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I

EPIGRAPHE

« L’enfance est une tige fragile qui a besoin


d’appui ».

La Rochefoucauld-Doudeauville
II

DEDICACE

A vous mes chers parents Philippe UTSHUDI et Annie MILONDO, pour les
sacrifices innombrables afin de faire de moi une femme pleine de sens de responsabilité.

Que ce travail vous donne la jouissance du fruit consenti d’innombrables sacrifices


tant financiers, matériels que moraux.

REMERCIEMENTS
III

Le feu brûle plus haut quand tout un chacun y apporte un morceau de bois.

Nous serions ingrate si nous passons l’éponge sans dire merci à tous ceux qui ont
accepté de contribuer à la réalisation de ce travail.

Ce travail est le fruit et le mérite de droit à tous les professeurs, les Chefs des
Travaux et les Assistants de la faculté de droit qui nous ont donné le goût de l’étude de la
responsabilité civile. Qu’ils trouvent ici l’expression de toute notre gratitude.

Nous tenons à remercier particulièrement l’Assistant Elie KAPUNGA


KITOMBOLE pour avoir accepté, en dépit de ses multiples occupations la direction de ce
travail. Qu’il daigne trouver dans ce travail, l’expression de notre gratitude.

Nous tenons également à remercier tous ceux qui de près ou de loin, ont été
attentifs à notre situation et n’ont manqué d’apporter en soutien tant moral que matériel à la
réalisation du présent travail, notamment les professeurs Médard LUYAMBA, Gilbert
KISHIBA, Gilbert MUSANGAMWEYA, BANZA MALALE.

A vous frères et sœurs : Josué UTSHUDI, Merry UTSHUDI, Aimée UTSHUDI,


Nyota UTSHUDI ; que ce travail soit le couronnement de vos multiples efforts et sacrifices.

Il nous sera ingrat de rappeler ici l’effort fourni par mon père spirituel Pasteur
OMALANGA PELE Pascal Daniel.
1

INTRODUCTION GENERALE
I. PRESENTATION DE L’OBJET D’ETUDE
L’infraction est une violation de la loi pénale qui sème un déséquilibre dans la
société troublant ainsi sa tranquillité et sa quiétude. L’infraction peut être commise, soit par les
adultes, soit par les enfants.

En cas de commission d’infraction par un enfant, l’arsenal juridique congolais a


prévu un certain nombre de mécanisme pour protéger cette catégorie des personnes appelées
« enfants en conflit avec la loi».

La question qui se présente est celle relative à la responsabilité qu’ont les parents
lors de la commission de l’infraction par leurs enfants.

Les parents sont appelés à comparaitre devant le juge, cela cloche quelque part,
c’est-à-dire que l’existence d’une infraction requiert la réunion de certains éléments
principaux.

 L’élément légal
 L’élément matériel
 L’élément intentionnel

Cela étant, l’absence d’un de ces éléments, fait que, l’infraction n’existe pas. Dès
lors, un parent qui est appelé à comparaitre pour le fait qu’il n’a pas commis, n’est-ce pas une
entorse.

II. ETAT DE LA QUESTION


L’Etat de la question est l’écart entre ce qui a été déjà dit et ce qui reste à dire. 1
Ainsi, notre état de la question est en rapport avec des travaux similaires effectués par nos
ainés scientifiques, notamment :

 KABUMBA DIONGO de l’Université de Kisangani, a parlé à propos de difficultés du


jugement des enfants en conflit avec la loi.2

KALAMBO KONGA « Le contrat existant entre transporteur et destinataire inconnu », TFC, UNIKIN, 2001-
2012, inédit.
2

KABUMBA DIONGO « Difficultés du jugement des enfants en conflit avec la loi », TFC, UNIKIN 2011-2012,
inédit.
2

 KASONGO BANGALA de l’Université de Kinshasa a parlé de la matérialité de


l’infraction d’un parent qui comparait pour la cause de son enfant en conflit et de la
comparution d’un parent qui est innocent. 3

Contrairement aux deux chercheurs qui se sont beaucoup plus focalisés sur
l’examen de la comparution d’un parent pour les faits posés par son enfant sur le plan
procédural, nos analyses mettent en évidence le bien-fondé de la comparution des parents pour
un fait infractionnel commis par leur enfant.

III. CHOIX ET INTERET DE L’OBJET D’ETUDE


Le choix et l’intérêt de l’objet d’étude consistent à donner les causes donc, le
pourquoi et le comment qui nous ont amené à choisir tel ou tel autre sujet.4

A. CHOIX
Il n’est pas un fait aléatoire pour faire le choix du sujet, mais plutôt c’est la
curiosité scientifique qui nous y a poussé, afin de maitriser le domaine dans lequel nous
évoluons. Suite à cela, nous avons fait le choix du sujet ainsi formulé ;  Analyse de la
comparution judiciaire d’un enfant en conflit avec la loi en droit congolais.

B. INTERET DE L’OBJET D’ETUDE


La nécessité d’analyser la comparution judiciaire d’un enfant en conflits avec la loi
en droit congolais repose sur un triple intérêt, à savoir personnel, scientifique et social :

1. Intérêt personnel

Ce travail nous sert de thème pour notre travail de fin de cycle et nous permet de
mettre en pratique ce que nous avons appris en ce qui concerne le droit privé et judiciaire.

2. Intérêt scientifique

Ce travail va servir de référence dans le domaine de droit privé et judiciaire tous


les futurs juristes qui nous liront et qui s’intéresseront à une question similaire.

KASONGO BANGALA « Matérialité de l’infraction d’un parent », TFC, UNIKIN, 2014-2015, inédit.


4

MPANGI PASCAL; Cours d’Initiation à la recherche scientifique, Unilu, G1SPA,, 2018,p.23, inédit
3

3. Intérêt social

Nous voulons qu’à l’issue de notre travail, cette analyse de la comparution


judiciaire sert à une résolution attendue face à l’enfant en conflit avec la loi en Droit
congolais.

IV. PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES DU TRAVAIL

A. PROBLEMATIQUE

Selon Benoit Vergers « la problématique est un ensemble des questions à la


résolution que soulève un problème précis faisant l’objet d’une recherche scientifique ».5

S’agissant de l’objet de notre étude, il sied de souligner que, la loi portant


protection de l’enfant, prévoit la comparution des parents d’un enfant en conflit avec la loi.
Pourtant, le Droit pénal pose un principe selon lequel pour qu’un comportement soit considéré
comme infractionnel, il faut la réunion de trois éléments, notamment l’élément légal, l’élément
matériel et l’élément intentionnel. Il est à noter que, l’absence d’un seul de ces éléments, suffit
pour que l’infraction ne soit pas considérée, mieux, matérialisée. Or, il est clair qu’un parent
n’est pas auteur du comportement de son enfant, autrement dit il n’a eu ni à poser ni à vouloir
l’acte posé par son enfant et pour lequel il doit comparaitre.

Ainsi, cet état des choses nous amène-t-il, à nous poser des questions suivantes,
auxquelles il nous revient de répondre dans les lignes qui suivent en termes d’hypothèses.

1. Quelle est la matérialité de l’infraction d’un parent innocent qui comparait pour la
cause de son enfant ?
2. Quel serait l’équilibre social quand le parent de l’enfant ne comparait pas, lorsqu’il
s’agit d’un enfant orphelin ou s’échappe ?

B. HYPOTHESES DU TRAVAIL

Nous n’allons pas donner l’hypothèse de notre travail sans que nous la définissions.

VERGER Benoit, La problématique à la collecte des données, Québec, édition, CORN, 2001, p.54
4

Selon Rongere Pinto, l’hypothèse est «une tentative d’explication des faits
formulée au début de la recherche, destinée à guider l’investigation et à être abandonnée ou
maintenue d’après les résultats de l’observation»6

Eu égard à ce qui précède, nous considérons que, la matérialité de l’infraction d’un


parent innocent qui comparait pour la cause de son enfant n’existerait pas dans l’arsenal
juridique congolais, d’autant plus que le parent n’a pas personnellement commis une
infraction, mais qu’il répondrait des faits de son enfant, dès lors qu’il exercerait sur lui
l’autorité parentale.

En outre, la répression de l’infraction commise par l’enfant qui comparait avec son
parent qui aurait pris fuite, serait un coup d’épée dans l’eau et le trouble créé par l’infraction
serait toujours non réprimé. Le rôle intimidateur de la peine n’aurait pas sa place dans la
société d’autant plus que l’infraction n’était pas réprimée.

V. OBJECTIF DU TRAVAIL
Il serait inconcevable pour tout scientifique de se concentrer sur le développement
d’un sujet dont il n’éprouve pas lui-même un intérêt particulier. Cela étant, en ce qui concerne
notre travail, nous nous assignons les objectifs suivants :

 Déterminer les difficultés qui ressortent quant à la comparution d’un parent


avec son enfant en conflit avec la loi ;
 Chercher à rétablir l’ordre dans le cadre de la répression d’une infraction
commise par un enfant pendant qu’il comparait avec son parent n’ayant
commis aucune infraction.

VI. METHODES ET TECHNIQUES DE RECHERCHE

A. METHODES

Etymologiquement, le mot méthode vient des grecques «méthodès», dérivant de


«méta» qui signifie «avec» et « odos» qui veut dire «vrai».

RONGERE, P, cité PAR MULUMBATI NGASHA Adrien, Manuel de sociologie générale, éd. Africa
Lubumbashi, Août 1989, p.21
5

Damiel Morvan précise que la méthode est une marche de l’esprit pour découvrir et
démontrer la vérité.7

Dans le cadre de notre travail, nous avons fait usage de la méthode exégétique qui
a consisté à interpréter les différents textes des lois, les analyser, prélever les manquements en
rapport avec notre sujet tout en leur donnant une configuration juridique appropriée.

