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Rapport de fin d’étude supérieure 47ièmePromotion de l’ISMGB

Mes valeureux pères et oncles pour


m’avoir éduqué, conseillé et soutenu.

Mes braves et courageuses mères,


marâtres et tantes avec amour et
tendresse.
Tout encadreur, frères, cousins, cousines
et ami (es) avec reconnaissance cette
œuvre est dédiée.

SUJET : « Analyse sur la gestion des risques liés aux travaux d’abattage { la mine de Sangarédi
concession CBG »
Présenté par : KOUROUMA KADIATOU Page 1
Rapport de fin d’étude supérieure 47ièmePromotion de l’ISMGB

Table des matières :


Dédicace------------------------------------------------------------------------------------------1
Remerciement-----------------------------------------------------------------------------------3
Résumé -------------------------------------------------------------------------------------------5
Introduction-------------------------------------------------------------------------------------6
Chapitre I : Présentation de la compagnie des bauxites de Guinée et
Nitrokemine -------------------------------------------------------------------------------------8
I-1 Présentation de la Compagnie des Bauxites de Guinée ----------------------------8
I-2. Présentation de Nitrokemine ----------------------------------------------------------8
Organigramme de Nitrokemine -----------------------------------------------------------9
Les images de quelques engins utilisés par Nitrokemine-----------------------------10
Chapitre II: Notions de santé/sécurité--------------------------------------------------11
II-1. Généralités -------------------------------------------------------------------------------11
II-2. Hygiène industrielle -------------------------------------------------------------------12
II-3 Identification des agresseurs ---------------------------------------------------------12
Chapitre III : Préparation des explosifs-------------------------------------------------14
III-1-définition --------------------------------------------------------------------------------14
III-2- Préparation de l’Anfo ---------------------------------------------------------------- 15
III-3 Les risques liés { la préparation de l’Anfo-----------------------------------------15
III-4- préparation de l’émulsion-----------------------------------------------------------15
III-5 les sources majeures d’incendies { l’usine ----------------------------------------17
III-6- gestion des risques { l’usine de préparation ------------------------------------17
Chapitre IV : Les accessoires de tir-------------------------------------------------------18
IV-1 Le système d’amorçage----------------------------------------------------------------18
IV-2 L’exploseur-------------------------------------------------------------------------------20
Chapitre V : identification des risques lies aux explosifs et leurs gestions-------21
V-1. Identification des risques lies aux explosifs ---------------------------------------21
V-2. Gestion de ces risques -----------------------------------------------------------------22
Conclusion-------------------------------------------------------------------------------------33
Recommandation---------------------------------------------------------------------------33
Bibliographie --------------------------------------------------------------------------------35

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Remerciements :
Ce présent rapport qui marque la fin de mes études supérieures de licence est
le résultat de gros efforts consentis durant un cycle bien accompli. A l’aide de ce
rapport j’espère apporter ma modeste contribution au développement
économique de la nation Guinéenne et particulièrement à la CBG à travers ce
sujet ainsi libellé «Analyse sur la gestion des risques liés aux travaux
d’abattage { la mine de Sangarédi concession CBG ».
En effet, les risques d’accidents qui portent préjudice { la production, leur
gestion étant importante pour toute entreprise minière, des connaissances
intellectuelles qui animent l’engagement de l’étudiant, mais savoir transmettre
ce que l’on a appris { son milieu social et la nature est un autre acte qui doit
motiver tout intellectuel.
Diriger à bien un tel travail, exige une certaine connaissance acquise au cours
de mes cycles scolaire et universitaire car les mines représentent un ensemble
de processus technologiques auxquels l’exploitant est confronté.
Il est pour moi une immense joie et fierté d’être en mesure d’apporter grâce
aux efforts d’encadrement et la bonne gestion de différents processus
d’exploitation dans les meilleures conditions de sécurité.
Malgré l’insuffisance des documents appropriés les difficultés physiques et
morales rencontrées au cours des travaux de recherche et de rédaction, je suis
parvenu à réalisé ce travail grâce au courage et au dévouement.
Cette œuvre n’est pas exhaustive, de la soumettre à votre approbation dans
l’espoir que vous feriez l’honneur de me faire part de vos critiques, suggestions
et amendements devant me permettre d’y apporter les corrections nécessaires
pour qu’il soit un outil de référence pour d’autres études ultérieures. Ce travail
n’a été rendu possible grâce au concours de mes parents, enseignants et
professeurs qui m’ont assisté durant mes différents.
Que tous les parents, collaborateurs trouvent { travers ces lignes l’expression
de ma profonde gratitude.
Je profite de l’occasion pour exprimer mes sentiments d’amour et affection {
ma très chère mère : Fatoumata conté, à mon père Kerfala Kourouma, mes
frères et sœurs.
Je tiens à remercier très sincèrement :
La Direction de l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké (ISMGB) à
travers elle tout le corps professoral, pour leurs nobles et modeste contribution
à ma formation.

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Tous les étudiants de l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké


(ISMGB) particulièrement ceux de la 47iemePromotion pour leurs sages conseils
et le climat d’entente durant tout le cycle universitaire.
Enfin que le peuple de Guinée trouve à travers cet ouvrage un témoignage de
profonde reconnaissance pour les immenses sacrifices consentis pour ma
formation et mon équilibre social.

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Résumé :
L’homme, richesse indépassable, doit être préservé contre les accidents de
toute nature par les mesures de sécurité et une négligence qui pourrait causer
les accidents, si elles ne sont pas tenues en compte peut nuire son intégrité
physique et être même une menace pour sa santé. C’est pourquoi au terme de
mes études supérieures, voulant contribuer { l’étude des problèmes liés {
l’hygiène industrielle, j’ai choisi ainsi libellé « Analyse sur la gestion des risques
liés aux travaux d’abattage { la mine de Sangarédi concession CBG ».
La société Nitrokemine a pour mission d’assurer l’implantation, le forage et de
minage de la CBG. En son sein, elle dispose une usine de préparation d’explosif
et sont exposés à beaucoup de risques au cours ces travaux. La législation du
travail ne s’est pas contentée seulement { la réglementation, de la durée du
travail, du salaire et des rapports entre des employeurs et employés. Elle exige
également que le travailleur soit placé dans les conditions satisfaisantes
d’hygiène, de sécurité au travail. Il s’agit d’éliminer si non de diminuer des
risques menaçant la santé des travailleurs et de créer le maintien de leur bien
être physique et moral au sein des entreprises et le bon état des équipements.
La gestion des risques associée aux technologies de la mine, varie selon que l’on
a { faire { des risques majeurs ou des menaces. L’identification des risques
rend possible l’élaboration de la politique de prévention pour éviter les
accidents.
Ainsi, pour résoudre ce problème j’ai présenté à la CBG, la société nitrikemine,
puis expliquer les principaux processus tout en décrivant comment gérer les
risques liés aux travaux d’abattage, tout en prenant les mesures pour
l’identification des risques liés aux explosifs et leur gestion pendant leur
manipulation.

