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Royaume du Maroc préfecture

Office de la formation professionnel d’arrondissement


Et de la promotion du travail de Sidi Bernoussi

Rapport de Stage
De Fin de Formation

REALISE PAR : EL MOKHAFIR SANAE

SECTEUR : TECHNICIEN SPECIALISE EN GESTION D’ENTREPRISES

NIVEAU : TS
SOMMAIRE

Remerciements

CHAPITRE I  : Présentation de l’Organisme d’Accueil

I.La préfecture des Arrondissements de Sidi Bernoussi

1. Historique
2. Organigramme

CHAPITRE II  :Généralités et définitions

I. Service du Budget des Marchés et de la Comptabilité(SBMC) 

II. Gestion budgétaire

1. Introduction
2. Structure du budget

CHAPITRE III  : Élaboration & Exécution du Budget

I. Exécution de la loi de finances

1. L’ORDONNATEUR
2. LE COMPTABLE
3. LE CONTROLEUR
4. LES OPÉRATIONS DES DEPENSES

II. Élaboration du Budget 

1. Principes budgétaires

2. Caractéristiques du budget

3. Cycle de préparation et d'adoption de la loi de finances

III. Exécution du budget

1. Gestion des marchés publics

2. Achat par bon de commande

IV. Contrôle de l’exécution du budget

1. Contrôle à priori
2. Contrôle à posteriori

3. Le contrôle du parlement

BIBLIOGRAPHIQUE
CONCLUSION
Remerciement
Avant tout développement sur cette expérience professionnelle, il apparait opportun de
commencer ce rapport de stage par des remerciements, à ceux qui m’ont beaucoup appris au
cours de ce stage, et même à ceux qui ont eu la gentillesse de faire de ce stage un moment très
profitable.

Je tiens à remercier vivement tous mes professeurs, le Directeur de mon établissement Mr


Mustapha MCHANDAGH, qui ont contribué à la réalisation de ce modeste projet, qui m’ont
encadrés et aidés tout au long de mon parcours.

Aussi, je remercie Mr BELAID Mohamed ; DERGAL Abdennabi et Mme EL GHARBAOUI


Mariam mon maitre de stage qui m’a formé et accompagné tout au long de cette expérience
professionnelle avec beaucoup de patience et de pédagogie. Enfin, je remercie l’ensemble des
fonctionnaires de la préfecture d’arrondissement de Sidi Bernoussi pour les conseils qu’ils Ont
pu me prodiguer au cours de ce mois.
CHAPITRE I : Présentation de l’Organisme d’Accueil

I. La préfecture des Arrondissements de Sidi Bernoussi  :

1. Historique

Située al’ Est de la ville de Casablanca la préfecture des arrondissements de sidi Bernoussi a été crée en vertu
du décret N° 2-91-90 du 14 Joumada II correspondant au 1er janvier 1991 a la suite de la révision du
découpage territorial qu’a connue notre pays en 1990 ce découpage a connu une modification conformément
au décret n°2-03-527 du 13 rajab 1424/1septembre 2003 qui a modifie le Dahir charif n°1-59-351 DU 1
Joumada II/2 decembre1959 relatif au découpage administratif du royaume.

Suit au décret n° 2-03-529 du 13 rajab 1424/1 septembre 2003 relatif a l’identification du commandement
territorial des préfectures d’arrondissement relevant du territoire de la préfecture des arrondissement de sidi
Bernoussi sont :

 Arrondissement de sidi Bernoussi


 Arrondissement de sidi Moumen

Renseignements géographiques  :

La préfecture qui s’étend sur superficie de 50 km² est limitée :


 Au Nord par l’océan atlantique
 A l’Est par la préfecture de Mohammedia
 Au sud par la préfecture des arrondissements de ben m’sik et Moulay Rachid et la préfecture de
Mediouna
 A l’Ouest par la préfecture des arrondissements d’Ain sebaa ; haymohammadi

La superficie de la préfecture est environ 60500 est repartie comme suit :

 Arrondissement de sidi Bernoussi : 13 500 km²


 Arrondissement de sidi Moumen : 47 500 km²
Le relief  :

Son relief est caractérise par une douce dévalant ver l’océan a partir de la cote de 200 m situé à l’extrême
sud de la préfecture cette pente s’accentue au niveau de l’ancien carrière de la FARGE à partir de la cote
pour basculer la mer avec forte descente

Renseignement climatologiques  :
La préfecture des arrondissements de sidi Bernoussi jouit d’un climat tempère. La température moyenne de
13°C pendant saison froide (décembre – février) à 28°C pendant la saison chaude, ces températures sont
pluvieuse se situe normalement entre novembre et avril mais la répartition extrêmes

Les précipitations moyennes annuelles sont l’ordre de 350 mm. La saison pluvieuse se situe normalement
entre Novembre et Avril mais la répartition est souvent irrégulière

Renseignements démographiques  :
La préfecture des arrondissements de sidi Bernoussi a compte selon le recensement de 2004

Une population urbaine de 454 577 habitants la densité moyenne est de 6.091 habitants/km².
Données urbaines  :

Le secteur de l’urbanisme a une importance des capitale en raison des impacts considérables qu’il induit au
niveau des différentes unîtes socio-spatiales.

 Plan d’aménagement de sidi Bernoussi :

Ce plan, approuve par le décret N° 2-89-156 du 10 mai 1989 couvre une surface de 1360 n’a reparti en
cinq secteurs. À savoir :

 Quartier ouest : la surface total de ce secteur est d’environ 220 ha dont 55 ha occupes par des
établissements industriels le reste tant réserve a l’habitat individuel
 Zone industrielle Est / elle est considérée comme la plus important zone au niveau de Casablanca et
couvre une superficie d’environ 536 ha.
 Quartier sidi Bernoussi : la surface totale de ce secteur est d’environ 250ha. ce quartier qui concentre
l’essentiel de la population se caractérise par la prédominance de l’habitat économique et par haut
degré de saturation de l’espace bâti
 Quartier al kods : il couvre environ 317 ha et réserve à l’habitation dont la typologie est variée.
 Zone littorale : elle englobe l’espace compris entre la RR 332 et l’Oceanatlantique . cette zone est
d’estimée a recevoir des activistes et des équipements s lies au tourisme balnéaire

a. Plan d’aménagement de sidi Bernoussi  :


Ce plan approche par décret n° 2-89-166 du 9 Chaaban 1409/17 mars 1989.
- Inscrite dans triangle isocèle ayant pour bax orientée :
- Nord –est : la route RP 35
- Soumet au sud West : arrondissement Ain sabaa et sidi othmane et municipalité de titmellil .

