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RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix - Travail – Patrie Peace - Work - Fatherland


********* *********
UNIVERSITÉ DE NGAOUNDÉRÉ THE UNIVERSITY OF NGAOUNDÉRÉ
B.P. 454 - Fax: 237/225 25 73 P.O. Box 454 - Fax: 237/25 25 73
Tél. : 00 (237) 22 15 86 11 Tél. : 00 (237) 22 15 86 11
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Faculté des Arts, Lettres et Faculty of Arts, Letters and
Sciences Humaines Social Sciences
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Département de Géographie Department of Geography
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Cours de GED422 :
SÉMINAIRE DE RECHERCHE

Heure
Cycle CODE Type UE Semestre Crédit
Tutorat TD/TP TPE
Master GED422 Fondamentale 3 30 20 10 6

Responsable :
Pr MOUSSA IYA

Intervenante :
Dr MABOULOUM Anne-Marie
1
Objectifs de cette Unité d’Enseignement
De manière générale, l’objectif de ce cours sur le séminaire de recherche est
de permettre aux étudiants d’exposer leur projet de recherche, puis leurs
résultats afin de bénéficier des critiques et des suggestions des participants.

Spécifiquement, il est question de :

- Revoir de façon détaillée les différents volets et les différentes étapes de


rédaction d’un mémoire complet de recherche.
- S’approprier ces différentes étapes en vue d’initier les étudiants à la
conception tout d’abord d’un projet de recherche, à son exécution
planifié et ensuite à la communication de ses résultats. Le séminaire
vise ainsi à aider les étudiants à construire progressivement leur
propre démarche de recherche en conciliant les exigences théoriques
et leurs possibilités pratiques.
- Rédiger une première version de leurs travaux de recherche en vue de
son dépôt à la fin du cours.
- Initier les étudiants en cycle de Master recherche à la présentation
orale de leurs propres travaux.

Approche pédagogique
Ce cours se donnera sous une forme hybride c'est-à dire que la transmission
du contenu théorique du cours se fera par autoapprentissage en utilisant
l'enseignement à distance, alors que les séances d'exercices se feront en
classe dans la mesure du possible et également sous forme de TPE.

L’ensemble des chapitres contiennent la matière théorique qui sera évaluée à


l'examen. Les lectures obligatoires compléteront la matière théorique du
cours et seront aussi matière à examen.

Le Plan de cours a pour objectif de vous préparer à suivre le cours. Il définit


en quelque sorte un mode d'emploi, non seulement pour le matériel
didactique du cours, mais aussi pour le cheminement que vous devez
adopter et les différentes exigences auxquelles vous devez répondre.

Modalités d’encadrement
L’encadrement de ce cours de géographie est confié à deux enseignants. Leur
rôle consiste comme enseignants à transmettre des connaissances sur le
mémoire de recherche (depuis le questionnement scientifique initial
jusqu’aux annexes).et d'agir comme guide et orienteur dans la réalisation de
votre première ébauche de projet.
2
Table des matières

Objectifs de cette Unité d’Enseignement ........................................................ 2


Approche pédagogique .................................................................................... 2
Modalités d’encadrement................................................................................ 2
Table des matières .......................................................................................... 3
EC 1 - LES ÉTAPES D’UNE RECHERCHE ......................................................... 6
Introduction ......................................................................................................... 6
1.1. La question de départ ................................................................................. 6
1.2. L’exploration............................................................................................... 6
1.3. La problématique ....................................................................................... 6
1.4. La construction .......................................................................................... 6
1.5. L’observation (terrain spécifique et groupes retenus) .................................. 7
1.6. L’analyse des informations ......................................................................... 7
1.7. La conclusion ............................................................................................. 7
EC 2 - LES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS D’UN PROJET DE RECHERCHE .......... 8
2.1. Une brève présentation du sujet de recherche............................................... 8
2.2. Une revue de la littérature ............................................................................ 8
2.3. La présentation du problème ou de la question de recherche ........................ 9
2.4. La détermination des objectifs et des hypothèses : ...................................... 10
2.5. Le cadre ou le schéma théorique ................................................................. 10
2.6. La méthodologie .......................................................................................... 10
2.7. La bibliographie. ......................................................................................... 11
EC 3 – LA CONSTITUTION D’UN SCHÉMA OPÉRATIONNEL ........................... 12
3.1. Définition d’un schéma opérationnel ........................................................... 12
3.2. Les composantes d’un schéma opérationnel ................................................ 12
3.2.1. Définition de la « région » d’étude et justification du découpage
géographique .................................................................................................. 13
3.2.2. Détermination de l’échelle géographique d’analyse ................................ 13
3.2.3. Détermination de la période d’étude ...................................................... 13
3.2.4. Définition des variables : du concept retenu au choix des variables ...... 14
Conclusion......................................................................................................... 14
EC 4. CHOIX ET DÉFINITION D’UN SUJET DE RECHERCHE ......................... 15
4.1. Comment choisir un sujet de recherche ? ................................................... 15
4.2. Quelques questions initiales a se poser ....................................................... 15
4.3. Six questions à se poser à la phase de pre-recherche ............................... 16
3
4.3.1. Questions liées au problème géographique ........................................... 16
4.3.2. Interrogations portant sur le cadre théorique (schéma théorique) ......... 16
4.3.3. Formulation des premières hypothèses ................................................. 16
4.3.4. Méthodologie à retenir ? ........................................................................ 16
4.3.5. Questions liées à la collecte de données ................................................ 17
4.3.6. Questions portant sur les outils à privilégier ......................................... 17
EC 5 – LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE EN GÉOGRAPHIE .......................... 18
5.1. La recherche documentaire traditionnelle ................................................... 18
5.2. La recherche documentaire informatisée ..................................................... 18
5.3. L’analyse documentaire et la revue de la littérature .................................... 18
EC 6 - FORMULATION DES OBJECTIFS ET DES HYPOTHÈSES ..................... 19
6.1. Définition des objectifs et des hypothèses ................................................... 19
6.2. Définition et types d’hypothèses .................................................................. 19
6.2.1. Définition .............................................................................................. 19
6.2.2. Vérification de l’hypothèse .................................................................... 20
6.3. Exemple de vérification d’une ou plusieurs hypothèses ............................... 20
EC 7 : LES PRINCIPALES MÉTHODES DE COLLECTE DE DONNÉES .............. 21
7.1. Les types de méthode de collecte des données ............................................. 21
7.2. L’enquête et l’entrevue ................................................................................ 21
7.3. L’enquête par échantillon ............................................................................ 21
7.3.1. Définition et objectifs de l’enquête ......................................................... 21
7.3.2. Les principales étapes d’une enquête par échantillon ............................ 22
7.3.3. La collecte de l’information de base ....................................................... 23
7.3.4. Planification du budget et du temps...................................................... 23
7.3.5. Choix du mode d’administration du questionnaire ................................ 23
7.3.6. La base d’échantillonnage ..................................................................... 23
7.3.7. La constitution de l’instrument d’enquête, le questionnaire .................. 23
7.3.8. Le pré-test ou la pré-enquête ................................................................ 24
7.3.9. La formation des enquêteurs................................................................. 24
7.3.10. Le respect des normes d’échantillonnage et d’éthique ......................... 24
7.3.11. La codification, la saisie et le traitement des données ......................... 24
EC 8 - L’ÉTUDIANT ET LE DIRECTEUR DU MÉMOIRE ................................... 25
Introduction ....................................................................................................... 25
8.1. De la responsabilité du directeur ................................................................ 25
8.2. De la responsabilité de l’étudiant ................................................................ 25
EC 9 - LE MÉMOIRE DE RECHERCHE ........................................................... 26

4
9.1. Présentation matérielle d’un mémoire ......................................................... 26
9.1.1. Pour les interlignes ............................................................................... 26
9.1.2. Pour les marges .................................................................................... 26
9.1.3. Pour les coupures dans les mots :......................................................... 26
9.1.4. Pour les soulignements ou mises en italique : ....................................... 27
9.1.5. Pour la transcription des nombres : ...................................................... 27
9.1.6. La pagination ........................................................................................ 27
9.2. Le plan d’écriture : exemple indicatif ........................................................... 27
9.2.1. Les grands traits d’un plan d’écriture : ................................................. 27
9.2.2. L’importance du résumé ....................................................................... 28
EC 10 - L’INTRODUCTION ET LA CONCLUSION DANS LA RECHERCHE ......... 29
10.1. L’importance d’une introduction dans un travail de recherche .................. 29
10.1.1. Que dire au début ? ............................................................................ 29
10.1.2. Trois questions doivent être privilégiées : ............................................ 29
10.1.3. L’introduction sert aussi de recommandation ..................................... 29
10.2. La nécessité de la conclusion .................................................................... 29
10.2.1. Une nécessité première : marquer nettement la conclusion................. 29
10.2.2. La double fonction d’une conclusion ................................................... 30
10.2.3. À propos de conclusion : ..................................................................... 30
EC11 : LA TABLE DES MATIÈRES ET LES ANNEXES..................................... 31
11.1. La table des matières ................................................................................ 31
11.2. Les annexes .............................................................................................. 31
EC 12 - LES RÈGLES DE PRÉSENTATION DES RÉFÉRENCES
BIBLIOGRAPHIQUES ..................................................................................... 33
EC 13 : LES CITATIONS DANS UN MÉMOIRE DE RECHERCHE...................... 37
13.1. Pourquoi citer ?......................................................................................... 37
13.2. De la citation à la paraphrase voire au plagiat .......................................... 37
13.3. Quelques règles essentielles pour utiliser les citations .............................. 37
EC 14 : LA PRÉSENTATION TABLEAUX, GRAPHIQUES, PHOTOGRAPHIES ET
CARTES DANS UN MEMOIRE ........................................................................ 39
14.1. Les Tableaux, graphiques et photographies : cinq exigences ..................... 39
14.1.1. La présentation de la carte dans un mémoire ......................................... 39

5
EC 1 - LES ÉTAPES D’UNE RECHERCHE

Introduction
La préparation d’un projet de recherche exige, d’une part une réflexion
conceptuelle et théorique sur le sujet, d’autre part, la conception d’un cadre
méthodologique. Ses principales étapes sont.