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INTRODUCTION
L’exploitation minière était considérée comme un art, mais grâce {
l’accumulation des expériences, l’application des mathématiques, de la
physique, de la chimie, etc. Elle passe du domaine de l’empirisme { celui d’une
technique scientifique appropriée.
Cependant, ce bouleversement qui suit une période de croissance est dû à la
conjonction du progrès dans la catégorisation des roches et dans la fabrication
des explosifs.
Ainsi, la République de Guinée, dans le souci majeur de son développement
socio-économique accorde une place de choix { l’exploitation industrielle des
richesses de son sol et de son sous-sol qui demeurent nombreuses et variées:
la bauxite, le diamant, l’or, le fer, etc.
Parmi ces ressources, la bauxite se distingue à cause de ses immenses réserves
qui sont en générale de meilleure qualité, estimée à 29 milliards de tonnes
environ, chiffre qui classe le pays comme détenteur des 2/3 de réserves
mondiales.
Par ailleurs, cette modernisation des industries a entraîné une tragédie
humaine dominée par les accidents de travail et les maladies professionnelles
qui, généralement causent des dépenses énormes aux entreprises. C’est
pourquoi, toutes les entreprises doivent être animées d’une conscience
d’égalité entre production et sécurité.
En effet, prendre en compte la sécurité, c’est organiser une lutte permanente
contre les catastrophes afin de préserver l’intégrité physique des travailleurs,
des équipements et l’environnement par des mesures correctes de prévention.
C’est pourquoi, au terme de mes études supérieures, j’ai voulu apporter ma
modeste contribution { l’étude des problèmes liés { la sécurité et { l’hygiène en
choisissant le sujet intitulé : « Analyse sur la gestion des risques liés aux
travaux d’abattage { la mine de Sangarédi, concession CBG » qui répond aux
aspirations du développement socio-industriel de mon pays.
La vie humaine n’a pas de prix, alors l’épargner des accidents par les
mesures de sécurité doit être la cible de tous et de chacun. Il ressort que la
sécurité est avant tout un problème humain. Si la souffrance physique n’est que
momentanée, celle morale y reste pour toujours.

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Une réussite du programme d’identification des risques liés aux explosifs


garantie généralement le rendement de l’entreprise qui, { son tour permet
d’améliorer les conditions de travail et d’élargir le programme de prévention
des accidents.
Il est important de rappeler que la sécurité est l’affaire de tous, donc il n’y a pas
de tâche plus urgente, plus noble, plus humaine que d’unir tous les efforts pour
atteindre cet objectif élevé. Cette tâche doit donc être accomplie en réunissant
les cadres et ouvriers de l’entreprise en vue d’atteindre les objectifs communs,
tel est l’impératif de notre mission.
Les mesures de lutte contre les accidents de travail doivent faire l’objet d’une
étude sérieuse lors de l’élaboration des projets d’exploitation des minéraux
utiles. Cette étude doit être sanctionnée par la mise sur pieds des services tels
que: le service prévention sécurité, le service médical et autres ayant à leur
disposition les moyens adéquats.
Pour mieux élaborer ce rapport j’ai subdivisé en cinq chapitres :
- Chapitre I : Présentation de la Compagnie des Bauxites de
Guinée (CBG), de la société Nitrokemine ;
- Chapitre II : Notions de Santé/Sécurité
- Chapitre III : La préparation des explosifs :
- Chapitre IV : les accessoires de tir
- CHAPITRE V : Identification des risques lies aux explosifs et
leurs gestions
En fin, une conclusion générale assortie de recommandation viendra clore
ce présent rapport.

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CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA COMPAGNIE DES BAUXITES DE


GUINÉE ET NITROKEMINE
I-1 Présentation de la Compagnie des Bauxites de Guinée :
C’est au 1er octobre 1963 que fut signée entre la République de Guinée et Harvey
Aluminium Company of Delaware, une convention par laquelle est née la société
mixte dénommé : Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) en vue de
l’exploitation des gisements bauxitiques de la région de Boké.
Les actionnaires de la CBG sont d’une part: l’État guinéen qui détient 49% des
actions, d’autre part, le consortium HALCO-MINING avec 51% des actions.
La mission de la CBG est de produire, dans des conditions sécuritaires, de la
bauxite conformément aux exigences des clients, à des coûts compétitifs, tout en
assumant ses responsabilités sociales face à son environnement humain et
physique.
Cette compagnie qui a ouvert sa première carrière depuis les années 1973 sur le
plateau de Sangarédi a aujourd’hui trois (3) carrières { savoir (Sangarédi,
Boundouwadé et N’Dangara).
I-2. Présentation de Nitrokemine :
Pour doter la France d’un groupe de dimension internationale et répondre {
l’évolution économique du marché, plusieurs sociétés décident de réorganiser la
production et la commercialisation. C’est ainsi que se créent la société en nom
collectif DAVEY BICKFORD chargée de la fabrication des accessoires de tirs et la
société en nom collectif NITRO CHIMIE fabriquant les explosifs, lesquelles
forment un groupement d’intérêt économique (G - I - E) en l’occurrence NITRO-
BICKFORD et lui confient à compter du 1er Janvier 1973 la commercialisation de
leurs produits et la mise en œuvre de procédés techniques.
Dans le but de désengager le département 01 dans son programme en vue de la
réduction du coût, la CBG a choisi la société Nitrokemine parmi tant d’autres
pour assurer ses travaux d’implantation, de forage et de minage. Les travaux
d’installations ont débuté en Août 2001 et ont pris fin en Mars 2002.
L’avènement de cette nouvelle société a permis d’apporter des changements au
niveau du schéma de préparation des explosifs en remplaçant le silury par
l’émulsion et l’anfo et la construction de nouveaux édifices. (Direction générale,
garage de maintenance, usine de fabrication, magasin de stockage). Cette
entreprise souhaite avec la CBG de fournir une bauxite de qualité et en quantité
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tout en tenant compte de toutes ses exigences sécuritaires. Pour l’année 2012, la
CBG a mandaté à Nitrokemine de miner 14.000000 tonnes de bauxites. Pour
atteindre cet objectif, une structure d’organisation est mise en place de la
manière suivante :
Organigramme de Nitrokemine :
Tableau :
Départements Nombre de postes
Direction générale 1
Administration
Logistique 1
Fabrication (usine) ou préparation 1
Maintenance 1
Implantation 1
Forage 2
Primaire (explosif) 1
Production Abattage
Secondaire (brise roche) 3
Autres non résidents -

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LES IMAGES DE QUELQUES ENGINS UTILISES PAR NITROKEMINE

TRAILLOR

MULTIBLEND 85 CAMION UMF ANFO

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Chapitre II : Notions de Santé/Sécurité


II-1. Généralités :
La sécurité est une tâche primordiale pour toutes entreprises minières sans la
quelle la vie, la responsabilité et l’entretien des engins sont mis en cause. De
nos jours, des mesures sérieuses sont prises dans toutes les entreprises
minières pour faire de la sécurité une préoccupation fondamentale. Les
matières explosives offrent aussi bien des avantages que des inconvénients
selon que l’on respecte ou non les mesures de sécurité au cours de leurs usages.
En effet, toute histoire de fabrication et manipulation des explosifs est jalonnée
de terribles catastrophes mais, grâce aux études poussées de leurs
compositions et leurs stabilités, l’homme arrive { rendre de moins en moins
dangereuse leurs utilisations
Ainsi, au cours des travaux de tir, le plus grand nombre d’accidents survient de
l’inobservation des distances de sécurité, de la violation des règles de sécurité
lors du stockage des explosifs jusqu’{ la liquidation des ratés. Il est nécessaire
de noter que la sensibilité des matières explosives aux actions extérieures
constitue la source de dangers qui peut provoquer l’explosion inattendue si les
règles de sécurité sont violées.
Alors, l’ensemble des règles sécuritaires concernant les produits explosifs a été
classé suivant un ordre identique à celui des différentes étapes que franchies
un explosif au sein d’une entreprise:
- L’acquisition des produits explosifs ;
- Le stockage ou lieu de dépôt ;
- Le transport ou la manutention ;
- Le chargement des trous de mine ;
- La mise à feu ;
- La liquidation des ratés si nécessaire.
La réglementation complète relative aux substances explosives constitue un
ensemble très complexe où seul un spécialiste est capable de s’y retrouver afin
de guider les utilisateurs vers les réponses aux questions qui les préoccupent.
Pour cela, la CBG et ses sociétés de sous-traitances recommandent l’implication
des directeurs et les membres de l’encadrement d’être { l’écoute du personnel
et promouvoir la prévention dans l’entreprise car, l’esprit de sécurité permet
d’éloigner les risques et éviter les accidents.