B. TECHNIQUES DE RECHERCHE
Les techniques sont des moyens pour atteindre un but situé au niveau des faits, des
étapes pratiques.8

Pour mieux élaborer notre travail, nous nous sommes servi des techniques
suivantes :

 La technique d’interview, nous a permis d’être en contact ou de faire un entretien


avec un ou plusieurs personnes suite aux difficultés rencontrées dans notre champ
d’étude ;
 La technique d’observation, elle nous a permis d’être en contact avec les éléments
étudiés ;
 La technique documentaire, quant à elle nous a aidé à recueillir les données
relatives à notre sujet d’investigation en nous référant aux ouvrages et aux textes
des lois relatifs à l’objet de notre étude.

VII. DIFFICULTES RENCONTREES


Pour l’élaboration du présent travail, nous avons été butés à beaucoup d’obstacles
dont les principaux sont :

 Le manque d’une documentation fournie en rapport avec notre thème d’étude ;


 Difficultés de déplacement pour chercher les données d’une pointe à une autre.

VIII.DELIMITATION DU SUJET
Pour éviter toute divagation dans nos investigations, il nous paraît important de
préciser notre champ d’investigation dans l’espace et le temps.
7

Moevarl, D. ; Méthode en sciences sociales, PUF 1979, p.49


8

RONGERE, P. et Grawitz, M. ; Méthodes des sciences sociales, Paris, 4ème édition Dalloz, 1971, p.289
6

Ainsi, du point de vue spatial, notre étude a pour champ d’investigation la ville de
Lubumbashi car, c’est dans cette ville où nous avons eu à récolter les données, précisément au
tribunal pour enfants et au tribunal de grande instance.

Du point de vue temporel, nos analyses couvrent la période allant de l’année 2009
à l’année 2020. La première, étant celle de l’entrée en vigueur de la loi portant protection de
l’enfant qui pose le principe de la comparution des parents pour la faute commise par leur
enfant. Et la seconde est celle de la fin de nos recherches et de l’élaboration du présent travail.

IX. SUBDIVISION DU TRAVAIL


Hormis l’introduction et la conclusion, notre travail s’articule autour de deux
chapitres. Le premier chapitre porte sur la comparution en droit positif congolais et le
deuxième examine les difficultés rencontrées quant à la comparution des parents pour la cause
de leur enfant.
7

CHAPITRE I : DE LA COMPARUPTION EN DROIT POSITIF


CONGOLAIS
Dans ce chapitre, il est question de parler de la comparution en Droit congolais
et de modalités y relatives. II n'y a pas des sociétés sans ordre, il n'y a pas des sociétés sans
justice, encore moins de justice sans juge investi de pouvoir de la rendre. Au 19ème siècle,
l'Etat gendarme défendait exclusivement l'ordre public en garantissant la salubrité, la sécurité
et la tranquillité publique des personnes et de la collectivité. Aujourd'hui, l'Etat défend
également une certaine conception morale et politique de la société.

On oppose souvent la notion de l'ordre public au respect des libertés individuelles ;


c'est la nécessité de protéger la société en générale qui justifie que l'Etat par le billet de ses
instruments (police, Ministère Public) dispose du monopole de la violence légitime afin de
maintenir l'ordre public en limitant parfois les libertés individuelles. Ainsi, les décisions de
police ou du Ministère Public ne sont légales que si elles sont fondées sur la nécessité de
maintenir l'ordre public.

Pour GERARD CORNU, le ministère public est une institution destinée à assurer
la défense de l'intérêt général et de l'ordre public en veillant à ce que la loi et le droit soient
observés et correctement appliqués. Selon le lexique des termes juridiques, le Ministère Public
est un ensemble des magistrats de carrière chargés devant certaines juridictions de requérir
l'application de la loi et de veiller aux intérêts généraux de la société.9 Ainsi donc, le Ministère
Public est cette catégorie des magistrats de carrière chargés d'assurer la défense des intérêts de
toute la société et de l'ordre public, en veillant à ce que la loi soit appliquée de manière égale
envers tous. Ce sont eux qui ont la mission de rechercher les infractions qui troublent
effectivement l'ordre public, d'arrêter leurs auteurs et de le traduire devant les cours et
tribunaux, tout en exerçant l'action publique afin de solliciter l'application des sanctions
prévues par la loi. Le Ministère Public désigne à la fois l'institution et les membres qui la
composent en l'occurrence les magistrats.10

GERARD CORNU, Vocabulaire juridique, Paris, 10ème édition PUF, p.174


10

L’Avocat porteur de pièce du procès ne doit justifier aucune procuration spéciale pour représenter son client à
l’audience et pour y défendre ses droits et intérêts, Kin 23 aout 1972, R.J.P.189
8

Le Ministère public en tant que membre de l'institution est aussi appelé magistrat
du parquet étant donné que c'est ici son lieu de travail. Il est encore désigné sous le nom de
magistrat débout, cela du fait que le magistrat du Ministère Public se lèvent pendant
l'audience pénale lorsqu'il s'adresse au juge pour requérir l'application de la loi à charge des
prévenus qu'il a traduit en justice ou que la partie civile a directement cité. Même en matière
de droit privé, il est toujours tenu de se lever pendant l'audience lorsqu'il veut donner un avis
sur une question ou lorsqu'il veut poser une question aux parties ou encore pour plaider selon
qu'il figure au procès comme partie jointe ou partie principale, car c'est bien lui qui exerce
l'action publique ; il va sans dire qu'en matière pénale l'action publique relève toujours du
Ministère public qui en est le demandeur, à l'exclusion de toute autre partie, même dans le cas
où l'instance a été initiée par une partie privée par une citation directe.

Cette notion de magistrat débout s'oppose à celle de magistrat assis, laquelle


désigne le juge ; ainsi appelé parce qu'il reste assis durant les audiences. Il assure la police des
débats pendant l'audience nonobstant le pouvoir du Ministère Public de veiller au maintien de
l'ordre dans les cours et tribunaux. Le Ministre Public est également nommé « Organe de la
loi » car c'est à lui qu'incombe la charge de veiller à l'application des lois, afin de mieux
assurer la défense de l'intérêt général et de l'ordre public. Le Ministère Public est donc en tout
état de cause (civile ou répressive), l'organe chargé d'interpréter et de défendre la loi. Cette
considération comporte du point de vue de l'organisation du Ministère Public, un certain
nombre de conséquences:

 Elle comporte tout d'abord l'unité du Ministère Public en matière civile et


en matière répressive, ce qui s'explique car le fondement de leur action est
identique ; alors qu'on ne la comprendrait pas si l'une faisait entendre à
revoir que l'autre serait l'agent d'une poursuite arbitraire.
 La même considération requiert en second lieu, l'appartenance du
Ministère Public à la magistrature, car le magistrat est seul compétent pour
interpréter la loi.

La théorie classique de trois pouvoirs enseigne en effet que, le pouvoir législatif


crée la loi, que le pouvoir exécutif assure son exécution, tandis que le pouvoir judiciaire est le
seul compétent, à l'exclusion de tout autre, pour interpréter la loi dans le but d'en faire
application à des litiges particuliers. Le Ministère Public est enfin, parfois appelé « partie
9

publique, accusateur ou avocat de la société » car son rôle essentiel pendant le procès pénal,
résulte de son statut par rapport aux autres organes judiciaires.

En tant que partie demanderesse, le Ministère Public assume la charge de la


preuve de son accusation à l'encontre de la partie poursuivie. Tous ces qualificatifs donnés au
Ministère Public prouvent à suffisance l'importance que le législateur lui attache dans la
société et combien sa tâche est lourde. C'est d'ailleurs pour cette raison que le législateur a
dans la recherche des infractions et la répression de leurs auteurs, adjoint au Ministère Public
des officiers de police judiciaire pour ainsi lui permettre de bien accomplir sa mission.

Il sied de signaler qu'en République Démocratique du Congo, le juge de tribunaux


de paix joue le rôle du Ministère Public auprès de sa propre juridiction siégeant en matière
répressive, lorsque l'Officier du Ministère Public ou un OPJ à compétence générale n'a pas été
expressément désigné par le Procureur de la République pour assurer donc la fonction du
Ministère Public. Le juge du tribunal de paix n'est pas donc un magistrat débout ou magistrat
du parquet, il est principalement un magistrat assis au même titre que les autres magistrats des
cours et Tribunaux.

Ce n'est qu’à titre exceptionnel qu'il assume les fonctions du Ministère Public à
défaut de ce dernier au Tribunal de paix ; et sa mission est nettement différente de celle de
l'officier du Ministère Public.

Il est intéressant de s'interroger sur l'efficacité du Ministère Public congolais aussi


bien dans son passé que dans son avenir.

Il s'agit donc de faire une autopsie de l'organisation du Ministère Public, préjugé


de son avenir en indiquant les mesures nécessaires qui doivent être prises pour la bonne
administration de la justice. Une telle étude n'est pas sans intérêt.