1.1. La question de départ


Formuler la question de départ en veillant à respecter :

 la clarté
 la faisabilité
 la pertinence

1.2. L’exploration
Les lectures : tout d’abord il faut lire tout ce qui a trait au thème choisi.

 débuter les recherches bibliographiques ;


 sélectionner les textes
 lire avec méthode
 résumer

Les premiers contacts avec le terrain d’étude :

 conduire les entretiens exploratoires


 identifier les personnes - ressources
 se préparer à l’entretien
 rencontrer les experts, témoins et autres personnes concernées en
adoptant une attitude d’écoute et d’ouverture.

1.3. La problématique
 Faire le point des lectures et des entretiens ;
 se donner un cadre théorique ;
 expliciter la problématique retenue au sein du cadre théorique
précédemment défini.

1.4. La construction
Construire les hypothèses, formaliser et éventuellement modéliser en précisant :

 les relations entre les concepts ;


6
 les relations entre les hypothèses principales et secondaires ;
 la nature de la formalisation ou de la modélisation retenue.

1.5. L’observation (terrain spécifique et groupes retenus)


 Délimiter le champ d’observation ;
 Concevoir l’instrument d’observation ;
 Tester l’instrument d’observation ;
 Procéder à la collecte des informations

1.6. L’analyse des informations


 Décrire et préparer les données pour l’analyse ;
 Mesurer les relations entre les variables ;
 Comparer les résultats attendus et les résultats observés.

1.7. La conclusion
 rappeler la démarche ;
 présenter les résultats en mettant en évidence : les nouvelles
connaissances, les conséquences pratiques et opérationnelles
éventuellement.

7
EC 2 - LES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS D’UN PROJET
DE RECHERCHE

Un projet de recherche comprend les éléments suivants :

2.1. Une brève présentation du sujet de recherche


 Identification d’un problème de recherche

L’identification d’un problème de recherche repose sur un certain nombre de


critères : est-ce un problème pratique ? Ce questionnement concerne-t-il un
problème particulier, une région particulière ou une population particulière ?
Le problème touche-t-il une question spécifique à résoudre ? L’étude
constitue-t-elle une occasion pour recueillir des données particulières pour
l’exploration de nouvelles techniques ?

Ensuite, il faut décrire la relation de la question avec les recherches déjà


réalisées c’est-à-dire est ce que la question est dans le prolongement des
travaux antérieurs ? présent-t-elle une ou des hypothèses qui paraissent
nouvelles et vraisemblables dans le cadre théorique retenu.

 Problématique

La problématique est le questionnement du problème que vous avez au


préalable déjà identifié. C’est un ensemble de questions permettant d’aider à
la structuration ou à la réflexion. C’est également un ensemble construit
autour d’une question principale, des hypothèses de recherches et des lignes
d’analyse qui permettront de traiter le sujet choisi. Ainsi définie, elle
constitue une composante essentielle dans le travail de préparation du
rapport.

Il n’y a pas de bon travail scientifique sans bonne problématique. Elle se


forme à partir du 1er questionnement et des pistes de travail esquissées lors
du choix du sujet. Pour arriver à une problématique, il faut successivement
noter les différentes formulations. Après le travail de débroussaillage, vous
devez arriver à la formuler d’une manière concise, solide, claire et assurée,
ce qui permettra d’organiser le plan de travail. Ensuite, au fur et à mesure
que progresse la recherche, les idées sa clarifient, les hypothèses se
précisent, les analyses s’affirment. Bref, la problématique murit et il n’est
pas mauvais à certaines phases d’en reprendre la rédaction.

2.2. Une revue de la littérature


La construction d’une revue de littérature part de la question de recherche
qu’on s’est donnée. C’est pour cette raison d’ailleurs que cette question de
8
recherche doit être clairement formulée. Cette question de recherche doit
faire l’objet d’un examen précis de ses différentes composantes.

Une fois ces orientations précisées, il faut sélectionner les ouvrages qui se
réfèrent au thème de l’étude et à la question de recherche ou qui portent sur
des problématiques liées à la question de recherche. Pour effectuer ces
lectures, il faut observer quelques principes :

1. Partir toujours de la question de recherche ;

2. S’orienter vers les ouvrages de synthèses ou les articles ne comportant


que quelques dizaines de pages ;

3. Rechercher des documents qui présentent surtout des analyses et non


uniquement des statistiques ;

4. Recueillir des textes qui donnent des approches diversifiées du problème


que l’on veut étudier ;

5. Se donner une grille de lecture.

La grille de lecture est une construction qui permet de dégager d’une part les
thèmes majeurs identifiés chez les auteurs et d’autres parts elle permet de
relier ces thèmes aux différentes dimensions de la question de recherche et à
son contenu global.

Autour de chaque thème, on fait graviter les auteurs dont les ouvrages se
rapprochent peu ou prou du contenu du thème considéré. L’exposé d’un auteur doit
être synthétique et se terminer par une brève évaluation de l’apport scientifique de
son travail par rapport à la question de recherche qu’on s’est donné au départ. Une
fois épuisé, l’exposé scientifique doit faire place à une deuxième démarche.

Il est nécessaire d’entreprendre une analyse critique de la littérature


scientifique sur votre sujet. Ainsi, faut-il décrire un état de la question, d’une
façon intégrée et synthétique, des travaux les plus pertinents et les plus
importants. L’analyse documentaire doit tenir compte du ou des problèmes
étudiés, des hypothèses de recherche, de la démarche méthodologique, des
résultats et des conclusions des recherches antérieures.

La revue de la littérature et la question initiale ayant été articulées, il faut


renforcer la démarche de rupture initiée par la question de recherche, par les
explorateurs.

2.3. La présentation du problème ou de la question de


recherche
Il s’agit de présenter votre question de recherche en définissant les concepts
de base ; puis de démontrer la pertinence de votre question en précisant :

 si l’étude permettra d’affiner les concepts ? et/ou

9
 de remplir un vide théorique ou un vide méthodologique ; ou
d’éprouver ou de proposer un cadre théorique ou un cadre
méthodologique ; et/ou
 de pousser l’analyse empirique du phénomène étudié ; et/ou
 d’améliorer, d’introduire ou créer des outils ou des instruments ; et/ou
 d’étudier un phénomène nouveau dans le territoire concerné ;
 de préciser si l’étude est une occasion de recueillir des données
spécifiques ou des données inédites ? et/ou
 si l’étude peut conduire à des généralisations intéressantes ?

La question de recherche est située au cœur de la problématique. Elle doit


être cruciale, centrale, essentielle par rapport au sujet choisi. Elle doit
garder le cap et va aider à axer la recherche, à élaborer votre problématique
soit autour d’une hypothèse, soit dans le cadre d’un ensemble cohérent
d’hypothèses et à dégager quelques grandes lignes de recherche, qui
constitue en fait, votre plan de travail. Ne vous bloquez pas, relisez les notes
(décision que vous avez prise, dégagez des points forts, des problèmes
cruciaux). Faite le point par écrit en notant les différentes formulations
auxquelles vous êtes arrivés. Après mille réflexions, vous la trouverez votre
question principale. Dans le cas contraire, rapprochez-vous de votre
directeur.

2.4. La détermination des objectifs et des hypothèses :


 Quels sont les objectifs de la recherche ? Est-ce décrire, comparer,
expliquer, tester, prédire, modéliser... ?
 Quelles sont les hypothèses retenues en vous appuyant sur la
littérature scientifique existante ?

2.5. Le cadre ou le schéma théorique


Il est indispensable d’énoncer le cadre de référence théorique du projet :

 Quel est le degré de conceptualisation retenu ?