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II-2. Hygiène industrielle :


L’hygiène industrielle est une science qui a pour but d’étudier les contraintes
dans les milieux de travail pouvant affecter la santé des personnes.
II-3 Identification des agresseurs :
Elle consiste { distinguer les différents types d’agresseurs aux quels les
personnes sont confrontées.
1°) Agresseurs physiques : bruits, vibration.
2°) Agresseurs chimiques : poussières, fumées, gaz, vapeurs.
3°) Agresseurs biologiques : Microbes (bactéries, champignons, virus,)
insectes (moustiques, mouches, cafards, abeilles).
II-3-1. Évaluation de l’exposition des agresseurs :
Elle consiste à évaluer les dangers des agresseurs identifiés en vue de mettre
en place une ou des mesures préventives en tenant compte de leurs sources et
de leurs conséquences. Il est à signaler que cette tâche est assurée par la CBG.
II-3-2 Contrôle de l’exposition des agresseurs:
Cette phase consiste { prendre des décisions afin d’apporter des mesures
correctives de l’exposition soit par des mesures administratives, soit par
l’élimination ou la réduction du danger { la source. Ainsi, il est nécessaire que :
- l’employeur réduise le temps de postes ;
- le boutefeu et ses aides doivent sous la coordination du responsable de tir
s’attacher { minimiser la nuisance (bruit) en mettant en œuvre les points
privilégiés d’amorçage fond de trou par rapport { tout autre mode d’initiation.
- Le boutefeu dans le même cadre contrôle le confinement des charges
(profilages, respect des hauteurs de bourrage).
- Le boutefeu doit pour minimiser la vibration, utiliser le système nonel où
les numéros retardent au fond du trou et décalent la détonation de chaque trou
au moyen des blocs raccords en surface sur lesquels les détonateurs seront
raccordés ;
- Le boutefeu doit contrôler la qualité de foration (inclinaison, déviation)
pour gérer les projections, si nécessaire, procéder au traitement avant le
chargement des trous de mine ;
- Le boutefeu et ses aides doivent obligatoirement sous la coordination du
responsable de tir porter les équipements de protection individuelle (EPI) face
aux poussières, gaz, fumées générés par les tirs ainsi qu’au cours de toutes les
opérations.

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- Quant aux agresseurs biologiques, leur contrôle nécessite obligatoirement


l’usage périodique des insecticides, des désinfectants, etc.
NB: la lutte contre la pollution de l’air, de l’eau, du sol et la déforestation
permet de préserver notre environnement et limiter les maladies.
II-3-3 Maladies professionnelles liées à l’usage des explosifs :
Les maladies professionnelles sont les maladies contractées par le fait ou à
l’occasion du travail. Autrement dit, le résultat d’une exposition progressive ou
d’une évolution lente des agresseurs.
NB: Il est regrettable de constater que la CBG et ses sociétés de sous-traitance
n’ont aucun médecin de travail certifié pour le dépistage des maladies dues à la
profession.
. II– 4 Les risques liés à la santé sécurité :
Un risque est une situation dangereuse observé qui, si elle n’est pas prise en
compte peut provoquer un accident. Les risques dans les mines peuvent être
classés en deux catégories :
II-4-1 Les risques liés à la santé : Ce sont des risques qui sont préjudiciables
à notre santé ; les polluants, les poussières, les fumées, les gaz, les
contaminants …
II-4-2 Les risques liés à la sécurité : Ce sont des risques qui découlent de
l’inter action entre le personnel, les équipements de travail et les produits
chimiques.
II-5 Gestion de l’hygiène industrielle :
Pour une meilleure santé des travailleurs, une série de mesures devraient être
prises au sein de l’entreprise :
- L’aération des locaux ;
- Le maintien de la propriété par le nettoyage ;
- Le lavage et la désinfection des locaux ;
- Le maintien des installations sanitaires en bon état et propre ;
- La distribution d’eau potable et l’aménagement des lieux pour les repas ;
- Le port des masques pour la respiration et anti bruit.

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Chapitre III : La préparation des explosifs :


III-1-Définition : Un explosif industriel est un mélange chimique constitué par
un comburant (Oxydant), un combustible (Réducteur), et divers autres
produits qui se décompose selon différents modes : la combustion, la
déflagration ou la détonation.
Dans ce rapport, je fais allusion aux explosifs détonants qui sont utilisés dans
les mines et carrières.
La société Nitrokémine prépare deux types d’explosifs { savoir l’Anfo
l’Émulsion.
III-2- Préparation de l’anfo :
L’anfo est un explosif détonant de bonne qualité de morcellement et { bon
marché. Il est obtenu par le mélange de 94% de nitrate d’ammonium et 6% et
fioul avec une tolérance de 1%. Ce mélange se présente sous forme d’un
produit granuleux de couleur légèrement jaunâtre et légèrement humide. Il est
utilisé dans les zones de faible humidité et non fissuré.
L’anfo est un explosif qui est préparé { Sangaredi, cette préparation consiste au
chargement du nitrate d’ammonium (NH4NO3), et du pompage du fioul dans le
camion UMF (unité mobile de fabrication).
III-2-1 Chargement du nitrate d’ammonium :
Le nitrate d’ammonium est un produit chimique granuleux de couleur blanche,
conditionné dans les gros sacs de 1000 Kg ; 1200 Kg ; 1250 Kg et de petite sac
de 25 Kg.
Ces sacs sont stockés dans un magasin, ils sont fabriqués par la société YARA et
leur transport est assuré du port du Kamsar à la Nitrokemine par la CBG par
train.
Le chargement du nitrate d’ammonium dans l’UMF s’effectue par silo.
Le silo est un dispositif de chargement du nitrate d’ammonium dans le camion
UMF. Il comprend une girafe, une trémie et une colonne.
Le chargement s’effectue comme suit : Le sac est soulevé par un élévateur
(fourchette) ou manitou jusqu’{ un niveau de la trémie de girafe sur la quelle
est placé une pointe pour percé le sac. Le produit ainsi libéré est drainé par une
vis sans fin qui tourne avec un débit de 300 Kg/mn sur le convoyeur à bande
jusqu’au niveau du petit godet qui amène le produit dans le silo qui à une
capacité de 24 t. On ouvre les compartiments du camion placée sur le grand silo
ainsi le trappe inférieur est ouvert à fin de laisser le passage du nitrate
d’ammonium pour son chargement dans le camion.

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Le chargement dure de 10-15 mn environ.


III-3-2- Le pompage de fioul :
Le fioul est contenu dans deux bacs de capacité de 24m3. Il est chargé dans
l’UMF { l’aide d’un raccord ayant un pistolet { sa partie terminale.
Après le chargement dans le camion, leur mélange est assuré par un système
très complexe, puis on obtient un produit explosif appelé Anfo.
III- 3- Les risques liés à la préparation de l’Anfo :
-Les chutes :
 Les sacs de nitrate d’ammonium qui sont stockés de 4 – 5 rangés ;
 Des objets dans la trémie de réception provoquant l’arrêt de la
production (les cailloux, les semelles de chaussure, des morceaux…).
-Incendies qui sont provoqués par les sources d’énergies (briquet, téléphone, le
courant électrique…).
-Affection des organes, qui sont pigmentés où dépigmentés avec le contact
directe du produit.
-Le vol du nitrate d’ammonium par les ouvriers.
III-4- Préparation de l’émulsion :
L’émulsion est un mélange visqueux de nitrate de calcium, de nitrate
d’ammonium, du nitrate de sodium, de l’eau, d’huile usée et de gasoil dont
l’ensemble est chauffé jusqu’{ une certaine température pour obtenir une
bouillie d’émulsion qui, mélangé au réactif R1 acide acétique (CH3COOH) et R2 le
nitrate de sodium (NaNO3) donne un produit explosif appelé émulsion.
L’émulsion est préparée en deux phases :
 Phase aqueuse :
Cette phase se prépare dans bac 501 de capacité 20tonnes { partir d’une
citerne de 8m3, le bac reçoit une quantité d’eau de 1500 { 1800 litres d’eau.
La même citerne alimente la bâche, l’alimentatrice en eau qui est
directement conduite dans la chaudière. À partir d’une cuve { fioul, la
chaudière du carburant permettant de faire tourner les électrodes afin de
produire une flamme.
Cette flamme produite sera conduite dans les tubes pour chauffer de la
chaudière jusqu’{ l’évaporation complète. La vapeur d’eau recueillie dans
la chaudière est dirigée vers le bac 501 à travers une conduite pour chauffer
l’eau jusqu’{ une température de 60°c. Une fois cette est atteinte, on
procède { l’ajout des produits chimiques à savoir :
- Un sac de 25kgs de thiourée (NH2CSNH2) ;