Superficie de plus 1000 ha l’arrondissement de sidi Moumen possède un cite intéressant dominant la ville de
Casablanca

 Surface urbanisable : 695 ha


 Carrier : 55ha
 Zone industriel : 250 ha
b. Plan d’aménagement d’ahl-loghlam  :

Le district d’AhlLoghlam couvre une superficie de 1200 ha est limitée :

 Au Nord : par la CR d’echellaalate


 Au Sud : par la titMlil et par les préfectures d’arrondissement de Moulay Rachid et de sidi Othmane
 A l’Est : par CR de S.H Ouest hasard
 Au Sud : par la 14 éme et la 20 éme district

Ce district est constitué d’une zone urbaine

La configuration des zonages est comme suit :

 Zone industrielle (60 ha)


 Zone résidentielle (130 ha)
 Surface de 20 ha affectée aux divers équipements publics
Localités Superfici Populatio Résident Total Nombre Taux
e (km²) n étrangers de d’accroissement
marocaine ménages
Préfecture des
arrondissement
s de sidi 60.500 454.222 355 454.577 91.591 8.7/.
Bernoussi

Arrondissement
de sidi 13.500 165.142 182 165.324 33562 0.8 /.
Bernoussi

Arrondissement 47.500 289.080 173 289.253 58.029 7.9/.


de sidi Moumen

2. Organigramme
 Division des collectivités locales :
-Service de finances locales et personnelles communaux
-Service du patrimoine de la planification et de l’équipement
-Service de l’état civil
 Division des ressources humaines et budgétaires :
-Service de la gestion des ressources humaines
-Service du budget des marchés et de la comptabilité
 Division des affaires économiques et de la coordination :
-Service des études, de la planification et de la coordination des programmes
-Service de l’action économique et du contrôle
 Division des affaires sociales :
-Service promotion des activités socioculturelles et sportives
-Service de la formation et du renforcement de capacités
-Service actions de solidarité et des affaires de proximité
 Division de l’urbanisme et des affaires techniques :
-Service technique
-Service du contrôle des constructions
 Division de l’environnement :
-Service d’hygiène
-Service De la gestion des risques
CHAPITRE II :Généralités et définitions

I. Service du Budget des Marchés et de la Comptabilité (SBMC) 

Le Service du budget des marchés et de la comptabilité (SBMC) est un service qui se charge de la gestion
des affaires du personnel, des archives administratives, la gestion du budget et l’acquisition des
équipements .Il est organisé autour de plusieurs bureaux, aux missions bien déterminées afin de
permettre une meilleure gestion des tâches et des responsabilités :

a. Bureau des engagements et des émissions  :

 Tenue des fiches engagements


 Tenue des fiches émissions
 Engagement des bons de commande
 Engagement des marchés
 Préparation des mandatements, ordonnancement (certification de factures, ordre de
paiement…)
 Edition des situations périodiques (engagement, émissions)
 Préparation de projets de loi des finances
 Production comptes administratifs
 Différentes décisions (virements…)

b. Bureau des marchés  :

 Saisie des données


 Préparation des dossiers d’appel d’offres (CPS, règlement des consultations, bordereaux,
annonces, correspondances etc…)
 Préparation de séance d’ouverture des plis (tableau de jugement, décision de la commission,
journaux, confidentiels…)
 Renvoi des dossiers aux sociétés écartées
 Classement des dossiers des marchés
 Rapport de présentation du marché
 Notification et ordres de service après visa et approbation
 Suivi des marchés

c. Bureau de gestion des affaires administratives  :

 Classement, mise à jour et suivi des dossiers et des documents du personnel


 Tenue de fiches individuelles de ponctualité
 Contrôle permanent des retards, absences et sorties des fonctionnaires
 Fiches de notation, arrêtés de nomination, décisions d’affectation, décisions de congés,
attestation de travail
 Rédaction de notes de règlement interne
 Envoi de documents à la DRHAG (certificats médicaux, décisions de congés et extraits d’acte de
naissance, certificats de scolarité des enfants des fonctionnaires...)
d. Bureau de la régie dépenses et gestion des indemnités   RDGI  :

 Gestion des dépenses et des indemnités par voie de régie (paiement des factures, des
indemnités)
 Tenue des fiches dépenses, des livres et registres de la régie dépenses (carnet de retrait de
fonds, livre de caisse, de dépenses…)
 Vérification des bordereaux avant leur transmission au comptable de rattachement, des
indemnités (fiche individuelle par fonctionnaire)

e. Bureau de la régie recettes  :

 Tenue des écritures des registres (quittances, caisse, états de produits, ordre de recettes)
 Emission des factures
 Edition des situations périodiques

f. Bureau de gestion du stock bureau tenue d’inventaire   :

 Tenue des registres de stock et gestion des magasins

g. bureau tenue d’inventaire 

 Tenue des registres de l’inventaire général du mobilier et du matériel


 Faire appel à la concurrence des fournisseurs pour rassembler les devis contradictoires

h. Bureau de gestion du parc auto et des vignettes  :

 Gestion et tenue des fiches, des registres et des vignettes


 Vignettes ONT : parc auto et transport terrestre
 Vignettes ONEP : redevances Télécom
 Vignettes ONEP : redevances eau et électricité
 Timbres et vignettes d’affranchissement
 Gestion des chauffeurs

II. Gestion budgétaire :

1. Introduction  :

Le budget de l'Etat est au cœur de l'exercice des missions publiques. Il conjugue le souhaitable, c'est à dire
les ambitions d'une politique efficace, et le soutenable, à savoir les moyens d'action financier permettant aux
Pouvoirs publics d'inscrire leur politique dans un équilibre économique et financier. Il est le principal
instrument de la modernisation de la gestion publique. Il permet d'identifier les politiques favorisant l'égalité
entre hommes et femmes. Il est enfin un outil indispensable pour mener la lutte contre la pauvreté.

Il faut cependant constater qu'un certain nombre de postes budgétaires (dépenses en personnel, aide
publique, etc.) sont difficilement compressibles et entraînent des dépenses obligatoires. La marge de
manœuvre pour accentuer des politiques ou en promouvoir de nouvelles est donc souvent restreinte, mais
pour faible qu'elle soit, cette marge justifierait déjà à elle seule un débat parlementaire intense.

La procédure budgétaire est définie par le droit public. Elle impose aux Pouvoirs publics des règles destinées à
garantir un emploi optimum et transparent des deniers publics.