 Cette conceptualisation est-elle un effort de théorisation et montre-t-
elle la compréhension du sujet ?

Le plus souvent, on retrouve ce schéma théorique dans la littérature


scientifique c’est-à-dire dans des articles de revues ou de périodiques.

2.6. La méthodologie
Dans cette section, il faut décrire les étapes méthodologiques successives de
votre recherche c’est-à-dire le modèle opérationnel, la ou les méthodes de
collecte de données et les outils ou techniques d’analyse. Le modèle
opérationnel comprend :
10
 La définition et la justification de l’espace étudié. Il s’agit de préciser
ici quel est le découpage géographique retenu ?
 Quelle est la relation entre le problème étudié et l’espace retenu ?
 La question de l’échelle retenue ? Justification
 La détermination de la période d’étude : s’agit-il d’une étude
transversale ou d’une étude longitudinale ?
 La définition de la population-cible : quel est l’univers étudié ? Quelles
sont les caractéristiques de la population retenue ?

La méthode de collecte des données : c’est l’étape où l’on détermine la


collecte de faits, d’observations ou d’informations ;

Quelle est la stratégie de collecte des données ?

Quel est le type de collecte de données ? (données primaires ou données


secondaires). Ensuite il faut justifier votre choix ? Pourquoi ?

S’il s’agit des données secondaires, il faut fournir les sources complètes et en
donner une description. Quelles sont les variables nécessaires ?

Il faut également fournir les informations utiles s’il s’agit des données
primaires : est-ce une stratégie d’enquête par échantillon ? Quel est le type
de collecte de données ? Quel mécanisme d’enquête ? Auprès de qui ? Quel
type d’échantillon ? Quelle est la méthode d’échantillonnage ?

Structure générale du questionnaire : comment construire un


questionnaire ? (La méthode par codification).

Le choix des outils et des techniques d’analyse : par rapport au type de


données et par rapport aux objectifs et aux hypothèses.

2.7. La bibliographie.

11
EC 3 – LA CONSTITUTION D’UN SCHÉMA
OPÉRATIONNEL

3.1. Définition d’un schéma opérationnel


Planifier sa recherche suppose une rationalisation de toutes les activités de
recherche en fonction des objectifs. En d’autres mots, il s’agit de préparer
une gestion rationnelle de toutes les étapes et opérations de la recherche en
s’assurant de leur cohérence avec les objectifs initiaux fixés à l’amont. Cela
consiste à construire un plan de recherche comprenant :

 les objectifs à atteindre,


 les étapes de la réalisation,
 un échéancier et les dépenses afférentes à la recherche à conduire.

Ainsi, planifier sa recherche est à la fois un programme de travail et un


instrument de coordination. Toutes les opérations de recherche sont
interdépendantes et visent à recueillir des informations valides et fiables
concernant un phénomène observable.

Un schéma opérationnel est une composante d’un projet de recherche qui


rassemble les étapes opérationnelles de cette recherche. 11 est important de
définir précisément avec détails chacune de ces étapes, chacune étant une
opération comportant une fonction bien précise. L’ensemble est ordonné et
en liaison fonctionnelle. Les principales composantes d’un schéma
opérationnel sont les suivantes :

 définition de la région d’étude et justification du découpage


géographique retenu,
 détermination de l’échelle géographique adoptée,
 détermination de la période d’étude,
 définition de la population-cible,
 définition des variables, et de leurs caractéristiques,
 choix de la ou des méthode(s) de collecte des données.

Faut-il rappeler ici que ce schéma opérationnel ne saurait être envisagé par
l’étudiant qu’après une mise en œuvre effective des étapes de la recherche se
situant à l’amont : la définition du problème géographique, l’énoncé du cadre
théorique, la formulation des hypothèses centrales et secondaires,
l’explication de la méthodologie retenue

3.2. Les composantes d’un schéma opérationnel

12
3.2.1. Définition de la « région » d’étude et justification du découpage
géographique

Quel est le rapport entre le sujet ou le problème de recherche et l’espace à


étudier ? Pourquoi telle « région » d’étude plutôt qu’une autre ? A-t-on déjà
observé le phénomène dans l’espace projeté ? Toutes ces questions visent à
définir et à justifier le choix de l’espace retenu.

Définir précisément l’espace à étudier, c’est répondre aux questions


suivantes :

 est-ce une « région » administrative, économique, sociale, culturelle,


politique ou une « région » naturelle ?
 quelles sont les limites géographiques de l’espace étudié ? Coïncident-
elles avec des limites administratives ?
 quelles sont les caractéristiques de la « zone » d’étude ?

En géographie, le chercheur est souvent tributaire du découpage


géographique proposé par des organismes de recensements nationaux. Il doit
alors affronter plusieurs problèmes, dont :

 la diversité des découpages administratifs et statistiques ;


 la diversité dans les formes géométriques des unités spatiales de
superficies différentes ;
 la comparabilité de ces unités spatiales dans le temps et dans l’espace.

3.2.2. Détermination de l’échelle géographique d’analyse

Pour un géographe, le choix de l’échelle géographique est très important :


quelle est l’échelle géographique pertinente pour la recherche ? On peut
étudier un problème à micro-échelle (grande échelle géographique), à méso-
échelle ou à macro-échelle (petite échelle géographique).

3.2.3. Détermination de la période d’étude

Il faut déterminer l’intervalle de temps à préciser ou la situation dans le


temps du problème étudié ou la situation historique de l’événement. On peut
étudier un problème de deux façons. La première façon est d’étudier
transversalement un phénomène. Elle consiste à étudier une question de
recherche à un moment donné où concernant une période de courte durée.

3.2.4. Choix de la méthode de collecte de données

Elle peut se faire soit auprès d’une population i.e. l’ensemble de tous les
individus ou objets ou unités géographiques composant la population ; ou à
partir d’un échantillon i.e. un sous-ensemble d’une population ou d’un
univers plus grand. Souvent, la collecte de données se fait à partir de
13
sources secondaires comme les recensements nationaux ou à partir de
sources primaires comme les enquêtes, les entrevues, les sondages ou les
deux à la fois.

3.2.4. Définition des variables : du concept retenu au choix des


variables

Le choix des variables se fait en rapport direct avec les objectifs et les
hypothèses. Mais dans un premier temps, il est important de bien définir les
concepts car c’est une étape nécessaire et essentielle pour s’assurer de la
rigueur, de la cohérence entre les énoncés et les observations :

Conclusion

14
EC 4. CHOIX ET DÉFINITION D’UN SUJET DE
RECHERCHE

4.1. Comment choisir un sujet de recherche ?


C’est une étape fort délicate car les pré-requis sont multiples : connaissance
du domaine de recherche, intérêts personnels du chercheur, compétence et
position sociale du chercheur, maîtrise des ressources matérielles
indispensables.

En effet, le choix d’un sujet de recherche ou d’un problème de recherche est


dicté non seulement par les préférences scientifiques du chercheur pour un
domaine particulier de la géographie, mais aussi par l’intérêt scientifique lié
au fait de reculer les limites de la connaissance dans ce domaine.

Il y a un nombre illimité de problèmes de recherche en géographie. Aussi


faut-il entreprendre un état de la question afin d’identifier les vides
théoriques, cette revue de la littérature scientifique permettant au chercheur
de les identifier, ainsi que les lacunes, et rendant ainsi possible la
justification d’un problème de recherche.

Cette démarche permettra de répondre à l’interrogation suivante : quelles


sont les questions d’actualité scientifique ? Et quelles sont les lacunes à
combler, car elles peuvent être très variées ?

En effet, le chercheur peut justifier sa question de recherche en constatant :

 une insuffisance des connaissances sur la question ou le sujet de


recherche,
 des lacunes sur le plan fondamental i.e. des lacunes au niveau
conceptuel ou au niveau théorique ou au niveau méthodologique,
 une insuffisance de recherches empiriques sur la question i.e. que les
hypothèses et les théories inexistantes devraient être encore
éprouvées,
 un manque de connaissance sur une région particulière : en
géographie, c’est une justification très courante.

4.2. Quelques questions initiales a se poser


Une question de recherche doit être formalisée en tenant compte des
éléments suivants :

 quoi ? quel est le phénomène à l’étude ?

15
 qui ? quelle est la population-cible ou quel est le groupe visé par
l’étude ?
 où ? quelle est la région d’étude ou quel est le territoire d’étude ?
 pourquoi ? dans quel(s) but(s) ? quelle est la justification ?

4.3. Six questions à se poser à la phase de pre-recherche

4.3.1. Questions liées au problème géographique

Il faut faire une brève présentation du problème et une première définition


élémentaire des concepts centraux à retenir. Ensuite, il faut définir la
pertinence du problème à partir d’un ou plusieurs critères, c’est-à-dire est-ce
un problème pratique ? Ce questionnement concerne-t-il une population
particulière, une région particulière ? Le problème touche-t-il une question
spécifique à résoudre ? Votre étude va-t-elle permettre d’affiner les concepts,
de pousser l’analyse empirique, d’améliorer une méthodologie, de créer ou
d’améliorer des outils, des instruments, etc. ? Votre étude constitue-t-elle
une occasion pour recueillir des données particulières, pour l’exploration de
nouvelles techniques ?

