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Chaîne de mesure

Jean-Marie De Conto
IUT1 Grenoble – Mesures Physiques

1
La chaîne d’acquisition
 Extraction de l’information: capteur - Physique
 Conversion en signal utile: conditionneur- Electronique
 Traitement analogique du signal: filtrage et amplification (d’instrumentation)
 Sélection – Multiplexage
 Numérisation, traitement et exploitation

2
Plan du cours 1/2
 Description générale de la chaîne de mesure : Le capteur, le conditionneur, le filtrage,
l’échantillonnage et la conversion A/N
 Les problèmes posés lors de la conception de la chaîne
 Linéarité de la chaîne de mesure. Grandeurs d’influence et métrologie associée.
Résolution. Bruit.
 Rapidité et bande passante : circuits du premier et du second ordre
 Problématique générale : la transformation de Laplace (généralisation de l’impédance
complexe)
 Le filtrage sur quelques exemples. Passe-bas du premier ou nième ordre. Passe bande et passe haut
sur quelques exemples.
 Le capteur. Revue de quelques capteurs (sera supprimé du cours de S1). Ordres de grandeurs des
signaux de sortie : courant/tension ou charge par exemple
 Le conditionneur : pont de Wheastone avec impédance quelconque en courant ou tension. Calcul
général de la tension de déséquilibre (pas de détails sur les divers types de pont type Sauty ou
Nernst)
 Circuits de conditionnement à AO. Linéarisation.
 Un exemple commenté : électrocardiogramme. Circuits constitutifs.
3
Plan du cours 2/2
 La compensation des grandeurs d’influence. Exemple avec une jauge
d’extensométrie. Mesure de température avec 3 fils.
 L’amplificateur d’instrumentation. Réjection de mode commun
 Les offsets en courant et tension, autozéro
 Les perturbations électromagnétiques : le problème de masses et de la terre,
blindage magnétique et électromagnétique. La connexion du blindage coaxial.
Piste de garde sur un exemple.
 Taux de réjection du mode commun en cas d’asymétrie des voies
 Signaux rapides et ligne de transmission
 Echantillonnage. Théorème de Shannon. Les divers échantillonneurs-bloqueurs
 Conversion analogique numérique et numérique analogique.
 Le filtrage numérique
 Elément de traitement de signal des signaux numérisés. Exemples.

4
Généralités

5
Grandeurs caractéristiques: vocabulaire, notions
intuitives
 Grandeur à mesurer: mesurande m EM  m  m max min

 Valeur obtenue: mesure M ex : T  T  700 C  100 C  600 C o o o


max min
 Etendue de mesure (EM)
à u  1 C près o

 Incertitude um m

 Incertitude relative à l’étendue u


  m

m m
p

max min

 Résolution
 Ex: convertisseur A/N 12bits m  M
 Nombre de valeurs distinctes associables au M max  M min
mesurande dans l’étendue de mesure 
M min

6
Grandeurs d’entrée et de sortie, sensibilité
 Exemple: sonde PT100
 𝑅 𝑇 = 𝑅0 ∙ 1 + 𝛼𝑇 r
𝑅0 ∙ 1+𝛼𝑇
 𝑉𝑚 = ∙ 𝑉𝑔
𝑟+𝑅0 ∙ 1+𝛼𝑇
 T est la grandeur d’entrée Vg
Vm
 Vm est la grandeur de sortie R(T)

Vm pour Vg=1 volt

7
Sensibilité (sur cet exemple)
 La sensibilité est la
dérivée de la grandeur
de sortie par rapport à
celle d’entrée 𝑑𝑉𝑚
𝑆=
𝑑𝑇
𝑅0 ∙ 1+𝛼𝑇
 𝑉𝑚 = ∙ 𝑉𝑔
𝑟+𝑅0 ∙ 1+𝛼𝑇

𝛼𝑅0 𝑟 ∙ 𝑉𝑔
→𝑆= 2
𝑟 + 𝑅0 ∙ 1 + 𝛼𝑇

 Constante si le système
est linéaire
8
Remarque

 La sensibilité est faible: le capteur prélève toujours une


énergie infime (sinon il perturbe la mesure). La mesure doit
donc être effectuée avec soin. La mesure est sensible aux
parasites et le montage du capteur doit également être
effectué avec soin.