Dans le cadre la procédure budgétaire, le Gouvernement et le Parlement exercent la plénitude de leurs


pouvoirs, dans le respect de leurs compétences institutionnelles et du principe de la séparation des pouvoirs..
Dans une perspective de bonne gouvernance incluant la lutte contre la pauvreté et la dimension genre, une
réforme de la gestion publique permettant de passer d'une logique de moyens à une logique de résultats
devrait être l'un des objectifs de la réforme de l'Etat. Le renforcement du rôle et des pouvoirs du Parlement,
notamment l'amélioration de son information et de ses pouvoirs de contrôle, sont une condition d'une
démocratie vivante et responsable.

2. Structure du budget  :

La codification des dépenses :

La structure du budget est une structure hiérarchique composée de chapitres, articles, paragraphes et lignes
budgétaires. Cette structure peut être changée d’un exercice à un autre (on peut ajouter ou supprimer des
lignes).

Exemple :

 chapitre 4.2.1.2.0.42.002 « budget de fonctionnement- matériel et dépenses diverses »


 article 6000 « Centre National de Documentation »
 paragraphe 10 « soutien des missions »
 ligne 12 « travaux d’aménagement et d’installation »

A chaque article (unité de fonction), correspond un ensemble de paragraphes et à chaque paragraphe


correspond un ensemble de lignes budgétaires. En plus de cette codification appelée administrative, on trouve
aussi une codification économique et fonctionnelle, ainsi la solution doit intégrer l’ensemble des informations
relatives aux classifications fonctionnelles et économiques selon la réglementation en vigueur.

Le tableau de concordance retrace la correspondance entre les lignes budgétaires des exercices n et n+1. Il
est impératif d’assurer la concordance des rubriques budgétaires d’un exercice à un autre.

La codification des recettes :

Cette codification se limite à trois niveaux seulement :

Exemple :

 Chapitre 4.1.1.0.0.42.002 « évaluation des recettes d’exploitation »


 Article 6000 « Centre National de Documentation »
 Paragraphe 11 « Produit de la vente des publications »
A cette codification s’ajoute une codification économique qui se limite cette fois au paragraphe et pas à la
ligne comme pour la dépense

1.1 Suivi de budget  :

1.1.1 Ouverture des crédits  :


Au debout de chaque année les lignes budgétaires sont dotées des crédits le système doit faire la mise à jour
automatique de la morasse (avoir les totaux selon chapitre, article et paragraphe)

1.1.2 Budget modificatif  :


Dans certains cas et faute de disponibilité de crédits au cours de l’exécution budgétaire, des demandes de
crédits supplémentaires adressées par le sous-ordonnateur à la direction du budget seront traitées selon un
circuit administratif et peuvent être satisfaites.

Les crédits supplémentaires feront l’objet de l’augmentation de rubriques budgétaires en crédit de paiement.
1.1.3 Virement de crédits  :
Les virements désignent les transferts de crédits entre les lignes budgétaires selon des règles précises pour
chaque type de mouvement. Le montant de virement ne doit pas excéder le disponible. La proposition de
virement indique, entre autres,  les informations suivantes :

- La rubrique source concernée par le virement ;


- La rubrique bénéficiaire du virement ;
- Le montant à virer.

1.1.4 Reports de crédits  :


Le report de crédits s’effectue à la fin de chaque exercice budgétaire pour les crédits engagés visés et non
encore mandatés totalement ou partiellement au nom de l’année n en « crédits de paiement(CP) » de
l’année n+1.

Crédit de l’année (n+1) = crédit ouvert de l’année (n+1) + report l’année (n)

Un état récapitulatif de report de crédits et des situations détaillées par rubrique, marché, BC… doit être
élaboré par le système. Les reports de crédits doivent être pris en compte automatiquement lors de la mise en
place des crédits du nouvel exercice.

1.2 Opérations d’engagement :

Définition : L’engagement est défini comme l’acte par lequel est créé une obligation de laquelle résultera une
charge. Il doit rester dans les limites des autorisations budgétaires et demeurer soumis de part la loi au visa
du CED.

L’engagement peut avoir lieu, entre autres, dans les cas suivants :

- Engagement d’une dépense (Conventions, Bons de commandes, Marchés, Contrats d’abonnements,


DAE, Avenants, Insertions, ...) ;
- Complément d’engagement ;
- Diminution ou annulation d’engagement.

Un engagement donne lieu à l'élaboration d'un « état d’engagement » et une fiche « modèle D »

Ils comportent les informations suivantes :

Etat d’engagement Fiche Modèle D

- L’exercice budgétaire ; - L’exercice budgétaire ;


- Les rubriques budgétaires ; - La date d’établissement de la fiche ;
- Le détail de l’engagement ; - L’intitulé complet de la rubrique
- La désignation du bénéficiaire ; budgétaire (chapitre, article,
- L’objet de la dépense ; paragraphe et ligne budgétaire) ;
- Le numéro de la dépense ; - Le montant de l’engagement
- La désignation du sous ordonnateur proposé ;
ou l’un de ses suppléants ; - Le montant du crédit initial ;
- La date d’engagement ; - Le type du crédit ;
- Montant engagé en toutes lettres ; - Le disponible avant l’engagement ;
- Le N° d’engagement ;
- Le N° de la dépense ;
- Le montant des dépenses engagées ;
- Bénéficiaire
Diminution d’engagement  : La réduction d’engagement est une opération qui intervient pour réduire le
montant initialement visé par le CGED.
N.B : Un engagement peut être annulé.

1.3 Mandatements :

le mandatement est l’acte par lequel le sous ordonnateur donne l’ordre de payer une dépense,
Définition :
concerne principalement les dépenses et les ordres de recettes et donne lieu à l’élaboration des bordereaux
d’émission (BE) et des titres d’ordonnancement référencés par un ensemble d’informations.

Son traitement peut donner lieu à : un rejet ou un paiement (en numéraire ou par virement).

Le mandatement concerne :

- Ordonnancement d’une dépense ;


- Dépenses sans ordonnancement préalable ;
- Dépenses en régie ;
- Ordre de recettes.

1.4 Règlement du budget (compte administratif) :

La clôture d’un exercice budgétaire donne lieu à l’établissement par les sous-ordonnateurs de leurs comptes
administratifs.
CHAPITRE III : Élaboration & Exécution du Budget

I. Exécution de la loi de finances :


L'exécution de la loi de finances débute le premier jour de l'année budgétaire (1 er janvier) après sa publication
de bulletin officiel. Elle se fait sur la base des règles de la comptabilité fixées par la décret royal N° 330/66 du
10 moharrem 0387(21 avril 1967)portant règlement général de la comptabilité public tel que, modifié et
complété. Ces règles reposent sur deux principes fondamentaux:

Les opérations ayant financières sont sous la responsabilité des ordonnateurs et des comptables, la séparation
des ordonnateurs et des comptables.