4.3.2. Interrogations portant sur le cadre théorique (schéma théorique)

 Présenter un premier schéma théorique élémentaire ;


 décrire la manière dont la question s’inscrit dans un cadre théorique
défini ;
 décrire la relation de la question avec les recherches déjà réalisées : la
question est-elle dans le prolongement de travaux antérieurs ?
 présente-t-elle une ou des hypothèses qui paraissent nouvelles et
vraisemblables dans le cadre théorique retenu ?

4.3.3. Formulation des premières hypothèses

Formuler le plus clairement possible les premières hypothèses en vous


appuyant sur la littérature. Mais avant, il faut présenter les objectifs :
décrire, expliquer, comparer, prédire, modéliser.

4.3.4. Méthodologie à retenir ?

Quelles sont les étapes méthodologiques qui vont être retenues ? Quelle est
la démarche méthodologique ? Il faut :

 définir les concepts, les variables (indépendantes ou dépendantes si


c’est le cas)
16
 la région d’étude : pourquoi ? Quelles limites ?
 la période couverte : Le temps ? (durée, pas de temps adopté)
 la population-cible ? : Qui ? Pourquoi ? Caractéristiques ?

4.3.5. Questions liées à la collecte de données

Quels sont les différents moyens d’enquête dont vous disposez ? Pourquoi ?
Quelles sont les différentes Stratégies d’enquête que vous allez adopter ?

 Questionnaire, catégories de questions, quels sont les rapports avec


les objectifs et les hypothèses ?
 Échantillonnage ? Administration du questionnaire ? Justification

4.3.6. Questions portant sur les outils à privilégier

 choix ?
 justification ?
 intérêt et limite des outils ?

NB : Dès cette phase de pré-recherche, il est plus que souhaitable


d’envisager les conditions dans lesquelles s’effectuera la restitution finale de
l’information.

17
EC 5 – LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE EN
GÉOGRAPHIE

Une bonne recherche documentaire permet de réaliser une analyse fouillée


et critique des travaux déjà effectués sur le sujet d’étude.

En d’autres mots, la constitution d’une bibliographie pertinente est à la base


d’une bonne revue de la littérature et permet de faire un bilan des questions
de recherche à un moment donné. Mais cette recherche documentaire doit
s’effectuer selon un plan logique et de manière systématique.

5.1. La recherche documentaire traditionnelle


La première étape d’une recherche documentaire peut être une étape
« classique », entendons par là une recherche bibliographique, effectuée via
les bibliographies constituées sur le même thème, par les auteurs de
mémoires, de thèses, sur un sujet avoisinant. Cette première approche est
importante, car rapidement, elle permettra au chercheur de se rendre
compte si le tour de la question a été fait, et de ne pas méconnaître les
auteurs qui font référence sur le sujet.

5.2. La recherche documentaire informatisée


Depuis plus de dix ans, les bases de données informatisées se sont
multipliées à un rythme extrêmement rapide. Ce sont des bases de données
« interrogeables » par le biais de serveurs.

5.3. L’analyse documentaire et la revue de la littérature


Tout document doit être soumis à un examen critique .L’analyse
documentaire est une étape importante dans le cycle de la recherche car elle
permet de situer le problème de recherche retenu par rapport aux différents
courants au sein de la discipline. C’est une démarche nécessaire dans la
mesure où elle nous amène à prendre connaissance de la pertinence du
sujet à l’étude, des courants théoriques, des schémas théoriques, des
modèles opérationnels, des techniques et des outils utilisés, des résultats
obtenus et de l’analyse et de l’interprétation des auteurs. On peut alors
profiter de l’expérience des autres chercheurs afin d’éviter de s’orienter vers
de fausses pistes en empruntant une méthodologie et des outils peu utiles et
non pertinents...

18
EC 6 - FORMULATION DES OBJECTIFS ET DES
HYPOTHÈSES

6.1. Définition des objectifs et des hypothèses


Pour formuler un problème géographique, il faut d’abord analyser toutes les
publications sur le sujet non seulement en géographie mais aussi dans les
autres disciplines. Cette étape permet au chercheur d’identifier les lacunes,
les faiblesses et les vides théoriques du domaine et de plus, de convaincre
les autres chercheurs des mérites de son projet. Les lacunes peuvent être un
manque de connaissances sur le sujet c’est-à-dire une insuffisance de
connaissances conceptuelles et/ou théoriques et/ou méthodologiques et/ou
empiriques ; il peut en être de même tout simplement à propos d’un lieu ou
d’une région particulière.

Un problème défini par un géographe est donc généralement l’expression


d’un intérêt scientifique et/ou d’un besoin d’acquérir des connaissances
portant sur l’objet « espace ». Il convient de répondre initialement aux
questions suivantes : qui ? Quoi ? Où ? Comment ?

Une fois le problème choisi, il faut en déterminer les finalités : quel est le but
de la recherche ? Cela est important car toute la stratégie de la recherche en
dépend. On peut vouloir décrire, expliquer, modéliser, théoriser ou même
faire de la prédiction. Souvent, le géographe pose plusieurs objectifs
simultanément qui peuvent être de décrire et d’expliquer un phénomène
dans l’espace.

En d’autres mots, il peut vouloir accroître la somme des connaissances par


la description et la recherche de facteurs nouveaux ou proposer une solution
à un problème précis ou encore développer une méthodologie, améliorer la
conceptualisation d’un phénomène, construire un modèle, etc.

6.2. Définition et types d’hypothèses


6.2.1. Définition

Qu’est-ce qu’une hypothèse ? Une hypothèse est une proposition offrant une
explication possible ou une solution potentielle à un problème ou à une
question.

Selon Grawitz (1993), une hypothèse est « une proposition de réponse à la


question posée. Elle tend à formuler une relation entre des faits
significatifs ». Cette proposition peut être formulée comme un énoncé, une
idée, une suggestion ou même une question. Cette présomption doit être
19
confrontée, ou dans une certaine mesure vérifiée, à l’intérieur d’un
processus de recherche contrôlé.

6.2.2. Vérification de l’hypothèse

Avant d’éprouver ou de tester une hypothèse, il faut s’assurer que les


concepts utilisés soient bien précis et bien cernés c’est-à-dire que les
hypothèses permettent de rendre compte d’une partie de la réalité ; que
chaque hypothèse est spécifique et vérifiable par des méthodes et des
instruments disponibles.

L’hypothèse est indispensable car elle contribue à une meilleure


compréhension du sujet ou du problème, parce qu’elle oriente la recherche
en privilégiant certains aspects ou certains points de vue ;

Comment vérifie-t-on une hypothèse ? En géographie humaine, le principe


de vérification n’est pas de mise stricto sensu : il faut plutôt parler de « test »
ou de confrontation avec la réalité observée. Selon Tremblay (1968), la
vérification exige deux étapes principales :

 l’analyse des variables : il faut déterminer les facteurs (ou variables


indépendantes) dont le choix dépend du cadre théorique ;
 la construction du modèle expérimental : c’est la stratégie qui permet
la « vérification » ; on parle alors de modèle opérationnel.

6.3. Exemple de vérification d’une ou plusieurs hypothèses

20
EC 7 : LES PRINCIPALES MÉTHODES DE COLLECTE
DE DONNÉES

7.1. Les types de méthode de collecte des données


Les méthodes de collecte de données sont variées et le choix de l’une d’entre-
elles dépend essentiellement de la nature des objectifs et des hypothèses
retenues. Pour chaque recherche, il faut concevoir et construire un
instrument et une technique adaptés.

Selon le géographe britannique Peter Haggett (1977) trois grandes catégories


de collecte de données peuvent être reconnues :

 les observations sur le terrain,


 les documents administratifs et d’archives,
 les données par enquête.

7.2. L’enquête et l’entrevue


Parmi les méthodes de cueillette de données les plus utilisées en géographie
figurent l’enquête et l’entrevue. Ce sont des instruments de collecte qui
n’appartiennent en propre à aucune discipline ; ils sont largement employés
en sciences humaines et en sciences sociales. Notons que l’entrevue permet
de collecter des données aussi bien subjectives qu’objectives.

De manière générale, on identifie quatre types d’entrevue ou d’enquête :


l’entrevue d’exploration, l’entrevue via l’informateur-clé, l’entrevue centrée et
l’entrevue par échantillon.

7.3. L’enquête par échantillon


7.3.1. Définition et objectifs de l’enquête

Cette enquête correspond à une méthode de collecte de données consistant à


interroger des individus qui appartiennent à une population choisie ou à un
échantillon représentatif de cette population-mère. Le travail d’enquête est
très exigeant ; il comporte plusieurs étapes essentielles. Lors de chacune
d’elles, le chercheur doit être vigilant afin d’assurer la qualité des données
recueillies.

