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Transactions et législations douanières

Objectifs du cours :

 Présenter toutes les informations relatives à la douane camerounaise

 Maitriser les procédures de dédouanement (général et spécifique)

 Maitriser les éléments de détermination de la dette douanière ainsi


que toutes les possiblités de paiements de cette dette

 Maitriser les régimes douaniers dans chaque cas ainsi que leur mode
d’appurement

 Faire connaitre le régime juridique et le cadre reglementaire ou


organisationnel de la douane.

Plan du cours :

Chapitre I : Généralités

Chapitre II : La déclaration en douane

Chapitre III : Evaluation de la dette douanière

Chapitre IV : Les régimes douaniers

Chapitre v : Les procédures douanières

Chapitre VI : Le contentieux douanier


Chapitre I : Généralités

Dans tous les pays du monde toutes les marchandises à l’import ou à l’export doivent
faire l’objet des formalités douanières, ceci pour plusieurs raisons.

 Du fait de la porosité des frontières où tout objet ou marchandise est susceptible


d’entrer sur le territoire national. L’administration des douanes en vertu de ses
missions (fiscales, economiques, surveillance et protection du territoire, assistance
aux autres administrations) se doit donc de faire subir ces formalités à ces
marchandises.
 Ces formalités permettent à l’administration des douanes d’élaborer les statistiques
en terme d’import/export afin d’appliquer les mesures de controles du commerce
international
 La douane peut ainsi appliquer les mesures de prohibitions et lutter contre le trafic
illicite, la criminalité organisée.

I. Le cadre juridique des activités de la douane

Le droit douanier résulte de la combinaison des textes de sources différentes et


hiérarchisés.

A. Les sources internationales de droit douanier

Deux instances régulent le commerce international d’une part l’OMD (organisation


mondiale de la douane) spécialisée dans les questions de douane, et d’autre part l’OMC qui
ici dispose des attributions d’odre général en ce qui concerne la régulation du commerce
international.

L’OMD est un organe qui émet des avis dans le sens de l’amélioration en matière de
dédouanement (la convention sur la codification des marchandises, sur la mission
temporaire)

B. Les sources communautaires

En effet tous les pays de la CEMAC ont une législation commune appelée le Code des
douanes. Egalement les taxes et droits de douanes appliqués dans la Cemac se trouvent
consignées dans le tarif douanier (document communautaire fixant les tarifs communs)

Le code des douanes de la cemac est la principale source du droit douanier de la


cemac adopté le 14-12-1965 au cours d’un conseil des chefs d’états de l’UDEAC. Il a été
plusieurs fois revisé et rectifié. De ce fait il occupe dans la hiérarchie des normes juridiques
une place supérieure à celle de la loi ou de la législation douanière nationale. Dans ce sens le
code bénéficie de l’effet direct de l’applicabilité des textes communautaires. Tous les états
doivent ainsi se référer à ce code pour l’application des mesures douanières sur le plan
national.

Le tarif extérieur commun est le document qui reprend le droit d’importation


auxquels sont assujeties les marchandises des pays non membres de la cemac.

C. Les sources nationales

La loi de finance et les règlements constituent les principales sources du règlement


national douanier.

La loi des finances comprend les dispositions fiscales et douanières qui s’appliquent
aux opérations d’import/export effectuées par les personnes morales ou physiques. Cette loi
fixe le cadre légal d’intervention des services de douane. On peut donc avoir des
ordonnances, ou le parlement peut autoriser le président de la république à porter des
modifications sur la législation douanière.

Comme autres mesures on peut citer les textes ou mesures règlementaires. Les
autorités son amenées à prendre les mesures reglementaires d’application dans le cadre de
leurs compétences respectives.

II. Les missions de la douane

La douane a 04 principales missions :

 La mission fiscale

La douane prélève à l’import/export les droits et taxes ainsi contribue à la


mobilisation des fonds des recettes budgétaires de l’état. Sa contribution au budget est
d’environ 33% mais cette tendance connait un fléchissement avec l’avenement des Accords
de partenariats économiques.

 La mission économique

La douane doit créer un cadre favorable à l’épanouissement au développement des


activités économiques à travers la protection de l’espace économique national en matière
de

La lutte contre la contrefacon, la contrebande, le dumping, la satisfaction de la


demande...
 La satisfaction de la demande nationale

A travers la mise en place des régimes économiques

 Protection et surveillance du territoire

En raison de leur présence aux frontières et contribue à la protection des personnes


et des biens en luttant contre le trafic illicite et la criminalité organisée.

 Mission d’assistance aux autres administrations

La douane du fait de sa présence aux frontières est amenée à effectuer des missions
d’assistance au bénéfice d’autres administrations.

III. L’organisation de l’administration douanière

Elle est organisée en mode regie et en mode partenariat

A. Organisation en mode régie

La douane est organisée suivant une double logique : administrative et fonctionnelle.


Comme tous les autres services publics la douane dispose des services centraux qui tournent
autour de la direction générale et les services déconcentrés. Au niveau des régions on a les
secteurs de douanes (11 secteurs), au 2ème niveau on a des subdivisions ensuite on a les
brigades et au dernier niveau on a des postes de controle douaniers.

La douane se fait accompagner dans ses missions par des organismes chacun dans
son domaine. En effet la chaine de dédouanement des marchandises fait intervenir un
ensemble d’organismes dans l’accomplissement des formalités douanières.

 La SGS ( société générale de surveillance) procède au controle, inspection,


liquidations et au recouvrement des taxes et obligations de douane.
 Le GUCE son role est de simplifier et faciliter les procédures par le regroupement en
un lieu de tous les intervenants dans la chaine de dédouanement.
 Le port autonome de douala (PAD)
 Les commissionnaires agrées en douane qui assistent les opérateurs dans leurs
exercices de dédouanement
 Les transitaires
 Le bureau de gestion du fret terrestre
IV. Champs d’application de la douane

Les pouvoirs des agents de douane sont les plus étendus autour du territoire
douanier et du rayon de douane.

A. Territoire douanier

C’est une zone géographique limitée par les eaux d’un territoire il s’agit là du
territoire douanier national ou alors limité dans le cadre des pays d’une zone on parlera du
territoire douanier communautaire ex : cemac.

Du point de vue douanier tout produit fabriqué, extrait, elevé ou capturé, dans un
des états de la zone cemac ne fait pas l’objer d’une taxation douanière dans un autre état de
la cemac. Il suffit tout simplement d’etre muni d’un certificat de libre circulation ce qui fait
appel à 02 notions : celle de l’origine de la marchandise ou celle de la provenance de la
marchandise.

