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PROJET AGRICOLE SUR LA CULTURE DE

TOMATE 1ha
1. FICHE DE PRESENTATION SYNTHETIQUE DU PROJET
Promoteur Sœur Colette NSONGI
3eme rue, N° 288, Limete industrielle, petit
boulevard entre 3eme et 4eme rue
E-mail : nsongicolette@gmail.com
Tel : +243 811870060
Titre du projet Etude de faisabilité d’un projet agricole sur la
culture de Tomate
Type de projet Exploitation agricole
Clientèle Marchés publics, ménages, super marchés,
restaurants, détaillants, grossistes etc.
Localisation Plateau des Bateke, Menkao
Nbre d’ha 1
Quantité en gr de semis 500gr/ ha
Variété de tomate Variété caraibo(Ceprocem)
Fertilisation ou fumure Fiente de poule
Irrigation utilisé Arrosage manuel ou automatique
Besoin en main d’œuvre 4 ouvriers permanents
Ecartement 60X50 cm
Total de pieds sur 1ha 20,000 pieds
Rendement moyen par pieds 2$
Nbre de tonne 15 à 20 T/ha
P.V du bac Varie entre 30,000 et 40,000fc
Nombre de semaine de récolte 4-5 semaines
Cout estimé du projet 3,334 $ US américain

2. ANALYSE DE RENTABILITE

Prix d'un Marge


bac Vente total bénéficiaire
Cout total
 Culture des
charges Rendemen
par hectare t moyen Nbre total
en $ par pied $ des pieds $ $ $
Culture de
3,334 2,00 20,000 30,000 20,000 16666,00
tomate
3. FICHE TECHNIQUE TOMATE
 Généralités
La tomate (Lycopersicon esculentum Mill.) est devenue un des légumes les plus importants du monde. En 2001, la production
mondiale de tomates était d’environ 105 millions de tonnes de fruits frais sur une superficie évaluée à 3,9 millions d’hectares. Comme
c’est une culture à cycle assez court qui donne un haut rendement, elle a de bonnes perspectives économiques et la superficie
cultivée s’agrandit de jour en jour. La tomate appartient à la famille des Solanaceae. Cette famille regroupe d’autres espèces qui sont
également bien connues, telles que la pomme de terre, le tabac, le poivron et l’aubergine.
 Le choix du précédent cultural
Plantes de la même famille (Solanacées) : aubergine, jaxatu, piment, etc.;
Précédents culturaux défavorables : solanacée et toutes plantes à tubercule ou bulbes.
Précédents favorables : amarante, arachide, choux, maïs, menthe, roselle, poireau, etc
 Conditions optimales de production
Climat (période) : temps frais, période aride
- Sol : Sol favorable (ameubli, profond, léger, drainé) Sol ne retenant pas l’eau (sol trop sableux)
- Eau : La disponibilité d’une source d’eau et moyen d’exhaure adapté est indispensable pour assurer un arroge quotidien des
plants. Le besoin d’eau est de 50-80m3 /ha /jour.
 Variétés :  Tomate Caraibo voir maison Ceprocem
 Préparation du sol
Les conditions optimales au bon développement du système racinaire de la tomate sont un sol ameubli, profond, léger et bien
drainé, avec un pH compris entre 5,5 et 7. La tomate se développe mieux dans des sols de type limoneux (terre fine et légère),
limonosableux ou sablo-argileux (sol plus lourd mais aéré et drainé par le sable).  
Il est conseillé de labourer ou de bêcher le terrain en profondeur (charrue, rotobêche…) afin d’ameublir et d’aérer la terre au
mieux pour recevoir la nouvelle culture. Une reprise, à la herse par exemple, sera favorable afin de niveler le terrain, de casser
les mottes et d’éliminer les résidus de la culture précédente et les mauvaises herbes restant sur le terrain. ■ Les tomates seront
de préférence cultivées sur des planches surélevées ou des buttes (conseillées) afin de faciliter l’irrigation et le drainage de
l’eau. Ces techniques sont d’autant plus recommandées sur les sols argileux lourds car cela rend la terre plus meuble pour un
meilleur développement racinaire et limite les risques d’asphyxie.
 Plantation et densité
 
