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ORGANISATION DE LA JUSTICE
La loi de modernisation de la justice du XXIe siècle (J21)

En date du 18 novembre 2016 entrée en vigueur pour une grande partie des dispositions le 1 er janvier
2017.
Prévoit un ensemble de mesures qui modifient l’organisation juridictionnelle française.
ème
La réforme de modernisation de la justice du 21 siècle a eu pour ambition de rendre la justice plus
efficace, plus accessible et plus indépendante.

La loi de programmation pour la justice 2018-2022 (LPJ) éditée le 23 mars 2019

En octobre 2017, Nicole Belloubet a lancé les chantiers de la justice qui ont donné lieu au projet de loi de
programmation pour la justice 2018-2022 dont l’objectif est d’améliorer et simplifier les procédures civiles
et pénales et d’encadrer la transformation numérique de la justice. Elle a vocation à reformer la justice pour
la rendre plus effective, a donner plus de sens aux missions des magistrats et rétablir la confiance des
citoyens en la justice.
Il s’agit d’une loi de programmation qui fixe des objectifs de fond et budgétaires a atteindre d’ici 2022,
plusieurs textes seront donc nécessaires afin de mettre en œuvre ces objectifs.

La loi s’appuie sur les conclusions des chantiers de la justice lancée en octobre 2017 dans 5 domaines :
-  La transformation numérique
-  L’amélioration et la simplification de la procédure pénale
-  L’amélioration et la simplification de la procédure civile
-  L’adaptation du réseau des juridictions
-  Le sens et l’efficacité́ des peines

Le projet de loi pour la confiance dans l’institution judicaire


(Présenté en conseil des ministres le 14 avril 2021 et adopté en première lecture par l’AN le 26 mai 2021)

-Enregistrement et diffusion des audiences


-Modification de la procédure pénale (limitation durée des enquêtes, généralisation des cours criminelles
départementales)
-limitation des réductions de peine
-renforcement des règles de déontologie

LECON 1 : LES PRINCIPES GENERAUX


GOUVERNANT L’ORGANISATION
JURIDICTIONNELLE FRANCAISE

Juridiction : organe chargé de dire le droit, en tranchant un litige soit en vérifiant la régularité d’une
situation juridique.

Les juridictions françaises : 


Tribunal de commerce, conseil des prud’hommes, tribunal de grande instance, tribunal d’instance, tribunal
correctionnel, tribunal de police, tribunal administratif, cour d’assise, cour administrative d’appel, cour
d’appel, cour de cassation, conseil d’état. 
Lorsque le tribunal (synonyme de juridiction) tranche un litige entre deux parties, on dit qu’il rend une
décision contentieuse, alors que lorsqu’il vérifie une situation, qu’il n’y a qu’une seule partie au procès, le
tribunal rend une décision gracieuse.

Exemple de litige contentieux : renverser café sur mon ordinateur, appareil détruit+ ses données : je
souhaite être dédommagé = je l’assigne devant un tribunal pour qu’on me paye dommage et intérêt
Devant le tribunal le juge va devoir trancher un litige entre les deux parties = décision contentieuse

A) La spécialisation des juridictions

Deux ordres de juridictions :


Droit privé = ordre judicaire
Droit public = ordre administratif

Au sein de chaque ordre on retrouve une juridiction : des droits commun (compétente pour juger de tous les
litiges), juridiction d’exception (la compétence est spécifiquement prévu par un texte) aussi appelé
juridiction d’attribution.

- l'existence au sein de chaque ordre de juridiction, de juridiction de droit commun et de juridiction


d'exception (appelées aussi juridictions d’attribution).

On distingue 2 sortes de compétence :


- la compétence matérielle qui détermine quelles sortes d'affaires telle ou telle catégorie de tribunal peut
juger
Ex : litige avec employeur pcq je n’ai pas perçu une partie de mon salaire = se rendre devant le conseil des
prud’hommes
- La compétence territoriale permet de localiser le litige dans l'espace et de déterminer quelle juridiction
sera territorialement compétente pour régler le litige.
 Compétence territoriale = le tribunal compétent = celui du domicile du défendeur

!! Le principe, qui comporte des exceptions multiples, est que la juridiction compétente est celle du
domicile du défendeur.

C'est la compétence matérielle qui connait le principe de la distinction des juridictions de droit commun et
des juridictions d'exception.
Les juridictions de droit commun se définissent comme celles qui ont vocation générale à juger tous les
procès.
Les juridictions d'exception ne sont compétentes que pour les litiges dont la compétence leur a été
expressément attribuée par la loi.

B) La hiérarchie des juridictions


Le deuxième principe est le principe de hiérarchie des juridictions. Dans chaque ordre de juridiction, les
tribunaux sont hiérarchisés.
Le sommet de la hiérarchie est occupé́ par une juridiction unique et souveraine ; dans l'ordre judiciaire, c'est
la Cour de cassation, dans l’ordre administratif c’est le Conseil d’état.
Chaque juridiction est indépendante.

FOCUS : LES VOIES DE RECOURS :


Le recours : est une procédure qui permet à une partie d’obtenir un nouvel examen de son procès.
Il existe deux grandes catégories de voies de recours :
-Les voies de recours ordinaires (le recours est ouvert à tous sans condition) : l’appel/l’opposition

L'appel : constitue la voie de recours ordinaire permettant de faire réformer ou annuler par une juridiction
de second degré la décision rendue par une juridiction de première instance. La cour d'appel est chargée de
juger une seconde fois le litige.
-Les voies de recours extraordinaires (le recours est soumis à condition) : La cassation/La révision/La tierce
opposition
La cassation : annulation juridique d’une décision.
La révision : (pourvoi en.) voie de recours extraordinaire en annulation ouverte dans les cas spécifiés par
la loi devant la Cour de cassation (chambre criminelle) contre une décision définitive de condamnation
supposée entachée d’erreur judiciaire.
Tierce opposition : voie extraordinaire de recourt permettant, en principe a toute personne qui n’a été ni
partie ni représentée a une instance, d’attaquer pendant 30 ans, s’il lui est préjudiciable, le jugement rendu
en dehors d’elle, pour demander au juge de rejuger, en ce qui la concerne, les points qu’elle critique, et sur
ces points de rétracter ou de reformer le jugement relativement à elle.
(Pour accéder à une juridiction supérieure il faut passer par une voie de recours.)

