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PLAN :

INTRODUCTION.

Partie 1 : THEORISATION DU SAVOlR-FAIRE :


1. La définition du Knowledge Management.

2. La définition de 1a Capitalisation des connaissances.

3. Les méthodes de la capitalisation des connaissances du knowledge


management.

Partie 2 : DE LA CAPITALISATION DES CONNAISSANCES A LA GESTION DES


CONNAISSANCES :

1. Le passage de la capitalisation à la gestion des connaissances.


2. Le processus de capitalisation de Knowledge management.
3. Le PDCA de la capitalisation.
Partie 3 : BENEFICES ET FREINS DE LA CAPlTALlSATlON DE CONNAISSANCES :
1. Les Bénéfices de la capitalisation des connaissances.
2. Les freins ct obstacles à la capitalisation des connaissances.

CONCLUSION.
Introduction :

Dans un contexte de développement croissant du concept d‘entreprise étendue la


maîtrise du savoir-faire propre à une entreprise est devenue capitale au sein du
monde industriel.

Michel CROZIER (sociologue français) détermine quatre sources de pouvoir dans


une entreprise. Un salarié détient des connaissances précises sur son activité, il
s'agit parfois d’une compétence rare. C’est un pouvoir lié à l’expertise dont une
organisation ne peut se passer, à condition d’être entendu et reconnu par les
collaborateurs. La maîtrise des relations avec l’environnement et des règles
formelles ct la communication sont également sources de pouvoir.

Les acteurs utilisant et maîtrisant ces réseaux deviennent des médiateurs


incontournables. Une organisation doit donc repérer ses communautés d’acteurs.
Elle doit faire émerger les règles tacites, les modèles de travail et les
connaissances des individus pour que ceux-ci soient mis à la disposition de la
stratégie dc l’entreprise. Le Knowledge Management est une méthodologie qui
s’efforce d’identifier ces connaissances expertes, ce concept est devenu à la
mode, tout en associant des définitions diverses et variées. Il est présenté auprès
des entreprises comme une solution miracle. Face à l’engouement suscité par ce
terme, il nous faut définir son périmètre avec précision, dc même que ses enjeux,
ses limites, son cœur d’action et son environnement. Le Knowledge Management
présente donc l’individu, acteur de l’entreprise comme une ressource aussi
importance que les ressources financières. La formalisation des connaissances des
individus composant l’entreprise est devenue un enjeu de pouvoir. C’est dans
cette direction que notre problématique s’oriente.

Quelles sont les méthodes et les démarches à mettre en place pour remédier à la
fuite des savoirs ?

Partie 1 : THEORISATION DU SAVOlR-FAIRE :

1. Définition du knowledge Management :


La GC, Comme pour n'importe quelle discipline émergente, a beaucoup de
définitions. Pratiquement chaque chercheur. Auteur ou organisation propose sa
propre définition (Barquin 2001. p l28) Chaque définition part d‘une perspective
(objet, processus, Tl, etc.) et reflète le champ disciplinaire de son auteur.
Beaucoup d‘auteurs définissent la GC comme un processus. Pour Barquin (2001,
p 128), la GC est « le processus par,] lequel une entreprise utilise son intelligence
collective pour atteindre ses objectifs stratégiques ». Busch (2008, p l7) le rejoint
en définissant la GC comme « le processus par lequel une organisation met en
place des plans ou des actions afin de maximiser ses actifs de connaissances ».

D‘autres auteurs définissent la GC comme un processus tout en détaillant ses


étape Pour Jennex (2007), le processus de la GC doit faciliter « la capture, le
stockage, la récupération et la réutilisation des connaissances » (p.4) Pour Alavi et
Leidner (2001) la GC implique des processus distincts, mais interdépendants de
création. Stockage, recherche, extraction, transfert et application des
connaissance (p.4). Bergeron (2003) définit la GC comme la capacité de capturer
sélectivement. Archiver et accéder aux meilleures pratiques des connaissances
liées au travail et de prise de décisions des employés et des gestionnaires, Ces
connaissances concernent les comportements des individus et des groupes (p6).

Ce même auteur définit également la GC panant d’une autre perspective. Pour


Bergeron (2003), la GC est vue aussi comme une « stratégie d’optimisation,
délibérée et systématique, qui

. sélectionne, distille, stocke, organise, package et communique des information


essentielles aux activités de l’entreprise d’une manière à améliorer 1e rendement
des employés et la compétitivité de l’entreprise » (p.23) La GC est définie
également en termes de finalités.