1. L’ORDONNATEUR  :

Personne ayant la qualité pour prescrire l'exécution des recettes et des dépenses publiques. Les ordonnateurs
constatent les droits des organismes publics, liquident les recettes, engagent et liquident les dépenses. Ils
sont principaux ou secondaires: ils peuvent déléguer leurs pouvoirs ou faire suppléer en cas d'absence ou
d'empêchement.

On distingue deux catégories d’ordonnateurs, principaux et secondaires

Les ministres sont ordonnateurs principaux des recettes et des dépenses de leur département, des budgets
des services de l'Etat gérés de manière autonome et des comptes spéciaux qui leur sont rattachés ainsi que
des budgets annexes.

Toutefois, des récrits peuvent instituer ordonnateurs peuvent, sous leur responsabilité et contrôle, instituer
des sous ordonnateurs (ordonnateurs secondaire) auxquels ils délèguent leur pouvoirs dans les limites
budgétaires et territoriales qu'ils précisent.

2. LE COMPTABLE  :

Ce sont des agents par le ministre des finances, ou avec son agrément, chargé d'effectuer, au nom des
organismes publics, des taches qu'ils sont, en principe, seuls à pouvoir accomplir. Ils sont chargés notamment
de:

 De la prise en change et du recouvrement des ordres les recettes qui leur sont remis par
les ordonnateurs, des créances constatées par contrat, ainsi que de
l'encaissement des droits au comptant ;
 Du paiement des dépenses, soit sur ordre émanant des ordonnateurs accrédités, soit au
vu des titres présentés par les créanciers, soit de leur propre initiative, ainsi que la
suite à donner aux oppositions et autres significations.
Deux catégories de comptables publics peuvent être distinguées, à savoir:

 les comptables du trésor: le trésorier général (le comptable supérieur de royaume), les
trésoriers régionaux, préfectoraux et provinciaux, les percepteurs et les gents comptables
centraux des représentations diplomatiques et consulaires;
 Autres comptables: les receveurs des douanes, de l'enregistrement et timbres, les
conservateurs de la propriété foncière,
3. LE CONTROLEUR  :

Le contrôleur des Engagements de dépenses assure le contrôle des engagements de dépenses de l'Etat
conformément au décret N°2/75/829 du 27 hija (30 décembre1975) tel qu'il est modifié est complété

Ainsi, Il a pour mission de:

 Control la régularité budgétaire des propositions d'engagements des


dépenses; informer le Ministre des Finances et de la Privatisation sur les
conditions d'exécution du budget;
 Apporter son concours et son aide aux services de gestions notamment
aux services des marchés.
Dans ce cadre et outre ses attributions en matière en matière de contrôle qui sont fixées par le décret
indiqué le contrôle Générale des Engagement de Dépenses est chargé notamment :

 Participer a l'élaboration et a la mise en œuvre da la


réglementation dans le domaine de la compatibilité publique et
en particulier en matière des dépenses de l'Etat.
 Établir et élaborer des projets de réforme des procèdes d'engagement des
dépenses de l'Etat;
 participer a l'élaboration des projets de lois de règlement
 participer aux travaux des commissions charger de dépenses
publique, notamment par le biais d'une gestion intégrée du personnel et des
dépenses de l'Etat ;
 Veiller a l'unité de l'interprétation des lois et règlements par les contrôleurs ;
 formuler l'avis du CGED concernant les cas litigieux soumis a l'arbitrage du premier
Ministre au niveau de la commission ad hoo pour les dépenses du personnel de
l'Etat ;
 Centraliser les situations périodiques des engagements de dépenses de l'état et
établir la situation ensemble des crédits ouverts et des engagements de dépenses
de l'Etat ;
 Produire des situations périodiques des postes budgétaires du personnel de l'Etat ;
 Préparer un rapport annuel d'activité des services du contrôle a l'intention du
Ministre des Finances et de la privatisation ;
 participer aux commissions d'ouverture des plis de jugement des offres des
marchés de l'Etat ;
 accompagner les réformes engagées par les actions d'audit et d'inspection
consistant a prêter assistance et conseil aux services, à assurer l'uniformité de
l'uniformité de l'application des procédures, à vérifier la régularité des gestion et a
évaluer l'efficacité du contrôle interne ;
 assure la gestion des ressources humaines qui lui sont rattachées et des ressources
matérielles et crédits qui lui sont affectés ou délègues, concevoir et gérer les
systèmes d'information en harmonie avec la politique de gestion des ressources et
de l'information développée par le Ministre.
4. LES OPERATIONS DES DEPENSES  :

Les opérations de dépenses se composent en trois phases :

4.1 L'engagement :

C’est l'acte par lequel un organisme public crée ou constate à son encontre une obligation de laquelle résultera
une charge. Sauf exception, l'ordonnateur ne peut engager plus de crédits qu'il n'est prévu au chapitre
budgétaire,

L'engagement peut être spécifique (bon de commande, contras, marchés) ou permanent : règlement mensuel
des dépenses de personnel, paiement des annuités d'emprunt.

L'engagement s'effectue en application de règles juridiques. IL doit être par l'assemblée délibérante (ou
constaté par une juridiction).

4.2 La liquidation  :

Elle consiste a vérifier la réalité de la dette et arrêter le montant de la dépense au vu de titres établissant les
droits des créanciers.

Deux sous phases :

-la vérification du service fait

Les paiements d'avances sont en principes, mais le nouveau code des marchés publics le permet
même pour les simples commandes passées sans formalités préalables lorsqu'un contrat écrit le stipelle et
limites prévues à ce code.

- la vérification des titres de paiement.

C'est la vérification comptable des factures (les adition, la TVA, la vérification du tiers et compte
bancaire) et des autres justifications produites (devis, matchés, etc.)

4.3. L'ordonnancement (ou appelé mandatement):

C'est l'acte signé par l'ordonnateur et donnant de payer au comptable, que l'on appel mandat pour les
collectivités locales Il est accompagné des pièces justification (délibération, factures, mémoires, marchés, etc.)