C) Le principe du double degré de juridiction : l’appel

Ce principe obéit à un souci de bonne justice : tout plaideur qui n'a pas obtenu satisfaction devant ses
premiers juges peut demander un nouvel examen de son procès à la juridiction hiérarchiquement
supérieure.
Ce principe se manifeste par la faculté́ d'interjeter appel contre le jugement rendu par une juridiction dite du
1er degré́ c’est-à-dire une juridiction qui connait une affaire pour la première fois. (On ne fait pas appel, : on
interjette) L’appel peut être interjeter par les deux parties.
!! Exception : ils existent certaines procédures dans lesquels il est impossible d’interjeter appel.
Juridiction civile : le législateur a créé le taux de ressort : il est fixé à 5000euros : signifie que pour toutes
les affaires évaluables en argent et dont le montant est inferieur a 5000 euros, alors il n’y a pas de
possibilité d’interjeter appel.
Pourquoi ? Intérêt économique
Éviter d’encombrer les cours d’appels avec des petits litiges.
L'appel est en principe de droit c’est-à-dire qu'il est admis en principe contre tout jugement ; celui-ci est
pour cette raison rendu en premier ressort.
Cependant, l'appel n'est pas possible pour les affaires de peu d'importance : on dit qu'elles sont jugées en
premier et dernier ressort.

FOCUS : LE TAUX DE RESSORT


Taux de ressort : limite fondée sur la valeur du litige, qui restreint parfois soit la faculté d’appel, soit la
compétence en premier ressort d’une juridiction.
Le taux de ressort correspond à une valeur monétaire, c’est le montant en dessous duquel la procédure
d’appel d’une juridiction n’est pas recevable.
Quand une instance judicaire doit statuer sur un litige dont l’objet est inférieur à 5 000 euros on parle de
décisions rendues en premier et en dernier ressort. C’est le cas de toutes les décisions prises par les
tribunaux de première instance sauf pour le TJ pour lequel on utilise ce terme si l’objet du litige est
inférieur à 5000 euros.
Comment calculer la valeur d’un litige ? Pour effectuer le calcul de la valeur d’un litige il faut prendre en
compte la totalité du montant global de préjudice subi. Le principe du taux de ressort ne s’applique donc
qu’aux litiges qui concernent les paiements de sommes d’argent ou les préjudices évaluables en termes de
valeur monétaire.

D) Le principe de l’unification dans l’application du droit : le recours en cassation ou devant le


Conseil d’État
Dans l'ordre judiciaire, la juridiction qui assure cette mission d'unification est la Cour de cassation.
La Cour de cassation : est la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français. Siégeant dans l'enceinte
du palais de justice de Paris, la juridiction suprême a pour mission de contrôler l'exacte application du droit
par les tribunaux et les cours d'appel, garantissant ainsi une interprétation uniforme de la loi.
Dans l’ordre administratif c’est le Conseil d’état. Ces hautes juridictions sont saisies par une voie de
recours appelée, recours en cassation, ou pourvoi en cassation (pour les deux juridictions). Ce recours a
pour objet de déférer à la juridiction suprême les décisions rendues en dernier ressort : les décisions qui ont
statué en dernier sur le fond du droit. Il s'agit des arrêts rendus par les Cours d'appel et les jugements de
première instance qui ont statué en premier et dernier ressort ; pour la juridiction judiciaire, des arrêts des
Cours administratives d’appel ou du Tribunal administratif.
Le mécanisme du pourvoi en cassation est d’une part une garantie de bonne justice et, d’autre part, il assure
l’unité d’interprétation de la règle de droit.
Le pourvoi en cassation : constitue une voie de recours ouverte à l'encontre des arrêts des cours d'appel ou
de jugements non susceptibles d'appel qui sont des décisions rendues en dernier ressort.
Les arrêts qui sont rendus par les plus hautes Cours ont vocation à guider les juridictions inférieures à servir
de référence.
Même si les arrêts de règlement sont interdits, la décision de la plus haute juridiction est investie d’une
importance particulière compte tenu du pouvoir de censure dont elle dispose.

Les tribunaux de première instance rendent des jugements.


Les cours d’appels et les cours supérieures rendent des arrêts.

FOCUS : JURISPRUDENCE
Jurisprudence : ensemble des décisions de justice et des arrêts rendus par toutes les juridictions françaises.
Cela englobe tous les différents tribunaux et cours de France.
La loi étant générale et obscure, la jurisprudence assure le passage de la règle abstraite au cas concret.
Les décisions qui constituent la jurisprudence donnent une source de droit qui fait autorité pour les
prochaines décisions. 
La jurisprudence permet d’adapter l’application des lois en fonction de critères qui donnent un contexte tel
que les différences d’époques. Cela permet de garantir une certaine sécurité juridique. 

LECON 2 : PRÉSENTATION DES JURIDICTIONS


FRANCAISES
EXTRAIT LECON 1 : Juridiction : organe chargé de dire le droit, en tranchant un litige soit en vérifiant la
régularité d’une situation juridique.
Les juridictions françaises : 
Tribunal de commerce, conseil des prud’hommes, tribunal de grande instance, tribunal d’instance, tribunal
correctionnel, tribunal de police, tribunal administratif, cour d’assise, cour administrative d’appel, cour
d’appel, cour de cassation, conseil d’état. 

I Les juridictions de l’ordre judiciaire

A- Les juridictions de première instance

Un tribunal de première instance : est souvent la première juridiction qui doit examiner un litige et
prendre une décision. Par la suite, certaines voies de droit à l'encontre de ce jugement peuvent être
disponibles, notamment l'appel et le recours devant une juridiction supérieure.

Nous parlons de première instance (la première fois que l'affaire est jugée par un tribunal). Que ça soit dans
l'ordre administratif ou judiciaire, au-dessus de ce premier degré de juridiction se trouve un second
degré de juridiction qui va permettre, sous certaines conditions, de rejuger l'affaire.