• Plantation :   Le repiquage des plants de tomate élevés en pépinière doit se faire lorsque les jeunes pousses ont entre 3 et 5
vraies feuilles et qu’elles font en moyenne 20 à 30 cm. Ce stade est atteint 4 à 6 semaines après le semis et 1 mois après le
bouturage.
Pour proceder à la planation en terre il faut installer les plantules à 45-50 cm les unes des autres sur des lignes espacées de 75 cm à 1
m.
■ Creuser un trou assez profond de manière à bien enterrer la motte et à ce que le sol arrive juste en dessous des premières vraies
feuilles. Ainsi, si vous n’aviez pas rempoté les plants auparavant cela permettra aux racines secondaires de se developer sur le bas de
la tige et d’avoir un meilleur ancrage et un meilleur port de plante 

• Ecartement : Les plants sont repiqués aux écartements de 60 cm x 50 cm (60 cm entre les lignes et 50 cm entre les plants sur la
ligne), soit une densité de 10000 plants/500 m2 (20.000 plants/ha). Les plants sont enterrés jusqu’au niveau des premières feuilles.

• Tuteurage : Il est nécessaire de tuteurer la tomate afin de maintenir la plante aérienne et de soutenir les branches porteuses de
fruits. En effet, le tuteurage permet une meilleure exposition des feuilles à la lumière ainsi que la limitation des parasites du sol et
des pertes par cassure des branches sous le poids des fruits.
 Entretien : Il est fortement recommandé de tailler les plants de tomate pour une meilleure fructification, aussi bien au niveau
quantitatif que qualitatif.
• Premièrement, l'ébourgeonnage : il consiste à enlever les bourgeons secondaires, appelés gourmands, qui poussent sur la tige
principale, à l’aisselle des feuilles ou des tiges secondaires et qui consomment inutilement les éléments nutritifs. Cela permet
d’améliorer la grosseur et la qualité des fruits et de raccourcir leur durée de maturité. De plus, les gourmands sont de parfaites
boutures si vous souhaitez replanter de nouveaux pieds de tomate, mais il faut les sélectionner uniquement sur des plants sains,
indemnes de toute maladie.

• Deuxièmement, l'effeuillage : il consiste à éliminer les feuilles qui touchent le sol ainsi que les feuilles malades, jaunies et
anciennes qui ne sont plus utiles à la plante. L'effeuillage peut débuter dès que les premières feuilles jaunissent, ce qui permet une
meilleure aération de la plante ainsi que la limitation du développement et de la propagation des maladies. Dans le cas où les
feuilles taillées seraient contaminées, il est nécessaire de les brûler ou de les enterrer afin d’éviter l’infection des plants sains.
 Irrigation : La tomate est sensible aussi bien aux excès d’eau (asphyxie racinaire) qu’au stress hydrique qui cause la chute des
bourgeons et des fleurs et provoque la craquelure des fruits. De plus, trop d’irrégularités dans l’irrigation, c'est-à-dire des périodes
de sécheresse suivies de périodes d’apports importants (pluies par exemple), entraine le syndrome du "cul noir" ou pourriture
apicale. Celui-ci peut aussi être causé par un blocage de l’absorption du calcium, il faut alors procéder à une pulvérisation foliaire à
base de calcium soluble (lithothamne en poudre par exemple).

 La fertilisation
 
Utiliser la fiente de poule comme fumure de fond

La tomate réagit très bien à l’apport de fumier ou de compost bien décomposé réalisé avant la plantation. Attention toutefois aux
germes présents dans ces apports naturels ! Ils peuvent contenir des souches de maladies sous forme de champignons
microscopiques, de virus ou de bactéries. D’où la nécessité de veiller à utiliser des composts bien décomposés.
L’utilisation d’engrais chimiques est toutefois recommandée, au moins pour restituer au sol les éléments fertilisants exportés par les
récoltes passées.