Liquidation et ordonnancement doivent respecter les délais paiement des marchés publics

4.4. Définition des principaux d’achat  :

o Marché public :
Le marché public est un particulier par lequel une personne privée s'engage envers une personne publique
(Etat, commune ou établissement public) a réaliser envers pour le compte et sous la surveillance de celle-ci un
ouvrage public, ou à lui fournir des objets, ou un service utile au fonctionnement du service public moyennant
un prix déterminé sur les bases prévues au contrat.

o Marché :
tout contrat à titre onéreux conclu entre, d'une part, un maître d'ouvrage et ,d'autre part, une personne
physique ou morale appelée entrepreneur, fournisseur ou prestataire de service ayant pour objet l'exécution
de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services.

o Bons de commande :
C'est l'acquisition de fournitures livrables immédiatement et à la réalisation de travaux au services et ce, dans
la limite de deux cent mille dirhams (200.000DH)

Les bons de commande doivent déterminer les spécifications et la consistance des


prestations à satisfaire.

o Prestation :
Travaux, fournitures ou services ;

o Autorité compétente  :
L’ordonnateur ou la personne délègue pat lui à l'effet d'approuver le marché ; généralement, il s'agit du
ministre ou directeur ayant reçu délégation le directeur général pour l'établissement public, le Ministre de
l'intérieur ou le gouverneur pour les collectivités locales ;

o Maître d'ouvrage délègue :

Tout organisme public auquel sont confiées certaines missions du maître d'ouvrage dans les conditions
prévues à l'article 81; à savoir l'organisme qui réalise le marché dans toutes ses phases (préparation,
passation et exécution)….

o Candidat :
Toute personne physique ou morale qui propose une offre dans sa phase antérieure à la remise des offres ou
à une procédure négociée avant l'attribution du marché ;

o Soumissionnaire :
Toute personne physique ou morale qui propose une offre en vue de la conclusion d'un marché ;

o Concurrent :
Candidat ou soumissionnaire, qui prend part à l'appel d'offre, au concours ou au marché négocie.

o Attributaire :
soumissionnaire dont l'offre a été retenue avant la notification de l'approbation du marché, celui dont l'offre a
été proposée par la commission d'appel d'offres, ou jury de concours ou retenue dans le cadre d'une
procédure négociée comme état la plus avantageuse pour l'administration et dont l'approbation n'est
encore notifiée.

o Titulaire :
Attributaire auquel a été notifiée l'approbation du marché et qui est le cocontractant de l'administration.

o Bordereau des prix :


Document qui contient une décomposition par poste des prestations à exécuter et indique, pour chacun des
postes, le prix applicable ;

o Détail estimatif:
Document qui pour un marché à prix unitaires, contient une décomposition des prestations à exécuter par
poste et indique, pour chaque poste, la quantité présumée et le prix à le prix unitaire correspondant du
bordereau des prix ; le détail estimatif et le bordereau des prix peuvent constituer un document unique ;

o Sous détail des prix  :


document qui fait apparaître, pour chacun des prix du bordereau, ou seulement pour ceux d’entre eux
désignés dans le cahier des prescriptions spéciales, les quantités et le montant des matériaux et fournitures,
de la main-d’œuvre , des frais de fonctionnement du matériel, des frais généraux, taxes et marges ; ce
document n’a pas de valeur contractuelle, sauf disposition contraire prévue dans le marché .
o Décomposition du montant global  :
Document qui, pour un marché à prix global, contient une répartition des prestations à exécuter par poste,
effectuée sur la base de la nature de ces prestations ; il indique ou non les quantités forfaitaires pour les
différents postes ;

o Groupement :
Deux ou plusieurs concurrents qui souscrivent un engagement unique qui peut être soit conjoint soit solidaire.

o Engagement conjoint :
Engagement vis-à-vis du maître d’ouvrage de chacun des membres du groupement, en cas de division en lots
des travaux, fournitures ou services, à exécuter le ou les lots qui lui sont assignés. L’un d’entre eux, désigné
dans l’acte d’engagement et dans le marché comme mandataire, est solidaire de chacun des autres membres
et les représente jusqu’à la date de la réception définitive

o Engagement solidaire  :
Engagement vis-à-vis du maître d’ouvrage de chacun des membres du groupement pour la totalité du marché
et qui doit pallier une éventuelle défaillance de ses partenaires ; l’un d’entre eux, désigné dans l’acte
d’engagement ou marché comme mandataire, représente l’ensemble des membres du groupement jusqu’à la
date de la réception définitive.

Qu’il s’agisse d’un engagement conjoint ou d’un engagement solidaire, l’acte d’engagement et le marché
doivent préciser la nature du groupement et désigner le Mandataire.

II. Élaboration du Budget :

Définition :le budget est l'acte par lequel est prévu et autorisé l'ensemble des charges et des ressources de la
commune. Le budget prévisionnel, sur le plan juridique est un projet de loi de finances qui doit être examiné
et autorisé par le parlement. Après vote elle est la loi de finances pour l’année votée

Le budget se prépare et s'exécute d'après un cadrage juridique précise : Loi Organique des Finances

La notion de lois de finances couvre à la fois :

la loi de finances de l'année ;


les lois de finances rectificatives qui peuvent modifier en cours d'année les dispositions de la loi de
finances de l'année compte tenu de l'évolution de la conjoncture économique et financière ;

La loi de règlement qui constate, a posteriori, les réalisations des recettes et des dépenses prévues par la loi
de finances de l'année.

1. Principes budgétaires  :

 Le principe d'annualité est souvent cité en premier lieu pour insister sur le fait que le budget ne
saurait, pour des raisons d'opérationnalité fiscale, déborder le cadre annuel qui coïncide avec l'année civile
La budgétisation des projets d'investissement public dont la réalisation s'étend sur plusieurs années
s'effectue par atténuation du principe d'annualité. Pour ce faire, les outils prévus par le législateur sont les
crédits de report, les crédits d'engagement et les comptes spéciaux du Trésor.

 Le principe d’universalité, autre principe meublant l'édifice budgétaire, est fondé pour sa part sur la
règle du montant intégral des produits et sur la non affectation préalable des recettes. " il est fait recette
du montant intégral des produits, sans contraction entre les recettes et les dépenses, l'ensemble des
recettes assurant l'exécution de l'ensemble des dépenses". Des exceptions à ce principe coexistent
cependant avec ces règles en dehors et ou au sein du budget général. Dans le premier cas, les
affectations spéciales de certaines recettes à des dépenses prédéterminées prennent la forme de comptes
spéciaux du Trésor, alors que dans le second cas, elles sont générées par des procédures comptables
particulières concernant les fonds de concours, les dons, et les rétablissements de crédits.
 Le principe de spécialité, dicté par la nécessité d'informer de manière précise sur la façon avec
laquelle les crédits autorisés par le Parlement vont être utilisés par le Gouvernement, met en place une
présentation budgétaire en fonction de la nature et de la destination de ces mêmes crédits.