Tandis que la provenance est le lieu d’importation direct de la marchandise. C’est


dire qu’un produit fabriqué hors cemac mais en provenance d’un pays cemac doit faire
l’objet d’une taxation douanière dans les autres pays de la cemac.

B. Rayons de douane

Zone géographique proche de la frontière terrestre ou maritime où les agents de


douane ont un pouvoir très étendu, ces rayons sur la partie terrestre du territoire est de 60
km.

A l’intérieur du rayon les agents ont les prérogatives confiées dans les articles 61, 62,
65, 70, 71 et 291 du code des douanes de la cemac.

L’article 62 dispose « les agents de douanes sont sous la sauvegarde de la loi, il est
interdit à toute personne physique ou morale de créer un trouble ou de faire opposition à
ses fonctions ou d’opposer un refus de fouille ou de visite physique de marchandise, ou un
refus de communication des documents ce qui constitue donc une infraction à la législation
douanière »

L’article 65 dispose « tout moyen de transport doit à la première requisition


obtempérer à l’injonction de s’arreter dès la 3ème injonction. Les agents de douane peuvent
faire usage de tous les moyens pour faire obtempérer. A ce titre les autorités civiles et
militaires sont tenues à la 1ère requisition de preter main forte dans l’accomplissement de
leur mission.
V. Les chantiers de modernisation de la douane

L’objectif de la douane étant de simplifier et faciliter les procédures douanières avec


pour objectifs de réduire les délais et cout de passsage en douane. Ainsi on peut relever
quelques chantiers/acquis.

 Scanner à conteneurs :

Il permet au moyen de rayons X d’inspecter la marchandise dans un conteneur sans


l’ouvrir

 Le système SYDONIA :

Il permet le traitement automatisé des opérations en douane

 Le GPS :

Pour le suivi des marchandises en transit

 Le GUCE :

Il permet de regrouper tous les intervenants de la douane en un lieu

VI. Définition des concepts clés

 Contrebande :

C’est une infraction douanière qui consiste à passer clandestinement par tous les
moyens à travers la frontière douanière en se soustrayant au controle de la douane.

 Contrefacon :

C’est l’imitation d’un produit original

 Déclaration en douane :

C’est un acte donnant sous toutes les formes acceptées par la douane les
renseignements requis. Il existe plusieurs modèles en fonction du régime

EX : IM4 mise à la consommation, IM5 admission temporaire, IM7 entrepot, IM8 transit.

 Droit et taxe « ad valorem » :

Se sont les droits et taxes calculées sur la valeur réelle de la marchandise


 Droit et taxes spécifiques :

Calculées sur certains éléments spécifiques tels que : le poids, la tonne, le volume, la
longueur, la largeur

 Formalités douanières :

Ensemble d’opérations devant etre effectuées par les interresés pour satisfaire à
l’administration douanière.

 Procédures de dédouanement :

Ensemble de formalités ou étapes que doivent accomplir les opérateurs économiques


pour avoir libre dispostions de leur marchandise.

 Importer :

C’est faire entrer dans un pays les marchandises provenants de l’étranger.

 Dette douanière :

Ensemble de droits et taxes à payer soit à l’import soit à l’export

 Liquidation des droits et taxes :

C’est l’opération matériel de calcul des droits et taxes des douanes.

 Apurement :

C’est l’action de solder un compte par rapport à la situation de base.

 Acconier :

C’est un opérateur qui assure la manutention de la marchandise

 Déclarant en douane :

C’est toute personne qui fait la déclaration de la marchandise au nom de la


personne dont cette déclaration est faite.
Chapitre II : déclaration en douane

I. Défnition des concepts

 Dédouaner :

Cela consiste à assigner à une marchandise un régime douanier (mise à la


consommation entrepot transit). Le dédouanement qui est un ensemble de formalités
douanières necessaires pour mettre la marchandise à la consommation ou alors exporter.

Le bureau de douane est une unité administrative ouverte pour l’accomplissement


d’une formalité douanière.

 La conduite en douane à l’import :

C’est le fait pour un transporteur de conduire la marchandise e ligne directe vers le


bureau de dédouanement le plus proche en suivant la route légale par le dépot du
manifeste.

 La conduite en douane à l’export :

Elle consiste pour l’exportateur à mettre la marchandise à la disposition du service


pour l’empotage. La douane procède à l’ecor qui certifie de la sincérité des empotages et des
marquages puis délivre l’autorisation d’embarquement.

 Le canal vert :

C’est un couloir de dédouanement rapide des marchandises conteneurisés et ayant


fait l’objet d’une inspection avant l’embarquement et muni d’un scellé de sécurité SGS, sont
exclus du canal vert :

- Les marchandises en vrac


- Les marchandises ayant fait l’objet d’un groupage
- Les marchandises n’ayant pas fait l’objet d’une inspection avant embarquation
- Les marchandises devant faire l’objet d’une visite conjointe SGS-Douane

II. Le caractère obligatoire de la déclaration

Les droits et taxes et autres mesures sont appliqués à partir des éléments contenus
dans la déclaration. C’est ainsi que toute marchandise importée/exportée doit faire l’objet
d’une déclaration douanière dont le modèle est fonction du régime douanier. C’est ainsi que
pour les cas de marchandise destinées à la consommation on va solliciter le modèle IM 4.
L’éxonération des droits et taxes de douane ne dispensent pas de cette obligation.

Toutefois la déclaration n’est pas requise dans les cas suivants :

 Les marchandises sans caractères commerciaux transportés par les voyageurs


 Les biens personnels import/export par les particuliers

L’intéret de la déclaration se justifie par :

 Les informations contenues dans la déclaration : servent à l’élaboration des


statistiques de commerce extérieur (balance commerciale)
 Grace à ces informations on applique les mesures de prohibition
 L’évaluation des droits et taxes appliqués

III. Qui est habilité à dédouaner

Conformement au code des douanes, les personnes morales ou physiques suivantes


sont admises à déclarer en douane soit pour leur compte ou au nom des tiers :

- Les commissionnaires agrées en douane


- Les administrations publiques
- Les missions diplomatiques et organisations internationales
- Les propritétaires des véhicules importés

IV. Les documents qui accompagnent la déclaration

Pour faire une déclaration on doit joindre à la déclaration des documents ci-après :

1er cas : déclaration des marchandises destinées à la consommation dont la valeur FOB > à
2.000.000 FCFA

- La facture commerciale
- La note de fret
- Le connaissement
- La liste de colisage
- La déclaration d’importation (déclaration sommaire)
- L’AVI (si l’inscription à eu lieu au pays d’exportation)
- Les certificats (assurance, origine, sanitaire, vétérinaire, fumigation, ionisation, visa
transit santé)
2ème cas : déclaration des marchandises soumises à l’AVI dont la valeur FOB < 2.000.000
FCFA

Il est exigé tous les memes documents sauf l’AVI

3ème cas : les véhicules importés d’occasion

- La carte grise originale ou certificat de conformité


- Le connaissement
- La déclaration d’importation
- Le certificat de spécification
- Le code Argus (journal francais qui donne les prix des véhicules circulant dans l’union
européenne)

V. Les éléments éssentiels d’une déclaration

- L’origine de la marchandise
- L’espèce tarifaire
- La valeur en douane

I. L’origine de la marchandise

i. Définition

L’origine de la marchandise est le lieu où la marchandise à été transformée, cultivée,


developpée, ou capturée ou extraite.