En première instance, on distingue les juridictions civiles des juridictions pénales. Cette distinction ne se
retrouve pas au niveau des cours (CA CCass) qui sont compétentes aussi bien en matière civile qu’en
matière pénale.

1) Les juridictions civiles

a) La juridiction civile de droit commun : Le tribunal judiciaire

Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun de l’ordre judiciaire c’est-à- dire qu’il a une
large compétence en matière civile. Il est composé de juges professionnels.

LE TRIBUNAL JUDICIARE : Le Tribunal Judiciaire statue sur les litiges de nature civil et commercial
entre particuliers. Ses domaines de compétence regroupent notamment le droit de la famille, des personnes,
des successions, de la propriété intellectuelle, du logement, etc.
-Remplace le tribunal de grande instance (TJI)
-Compétant pour tous les litiges civils ne relevant pas de la compétence du tribunal de commerce ou du
conseil des prud’hommes (peu importe le montant réclamé)
-TI = chambre de proximité/Tribunal de proximité
-Obligation de constituer avocat/dérogation
-le tribunal de judiciaire est assorti a un taux de ressort = 5000euros (inférieur = pas de possibilité
d’interjeter appel)
- « disparition du taux de compétence » : 10 000 euros, maintenant en pratique, les présidents délèguent le
contentieux inferieur a 10000euros aux chambres de proximité qui elles, récupèrent les petites affaires
donc.
- juges des tutelles = devient juges des contentieux

Tout tribunal/juridiction dispose d’un siège. Le siège = l’endroit où elle est située.
Et d’un ressort = zone géographique sur laquelle le tribunal exerce sa juridiction.
Un siège (Lille) + un ressort (métropole de Lille)

FOCUS : Au sein du tribunal judicaire : Magistrat du parquets/ Juges du siège


-Juges du siège= dire le droit, trancher un litige, rendre des décisions de justice… (ils sont assis dans la
salle d’audience).
-Magistrats du parquet = requérir l’application de la loi = défendre les intérêts de la société. Ils
interviennent devant les juridictions pénales. Ils ne jugent pas, ils requièrent = ils tentent de convaincre les
juges du siège de l’existence de la violation de la loi.
Ils se trouvent au sein du tribunal judicaire mais n’exercent pas la même mission.
La loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice a opéré́ une
réorganisation des juridictions relevant de l’ordre judiciaire, laquelle s’est notamment traduite par la fusion
des Tribunaux de grande instance et des Tribunaux d’instance.

Le tribunal judiciaire tranche tous les litiges opposant des personnes privées qui ne sont pas spécialement
attribués par la loi à une autre juridiction.
Le ministère d’avocat est en principe obligatoire devant le Tribunal Judiciaire (TJ).

La loi de programmation de la justice a généralisé l’obligation de représentation par avocat.


Le tribunal judicaire statut souvent a juge unique. Les audiences du tribunal judiciaire sont publiques mais
les décisions sont rendues en chambre du conseil lorsque ces décisions touchent à la vie privée du
justiciable (= de l’individu).

Tribunaux d’instances devenu des chambres de proximité. Ce sont des juges des contentieux de la
protection dans ces chambres de proximité.
Le juge des contentieux de la protection : est un juge spécialisé du tribunal judiciaire et du tribunal de
proximité. Il est compétent pour trancher les litiges civils portant sur les baux d'habitation et les crédits à la
consommation.
Ce juge vient remplacer l’ancien juge des tutelles mais aussi l’ancien juge d’instances. Il est compétant
pour juger les vulnérabilités. La représentation par avocat n’est pas obligatoire.
Devant TJ = obligation avocat
Chambre de proximité : pas obligatoire

Les chambres de proximités, rendent les décisions en premier et dernier ressort pour toutes les affaires
inferieurs a 10 000euros.
Affaire pas évaluable en argent : principe de double degré s’applique.
Double degré de juridiction : issu de la possibilité qu’offre le droit français a tout requérant de porter une
affaire déjà jugée devant une autre juridiction du même ordre, mais d’un degré plus élevé.

Inférieur à 10 000euros = chambre de proximité.

FOCUS : LES TRIBUNAUX DE PROXIMITÉ (ex-tribunal d’instance) :


Le tribunal de proximité : traite les litiges dont le montant n'excède pas 10 000 €. La procédure est orale
et peut, sur demande des parties, se dérouler sans audience. Les parties peuvent prendre ou non un avocat.
L'audience est tenue par un juge qui veille au bon déroulement des débats.
Le tribunal de proximité est compétent pour les affaires civiles qui ne sont pas confiées à un juge ou à une
juridiction spécialisée. Une affaire civile peut concerner un litige entre particuliers.
Certaines compétences du TJ sont exercées par des juges spécialisés ou par le président du tribunal

FOCUS : LE JUGE DES CONTENTIEUX ET DE LA PROTECTION


Le juge des contentieux de la protection : est un juge spécialisé du tribunal judiciaire et du tribunal de
proximité. Il est compétent pour trancher les litiges civils portant sur les baux d'habitation et les crédits à la
consommation.
Le juge des contentieux de la protection est un magistrat spécialisé du siège de l'ordre judiciaire rattaché au
tribunal judiciaire. A ce titre, le juge est formé à l'École Nationale de la magistrature (ENM).

b) Les juridictions civiles d’exception

 Le Tribunal de Commerce

Le tribunal de commerce : règle les litiges entre commerçants qu’il s’agisse de personnes physiques ou
morales et les litiges relatifs aux actes de commerce. Mais aussi les litiges entre les particuliers et les
commerçants.
Le tribunal de commerce est une juridiction consulaire : juridiction composée de juges non professionnels
élue par leur paire. Le tribunal de commerce est composé de commerçants élue par des commerçants.

Point négatifs  garantit moins importante d’impartialité.


Pour 2022 loi de programmation : aussi avec les artisans.