L’avantage principal de l’enquête est qu’elle permet de recueillir des données


de nature très variée :

21
 des données se rapportant à la personne enquêtée i.e. des données sur
le profil socio-économique : l’âge, le revenu, le niveau d’instruction,
l’affiliation religieuse, l’appartenance ethnique, la profession, etc. ;
 des données concernant le ménage ;
 des données sur le milieu de vie ou le voisinage ;
 des données concernant les opinions.

L’enquête se traduit par un entretien entre l’enquêté et l’enquêteur. Cet


entretien peut être structuré ou non.

Un entretien non structuré est souvent centré sur un événement ou sur un


thème particulier et ne comporte pas de liste de questions pré-établies à
l’avance. Il s’appuie plutôt sur une liste de contrôle abordant plusieurs
sujets. Un entretien non-structuré est très utile pour explorer une question.
Se rappeler néanmoins que la codification des réponses est très délicate et
sujette à interprétation de la part de l’enquêteur.

Un entretien structuré impose à chaque répondant une série de questions


déjà établies à l’avance. Les réponses sont notées sous une forme codée ou
pré-codée (voire post-codée). Une question pré-codée demande au sujet de
choisir lui-même les réponses préétablies parmi une liste d’énoncés. Une
question codée est une question où l’enquêteur classe lui-même la réponse.
Une question post-codée est une question où la codification se fait après
l’enquête (cas des questions ouvertes pour lesquelles on effectue
ultérieurement une catégorisation).

Il est important de bien articuler les objectifs de la recherche elle-même avec


les objectifs de l’enquête. Pourquoi entreprendre une enquête ? Peut-être y a
t-il une absence de données sur le sujet étudié ou constate-t-on des lacunes
importantes dans la qualité et la nature des données ? Il importe alors de
définir la nature et les types de données à collecter en fonction des objectifs
et des thèmes retenus auprès de la population-cible i.e. celle visée par
l’enquête. Ne pas oublier qu’il peut être utile d’analyser les enquêtes déjà
menées antérieurement sur le sujet de recherche retenu.

7.3.2. Les principales étapes d’une enquête par échantillon

La réalisation d’une enquête par échantillon doit passer par les étapes
suivantes :

1• Objectifs de l’étude et justification de l’enquête, choix de la méthode ;

2• La population-cible.

22
Il s’agit de définir la population à échantillonner. Quelles sont les
caractéristiques de cette population-cible ? Cette phase est essentielle afin
d’identifier les caractéristiques des futures enquêtes.

7.3.3. La collecte de l’information de base

Cette étape vise à recueillir des données de base concernant la population-


cible afin de préparer la stratégie d’échantillonnage et de décider de la taille
de l’échantillon. Cette phase peut s’appuyer sur des possibles recensements
ou autres statistiques administratives. C’est l’étape également où l’on
recueille des informations de base sur les sujets qui vont être étudiés en
organisant des groupes de discussions où se rassemblent quelques sujets ou
bien un petit nombre d’entretiens semi-structurés avec quelques enquêtes.

7.3.4. Planification du budget et du temps

Quelles sont les ressources financières disponibles ? Il est indispensable de


préparer un budget en tenant compte des coûts de la main d’œuvre, des frais
de transports, des frais téléphoniques, des frais de photocopies, etc. Quelle
est la durée de l’enquête ? Quelles sont les contraintes de temps ? Un
calendrier de travail doit être élaboré précisant la nature et la durée de
chacune des étapes. Encore une fois, la prise en compte des contraintes de
budget et de temps est un élément essentiel pour la réussite ultérieure de
l’enquête.

7.3.5. Choix du mode d’administration du questionnaire

Ce choix a des conséquences directes sur le temps qui sera nécessaire pour
réaliser l’enquête sur les types de questions, le nombre de questions, les
coûts, etc. Quelle sera la méthode de collecte ? Est-ce par entrevue directe
ou par questionnaire postal, par téléphone, par interception ? Chacun de ces
mécanismes d’enquête comporte des avantages comme des désavantages. Il
convient de bien les connaître avant d’effectuer un choix pertinent.

7.3.6. La base d’échantillonnage

C’est la base de sondage. Quelle est la qualité de la base d’échantillonnage ?


Est-elle complète ? Y a-t-il des omissions, des dédoublements ? La base
d’échantillonnage constitue l’outil de référence d’où seront extraits les sujets
ou les objets. La base de sondage peut être une carte d’où seront prélevés
des objets, une liste ou un fichier de noms comme l’annuaire téléphonique,
une liste de membres d’une association, etc.

7.3.7. La constitution de l’instrument d’enquête, le questionnaire

Quels sont les sujets ou les thèmes de l’enquête ? C’est la phase où doivent
être définies les variables pertinentes dans le cadre de la recherche. Restent
23
alors à formuler les questions de manière non ambiguë et à ordonner les
questions selon un ordre logique.

7.3.8. Le pré-test ou la pré-enquête

Le pré test d’un questionnaire est indispensable ; il permet d’apporter les


corrections nécessaires avant la mise en œuvre définitive de l’enquête auprès
de l’ensemble de l’échantillon retenu. La pré-enquête, auprès d’une dizaine
de personnes, permet :

 de savoir si le questionnaire répond aux objectifs de la recherche ;


 de prévoir, d’anticiper ou même de résoudre les problèmes liés à
l’administration du questionnaire ;
 de recueillir les réactions des enquêtés ;
 de savoir si les questions sont bien comprises par les enquêtés ;
 d’appliquer ou d’apporter les modifications, si nécessaire.

7.3.9. La formation des enquêteurs

39Dans le cas où il s’agit d’une équipe d’enquêteurs, il est indispensable de


préparer un manuel d’enquête avec des instructions précises permettant à
chaque enquêteur d’administrer le questionnaire de manière rigoureusement
identique. Cela suppose impérativement que des réunions de formation
soient organisées à l’amont de tout travail sur le terrain.

7.3.10. Le respect des normes d’échantillonnage et d’éthique

Il faut respecter scrupuleusement les normes et les exigences propres à


chacune des méthodes d’échantillonnage. Par exemple, dans le cas d’une
méthode d’échantillonnage probabiliste, il est indispensable de s’assurer que
la sélection ou le choix des personnes enquêtées se passe aléatoirement en
réduisant tous les biais possibles.

7.3.11. La codification, la saisie et le traitement des données

L’étape de la codification permet de convertir les données issues d’une


enquête par questionnaire via un schéma de classification. Certaines
questions sont préalables à toute démarche de codification ; elles concernent
particulièrement le choix des variables et le plan de classification lui-même.
De plus, le type de codage sera fonction du type de question (par exemple,
s’il s’agit d’une question ouverte ou d’une question fermée). Le choix d’un
type de codage aura des répercussions directes sur le traitement des
données ; une relation directe existe entre le système de classification et les
techniques statistiques de traitement.

24
EC 8 - L’ÉTUDIANT ET LE DIRECTEUR DU MÉMOIRE

Introduction
Le travail de recherche n’est pas terminé tant que le document final n’a pas
été rédigé ; cette phase de transmission des résultats demeure un moment
fort de l’ensemble du processus de recherche. Le mémoire de recherche est
un acte d’apprentissage ; d’où l’importance d’être aidé et guidé par un
directeur de mémoire. L’acte essentiel réside dans le choix du directeur du
mémoire ; en effet, les orientations scientifiques, thématiques et
méthodologiques du directeur de mémoire auront des répercussions directes
sur les propres orientations du travail de l’étudiant. Quelles sont les activités
d’encadrement et les prestations qui peuvent et doivent être offertes par un
directeur de mémoire ? Cette liste n’est pas exhaustive mais peut-être
retenue comme guide par tout étudiant.

8.1. De la responsabilité du directeur


Le directeur de mémoire apporte informations, éclaircissements dans le
choix du mémoire ; il aide à établir l’état de la question et fournit la
bibliographie de base ; il met en contact l’étudiant avec des personnes-
ressources impliquées sur le terrain d’étude (par exemple, responsables
administratifs ou politiques, agents de développement, autres chercheurs...)
; il fournit des indications théoriques et méthodologiques ; il peut, par
intervention directe ou lettre de recommandation, faciliter l’accès à des
sources d’informations ou à des institutions. Les informations fiscales
notamment sont, par définition, très délicates à obtenir (pour ne pas dire
plus !).

Le directeur de mémoire peut-être, dans ce cas précis, d’un précieux


concours ; il fournit des conseils systématiques sur la problématique en
cours d’élaboration ; il délivre des conseils pratiques sur la présentation
matérielle du mémoire ; il réalise des bilans intermédiaires au cours de
l’année universitaire avec l’étudiant. Une périodicité d’un mois semble un
strict minimum ; il lit et critique les textes produits au fur et à mesure de
leur élaboration ; enfin, il vérifie le manuscrit final.