9
La chaîne de mesure linéaire
 Quand la grandeur de sortie varie linéairement avec celle
d’entrée.
 De manière nominale (avec un gain nominal et un décalage de
zéro nominal –offset-)
𝑦𝑛 = 𝐺𝑛 ∙ 𝑥 + 𝑦0𝑛
Dans la réalité on n’est jamais dans les conditions nominales:
𝑦 = 𝐺 ∙ 𝑥 + 𝑦0
Soit parce qu’une grandeur externe influe sur ces paramètres (ex:
température: on parle de grandeur d’influence)
Soit parce que ces paramètres varient avec ce que l’on mesure
(exemple gain versus fréquence)
Soit parce que l’on n’a pas exactement les valeurs nominales
(fluctuations, instabilités)  incertitudes

10
Variations: exemples 1/2
𝑦𝑛 = 𝐺𝑛 ∙ 𝑥 + 𝑦0𝑛

 Exemple de la température (grandeur d’influence)

𝐺 = 𝐺𝑛 ∙ 1 + 𝛼∆𝑇

𝑦0 = 𝑦0 + 𝛽 ∆𝑇
Erreur commise:

∆𝑦 = 𝐺𝑛 ∙ 𝛼∆𝑇 ∙ 𝑥 + 𝛽∆𝑇 = 𝐺𝑛 ∙ 𝛼 ∙ 𝑥 + 𝛽 ∙ ∆𝑇
11
Variation (2/2) et Bilan des incertitudes

 Exemple de la fréquence:
𝐺0
Passe-bas du premier ordre: 𝐺 𝑓 =
𝑓2
1+ 2
𝑓 𝑐

fc est la fréquence de coupure (à 3dB pour le premier ordre)

 Incertitudes sur les caractéristiques de la chaîne:


𝑦𝑛 = 𝐺𝑛 ∙ 𝑥 + 𝑦0𝑛

𝑢𝑦2 = 𝐺𝑛2 ∙ 𝑢𝑥2 +𝑥 2 ∙ 𝑢𝐺2 + 𝑢𝑦0


2

12
Erreur de linéarité
 G: gain
 y0: décalage de zéro (“offset”)
 Erreur de linéarité
C
y  Gx  y 0

 Écart maximal entre la mesure et la droite


de régression, ramené à la pleine échelle 50

y = 2,9284 + 2,0002x R= 0,99996

(y )
40

  L ,max

y y
L
30
max min
C

20

Nota: linéarité obligatoire??? 10

0
0 5 10 15 20
13 Linéarisation: courbe d’étalonnage
Rapidité, bande passante

14
Systèmes linéaires du premier et du second ordre

 Système linéaires

e1 (t )  s1 (t ) 
  e1 (t )  e2 (t )  s1 (t )  s2 (t )
e2 (t )  s2 (t ) 

 Systèmes régis par une équation différentielle du type (à coefficients


constants réels)
ds(t )
A  Bs (t )  e(t )
dt
d 2 s (t ) ds(t )
A 2
 B  Cs(t )  e(t )
dt dt

15
Exemple: mesure de température
 T: température à mesurer
 Tcap: température du capteur

𝑚𝑐 ∙ 𝑑𝑇𝑐𝑎𝑝 = 𝑑𝑄 = 𝐾 𝑇 − 𝑇𝑐𝑎𝑝 ∙ 𝑑𝑡

𝑑𝑇𝑐𝑎𝑝
𝑚𝑐 ∙ + 𝐾𝑇𝑐𝑎𝑝 = 𝐾𝑇
𝑑𝑡

Question1: temps de réponse à une variation brusque de T (rapidité)?