La première fertilisation doit avoir lieu avant la préparation de la parcelle, afin d’enfouir l’engrais dans le sol, en le localisant à
l’emplacement des futures lignes de tomates. Pour cet apport « de fond », il est recommandé d’utiliser un engrais complet de type 17-
17-17

• Quantité de semences : 500 g/ha

 Récolte-Rendement
 
• Récolte :
 
Selon les conditions climatiques et la conduite de la culture, le cycle cultural peut durer de 8 à 10 semaines, de la plantation au début
de la récolte. Une culture mal conduite fructifiera plus tôt, alors que dans de bonnes conditions, la croissance végétative dure plus
4. Insectes ravageurs et méthodes de lutte
Insectes symptômes photos Lutte
ravageurs
Aleurodes ou Ces petites mouches (≈ 1 mm) vivent   employer des pesticides biologiques à
mouches blanches en colonies sous la face inférieure des   base d’huile de neem ou d’huile
feuilles. Elles affaiblissent les plants essentielle d’orange douce ou à défaut
en se nourrissant de leur sève. Elles des pesticides chimiques à base de
sont vectrices du virus du TYLC, c’est pyriproxyfène ou d’acétamipride.
pourquoi il est nécessaire de traiter en
cas de repérage.

Mouches des fruits Ces mouches (0,5 à 1cm) piquent les   Il existe des auxiliaires naturels (micro-
(Bactrocera) fruits proches de la maturité pour y   guêpes) En préventif : Détruire les
pondre leurs œufs. Les larves se fruits piqués, Pièges à phéromones ou
développent en se nourrissant du fruit. appâts empoisonnés, Protéger les fruits
Ils sont alors impropres à la avec des sacs en papier spéciaux. En
consommation humaine. curatif : Insecticides biologiques à base
d’huile de neem ou de spinosad par
exemple.
Mouches mineuses Les larves de ces petites mouches (1   Il existe des auxiliaires naturels (micro-
(Liriomyza à 2 mm de long) creusent des galeries guêpes). En cas de forte attaque,
dans l'épaisseur de la feuille. Attaques utiliser un pesticide biologique
très fréquentes entrainant le respectueux des auxiliaires, de type
desséchement des feuilles. spinosad ou neem, ou à défaut des
pesticides chimiques à base de
cyromazine par exemple.
Noctuelles Ces chenilles vivant dans le sol,   La lutte la plus efficace consiste en un
appelées aussi "vers gris", attaquent épandage d’insecticide du sol dans la
les jeunes plants. En cas de forte   ligne de semis ou dans le choix d’une
infestation les pertes peuvent être semence pelliculée ou enrobée de
importantes. matière active, protégeant ainsi les
jeunes pousses (attention les graines
prétraitées représentent un coût plus
important que des graines classiques)

Acariens Ces minuscules insectes,   Il existe des auxiliaires naturels tels


difficilement visibles à l’œil nu,   que les punaises ou d’autres acariens.
causent des décolorations, le   Il n’est pas nécessaire de traiter. En cas
dessèchement et la déformation des de forte attaque, préférer des
feuilles pouvant aller jusqu’à la mort pesticides biologiques à base d’huile
du plant entier. de neem ou à défaut des pesticides
chimiques à base de bifénazate ou
d’hexythiazox par exemple.
5. Maladies ravageurs et méthodes de lutte
Maladies symptômes photos Lutte
ravageurs
Virus du TYLC Voir partie "choix variétaux". Transmis   Utilisation de variétés résistantes Lutte
par l’aleurode du tabac   contre l’aleurode vectrice (Bemisia
tabac

Mildiou Taches jaunâtres qui brunissent   . Destruction des parties touchées


(Phytophthora rapidement. Duvet blanc grisâtres   Préventif : Huile de neem ou cuivre
infestans) sous les feuilles. Les tiges attaquées Volatilisation de lithothamne (calcium)
noircissent et la plante meurt en avec poudreuse ventrale pour assécher
quelques jours. les feuilles Curatif : neem, cuivre ou
azoxystrobine

Oïdium (Oidiopsis Maladie fongique (champignon)   Destruction des parties touchées


ou Leveillula développant un feutrage (poudre) Préventif : Huile de neem ou d’orange
taurica) blanc, à l’aspect farineux sur feuilles douce Curatif : Azoxystrobine ou soufre
et provoquant leur desséchement. (Soufre : à utiliser le soir car risque de
brûlures sur feuilles si application par
forte chaleur)
Fusariose Le champignon induit la pourriture du   Variété résistante / traitement de
(Fusarium système racinaire entrainant le   semences Destruction des parties
oxysporum jaunissement du feuillage à partir du touchées Préventif : Huile de neem ou
bas de la plante puis le desséchement. cuivr

Alternariose Maladie fongique causant des taches   Utilisation de variétés résistantes