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- 5 { 7 sacs de nitrate d’ammonium soit environ 6000 { 9000kgs ;


- 1 kg de soude caustique (NaOH) ;
- 5 à 7 sacs de nitrate de calcium (Ca(NO3)2) soit 6000 à 9000 kgs ; 1 à 3
kgs d’acide sulfamide (H2NSO3H).
Ces produits chimiques conditionnés dans les sacs sont déversés dans une
trémie acheminée dans le bac 501 par une vis sans fin en rotation. Ils sont
homogénéités par un agitateur placé au-dessus du bac particulièrement à sa
section circulaire.
Après la dissolution complète de tous ces produits chimiques, on prélève un
échantillon pour vérifier les caractéristiques suivantes :
- La densité comprise entre 1,5 à 1,6 kg/dm3 ;
- Les points de cristallisation du produit (35 à 37°C) ;
- Si dans l’échantillon, toutes les valeurs de la densité, du PH et des points
de cristallisation sont dans les normes, on passe à la deuxième phase.
 Phase huile :
Cette est préparée dans deux bacs (B201 et B202) de capacité 2m3 pouvant
contenir 2000 kgs chacun. Pour la phase huile on ne prend que 1700 kgs. Elle
se prépare en mélangeant du gasoil et l’huile de vidange en plus les tensions
actives (Anfomul S4M Anfomul S2500). La quantité d’anfomul est suivante :
-Un fut d’anfomul S4M de 190 kgs et quatre seaux d’anfomul de S2500 de 16
kgs chacun. Les produits chimiques sont mélangés { l’aide d’un agitateur
pendant une ou deux heures afin de vérifier la densité. Une fois que ces phases
sont terminées, la bouillie matrice d’émulsion est obtenue par suite leur
malaxage.
III-4-1 Obtention de la bouillie d’émulsion :
Les deux phases se rencontrent et se mélangent dans l’une proprement dite
appelée (précis). Il est l’unité dans lequel on obtient la bouillie d’émulsion et
composée de deux pompes ; une pour la phase aqueuse et l’autre pour la phase
huile ; une trémie, un mélangeur statique. Le mélange des deux phases se fait
comme suit : les deux phases se rencontrent au niveau de la trémie, qui un
débit de production de 8 à 12 tonnes par heure à travers les deux pompes P401
et P402. Les phases sont homogénéisées dans une cuve { l’aide d’un agitateur {
hélice, ensuite le produit est conduit dans le mélangeur statique, une certaine
quantité du produit est conduit dans le mélangeur pour régulariser s viscosité.
Après le mélangeur statique, une certaine quantité est conduite dans le bac qui
servira d’échantillon. L’échantillon prélevé est envoyé au laboratoire d’analyse
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où on vérifie la densité de fabrication comprise entre 1,5 à 1,52 ainsi que si


viscosité comprise entre 2500 à 3000 avec un viscomètre. Après de
l’échantillon au laboratoire, la matrice d’émulsion est stockée dans un slot de
capacité 60tonnes à partir duquel les unités mobiles de fabrications Tailor et
Multiblend sont chargées. La bouillie préparée n’est pas explosif pour qu’elle
soit explosif, on procède à ajout des réactifs (R1 acide acétique), (R2 nitrate de
sodium) qui lui rend sensible tout en diminuant sa densité (1,15 à 1,25
kg/cm3). La soude caustique NaOH, a pour rôle d’augmenter le PH de la
solution, s’il atteint la norme 4,1 { 4,2. Il est de nature liquide acidifié, d’odeur
piquante. L’acide sulfamide H2NSO3H ce produit a pour rôle d’abaisser le PH de
la solution s’il en est en excès plus de 4,4 par suite de l’ajout de la soude
caustique NaOH. La thiouré (NH2CSNH2), c’est un produit chimique qui à pour
rôle d’accéder l’état d’imperméabilité de la solution favorisant son utilisation
dans les trous imbibés d’eau.
Les tensions actifs : (anfomul S4M, anfomul S2500), ces tensions actifs sont des
produits chimiques qui ont pour rôle pour faciliter le mélange des deux phases
huile et liquide dans le précis par suite de la non miscibilité de l’eau et de
l’huile. Les réactifs (R1, R2), le réactif { pour rôle de développer l’émulsion dans
les trous de mine en augmentent son volume et en diminuant sa densité. Le
réactif R2 { pour de gazéifier l’émulsion qui lui confie sa qualité de bien
morceler la roche.
III-5 Les sources majeures d’incendies à l’usine :
- Appareil de chauffage ;
- Canalisation et appareil électrique
- Entre pot de matière première et de liquide inflammable ;
- Travaux de soudure et de roulage ;
- Moteur à combustion interne.
NB : Les grandes causes d’incendies sont souvent la négligence la mal propriété
et le mélange mal fait.
III-6- Gestion des risques à l’usine de préparation :
- L’accès est formellement interdit { toute personne non autorisé ;
- Autre que les équipements le transport et fourchette, aucun autre engin
n’est autorisé { y accéder ;
- Il est formellement interdit de fumée { l’intérieur de l’usine ;
- Arrêter les moteurs pour tout nettoyage et entretien ;
- Travailler avec les équipements de protection fournis ;
- Eviter le contacte directe avec tout produit de l’usine.

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Chapitre IV : les accessoires de tir


On appelle accessoire de tir tout artifice qui ce détruit lors de la mise à feu
du trou de mine. Ces artifices sont les suivants :
- Le système d’amorçage (Détonateurs nonel et électrique) ;
- Les amorces
- Les liners ;
- La ligne de tir ;
IV-1- Le système d’amorçage (Détonateurs nonel et électrique) :
Sont des accessoires qui permettent d’initier les explosifs en toute sécurité
et qui se détruisent au moment du tir. Celui utilisé à la CBG est le système
non électrique (Daveynel et Daveyquick).
IV-1-1 Les systèmes non électriques :
Les catégories rencontrées sont :
- Le détonateur daveynel
- Les raccords de surface daveynel
- Les détonateurs daveyquick
a)Les détonateurs daveynel : ils sont utilisés au fond du trou, ce qui
nécessite une combinaison pour connexion du réseau de tir avec les
raccords de surface leurs choix est fonction de la longueur du détonateur
daveynel et de la profondeur des trous de mine.
b) Les raccords de surface daveynel : ils sont utilisés pour la connexion
des trous les uns des autres et les rangées entre elles. Leur rôle est de
transmettre le signal de mis à feu au détonateur du fond de trou et
régulation de la séquence de détonation des trous et des rangées.
Ceux utilisés à la CBG sont donnés dans le tableau suivant :
Raccord de surface Retard (ms) Longueur (m)
Raccord GT 17 6
Raccord GT 17 7,8
Raccord GT 25 6
Raccord GT 42 6
Raccord GT 25 7,8
Raccord GT 42 7,8
Raccord GT 65 6
Raccord GT 65 7,8
Raccord GT 100 6
Raccord GT 100 7,8
Raccord snapline 17 4
Raccord snapline 25 4

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c)Les détonateurs daveyquick ou raccords de fond : ils sont directement