 Le conseil de Prud’hommes (CP) : (taux de ressort a 5000euros)


Il est compètent pour trancher les litiges individuels nés à l’occasion d’un contrat de travail c’est-à-dire un
litige entre employeur et salarié à l’occasion du contrat de travail. Il ne traite pas des litiges collectifs.
Le CP est également une juridiction paritaire : représentant en nombre égal et pour moitié́ les employeurs et
les salariés.
Le CP est une Juridiction paritaire : composée en nombre égal de juges appartenant à la même catégorie
que chacun des adversaires.

Il est composé de juges non-professionnelle (salarié et employeurs désignés par les organisations
syndicales.)
En cas de partage des voies il est possible d’avoir recourt à un juge professionnel qu’on appelle le juge
départiteur.

 Tribunal paritaire des baux ruraux

Le droit rural gère les rapports entre les agriculteurs et les loueurs de terre. Il existe une juridiction
spécifique.

Le bail rural est le contrat par lequel le propriétaire d’une terre (le bailleur) loue celle-ci à un fermier ou à
un métayer (le preneur), lequel s’engage à l’exploiter et à verser une somme forfaitaire au bailleur. Ces
contrats peuvent engendrer un contentieux relatif au renouvellement du bail, au montant du fermage...

Le TPBR est compétent pour régler ce contentieux rural.


C’est une juridiction paritaire et échevinale, composée de deux représentants des bailleurs et deux
représentants des preneurs, désignés par les organisations professionnelles. Cette juridiction se réunie par
sessions, compte tenu de la rareté́ du contentieux, elle n’est pas permanente.

Juridiction échevinale : composée de juges non professionnels et présidé par un juge professionnel.

FOCUS : LA DISPARITION DES JURIDICTIONS SOCIALES (TASS/TCI)


La loi de programmation de la justice a fait disparaitre les juridictions sociales.
Réorganisation du contentieux de la sécurité sociale et de l'action sociale à compter du 1er janvier 2019. Le
1er janvier 2019, les tribunaux des affaires de sécurité sociale (TASS), tribunaux du contentieux de
l'incapacité (TCI) et commissions départementales d'aide sociale (CDAS) ont disparu.

2) Les juridictions pénales

Il s’agit des juridictions chargées de réprimer les infractions et d’infliger des peines, on les appelle aussi les
juridictions répressives. Il existe des juridictions pénales de droit commun et des juridictions pénales
spécialisées.

Parmi les juridictions pénales de droit commun on distingue : les juridictions d’instruction et les
juridictions de jugement.

a) Les juridictions d’instruction

Les juridictions d'instruction : sont chargées, en cas d'ouverture d'une information judiciaire, de la mise
en état des affaires pénales avant leur jugement éventuel.
  Le juge d’instruction : Juge du siège, dont la mission est d’enquêter sur une affaire pénale = juge
qui ne juge pas = son boulot est de mener l’enquête a charge et à décharge, il est neutre dans
l’enquête. Le juge d’instruction dispose de commissions rogatoires (=ordre donné par le juge aux
services de polices de procéder à une enquête). Il peut aussi délivrer des mandats. (= ordre de
conduire un individu dans un lieu). Pour les affaires plus graves, le parquet peut désigner un pôle
d’instructions afin qu’il y ait plusieurs juges d’instructions. = il chapote l’enquête
Exemple : Affaire d’Outreau, viol intrafamilial : marque une étape dans l’histoire juridique
française. Depuis l’obligation de recourir à 3 juges d’instructions au lien d’un seul a été
évoqué depuis le procès…
  Le juge des libertés et de la détention (JLD) : juge qui statue spécialement sur toutes les
privations de libertés, il est chargé de statuer sur le placement en détention provisoire des individus
qui font l’objet d’une instruction. Il statue également sur le placement d’un individu en hôpital psy.

b) Les juridictions pénales de jugement

Juridictions pénales de jugement : sont chargées de statuer sur la culpabilité d'un prévenu ou d'un accusé
ainsi que sur la peine qui devra éventuellement être exécutée. (Il y en a 3)

  Le tribunal de police → Contraventions (infraction pénale) (amende)


  Le tribunal Correctionnel (TJ) → Délits (infraction pénale) (prison)
  La Cour d’assises→ Crimes (infraction pénale) (réclusion criminelle, au moins 15ans de prison) :
juridiction pas permanente, elles se réunissent par sessions. Composée de juges non professionnel
(jurés d’assises + la cour (=1 président et deux …)
Juré au nombre de 6, tirés au sort sur les listes électorales par le préfet. Les jurés ne peuvent pas
refuser, =devoir civique. = juridiction échevinale.

La loi de programmation pour la justice crée à titre expérimental des cours criminelles départementales
chargées de juger les crimes encourant une peine de 20 ans de prison.

Il existe également des juridictions pénales spécialisées compétentes quant à la nature d’une infraction ou
quant à la personnalité́ de l’auteur d’une infraction.

Cour d’assise d’appel : 9 jurés


Juridiction pénale spécialisé : maritime, enfants…
Cour de justice de la République : institution contestée, elle juge les membres du gouvernement pour les
actes délictueux ou criminels commis dans l’exercice de leur fonction. Suppression envisagée.

Rappel : Lorsqu’une affaire a été jugé par une juridiction en première instance en premier ressort, alors les
parties ont la possibilité d’interjeter appels pour que la cour d’appel rejuge en fait et en droit la totalité de
l’affaire.
Deuxième degré : la spécialisation des juridictions disparait complétement au deuxième degré. (ça veut dire
qu’on retrouve plus la distinctions CP…)
La majorité des litiges le sont au premier degré.

B) Les juridictions supérieures (= deuxième degré)

1) Les cours d’appel

La Cour d’appel : est une juridiction de droit commun du second degré́ donc elle est tenue de réexaminer
les affaires rendues en premier ressort en fait et en droit.
Celui qui interjette appel est l’appelant, alors que celui qui est défendeur est l’intimé.
Les cours d’appels sont subdivisées en chambres.
Elles sont toutes composées de magistrat de carrière, qui jouissent d’une certaine expérience dans des
juridictions. C’est donc la juridiction du droit commun de second degré.