(Alternaria solani) brunes à noires, circulaires ou ovales   Destruction des résidus de culture
sur feuilles et tiges, puis Préventif : Huile de neem ou cuivre
desséchement de la totalité du Curatif : Azoxystrobine ou cuivre
feuillage. Taches avec feutrage
(poudre) noir sur les fruits

Pythium Fonte de Flétrissement et mort des plantules.   Attention aux excès d’eau sur les semis
semis Utiliser un substrat drainant (avec
sable) Traitement du sol au
Propamocarbe HC

Flétrissement L’obturation des vaisseaux due à la   Utilisation de variétés résistantes


bactérien bactérie empêche le transport normal   Destruction des parties touchées
(Ralstonia de la sève et provoque le   Préventif : Cuivre Pas de traitement
salanacearum) flétrissement du plant. Contamination curatif existant
des plants voisins par l’eau (pluie,
irrigation).
6. Conditions à satisfaire pour garantir une bonne culture
6.1 Le climat et le sol
La température et la lumière
La tomate demande un climat relativement frais et sec pour fournir une récolte abondante et de qualité.
Cependant, la plante s’est adaptée à une grande diversité de conditions climatiques, allant du climat tempéré vers
le climat tropical chaud et humide. La température optimale pour la plupart des variétés se situe entre 21 et 24°C.
Les plantes peuvent surmonter un certain intervalle de températures, mais en-dessous de 10°C et au-dessus de
38°C les tissus des plantes seront endommagés. La tomate réagit aux variations de température qui ont lieu
pendant le cycle de croissance (voir tableau 1). Pour donner quelques exemples, cela affecte la germination des
graines, la croissance des semis, la floraison, la mise à fruits ainsi que la qualité des fruits. Lorsque des périodes
de froid ou de chaleur perdurent pendant la floraison, la production de pollen sera réduite. Ceci affectera la
formation des fruits. Le gel tue les pieds de tomate. Pour éviter des dommages de gel, il est prudent d’attendre la
fin définitive de l’hiver avant de semer. Si l’on sème à l’intérieur, il est possible de le faire plus tôt (dans des pots
ou des caissettes). L’intensité de la lumière affecte la couleur des feuilles, la mise à fruits et la couleur des fruits.
 
L’eau et l’humidité Une simple astuce permet de déterminer si les réserves en eau disponibles sont suffisantes
pour cultiver la tomate. Si des plantes herbacées (des plantes avec de nombreuses feuilles fines) poussent dans le
milieu naturel, il sera possible d’y faire pousser des tomates. Il faut pouvoir compter sur au moins trois mois de
pluie. Le stress causé par une carence en eau et les longues périodes arides fait tomber les bourgeons et les fleurs
et provoque le fendillement des fruits. Par contre, lorsque les averses sont très intenses et l’humidité est très
élevée, la croissance des moisissures et la pourriture des fruits seront plus importants. Les temps nuageux
ralentissent le mûrissage des tomates. Cependant, des cultivars adaptés sont disponibles. Les sociétés
semencières ont des variétés de tomates spécialement adaptées aux climats chauds et humides.
6.2 La préparation du sol
Il est nécessaire de labourer (ou de bêcher) afin de préparer la terre pour une nouvelle culture. Dans les régions
où l’eau est un facteur contraignant, le labour améliore également la conservation de l’eau. Un labourage
effectué après la récolte de la culture précédente améliore la structure du sol ainsi que sa capacité de rétention
de l’eau. Cela permet également de réduire les risques de contamination par des ravageurs et des maladies liés
au sol car l’exposition de la terre au soleil ardent peut éliminer ces derniers. Il faut effectuer un labourage en
profondeur pour casser la couche dure du sous-sol qui est imperméable (la semelle de labour), pour éliminer les
mauvaises herbes et pour ameublir le sol. Cette pratique bénéficie également à la croissance des racines. Il est
souvent nécessaire de herser à deux reprises pour bien niveler le terrain, casser les mottes et éliminer les
résidus de culture de la campagne précédente. L’on peut cultiver la tomate sur des planches surélevées, sur des
billons ou sur des sillons afin de faciliter l’irrigation et le drainage de l’eau. Malgré cela, 60% de la culture se fait
encore avec irrigation par ruissellement.