Question2: température du capteur quand T varie sinusoïdalement, selon
la fréquence de T (aspect bande passante)?

NB: K=coefficient d’échange, c=capacité calorifique, m=masse capteur

16
Cas de la transition brusque de T=0 à T=T1

𝑑𝑇𝑐𝑎𝑝
𝑚𝑐 ∙ + 𝐾𝑇𝑐𝑎𝑝 = 𝐾𝑇1
𝑑𝑡
A pour solution
𝑡
−𝜏
𝑇𝑐𝑎𝑝 = 𝐶 ∙𝑒 + 𝑇1
𝜏 = 𝑚𝑐/𝐾 homogène à un temps
Preuve: le vérifier ou voir le cours de maths de S1
Pour t=0 il faut Tcap=0 (transition brusque) donc C=-T1
𝑡
−𝜏
𝑇𝑐𝑎𝑝 = 𝑇1 ∙ 1 − 𝑒

17
Evolution de la température
 Température normalisée à T1=1
 Echelle des temps en unités de la
constante de temps

 Temps requis pour que la


température soit stable à 𝜀 près:

𝑡
−𝜏
1 −𝑒 = 1 − 𝜀 → 𝑡 = −τ ∙ ln(ε)

Ex: 𝜀 = 0.05 → 𝑡 = 3𝜏

18
Cas où T varie sinusoïdalement
𝑑𝑇𝑐𝑎𝑝
 𝑚𝑐 ∙ + 𝐾𝑇𝑐𝑎𝑝 = 𝐾 ∙ 𝑇1 ∙ cos 𝜔𝑡
𝑑𝑡

ds(t )
 Bs (t )  e(t )
 Equation du type A
dt
e  Ee jt

 On travaille avec les grandeurs complexes


s  Se j ( t  )

E E 1
( jA  B ) Se  E  S 
j
  E  G ( ). E
jA  B B  A 2 2 2
 2

B 1
 2
c

B
 
c
A
Gain en continu: 𝐺0 = 1/𝐵
Gain à 𝜔 = 𝜔𝑐 : 𝐺 𝜔𝑐 = 𝐺0 / 2
𝐵
Fréquence de coupure à 3dB: 𝑓𝑐 =
2𝜋𝐴
19
𝜔 𝑓
𝐺(𝜔) normalisé à B=1 et exprimé en fonction de =
𝜔𝑐 𝑓𝑐

Gain: 3dB/octave

Gain constant à 5% près à


partir du régime continu si

1
= 0.95
1 + 𝑓/𝑓𝑐 2

𝑓
→ = 0.32
𝑓𝑐

→ 𝑓𝑚𝑎𝑥 = 0.32 ∙ 𝑓𝑐

𝐵 𝐾
𝑓𝑐 = =
2𝜋𝐴 2𝜋𝑚𝑐

20
w/wc
21
ds(t )
A  Bs (t )  e(t )
dt

Second ordre A
d 2 s (t )
dt 2
B
ds(t )
dt
 Cs(t )  e(t )

−𝐴𝜔2 + 𝑗𝐵𝜔 + C ∙ 𝑒 𝑗𝜑 ∙ 𝑆 = 𝐸
𝑆 1 𝑒 𝑗𝜑 1
𝐺= = = ∙
𝐸 −𝐴𝜔 2 + 𝑗𝐵𝜔 + C ∙ 𝑒 𝑗𝜑 𝜔2 𝜔 𝐶
1− 2 +𝑗∙Q∙
𝜔𝑐 𝜔𝑐
𝐶
𝜔𝑐 = est la pulsation de coupure (mais pas à 3 dB!!!)
𝐴
𝐵
𝑄= est le facteur de qualité
𝐴𝐶
𝑄
On pose parfois 𝜁 =
2