Double degré de juridiction : tous citoyen a le droit d’être jugé deux fois et deux fois de la même manière.
L’appel constitue l’une des voies de recours dont les effets sont les plus larges : il s’agit d’une voie de
réformation qui remet en cause l’autorité de la chose jugée en première instance pour à nouveau statuer en
fait et en droit. On parle à ce sujet de l’effet dévolutif de l’appel.
Dévolutif : remettre en question ce qui a été jugé.
= peut apporter de nouveaux éléments de preuve. Les juges de la cour d’appel ne sont pas tenus de la
décision rendue en première instance, soit ils rendent une décision identique alors ils confirment le
jugement de première instance, soit ils rendent une décision différente alors ils infirment la décision de
première instance.
Il arrive que les deux parties ne soient pas satisfait de la décision.
Appel incident = quand les parties interjettent l’appel.

Jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi J21 l’appel produisait un effet suspensif.


Effet suspensif : tant que la cour d’appel n’avait pas statué, le jugement de première instance ne pouvait
pas être exécuté.
Depuis cette loi, le principe est inversé, maintenant c’est le principe de l’exécution de droit. = fait pour
limiter les appels.
Au cours du délai de recours, et en cas d’exercice de celui-ci, l’exécution de la décision attaquée n’est pas
possible (sauf si elle bénéficie de l’exécution provisoire).

Rappel : Lorsqu’une décision est rendue en dernier ressort = elle n’est pas susceptible d’appel
Les juges des juridictions de premier et du second degré : on les appelle les juges du fond

FOCUS : LE PRINCIPE DE L’ÉXÉCUTION PROVISOIRE DE DROIT DES DÉCISIONS DE


PREMIÈRE INSTANCE
Le principe est posé par l'article 514 nouveau du code de procédure civile, en ces termes : « Les décisions
de première instance sont de droit exécutoire à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en
dispose autrement ».
L'exécution provisoire permet à la partie qui a obtenu gain de cause de faire exécuter le jugement. La
décision doit avoir été notifiée ou signifiée à l'adversaire pour pouvoir être exécutée.
= Depuis le 1er janvier 2020, l'appel et l'opposition ne sont plus suspensifs. Des exceptions existent dans
certaines matières (nationalité, divorce, états civils, etc.).

!! A retenir :
Lorsqu’une décision est rendue en dernier ressort, c’est-à-dire qu’elle n’est plus susceptible d’appel (soit
ère instance
parce que c’est une CA qui l’a rendue, soit parce qu’elle est rendue par une juridiction de 1 en
dernier ressort, soit parce que le délai d’appel est prescrit). Cette décision peut faire l’objet d’un pourvoi en
cassation.
Le pourvoi en cassation n’est pas un droit pour tout citoyen, il peut être formé lorsque la décision rendue en
dernier ressort n’est pas conforme aux règles de droit. La Cour de cassation n’est donc pas un troisième
degré́ de juridiction.
La CA juge tous les appels interjetés contre les décisions rendues en première instance, sauf celles rendue
en premier et dernier ressort. !!

2) La Cour de Cassation

La Cour de cassation est la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. Elle est singulière (toute seule) située
à Paris. Sa mission est d’assurer l’unité de la jurisprudence.
Elle est composée de 6 chambres qui vont se répartir le contentieux. Une chambre sociale, une chambre
commerciale, 3 chambres civils et une chambre criminelle. Pour rendre ses décisions, la cour de cassation
va statuer en chambre unique, elle peut se réunir en chambre mixte ou peut se réunir en assemblé plénière.
Cet assemblé est la réunion de tous les présidents de chambres. Elle est présidée par un magistrat (Chantal
Arense)
La Cour de Cassation juge le droit, elle vérifie uniquement si les juges du fond ont fait une application
exacte de la règle de droit.
Elle juge non pas le litige mais la décision intervenue à son occasion.
Elle rend une décision lorsqu’elle est saisie d’un pourvoi en cassation.
Cour de Cassation = juge contre juge

Accès au pourvoi : Peut être saisi que dans 3 cas :


→ Violation de la règle de droit
→ Mauvaise application de la règle de droit
→ Mauvaise interprétation de la règle de droit
La Cour de cassation rend des arrêts de rejet et des arrêts de cassation
Article 604 du Code de procédure civile : « le pourvoi tend à faire sanctionner par la Cour de cassation la
non-conformité de la décision qu’il attaque aux règles de droit ».

FOCUS : LE MECANISME DU DOUBLE POURVOI


POURVOI : L'acte par lequel une partie saisit la Cour de cassation d'un recours dirigé contre une décision
de justice rendue en dernier ressort par une juridiction du premier degré ou par une Cour d'appel se nomme
un "pourvoi".
Le pourvoi en cassation est une voie de recours extraordinaire. En effet, il n’est possible que contre des
décisions rendues en dernier ressort, et doit être utilisé dans un délai déterminé. Le pourvoi le plus souvent
est formé par une des parties au litige en principe, il est obligatoirement formé par l’intermédiaire d’un ou
de plusieurs avocats particuliers appelés « avocats aux conseils ». Cependant, le procureur général peut
sans condition de délais être à l’origine de certains pourvois. Le cas le plus fréquent est celui qu’on appelle
le pourvoi dans l’intérêt de la loi qui tend à éviter le développement d’une fausse jurisprudence et qui par
cette finalité-là restera même sans incidence sur les parties.
Lorsque le pourvoi est abusif, l’auteur peut être condamné à payer une amende civile et éventuellement une
indemnité envers le défendeur.

!! A retenir : La Cour de Cassation n’est pas un troisième degré de juridiction. !!

II) Les juridictions de l’ordre administratif

Les juridictions administratives : sont les juridictions chargées de statuer sur les litiges opposant les
administrés aux administrations, ou les litiges opposants différentes administrations entre elles.

A- Les juridictions subordonnées

L’ordre administratif connaît deux degrés de juridictions.

1) Le Tribunal Administratif

C’est le tribunal de droit commun de l’ordre administratif. Il connaît de tous les litiges administratifs, c’est-
à-dire mettant en jeu une règle de droit public ou opposant les particuliers à l’état ou aux collectivités
publiques, sauf de ceux dévolus par un texte à une juridiction spéciale.

