les tâches impliquées dans la fourniture de ces produits.

A chaque étape du processus on associe ensuite les incidents susceptibles d'en perturber
le déroulement et d'entraîner la non réalisation des objectifs du processus (en terme de résultat
concret, ou en terme de délais). Pour chaque événement le risque est évalué en terme de :
• Probabilité d'occurrence,
• Perte encourue en cas de réalisation.

Chaque événement à risque doit être rattaché à une catégorie de risques rendant ensuite
l'analyse des données plus facile et rapide, et sur le plan organisationnel à la ligne métier où
l'incident a eu lieu.
La classification des risques reflète la vision dont le management souhaite disposer au
plus haut niveau, doit permettre d'établir des synthèses transverses à toutes les activités, et à ce
titre doit être établie par un département central de suivi des risques.

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Par contre, pour être réaliste et utile, l'analyse des processus métier et des risques
encourus doit être confiée aux opérationnels concernés. Ceux-ci s'appuieront sur un cadre de
travail rigoureux et identique pour tous, mais qui leur permette de décrire leurs activités.

Enfin la cartographie ne saurait être complète si elle ne s'accompagnait de


l'identification des facteurs de risque (key risk indicators): ce sont les éléments quantitatifs
susceptibles d'augmenter la probabilité de réalisation d'un risque : Nombre d'opérations traitées,
taux d'absentéisme, etc.

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CARTE STRATEGIQUE

Définition :

La carte stratégique est un diagramme qui permet de décrire avec précision comment une entité
ou organisation crée de la valeur, en définissant les relations de cause à effet entre les éléments
qui forment sa stratégie. En effet, c’est un outil très important qui permet de faire les liens entre
les facteurs de performance, d'aligner les processus, les ressources ainsi que les pratiques de
gestion, les indicateurs de performance, les cibles, les projets et les budgets sur les objectifs, les
stratégies, la vision, la mission et les valeurs de l'entreprise en tenant compte de son contexte
interne et externe et cela en 4 axes principaux :

 Apprentissage et développement
 Processus interne
 Client
 Actionnaires

Le premier diagramme de ce type est apparu au début des années 1990 dans plusieurs ouvrages
notamment de Robert S. Kaplan et David P. Norton.
La carte stratégique peut être prévisionnelle (orientations stratégiques) ou actuelle (situation
actuelle).

Exemple d’une carte stratégique :

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Cette carte stratégique met en valeur les objectifs de cette entreprise alpha, sa stratégie mais
aussi sa façon de créer de la valeur.
Depuis ce diagramme on peut conclure que cette organisation à plusieurs objectifs qu’on peut
classer sous 4 axes :

 Apprentissage et accroissement : Recrutement d’une équipe performante et former les


employés.
 Processus internes : Créer des partenariats de qualité, optimiser les processus et produire
des produits de très bonne qualité
 Clients : Outrepasser l’expectation des clients et les fidéliser.
 Fiance : Maximiser la valeur pour les actionnaires.

La technique standard pour lire une carte stratégique est de la lire de bas en haut, sauf dans le
cas où le diagramme comporte des flèches directrices.
Dans notre cas actuel, on peut lire ce diagramme comme ce qui suit : L’entreprise forme ses
employés afin de créer des produits de haute qualité dans le but de fidéliser les clients, Cette
dernière recrute aussi des équipés performantes afin de créer des partenariats de qualité et elle
optimise ses processus dans le but de dépasser l’expectation de ses clients, et tout cela dans le
but de maximiser le profit pour ses actionnaires.

Le lien entre la Carte Stratégique et le développement de la stratégie :

La carte stratégique nous permet premièrement de tracer, clarifier et de simplifier la


compréhension de la stratégie. Deuxièmement, communiquer la stratégie, cibler les efforts de
l'organisation et choisir les mesures appropriées pour rendre compte des progrès de
l'organisation dans la mise en œuvre d'une stratégie. Et enfin servir de base pour examiner et
éventuellement réviser la stratégie (pas simplement les mesures ou les objectifs) et soutenir les
conversations et la prise de décision, au fur et à mesure que l’équipe apprend de la mise en
œuvre de la stratégie.

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Les atouts de la Carte Stratégique :

 Elle fournit une représentation visuelle simple, propre, facilement repérable : La


cartographie stratégique est attrayante. Il est beaucoup plus facile de se rappeler d’une
carte de stratégie qui présente un « attrait » plus important que ce qui est écrit dans un
bloc-notes ou saisi dans un courrier électronique.
 Unifie tous les objectifs en une seule stratégie.
 Fournit à chaque employé un objectif clair à garder à l'esprit tout en accomplissant ses
tâches.
 Aide à identifier vos objectifs clés.
 Permet de mieux comprendre quels éléments de votre stratégie nécessitent un travail.

Cas réel de Carte Stratégique : Organisation à but non lucratif

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Cette Carte Stratégique particulière appartient à une organisation de services sociaux fortement
impliquée dans l'aide à la communauté environnante. En commençant par le premier axe qui
est l’apprentissage et le développement, on peut directement constater les objectifs de cet
organisme qui sont d’inspirer le leadership, équiper les équipes et les volontaires avec les outils
nécessaires pour épauler cette stratégie et finalement créer une culture conduite par la
performance positive. Ce premier axe peut servir de base pour le deuxième axe qui est composé
de 3 grands objectifs : premièrement on trouve faire la différence et avoir un impact positif,
Deuxièmement être la voix de ceux qui ont besoin d’aide et troisièmement l'excellence
opérationnelle. Tout cela peut être réalisé grâce au premier pilier

qui soutient et fournit les moyens nécessaires pour y arriver en matière d’équipes mais aussi
d’équipements. Le troisième axe quant à lui se compose de 3 objectifs notamment : fournir les
besoins fondamentaux, assurer la disponibilité des services et supporter l’autosuffisance.
Dans le dernier axe, l’axe financier, on trouve un seul objectif qui est assurer la bonne santé
financière et sa viabilité.

Cas réel de Carte Stratégique : Southwest Airlines

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Dans le cas de Southwest Airlines, la Carte Stratégique est un peu simplifiée.
On y trouve aussi des flèches directrices afin de faciliter sa lecture et aussi se focaliser sur les
objectifs en cours.
Alors dans ce cas on va commencer par l’axe d’apprentissage et développement, où on trouve
un seul objectif qui est de forger une équipe de très haut niveau. Ce premier axe impactera l’axe
de processus qui se focalise lui aussi sur un seul objectif qui est la rapidité et l’efficacité
d’utilisation des aéroports et cela dans le but de respecter le planning des vols et aussi diminuer
les tarifs pour les clients, qui représentent les principaux objectifs de l’axe client.
L’axe financier se compose quant à lui de 3 objectifs qui sont la profitabilité, minimisation des
coûts et maximiser les revenus, et pour les atteindre s on aura besoin de piliers, notamment le
deuxième et troisième axe, pour supporter l’atteinte de ces objectifs.

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