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Les chromosomes sexuels

Chez de nombreux organismes, le sexe est déterminé par une paire de chromosomes, les
chromosomes sexuels, qui sont différents chez les mâles et les femelles.
Les autres chromosomes qui sont les mêmes chez les mâles et les femelles sont appelés
autosomes.

Les différents modes de déterminisme du sexe

1-Mode protenor ou systéme XX – XO : dans ce système les femelles ont deux chromosomes X
(XX), et les males un seul chromosome X (XO).
La lettre O désigne l’absence d’un chromosome sexuel
Edmund B Wilson démontre que chez les papillon Protenor :
Les cellules somatiques des femelles contiennent 14
chromosomes (12A + 2X)
Les cellules somatiques mâles pour leur part, ne contiennent
que 13 chromosomes (12A + X)

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2-Mode lygaeus ou système XX – XY
Les cellules des mâles et des femelles ont le même nombre de chromosome, mais les
cellules des femelles ont deux chromosomes X (XX = homogamétique) et celles des mâles, un
seul chromosome X et un autre Y (XY = hétérogamétique)
Ce système est rencontré chez certaines plantes, des insectes,
des reptiles et tous les mammifères.
Wilson a également réalisé des expériences sur un insecte le
Lygaeus chez lequel les individus des deux sexes possèdent 14
chromosomes.
Douze d'entre eux sont des autosomes. Outre ces autosomes, la
femelle possède deux chromosomes X. alors que le mâle ne
possède qu'un chromosome X et un plus petit
hétérochromosome noté chromosome Y.

Bien que les chromosomes X et Y ne soient pas généralement


homologues, ils s’apparient et ségrégent dans des cellules
différentes à la méiose.
Leur appariement est rendu possible grâce à la présence de courtes
régions homologues appelées régions pseudoautosomiques qui
contiennent des séquences identiques.
Chez l’homme, les régions pseudoautosomiques se trouvent aux
extrémités des chromosomes X et Y.

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3-Le système ZZ – ZW
Dans ce système, la femelle est hétérogamétique (ZW) et le mâle est homogamétique (ZZ).
Ce système est rencontré chez les oiseaux, les reptiles, certains amphibiens et certains
poissons, ainsi que chez certains isopodes comme le cloporte

4-Le système génotypique de détermination du sexe


Chez certaines plantes et certains protozoaires, il n y a pas de différence évidente entre les
jeux de chromosomes des mâles et des femelles (il n y a pas de chromosomes sexuels).
Ces organismes ont un système génotypique de détermination du sexe: les allèles présents
à un ou plusieurs loci déterminent le sexe.
Il est important de rappeler que même dans les systèmes de détermination du sexe de type
chromosomique, ce sont des gènes particuliers qui déterminent le sexe (chez les
mammifères c’est le gène SRY sur le chromosome Y).

5-Des facteurs environnementaux peuvent déterminer le sexe


Chez de nombreux reptiles, le sexe peut être déterminé en tout ou en partie par des facteurs
environnementaux.
Chez la majorité des tortues, les crocodiles et les alligators, le phénotype sexuel est influencé
par la température pendant le développement de l’embryon.
Chez la tortue, des températures élevées produisent des femelles, tandis que les
températures fraiches produisent des mâles.
Un effet inverse est observé chez les alligators.
Le déterminisme thermique du sexe s’explique par l’effet de la température sur l’expression
de gènes codant pour des hormones impliquées dans la différenciation sexuelle des
gonades.

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6-La détermination du sexe chez l’être humain
Chez l’humain, le système de détermination du sexe est de type XX-XY. C’est la présence
d’un gène (SRY: de l’anglais « Sex-determining Region of Y chromosome ») qui est
responsable du phénotype masculin.

Au stade précoce du développement, tous les humains possèdent des gonades non
différenciées et des canaux reproductif mâles et femelles.
Environ 6 semaines après la fécondation le gène SRY est activé. Ce gène provoque le
développement des gonades en testicules qui commencent à secréter deux hormones: la
testostérone et une substance inhibitrice des canaux de Muller (atrophie des canaux
reproducteurs femelles).
En l’absence de ce gène déterminant le sexe mâle, les gonades deviennent des ovaires et des
caractéristiques féminines se développent