Décision rendu en général en premier ressors et elles sont susceptibles d’appels qui vont eux, être jugé
devant la cour administratives d’appels. Les TA sont investis également d’une mission administrative et pas
uniquement juridictionnel. Les juges administratives peuvent être consulté par les administrations (préfet,
maire…) pour rendre des avis.

Il est composé de juges appelés des conseillers, recrutés par le concours de l’école nationale
d’administration.
Juges administratifs = pas comme un juge judicaire (autre école)
Juges administratifs =conseillers administratifs dont certains exercent une mission de rapporteur publique,
qui est comparable a celle des magistrats du parquet.
Les rapporteurs publics : ont pour but d’analyser la situation et de la présenter a leur collègues conseillers.
 !! A retenir : Le principe en matière de compétence est le suivant : le TA compétent est celui du lieu dans
le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité administrative qui a pris la décision attaquée qui a signé
l’acte litigieux. !!

2) La Cour administrative d’Appel CAA

Les CAA connaissent des appels des jugements des tribunaux administratifs, mais elles n’ont pas une
compétence générale comme les CA de l’ordre judiciaire, puisque à l’égard d’un certain contentieux, le CE
à une compétence exclusive. Elle est investie de mission purement administrative. Elles rendent des
décisions en dernier ressort, qui seront susceptible d’un pourvoi en cassation devant le conseil d’État.

B- Le Conseil d’état

C’est la juridiction suprême de l’ordre administratif, l’homologue de la CCass dans l’ordre judiciaire.

FOCUS : Le conseil d’État est-il la Cour de cassation de l’ordre administratif ?


Le Conseil d'État est : la juridiction suprême de l'ordre administratif. Lorsqu'il intervient dans un
litige, il le fait en principe en tant que juge de cassation.
Comme CASS, il est juge de droit et vérifie que les juges du fond ont bien applique la règle de droit. A la
différence de la cour de CASS va exercer une mission dans le processus d’élaboration de la loi.
(Différence entre les deux juridictions dans la mesure où le CE exerce en plus de sa fonction
juridictionnelle, une fonction administrative.)

Le CE peut statuer en premier ressort a la différence de la CASS. Un justiciable peut donc saisir
directement le CE. Sinon, il rend des arrêts de rejets et des arrêts de cassation.

Le CE peut statuer au front sur un certains types de contentieux.


Compétent aussi au premier ressort.
Le conseil d’état a la capacité de juger en fond.

Le double pourvoi en cassation : quand la cour de cass casse alors elle renvoie à une autre cour d’appel en
fait et en droit.
LECON 3 : LES JURIDICTIONS EXTERIEURES
AUX ORDRES JURIDICTIONNELS
A) Les juridictions françaises (extérieures aux ordres juridictionnelles)

1) Le tribunal des conflits TC

Juridiction singulière, = un seul TC qui se trouve au palais royal.


La mission du TC est de déterminer en cas de difficultés le J compétent pour connaitre d’un litige donné.
(JA ou JJ)
Il est chargé de régler les conflits de compétence entre les deux ordres de juridiction.
Certaines situations posent des problèmes de droit privé et a la fois du droit public. Face à ce type de
problème, alors les deux ordres de juridictions se déclarent compètent ou incompétent. Dans ce cas c’est le
tribunal des conflits qui tranche et qui désigne l’ordre compétant.
Exemple : Mariage postule : mariage = institution civile = TJ, si on souhaite se marier avec une personne
décédée alors on doit avoir l’accord du président. Lorsqu’il refuse alors les Juridictions Judiciaires
pourraient se déclarer compétente mais aussi les JA = conflit de juridiction.

Le TC est un tribunal paritaire composé de 4 conseillers du CE et 4 conseillés à la CCass élus par leurs
pairs.

2) Le Conseil Constitutionnel CC

CC : juridiction suprême et singulière qui ne relève ni de l’ordre judiciaire ni administratif.


Institué par la constitution du 4 octobre 1958, le conseil constitutionnel est une juridiction à caractère
politique dont
CC : la mission est de garantir l’état de droit, le respect des droits fondamentaux et des libertés publiques.
Vérifier = loin conforme à la constitution

Il n’est pas au sommet de la hiérarchie, pcq il n’existe pas de voie de recourt devant le CC.
Composition du CC : 9 membres : les sages.
Siège au sein du CC : les anciens présidents de la république.
Le CC double mission :
- Juge de la constitutionnalité des lois
- Juge du contentieux électoral : Il est compétant pour juger des recours en contestation de élections
présidentielles.
- Juge de la constitutionalité des lois = contrôle apriori

FOCUS : LA QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ QPC

Depuis 2010, question prioritaire de constitutionnalité : question qui peut être posé au CC par un
justiciable. Invoquer la constitutionalité de la loi afin que cette disposition soit abrogée.
La question prioritaire de constitutionnalité doit toujours être posée au cours d'un procès et la loi prévoit un
double filtre, d'abord par le juge du fond, puis par la Cour de cassation ou le Conseil d'État selon la nature
de la juridiction devant laquelle la question a été posée.
- Avantage = permet un meilleur contrôle des lois`
- Désavantage = allonge considérablement les délais de procédure et peut être utilisé de façon
stratégique.

B) Les Juridictions Supranationales

1) La Cour Européenne des droits de l’Homme

La CEDH est une juridiction chargée de contrôler le respect par les états signataires des dispositions de la
convention, d’en constater les atteintes et d’assurer le cas échéant les réparations.
Cours situé à Strasbourg, composée d’autant de juges que d’états signataires soit 47.
La CEDH se prononce sur les respects des libertés fondamentales.
La Cour peut être saisie par un état signataire dénonçant la violation d’une disposition de la convention par
un autre état ou par un particulier sous conditions.
Un justiciable peut saisir la CEDH si :
- Il a utilisé toutes les voies de recourt interne
- Il faut que la violation de libertés fondamentales soit était invoquée devant une juridiction
française.
!! La saisine de la CEDH est devenue une espèce de « super voie de recourt ».