Au cas ou la marchandise à subie une transformation dans plusieurs pays, le produit


est originaire du pays où la marchandise a subie une transformation substancielle
économiquement justifiée et effectuée par une entreprise disposant des moyens suffisants.
Du point de vue douanier et dans le cadre des produits fabriqués en zone CEMAC, tout
produit fabriqué en zone cemac circule librement dans les autres pays en exonératoin de
douane et taxes du fait de leur appartenance à un meme territoire communautaire.

ii. Intéret de l’origine

L’intéret de l’origine peut se justifier à plusieurs niveaux :

- L’origine de la marchandise permet d’élaborer les statistiques de commerce extérieur


- Permet l’application des mesures de controle du commerce extérieur
- Permet également d’appliquer les mesures préférentielles dans le cadre des accords
signés entre pays.
iii. Justification de l’origine

L’origine de la marchandise se justifie par le certificat d’origine délivré par la chambre


de commerce ou par les services consulaires de l’ambassade, ou encore par l’étiquettage sur
le conditionnement qui est obligatoire dans les opérations d’importations et d’exportations.

II. L’espèce tarifaire

L’espèce tarifaire est la dénomination attribuée à la marchandise à l’entrée du


territoire douanier en fonction de la nature et des caractéristiques de la marchandise. Elle
est matérialisée par une nomenclature de 12 chiffres (position tarifaire) et une définition
littérale. En cas de difficulté de détermination de l’espèce tarifaire, l’on doit faire une
demande de renseignement contraignante auprès du Bureau de douane. Ce renseignement
engage l’administration des douanes. Cette demande doit etre renouvelée tous les 06 ans et
l’on doit à chaque fois signaler qu’on beneficie d’un RTC (renseignement tarifaire
contraignant)

a) L’intéret de l’espece tarifaire

Il se justifie parce que :

- Il permet d’élaborer les statistiques du commerce extérieur. A travers cette


information contenue dans la déclaration, l’on a pu évaluer les importations de
maquereau au cameroun en 2014 de l’ordre de 100.000.000.000 FCFA
- Permet d’appliquer les mesures de controle du commerce extérieur
- Permet l’application des mesures de prohibition
- Permet l’application des taux de droits de douane

III. La valeur en douane

Elle est la valeur de la marchandise à l’entrée ou à la sortie du territoire douanier


national. C’est sur la valeur en douane qu’on calcule les droits et taxes en douane.

 Intéret de la valeur en douane

- Permet de calculer le taux de douane à payer. La valeur en douane se détermine à


l’importation et à l’exportation

1. Valeur en douane à l’exportation

Elle est fonction du mode de transport :


 En transport maritime :

Elle est déterminée au point de sortie du territoire national à partir de la frontière


maritime qui est le port de la valeur en douane est la valeur FOB

 En transport aérien :

Le point de sortie est l’aéroport. la valeur en douane est la valeur FCA aéroport

 En transport terrestre :

Le point de sortie est la frontière terrestre. La valeur en douane est la valeur DAF

2. Valeur en douane à l’importation

La valeur en douane à l’importation est appropriée au lieu d’introduction du


territoire national et en fonction du mode de transport.

 En transport maritime la valeur en douane est la valeur CIF ou CIP. En transport


aérien c’est la valeur CIP en transport terrestre c’est la valeur CIP

La méthode de détermination selon l’OMC

 La méthode des marchandises identiques :

Elle est appliquée lorsqu’on ne peut pas appliquer la méthode transactionnelle on dit
de deux choses qu’elles sont identiques si elle sont pareilles à tout égard, présentant les 03
traits suivants :

- Meme caractéristiques physique


- Avoir la meme qualité
- Avoir la meme réputation
- La méthode de la marchandise similaire

Cette méthode n’est utilisée que lorsque toutes les méthodes précédentes sont
inapplicables. Une marchandise similaire est celle qui n’est pas semblable mais permettant
de remplir les memes fonctions qui sont interchangeables

Ici l’administration des douanes se basent sur la valeur de la marchandise fournie par
l’importateur ou à défaut sur la valeur fournie par un autre fournisseur.

N.B : la notion en douane à l’importation repose beaucoup plus sur la notion de la valeur
transactionnelle qui est le montant de la facture du fournisseur auquel on va retrancher ou
ajouter certains éléments.
EX : un fournisseur adresse une facture FOB on y ajoute CIF + fret pour avoir la valeur en
douane.

Lorsqu’il y a donc des difficultés de détermination de la valeur en douane, l’OMC


retiens les méthodes successives d’évaluation de la valeur en douane. Elles sont enoncées
dans l’ordre ou elles sont applicables, en cas de non opérationnalité de la méthode
précédente.

Cas spécifique des marchandises transportées par voie aérienne :

Pour tenir compte des couts élévés du fret, de l’assurance, on ne peut inclure ces
frais que dans la limite des 50% du prix d’achat de la marchandise

- La méthode déductive

Elle s’appliquera également lorsque les méthodes précédentes ne peuvent pas


s’appliquer pour qu’elle s’applique, il faudrait qu’il y ait vente de la marchandise importée
similaire et identique. La vente doit

Valeur en douane = prix de vente – charge - marge

- La méthode calculée

Pour cette méthode on procède à la reconstitution du cout de la marchandise (cout


de production plus tous les autres frais) bref releve de la comptabilité analytique

- La méthode du dernier recours

Cette méthode sera déterminée par les moyens raisonnables compatibles avec les
principes de l’OMC. Donc il faut rechercher les informations disponibles dans les pays
d’exportations, réaliser les enquetes. C’est ainsi qu’un appareil acquis à 25.000.000 FCFA on
a aucune information mais lors des enquetes on trouve la maison modifiée à 35.000.000
FCFA et le cout de la modification est de 3.000.000 FCFA de la valeur en douane ici sera :