1
𝐺0 = 𝐶 est le gain en régime continu
𝐺0
𝐺= 2 2
𝜔2 𝜔
1− 2 + 𝑄2
𝜔𝑐 𝜔𝑐

𝜔 1
𝜑 = −arctan⁡ Q ∙ ∙
𝜔𝑐 𝜔2
1− 2
𝜔𝑐
GAIN

𝜁de 0.1 à 1

w/wc
Capteurs et conditionnement
Revue de quelques capteurs
Conditionnement (ponts, amplificateurs opérationnels)

24
Capteurs capacitifs
 Capacité d’un condensateur plan
S
 Cylindrique C   r 0
 Modification de la permittivité
e
 Température
 Hygrométrie L
C  2 r 0
lnr2 / r1 
 Niveau de liquide isolant
 Modification de la géométrie
 Pression (microphone)
 Pression de fluide – membrane
 Déformation de solide (jauge
extensométrique)

Exemple de capteur de pression avec conversion par variation de capacité (Doc. VEGA).

25
Figure 8.7 p114 capteurs
Capteurs résistifs
 Résistances métalliques
 Ex: platine (-200+1000oC) 
R(T )  R0 1  AT  BT 2  CT 3 
 Thermistances
 Agglomérés d’oxydes métalliques
 Jauges d’extensométrie
 Métalliques (K=2..4)   1 1 
 A semi-conducteurs (K=+- R(T )  R0 exp  B  
50..+-200)   T T0 

R L
K
R L

26
•Sous ampoule de verre
•Protection
•Inertie thermique:
dizaines de secondes à
plusieurs minute

•En couche mince

27
Du réseau simple à la haute technologie

28
Capteurs inductifs (inductance variable)

Détecteur de position
Sytème simple mais
non-linéaire

Détecteur de position constitué


de deux capteurs travaillant en
opposition
Système dit push-pull, qui
linéarise le système précédent

29
Bobine à noyau plongeur
 L  L0  L f  2k L0 L f  F (l f )
N2
L0  0 2 s(l  l f )
l
N2
 L0: self air L f  0 2 s r l f
l
 Lf: self avec noyau
 Section (~constante) de la bobine

 Correction de linéarité par


montage push-pull

30
Mesure d’intensité en régime impulsionnel
 n1.i1 = n2.i2 + n1.i10
 La précision sur la mesure de i1 est d’autant meilleure que
le courant magnétisant i10 est faible.
 La diminution du courant magnétisant est obtenue par:
 une faible résistance de l’enroulement secondaire
 un excellent couplage magnétique de l’enroulement secondaire
(qualité du bobinage)
 l’emploi d’un circuit magnétique à très forte perméabilité
 Si secondaire ouvert n1.i1 = n1.i10.
flux très important, pertes considérables dans le circuit
magnétique et destruction
 tension importante et dangereuse aux bornes du
secondaire

Mesures en continu: capteur


à effet HALL

31
Exemple: Mesure de forme d’impulsion dans
un accélérateur (Bergoz)

32 Pourquoi 50 ohms?
Effet Hall
 Un champ magnétique appliqué sur un conducteur ou un
semi-conducteur d’épaisseur « e » crée une différence de
potentiel entre les bords du conducteur (q: charge
élémentaire, n densité électronique en électrons/m3)

1 I
V 
hall
B e

qn e

3 1
Kh 
33
8 qn
Exemples: gaussmètres

34
Gaussmètres, suite
 De quelques centièmes de gauss à quelques teslas.
 Sondes axiales ou radiales
 Calibration avec chambre de zéro
 Zone active: de 1 à quelques mm2
 Linéarité au %
 Pour des mesures de précision ou absolues: sondes NMR ou
RMN

35
Application: mesure de courant continu, non interceptive
 Un circuit magnétique constitué de ferrite permet de canaliser le flux crée par le conducteur parcouru par
le courant I .
Un générateur de courant constant fournit le courant Io.
Une tension Vh proportionnelle au courant Io et à l'induction produite par le courant I apparait .
Cette tension est amplifiée pour fournir un courant i dans les N spires du bobinage secondaire, de façon
à produire un flux opposé à celui crée par I.
 A l'équilibre: B = 0 et I = N * i