"Les dépenses du budget général sont présentées, à l'intérieur des titres, par chapitres, subdivisés en
articles, paragraphes et lignes, selon leur destination, leur objet ou leur nature". "Pour chaque
département ministériel ou institution, il est prévu, en ce qui concerne les dépenses de fonctionnement,
un chapitre pour le personnel et un chapitre pour le matériel et les dépenses diverses. Les dépenses
d'investissement comportent un chapitre par département ministériel ou institution.

 Le principe de l'unité est oblige à avoir un document budgétaire unique pour l'ensemble des dépenses
et des recettes de chacune des institutions publiques dont l'Etat. Pour ce dernier, un tel document est la
loi de finances de l'année qui regroupe en plus du budget général, les budgets annexes et les comptes
spéciaux du Trésor. Cette présentation permet de concilier le principe de l'unité avec la diversité et la
particularité qui caractérisent les opérations budgétaires de l'Etat.

2. Caractéristiques du budget  :

 L'unicité : L’élaboration d'un budget unique présente des avantages en terme de cohérence. Il
permet une vision d'ensemble de la politique de l'Etat.
 La cohérence : Il est nécessaire d'assurer une cohérence entre les différents secteurs d'activités
couverts par le budget national.
 La rigueur : L'élaboration d'un budget doit être fondée sur des estimations rigoureuses des recettes
et des besoins.
 La prudence et le réalisme : Dans la mesure où, en matière budgétaire, la demande est toujours
supérieure aux disponibilités, les priorités et choix budgétaires doivent être déterminés de façon
réaliste.
 L’annualité : Si les dépenses d'investissement ont un effet pluriannuel alors que les dépenses
courantes s'exécutent toutes au cours de l'année budgétaire, il est important que les crédits dissociés
figurent dans le budget annuel, même si celui-ci n'indique en crédits d'ordonnancement que les
dépenses à exécuter dans l'année.
3. Cycle de préparation et d'adoption de la loi de finances   :

Le processus d'élaboration du budget, s'appuyant sur un référentiel de base de la stratégie budgétaire, débute
par le choix de la stratégie budgétaire à adopter avant d'aboutir à charges et des ressources et l'envoi de la
lettre de cadrage aux différents départements ministériels.

Quant à la stratégie budgétaire, elle est proposée, à la primature, par le ministère chargé des finances sur la
base du cadrage macroéconomique préétabli en fonction de l'évolution tendancielle du taux de croissances,

de l'épargne et investissement publics et des résultats de la campagne agricole(1). Ainsi, tout en tenant
compte de la nécessaire sauvegarde des équilibres fondamentaux, cette stratégie est formulée, de manière
optionnelle, sous forme de scenarii portant sur le niveau de recette attendus qui détermine en partie le
volume des dépense, le reste étant déterminé par le niveau déficit budgétaire soutenable pour le budget,
c'est-à-dire le financement disponible par endettement public.

Les conclusions de ce travail (esquisse budgétaire) (2) sont présentées au conseil gouvernement qui se tient,
en principe avant le1er mai chaque année, pour arrêter les plafonds des charges et des ressources. Lors de ce
conseil, le ministre chargé des finances fait le point sur l'exécution de la loi de finances en cours et présents la
configuration de la loi de finances pour l'année prochaine.

Les grades masse des recettes sont déterminé en tenant compte de la politique fiscale et des mesures de
recettes et de revenus autorisés à mettre en place [6]. S'agissant des grandes masses des dépenses, elles
sont arrêtées en prenant en charge les nouvelles dépenses et en instaurant des mesures de rationalisation.

Les grandes orientations issues de ce conseil ainsi que les priorités de la politique gouvernementale sont
reprises dans une lettre de cadrage sous forme de circulaire adressée à chaque ministre par le premier
ministre ou le ministre chargé des finances. Cette lettre de cadrage annonce les directives générales devant
guider et présider à l'établissement des budgets sectoriels pour l'année suivante dans la limite des plafonds
fixés pour chaque départe annexe de cette circulaire, sont présentés les données budgétaires ventilées en
postes budgétaires créés, en dépenses du matériel et de dépenses diverses et en dépenses d'investissement

Après la réception des lettres de cadrage, les départements ministériels formulent des propositions
budgétaires en fonction de l'évolution et des spécifiés de leur politique sectorielle.

Ces propositions sont discutées dans le cadre de commissions budgétaires ou sont représentés les
départements concernés et la direction du budget du ministère chargé des finances. Les commissions
budgétaires ont pour objet de s'assurer de la conformité des propositions des ministères avec les lettres de
cadrage et les orientations et priorités du gouvernement.

Ainsi, ces commissions examinent mes ventilations des crédits proposés sur la base des directives
gouvernement relatives à :

 la rationalisation des dépenses et notamment par l'identification des dépenses


improductives;
 L’adaptation entre projet et actions proposés avec les choix stratégique du gouvernement et
les programmes prioritaires;
 Le respect des engagements pris notamment au titre des projets financés parles bailleurs de
fonds internationaux échéanciers des projets en cours de réalisation;
 La nécessité de s'assurer que les projets proposés sont fait l'objet d'études préalables
nécessaires pour entamer leur exécution.

En cas de litige au niveau des commissions budgétaires, les différends sont soumis à l'arbitrage du ministre
chargé des finances et du ministre concerné. Si les désaccords persistent, les cas litigieux sont soumis à
l'arbitrage du premier ministre.

Lorsque les plafonds des crédits budgétaire sont arrêtés et éventuellement arbitrés par montage de la loi de
finances est établi. Par la suite, el est soumis à l'examen du conseil du gouvernement puis au conseil des
ministres.

Parallèlement dans et dans le respect du calendrier budgétaire, les crédits arrêtés sont ventilés, par nature de
dépenses et par département, dans des morasses budgétaire en accord avec la direction du budget.