8.2. De la responsabilité de l’étudiant


Faut-il rappeler que c’est aussi de la responsabilité de l’étudiant que de
solliciter l’enseignant ; le laxisme dans ce domaine ne peut conduire qu’à des
surprises désagréables lors de la présentation finale et surtout lors de la
soutenance du travail de recherche.

25
EC 9 - LE MÉMOIRE DE RECHERCHE

9.1. Présentation matérielle d’un mémoire


Il est souhaitable que l’ensemble des mémoires, d’une même structure
universitaire soient homogènes dans leur présentation matérielle et ceci
dans un souci de lisibilité vis-à-vis de l’extérieur. En effet, le mémoire est
consultable : il doit être parfait. En matière d’aménagement notamment, la
multiplication des pré-études par et pour les collectivités territoriales durant
ces toutes dernières années, a augmenté la demande en informations auprès
des universités et organismes de recherche : les bureaux d’études sont
friands de travaux d’étudiants... certaines administrations également. Ainsi
les mémoires sont-ils de plus en plus consultés. En outre, le mémoire
constitue souvent une pièce à faire-valoir lors d’une recherche ultérieure
d’emploi ou pour une poursuite d’études. Au-delà des exigences de
l’institution universitaire, voici deux excellentes raisons pour soigner tout
particulièrement la présentation d’un tel travail ! Sans vouloir tomber dans
un inventaire à « la Prévert », force est de fournir quelques indications
matérielles de présentation technique ; elles sont susceptibles de connaître
quelques variations d’une structure universitaire à une autre. Elles ne sont
donc à envisager que comme guides à préciser selon le contexte du travail.
Dans tous les cas, c’est le souci de lisibilité qui doit prévaloir.

9.1.1. Pour les interlignes

 Interligne 1,5 dans le corps du texte


 Interligne triple entre les paragraphes
 Interligne simple dans les citations en retrait, les notes au bas de page
(ou en fin de chapitre), la bibliographie, les annexes, les listes de
tableaux et de figures.

9.1.2. Pour les marges

 à gauche 3 cm, à droite 2 cm


 haut de page et bas de page 3 cm : ces marges doivent être également
respectées pour les pages contenant des tableaux, des figures et pour
les annexes.

9.1.3. Pour les coupures dans les mots :

 éviter les coupures de mots en fin de page ;


 éviter le plus possible les coupures en fin de ligne ;
 ne jamais couper un mot à l’endroit d’une élision (l’étude), ni après
une première syllabe formée d’une seule voyelle (u-/niversité).
26
9.1.4. Pour les soulignements ou mises en italique :

Quand on cite le titre d’un ouvrage dans le corps du texte du mémoire, on le


met en italique. Ex : « c’est ainsi que Claude Bernard écrivait dans son
ouvrage classique, Introduction à l’étude de la médecine expérimentale : « Le
savant complet est celui qui embrasse à la fois la théorie et la pratique
expérimentale »... ».

On peut éventuellement souligner des passages ou des expressions cités sur


lesquels on souhaite attirer l’attention ; il est alors indispensable de mettre
une note en bas de page pour indiquer que ce qui est souligné est de vous.

9.1.5. Pour la transcription des nombres :

Si dans le texte du mémoire, les nombres sont rares, la règle veut que l’on ait
alors recours aux mots pour transcrire les nombres inférieurs à dix et aux
chiffres arabes pour les autres. Si les nombres sont fréquents, on utilise de
manière systématique des chiffres arabes. On notera qu’il ne faut jamais
commencer une phrase par un ou plusieurs chiffres.

9.1.6. La pagination

De préférence, on utilisera une numérotation en chiffres arabes de la


première à la dernière page. Les pages portant un titre sont comptées mais
non paginées. Le chiffre de la page prend place dans le coin supérieur droit
(sans aucune autre mention).

9.2. Le plan d’écriture : exemple indicatif


Préparer un « bon plan » du contenu du rapport que l’on va être amené à
rédiger est chose essentielle. Il n’y a pas en ce domaine de règle générale et
systématique mais quelques indications peuvent néanmoins être fournies.
Ces indications sont à adapter par chacun des chercheurs débutants
concernés, notamment en fonction du thème abordé. La proposition ci-
dessous (et ce n’est là rien de plus qu’une proposition !) citée par O. Pena et
A.L. Sanguin (1986) [3] reprend un texte de Gopal M.H. (1970) [4].

9.2.1. Les grands traits d’un plan d’écriture :

 préface (dédicace, remerciements, résumé.) ;


 sommaire ;
 listes des illustrations (tableaux, figures et photographies).
 introduction (constat, formulation du problème, problématique) :
 nature du problème (contexte scientifique, questions de recherche) ;
 but, ampleur et méthode générale de la recherche (Objectifs) ;
 hypothèses de la recherche ;
 définitions, concepts et instruments de travail ;
27
 description (détaillée) de la méthodologie utilisée :
 description des méthodes et des techniques de recherche ;
 type de données recueillies ;
 suppositions initiales et limitations dans l’application de la
méthodologie choisie ;
 présentation des résultats :
 classe et quantité de résultats obtenus ;
 analyse statistique ou descriptive des résultats selon le type de
recherche ;
 discussion des résultats :
 corrélation entre les résultats obtenus et les données empiriques sur
lesquelles ils s’appuient ;
 limites, distorsions possibles ou alternatives dans l’interprétation des
résultats ;
 comparaison avec les résultats obtenus dans des études semblables ;
 conclusions et recommandations ;
 bibliographie ;
 annexes ;
 glossaire ;
 index des auteurs ;
 table des matières.

9.2.2. L’importance du résumé

Il est souhaitable pour ne pas dire indispensable, qu’un résumé (en français
et dans une autre langue) soit rédigé. Cinq ou six mots-clés accompagneront
ce résumé, mots-clés choisis dans les thesaurus de géographie. Ce résumé
pourra prendre place entre la table des matières et la préface, avant
l’introduction.

Ce plan d’écriture n’est encore une fois qu’indicatif. Il devrait néanmoins


permettre d’éviter des aberrations spectaculaires.

28
EC 10 - L’INTRODUCTION ET LA CONCLUSION DANS
LA RECHERCHE

10.1. L’importance d’une introduction dans un travail de


recherche
L’introduction a un double but : capter l’attention et annoncer le plan tout
en formulant le problème.

10.1.1. Que dire au début ?

Le titre du mémoire, à lui seul, n’est jamais assez explicite ; chacun des
termes, doit être pesé. Une introduction doit comporter plus d’interrogations
que d’affirmations. Le corps du mémoire est là pour répondre à ces
questions.

10.1.2. Trois questions doivent être privilégiées :

 Pourquoi ce problème ?
 De quoi s’agit-il ?
 Quels seront les points traités ?

10.1.3. L’introduction sert aussi de recommandation

L’introduction se doit tenir compte du public de lecteurs ; quel que soit ce


public, la nécessité est grande de donner de la vie à l’introduction
(interrogations, chiffres éloquents...).

L’introduction définit nettement le caractère géographique de l’étude réalisée.


Parmi les éventuels lecteurs, aucun ne doit avoir de doute sur la pertinence
de la recherche par rapport à la discipline géographique. Une telle exigence
peut d’ailleurs amener le jeune chercheur à recentrer son travail, si
nécessaire, selon un regard géographique.

10.2. La nécessité de la conclusion


La conclusion est le lieu privilégié où s’expriment la cohérence et la
progression du texte. Elle reprend l’ensemble des conclusions partielles
figurant en fin de chapitres.

10.2.1. Une nécessité première : marquer nettement la conclusion

Ceci vaut aussi bien pour l’écrit que pour un exposé oral :

 dans la présentation formelle ;

29
 par la fermeté et l’élégance accordées au style ; une formule frappante
peut résumer avec force et originalité l’essentiel du sujet.

10.2.2. La double fonction d’une conclusion

 La conclusion récapitulative : elle reprend et reformule les principaux


acquis du travail ;
 La conclusion prospective : ce type de conclusion élargit le sujet traité,
pose de nouvelles questions et replace l’ensemble du travail dans une
perspective plus large et prospective ;
 Le plus souvent la conclusion est une combinaison des deux procédés.

10.2.3. À propos de conclusion :

La faute la plus fréquente à éviter est celle qui consiste à conclure sur un
point de détail. Une manie inefficace se répand de plus en plus : elle consiste
à utiliser une citation en guise de solution. Cette pratique est à éviter.

Des conclusions partielles aux conclusions-transitions : les conclusions


partielles interviennent en fin de paragraphe et/ou de chapitre ; elles ont
pour rôle de « densifier » la pensée et de remobiliser l’attention du lecteur en
rappelant la logique et la cohérence du discours de recherche. La
conclusion-transition va, de plus, permettre d’introduire le développement
ultérieur ;

Le rapport longueur du mémoire/longueur de la conclusion est laissé à


l’appréciation du chercheur. Il faut tout de même éviter les conclusions trop
brèves (quelques lignes) ou trop longues (un véritable chapitre).