La crise économique ainsi généralisée a manifesté des conséquences à travers tout


le pays. Dans la mesure où les conditions de travail de ceux qui ont la mission principale du
maintien de l'ordre publique n'ont pas suivi le rythme de l'évolution de la criminalité, comme
les mêmes causes produisent les mêmes effets, nous constatons parfois comme nous l'avons
souligné précédemment, que les magistrats se trouvent en face de plusieurs dossiers à traiter.
Devant cette difficulté, certains se trouvent incapables d'organiser des poursuites, de se
prononcer dans le délai légal, parfois c'est la détention illégale ou carrément ils classent
abusivement des dossiers sans suite.
10

En Droit congolais comme en droit français, l'impossible cumul de fonction de


poursuite et de jugement se justifie par la nature des missions inhérentes à chaque fonction au-
delà de quelques limites négligeables, notamment le critère de participation personnelle à la
poursuite qui est une atténuation au principe de l'indivisibilité du Ministère Public.

En effet, si le Procureur a personnellement pris part à la poursuite, il ne pourra pas


statuer comme juge en cas de promotion au siège dans la même affaire, mais si l'affaire avait
été diligentée par son substitut, il pourra valablement statuer comme juge dans la même
affaire. De même, en cas de délit d'audience, la juridiction joue le rôle du Ministère public.
Cette incompatibilité n'est pas expressément prévue dans le code de procédure pénale. On la
déduit de la nature de deux missions. D'une part, le Ministère public est la porte d'entrée du
procès pénal dans la mesure où, il lui revient de mettre en mouvement l'action publique, par
contre, le juge est quant à lui la porte de sortie. La question est celle de savoir quel est alors le
sens du principe de la séparation de poursuite et du jugement ?

En effet, si l'organe de poursuite juge au fond, il aurait un déni de justice pour le


magistrat d'être dans la même affaire à la fois juge et partie.

II sied alors d'examiner ce qu'il en est de l'instruction et de la poursuite en Droit


congolais, ainsi que la primauté du Ministère Public sur la police judiciaire.

SECTION II. LE MINISTERE PUBLIC ORGANE


D'INSTRUCTION ET DE POURSUITE

Le magistrat instructeur recherche et constate les infractions, procède aux


enquêtes et à l'information judiciaire, met en mouvement l'action publique et saisit la
juridiction compétente. Il ressort donc qu'en tant que magistrat instructeur, il réunit les
preuves de l'infraction, décerne des mandats en tant que Ministère Public, exerce l'action
publique et par voie de conséquence, il est le principal contradicteur dans le procès pénal.

En procédure pénale congolaise, le Ministère Public est en même temps l'organe


d'instruction et de poursuite.

En effet, l'instruction n'a pas seulement comme but principal l'interrogation de


l'inculpé à charge, elle peut être aussi menée à décharge s'il y a lieu. Ainsi, lorsque le
Ministère Public à lui-même joue le rôle d'instruction et de poursuite, il y a lieu qu'un tel
système procédural ait comme conséquence le risque que l'instruction soit menée uniquement
11

à charge. Le Procureur de la République en instruisant et en organisant les poursuite


judicaires, peut être tenté de ne chercher que des éléments lui permettant de confondre
l'inculpé qui apparaît dès ce stade comme un coupable au grand mépris du principe de la
présomption d'innocence, qui a toujours une valeur constitutionnelle ; par conséquent, la
protection des libertés individuelles se trouve mise en mal.

Ainsi, l'Officier de Police Judiciaire étant au service du Ministère Public, il est à


noter qu'aucun OPJ n'est autorisé à exercer ses attributions que s'il est habilité et a prêté
serment entre les mains du procureur de la république. La conséquence de cette règle est que
tout Procès - verbal établi par un OPJ non habilité et n'ayant pas prêté serment ou dont
l'habilitation a été suspendue ou retirée est nul et de nul effet.

Après cette brève analyse sur le rôle de la police judiciaire, il devient impérieux
d’en examiner les rapports qui existent entre la police judiciaire et l’officier du Ministère
Public. En effet, il s'agit naturellement des rapports de dépendance de la police judiciaire au
Ministère Public, étant donné que ce dernier est le seul maître de l'action publique. C'est lui
qui décide de la poursuite des délinquants devant les cours et tribunaux ou de classer sans
suite ou de clôturer par amende transactionnelle les dossiers y relatif.

Il sied donc de signaler que, les officiers de police judiciaire dépendent


étroitement du Ministère public car les précités opèrent dans un domaine exclusivement
réservé à ce dernier. C'est ainsi qu'à cause de ce lien de dépendance, les OPJ et les APJ sont
toujours tenus d'informer sans délai les autorités judiciaires, c'est-à-dire le Ministère Public,
de toute infraction dont ils ont connaissance. En outre, ils n'ont aucun pouvoir d'appréciation
sur l'opportunité de poursuite ou de ne pas poursuivre. Leur rôle se limite au niveau de
constater les infractions, rechercher les présumés auteurs, réunir les preuves et enfin présenter
le suspect auprès du Ministère Public pour une éventuelle instruction et une poursuite s'il y a
lieu.

Le Ministère public est largement habilité à diriger la police judiciaire et a le


pouvoir de donner les instructions. Le pouvoir du Ministère public ne concerne pas seulement
l'information judiciaire au sens strict, mais aussi toutes les mesures visant à favoriser la
procédure pénale, par exemple la saisie, la perquisition, la mise en détention à titre provisoire.

Ce pouvoir de direction n'interdit pas au Ministère public de laisser à la police la


carte blanche en ce qui concerne le détail, c'est-à-dire là où elle est plus compétente, et ce,
12

particulièrement dans les domaines de la technique et de la tactique policière. Toutefois les


instructions du Ministère public doivent contenir de façon la plus concrète et précise possible,
les directives en ce qui concerne les procédures pénales ainsi que celles relatives aux amendes
forfaitaires administratives. Ces ordres ne doivent pas se perdre en tournures protocolaires.

Bien que l'article 1er de l'ordonnance N°78/289 du 03 juillet 1978 relative aux
attributions des OPJ près les juridictions de droit commun, in J.O. n°15 Août 1978 permet au
Ministère public de donner directement des ordres à un agent, il faut cependant tenir compte
du fait que, cette loi ne soumet la police au Ministère public qu'en ce qui concerne sa fonction
et non pas en ce qui concerne son organisation. En conséquence, le ministère public ne doit
pas intervenir sans nécessité dans la structure interne relative à l'organisation de la police.

Il faut signaler que, l'obligation pour les officiers de police judiciaires de s'en tenir
aux instructions du Ministère Public connaît de limite et parfois de conflit avec d'autres
compétences de la police.

Etant donné que les agents de police judiciaire sont recrutés majoritairement
parmi les fonctionnaires de la police, il peut se faire que l'application de certaines instructions
du Ministère public se chevauche avec d'autres missions de la police. Selon l'ordonnance
n°78/289 relative aux attributions des OPJ près les juridictions de droit commun précitée, la
fonction de la police est celle du maintien de la sécurité publique et donc celle de la
prévention en ce qui concerne cette sécurité et le maintien de l'ordre. Dans le domaine des
activités préventives de la police, le Ministère public n'a pas la compétence de donner des
ordres.

Cependant, si lors d'une situation donnée apparaissent concomitamment et


directement des aspects intéressant à la fois le domaine de la poursuite pénale et celui du
maintien de la sécurité publique, le ministère public et la police sont alors l'un et l'autre
compétents pour prendre les mesures nécessaires à l'accomplissement de leur tâches
respectives.

Les dispositions de la procédure pénale et celles de procédure relatives aux


amendes forfaitaires stipulent que, dans un tel cas, une collaboration étroite basée sur la
confiance mutuelle entre le Ministère public et la police s'avère indispensable. Dans le cas où
la situation ne permet pas une poursuite appropriée et simultanée de ces deux tâches, il est
alors nécessaire de décider, en fonction de la situation concrète et selon le principe de
13

comparaison entre les biens à protéger selon une disposition légale, et les devoirs, afin de
déterminer ce qui doit avoir priorité, de la poursuite pénale ou du maintien de la sécurité
publique.

En conclusion, on peut constater que la relation du Ministère public et ses agents


se caractérise avant tout par la coopération et non par des ordres stricts. Même si des
directives sont données par le Ministère public, les hiérarchies internes à la police restent en
règle générale préservées.

SECTION II : LE NOTIONS GENERALES ET LES MODALITES

Dans cette section, il convient d’examiner la question relative à la comparution et


les catégories de celle-ci qui existent en Droit congolais. §1. DE LA COMPARUPTION

Par comparution, il faut entendre un fait juridique consistant à se présenter en


justice pour justifier du fait dont on est reproché tout en prouvant et en justifiant du fait par
des faits palpables en usant probablement les témoins à charge ou en décharge, à l'appel de la
cause, le greffier constante le comparution ou la non comparution des parties.

En matière civile, les parties peuvent toujours être représentées. L'ordonnance -


loi n°68/248 du 10 juillet 1968 réserve aux avocats et défenseurs judiciaires le monopole de la
représentation en justice. L'avocat porte des pièces de soutien, il est présumé avoir mandat
pour le représenter en justice.

Les personnes morales comparaissent valablement par leurs organes


(administrateur gérants de la qualité de conseils juridiques représentants légaux mais pas par
leurs employées, jouissant-ils conseils juridiques.

Les incapables comparaient par leur représentant (opère tuteur, curateur et/ou avec
l'assistance de leurs conseils.

Devant les juridictions du travail, les parties peuvent se faire représenter par un
travailleur ou par un représentant de l'organisation professionnel à laquelle elles sont affiliées
(l'art. 143.5 code de procédure par la loi du 5 janvier 1973). Compétent se trouvant toutefois
désigné par la loi au lieu d'un arbitrage mènent les pouvoirs de la convention des parties.
14

Aux termes de l'article 12 du code de procédure civile, la déclaration


des parties est actée par le greffier et signée par les parties.