à ceux de la surface sans raccordement à deux retard qui a la même fonction
que le daveynel.
La consommation en détonateur daveyquick correspond au nombre de
trous sautés. Il permet de raccorder les trous de la même rangée et choix
dépend de la maille et de la profondeur des trous.
Tableau de détonateurs nonels :
Détonateurs nonels Retards (ms) Longueurs (m)
Daveyquick 25 9
Daveyquick 25 15
Handit Master 17 12
Handit Master 17 15
Handit Master 17 18
Unidet 500 3
Unidet 500 9
daveydet 450 18

IV-1-2 Les détonateurs électriques : le détonateur électrique est un tube


en aluminium fermé en une extrémité et l’autre sortie par un bouchon en
matière plastique laissant deux fils électriques de longueur 10m. Il est
utilisé pour le déclenchement du réseau de tir.
IV-1-3 Les amorces : les amorces sont des explosifs encartouchés soit dans
les matières plastiques ou dans les cartons. Elles sont utilisées pour
renforcer suffisamment l’initiation des explosifs de faible sensibilité au choc
dans les trous de mine. Les amorces utilisées par la Nitrokemine sont :
Exempts 9 ; L’explus (boosters) et le Nitram.
N° Amorces Références
1 Exempt Exem TS 50/500g
2 Explus Explus 30/250g
3 Nitrams Nitram 950/1000g

IV-1-4 Les liners de protection : ils sont utilisés pour protéger l’anfo
contre l’humidité et l’eau ou encore en cas de cavité ou de fissure dans les
trous lors du chargement en explosif.
IV-1-5 La ligne de tir : elle est constituée par un bifils conducteurs deux fils
électriques isolés l’un de l’autre reliant l’exploseur au détonateur électrique
d’une part et d’autre elle est constituée d’un tube conducteur d’onde de
choc lié directement { l’exploseur. La longueur de la ligne tir est de 300m.
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IV-2 L’exploseur : est un appareil spécialement conçu pour alimenter


électriquement le circuit de tir et doit être agréer par le service de mine.
L’alimentation d’un circuit de tir par tout autre moyen est interdite. Après la
connexion, on procède on contrôle de la résistance du circuit électrique de
la ligne principale en utilisant l’ohmmètre.

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CHAPITRE V : IDENTIFICATION DES RISQUES LIES AUX EXPLOSIFS ET


LEURS GESTIONS :
V-1. Identification des risques lies aux explosifs :
L’identification consiste { définir une situation dangereuse présentant des
possibilités qu’une perte accidentelle se produise.
V-1-1 Risques au cours du stockage :
Les risques observés au cours de la conservation des produits explosifs et
accessoires de tir sont :
- les risques d’incendie ;
- les risques de vol ;
- les risques d’explosion ;
- les risques liés aux chutes.
V-1-2 Risques au cours du chargement et déchargement :
Nous avons :
- les risques d’incendie ;
- les risques d’explosion ;
V-1-3 Risques lors du transport :
Au cours de cette opération, nous pouvons citer les risques ci – après :
- les risques d’incendie ;
- les risques d’explosion ;
- les risques de visibilité de l’opérateur ;
- les risques liés aux systèmes mécaniques
V-1-4 Risques au cours du chargement des trous de mines :
Au cours de cette opération, les risques suivants peuvent se produire :
- Les risques d’explosion ;
- Les risques de coincement des explosifs ;
- Les risques de brûlure ;
- Les risques d’irritation ;
- Les risques de surpression des pompes ;
- Les risques de surchauffement des pompes ;
- Les risques de rupture des boyaux ;
- Les risques d’inattention ;
- Les risques liés à la conception des séquences de mise à feu (amorçage) ;
- Les risques liés { la mise en œuvre des systèmes sur le terrain
(raccordement).
- Les risques liés { l’état d’âme de l’opérateur.

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V-1-5 Risques au cours de la mise à feu : Au cours de cette phase, les risques
suivants peuvent se produire :
- Risques de projection ;
- Risques de vibration ;
- Risques d’inhalation ;
- Risques des ratés ;
- Risques d’être envahi par la poussière qui est la source des maladies
professionnelles.
V-2. Gestion de ces risques :
Les mesures préventives sont l’ensemble des dispositions prises en vue d’éviter
les dommages humains et matériels. La solution de ces problèmes auxquels
l’homme se trouve confronté ne peut être trouvée que grâce à la prévention des
accidents.
En effet, prendre en compte la sécurité, c’est organiser une lutte permanente
contre les catastrophes afin de préserver l’intégrité physique des travailleurs,
des équipements et de l’environnement par des mesures correctes de
prévention.
Ainsi, dans cette partie, il convient de dégager l’importance des
équipements de protection individuelle et les mesures préventives des
accidents du stockage des explosifs jusqu’{ la liquidation des ratés.
V-2-1. Équipements de protection individuelle :
La qualité des équipements demeure un atout principal pour son utilisation. En
général, ils sont répartis en huit (8) catégories selon les parties du corps
concernées.
V-2-1-1. Casques de sécurité : Ils protègent la tête contre les chutes
mécaniques, la pénétration des objets pointus, les chocs électriques et les
projectiles ;…
V-2-1-2. Protection de l’ouïe : Les bouchons, les coquilles, les protecteurs
auditifs dont l’indice d’atténuation du bruit varie d’un model { l’autre.
V-2-1-3. Lunettes de sécurité : Protègent les yeux contre les risques de
projection d’objet, de particules violentes, de poussières et vent, de chaleur et
certains types d’éblouissement (troubles momentanés causés par une lumière
trop vive), quant aux cagoules, ils protègent le visage contre les risques
d’éclaboussure (contrecoup) des produits chimiques et les projections de
matières abrasives.

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V-2-1-4 Protection du système respiratoire :


Les filtres à cartouches chimiques protègent contre les gaz et les vapeurs.
V-2-1-5. Protection des mains :
Les gants protègent les mains contre les métaux tranchants, les brûlures, les
produits corrosifs et hydrocarbures, les égratignures de fer, les parties
pointues de certains métaux.
V-2-1-6 Protection des pieds :
Les chaussures de sécurité protègent les pieds contre la perforation, les chutes
des objets lourds ou tranchants, le glissement, le contact avec du métal en
fusion ou avec des liquides chauds ou corrosifs.
V-2-1-7 Protection du corps :
Les vêtements sont les premières défenses contre les dangers auxquels l’on est
exposé au travail.
Notons que, tout travailleur sur un chantier doit porter à tout temps les
vêtements lui couvrant entièrement le torse et le dos.
V-2-1-8 Protection contre les chutes :
Le harnais est un dispositif de prévention fait d’un ensemble de sangles
réglable pour retenir le torse et la région pelvienne.
V-2-2 Mesures préventives du stockage des explosifs jusqu'à la
liquidation des ratés :
V-2-2-1 Au cours du stockage et de la gestion des produits explosifs :
Au cours de ces opérations, il est nécessaire de respecter les mesures
suivantes :
- les dépôts des explosifs doivent faire l’objet d’un agrément technique de
l’installation ; l’espace compris entre la clôture et le dépôt doit être
soigneusement débroussaillé et désherbé ainsi qu’un espace de 20m au tour de
la clôture des dépôts
- les dépôts doivent faire l’objet d’une surveillance constante, soit direct par
un gardien présent physique sur le site, soit par l’intermédiaire d’un système
télésurveillance ;
- Toutes personnes physiques qui ont à un moment ou à un autre à assurer la
surveillance ou la mise en œuvre d’explosifs doivent être habilitées { cet effet.
Cette mesure concerne bien évidemment les boutefeux, les opérateurs et les
responsables de dépôts, mais aussi toutes personnes qui auraient à assurer la
réception ou le gardiennage, même de façon temporaire ou occasionnelle ;