Il convient de signaler que dans un souci d'amélioration, de présentations et de transparence, la loi de


finances est accompagnée:

 D’un rapport économique et financier qui décrit le contexte national international,


Le cadre macroéconomique dans lequel s'inscrit la LF ainsi que ses retombées;

 D’un rapport sur les entreprises et établissements publics;


 D’un rapport sur les services de l'Etat gérés de manière autonome;
 D’un rapport sur les comptes spéciaux du trésor.
III. Exécution du budget :

Elaboration du programme prévisionnel des achats

Elaboration des termes de référence

Elaboration du budget estimatif

Définition du mode de passation

Achat par voie régie


DAE/ Bon de commande Contrat Marché

Engagement Préparation

Engagement Lancement

Liquidation Jugement

Engagement

Liquidation

Préparation de l’Etat de report

La clôture de l’exercice budgétaire : élaboration du compte administratif

 Elaboration du programme prévisionnel des achats


Le programme prévisionnel est élaboré en fonction des besoins ayant permis l’élaboration des morasses
budgétaires, ainsi le système en question doit permettre l’édition automatique de ce programme une fois
le budget est arrêté. Ce programme fait l’objet d’un avis de publication dans au moins un journal (voir
annexe)

 Elaboration des termes de références


Dans cette phase, les différents services du centre sont saisis pour élaborer les termes de références qui
correspondent au programme prévisionnel arrêté et publié.

 Elaboration du budget estimatif


L’estimation du budget est générée automatiquement par le système, à partir d'une base de données des
produits en fonction de leur catégorie et nature de prestation.

1. Gestion des marchés publics  :

Besoin Appel d’Offre Marché

Préparation du Préparation de

Cahier Des charges L’Engagement

Exécution

Liquidation Mandatement

Archivage et Classement

La partie de la gestion des marchés publics passe au niveau des deux bureaux

- Le bureau des marchés publics : préparation, lancement, jugement, liquidation.


- Le bureau d’engagement et émission : engagement et ordonnancement
Et ceci en collaboration avec le service concerné par la prestation.
1.1 PASSATION DE L’APPEL D’OFFRE :

Phase Document à éditer


Phase 1 : Préparation CPS (terme de référence) Règlement de consultation
Phase 2 : Lancement

Publicité et convocation - Avis d’appel d’offres dans au moins deux journaux ou


envoi des lettres circulaire si l’appel d’offres est restreint ;
- Décision membres de la commission 
- Convocation des membres d la commission
Retrait des dossiers AO - Bulletin de versement
- Registre des concurrents ayant retiré le dossier
A.O

Phase 3 : Jugement

Examen des échantillons - Décision d’ouverture des plis ;


- Convocation des membres de la commission ;
- Les reçus de paiement du dossier d’appel d’offres ;
- Feuille de présence des membres de la commission
d’appel d’offres ;
- Fiche d’ouverture des plis ;
- Projet de PV d’examen des échantillons ;
- Rapport d’examen des échantillons ou des prospectus 
Ouverture des plis - PV d’examen des échantillons signé par les membres de la
commission d’appel d’offres ;
- Projets des PV de validation de l’étude technique et
d’ouverture des plis ;
- Feuille de présence des concurrents 
- fiche de présence des soumissionnaires à l’appel d’offres 
Affichage des résultats - Signature du PV d’ouverture des plis et de l’étude
technique ;
- Résultat définitif;
- Lettre de notification à la société attributaire du marché ;
- Lettres de regrets aux sociétés écartées pour récupération
de leurs dossiers et éventuellement de leurs échantillons ;

1.1.1 ENGAGEMENT ET APPROBATION DU MARCHE

a) Engagement des marchés

Apres l’affichage du résultat définitif, le bureau de gestion des marchés procède à la préparation du
marché que après signature il le transmet au bureau d’engagement et émission pour l’engager, ainsi le
système doit prévoir les opérations suivantes :
Pour le cas de marchés issus d’appel d’offres ouvert ou restreint
 Etablissement et signature du marché avec la société attributaire ;
 Etablissement du dossier d’engagement du marché (l’état d’engagement, de la fiche modèle « D »
et du rapport de présentation) ;
 Signature du dossier d’engagement du marché par l’ordonnateur ;
 Passation des écritures comptables dans le registre des engagements ;
 Constitution et classement d’un fonds de dossier constitué de l’acte d’engagement, le bordereau
des prix, les PV d’ouverture des plis, le rapport technique, Etat d’engagement, la fiche modèle D,
le rapport de présentation ;
 Suivi de l’engagement et satisfaction des observations du contrôleur ;
 Enregistrement dans le registre des engagements des références du visa ;
 Mise à jour de la situation des marchés.

Pour le cas de marché négocié de contrat, d’avenants ou de conventions  


Les modalitésde préparation d’engagement des contrats, de conventions et d’avenants sont les mêmes
que celles des marchés passés par l’appel d’offres ouvert ou restreint, à l’exception des marchés
négociés auxquels il faut un certificat administratif.

b) Notification et approbation des marchés

 Gérer le suivi du marché pour approbation


 Etablissement et signature de l’ordre de service
 Notification de l’approbation du marché ;
 Notification de l’ordre de service prescrivant le commencement des prestations ;
 Demande d’enregistrement du marché par le titulaire et de constitution de la caution définitive par
le titulaire ;

1.1.2 EXECUTION ET LIQUIDATION DU MARCHE :

Suivi de l’exécution des marchés

Le système à mettre en place devra, au niveau du suivi de l’exécution des marchés, pouvoir tenir
compte des différents types de marchés et les gérer en conséquence : marchés de travaux, marchés
d’études, marché acquisition, marché cadre,….

 Etablissement et suivi d’un planning d’exécution des prestations ;


 Réception dans les délais ;
 Essais et vérifications des prestations en conformité avec les prescriptions techniques ;
 Vérification et signature des BL ;
 Prise en charge à l’inventaire pour les marchés d’équipements ;
 Annotation du registre d’inventaire ;
 Production des cautions définitives ou de retenues de garantie ;
 Etablissement des PV de réception ;
 Pénalités de retard ;

Paiement des marchés

 Vérification et certification des factures ;


 Gestion des décomptes ;
 Révision des prix ;
 Production de la caution de retenue de garantie par le cocontractant ;
 Préparation du dossier de paiement ;
 Mise à jour de la situation des marchés

1. Achat par bon de commande :

L’achat par bon de commande se déroule selon les trois phases principales, à savoir :

- L’engagement ;
- L’exécution et la liquidation ;
- L’ordonnancement.

I.1 GESTION DES DEMANDES D’ACHATS :

Une demande d’achat émanant d’un service passe par un circuit d’approbation et ensuite adressée au service
gestionnaire pour la traiter. Ce dernier doit s’assurer de la disponibilité des crédits et de la conformité de la
demande. Sur la base des données contenues dans le référentiel des fournisseurs ou sur proposition du
demandeur, des devis seront demandés aux fournisseurs sélectionnés selon la procédure suivante :
Demande d’offres de prix auprès de trois ou quatre concurrents dont l’activité répond à l’objet des prestations
à commander ;

- Choix de l’offre la plus avantageuse de point de vue prix et qualité des prestations à fournir.