§2. LA COMPARUTION VOLONTAIRE

La comparution peut devenir volontaire quand l'acte de saisine initiale s'avère


insuffisant. La comparution volontaire peut recouvrir différentes hypothèses :

 La comparution volontaire permet d'étendre la saisine du Tribunal


à des faits découverts lors de l'audience ou encore à des tiers qui n'avaient pas encore
été poursuivis.

De ce fait, une instruction préparatoire n'est pas utile et le prévenu doit, sur
invitation du Procureur de la République, accepter d'être jugé.

En cas de nullité de la citation, le prévenu peut accepter de comparaitre


volontairement. La comparution volontaire suppose que le prévenu soit présent à l'audience.
Si le prévenu se présente libre, il peut être retenu une présomption simple d'acceptation à être
jugé.

Si le prévenu est détenu, sa seule présence ne peut valoir acceptation et le


jugement doit constater le consentement de l'intéressé à être jugé sans citation préalable.

§3. LA COMPARUTION PERSONNELLE

Le juge peut, en toute matière, faire comparaitre personnellement la partie ou


l'une d'elle. La comparution personnelle ne peut être ordonnée qu’après la formation de
jugement ou par celui des membres de cette formation qui est chargé de l'instruction de
l'affaire.

Mais, lorsque la comparution personnelle est ordonnée par une formation


collégiale ; celle -ci peut décider qu'elle aura lieu devant l'une de ses membres. Lorsqu'elle est
ordonnée par le juge chargé de l'instruction, celui-ci peut y procéder lui -même ou décider que
la comparution aura lieu devant la formation de jugement.

Le juge en ordonnant, fixe le lieu, jours et l'heure de la comparution personnelle, à


moins qu’il n’y soit procédé sur le champ. La comparution personnelle peut toujours avoir
lieu en chambre du conseil.
15

La partie interrogée est en présence l'une de l'autre à moins que la circonstance


n’exige qu'elle soit séparément, elles doivent être confrontées si l'une des parties le demande.
Lorsque la comparution d'une seule partie a été ordonnée à cette partie interrogée en présence
de l'autre, à moins que les circonstances n'exigent qu’elles le soient immédiatement ou lors de
sa présence, sens réserve du droit pour la partie absente d'avoir immédiatement des
connaissances de la déclaration des parties entendues. .

L'absence d'une partie n'empêche pas d'entendre l'autre, les parties peuvent être
interrogées en processus d'une technique et confrontées avec les témoins si 1' impossibilité de
se présenter le juge qui a ordonné la comparution ou le juge connu devant par la formation de
jugement à laquelle il appartient, peut se présenter après, dans 1e cas échéance il convoque la
partie adverse.

Le juge peut faire comparaître les incapables sous réserve des règles relatives à la
capacité des personnes et à l'administration de la preuve ; légaux ou ceux qui les assistent.

Il peut faire comparaître la personne morale y compris la collectivité publique et


l'établissement public à la personne de leur représentant qualifié. C'est ainsi que la
comparution ou la personne commercée par le litige ne présente aucune résistance, aucune
opposition et s'amène volontairement et personnellement pour comparaître et savoir la fin du
procès. Cette comparution présente beaucoup d'avantages. Parmi ceux -ci, l'on peut citer :

 La continuité sans interruption au procès.


 L'issue régulière
 Manque de complication pour le tribunal
 L'absence de fuite ;
 La poursuite normale du litige.

§4. LA COMPARUPTION PAR SUBSTITUTION


C'est une comparution où celui qui n'a pas commis l'infraction, est obligé de
comparaître en lieu et place de l’enfant en conflit avec la loi.11

Cependant, cette comparution pose problème dans l'arsenal juridique congolais ;


comment peut-on faire comparaître quelqu'un qui n'aurait pas commis l'infraction.

11

Droit de procédure Congo Belge, 2ème éd, revue et mise à jour, p202
16

Sur quelle base juridique peut-on se référer pour essayer de procéder comme
suit ? N'est-ce pas pécher contre le principe « sacro-saint » de la légalité des délits et des
peines ? Ou serait alors la matérialité de l'infraction d'un parent qui comparait pour la cause
de son enfant délinquant qui serait orphelin ? Quel serait l'impact de la fuite d’un parent invité
à comparaitre dans cette circonstance en rapport avec l'ordre social qui a été troublé dans la
société ?

Les avis sont partagés quant à ce, mais ce qui reste toujours d'application est
l'appréciation de la comparution d'un parent dont l'enfant a commis l'infraction. Les avis
sont donc partagés pour ce que la loi ne peut faire comparaître celui qui jouit de
la présomption d’innocence, et il faut juste le dire que même le Droit de le faire bafouée
ce problème se pose alors avec le comité lorsqu'il s'agit des morales12.

C'est à travers les personnes physiques que les morales évitent et travaillent on
arrivera-t-il lors qu'aux personnes physiques venait à délinquer tout en étant. Enfant et qu'il
est obligé de comparaître avec son parent.

Quel serait le parent d'une personne physique représentant la personne morale ?


La procédure devant le tribunal correctionnel est publique et orale. Les débats ont lieu devant
trois juges, sauf pour certaines affaires moins graves qui peuvent être jugées par un juge
unique. Le tribunal correctionnel peut être saisi par :

 Le procureur de la République (lui-même éventuellement saisi par la


victime),
 Le juge d'instruction,
 La victime, par citation directe (invitation à se présenter devant le
tribunal) faite par l'intermédiaire d'un huissier.

La procédure de comparution immédiate est décidée par le procureur de la-


République. Elle doit permettre d'obtenir un jugement rapide pour des faits qui semblent
simples et clairs. Le procureur reçoit l'auteur présumé de l'infraction, il l'informe des faits qui
lui sont reprochés et de sa convocation devant le tribunal correctionnel. La personne
poursuivie est convoquée devant le tribunal correctionnel :

12

ARTURWELE BABOTE ; Notes des cours de Droit pénal général, Unikin, G2 Droit 2002-2003 inédit
17

- Immédiatement : si la peine maximale encourue est de 2 ans d'emprisonnement (6


mois pour un flagrant délit) et si le procureur estime que l'affaire peut être jugée en
l'état ;
- Dans les 10 jours à 2 mois, dans les autres cas.

La personne poursuivie est assistée d'un avocat, commis d'office si nécessaire.


Dans l'attente du jugement, le juge de la liberté et de la détention est saisi afin de statuer sur le
placement de la personne poursuivie (simple contrôle judiciaire ou détention provisoire).

Mais la personne poursuivie peut refuser de se soumettre à la procédure de


comparution immédiate. En cas de comparution différée, par opposition à la
comparution immédiate, la procédure pénale exige que le prévenu ait été convoqué à une
audience. Il peut être assisté de son avocat.

L'audience est publique, sauf décision contraire du président du tribunal


correctionnel. La victime doit se présenter personnellement ou se faire représenter par son
avocat. Le président interroge le prévenu, les témoins et éventuellement les experts. À
l'audience, la parole est ensuite donnée à la victime ou à son avocat, puis au procureur de la
République, enfin au prévenu et à son avocat. S'il l'estime nécessaire, le président du tribunal
correctionnel peut renvoyer l'audience à une date ultérieure.

Le tribunal peut prononcer des peines d'emprisonnement, d'amende ou de-


substitution. Le tribunal peut aussi reconnaître le prévenu coupable mais, estimant acquis son
reclassement dans la société, le dispenser de peine. Lorsqu'une partie n'a pas été informée de
la tenue de l'audience, et n'y est donc ni présente ni représentée, le jugement est qualifié de
"rendu par défaut".

La qualification "rendu par défaut" ouvre droit à la partie concernée de faire


opposition au jugement, c'est-à-dire de faire rejuger l'affaire, si elle le souhaite. L'opposition
se forme par déclaration au procureur de la République dans les 10 jours de la prise de
connaissance du jugement. L'affaire est à nouveau jugée par le même tribunal. Par ailleurs,
chaque partie peut faire appel par déclaration au greffe du tribunal qui a rendu la décision
contestée, dans un délai de 10 jours :
18

- A compter du jugement, si la partie était présente ou représentée,


- A compter de la signification, si la partie n'était ni présente
ni représentée.

L'affaire est alors jugée une seconde fois mais par des juges différents, ceux de la
cour d'appel13. Ce sont de grands problèmes juridiques qui nécessitent une certaine prudence
et révision.

§5. DE LA COMPARUTION AU PENAL DES ETATS CIVILS


A. DE LACOMPARUTION AU PENAL

La forte ambiance de la prise en considération de la temporalité par l'institution


judiciaire, l'écoulement du temps constitue d'une part, l'élément nécessaire d'une décision
mais se trouve d'autre part, le respect d'un délai raisonnable de jugement garantie de l'homme
(CESDH) la nécessité de la célérité de la réponse.

En pratique aussi la comparution immédiate a véritablement été consacrée ainsi en


1995 à 2005 ; leur nombre a sollicité entre 3000 et 4500 procédure annuelles soit entre par 8
et 9% de l'ensemble de décision correctionnelles14.

SECTION II. DE LA COMPARUTION DES ENFANTS

Tout au long de cette section, il sera question de montrer le pourquoi de la


comparution des parents pour la cause de leurs enfants.

§1. DE LA TRANQUILITE SOCIALE

Bien que l'enfant soit encore mineur et qu'il vient de commettre une infraction, il y
a toujours des procédures pour chercher d'une part à protéger l'enfant et d'autre part à garder
la tranquillité sociale. Tout cela est né de la loi portant protection de la l'enfant. L'enfant est
un être qui doit être protégé compte tenu de son état. Il n'est pas majeur, il n'a pas encore
atteint l'âge de la majorité ; il est fragile, incapable.