32.000.000 – 3.000.000 = 29.000.000 au lieu de 25.000.000 FCFA

- Les méthodes particulières


- Les marchandises louées :

Pour les marchandises en location, la valeur en douane sera la somme des loyers
devant etre payés pendant la durée de location

- Les marchandises en retour :

Il s’agit des marchandises importées dans un 1er temps et acquitées des droits de
douanes. Ou alors des marchandises d’origines nationales mais qui sont exportées pour
reparation. La valeur en douane sera donc égale aux frais de réparation + frais de
réimportation limitée à 25% des frais de réparation

- La valeur imposable minimale :

On a donc 03 notions : la valeur mercuriale qui est la valeur déterminée par la


douane. La valeur imposable minimale est le seuil au deca duquel on ne peut aller. Le prix de
référence est un prix moyen qu’indique la tendance.
Chapitre III : La dette douanière

Le terme dette douanière désigne l’ensemble des droits et taxes à payer à


l’administration douanière, à l’import ou à l’export. Elle est matérialisée par l’opération de
matérialisation de la liquidation (paiement des droits et taxes). On distingue donc les droits
et taxes à l’exportation et les droits et taxes à l’importation.

Section I : les droits et taxes à l’exportation

Pour encourager les exportations source de recettes en dévises, les tarifs douaniers
prévoient symboliquement les droits et taxes ci après :

1. Les droits de sortie :

Ils sont percus pour les produits qui sortent du cameroun, son taux est de 2% de la
valeur FOB en maritime, 2% FCA en aérien, 2% DAF en terrestre.

Cependant ces droits et taxes ne sont pas soumis pour les produits industriels,
manufacturés au cameroun, les produits locaux d’origine ayant subis une livraison ou ayant
subis une transformation ou ayant été conditionnés au cameroun, sous l’exportation des
produits crus et de la cueillette.

Pour bénéficier de cette suspension, l’exportateur doit demander

N.B : les marchandises en transit ne payent pas les droits de sortie.

2. La surtaxe à l’exportation

Il a été institué un surélevement de 17,5% calculé sur la valeur FOB des bois et
agrumes exportés.

3. La taxe SGS

Dans le cadre du PVE (programme de vérification à l’exportation) la SGS est chargée


de controler certains produits comme le bois, le cacao,le café, les plantes médicinales, le
caoutchouc.. pour cela il est institué une taxe SGS de 0,95% de la valeur FOB pour les
produits ci-après, cacao, café, banane, bois en grume, coton..
4. La redevance informatique

Elle est instituée pour developper le système informatique douanier, elle est prelevée
pour les marchandises traitées sous SYDONIA. Son taux est de 0,4% ou0,5% à vérifier de la
valeur FOB

5. La redevance de l’ONCC

Pour l’exportation du cacao et du café, on prélève 3000 FCFA/ tonne au profit de


l’ONCC

6. Les cotisations aux organismes de cacao et du café

Son taux est de 325 FCFA/ tonne.

A ces taxes il faut ajouter les divers frais pour services rendus tels que

- Les frais de manutention


- Les frais de redevance à l’emballage
- La redevance GUCE...

N.B : tous ces droits et taxes, leurs tarifs sont fixés par le MINFI en accord avec les syndicats

Section II : les droits et taxes à l’importation

A l’importation, l’on est tenu de payer :

- Les droits et taxes budgétaires


- Les droits et taxes hors budgétaires
- Les taxes parafiscales

I. Les droits et taxes budgétaires

On distingue les DD, les droits d’assisses, la TVA, le précompte

 Les DD à l’importation au TEC

C’est une taxe qui frappe les produits importés hors zone cemac à l’exception des
marchandises exonérées. Son taux est fonction de la catégorie à laquelle la marchandise
appartient, on aura :
Catégorie 1 : taux 5%

Ici on retrouve les biens de 1er nécessité et les marchandises à caractère social (riz,
sel, poisson congelés,...)

Catégorie 2 : taux 10%

Ce calcul comprend les biens d’équipement industriel, les ordinateurs, produits


chimiques, machines industrielles, camions de plus de 20 tonnes....

Catégorie 3 : taux 20%

Elle comprend les biens intermédiaires et divers qui n’ont pas pu etre classés à la 1 er
et à la 2ème catégorie : les tissus, certaines boissons,....

Catégorie 4 : taux 30%

Ce sont les biens de consommation courante, les parfums, les voitures, tabac, pierres
précieuses...

TEC = valeur imposable X taux

N.B : pour les marchandises importées par voie aérienne, étant donné le cout de transport
aérien, les frais d’assisse et de transport, ils sont évalués à 50% des parts de marchandises

 Les droits d’assisse

C’est un impot indirect qui frappe certaines marchandises ayant un caractère


prestigieux. Sont soumis aux droits d’assisse les jus de fruits, boissons gazeuses, eaux
minérales importées, eau de vie, boissons fermentées, whisky, rhum, cigarres, cigarettes,
tabac,... Son taux est de 25% et se calcule comme suit :

Assiètte = (VI + DD)

D.A = (VI +DD) X taux

Certaines marchandises sont soumises aux droits d’assisses au taux réduit

 La TVA

Elle frappe tous les produits importés (y compris la cemac), son taux au cameroun est
de 19,25% décomposé de la manière suivante :

Principal : 17,25%
19,25%
CAC (10% X 17,25%) : 1,75%

TVA = (VI + DD+ DA) X taux


..... sur le revenu des personnes physiques et de l’impot sur les...., son taux est de 1% pour
les propriétaires des cartes de contribuables et de 5% pour ceux non propriétaires d’une
carte de contribuable.

II. Les droits et taxes hors budgétaires

Ce sont celles percues à l’importation mais qui n’entrent pas dans les recettes de
l’état.

 La TCI (taxe communautaire d’intégration) entrée en vigueur depuis juillet 2000, elle
s’applique aux marchandises en provenance hors cemac et mise à la consommation
au cameroun. Elle est constituée dans le cadre de l’intégration sous régionale pour le
financement des projets de structuration sous régionaux, son taux est de 1% de la VI.
 Le prélèvement OHADA : il a été institué dans le cadre de l’harmonisation des droits
des affaires. Il s’applique aux importations en provenance des pays hors cemac, son
taux est de 0,05%.
 La redevance informatique : son taux est de 0,4% ou 0,5%. Il se calcule sur la valeur
CIF

III. Les taxes parafiscales

Identique à l’exportation

Calcul des droits et taxes dans les hypothèses suivantes :

Cas 1 : Mr. X décide d’importer un véhicule de tourisme pour 02 ans dont sa cote est de
3.000.000, les frais d’approche 700.000

H1 : hypothèse cas de changement de domicile

H2 : cas autre que le changement de domicile

Cas 2 : importation dela volaille origine France, soit 20.000 poules d’un poids de 3T, la valeur
CIF de cette importation est de 5.000.000 F. Déterminer les droits et taxes à payer.