La tomate pousse bien sur la plupart des sols minéraux qui ont une bonne capacité de rétention de l’eau, une
bonne aération et qui sont libres de sels. Elle préfère les terres limoneuses profondes et bien drainées. La couche
superficielle du terrain doit être perméable. Une profondeur de sol de 15 à 20 cm est favorable à la bonne
croissance d’une culture saine. Dans les sols d’argile lourd, un labourage profond permettra une meilleure
pénétration des racines.
La tomate tolère modérément un large intervalle de valeurs du pH (niveau d’acidité), mais pousse le mieux dans
des sols où la valeur du pH varie entre 5,5 et 6,8 et où l’approvisionnement en éléments nutritifs est adéquat et
suffisant. En général, ajouter de la matière organique stimule une bonne croissance. Les sols qui contiennent
beaucoup de matière organique, comme les sols tourbeux, sont moins appropriés dû à leur forte capacité de
rétention d’eau et à une insuffisance au niveau des éléments nutritifs.
6.3 Le choix des variétés
La variété qu’il faut choisir dépend des circonstances locales ainsi que du but visé par la culture (voir chapitre 6).
L’on peut distinguer les variétés locales (races locales non améliorées) et les variétés améliorées (ou
commerciales). Ces dernières résultent d’un processus continu de sélection de plantes. Les critères de sélection
sont basés sur des caractéristiques telles que le type de fruit, la forme de la plante, la vitalité et la résistance aux
ravageurs et aux maladies, mais également sur des facteurs liés au climat et à la gestion. Les agriculteurs/trices
ont toujours sélectionné les variétés qui donnaient le mieux sous les conditions locales. Il ne faut sélectionner
que les fruits des plantes les plus performantes et garder les pépins issus de ces derniers pour les utiliser comme
graines au cours de la saison suivante. Les agriculteurs/trices peuvent produire leurs propres cultivars, mais il
s’agit là d’un processus coûteux qui comporte des risques.
Les variétés résistantes sont des variétés où l’on a incorporé une résistance spécifique qui est présente dans la
graine. Pour une plante comportant une résistance spécifique, il sera très difficile voire impossible d’attraper la
maladie en question. Une résistance particulière peut découler de plusieurs caractéristiques différentes. Lorsque
les feuilles sont densément couvertes de poils, certains insectes ne veulent pas s’y poser. Il y a des couleurs qui
sont peu attrayantes pour certains insectes. Ces caractéristiques-là sont visibles, mais la plupart des
caractéristiques qui contribuent à une résistance contre les moisissures ou les virus ne le sont pas. Aucune des
variétés disponibles sur le marché n’est résistante à toutes les maladies et tous les ravageurs connus, mais vous
pouvez acheter des graines de plantes qui sont résistantes à une ou plusieurs maladies.
De nombreux agriculteurs/trices dans les basses-terres de l’Afrique tropicale et des Caraïbes cultivent des
variétés locales dont l’origine n’est pas connue. Les fruits ont un goût un peu aigre et amer, ils sont petits, ronds
ou aplatis, avec beaucoup de loges et particulièrement bien appropriés à être concassés avec d’autres
condiments pour faire des sauces. Dans les conditions défavorables de la saison des pluies, ces variétés donnent
un rendement plus élevé que la plupart des cultivars importés.
7. CYCLE DE LA PLANTE

Le tableau ci-dessous présente un récapitulatif de la durée du cycle de la tomate en fonction des différentes
étapes culturales et biologiques de la plante :

Levée Repiquag plantatio 1ere Nouaiso récolte Fin


e n fleurs n récolte
1er 2 1 à 1.5 1,5 à 3 2 à 3,5 3 à 4,5 3,5 à 7
semaine semaines mois mois moi mois mois