13

A Sophie ; oc, n°103, p51


14

Un jugement premier Ins Léopold ville ; 20 mai 1931, p118


19

C'est pourquoi la loi juge utile de protéger cette catégorie des personnes. Tout en
les protégeant, il faut aussi que les intérêts supérieurs des sociétés le soient aussi.

Parce que s'il arrivait même qu'un débile, un fou, dément venait à commettre une
infraction bien qu'ils ne seront pas coupables ; la loi a prévu que cette catégorie soit respectée,
à défaut l'état pourra prendre les mesures qui s'avèrent nécessaires pour le respect de la
tranquillité sociale.

§2. RECIVIVISME

Une personne tout en étant enfant incapable; femme ; quand elle vient de
commettre une infraction. Il faut qu’il y ait certains mécanismes pour que l'ordre social qui a
été troublé puisse être rétabli.

L'un des grands rôles de la peine est celui de l'intimidation de la société qui a vu
l'un d'eux subir de la peine suite à l'acte délictueux qu'il venait de commettre, pourra
s'empêcher de répéter le même acte. Mais, lorsque les actes sont toujours restés impunis, c'est
la continuité du chemin criminel, la cristallisation du récidivisme. Or il faut le dire,
la société a confier sa sécurité, sa tranquillité, son ordre social à l'Eta. Celui-ci agit à travers le
pouvoir judiciaire. Si le pouvoir judiciaire ne parvient plus à assumer la responsabilité lui
confié par la société, c'est une haute trahison et la société se dirigerait vers le gouffre.

Il est alors d'une importance capitale que l'Etat puisse jouer intégralement son rôle
dans la société pour protéger la population qui l’a mandaté.

§3. DE LA RESPONSABILITE DES PARENTS SUR LEURS ENFANTS

La loi congolaise détermine l'âge de la minorité et l'âge de la majorité. Pour la


fille, c'est 18 ans révolus, et pour l'homme c'est aussi 18 ans révolus. Tout celui qui n'aurait
pas encore atteint l'âge indiqué, tant pour l'homme que pour la femme, est considéré comme «
mineur » et est sous la responsabilité de ses père et mère, pour tout acte que ce dernier
poserait, revient immédiatement à ses responsables biologiques aux autres.

Parce qu'il faut le dire, ces mineurs ont la capacité de jouissance et mon
d'exercices. Ils agissent à travers leurs parents ; c'est pourquoi ces derniers doivent répondre
20

des actes posés des par les siens15. Étant donné que la notion de mineur en anticipe est
révolue, les parents ont donc l'obligation de répondre des actes posés par leurs enfants.

En tant qu'un indicateur générateur, cette mesure a pour but de déterminer s'il
existe un système spécialisé de justice pour les enfant mineur, et si ce système est garanti par
la loi au politique applicable après le gouvernement, pour déterminer si elle prévoient de
mesure spécialise aux enfants en conflit avec la loi les sources d'information au niveau de
l’administration centrale devrons confirmer l'existence d'un système d'enfants mineurs ou la
structure de celle -ci habituellement une spécialisation concernant les enfants en conflit avec
la loi peut découler16.

§4. LE RETABLISSEMENT DE L’ORDRE SOCIAL


Lorsque l’ordre social est troublé, il est d’une nécessité extrême qu’il soit rétabli
le plus vite que possible. MULUMBATI NGASHA Adrien dit que « c’est sur l’ordre social
que repose le développement multi sectoriel de la société»17
Donc, l’Etat a l’obligation de rétablir l’ordre social lorsque celui-ci est troublé car
le développement de tout un peuple en dépend. Lorsqu’on laisserait désordre dans la société,
rien ne pourra aller. L’Etat à qui la société a confié les responsabilités, doit essayer de les
assumer complètement. Le rétablissement de l’ordre social est une nécessité permanente que
l’Etat doit toujours prendre en compte prendre en compte en tout temps et en toutes
circonstances.
Des informations peuvent être rassemblées pour cet indicateur à partir de sources
comme la législation nationale, le ministère de la justice ou de l'intérieur ou le ministère
chargé de la législation nationale, le ministère des établissements pénitentiaires, les ouvrages
et les rapports existants au niveau central ainsi que de sources locales d'information comme
les poste de police locaux ;les lieux de détention et les postes de polices locaux, et les juges de
paix aux tribunaux de première instance18.

15

Bompaka N’key, Droit Civil ; les personnes, notes de cours, G1 Droit, 2003-2004
16

Droit de procédure Congo Belge, idem


17

Art 258 cc II
18

MULUMBATI NGASHA Adrien ; Introduction à la science politique, éd. Africa, Lubumbashi, 1988, p29
21

Les Etats membres s’efforcent de créer des conditions qui assurent au niveau
une vie utile dans la communauté propre à encourager chez lui pendant la période de sa
vie ou il est le plus expose à un comportement.
35

CHAPITRE II : DES DIFFICULTES RENCONTREES


QUANT A LA COMPARUTION DE PARENTS POUR LA
CAUSE DE LEURS ENFANTS
Tout au long de ce chapitre nous allons parler des difficultés qui peuvent
surgir quant à la comparution des parents pour leurs enfants en conflit avec la loi.

SECTION I : DES ENJEUX MULTIPLES


Plusieurs enjeux peuvent être soulevés et rencontrés quant à la comparution des
parents pour la cause de leurs enfants, notamment :

§1. DE L'ETABLISSEMENT DE L'INFRACTION

II est connu du large public averti et non averti pour que l'infraction existe en
Droit Pénal Congolais, il y a certaines conditions qui entrent en ligne de compte sans
lesquelles l'infraction ne peut exister. Parmi ces conditions l'on peut citer :

- L’élément matériel
- l'élément légal
- l'élément moral

Aucune infraction ne peut donc exister sans pour autant que ces trois éléments
soient réunis. Ces conditions sont d'ordre non pas seulement national mais aussi international
car, cela intègre mieux les notions des Droit de l'homme et l'exécution de la peine privative de
liberté ; puisque même si les peines doivent-être respectées, la liberté et les droits de l'homme
doivent toujours être respectés19.

Aux frontières du droit pénal et de la science pénitentiaire, on trouve le


problème de l'exécution de la peine privative de liberté.

Ici, en effet, les risques sont grands comme un torchon qui m'aurait aucun
Droit.20 Plaluskil note que « le condamné qui doit être soumis à une contrainte des mesures de
sûreté, n'est pas privé de tous les droits, sauf de ceux dont il est privé par le jugement de
19

Voir pacte international des nations unies sur les Droits civils et politiques 1966
20

NYABIRUNGU MWENYE SONGO, Annales de la faculté de Droit, Kinshasa, 2ème édition DES, 1985, p.76
35

condamnation. S'il en est ainsi pour les peines, il en est de même pour la matérialité de
l'infraction.

L'établissement de l'infraction est donc très difficile parce que toute les conditions
ne sont pas réalisées notamment : l'élément moral, l'élément matériel ainsi que l'élément légal.
L'infraction mise dans le chef d’un parent qui comparait avec son enfant, ne réalise pas toutes
ces conditions, c'est absurde vraiment de faire de telles considérations.

§2. FUITE DES PARENTS


Une fuite des parents a une durée de deux jours avant d'être localisée près d'une
continuité scolaire, dans une commune de seine–martine, les parents inquiets veulent
aujourd'hui comprendre :

- Action de faire quelqu'un remplacement d'une personne ou d'un animal qui fuit
pour échapper à quelqu'un ou à quelque chose, fuite devant l’ennemi, leurs
poursuites enragées et la fuite perdue.
- II n'y a pas eu le temps dans sa fuite précipitée des mesures son poignard
que beccards l'avait forcé de jeter au milieu du salon21.

Les parents se sentent tracassés par les tubules, ces judiciaire peuvent prendre la
ferme résolution de jouir et quand ils s'enfuient, quelle serait la résolution et l'issue du
procès ?

Parce qu'il faut le dire, les parents n'ont pas été les auteurs principaux pour la
réalisation de l'infraction.

Et lorsque les parents prennent fuite, c'est une complication pour l'issue du procès
parce que l'enfant en conflit avec la loi ne peut pas comparaitre à l'absence de son civilement
responsable (voir la loi n°009/2009 de la 10/01/2009 portant protection de l'enfant parents).

Cette non culpabilité amène à ce que les parents puisse se retrouver dans une
situation de crainte permanente que par l'ignorance de la loi

Ne se sentant pas coupable, n'ayant accès comme on favorise la


commission de l'infraction, la fuite est une option probable pour le parent. Et dans
21

Mavungu, un séminaire de formation cinquantenaire de la DUDH PUK, 1999, p.65


35

l'hypothèse d'une fuite éventuelle, quel serait l'avenir du procès et celui de la société qu'il n'y
ait pas de récidive ?

Ce sont autant des problèmes que l'on peut se poser, quand il y a la fuite des
parents, eux qui comparaissent tout en étant pas coupables.

Ils ont alors toute possibilité d'éviter les tracasseries et les turbulences
judiciaires et s'il arrivait que les parents s'échappent de la procédure quelle serait
alors l'issue du procès ? Le rôle de la peine en intimidant pour que les autres ne
reviennent pas sur les mêmes erreurs, comment cela sera réalisé, comment l'ordre et la
tranquillité sociale seraient rétablis ?

§3. LA MORT DES PARENTS


Parmi les modes de l'extinction de l'action publique, figure aussi la mort de;
l'auteur de l’infraction lorsqu'il arrivait que la mort intervienne dans un litige ou le parent
comparait avec son enfant, quel serait la réaction de la population vis-à-vis de cet acte
délictueuse ?