36
Le montage potentiométrique 1/3
 Attention aux grandeurs qui interviennent
 Résistance générateur et entrée appareil
 Capacités parasites (dont entrée appareil)
 Conditionnement très simple

Rc Rd Rc
v m  es  es
Rc ( Rs  R1 )  Rd ( Rs  R1  Rc ) Rs  R1  Rc

Rd  Rc

Inconvénient: sensible
aux parasites et aux
dérives du générateur

Figure ash p57


Le montage potentiométrique 2/3
 Si le capteur est linéaire et R1 fixe, le conditionnement n’est pas linéaire
 Si le capteur est linéaire et que R1 est un capteur tel que R1+Rc=cte alors
le conditionnement est linéaire (montage “PUSH PULL”).
 Si le capteur n’est pas linéaire on peut linéariser autour d’une valeur m0 du
mesurande en choisissant R1 telle que

𝑑 2 𝑣𝑚
=0
𝑑𝑚2 𝑚=𝑚0

Rc Rd Rc
v m  es  es
Rc ( Rs  R1 )  Rd ( Rs  R1  Rc ) Rs  R1  Rc

Figure ash p57 Rd  Rc


Montage potentiométrique (3/3) (linéarisation série)

𝑎
Exemple d’une thermistance: 𝑅 = 𝑅0 ∙ 𝑒 ⁡ avec R0=20 kΩ et
𝑇

a=944K
𝑣𝑠 𝑅
=
𝑒𝑠 𝑟 + 𝑅
Dérivée seconde par rapport à T nulle pour 𝑟 = 𝑅(𝑇0𝑎+2𝑇
)∙ 𝑎−2𝑇0
=
0
169⁡𝑘Ω. On prend T0=273 k

A gauche: 20 kΩ
A droite: 169 kΩ

39
Les ponts de mesure: objectifs

 Annuler la tension résiduelle


 la tension mesurée n’est pas nulle pour m=0
 La composante permanente est grande par rapport à ses variations
 Résoudre le problème des capacités parasites: mesures différentielles
 Fournir des moyens de compenser les grandeurs d’influence.
 Compenser les dérives d’alimentation
 Ash page 54

Cinq types de
conditionnement
Sensibilité d’un pont
 Dépend du choix des impédances du pont

Figure c ash p54


Z c 
Scap 
m  Z c vm
 S  Scap Scdt 
vm  m Z c
Scdt  
Z c 
Equilibrage du pont
 Mesure d’une tension de
déséquilibre
Z1
 On néglige l’effet des Vg  V
impédances d’entrée des Z1  Z 2 V
appareils de mesure
 Une des impédances est le Z3 Vmes
capteurs Vd  V Z2 Z4
 Les autres servent à
Z3  Z4
équilibrer, à linéariser ou
compenser les grandeurs
Vmes  Vg  Vd
d’influence

Vg Z1 Z3 Vd

Z1 Z3
Vmes  0    0  Z1Z 4  Z 2 Z 3
Z1  Z 2 Z 3  Z 4

Cas de résistances pures: Pont de Wheastone


Pont de Wheastone déséquilibré (courant ou tension).
Se généralise à des impédances quelconques

 Principe du pont
 De une à quatre résistances peuvent varier

R2 R3  R1R4 R2 R3  R1R4
vm  Ea vm  Ia
( R1  R2 )( R3  R4 ) Ri  R0 R1  R2  R3  R4
R2  R0  R

R 1 E 1 I
v  a
v  R a

R 1  R 4 R 4
m m

0
1
2R 0
4R 0
Divers types de ponts
 Mesures capacitives
 Pont de Sauty (capacité
air)
 Pont de Nernst
Divers types de ponts
Mesures inductives
 Pont de
Maxwell
 Pont de Hay
Une impédance complexe c’est quoi?