Cas 3 : importation du maquereau du Sénégal à destination du Cameroun soit 2.500 cartons


d’une valeur CIF de 14.000.000 F. Déterminer les droits et taxes sachant que le contribuable
ne dispose pas de sa carte.

Cas 4 : importation d’un véhicule de la Belgique d’une valeur de 1.000.000 F. Déterminer les
droits et taxes à payer.

Cas 5 : vous exportez du bois brut ou en grume soit 50m3, la mercuriale retenue par la
douane est de 168.000 F/m3. Déterminer les droits et taxes.
Section III : paiement de la dette douanière et enlevement sous
douane

Une fois les droits et taxes liquidés, il ne reste qu’à l’opérateur économique
(importateur, exportateur) de s’acquitter des droits et taxes dûs à la douane avant tout
enlèvement de la marchandise sous douane.

I. Le paiement de la dette douanière

A. Le principe d’acquittement immédiat des droits et taxes

En principe, la marchandise ne peut etre enlevée en douane que si on a payé au


comptant les droits et taxes dûs. Autrement dit, les importateurs ne doivent sortir du port
avec leurs marchandises que s’ils ont payés entièrement et au comptant les droits et taxes.

Cependant, ce principe constitue un obstacle à la compétitivité des entreprises


camerounaises. Pour cela, il a été prévu des exceptions.

B. Les dérogations au principe d’acquittement immédiat des droits et


taxes

En vertue des missions économiques de la douane, qui crée un cadre favorable à


l’épanouissement et au développement des entreprises, le code des douanes dans son
article 139 et 141 prévoit des possibililtés pour les opérateurs économiques qui éprouvent
des difficultés de trésoreries d’enlever leurs marchandises sans paiement immédiat des
droits et taxes : 03 possibilités leurs sont offertes à savoir :

- Le crédit d’enlèvement
- Le crédit de droit
- Le moratoire

1. Le crédit d’enlèvement :

C’est une facilité accordée aux opérateurs économiques (redevables) qui éprouvent
des difficultés de trésoreries, de procéder à l’enlèvement des marchandises contre une
soummission cautionnée de payer des droits et taxes dans un délai de 15 jours desdits droits
et taxes (Article 141)
2. Le crédit de droits et taxes :

C’est une autre possibilité accordée aux opérateurs d’entrer en possession de leurs
marchandises sans paiement immédiat des droits et taxes. Pour bénéficier de cette facilité,
les redevables doivent présenter des obligations cautionnées par lesquelles ils s’engagent à
s’acquitter des droits et taxes dans un délai de 30 jours (Article 137)

3. Le moratoire :

Il permet l’étalement des paiements des droits et taxes dans le cadre d’un exercice
budgétaire. Pour bénéficier de cette possibilité, le redevable doit présenter un engagement
cautionné dans lequel il s’engage à payer les droits et taxes.

II. Les modes d’enlèvement des marchandises

Il existe 03 modes d’enlèvement en douane à savoir :

- L’enlèvement normal
- L’enlèvement direct
- L’enlèvement sous palan

1. L’enlèvement normal

Cela signifie qu’on enlève la marchandise sous douane lorsqu’on a regulièrement


accomplit les formalités douanières et qu’on a payé les droits et taxes dûs pour obtenir le
BOE (bon à enlever). Autrement dit c’est la procédure normale de dédouanement d’une
marchandise à l’importation.

2. L’enlèvement direct

C’est la procédure simplifiée qui permet à l’importateur de solliciter aurprès de la


douane l’inspection à l’arrivée des marchandises contre une déclaration provisoire ce qui
permet directement d’enlever la marchandise. Cette procédure est surtout utilisée pour les
marchandises périssables et pour l’importateur des produits dangereux ou d’une autre
constation.
3. L’enlèvement sous palan :

C’est également une procédure simplifiée qui permet de faire inspecter les
marchandises à l’arrivée contre une déclaration provisoire et que la marchandise est
directement chargée.......modes relèvent des procédures simplifiées du déclarant.

III. Les procédures simplifiées de dédouanement :

Certains opérateurs économiques ne sont pas à meme d’attendre que l’ensemble des
formalités soient atteintes, pour des raisons évidentes ceux-ci disposent donc à cet effet de :

- Le dédouanement à domicile
- Le canal vert :
- Le double circuit

1. Le dédouanement à domicile :

Il est mis en place au PAD une procédure simplifiée de dédouanement dite procédure
de dédouanement à domicile. Elle permet aux entreprises d’enlever leurs marchandises dès
leur arrivée sans aucun controle et d’appeler un inspecteur des douanes pour procéder à
l’ouverture du colis et proceder à la visite technique.

Ne peuvent bénéficier de cette procédure que :

- Les entreprises industrielles : pour cela une demande doit etre établie afin d’obtenir
une autorisation du directeur des douanes.
- Ces entreprises doivent justifier d’un flux important et régulier des transactions avec
l’étranger portant sur les mp, les biens d’équipements et leurs accessoires
- Cette entreprise doit justifier d’une solvabilité reconnue par la douane
- Cette entreprise industrielle doit justifier d’une bonne moralité ex : ne pas figurer
dans le fichier fraude.

Ne peuvent bénéficier de cette procédure :

- Les marchandises en transit


- Les marchandises non inspectées avant embarquation
- Les entreprises commerciales
- Les particuliers

Ces formalités de dédouanement sont accomplies par les commissionnaires agrées


en douane. Le vendeur doit assurer le transport, l’hébergement et la nutrition des agents
chargés de la visite physique des marchandises à domicile.
2. Le canal vert :

C’est un couloir de dédouanement des marchandises faisant l’objet d’un TC plein


ayant fait l’objet d’une inspection avant embarquation.

Pour bénéficier de ce régime, certaines conditions doivent etre réunies à savoir :

- Les marchandises doivent faire l’objet d’une inspection avant embarquation et muni
d’un scellé de sécurité.
- Le TC doit etre plein et appartenant à une seule personne.