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- Toutes mesures doivent être prises pour mettre le contenu des dépôts à
l’abri d’un incendie, du gel, d’une température excessive supérieure à 35° et de
l’humidité ;
- Les quantités entreposées doivent être limitées et tenir compte des
caractéristiques propres des produits stockés ;
- Le responsable du dépôt doit tenir { jour un registre d’entrée et sortie dans
la même forme et selon les mêmes règles que le registre du chantier ; il doit
être remplie sans blanc ni rature et tenu { la disposition de l’autorité
administrative qui peut le contrôler à tout moment.
NB : Ce registre doit être conservé cinq ans après sa date de clôture.
- Il est interdit de stocker des dispositifs d’amorçage ni avec des produits
inflammables { l’intérieur de l’enceinte d’un dépôt d’explosif, { fortiori dans le
dépôt lui-même ;
- La présence d’un moyen efficace de lutte contre l’incendie doit être assurée
{ l’intérieur de la clôture des dépôts (extincteurs, bacs { sable plus pelles).
- L’utilisation des moyens de chauffage électrique ou { feu nu est interdite
dans les dépôts ainsi que tous moyens d’éclairage autres qu’antidéflagrants ;
- Avant de confier la garde des produits explosifs, l’employeur doit dans les
conditions fixées avertir le préposé des obligations de l’article 2 de la loi du 2
juillet 1979 ;
- Le texte intégral de la loi du 2 juillet 1979 doit être remis par l’employeur
contre émargement à tous les salariés concernés au moment de leur entrée en
fonction ;
- La garde des produits d’explosifs doit déclarer { l’employeur toute
disparition de tout ou partie des explosifs, ensemble déclarent à la police ou à
la gendarmerie dans les 24h ;
- On ne doit prélever que les quantités strictement nécessaires { l’exécution
des travaux de la journée, les reliquats éventuels doivent être intégrés dans le
dépôt au plus tard à la fin du poste de travail ;
- Les personnes autorisées { pénétrer dans un dépôt d’explosifs sont : le
maire, la gendarmerie, la direction régionale ou nationale de l’environnement,
la douane, la direction de sûreté du territoire.

V-2-2-2. Au cours du chargement- transport- déchargement des explosifs :


La réglementation très complexe du chargement, transport et déchargement
des matières dangereuses par route nécessite les règles suivantes :

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- Les véhicules transportant les produits explosifs doivent être agréés à cet
effet: Prescription touchant au circuit électrique, à la nature des matériaux
employés, { l’échappement du moteur, aux dispositifs antivol et aux alarmes ;
- Le responsable du dépôt doit s’assurer que toute personne occupée au
chargement ou au déchargement d’explosifs dans les véhicules ou à la conduite
prend toutes précautions nécessaires pour éliminer les risques d’incendie ou
d’explosion. Il doit empêcher les personnes non autorisées d’avoir l’accès aux
explosifs ;
- Au cours de ces opérations, les explosifs et les détonateurs doivent être
manipulés avec soins tout en évitant les brusqueries des colis ;
- Le transport d’explosifs sur la voie publique ne peut se faire que grâce { des
véhicules spécialement aménagés et lorsque le poids maximal admissible du
véhicule est supérieur { 3500kg, l’opérateur doit en outre être titulaire d’un
permis de conduire avec qualification pour le transport des produits explosifs ;
- Tout opérateur d’un véhicule transportant les produits explosifs doit
posséder les connaissances requises sur les types et le mode de
fonctionnement des extincteurs dont est muni le véhicule ;
- Tout véhicule transportant plus de 25kg d’explosifs doit porter le mot ‘’
EXPLOSIFS ‘’ inscrit { la peinture réfléchissante, en lettre haute d’au moins
150mm sur un fond faisant contraste, en avant, en arrière et les deux côtés du
véhicule ;
- L’utilisation pour le transport des explosifs d’un support de charge
basculante doit être verrouillé, interdisant toute possibilité de basculement du
dit support ;
- Lorsque les véhicules contenant des produits explosifs sont ramenés à se
déplacer sous une ligne électrique en suivant la direction de celle-ci, les
produits doivent être protégés contre les risques d’étincelles et les risques de
chutes de la dite ligne ; les produits doivent être protégés par leur emballage
d’origine ou un emballage approprié.
- Le transport conjoint d’explosifs et de détonateurs est interdit sauf
aménagement spécifique, l’intérieur de la partie du véhicule ne doit contenir ni
fer, ni acier, à moins que ces derniers ne soient recouverts de cuire de bois, de
toile ou d’un autre matériau de même genre;
- Des quantités inférieures { 100kg d’explosifs et 1000 détonateurs peuvent
être transportées dans le même véhicule muni de deux coffres solides et
séparés par un espace d’au moins 1m, fermés { clé et muni d’alarme ;

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- Lorsque les explosifs ne sont pas sous clé, l’opérateur doit être accompagné
d’une aide qui surveille la cargaison ;
- Le responsable doit s’assuré que l’opérateur respecte les consignes sur les
règles de circulation et de stationnement avec les explosifs ;
- Aucune personne ne peut être admise, en même temps que les explosifs à
bord des véhicules sur piste { l’exclusion des préposées.
V-2-2-3 Au cours des entreposages des explosifs et accessoires de tir au
seuil des chantiers :
La gestion d’un dépôt du chantier ou intermédiaire nécessite les mesures
suivantes :
- Un entrepôt intermédiaire ne doit contenir une quantité de produits explosifs
pour satisfaire les besoins journaliers ;
- Le dépôt doit servir uniquement à entreposer les explosifs ou les accessoires
de sautages ;
- Le dépôt doit être situé aux distances établies par les fabricants. S’il s’avère
impossible de respecter ces distances, les boutefeux sous la coordination du
responsable de tir doivent entreposer à des distances inférieures la quantité
d’explosifs nécessaire { une équipe de travail pour un quart de travail ;
- Le dépôt doit être surveillé sous la responsabilité du boutefeu ou l’un de ses
aides titulaire d’un certificat de boutefeu ;
- A la fin de chaque quart de travail, les contenants des ayants servis à
l’emballage d’explosifs doivent être traduits de façon { ce qu’ils ne puissent
servir { d’autres fins;
- Les boutefeux doivent en dehors des heures de travail, sous la coordination
du responsable de tir réintégrés si nécessaire les explosifs, les détonateurs et
autres accessoires de sautage dans les dépôts selon le règlement d’application
de la loi sur les explosifs.
V-2-2-4 Au cours du chargement des trous de mines :
Le rôle du boutefeu ne se résume pourtant pas à la seule tâche de placer les
cartouches dans les trous.
L’opération de chargement des explosifs nécessite des préalables contrôles qui
permettront la mise en place des explosifs et de tir avec la grande marge de
sécurité possible en termes d’incidents et d’accidents de tir. Pour cela :
- La mise en œuvre des produits explosifs ne doit se faire qu’en présence du
personnel strictement nécessaire { cette opération { l’occurrence du boutefeu
qui doit être titulaire d’un permis de tir délivré par l’employeur pour les

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techniques de tir effectivement utilisées et qui doit être renouvelé tous les trois
ans;
- Le boutefeu doit contrôler la qualité de foration (inclinaison, déviation.) et
l’épaisseur réelle des matériaux { abattre, il doit également contrôler la
profondeur des trous, la présence d’eau, la propreté et le calibrage du trou pour
être certain que les cartouches à commander pourront être mises en place
facilement ;
- La réalisation du plan de tir doit conduire { la fourniture au boutefeu d’un
document sur lequel doit figurer la position, l’orientation, la longueur et le
diamètre de trous de mines ;
- Le boutefeu doit tenir compte des indications relatives { l’emploi des
produits donnés par le fournisseur et qui figurent sur la fiche technique ;
- La zone de dynamitage doit être délimitée en plaçant les drapeaux à 10m du
premier trou de mine { chaque angle du bloc d’abattage ;
- Le boutefeu doit s’assurer que la section du trou de mine est suffisante sur
toute sa longueur pour permettre l’introduction de la charge sans risque de
détérioration de l’explosif ;
- Le chargement des trous de mines ne doit être entrepris que si toutes les
opérations aboutissant au tir peuvent se succéder sans interruption ;
- Le boutefeu doit lors du chargement avec la dynamite, intercaler un tampon
de protection entre la charge d’explosifs et le bourrage normal, sinon il est
formellement interdit de faire le débourrage des trous de mines quelque soit
les circonstances. Le tampon de protection doit être en papier de couleur vive
contrastant avec celle du massif ou avec celle de l’emballage de l’explosif et du
bourrage utilisé ;
- Le boutefeu doit interdire l’utilisation des explosifs détériorés, suspects ou
dont la date d’emploi est dépassée, seuls peuvent être employés les produits
dont la décision d’agrément reconnaît la possibilité de cet usage ;
- Les produits explosifs doivent être mis en place dans les trous avec toutes
précautions et les cartouches doivent être poussées dans les trous
exclusivement { l’aide d’un bourroir en bois calibré ou constitué d’une autre
matière dont l’usage est certifié { cet effet ;
- La conception et la préparation des charges amorces doivent être telles que
les détonateurs soient protégés des chocs, qu’ils ne puissent pas se
désolidariser de la dite charge et que les fils ou tubes de transmissions de la
détonation ne soient pas détériorés ;