État condamné par la CEDH : 2 possibilités de réagir : Soit modifié la loi soit modifié la manière dont sa loi
est interprétée.
Depuis 2018, il est possible pour les juridictions françaises de demander l’avis de la CEDH sur certaines
problématiques avant de rendre leur décision.

2) La Cour de Justice de L’Union Européenne CJUE

Son rôle est d’assurer le respect de l’application des traités européens qui sont d’application directe dans les
états membres et de donner l’interprétation des textes communautaires.
Le droit de l’union européenne s’impose à la France.
CJUE : Sa mission est de contrôler la bonne application par les états membres du droit de l’union.
Siège à Luxembourg et est composée d’autant de juge qu’il y a d’état signataires à l’union européenne.
Elle peut être saisi directement par un justiciable français.
Le juge français peut saisir la CJUE afin qu’elle se prononce sur l’interprétation d’une norme européenne.

!! A retenir : lorsqu’un droit fondamental, une liberté́ individuelle est en cause : saisine de la CEDH, lorsqu’un
texte communautaire est violé ou nécessite une interprétation : compétence de la CJUE. !!

LECON 4 : Les modes alternatifs de règlement des


litiges
Ajd, le justiciable ne craint plus la justice. Ce phénomène de multiplications des procédures entraine un
phénomène d’engorgements des tribunaux. Cet effet entraine une augmentation de la durée des procédures.
Transférer toute une partie du contentieux vers des modes alternatifs. Mécanismes de résolution des litiges
sans recours au J ou à tout le moins en évitant une procédure. La loi de programmation de la justice impose
désormais une conciliation obligatoire pour tous les litiges dont le montant est inférieur à 5000 euros.
Obligation de justifier d’une tentative a l’amiable d’une résolution du litige.

Développer la culture du MARL / objectif LPJ

FOCUS : la tentative préalable de résolution amiable des litiges


La loi j21 a fortement incité au développement des modes alternatifs et la loi de programmation de la
justice qui venu renforcer cette tendance ; elle a instauré une obligation des résolutions amiables de litiges
dont le montant est inférieur a 5000euros.
C’est-à-dire que pour toutes les petites affaires civiles en dessous du taux de ressort alors, le justiciable doit
systématique un mode alternatif des règlements des litiges. Le texte impose une face de conciliation car elle
est le seul mode alternatif des règlements des litiges qui est gratuit. Le législateur ne peut pas imposer une
justice payante puisque c’est contraire au principe de l’aces au droit. Cette condition n’est pas absolue mais
c’est une condition de recevabilité de procédure. Le justiciable doit démontrer qu’il a eu un recours à un
mode alternatif qui a échoué ou alors il doit démontrer qu’il na pas pu avoir recourt à un mode alternatif de
règlements des litiges dans un délai raisonnable. La procédure amiable est acceptée par les deux parties car
chacun y trouve son compte.

La conciliation menée par des juristes à la retraite en général ; ce sont des conciliateurs.
Aujourd’hui la justice se privatise, la justice repose ajd sur des accords, elle se déjuciarise et dématérialise.
(Exemple : on peut porter plainte en ligne).

I) Les modes alternatifs consensuels

A) La conciliation

La conciliation : mode alternatif qui consiste dans l’Intervention d’un tiers (conciliateur) qui après avoir
écouté́ les parties et analysé leur point de vue leur propose une solution pour régler leur litige.
Le conciliateur est un bénévole qui doit montrer des qualités d’écoute, d’empathie mais pas forcément de
juriste. = il trouve une solution.

Cette conciliation doit obligatoirement avoir lieu avant tous les litiges inferieur a 5000 euros mais peut
intervenir à tous les stades de la procédure. Il existe des procédures dans lesquelles la conciliation est une
phase a part entière.
Exemple : au CP toutes les procédures passent par la phase de conciliation dirigée par les juges.

= premier mode consensuel

B) La médiation

= deuxième mode alternatif consensuel

Médiation : Consiste pour un tiers qu’on appelle le médiateur à accompagner des parties dans leur
réflexion afin qu’elles puissent elles-mêmes résoudre leur litige de manière pacifique.
Le médiateur est un professionnel libéral, il accompagne vers la solution. Rémunération a la charge des
parties, même lorsque cette médiation est obligatoire.
Obligatoire lorsque le litige est conflictuel. L’idée est de pacifier le litige.
On retrouve de la médiation en droit de la famille, en matière pénale (petite infraction), niveau
administratifs …

II) Les modes alternatifs conventionnels

Conventionnel = encadré par une convention, acte juridique dans lequel 2 parties s’engagent.

A) L’arbitrage

Arbitrage : Relève de ce que l’on appelle la justice privée, car il consiste pour les parties à désigner en
amont par convention (contrat) des parties d’une personne qualifiée dans un domaine particulier que l’on
appelle arbitre qui sera chargée de trancher leur futur litige.
Par le biais de ce contrat, les parties s’engagent par la convention à respecter la décision de l’arbitre.

Arbitre rémunéré au moment de la signature du contrat. = justice privée puisque c’est un arbitre privé qui
va résoudre un litige. Cette arbitre va justifier d’une certaine compétence dans le domaine dans lequel
évolue les parties. On rencontre des conventions d’arbitrage dans des contrats face auxquels le juge français
pourrait être démunis.
Exemple : Bernard Tapis contre le crédit lyonnais, il a gagné un arbitrage. (Même si cet arbitrage a été
remis en cause car un des arbitres entrainait des liens avec Bernard Tapis).

B) La transaction

= deuxième mode alternatif conventionnel

Transaction : article 2044 du code civil : Un contrat écrit par lequel les parties mettent fin à leur litige en
se faisant des concessions réciproques.

Elle se pratique dans tous les domaines mais ++ dans le droit du travail et en matière pénale (petite
infraction).
Le contrat n’est valable que s’il ne porte pas atteinte aux libertés fondamentales. (L’action en justice est une
liberté fondamentale).

C) La procédure participative de négociation par avocat

= 3eme mode alternatif conventionnel


C’est l’avenir de la justice, ajd l’avocat n’est plus celui qui plaide c’est celui qui négocie ajd.