30
EC11 : LA TABLE DES MATIÈRES ET LES ANNEXES

11.1. La table des matières


Le premier acte de tout lecteur a priori intéressé par un mémoire de
recherche consiste à se reporter à la table des matières. Véritable carte de
visite, la table des matières doit être particulièrement soignée. Elle contient
le titre des diverses parties du travail ainsi qu’un renvoi à la page où le sujet
est traité. Le titre des chapitres est inscrit en majuscules, les subdivisions à
l’intérieur en minuscules.

exemples de table des matières

Introduction p. 9

CHAPITRE 1. L’HOMME ET SON MILIEU NATUREL p. 11

1.1. L’homme et la perception de l’environnement p. 12

1.2. Le cadre juridique p. 15

CHAPITRE 2. LA RÉALISATION DES ÉTUDES D’IMPACT p. 39

2.1. Structure et dynamique du milieu physique p. 39

Il est souhaitable de retenir le principe de la numérotation pour les parties et


paragraphes, mais il est conseillé de ne pas aller au-delà de quatre chiffres.

11.2. Les annexes


Lors de la rédaction du mémoire, la même interrogation a surgi à plusieurs
reprises : la procédure d’aménagement évoquée doit-elle figurer in extenso
dans le corps du texte ? Les articles de la Loi Paysage sont-ils à citer eux
aussi in extenso ?

31
Les tableaux rendant compte de l’enquête menée (tableaux du tri à plat par
exemple) doivent-ils venir dans le courant de l’exposé écrit ?... La nécessité
s’impose d’elle-même : trop de textes cités, de tableaux non directement
commentés et utilisés dans le cours du texte, d’organigrammes variés, vont
alourdir le texte du mémoire lui-même, en rendre la lecture hachée et
pénible. Cependant ces documents apportent un plus : soit qu’il s’agisse de
textes de référence (législatifs ou réglementaires), soit qu’il s’agisse de
données collectées et traitées dans le cadre de l’étude elle-même. Dans ce
dernier exemple, le texte du questionnaire utilisé n’est pas dénué d’intérêt :
c’est de lui que découlent directement nature, validité et structuration
ultérieure des données. Tous ces documents vont figurer en annexes. Deux
remarques essentielles, à ce propos, l’une concernant la présentation des
annexes, l’autre leur ampleur :

On identifie les annexes au moyen de lettres majuscules (A, B...) ou


éventuellement de chiffres arabes (1,2...) ; on y fait référence dans le texte de
la même manière ! Chaque annexe est séparée par une page titre appropriée.
Le mot annexe et son identification en majuscules, le titre de l’annexe
concernée en minuscule, le tout centré sur la page !

Les annexes contiennent des informations complémentaires que le chercheur


juge indispensables à la bonne compréhension du développement général.
Ainsi, une grande attention doit être portée à leur choix, leur présentation,
voire leur commentaire. Surcharger les annexes en multipliant les textes de
référence n’est pas nécessairement une bonne chose. Des annexes trop
fournies et trop dispersées (thématiquement parlant) ne seront ni lues, ni
mêmes consultées.

32
EC 12 - LES RÈGLES DE PRÉSENTATION DES
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

La rédaction des notes et références bibliographiques est définie par la


norme AFNORZ 44-050 d’octobre 1980. S’il n’est pas obligatoire de la suivre,
il est conseillé dans l’intérêt de tous (enseignants et étudiants) de s’y
conformer (Rouveyran, 1989).

Elle est située en fin de mémoire et peut s’intituler : « Orientations


bibliographiques », « Sources consultées », « Références », « Bibliographie ».

La présentation de cette bibliographie doit être soignée, claire, et doit


respecter les éléments de base ci-après.

NOM et initiale (s) du ou des prénoms, - date d’édition (entre parenthèse) –


Titre : sous-titre. – Numéro d’édition. – Lieu d’édition : Nom de l’éditeur, –
(Nom de la collection ; numéro dans la collection), - Nombre de pages.

Ex. : Plusieurs cas de figure peuvent se présenter :

• un auteur : ROBIN M. (pour Marc), (1995). La télédétection : des satellites


aux systèmes d’information géographique. Paris : Nathan, (Fac. géographie),
318 p.

• deux ou trois auteurs : DAMETTE F. et SCHEIBLING J., (1995). La France :


permanences et mutations. Paris : Hachette, (Carré Géographie ; 2). 255 p.

Dans l’hypothèse où la mention d’auteur n’est pas indiquée, deux solutions


se présentent :

 Le remplacement du nom d’auteur par ANONYME,


 Ranger la référence au premier mot du titre.

ANONYME, (1976). Les effets du tourisme sur les valeurs socioculturelles.


Aix-en-Provence : Université de droit, d’économie et des sciences, 53 p.

Les effets du tourisme sur les valeurs socioculturelles. – Aix-en-Provence :


Université de droit, d’économie et des sciences, 1976. – 53 p.

• plus de trois auteurs : BAILLY A. et al., (1995). Géographie régionale et


représentations. – Paris : Anthropos, (Collection géographie), 115 p.

• un ouvrage collectif : Voyage en France par les pays de faible densité/dir.


par Nicole Mathieu et Pierre Duboscq. – Paris : Ed. du CNRS, 1985. – 179 p.

33
• un ouvrage en plusieurs tomes : Histoire de la France urbaine, Paris : Le
Seuil. – t. I, La Ville antique, 1980, 600 p. ; t. II, La Ville médiévale, 1980,
653 p.

• plusieurs éditeurs et pas de date : NOM (Prénom). – Titre. – Paris :


Seuil/Maspéro, s.d. – 150 p.

• ni lieu, ni éditeur : COUREL (Marie-Françoise). – Étude de l’évolution


récente des milieux sahéliens à partir des mesures fournies par les satellites. –
S.l. : sans éd., 1985. – 407 p.

• un ouvrage traduit :DOWNS (R.W.). – Des cartes plein la tête ; trad. par X.
– Saint-Hyacinthe : Edisem, 1981. – Lieu : Harper and Row, 1977. – 225 p.

• un auteur institution, une collectivité-auteur, un colloque : ASSOCIATION


POUR L’ÉTUDE DU FAIT DÉPARTEMENTAL,

Colloque, Rennes, janvier 1982. – Le rôle décisionnel dans l’espace


départemental. – Rennes : Laboratoire de géographie et d’aménagement
régional, 1982. – 484 p.

• une thèse ou un mémoire : GUMUCHIAN H., (1982.). La neige dans les


Alpes françaises du Nord. Th. Et. : Géographie : Grenoble 1. 620 p.

• un article publié dans un ouvrage collectif (encyclopédie...) : BAILLY A.,


(1992). « Les dimensions de l’empire » ; pp. 208-220 in : Géographie
universelle : 4. États-Unis, Canada/sous la direction de Roger Brunet. –
Paris : Hachette/Reclus, 479 p.

• un article de périodique : BRUNET R., (1995). « Modèles de méditerranées ».


– L’Espace géographique, no 3, Doin, pp. 200-202.

Pour simplifier la présentation, on peut également mettre la date de parution


après le nom de l’auteur, et le (,) seront remplacés par (. ou,).

Ex. pour des ouvrages : ROBIN (Marc), 1995, La télédétection : des satellites
aux systèmes d’information géographiques, Paris, Nathan, 318 p. (Fac.
géographie).

GARCZYNSKI (F.), 1973, Rôle spécifique des services..., C.R. Colloque « Sol et
sous-sol... », Cannes, 140-147.

Si un auteur a écrit plusieurs ouvrages ou articles la même année, on met


une lettre après la date :

1995 a 1995 b 1996 a

34
Ex. pour un article : BRUNET (Roger), 1995, « Modèles de méditerranées »,
L’Espace géographique, no 3, 1995, Doin, pp. 200-202.

Les caractères soulignés peuvent être remplacés par des caractères en


italique. Il est possible d’abréger les titres de périodiques, mais les titres à un
seul mot ne le seront jamais.

Ex. : Paleontology tandis qu’un nom double le sera

Ex. : Estudios geologicos deviendra : Estud. Geol.

Quelques abréviations sont conventionnelles :

Ex. : Compte rendu : C.R. Procès verbal : P.V. ; Journal : J.

Quelle que soit la norme choisie, il est indispensable de s’y conformer tout
au long de l’ouvrage. Il existe désormais un logiciel de présentation de
bibliographie : le logiciel « End-Notes », très utile pour de gros travaux
bibliographiques ou encore « Zotero » qui est également très efficace.

Pour conclure, nous signalerons, que la façon simplifiée de présenter la


bibliographie est de plus en plus utilisée.

Cette bibliographie pourra être classée par :

• Parties et chapitres

Au-delà de trente documents, il est recommandé d’adopter un classement


thématique.