 En haute fréquence, il n’y a pas de résistance, de capacité ou d’inductance


pure
 Il y a toujours, notamment, une capacité parasite
 On peut MODELISER une capacité ou une inductance

Figure ash page 83


Exemple déjà vu: capteurs résistifs
 Montage 4 fils
 Exemple: mesure d’une résistance en platine pour mesure de température
 Mesure assez grossière
 Inadapté pour de petites variations de température, donc de résistance
 La solution: montage en pont (déséquilibré)

Montage 4 fils
Cas de deux résistances variables
 Exemple: jauges extensométriques
 Deux déformations égales et de signe opposé (push pull)
 Elimination de la variation de la résistance des fils de liaison Rl qui est commune –et disparaît
dans la différence-
R3  R4  R0
R1  R0  R1
R2  R0  R2
R2  R1 1 Ea 1 I
vm  v  (R  R ) a

R0 R  R2 4 m 2 1
R  R 4
1 1 1 1 2

2 R0 2R 0

Possibilité de compenser. Exemple:

R Ea
R2  R  R  vm 
R0 2
Montage 3 fils
 élimination de la résistance des fils de liaison

R1  Rl
R2  R  Rl

vm 
R2  R1 1 Ea R Ea
R0 R  R2 4
1 1
vm 
2 R0 R0 4
Enfin: Système à quatre résistances variables

 Exemple: capteur de pression constitué de 4 jauges


extensométriques montées en pont sur un diaphragme

R1  R0  R
R
vm   Ea
R2  R0  R R0
R3  R0  R1 ou
R4  R0  R1 vm   R  I a

Push pull + compensation d’une grandeur d’influence


Linéarisation du pont

Ea E
E
I a I gauche   vampli  ( R0  R ) a
R R
2 R0
1  Ea 
R0 I  ( R0  R ) I  vm  Ea I droit   a
E  ( R0  R ) 
2 R0  R 
R
vm   Ea R
2 R0 vm   Ea
2 R0
Conditionnement de signal : linéarisation

 Résoud le problème précédent

E s Rc 1
vm 
4 Rc 0 1  Rc
2 Rc 0

VxV y v m vl
v0 
E ref Eref Eref proportionnel à E s
v m vl
vl  avm  bv0  avm  b b
2 Eref
E ref Es
avm E Rc 1
 vl   s
bv
1 m 4 Rc 0 Rc  b Es 
1  1  
E ref 2 Rc 0  2 Eref 
 
Thermocouples: lois physiques
 Effet Peltier: à la jonction de deux
conducteurs A et B différents mais à
même température apparaît une fem
 Effet Thomson: entre deux points M
et N à température différente au sein
d’un même métal homogène apparaît
une fem
𝑇𝑁
𝑢𝑇 = 𝐶𝑇 ∙ 𝑑𝑇
𝑇𝑀
 Thermocouple: effet Seebeck =
Peltier+thomson
 Obtention d’une tension qui dépend
de la différence de température
 Besoin de compenser la température
de soudure froide
54
55
56
Pour tout savoir: consultez le catalogue!

 Les plus: le prix, pas de pièces mobiles, grande gamme, assez rapide,
bonne répétabilité

 Les moins: faible sensibilité (50V/oC environ). Basse fem et donc


sensible au bruit. Sensibilité limitée environ au demi degré

 Non linéaires mais la courbe est connue


 Compensables facilement

57
58
59
Capteurs générant un courant: photodiode

Silicon Photodiode
Silicon PIN Photodiode
Silicon Photodiode Array
With Preamp / Cooler
Silicon APD - Avalanche
APD Modules
X-ray Detector
Two-color Detector

Silicon Photodiode: Featuring high


sensitivity and low dark current,
these photodiodes are specifically
designed for precision photometry in
a wide range of fields.
PIN Photodiodes: Deliver a wide
bandwidth with a low bias, making
them ideal for high-speed
photometry as well as optical
communications.
60
Diode PIN, avalanche??? Hamamatsu
Photodiode (HP)

I d  I 0  I  I 0  S d 

I0: Courant inverse


Φ: puissance incidente

61
Montages de base
 Augmenter Rm (base): réduit le bruit mais aussi la rapidité
 C2 compense Cp1 (R1Cp1=R2C2) – Montage rapide
 Le courant d’entrée et la dérive thermique doivent rester faibles pour le second
montage.