Sont exlus du canal vert les marchandises en vraque, les marchandises ayant fait
l’objet d’un groupage, les marchandises n’ayant pas fait l’objet d’une inspection avant
embarquation et les marchandises ayant fait l’objet d’une visite conjointe (SGS, douane)

3. Le double circuit :

C’est une procédure simplifiée de dédouanement qui est opérationnelle dans les
aéroports internationaux.....bénéficier les voyageurs et leurs bagages. On a donc :

- Le circuit vert pour les voyageurs sans bagages ou avec les bagages sans caractère
commercial
- Le circuit rouge pour les voyageurs disposant des bagages suspects.
Chapitre V : Les régimes douaniers

C’est le statut juridique accordé à la marchandise à l’entrée ou à la sortie du territoire


national. Il est fonction de l’usage que l’on fera des marchandises objet de l’importation ou
de l’exportation. Le code douanier de la cemac prévoit donc 03 catégories de régime
douaniers à savoir :

- Les régimes économiques


- Les régimes suspensifs
- Les régimes définitifs

Section I : Les régimes définitifs

On entend par régime définitifs les régimes qui permettent l’importation et


l’exportation définitifs des marchandises du territoire douanier national.

Autrement dit, à l’exportation c’est le régime qui permet l’importation des


marchandises et à l’importation permet l’exportation défnitive des marchandises qui ne vont
plus jamais revenir dans le territoire national.

On distingue donc :

- Le régime définitif à l’exportation


- Le régime définitif à l’importation

I. Le régime définitif à l’importation

Il existe un régime définitif douanier à l’importation appelé : ............... . c’est un


régime définitif qui permet l’importation définitive des marchandises sur le territoire
douanier national et destiné à la consommation sur le marché local lors de son importation
l’on doit faire une déclaration sous le modèle IM4.

Du point de vue douanier, ces marchandises doivent faire l’objet du paiement des
droits et taxes dûs au comptant sauf si l’on bénéficie du crédit d’enlevement, du crédit de
droit ou du moratoire .

L’apurement de ce régime se fait :

- Soit par le paiement des droits et taxes dûs


- Soit par le changement du régime douanier
II. Le régime définitif à l’exportation

Il existe un seul régime douanier à l’exportation appelé régime de l’exportation en


simple sortie ou régime de l’exportation définitive. C’est un régime qui permet l’exportation
définitive d’une marchandise qui ne va plus jamais rentrer dans le territoire national. Lors de
son exportation l’on doit faire l’objet du paiement des droits et taxes dûs au comptant sauf
si l’on bénéficie du crédit d’enlèvement, du crédit de droit ou du moratoire.

L’apurement de ce régime se fait soit par :

- Paiement des droits et taxes


- Changement du régime douanier

Setion II : Les régimes suspensifs

Ce sont les régimes douaniers qui permettent l’importation des marchandises sur le
territoire national en suspension partielle ou totale des droits et taxes. On distingue 03
régimes suspensifs.

Les régimes de l’AT sont des régimes qui permettent l’importation des marchandises
en admission temporelle sur le territoire douanier en suspension partielle ou totale des
droits et taxes sous le modèle IM5. Ces marchandises doivent séjourner pendant un délai. Au
terme de ce délai, ces marchandises doivent etre reexportées.

On distingue 02 types de régime de l’AT à savoir :

- Le régime de l’AT normal


- Le régime de l’AT spécial

1. Le régime de l’AT normal

C’est un régime que peuvent bénéficier les biens et les marchandises à l’importation
dans les cas suivants :

- Les cas d’importation des biens et véhicules appartenant aux organismes


internationaux, ambassades et ainsi qu’à leur personnel

N.B : si ces biens venaient à etre vendus aux nationaux, ces derniers devraient payer les
droits et taxes suspendus proportionnellement à leur valeur comptable.

- Importation des machines pour les industries en essai


- Importation des biens ou matériel pour homologation
- Importation des emballages vides destinés à etre réexportés pleins
- Importation des emballages pleins qui seront réexportés vides

Lors de l’importation de ces emballages il y a suspension des droits et taxes (Article


166 du code des douanes)

- Importation des échantillons dans le cadre de la participation d’une manifestation


commerciale au cameroun. Ces échantillons entrent dans le territoire douanier en
suspension des droits et taxes. Si à la fin de cette manifestation commerciale les
échantillons ne sont pas....

Pour bénéficier de ce régime, l’importateur doit souscrire un engagement cautionné


par lequel il s’engage à réexporter les marchandises dans un délai d’un an ou à défaut payer
les droits et taxes normales meme dûs (Article 167 du code des douanes)

2. Le régime de l’AT spécial (modèle IM5)

Il est accordé aux engins qui sont importés par les entreprises étrangères qui
viennent exécuter les travaux au cameroun. Ces engins entrent au cameroun en suspension
partielle des droits et taxes. Lors de la réexportation de ces engins, ils sont tenus de payer
les droits et taxes proportionnellement et si ces engins ne retournent pas dans leur pays, ils
seront exigibles.

Pour bénéficier de ce régime, il faut une garantie cautionnée par laquelle


l’importateur s’engage :

- A payer les droits et taxes proportionnels à la valeur d’usure de l’engin


- A réexporter l’engin à la fin des travaux
- A payer les droits et taxes normalement dûes si cet engin venait à etre placé sous le
régime de la mise en consommation.

III. Le régime de l’entrepot (IM7) :

C’est un régime qui permet le stockage des marchandises en suspension des droits et
taxes dans un magasin ou entrepot qui est sous la surveillance des agents de douane (Article
176).

Sont exclus de ce régime :

- Les produits étrangers qui contreviennent aux lois sur la répression des fraudes.
- Les produits de contrefacon
- Les produits étrangers de nature à faire croire à tort qu’ils ont été fabriqués dans un
état membre ou dans un pays avec lequel le cameroun a signé des accords de
coopération douanière (Article 178)
1. Intéret de ce régime :

- Il permet de réguler les stocks par le dédouanement au fur et à mesure des besoins
- Il permet de réduire les tensions de trésoreries.

2. Les types d’entrepots

On distingue 03 types d’entrepots à savoir : l’entrepot public, l’entrepot privé et


l’entrepot spécial.

a. L’entrepot public :

Il est ouvert selon l’ordre de priorité suivant : à la commune, le PAD (structure de


gestion) ou la chambre de commerce (Article 180). Il permet de stocker les marchandises
appartenant aux opérateurs économiques sous la surveillance des agents de douane.