Pour Wiig ( 1997), la GC a deux principaux objectifs : permettre à l’entreprise


d‘agir intelligemment afin de garantir sa viabilité et sa réussite et tirer le meilleur
point de ses actifs de connaissances (p.1). Pour atteindre ces objectifs, les
organisations construisent, transforment, organisent, déploient et utilisent
efficacement les actifs de connaissances (p 2). Alavi & Leidner (2001, p.111)
établissent une relation entre la conception de la connaissance et la définition de
sa gestion. Si la connaissance est perçue comme un objet ou comme un accès à
l'information, la gestion des connaissances devrait mettre l‘accent sur
l‘élaboration et la gestion des « stocks » de connaissances. Si la connaissance est
vue comme un processus, la gestion des connaissances insisterait plus sur les flux
de connaissances et sur la création, le partage et la distribution de ces
connaissances. Enfin, si la connaissance est considérée comme une capacité, la
gestion des connaissances serait inscrite dans Ia perspective de construire des
compétences de base, comprendre les savoir-faire stratégiques et créer le capital
intellectuel. Il existe ainsi des conceptions variées et des définitions parfois
conflictuelles de la gestion des connaissances. Mais comme le notent Anand &
Singh (2011. p932), un thème central est présent dans toutes les définitions : «
gérer les connaissances et encourager les ressources humaines à les partager afin
de créer des produits et services à valeur ajoutée ».

De manière générale et comme le soulignent Jennex & Olfman(2010), il existe pas


consensus quant à la définition de le GC.
Cette dernière a évolué avec l'évolution des pratiques et h. conceptions dc la GC.
Une revue de l'évolution de la GC peut nous aider à mieux la définir.

z. Définition de la capitalisation des connaissances :


Il existe diverses définitions de la capitalisation, car le mot est polysémique. Sa
signification :

évolué dans le temps, elle s’est adaptée aux contextes et s’est diversifiée en
fonction des besoins du divers acteurs du développement. Une définition «
historique » de la capitalisation pourrait être :
« LA CAPITALISATION C’EST TRANSFORMER LE SAVOIR EN
CONNAISSANCE PARTAGEABLE ».

Cela suppose une capacité à identifier, à formaliser et à. organiser les savoir-faire,


puis a les formuler de façon à ce qu’ils soient utilisables par d'autres. Cette
définition repose sur :

_ Un constat : le savoir appartient et se trouve auprès de ceux qui sont les acteurs
de l’action.
_ Un présupposé : le savoir des uns peut être utile pour d’autres.

Ces deux piliers historiques sont néanmoins remis en question. Aujourd’hui la


capitalisation est un processus interne aux institutions, porté par une recherche
de meilleure productivité et de notoriété, et ne procède plus uniquement d’une
volonté de partager les expériences Cette posture s’accentue dans un contexte
concurrentiel au détriment de l’approche philanthropique proposée
historiquement. Tenant compte de ces évolutions, il est alors possible de décliner
la capitalisation de la manière suivante :

Capitaliser : c’est valoriser ce que l’on sait faire pour progresser dans son poste, et
dans sa trajectoire personnelle (y compris éventuellement vers d’autres
structures). En ce sens elle concerne uniquement les savoir-faire créés et
mobilisés. La ????? De ces savoirs ne se limite pas à lister les conditions de
réussite d’une action mais bien de préciser comment ces conditions ont été
effectivement atteintes. Cette posture individuelle est évidemment reproduite à
d’autres échelles dans le cadre de capitalisations collectives ou institutionnelles.
La capitalisation révèle la manière qui a permis d’atteindre le but, sans juger de la
qualité du but ou du résultat.

Capitaliser: c’est théoriser les savoir-faire pour ne pas les perdre, ce qui suppose
de codifier les savoirs, d’unifier les acquis, les connaissances, afin de les rendre
utilisables pour soi-même et si besoin pour les autres.

Capitaliser: c’est transformer la connaissance tacite (puisque je fais, je sais Faire)


en connaissance explicite (je sais faire et je peux expliquer comment je fais). En
d’autres termes, la capitalisation est un processus itératif et mobilisable à partir
de l’expérience réelle, visant à produire une plus-value des savoir-faire.

Capitaliser : c’est tout simplement se donner des clefs pour préparer l’avenir. La
capitalisation est une approche prospective et non passéiste qui c'hercherait a