 R 
v0  Rm 1  2  I r (classique )
 R1 
v0  R1  R2 I r (rapide)
Montages photovoltaïques
 A réponse linéaire
 Mesure de Icc
 Logarithmique
 Mesure de Vco en circuit ouvert

v0  Rm I cc (linéaire)
 R 
v0  1  2  Vco (log)
 R1 
Applications/exemples
 Mesure de rayons X ou béta
Montage
photovoltaïque
 Convertisseur lumière fréquence

64
http://www.sales.hamamatsu.com/en/products/solid-state-division/si-photodiode-series/si-photodiode/applications.php
Conditionneur du capteur source de courant
 Convertisseur courant-tension à ampli-op.
 Circuit idéalisé (de principe)
R
 Objectif: Faire R élevée
 Coût -
 Bruit
 Encombrement + v  iR
 Montage en T i

Inconvénient: Offset et bruit


de fond accrus en sortie

Ampli
Courant polarisation<<courant à
mesurer
Anneau de garde
  R    R 
v  i  R1 1  2   R2   iR1 1  2 
  R3    R3 
Conditionneur du capteur source de charge
 Cas simplifié
 Le condensateur accumule la charge
 Cas réel
 il faut assurer la circulation du courant de polarisationrésistance
 Les câbles de liaison ont une influence considérable
 HF: v est divisé par Ccable
 BF: v est divisé par Rcable
 Ne pas modifier les câbles!
i
v0  iZ    intégration (I  Q)
Cp
Q
v0  
C

Q( p) RCp
v0    passe haut
C 1  RCp
Amplification

67
Amplification en sortie de pont


 L’amplificateur à utiliser:
amplificateur différentiel
 Tension de mode commun
 Tension différentielle

vd  v2  v1
v1  v2
vmc 
2
 vd
 1v  v mc 
 2
v2  vmc  vd
 2
Principe de l’amplificateur différentiel
 Amplificateur: non parfaitement
symétrique

v0  G vi 2  G vi1
 Tension différentielle d’entrée
 Tension de mode commun d’entrée vdi  vi 2  vi1

 vi 2  vi1
vmci  2
Bilan
 Tension de sortie
G  G
v0  vdi  G  G vmci
2
 Gain différentiel

 Gain de mode commun G  G


Gd 
2
 Taux de réjection du mode
commun (Common Mode Gmc  G  G
Rejection Ratio) en dB
 Ex: CMRR=105↔100 dB
Gd 1 G  G
r  
Gmc 2 G  G

Le CMRR décroît avec la fréquence, mais aussi selon les liaisons avec
la source de signal
Les impédances d’entrée de l’amplificateur

 Entre bornes d’entrée: impédance d’entrée différentielle Zid


 Entre borne et masse de l’amplificateur: impédance de mode
commun Zmc

Grande résistance, capacité


faible: fréquence de coupure
BASSE
Sources de déséquibre entre voies (exemple)

 Déséquilibre série: l’impédance des câbles de liaison Z mc


introduit une différence sur la tension différentielle vi 2  v2
Z mc  Z 2
aux bornes de l’ampli
Z mc
vi 2  v1
Z mc  Z1
Z mc  Z1,2

Z1  Z 2 Z
vdi  vd  vmc  vd  vmc
Z mc Z mc
Taux de réjection associé

 Le déséquilibre série entraîne


une réduction du taux de
réjection
  équilibrer les voies

 1    Z 1   1 

v0  Gd vdi  vmci   Gd vd   
 vmc   Gd vd  vmc 
  r    mc
Z  r     eff 
1 Z 1
 
 eff Z mc  r