- Achat par voie de régie

Les dépenses de régies sont des dépenses payées sans ordonnancement préalable. Ces dépenses sont de
faible importance et à caractère urgent et imprévisible. L’opération consiste à élaborer un DAE envoyé au CED
pour visa, une fois la DAE est visée le sous ordonnateur élabore une DAP qui sera envoyée avec l’originale de
la DAE au TRG alors une copies sont adressée au régisseur

- Pour le cas d’une commande auprès d’un fournisseur 


La procédure consiste à :

 Vérification de la disponibilité des crédits ;


 Blocage des crédits nécessaires au paiement ;
 Lancement de la commande ;
 Réception et vérification des prestations exécutées ;
 Remise des factures au régisseur ;
 Vérification de la facture ;
 Préparation de l’ordre de paiement (OP) ;
 Préparation du bordereau de dépenses en régie ;
 Inscription des écritures comptables sur le registre comptable.

- Autres cas de dépenses en régie :

 Frais de missions à l’étranger ;


 Frais de missions à l’intérieur du Maroc :
 Indemnité de déplacement ;
 Indemnité kilométrique.

IV. Contrôle de l’exécution du budget  :

L’exécution du budget est soumise essentiellement à deux types de contrôle : le contrôle a priori et le contrôle
a posteriori

1. Contrôle à priori  :

a. Le contrôle interne des administrations  :

Il repose sur des enquêtes et vérifications permanentes effectuées dans le cadre de l’exécution de la
dépense publique.

b. Le contrôle des engagements de dépenses  :

Il consiste en l’étude des pièces justificatives de la proposition d’engagement de la dépense. C’est un


contrôle à caractère préventif effectuée par les contrôleurs des administrations centrales aux niveaux des
ministères et par les contrôleurs provinciaux en ce qui concerne les crédits délégués aux ordonnateurs des
services extérieures des ministères ;

c. Le contrôle de la trésorerie générale du royaume  :

C’est un contrôle des ordres de paiement effectué par les services de la trésorerie générale avant débours.
2. Contrôle à posteriori  :

1.1. Le contrôle de l’inspection générale des financiers   :

Il qui se caractérise par :

Un contrôle a posteriori : il s’effectue après exécution de l’opération financière et comptable

Un contrôle sélectif : il ne s’applique pas à tous les responsables, agents et organes soumis au contrôle ;

Un contrôle préventif : les rapports contiennent des recommandations à même d’améliorer les procédures
de gestion et d’instaurer la culture de rationalisation ;

Un contrôle répressif : les PV de constatation d’infraction sont transmis aux autorités compétentes pour
prendre les mesures nécessaires ;

Un contrôle ouvert : les rapports d’inspection sont transmis aux agents contrôlés pour leur permettre
d’exercer leur droit de réponse en produisant, le cas échéant, les justifications et/ou les observations
éventuelles qui seraient soit acceptées soit écartées par l’inspecteur des finances.

1.2. Le contrôle de la cour des comptes  :

Cette institution est chargée d’assurer le contrôle supérieur de l’exécution des lois de financiers. Dans ce
cadre, elle s’assure de la régularité des opérations de recettes et de dépenses des organismes soumis à son
contrôle en vertu de la loi et en apprécie la gestion.

Elle sanctionne, le cas échéant, les manquements aux règles qui régissent lesdites opérations.

En matière de discipline budgétaire et financière, la cour exerce une fonction juridictionnelle à l’égard de tout
responsable, de tout fonctionnaire ou agent de l’un des organismes suivants :

 Les services de l’Etat 


 Les établissements publics
 Les sociétés ou entreprises dans lesquelles l’Etat ou des établissements publics
détiennent séparément ou conjointement, directement ou Indirectement, une
participation majoritaire au capital ou un pouvoir Prépondérant de décision ;

En matière de contrôle de la gestion, le contrôle de cette Cour s’exerce essentiellement sur les organismes
susvisés ainsi que sur :

 Les entreprises concessionnaires ou gérantes d’un service public, autre que


celles qui sont soumises au contrôle des cours régionales ;
 Les organismes de prévoyance social, quelle que soit leur forme, qui reçoivent
de l’un des organismes précités des concours financiers sous forme de
cotisations patronales ou de subventions.

Cette Cour contrôle l’emploi des fonds publics reçus par les entreprises, autres que celles citées ci-dessus, ou
par les associations, ou tous autres organismes bénéficiant d’une participation au capital ou d’un concours,
quelle que soit sa forme de la part de l’Etat, d’un établissement public ou de l’un des autres organismes soumis
au contrôle de la cour.

3. Le contrôle du parlement  :
Dans l’ensemble, le parlement contribue à la transparence et à la responsabilité dans la gestion du patrimoine
de l’Etat permettant ainsi de réduire le gaspillage des ressources.

Dans l’exécution du budget, le parlement intervient à deux moments pendant (contrôle en cours d’exécution)
et après (après exécution : loi de règlement). Il clôture lui-même le cycle budgétaire qu’il avait lui-même
ouvert avec l’autorisation de la loi de finances.

BIBLIOGRAPHIQUE
- Le code de marche publique
- Budget de l’Etat
- www.cnd.hcp.ma
- www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publique/ressources-depenses-etat/controle-
finances-etat/quel-controle-est-exerce-par-administration.html
- www.undp.org/surf-wa/workpaces/gendertools/fiche05.html
- Décret n° 2-06-388 du 16 moharrem 1428 (5 février 2007) fixant lesconditions et les formes de
passation des marchés de l'Etat ainsi quecertaines règles relatives à leur gestion et à leur contrôle.
Conclusion

Juste avant la fin de formation, Tous les stagiaires sont appelé à effectuer un rapport concernant un mois de
stage de préfecture d’arrondissement de Sidi Bernoussi et les connaissances techniques qu’ils ont acquis
pendant de ce stage de formation.

L’expérience que nous avons vécue durant stage avait pour moi une grande importance, puise qu’elle m’a
permis d’enrichir d’avantage mes connaissances des le domaine du métier et comment se comporter avec
personnes de l’établissement et avec d’autre personnes (client, patients,….) n’est pas toujours une tâche facile.

Une telle acquisition met en évidence la compétence, la capacité intellectuelle et professionnelle que le stagiaire
peut mener dans un travail que demandent effectivement des études, des recherches, ainsi qu’une bonne
organisation.

En fin nous vous souhaitent que notre rapport de stage être capable de répondre aux attentes et aux exigences
de mes formateurs.

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