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- Le chargement de cartouches en chute libre est interdit dans la partie d’un


trou de mine contenant de l’eau ou de la boue lorsque l’explosif n’est pas
suffisamment dense et résistant { l’eau (Anfo) ;
- Le pouvoir d’amorçage du détonateur doit être suffisant pour assurer dans
les conditions d’emploie prévues, la détonation complète de la charge amorce
et il est interdit d’inverser le sens de détonation du détonateur dans la
cartouche amorce ;
- La charge amorce doit être placée { l’une des extrémités de la charge et de
telle manière que le détonateur soit orienté en direction de cette dernière ;
- La charge amorce doit être constituée dans l’instant qui précède son
introduction dans le trou de mine et toute charge amorce qui n’a pas pu être
introduite dans un trou de mine doit être conformément aux instructions de
l’exploitant, soit immédiatement désamorcée, soit détruite ;
- Les systèmes d’amorçage doivent être suffisamment dimensionnés pour le
trou à charger ; les longueurs doivent normalement permettre d’atteindre le
trou voisin sans nécessiter des raccords ou de rallonges supplémentaires ;
NB : Toute épissure dans un trou est interdite ;
- Le bourrage d’un trou de mine doit être constitué soit par des matériaux
appropriés remplissant toute la section du trou soit par un dispositif spécial
adapté à cet usage, il doit être réalisé conformément aux indications du plan de
tir sans provoquer de compression excessive de l’explosif, ni de détérioration
de l’amorçage ;
- Le boutefeu doit organiser de façon à éviter que les surfaces de décollement
provoquent sous l’effet de premières détonations, la dénudation ou la
fragmentation des charges non encore explosées ;
- Une fois le raccordement effectué, le boutefeu doit procéder à un contrôle
visuel minutieux des connexions et l’évacuation de la zone de mise en œuvre
des explosifs.
V-2-2-5 Au cours de la procédure de tir :
L’instant de la mise { feu de tir de mine est un moment délicat, en particulier au
regard des risques de projections, toujours à redouter quelque soit le soin
apporté à la réalisation du chargement. Ces aléas ne doivent jamais être pris
avec légèreté par le boutefeu, tant pour sa propre sécurité que pour celle de
toute personne qui se trouverait dans l’environnement du chantier. Le boutefeu
doit appliquer sans faille cette procédure définie dans le dossier de
prescription, met en jeu le personnel qui aura été dûment informé sur

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l’importance de leur tâche durant l’exécution de la procédure et du matériel qui


doit être vérifié régulièrement.
V-2-2-6 Lors de la préparation du chantier avant le tir : Le boutefeu doit :
- S’assurer qu’aucun produit explosif n’est resté au chantier sur les lieux
d’être atteints par les projections ;
- Rassembler et ranger l’ensemble du matériel qui a été utilisé pour la
préparation du tir (bourroirs, pelles, outils divers.) et réintégrer dans des
dépôts des explosifs et artifices inutilisés.
- Vérifier soigneusement que les emballages des explosifs consommés sont
vides et les fait réunir en tas pour être traités suivant la procédure en place
dans l’entreprise ;
- Interdire à toute personne autre que ses aides et le personnel de surveillance
l’accès aux trous de mines dont le chargement est terminé ;
- Évacuer le chantier et la zone dangereuse environnante définie par
l’employeur et prendre des dispositions pour en interdire l’accès selon les
modalités fixées par l’exploitation.
V-2-2-7 Lors de mise à l’ abri du personnel : Le boutefeu doit :
- En coordination étroite avec le responsable de tir, donner l’ordre au
personnel occupé sur le site d’évacuer la zone susceptible d’être atteinte par
des projections et de rejoindre un abri sûr connu de tous ;
- Sous la coordination du responsable de tir, déterminer une distance de
sécurité pouvant assurer la sécurité des travailleurs et des équipements ;
Respecter toutes les valeurs des rayons des zones dangereuses.
V-2-2-8 Lors de mise en place de garde issue :
- Désigner autant de sentinelles que nécessaires pour interdire tout accès à la
zone dangereuse ou des points soigneusement déterminés { l’avance ;
- Au préalable avertir les gardes de la nature et de l’importance de leur
mission, de sa durée ou de son terme, des signaux qui y mettent fin et surtout
s’assurer que ces consignes ont été bien comprises. Si nécessaire, en cas de
grande étendue { interdire, d’établir une liaison radio entre le poste de tir et les
sentinelles ;
- S’assurer que les gardes issues ont reçus tous les moyens matériels pour
remplir leur mission : balises, panneaux de signalisation, drapeaux, engins de
chantiers ou véhicules à garer en travers des voies de circulation.

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V-2-2-9 Lors de la visite du chantier avant le tir : Le boutefeu doit :


- S’assurer de la mise en place des gardes issues et s’assurer que tout le
personnel a bien été évacué, particulièrement au voisinage des stocks de
matériaux des zones d’ombres ou reculées ou des engins immobilisés {
l’intérieur de la zone dangereuse ;
- Pour une seconde fois, passer au contrôle visuel minutieux des connexions
ainsi que la ligne de tir (cas de CBG).
V-2-2-10 Poste de tir : Le boutefeu doit :
- Rejoindre le poste de tir où il procédera à un ultime contrôle du circuit de
mise à feu ;
- S’assurer que le responsable de tir est dans une position sécuritaire avant de
raccorder la ligne de tir { l’exploseur ;
- Interdire les abris situés au pied des fronts pouvant être déstabilisés par les
tremblements dû aux tirs ;
V-2-2-11 Lors du signal du tir : Le responsable de tir doit :
- Annoncer l’imminence du tir par un signal spécifique perceptible et connu du
personnel concerné
- Informer le poste de commande central (PCC) avant le compte à rebours
interdisant tout mouvement dans le périmètre circonscrit et tous les appels
pendant la période de compte à rebours ;
- Se munir d’un véhicule doté d’une sirène ou d’un mégaphone ainsi que le
boutefeu qu’ils mettront en marche depuis le début de manœuvre jusqu’après
l’explosion et le contrôle final après le tir ;
- Mettre la clef de l’exploseur au boutefeu lorsqu’il s’assure que toutes les
conditions sécuritaires sont déjà remplies et seulement cinq (5) minutes avant
l’heure estimée pour le départ de l’explosion ;
- Accorder un délai suffisant pour permettre la mise { l’abri des personnes qui,
ayant déjouées toute surveillance se trouveraient encore dans le périmètre
circonscrit ;
V-2-2-12 Au cours de l’ordre du tir : Le responsable de tir doit :
- Au boutefeu l’ordre de mettre { feu la volée au moyen d’un signal qui ne
supporte aucune ambiguïté : signal visuel ou communication radio ou
téléphonique à condition que ces dernières soient explicites et bien précises ;
- En cas de panne de communication, donner le feu vert au boutefeu par
signaux manuels.