Quel serait le sort du rétablissement de l'ordre dans la société pendant que les
parents venaient à décider ? Quoi qu'il en soit, les droits de l'homme doivent toujours être
respectés en tout temps et en tout lieu.

L'on ne doit pas gérer le dossier en oubliant cet aspect des choses. Bien que les
parents qui comparaissent avec leur enfant venaient de trouver la mort, il existe des principes
élémentaires du droit pénal inscrits dans les documents de base qui consacrent les droits de
l'homme et sur lesquels il ne parait pas nécessaire de s'étendre.

La légalité de délits et des peines, la présomption d'innocence, la charge de la


preuve qui incombe à l'accusation, le doute qui profite au prévenu, la non rétro - activité des
lois pénales sauf, si elles sont plus douces, sont autant de règles qui, en limitant l'arbitraire du
prince et du juge, concourent à la protection de l'individu et à sa sécurité.

Elles constituent au pénal le dispositif essentiel pour la défense de Droit de


l'homme. Faisant une analyse sur l'autopsie législative des droits de l'homme, nous avons déjà
vu les droits fondamentaux garantis par notre architecture constitutionnelle de février 2006.
35

Le code pénal renforce, la plupart d'entre eux en créant une série d'incrimination
destinée à protéger concrètement la personne humaine.

II en est ainsi des dispositions du code pénal qui protègent la vie et l'intégrité
physique (art.44 et 5 CPL II), la liberté d'aucun (art.67 et 3CPL), le secret de la
correspondance l'art. 1 et 72, la propriété (art 79 et5), la liberté des cultes art. 179/etc....

§4. DES ENFANTS DE LA RUE

L'expression enfants désigne de façon générateur vu que les enfants (personne


mineur qui vit dans la rue) , les enfants de la rue travaillent dans la rue, on parle aujourd'hui
de l'enfant en situation de rue en distinguant trois types d’enfants de la rue vivant
habituellement dans la rue, mais ont une famille et un domicile.

Mais le nombre total d'enfants de la rue est inconnu. Selon l'Unicef, il s'élève à
une dizaine de million dans le monde il n'y a pas de recensement de ces enfants et les
seules sources sont des estimations provenant des associations locales, faites au niveau
d'une ville mais les chiffres varient selon la définition employée.

La majorité des enfants de la rue sont des garçons, les conditions de survivre dans
la rue contraignent les filles à chercher des abris, ceci est dû aussi aux différentes formes de
travail des enfants. Le secteur informel de la rue est plus souvent du domaine des garçons.

§5. VULNERABILITE
La plus part des associations et organismes s'accordent pour affirmer que les
enfants des rues sont davantage à risque que les autres enfants notamment le risque
d'exploitation sexuelle, mais aussi de vulnérabilité face au danger de la ville22, les conditions
métrologique, maladies liées à l'eau le dénominateur ou la pollution dangereuse de la
circulation, agression etc.

L'arsenal juridique congolais n'a pas prévu des mécanismes lorsqu'un un enfant de
la rue a un conflit avec la loi. Les enfants de la rue dans ce cas posent un problème non
négligeable dans la société pendant que l'Etat à qui on a confié le monopole de la répression

22

STEFAN, G, LEVASSEUR et BOULOC, B,procédure pénale, Paris, 1er éd. Dalloz, 1980, p.67
35

n'a rien prévu comme mécanisme. Et il faut le dire, dans une société organisée, l'Etat assume
la responsabilité de l'ordre public et du bien commun.

Ainsi, en face d'une infraction qui vient de se commettre l'on peut concevoir que
la vengeance privée puisse se satisfaire, c'est donc l'Etat qui, donc punit les fautes pénales
commises par les membres de la communauté, soit à l'intérieur du territoire national, soit en
dehors dudit territoire.

La sauvegarde de la paix sociale l'exige et pour y parvenir, l'Etat se dote de


certains organes chargés de la répression.

Pour punir un délinquant, il faut d'abord l'interroger, avoir enquêté sur la


circonstance objective et subjective de la commission de l'infraction.

Autant de devoirs du principe de la présomption d'innocence, un examen


judiciaire est indispensable avant de responsabiliser la personne poursuivie par certains
organes chargés de la répression comme La Police Judiciaire, le Parquet et les Cours et
Tribunaux.

SECTION II. PERSPECTIVES SUR LA COMPARUPTION DES


PARENTS POUR LA CAUSE DE LEURS ENFANTS
Tout au long de cette section, il est question de donner certaines perspectives
pour cette comparution à problème.

§1. REVISION SUR CETTE COMPARUTION

Cette comparution est problématique en Droit positif congolais, elle préjuge les
personne innocentes pendant que la loi ne punit que des personnes coupables qui auraient
commis certaines infractions troublant aussi l'ordre social. En rapport avec la culpabilité, la
responsabilité de cette comparution cloche quelque part.

Lorsqu'une infraction vient de se commettre, l'ordre social a été troublé par de


mauvais exemples, il faut à tout prix rétablir l'équilibre social. L'Etat à travers les organes
chargés de la répression doit rechercher les facteurs des troubles et non les innocents. L'Etat
doit alors chercher à ce qu'il y ait une révision en rapport avec cette comparution.
35

Bien qu'il y ait la responsabilité sur les objectifs qu’on peut mettre sous sa garde,
quelque part il y a une impasse. C'est pourquoi, il est nécessaire que cette comparution ait
une certaine modification, car il n'existe pas la matérialité de l'infraction dans le chef d’un
parent qui comparaît avec son enfant.

Le Congo ayant opté pour la théorie de l'opportunité des poursuites, ne peut pas
extrapoler pour commencer à punir ces Innocents. C'est pourquoi, il est opportun que cela
soit révisé pour le respect de Droits de L'homme.

Depuis plusieurs années, la réforme de sécurité sociale dans notre pays est à
l'ordre du jour. Mais, suivant les principes internationaux de gestion de la sécurité sociale,
l'organisation de réforme à son sein, doit d'abord faire preuve de capacité et de performance à
gérer l'existant. C'est ainsi que dans notre cas de mesures administratives, techniques et
financières suivantes sont envisagées pour renforcer la capacité de gestion de l'INSS.

1. Sur le plan administratif


Les mesures proposées sont les suivantes : La restauration de la discipline dans le
service au travail par le contrôle régulier des tâches et l'application des sanctions ; entrée en
vigueur des manuels de procédure récemment élaborées, la définition d'une politique
rationnelle de recrutement de la mise en place d'une politique cohérente de cette formation du
personnel, la mise en place d'un plan de gestion de carrière, le renforcement de la coopération
avec la caisse de sécurité et les organismes internationaux ou régionaux de la sécurité tels que
le BIT et L'AISS.
2. Sur le plan technique
II est proposé des mesures de renforcement de capacité et de production de
dépense technique.
- Mesure de renforcement de la production
L'élaboration de modalités pratiques d'organisation et de fonctionnement de
l'assurance volontaire, relance de l'immatriculation des travailleurs domestiques.
- La vulgarisation des lois
Bien qu’il existe le principe « nul n’est censé ignorer la loi »23. Comment
quelqu’un qui est à Lusangi pourrait – il avoir la compréhension de la loi s’il n’y a pas une
certaine sensibilisation, savoir donc indispensable pour que les personnes qui sont dans les

23

STEFAN, G. LEVASSEUR et BOULOC, B. op.cit, p.75


35

différents coins de la République Démocratique du Congo puissent avoir une certaine


connaissance identique de la loi.
Jean Jacques Rousseau dans son contrat social (1762) proclame l’impératif pour
tout individu d’être affranchi de toute-puissance de l’Etat ; celui-ci ne peut porter atteinte à la
liberté individuelle qui est dans les strictes limites de la nécessité de l’ordre public.

Voltaire alerte l'opinion contre les erreurs de la justice de son pays amenant des
campagnes internes en faveur du chevalier de la bonne, fut accusé d'avoir mutilé un crucifix,
il fut décapité et son corps fut jeté dans un fût. S'il n'y a pas une sensibilisation, une
vulgarisation, comment la population serait-elle informée.

C'est du fil à retarder pour réaliser une certaine sensibilisation efficace, le


concours d'effort s'avère indispensable et il faut que cette sensibilisation se fasse
non seulement dans la langue officielle qui est le français, mais aussi dans les quatre langues
nationales tout en oubliant pas l'apport des langues vernaculaires.

Les confessions religieuses, les organisations de gens de droits de l'homme, l'Etat,


les personnes animées de la bonne volonté doivent manifester un esprit travailleur mettant au
service du peuple les moyens matériels pécuniaires pour la réalisation de cette noble tâche. La
République Démocratique du Congo, aux dimensions continentales a au moins 144 territoires
découpés en communes, villages, cités, groupements.

Toutes ces entités ont besoin d'avoir une connaissance suffisante sur la
vulgarisation des lois. La connaissance cherche à mettre le savoir (et éventuellement ses
limites et ses incertitude) à la portée d'un public non expert, c'est l'ensemble des actions
permettant au public d'accéder à la culture scientifique, technique, industrielle ou
environnementale c'est-à-dire au s'avoir - faire.

La vulgarisation est depuis toujours intimement liée à la démarche scientifique,


c'est une nécessité pour l'avancée du savoir et elle est nécessaire à la conservation de la
production scientifique (alors vue comme bien commun). Le partage des résultats avec le
grand nombre facilite la critique positive et améliorative.