Les marchandises en séjour en entrepot peuvent séjourner pendant une durée de 03


ans. Au délà de ce délai si cette marchandise n’est pas retirée ou réexportée, elle peut etre
revendue aux enchères publiques et le produit de cette vente est repartie de la manière
suivante :

- Les droits et taxes sont prélevées en priorité


- Ensuite on soustrait les frais de magasinage et autres frais
- S’il y a reliquat il est reversé au trésor public

Si ce reliquat n’est pas reclamé par le propriétaire dans un délai de 02 ans, il est
définitivement enterré (Article 186).

La marchandises en entrepot public est gardée par les agents de douane. Toutes les
issues sont fermées et 02 clés dont l’une est détenue par les agents de douane et l’autre par
le concessionnaire (le propriétaire de l’entrepot)

b. L’entrepot spécial :

Il est ouvert pour les produits ou les marchandises dont la présence en entrepot
public peut altérer la qualité des autres. Ou encore pour les marchandises dont la
consommation exige des installations spéciales (Article 187).

Selon l’Article 188, les entrepositaires doivent prendre l’engagement cautionné de


réexporter les marchandises ou alors s’acquitter des droits et taxes en vigueur au moment
où elles seront mises à la consommation et ceci dans un délai de 02 ans.
Selon l’Article 189, les marchandises ne peuvent séjourner en entrepot spécial que
pendant une durée de 02 ans au délà de 02 ans elles seron vendues aux enchères dans les
memes conditions que l’entrepot public.

c. L’entrepot privé :

Il est ouvert :

 Aux collectivités ou personnes physique et morales faisant profession d’entreposer


les marchandises pour le compte des tiers. C’est ce qu’on va appeler l’entrepot privé
banal.
 Aux entreprises à caractère industriel ou commercial pour leur usage exclusif en vue
d’y stocker les marchandises qu’elles revendent à la sortie de l’entrepot. C’est ce que
l’on appele entrepot privé particulier ou entrepot fictif.

La durée de séjour dans un entrepot privé est de 02 ans (Article 192), au terme de ce
délai la marchandise est vendue dans les memes conditions que celles de l’entrepot public
(Article 191).

Selon l’Article 193, les magasins affectés en entrepot privé ne doivent contenir que
les marchandises placées sous ce régime. Il est interdit de changer de magasin pour les
marchandises placées sous le régime de l’entrepot privé.

Les colis doivent etre disposés de manière à permettre leur reconnaissance et leur
dénombrement.

Les entrepositaires doivent tenir un régistre spécial de manière à faire apparaitre les
stocks et les mouvements des marchandises en entrepot privé.

IV. Les régimes de transit :

Le transit consiste dans la faculté de tansporter les marchandises sous douane soit à
destination soit à départ d’un point déterminé du territoire douanier (Article 186). Sont
exclus du transit les contrefacons, les marchandises de nature à faire croire qu’elles ont été
fabriquées dans un état membre ou un pays avec lequel le cameroun a signé des accords
douaniers.

Pour bénéficier de ce régime on doit apporter un engagement cautionné par lequel


on s’engage à faire sortir les marchandises en transit du territoire douaniaer ou à défaut
s’acquitter des droits et taxes.

Les types de régimes de transit :

On a 03 types de régimes du transit à savoir :


- Le transit ordinaire
- Le transit simplifié
- Le transit international

1. Le transit ordinaire

C’est le type de transit le plus utilisé par les marchandises en provenance ou à


destination de l’étranger et qui passe par les infrastructures routières camerounaises.

2. Le transit simplifié

C’est le transit qui permet au chef de bureau des douanes d’admettre le dépot d’une
déclaration sommaire cautionnée reprennant :

- Le nombre et l’espèce du colis ainsi que leur marque et le numéro


- Le poids brut total
- La désignation et les prix qui figurent sur les documents commerciaux à titre de
valeur provisoire
- Identification du type de moyen utillisé (immatriculation du camion ou du conteneur)
- L’itinéraire et le bureau de douane de destination.
- Les marchandises qui ne sont pas ........dans un délais de 03 mois et mises en dépot, il
est inscrit dans le code de régime de dépot et sont vendues aux enchères.
- Les marchandises d’une valeur de 200.000 F et qui ne sont pas enlevées dans un délai
de 03 mois sont considérées comme abandonnées et la douane peut les vendre aux
enchères publiques ou faire don aux hopitaux ou aux établissements de bienfaisance
(Article 273)

Le produit de la vente aux enchères est affecté par ordre de priorité :

- Au règlement des frais et autres dépenses de toute nature engagées par la douane.
- Au recouvrement des droits et taxes dont sont passibles les marchandises.
- Lorsque le produit de la vente est insuffisant, il est procédé au reglèment de tous les
autres frais pouvant grever les marchandises notamment les frais de gardiennages.
- Le reliquat est versé au trésor s’il n’est pas reclamé dans un délai de 02 ans il est
définitivement acquis au service de l’état.
- Toutefois, sil est < à 80.000 F, le reliquat est pris sans delai dans les caisses du budget
de l’état.

Le régime de l’admission en franchise


L’importation en franchise des droits et taxes selon l’Article 276
3. Le transit international

Il est reservé à certains transporteurs privilégiés agrées qui peuvent etre admis à
souscrire vis-à-vis de la douane que comporte les titres de mouvements utilisés pour les
différents modes de transport empruntés. Les entreprises bénéficiaires de ce transit doivent
mettre à la disposition de l’administration des douanes des magasins ou les marchandises
seront recues en attendant que leur régime douanier leur soit assigné ainsi que les
installations et le matériel nécessaire à leur dédouanement. Le modèle de déclaration est
IM8.

Le dépot en douane
Sont constitués en dépot de douane :

- Les marchandises qui à l’importation n’ont pas été déclarées en détail dans les délais
légaux.
- Les marchandises qui restent pour un autre motif
- Les marchandises en .....

Leur détérioration, altération ou déperdition pendant leur séjour en dépot ne peut


donner lieu aux DI quel que soit les raisons ( Article 271).

Les agents de douane ne peuvent procéder à l’ouverture des marchandises en dépot


de douane et ne peuvent procéder à la vérification du contenu des colis qu’en présence du
propriétaire ou du destinataire (Article 272)

.................... ne peut etre autorisé en faveur :

- Des dons offerts au chef de l’état


- Des matériels et produits fournis gratuitement aux états membres par les états
étrangers ou organismes internationaux.
- Les envois destinés aux ambassades, aux services diplomatiques et consulaires et aux
membres étrangers de certains organismes internationaux.
- Les envois destinés à la croix rouge et aux oeuvres de solidarité à caractère
internationaux.
- Les envois exceptionnels dépourvus de tout caractère commercial.