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V-2-2-13 Lors du tir : Le boutefeu doit :


- Procéder au tir conformément au mode opératoire tout en respectant les
règles sécuritaires ;
- Tirer en même temps tous les trous de mine chargés, toute fois, le tir sur un
même front d’abattage par volées distinctes ne doit être autorisé si aucune
réaction ou altération des explosifs non tirés n’est { craindre.
V-2-2-14 Au cours du délai d’attente après le tir : Le boutefeu doit :
- Quelque soit le mode de mise { feu, de maintenir tout le personnel { l’abri
après le tir pendant un délai ≥ 3mn ;
- Respecter le délai d’attente avant de revenir sur le lieu de la volée tout en
utilisant les équipements de protection individuelle contre les fumées de tir
très toxiques ;
- Pendant un délai d’attente de trois minutes au moins après le tir, aucune
personne ne doit pénétrer dans la zone dangereuse dont l’interdiction d’accès
est maintenue ;
V-2-2-15 Lors de la vérification après le tir : Le boutefeu doit :
- Eviter d’abandonner sans surveillance ou sans en interdire l’accès { un
chantier dans lequel, soit la reconnaissance après le tir n’a pas eu lieu, soit un
raté, un culot ou un autre fond de trou dont il n’est pas certain qu’il ne contient
pas encore des produits explosifs n’a pas été traité ;
- Assister le responsable de tir, procéder à la reconnaissance du chantier afin
de rechercher les anomalies éventuelles ;
- Vérifier soigneusement que toutes les charges d’explosifs ont bien détonées
et procéder ou fait procéder à la purge des masses rocheuses instables qui
pourraient directement menacer le personnel lors de la reprise du travail, il
lève l’interdiction.
V-2-2-16 Face à un raté : L’incident majeur qui peut se produire au moment
de la mise à feu est le raté qui peut être total ou partiel. Le boutefeu doit :
- Tenter immédiatement après la découverte du raté une nouvelle mise à feu
si possible sans délai tant que le personnel est encore { l’abri ;
- Sous la coordination du responsable de tir, évacuer tout le personnel non
indispensable aux opérations et baliser de façon { en interdire l’accès et toutes
affaires dans la zone de raté ;
- Augmenter le périmètre de sécurité lorsqu’une nouvelle tentative de mise {
feu après un raté partiel, la banquette devant le trou raté a pu être diminuée ou
à tout le moins été déstabilisée par le départ des coups de mines voisins ;
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- Retirer l’explosif chargé en vrac lorsqu’il est apparent au moyen d’un outil
non métallique sur une longueur excluant le risque d’atteindre la charge
amorce par le foreur s’il soupçonne la présence d’explosifs imbrûlés dans les
déblais, évacué avec beaucoup de précaution par un engin dont le conducteur
opère jusqu’{ ce que toutes les cartouches et tous les détonateurs aient été
récupérés ;
- En personne, procéder au débourrage des trous de mines avec ou sans
tampon de protection ;
- Récupérer les cartouches retrouvées dans les déblais avec précaution pour
être traitées suivant la procédure en vigueur dans l’entreprise. Lorsque les
conditions locales de chargement sont difficiles, le risque de coincement et de
désensibilisation augmente, le responsable doit dès lors soit changer l’explosif,
soit renforcer l’amorçage ou employer un cordeau détonant ;
- S’assurer après le bourrage et réamorçage que tous les travailleurs sont à
l’abri ;
- Avoir un cahier de compte rendu des incidents de tir et les notes
explicatives rendant compte du traitement des incidents et les enseignements
que l’employeur en aura tirés pour éviter qu’ils ne se renouvellent ;
V-2-3 En donnant l’ordre de retour au chantier :
Lorsque le chantier ne présente plus de danger, le boutefeu doit sous la
coordination du responsable de tir autoriser le retour du personnel au chantier
par un signal qui aura été défini dans le dossier de prescription et connu par
tous.

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CONCLUSION :
Les sociétés sont toujours à la recherche de performances techniques,
technologique et économique afin d’être compétitive sur le marché.
Pour y parvenir, elles sont tenues de procéder perpétuellement et
systématiquement à des études technico-économiques.
L’objectif de ce rapport qui fait le point de mes recherches effectuées tant sur le
terrain que dans les bureaux est de mettre en lumière l’un des problèmes clés
devant faire la préoccupation immédiate de chacun des travailleurs de la
Compagnie des Bauxites de Guinée particulièrement ceux de Nitrokémine.
En effet, bien que produisant en norme suffisante conformément aux besoins
actuels de la clientèle, la société reste devoir à la sécurité. Cela, du fait même de
l’existence du service prévention sécurité et des documents propres aux
risques liés { l’utilisation des produits dans une société ; ce qui m’amène {
pousser mes études et de lancer un appel de mesures préventives { l’ensemble
des travailleurs afin d’avoir une continuité dans les informations.
Alors, il est nécessaire que l’entreprise possède des animateurs connaissant { la
fois la technologie minière et la prévention pour faciliter l’identification des
risques et mesures préventives liés à la manipulation des explosifs dans le
processus de la planification, contexte dans lequel j’ai choisi et traité le sujet
ainsi libellé : «Analyse sur la gestion des risques lies aux travaux
d’abattage à la mine de sangarédi concession CBG».
Pour traiter ce sujet, j’ai procédé { la présentation de la Compagnie des
Bauxites de Guinée (CBG), de Nitrokémine puis la préparation de l’explosif ; les
accessoires de tir tout en décrivant les risques lies aux explosifs et leur moyens
de prévention.
RECOMMANDATION :
D’après mes observations sur le terrain, sur le personnel et sur les
équipements, je recommande :
 A Nitrokemine :
- A ce que le coordinateur santé / sécurité veille { l’application correcte
des modes opératoires y compris les mesures sécuritaires au cours de toutes
les opérations ;
- De rapporter régulièrement les incidents { la sécurité permettant d’envisager
des dispositions adéquates pour la réussite du programme prévention ;
- A ce que le responsable de tir et les boutefeux s’assurent avant le tir, la mise
en place de sentinelles et que tout le personnel a été bien évacué,

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particulièrement au voisinage des stocks des matériaux, des zones d’ombres ou


reculées ou des engins immobilisés { l’intérieur de la zone dangereuse.
 Au service maintenance :
- D’entretenir les engins de minage surtout le camion UNF (Anfo).
 A la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) Sangarédi :
- À ce qu’elle exige et cela avec rigueur la mise en place de médecins de travail
certifiés pour dépister les maladies professionnelles si nécessaires ;
- De respecter et de faire respecter scrupuleusement le port des équipements
de protection individuelle à tous les niveaux.
- De créer un climat de respect mutuel entre encadreurs et ouvriers pour la
réussite du programme santé / sécurité.
- De chercher des capteurs de surpression arienne ou des sonomètres pour
mesurer l’intensité des bruits.

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Bibliographie :
1- Utilisation des explosifs industriels dans les carrières et les chantiers des
travaux publics « Formation Nitro-bickford ».
2- Gestion des risques lors de la préparation des explosifs et du stockage
des accessoires de tir à la mine de Sangarédi concession CBG. Présenté
par : SOROPOGUI Zeze , SOUARE Doussou , KAMANO Bakary 44ème
Promotion.
3- Etude des paramètres techniques d’un bloc de tir en vue d’atteindre la
production planifiée { la mine d’or de Siguiri concession SAG. Présenté
par : SANGARÉ Adama, SIDIBE Mory, GACKOU Kabinet 45ème Promotion.
4- Etude des mesures d’hygiène et de sécurité { la mine de L’ACG. Présenté
par : CAMARA Djenab, LAMAH Céssé 39ièmePromotion.
5- Sécurité lors du transport des explosifs à la mine de Sangarédi.
6- Analyse de la consommation spécifique en explosif et accessoire de tir à
la mine de Sangarédi. Présenté par : KOIVOGUI Daloba Théophile,
KOULIBALY Moriba, MANSARE Adama et MILIMONO Sia
45èmèPromotion.

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