La vulgarisation permet au citoyen de pouvoir saisir d'un enjeu de la communauté,


c’est-à-dire c’est développer via certains partenaires entre recherche et citoyens. Mais cette
35

dernière piste reste encore marginale, comparative à l'espace occupé par la vulgarisation plus
« classique » (magasine émission de télévision, livre...).

SECTION III. DE L'ENCADREMENT DES ENFANTS

Ces enfants constituent l'avenir de demain, ce sont eux qui remplaceront les
autorités d'aujourd'hui, ne pas les encadrer, les protéger c'est compromettre l'avenir ; l'arsenal
juridique congolais n'est pas resté amorphe quant à ce, il a prévu toute une loi protégeant les
enfants parce que non seulement ils sont très fragilisés, mais ils constituent l'avenir de
demain.

Dans les pays avancés, les enfants sont gardés avec toute sériosité. C'est le cas de
la France, des Etats Unis, de la Belgique, de l'Afrique du sud. Ces pays ont une certaine
culture élevée quant à la protection de l'enfant.

C'est sur cet ordre d'idées que la loi N° 09/001 du 10 janvier protège au plus
haut point l'enfant24. Les enfants doivent vivre en toute quiétude, en toute tranquillité et quand
bien même qu'ils arrivaient à être en conflit avec la loi, certaines mesures doivent être prises
pour que les l'enfant ne soit pas déconsidérés dans la société.

Mais d'autres personnes ne parviennent pas à comprendre le bien-fondé de la


protection de l'enfant dans la société lorsque l'enfant est en conflit avec la loi, ils prennent
beaucoup d'options pour nuire au bien être de celui-ci, parmi ces notions nous pouvons citer :

- La mise en quarantaine
- L'extermination
- L'évitement

SECTION IV. L'IMPLICATION DES ORGANISMES DE


DEFENSE DE DROIT DE L'HOMME
24

Loi n°09/001 du 10 janvier 2001 portant protection de l’enfant


35

L'implication des jeunes dans des organismes des droits de l'homme de la


protection des enfants est très capitale parce qu’elle entre aussi dans le cadre de leur mission.
Etant donné qu'ils protègent les hommes, l'enfant est aussi un homme qui doit aussi être
protégé par eux.

La protection des droits de l'homme est d'une importance capitale dans la société,
et elle n'a pas commencé aujourd'hui, ces droits ont un certain soubassement.

A la suite de la révolution française, son assemblée nationale considère que : « les


seules causes majeures des malheurs publics et de la corruption des gouvernements sont
l'ignorance, l'oubli, le mépris des droits de l'homme ; pour ce faire ces révolutionnaires
font dans leur assemblée nationale se proposent d'énoncer dans un « corpus ». De manière
particulière, ils sollicitaient des Droits naturels inaliénables et sacrés de l'homme.

Par ailleurs, il faut signaler que dans la déclaration d'indépendance des Etats-
Unis, il y a eu des garanties et la protection des droits liés aux citoyens.

Les insurgés américains avaient décidé de tenir l'opinion mondiale informée des
principes qui justifient leurs révoltes : »nous tenons pour évident par elles - mêmes les vérités.
L'Assemblée, réunie à Versailles par la convocation des États généraux pour trouver une
solution finale au déficit de l'État et passer outre le refus des parlements régionaux, se déclare
Assemblée nationale en réunissant le 17 juin 1789 les trois ordres dont elle décide l'abolition,
puis s'institue l’Assemblée constituante, et décide de rédiger une déclaration des principes
fondamentaux à partir desquels sera établie une nouvelle Constitution. Elle se réunit pour cela
après avoir pris les décrets des 4 et 11 août 1789 sur la suppression des droits fédéraux, qu'elle
reprendra dans l'article premier.

La discussion débute le 9 juillet avec le rapport de Jean-Joseph Mounier


présentant un ordre de travail pour la rédaction d'une Constitution débutant par une
déclaration des droits.

Le 4 août 1789, la Constituante décrète que la Constitution sera précédée d'une


déclaration des droits.

La Déclaration des droits a été discutée par les députés à partir d'un projet de
vingt-quatre articles proposés par le sixième bureau, dirigé par Jérôme Champion de Circé.
35

Ce projet sera modifié en profondeur au cours des débats. L'Abbé Grégoire proposait que la
Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen fût accompagnée de celle des devoirs.

Le texte a été voté article par article du 20 au 26 août 1789 par l'Assemblée
constituante. La discussion s'interrompt le 26 août après l'adoption de l'article 17 relatif au
droit de propriété, afin de laisser la place à la discussion des articles de la Constitution elle-
même. Un certain nombre des décrets pris postérieurement par l'Assemblée, en particulier
celui du 3 octobre 1789 permettant aux particuliers et aux sociétés de prêter de l'argent avec
intérêt, seront ratifiés le soir du lundi 5 octobre 1789 par Louis XVI; à Versailles, sur
l'exigence de l'Assemblée nationale qui utilisa la pression d'une foule vindicative venue de
Paris, initialement pour d'autres revendications. 25

Promulguée par le roi, par des lettres patentes données à Paris, le 3 novembre
1789, cette Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen qui comportait 17 articles, suivie
des 19 Articles de constitution (1789) et d'un certain nombre de décrets de l'Assemblée
nationale pris entre celui du 4 août qui « détruit entièrement le régime féodal » et celui du 3
novembre 1789 qui décrète « que tous les parlements du royaume continueront de rester en
vacance », est la dernière ordonnance royale. Elle est le préambule de la constitution de 1789,
et restera celui de la Constitution de 1791.

L'application de ce texte a été critiquée, notamment par les positivistes. Ainsi,


Raymond Carré de Malberg a écrit : « La Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen, si
tant est qu'elle soit toujours en vigueur, n'a donné qu'une formule philosophique trop vague
pour enchaîner le législateur ». Dans cet esprit, la Constitution de 1946 limite volontairement
son application au corps de ses articles, excluant son préambule qui renvoie à la Déclaration.

Le caractère exécutoire de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de


1789 comme faisant partie intégrante de la Constitution de 1958, a été définitivement
consacrée avec la décision du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971, Liberté d'association
qui fonde la doctrine du «bloc de constitutionnalité », selon l'expression de Louis Favoreu.

Cette décision vise « la Constitution (de 1958) et notamment son préambule », or


le préambule de la Constitution de 1958 rappelle que la Déclaration des droits de l'Homme et
du citoyen reste en vigueur.
25

Article détaillé : Journées des 5 et 6 octobre 1789


35

À partir de cette décision, le Conseil constitutionnel, se posera de plus en plus


comme le défenseur des droits et libertés publiques constitutionnelles, mais surtout sur la base
du renvoi au préambule de l'ancienne Constitution de 1946. Cette tendance est encore
accentuée depuis l'instauration de la Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) par la
révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, permettant un contrôle a posteriori des lois par le
Conseil constitutionnel.

Depuis 2003, l'ensemble des documents divers ayant trait à la proclamation et à


l'entrée en vigueur du texte de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen est classée
par l'Unesco sur la Liste Mémoire du monde recensant les collections du patrimoine
documentaire d'intérêt universel, dans le but d'en assurer la préservation.

Cet ensemble de documents, qui prennent sens l'un par rapport à l'autre, est
conservé par les Archives nationales et la Bibliothèque nationale de France, qui ont fait une
proposition de classement conjointe. C'est par leur réunion que l'on comprend la portée tant
symbolique que politique de la Déclaration, ainsi que le contexte historique dans lequel elle a
été rédigée.

Les archives possèdent un ensemble de documents, dont la version originale


manuscrite de la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.

De la confrontation de toutes les variantes existantes du texte de la Déclaration, il


ressort que l'on se trouve en présence de six états différents, depuis le début des débats jusqu'à
la promulgation de la Constitution de 1791 et non, comme semblent toujours l'indiquer les
historiens et le laisser penser la mémoire collective, d'un texte unique. Figure également dans
cet ensemble, un billet autographe de Louis XVI portant acceptation du texte précédent : «
J'accepte purement et simplement les articles de la Constitution et la Déclaration des Droits de
l'homme que l'Assemblée nationale m'a présentés. Le 5 octobre 1789. Louis ».

La Bibliothèque nationale possède, quant à elle, la première édition de la


Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen mise au point au cours de l'été 1789 par
l'Assemblée nationale à Paris. Cette édition est le premier élément de diffusion auprès de la
classe politique ainsi que la première trace imprimée des premiers articles constitutionnels
existant en France. Sur le plan historique, l'importance de cet exemplaire est capitale.
35

Extrait des procès-verbaux de l'Assemblée nationale, de 20, 21, 22, 23, 24, 26
août et 1er octobre 1789, Déclaration des droits de l'Homme en société S.L.N.D. (publié par
Baudoin, imprimé à Versailles en 1789). Cette pièce complète l'ensemble du Centre historique
des Archives nationales. Elle est sans doute la toute première édition des procès-verbaux en
question. En effet, Baudoin, membre de l'assemblée du tiers état de Paris pour l'élection aux
États généraux de 1789, avait été nommé imprimeur de l'Assemblée nationale en juin 1789 et
avait été chargé de l'édition de l'impression des procès-verbaux des séances.

Quelques odonymes contenant la date du 26-Août-1789 rappellent, en France,


l'adoption finale de la DDHC a dénoncé le caractère « formel » des droits garantis par la
Déclaration, donnant la préférence à la recherche de l'« égalité réelle » des citoyens. La
condition des prolétaires au XIXe siècle montrerait qu'ils n'ont guère bénéficié de l'effet de
cette déclaration, qui ne prévoyait pas de moyens effectifs pour permettre l'amélioration de la
condition ouvrière, et mettait en place des droits qui n'étaient qu'en théorie au profit de tous
quand seule une minorité pouvait les exercer à son profit exclusif.26.