A l’exportation peuvent etre exonérés des droits et taxes de sortie :

- Les marchandises exportées par la croix rouge et oeuvres de solidarité


- Les envois exceptionnels dépourvus de tout caractère commercial.
Section III : les régimes économiques

Qu’est-ce-qu’un régime économique ?

Le régime économique encore appelé régime de transformation, ce sont des régimes


qui permettent l’importation des mp en exonération totale des droits et taxes à
l’importation : en effet, ce type de régime permet à un industriel de faier entrer au
cameroun les mp en quantité devant servir à la fabrication des produits finis. ..................Si
l’industriel veut vendre tous ces produits sur place, dans ce cas il est tenu de payer au
préalable les droits et taxes de douane y afférents.

A l’inverse, les régimes économiques permettent aux industriels d’exporter les mp


qui devront subir une transformation à l’étranger et le produit fini devant faire l’objet d’une
recomposition, dans ce cas les mp sortent en éxonération des droits et taxes. Cependant il
est tenu de payer les droits et taxes sur la valeur ajoutée obtenue sur ces mp.

On distingue 03 types de régimes de transformation à savoir :

- Le régime de perfectionnement actif encore appelé le régime de l’admission


temporaire en vue de la transformation
- Le régime de perfectionnement passif encore appelé le régime de l’exportation
temporaire en vue de la transformation
- Le régime de draw-back

1. Le régime du perfectionnement actif :

C’est un régime qui permet de recevoir dans un territoire douanier en suspension des
droits et taxes à l’importation certaines marchandises destinées à subir une transformation,
une livraison ou une réparation et à etre ultérieurement exportées (Article 702)

Les marchandises admisent pour le perfectionnement actif bénéficient de la


suspension totale des droits et taxes à l’importation. Toutefois, les produits y compris les
déchets provenant de la transformation des marchandises admises pour le
perfectionnement actif et qui ne sont pas exportées de manière à leur oter toute valeur
commerciale peuvent etre soumis à l’acquittement des droits et taxes.

a) Le placement des marchandises sur le perfectionnement actif :

L’obtention du régime subordonnée à une obtention du directeur de douane, celle-ci


indique les conditions selon lesquelles les opérations seront effectuées. Lorsqu’une
marchandise est admise au perfectionnement actif, elle doit subir une transformation.
L’administration des douanes fixe dans chaque cas le délai pou le perfectionnement
actif. Ce delai peut etre prorogé sur la base des données.dans tous les cas les produits
compensateurs (ce sont les produits finis issus de la transformation des mp admises sous le
régime du perfectionnement actif) devrons etre réexportés, à défaut d’etre réexportés les
droits et taxes suspendus seront exigibles.

b) L’appurement du perfectionnement actif :

Peut etre obtenu dans les cas suivants :

- Pour l’exportation des produits compensateurs en un ou plusieurs endroits, dans ce


cas les droits et taxes qui ont été suspendus lors de l’importation de ces mp restent
suspendus.
- Pour le placement des marchandises importées ou les entreprises compensateurs
sous un autre régime douanier (marchandise à la consommation, entreprot ou
transit). Dans ce cas les droits et taxes qui ont été suspendus lors du
perfectionnement actif sont immédiatement exigibles.
- Elle peut etre obtenu pour les marchandises dont la perte résulte de leur nature et
que cette perte soit dûment établie. Dans ce cas les droits et taxes restent
suspendus.

2. Le régime du perfectionnement passif

C’est le régime qui permet d’exporter temporairement les marchandises qui se


trouvent en libre circulation dans le territoire douanier national en vue de leur faire subir à
l’étranger une transformation, ou une reparation et de les réimporter ensuite en
exonération partielle ou totale des droits et taxes.

L’obtention du régime du perfectionnement passif est subit à une opération du


directeur des douanes, l’administration des douanes fixe à chaque cas le délai pour le
perfectionnement passif lequel peut etre prorogé pour des raisons jugées valables.

Les produits compensateurs peuvent etre importés en une ou plusieurs envois. Les
mp exportés temporairement pour perfectionnement passif, si elles sont renvoyées en état
peuvent bénéficier d’une exonération des droits et taxes.

L’apurement
Il peut etre obtenu soit :

- Par la réexportation des produits exportés temporairement pour le


perfectionnement passif
- Sous le changement du régime douanier (produit définitif)
Lors de la réimportation l’on est tenu de payer les droits et taxes sur la valeur ajoutée
qu’à obtenu les mp à l’étranger.............. ou ces mp sont exportés, ont été transformés ou
réparées gratuitement à l’étranger elles peuvent bénéficier d’une exonération totale des
droits et taxes.

3. Le régime du draw-back

On entend par régime du draw-back le régime douanier qui permet lors de


l’exportation ou de l’importation des marchandises d’obtenir le remboursement total ou
partiel des droits et taxes à l’importation qui ont frappé soit ces marchandises soit les
produits contenus dans les marchandises exportées.

Le draw-back est le montant des droits et taxes à l’importation remboursés à


l’application du régime du draw-back.

Les marchandises ne peuvent séjourne dans le territoire que dans les délais fixés par
l’administration des douanes. Ces délais peuvent etre prorogés sous la base des raisons
jugées valables.

Le draw-back est payé le plus tot possible après que ls éléments de la demande ont
été vérifiés. Il peut également etre payé lors de la mise en entrepot de douanes des
marchandises ou lors de l’entrée de celles-ci dans une zone franche à condition qu’elles
soient destinées à etre exportées ultérieurement.

4. Le régime de la transformation sous douane

On entend par transformation sous douane les marchandises à la consommation en


application duquel les marchandises importées peuvent subir avant la mise à la
consommation une transformation. C’est le cas du régime donc bénéficient les usines
d’emballage......... qui payent un montant des droits et taxes inférieur à celui qu’elles
auraient dû payer si elles procédaient à l’importation des machines déjà assemblées.

Ce qui revient à taxer fortement les marchandises plus élaborées ou finis que les
produits semi-finis. C’est ainsi que les industriels ont tendance à installer les usines de
montage des produits de consommation.

Pour que ces produits soient mis à la consommation, cela nécessite l’autorisation de
la douane ex ; l’acquittement des droits et taxes.
Conclusion :

Les régimes permettent donc d’importer les marchandises en exonération des droits
et taxes. Après transformation les produits sont mis à la consommation contre paiement des
droits et taxes qui les sont attachés.

5. Le régime du retour :

Permet aux entreprises des travaux publics qui sortent pour exécuter les travaux à
l’étranger avec des engins qui reviennent après utilisation à l’étranger en franchise des DD,
TVA, et autres taxes. Le retour peut etre prévu au départ.