À l’intérieur de chaque rubrique les ouvrages et articles seront classés par


ordre alphabétique de noms d’auteurs.

Pour un même auteur, le classement se fera par ordre chronologique de


dates d’édition.

Avec le développement d’INTERNET, des documents d’un genre nouveau


sont apparus : les « documents électroniques ». Ceux-ci peuvent être des
thèses, articles de périodiques, banques de données, etc.

Ils seront également cités dans la bibliographie, selon un modèle de base.

Exemples

• Un ouvrage

Auteur. (date). Titre, [Type de support]. Adresse par courrier électronique


ex. : Nom, prénom. (1995). Titre en italique, [En ligne]. DUPONT@THIE

35
• Une thèse

Auteur. (date). Titre de la thèse (Mention du grade – Nom de l’université),


[Type de support]. Adresse ex. : Nom, prénom. (1996). Titre en italique (Thèse
(discipline) – Université de X), [En ligne]. Adresse par FTP : 192.211.5.14
Répertoire : nom du répertoire Fichier : nom du fichier

• Un périodique

Auteur. (année, mois). « Titre de l’article ». Titre du périodique [Type de


support], volume (no), pagination. Adresse ex. : Nom, prénom (1995,
Mars/Avril). « Titre de l’article ». Titre du périodique en italique [CD ROM],
Adresse : Université X. Fichier : nom du fichier

• Une banque de données

Nom de la banque de données [Type de support]. (Dates (début et fin)). Lieu :


Éditeur. Adresse : Distributeur Fichier

ex. : FRANCIS [CD ROM], (Janvier 1991 à décembre 1996). Vandœuvre-lès-


Nancy : INIST. 2 Allée du Parc de Brabois. 54514

• Un logiciel

Auteur. (date). Nom du logiciel (version), [Logiciel]. Adresse

ex. : Nom, prénom. (1994,4 juin). Titre en italique (Dos version 1.0),
[Logiciel]. En vente chez l’éditeur : Nom de l’éditeur (Adresse de l’éditeur)

• Une ressource Internet

Auteur. (date : jour, mois, année de la consultation par l’usager). Titre de la


ressource, [Type de support]. Adresse URL : adresse URL de la ressource

ex. : Nom, prénom. (Page consultée le 02 mars 1995). Titre en italique, [En
ligne]. Adresse URL : http://www...

• Un site WEB

Auteur (Organisme ou auteur personnel d’une page). (date : jour, mois,


année de la consultation par l’usager). Titre de la page d’accueil, [Type de
support]. Adresse URL

ex. : Université X. Bibliothèque. (Page consultée le 6 juin 1996). Titre de la


page en italique, [En ligne]. Adresse URL : http://www...

Ces différents documents consultés seront inclus dans la bibliographie


générale, et classés comme les autres documents par ordre alphabétique.
36
EC 13 : LES CITATIONS DANS UN MÉMOIRE DE
RECHERCHE

13.1. Pourquoi citer ?


Dans la plupart des mémoires de géographie, la présence de citations
d’extraits d’ouvrages et de documents est indispensable. Ces références sont
de deux types :

 soit il s’agit de textes faisant ultérieurement l’objet d’une interprétation


ou d’une analyse critique (exemples : un extrait de la loi Montagne de
1985 ou de la loi d’orientation pour l’aménagement et le
développement du territoire de 1995) ;
 soit il s’agit de textes destinés à soutenir un point de vue, confirmer,
voire prouver une affirmation.

Dans les deux hypothèses, il n’est pas nécessaire d’abuser des citations qui
peuvent alors apparaître comme du « remplissage » et être le signe d’une
certaine paresse intellectuelle. Ce qui importe, c’est la pertinence du choix
effectué par rapport à l’argumentation énoncée.

13.2. De la citation à la paraphrase voire au plagiat

Une règle déontologique essentielle est à rappeler : utiliser des guillemets


pour les citations ; faire figurer en note les références exactes et complètes.
Une référence incomplète peut être comparée à un outil en très mauvais état
et de ce fait inutilisable !

Toute omission d’une référence concernant un extrait de texte utilisé peut


être considérée comme du plagiat et constituer une faute déontologique
grave. La citation peut être définie comme étant la reproduction d’un texte
écrit par un auteur, qui lui est explicitement attribué avec indication de la
source au moyen des guillemets et de la note. Exemple : « Texte de la
citation... » (Claval, 1989). En bas de page, en fin de chacun des chapitres,
ou en bibliographie à la fin du mémoire, figure l’ensemble des références de
l’ouvrage ou de l’article.

13.3. Quelques règles essentielles pour utiliser les citations


Les textes faisant l’objet d’une analyse critique doivent être cités assez
largement ; en effet, le développement ultérieur d’un argumentaire suppose
que le lecteur ait sous les yeux le texte (ou le passage du texte) de référence.
37
Ces textes même de référence doivent être également cités lorsqu’ils font
effectivement autorité ou qu’ils confirment la position exposée et défendue
dans le mémoire.

Une citation présente dans le cours du texte signifie que le chercheur


partage le point de vue de l’auteur, à moins que cela ne soit mentionné
explicitement... ou ironiquement.

-Pour chaque citation, doivent être précisés l’auteur, l’année et l’œuvre


originale ainsi que le lieu de publication.

-Si la citation est dans une langue étrangère, faire figurer si possible une
traduction en note de bas de page. En effet, il est pénible pour le lecteur de
se heurter à de longues citations dans une langue étrangère sans disposer
de la traduction : il ne peut alors en comprendre ni la portée, ni la
pertinence.

-Selon l’ampleur de la citation, la présentation peut être variée : lorsqu’il


s’agit d’une citation courte, on a recours aux guillemets ; si la citation est
longue, la disposition retenue est celle du paragraphe en retrait. Ainsi s’il
s’agit d’une citation longue et tronquée, la présentation formelle est du type
suivant : « »

-Exemple : « Si la géographie sociale s’est longtemps confondue dans la


globalité de la géographie humaine (...), c’est au lendemain de la seconde
guerre mondiale (...) qu’elle a acquis dans les pays francophones une identité
propre... » (Bourdeau, 1991).

38
EC 14 : LA PRÉSENTATION TABLEAUX,
GRAPHIQUES, PHOTOGRAPHIES ET CARTES DANS
UN MEMOIRE

L’illustration est essentielle dans un mémoire ou un rapport de recherche,


mais ne doit en aucun cas être plaquée sur le discours ; l’illustration, au
même titre que le texte fait partie intégrante de la démonstration : on
conviendra d’appeler tableau une liste de mots ou de chiffres. On réservera
le terme de figure aux graphiques, dessins, cartes et photographies. Si le
mémoire ou le rapport de recherche comportent de nombreuses cartes ou
photographies, il est alors possible de les individualiser et de les faire
apparaître comme telles. Chaque tableau ou figure devrait être discuté dans
le texte mais le lecteur – chose essentielle – doit être en mesure de le
comprendre sans s’y référer. Autrement dit, tout tableau ou figure doit être à
la fois partie prenante de la démonstration et présenter un minimum
d’autonomie quant à sa lecture.

14.1. Les Tableaux, graphiques et photographies : cinq


exigences
Tableaux, graphiques et photographies exigent impérativement de faire
figurer cinq types d’informations. C’est là une règle essentielle
malheureusement trop souvent négligée.

 Un titre complet et explicite


 Une indication de la source suffisante et précise
 La nécessaire mention de la date du document
 Une numérotation des tableaux, des figures et des photographies
 Une table des tableaux, des figures, des photographies

14.1.1. La présentation de la carte dans un mémoire


Le souci central qui doit guider l’étudiant-chercheur lors de l’habillage des
documents qu’il entend présenter est celui de la clarté, de la lisibilité. Faut-il
encore rappeler que tout document doit tendre vers une autonomie totale de
lecture.

Toute carte est un graphique construit à partir de trois variables : les deux
dimensions x et y du plan plus une variable z correspondant à l’information
portée sur le document. !

39
Le titre, mis en évidence et distinct de la carte elle-même, peut être considéré
comme le vecteur du message de la carte. Il sera homogène quant à ses
modalités d’écriture et de présentation tout au long du mémoire.

La légende, située dans un angle de la carte ou du moins à proximité


immédiate de celui-ci, doit répondre à des critères de rigueur absolue.

L’orientation, indispensable dans tous les cas de figure, peut-être complétée


par quelques coordonnées (méridiens et parallèles) dont seules les amorces
sont mentionnées.

L’échelle est indispensable ; le choix de la forme graphique (segment d’une


échelle graphique) autorise ensuite toutes les manipulations avec l’outil
photocopieur (réduction ou agrandissement)... ce qui ne saurait être le cas
lorsqu’il s’agit d’une représentation sous forme de fraction !

Enfin les origines (sources) des informations présentées sur la carte


(primaires ou secondaires) se doivent d’être explicitement mentionnées.

40