 Avantages de la tomate :
 C’est une culture potagère à cycle relativement court.
 L’on peut opter pour une période de production courte ou longue.
 La tomate peut être cultivée en champ ouvert et sous abri.
 La tomate s’incorpore bien dans différents systèmes de culture.
 La tomate a une valeur économique élevée.
 Le fruit de la tomate a une teneur élevée en oligo-éléments.
 Les fruits peuvent être transformés, séchés et mis en conserve.
8. CALENDRIER DE REALISATION - MANUEL
STADE 1ER MOIS 2eme MOIS 3eme MOIS 4eme MOIS
Défricher et dessoucher X
Désherbage X
Labour général + hersage X
Mise en place de la pépinière X
Traçage X
Deuxième labour/sur platebande X
Irrigation X
Poquets X  
Fertilisation - fumure X  
Binage X  
Plantation X  
Sarclage et arrosage régulier X X
Entretien phytosanitaire + NPK X X
Récolte X
Environ 75 jours
après repiquage
pendant 4-5
semaines
9. CALENDRIER DE REALISATION - MECANIQUE
STADE 1ER MOIS 2eme MOIS 3eme MOIS
Mise en place de la pépinière X
Défricher et dessoucher X    
Désherbage X    
Labour général + hersage X    
Traçage X  
Deuxième labour/sur platebande X
Irrigation X
Poquets X
Fertilisation - fumure X  
Binage X
Plantation X
Sarclage et arrosage régulier X X
Entretien phytosanitaire + NPK   X X
Récolte X
Environ 75 jours après
repiquage pendant 4-5
semaines
10. ETUDE DU MARCHÉ
10.1 SEGMENTATION DE CLIENTÈLE
On cible deux (2) principaux segments :
Les consommateurs ordinaires et les unités commerciales.
Consommateurs ordinaires : Il s’agit d’individus, souvent des femmes, qui se rendent dans les marchés pour
s’approvisionner en fruits et légumes principalement pour la consommation domestique. Ce groupe comprend des
individus de la classe moyenne et ceux disposant de faibles revenus. Les marchés les plus fréquentés par segment
de marché comprennent aussi bien des marchés locaux que ceux qui desservent plusieurs communes.
Unités commerciales : Elles comprennent des clients qui ne sont pas des consommateurs directs des PMA mais les
utilisent à diverses fins dans leurs unités. Dans le contexte local, ce groupe est constitué par les boutiques de
quartiers, qui vendent des produits maraichers à des consommateurs finaux, et des unités de transformation des
produits maraichers.
10.2 LE PRIX
La fixation du prix de vente des légumes au champ est principalement gouvernée par la demande du marché. Le prix
est fixé à l’issue d’un marchandage entre le maraîcher et ses clients.
En deuxième lieu intervient la qualité du produit. La perte de qualité peut intervenir si les produits maraîchers n’ont
pas été récoltés tôt après la maturité. Le coût de production intervient en dernier lieu dans la fixation du prix. Par
ailleurs, ce coût n'est pas bien maîtrisé par la plupart des maraîchers.
Il convient de signaler que souvent, les grossistes n’achètent pas au comptant. Ils prennent les légumes à crédit pour
payer après la vente. Ce système présente beaucoup de risques pour les maraîchers, mais il est plus basé sur la
confiance. Dans beaucoup de cas, l’acheteur remet au maraîcher une somme d'argent inférieure au contrat arrêté au
départ. Ce comportement s’observe chez les grossistes quand la commercialisation est difficile. Ils laissent les
10.3 LA DEMANDE
On distingue en général quatre (4) types de demandeurs de tomates
en RDC : les boutiques de quartiers, les supermarchés, les
commerçants grossistes et les transformateurs qui s’approvisionnent
dans les marchés de regroupement périurbain, les marchés urbains et
sur les sites maraichers.
Les boutiques de quartiers et les supermarchés qui fournissent des
produits maraîchers au plus grand nombre de consommateurs
(ménages) s’approvisionnent au niveau des marchés de regroupement
à la périphérie de la ville de kinshasa. Les taux d’approvisionnement
sont respectivement de 55 %, 30 % et 15 %. Quant aux fréquences
d’approvisionnement, elles sont quotidiennes en raison de la grande
périssabilité des produits et de la difficulté de conservation.
En ce qui concerne les commerçants grossistes, ils
s’approvisionnement directement dans les marchés des zones de
productions
Enfin, les transformateurs privilégient les zones de production pour
installer leurs unités, surtout en ce qui concerne la tomate. Des
contrats de livraison sont signés avec des producteurs afin d’assurer la
régularité de l’offre et la qualité du produit. Tous les acteurs impliqués
dans la demande des produits maraichers reconnaissent qu’il y a
encore un gap à combler pour satisfaire la demande existante. La forte
périssabilité des produits, la saisonnalité de ces derniers, la faible
capacité de production des offreurs (producteurs) sont des facteurs qui
10.4 L’OFFRE
La quantité de produits maraîchers offerte par les maraîchers n’est pas fonction d’une demande solvable, d’autant plus qu’il existe très peu de contrats
ou d’intention d’achat avant la production. La seule contrainte capable d’influencer la quantité des produits est la disponibilité de ressources
productives dont : la terre, l’eau, les fertilisants et les prix d’achat pratiqués au cours de la campagne agricole antérieure.
Le marché de Kinshasa est principalement inondé par les produits des sites ci-après :
Tshuenge nsele
Ndjili brasserie
Manzanza
Mokali
Masina rail 1
Masina rail 2
Kingabwa 1
Kingabwa 2
Kingabwa 3
 