Ainsi les droits de l'Homme sont-ils dénoncés par Marx dans La question juive
comme représentant les intérêts de la classe bourgeoise individualiste, qui a rédigé la
déclaration à l'Assemblée nationale constituante : c'est particulièrement le cas de la
sanctification du droit de propriété, à l'article 17.

La déclaration de 1789 a aussi été critiquée par les Montagnards, principaux


auteurs de la Déclaration de 1793, qui met des limites au droit de propriété privée et donne
plus de pouvoir au peuple. Ce n'était pas suffisant pour Babeuf et la « conjuration des Égaux
», considéré comme le premier mouvement d'inspiration socialiste, qui demandent en 1795 la
collectivisation des terres et des moyens de production pour mettre en œuvre « l'égalité
parfaite ». Ils demandent aussi la mise en œuvre de la Constitution de l'an I, ou constitution
montagnarde, qui prévoyait notamment le suffrage universel masculin.

CONCLUSION

26

FRIEN DRICH ET RMX CLOSKEY ; l’esprit d’une notion, textes et documents sont les origines de la nation
américaines, édition nouveaux horizons, Paris,1964, pp109-110
35

Nous voici à la fin de notre travail qui a porté sur l’analyse de la comparution
d’un enfant en conflit avec la loi en Droit congolais. L’enfant est un être qui doit être protégé
en tout temps et en tout lieu, parce que l’avenir de la société en dépend.

C’est pourquoi il y a toute une loi qui protège l’enfant même s’il arrivait à
commettre une infraction, il doit toujours être protégé, le parent arrive même à comparaitre
avec son enfant en conflit avec la loi. Tout cela pour chercher à protéger l’enfant, mais la
chose qui se présente avec beaucoup plus d’acuité est l’annonce des parents qui n’ont rien fait
et qui doivent comparaitre pour la cause de leur enfant.

La matérialité de l’infraction dans ce cas n’existe pas dans le chef des parents. Les
parents peuvent fuir ou mourir, quelle sera la suite de l’affaire pendant que la société qui a été
troublée a besoin d’être rétablie dans ses droits. En élaborant ce travail, nous avons fait usage
de la méthode exégétique ou juridique qui a consisté à analyser les textes des lois, les
interpréter et prélever le manquement en rapport avec notre sujet, tout en leur collant une
étiquette juridique.

La technique documentaire a été d’usage, elle nous a permis à consulter des


ouvrages en tirant des données fiables en rapport avec notre thème.

Hormis l’introduction et la conclusion, notre travail a été subdivisé en deux


chapitres :

- Le premier est basé sur la comparution en droit positif congolais.


- Le deuxième quant à lui, s’est focalisé sur les difficultés rencontrées à la
comparution des parents pour la cause de leurs enfants.

Notre travail a été délimité dans l’espace et dans le temps. Ainsi, du point de vue
spatial, notre étude a pour champ d’investigation la ville de Lubumbashi plus précisément au
tribunal pour enfants et au tribunal de grande instance.

Toute œuvre humaine est imparfaite, la nôtre aussi n’est pas exemptée, c’est ainsi
que nous tendons la main à tous les scientifiques de contribuer avec leurs connaissances pour
la parfaire.
35

BIBLIOGRAPHIE
I. INSTRUMENT JURIDIQUE INTERNATIONAL
- Pacte international des nations unies sur les Droits civils et politiques 1966
II. TEXTES DES LOIS

- La constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006 telle que


modifiée et complétée par la loi n°11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de
certains articles de la constitution de la République Démocratique du Congo du 18
février 2006.
- Loi n°09/001 du 10 janvier 2001 portant protection de l’enfant

III. OUVRAGES
- FRIEN DRICH ET RMX CLOSKEY, l’esprit d’une notion, textes et documents sont
les origines de la nation américaines, Paris, éd. Nouveaux horizons, 1964
- GERARD CORNU, Vocabulaire juridique, Paris, 10ème édition PUF, p.174
- MOEVARL DU BOIS, Méthode en sciences sociales, Paris, PUF 1979
- MULUMBATI NGASHA Adrien, Manuel de sociologie générale, éd. Africa
Lubumbashi, Août, 1989
- MULUMBATI NGASHA ; Introduction à la science politique, éd. Africa 1988
- NYABIRUNGU MWENYE SONGO, anale de la faculté de Droit, Kinshasa, 2ème
édition DES, 1985
- RONGERE PINTO et Grawitz Madeleine ; Méthodes des sciences sociales, Paris, 4ème
édition Dalloz, 1971
- STEFAN GEORGES et Alii, Procédure pénale, Paris, 1er éd. Dalloz, 1980
- VERGER BENOIT, La problématique à la collecte des données, Québec, édition,
CORN, 2001
IV. ARTICLES

- Droit de procédure Congo Belge, 2ème éd, revue et mise à jour, 1975
V. WEBOGRAPHIE
- L’Avocat porteur de pièce du procès ne doit justifier aucune procuration spéciale pour
représenter son client à l’audience et pour y défendre ses droits et intérêts, Kin 23 aout
1972, R.J.P.189 sur www.google.com ; page consultée le 28/septembre/2020
35

VI. NOTES DE COURS


- MPANGI PASCAL; Cours d’Initiation à la recherche scientifique, Unilu, G1SPA,,
2018
- ARTURWELE BABOTE ; Notes des cours de Droit pénal général, Unikin, G2 Droit
2002-2003

- BOMPAKA N’KEY, Droit Civil ; les personnes, notes de cours, G1 Droit, 2003-2004
VII. TRAVAUX DE FIN DE CYCLE
- KALAMBO KONGA « Le contrat existant entre transporteur et destinataire
inconnu », TFC, UNIKIN, 2001-2012
- KABUMBA DIONGO « Difficultés du jugement des enfants en conflit avec la loi »,
TFC, UNIKIN 2011-2012
- KASONGO BANGALA « Matérialité de l’infraction d’un parent », TFC, UNIKIN,
2014-2015
VIII. SEMINAIRE
- MAVUNGU, un séminaire de formation cinquantenaire de la DUDH PUK, 1999
35

TABLE DES MATIERES


EPIGRAPHE...............................................................................................................................I
DEDICACE................................................................................................................................II
REMERCIEMENTS.................................................................................................................III
INTRODUCTION GENERALE................................................................................................1
I. PRESENTATION DE L’OBJET D’ETUDE.....................................................................1
II. ETAT DE LA QUESTION.................................................................................................1
III. CHOIX ET INTERET DE L’OBJET D’ETUDE............................................................2
A. CHOIX.........................................................................................................................2
B. INTERET DE L’OBJET D’ETUDE............................................................................2
IV. PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES DU TRAVAIL..............................................3
A. PROBLEMATIQUE....................................................................................................3
B. HYPOTHESES DU TRAVAIL...................................................................................3
V. OBJECTIF DU TRAVAIL.................................................................................................4
VI. METHODES ET TECHNIQUES DE RECHERCHE.....................................................4
A. METHODES................................................................................................................4
B. TECHNIQUES DE RECHERCHE..............................................................................5
VII. DIFFICULTES RENCONTREES...................................................................................5
VIII. DELIMITATION DU SUJET......................................................................................5
IX. SUBDIVISION DU TRAVAIL.......................................................................................6
CHAPITRE I : DE LA COMPARUPTION EN DROIT POSITIF CONGOLAIS....................7
SECTION II. LE MINISTERE PUBLIC ORGANE D'INSTRUCTION ET DE
POURSUITE......................................................................................................................10
SECTION II : LE NOTIONS GENERALES ET LES MODALITES.........................13
§1. DE LA COMPARUPTION......................................................................................13
§2. LA COMPARUTION VOLONTAIRE....................................................................14
§3. LA COMPARUTION PERSONNELLE................................................................14
§4. LA COMPARUPTION PAR SUBSTITUTION..................................................15
§5. DE LA COMPARUTION AU PENAL DES ETATS CIVILS..................18
SECTION II. DE LA COMPARUTION DES ENFANTS.............................................18
§1. DE LA TRANQUILITE SOCIALE........................................................................18
§2. RECIVIVISME..........................................................................................................19
§3. DE LA RESPONSABILITE DES PARENTS SUR LEURS ENFANTS.....19
35

§4. LE RETABLISSEMENT DE L’ORDRE SOCIAL............................................20


CHAPITRE II : DES DIFFICULTES RENCONTREES QUANT A LA COMPARUTION
DE PARENTS POUR LA CAUSE DE LEURS ENFANTS...................................................21
SECTION I : DES ENJEUX MULTIPLES.......................................................................21
§1. DE L'ETABLISSEMENT DE L'INFRACTION........................................................21
§2. FUITE DES PARENTS...........................................................................................22
§3. LA MORT DES PARENTS.......................................................................................23
§4. DES ENFANTS DE LA RUE....................................................................................24
§5. VULNERABILITE................................................................................................24
SECTION II. PERSPECTIVES SUR LA COMPARUPTION DES PARENTS POUR
LA CAUSE DE LEURS ENFANTS..................................................................................25
§1. REVISION SUR CETTE COMPARUTION...................................................25
SECTION III. DE L'ENCADREMENT DES ENFANTS.............................................28
SECTION IV. L'IMPLICATION DES ORGANISMES DE DEFENSE DE
DROIT DE L'HOMME...................................................................................................29
CONCLUSION.........................................................................................................................33
BIBLIOGRAPHIE....................................................................................................................34
TABLE DES MATIERES........................................................................................................36