10.5 CONCURRENCE
Les concurrents sont essentiellement les producteurs des produits maraichers ordinaires.

10.6 COMMERCIALISATION
En fonction des habitudes des segments de marché ciblés et de la capacité logistique des producteurs de tomate, deux (2) canaux de distribution seront
utilisés
CANAL 1 - VENTE EN CIRCUIT COURT, DIRECTEMENT AUX CONSOMMATEURS FINAUX ; Les consommateurs des environs des périmètres
agricoles achètent directement leurs légumes au champ, auprès des producteurs : c’est le maraîchage de proximité
CANAL – VENTE EN CIRCUIT LONG, INDIRECT ; les consommateurs des centres urbains sont approvisionnés à travers les marchés. Le contact avec
le producteur passe par un grossiste, puis un détaillant. A ce niveau, le consommateur peut acheter ses légumes en s'adressant aussi bien au détaillant,
qu'au grossiste.
Dans tous les cas, pour éviter les risques liés à la commercialisation, les maraîchers vendent leurs produits en plein champ, soit en détail lorsqu’il s’agit
des petites quantités destinées directement à la consommation, soit par « platebande » quand il s’agit d’un achat en gros par les revendeurs
(grossistes). Le grossiste à son tour revend soit au détaillant, soit directement aux consommateurs. Dans le marché, les consommateurs s’adressent
principalement aux détaillants.
11. Analyse Swot

FORCES FAIBLESSES
 Productions de contre-saison et bioécologiques  Cout élevé des semences
 Un ensoleillement favorable à la production de  Absence d’infrastructures de conservation
dizaines de spéculations en saison et en adaptées
contresaison  la dégradation et l’appauvrissement des sols
 Une bonne expérience de production  Rareté des sols fertiles
 Main d’œuvre abondant  Risques d’inondations dans nombreuses zones
 Une bonne pluviométrie  Absence d’infrastructures de conservation
 Site accessible adaptées
 Proximité des marchés d’écoulement  
 Accès aux semences hybrides  
 La tomate a une valeur économique élevée.
OPPORTUNITES MENACES
 Forte demande des marchés  Environnement des affaires difficile
 Facteurs climatiques très favorables  Une monnaie dévaluée associée à la flambée des
 Programme de désenclavement routier des zones prix alimentaires.
de production et de collecte primaire  Changements climatiques : irrégularité de la
 le potentiel de développement des cultures dans pluviométrie, cycles de sécheresses, dégradation
les zones d’extension et les initiatives de des terres ;
développement de la production locale de  
semences.
LIBELLE Qté UOM P.U Prix total M
1. PREPARATION DU SOL        
Defrichage,desouchage et desherbage 1 ha 100,00 100,00
Labour general + hersage/Location tracteur 1 ha 250,00 250,00
Tracage 1 ha 50,00 50,00
Deuxième labour sur platebande 1 ha 100,00 100,00
Poquet 1 ha 50,00 50,00
Fertilisation - fumure 1 ha 50,00 50,00
Binage 1 ha 50,00 50,00
Plantation 1 ha 50,00 50,00
TOTAL       700,00
2. IRRIGATION       0,00
Kit tuyaux d'arrosage extensible + pistolets
90,00
60mx2 3 KIT 45,00
Frais liés au fret 3 KIT 50,00 50,00
3. INTRANTS        
Fumure organique - fiente de poule 1 Camion 200,00 200,00
Location Camion de type Ben 1 Camion 400,00 400,00
Semence 500 gr 4,00 400,00
NPK 17-17-17 6 Sac 60,00 360,00
TOTAL       1360,00
3. PRODUITS PHYTOSANITAIRE   PCS    
Produits fongiques 1,5 kg 36,00 54,00
Produits insecticides 1 kg 25,00 25,00
TOTAL       79,00