La procédure participative de négociation par avocat : négociation menée par les avocats des parties qui
soumettent l’accord au juge pour homologation. (= fait que le juge appose sa signature, exprime son accord
juste après avoir vérifié que les conditions de l’accord son remplies.) = on va beaucoup plus vite, il n’y a
pas de procédure.

Cette négociation permet d’aller plus vite, et permet un accord entre les deux parties pour donner suite à
une négociation.
Inconvenant = ça coute cher pcq il faut avoir recourt à deux avocats. = forme de justice privée
Leçon 5 : Les principes directeurs de l’organisation
juridictionnelle
Tous sujet de droit quel que soit sa nationalité, sexe, culture, fonction dispose de prérogatives face à la
justice. Ces principes sont fixés par l’article 6 de la CESH.
Ce texte pose les bases directrices de l’organisation juridictionnelle de manière générale et plus
spécifiquement à l’occasion du procès.

I Les principes généraux gouvernant l’action en justice

A) L’accès au droit et à la justice

1) Le droit d’agir en justice en connaissance de cause

La loi J21 a consacrée l’existence d’un service publique de la justice, et elle a consacrer dans son texte le
principe de l’accès au droit pour tous= principe de l’égalité de tous devant la justice. La loi j21 à créer le
service d’accueil unique du justiciable ; ce service est présent dans les tribunaux de droit commun qui a
vocation à renseigner les justiciables sur les procédures qui sont en cours mais également sur les modalités
des procédures que le justiciable souhaitent entreprendre. = idée est de créer un lieu où le justiciable peut se
renseigner sur une procédure en cours. = accès au droit. Pour pouvoir agir en justice toutes personnes doit
connaitre le droit.

FOCUS : « nul n’est censé ignorer la loi »


Ça veut dire qu’un individu ne peut se prévaloir devant la justice de son ignorance de la loi. Le juge ne peut
recevoir comme argument de la part du justiciable l’ignorance des textes et ceux dans toutes manières
confondues. Chacun est censé connaitre l’existence des textes.
Depuis les années 90, les différents gouvernements ont favorisé cet accès au droit du justiciable, en créant
des conseils départementaux de l’accès au droit, ce dispositif vise à offrir à tous les justiciables divers
services juridiques dans des lieus qui leur sont accessibles. La loi de 1991 a créé des « maisons de justices »
qui sont des endroits qu’on va trouver dans les grandes villes, ce sont des lieux dans lesquelles vont être
délivré gratuitement des conseils juridiques = lieu du justiciable.

Open data des décisions de justices : tout le monde peut prendre connaissance des décisions de justices.
Permet d’enregistrer et diffuser les décisions de justice. Elle peut être diffuser qu’à celui qui présente un
intérêt a la décision.
La loi de programmation de la justice permet cet open data.

Doctrine.fr : obtenir décision de justice et commentaire de décision de justice.

Défenseur des droits : depuis 2011 il existe un défenseur des droits, (=super structure administrative, qui
est destinée à conseiller les citoyens et les orienter lorsqu’il connait des différents avec les administrations
françaises.) Au sein de chaque département il existe des délégués des défenseurs du droit pour conseiller les
justiciables gratuitement. Claire Hédon : première femme défenseur des droits. Elle supervise cette
structure.
2) La gratuité de la justice

= principe qui figure à l’article 6 de la convention euro de sauvegarde des droits de l’homme


Le justiciable n’est redevable d’aucunes dettes et sommes lorsqu’il agit en justice. Principe fondamentale.
2011 : la garde des sceaux voulait faire payer un droit des timbres et elle avait imposé un droit de timbres
de 35euros pour toute personne qui voulait saisir une juridiction. = entrave grave au principe de l’accès au
droit et la gratuité de la justice.
Ce principe existe que sur le papier car il ne signifie pas qu’un justiciable qui s’adresse à un tribunal n’aura
rien à payer. Le procès coute cher : intervention d’auxiliaire de justice (prof libérale). Exemple :
commissaire de justice (ex-huissier de justice).
Les actes de justice se transmette par la loi de signification.
Avocat dans le procès joue un rôle fondamental : pratiques des honoraires = le justiciable paye l’avocat.
Expert : dans toutes procédures il peut y avoir des expertises. (Géomètre par exemple). = payant.
En principe, chaque parti doit supporter ces propres frais de justice, cependant la loi prévoit que le gagnant
du procès peut obtenir de la part de son adversaire le remboursement de certains frais qu’il a engagé. Ces
frais = les dépens.
Les dépens : tous les frais liés aux instances et aux actes de procédures. Ils ne comportent pas les frais
d’avocats. Les honoraires des conseils = exclut des dépens. = frais irrépétible = donne pas lieu au
remboursement.
Néanmoins pour pallier cette règle, les juges peuvent condamner le perdant d’un procès a une
indemnisation au titre de l’article 700 du code de procédure civil. Chacun supporte ses propres frais, si
l’adversaire ne réclame rien alors le juge ne peut pas condamner le perdant. Dans leur conclusion les
avocats terminent en demandant la condamnation au dépens.

Aide juridictionnelle : créé par les pouvoirs publiques, aides financières dispensée par l’État qui couvre
en totalité ou en partie les frais d’un procès ou les frais d’un mode alternatifs de règlements des litiges
MARL. = pour les personnes qui n’ont pas les moyens : attribuer en fonction des ressources.
Dans chaque tribunal : il existe aide juridictionnelle.

FOCUS : l’e-justice
Le portail e-Justice est un site Internet géré par la Commission européenne. Il vous permet d'accéder aux
instruments de coopération judiciaire en matière civile au sein de l'Union européenne, de façon pratique,
via la mise en ligne de formulaires.

B) L’impartialité́ de la justice
1) La neutralité́ du Juge

Article 6 : cedh : les tribunaux doivent être indépendant.

Les J doivent être impartiaux : lorsqu’il prend une décision, il doit appliquer la règle de droit sans se
laisser influencer par les pressions extérieures, ses propres opinions/préjugés.

Le J est indépendant à l’égard de l’état = il est obligé de juger et toujours en appliquant les règles dictées
par l’État. L’État ne peut exercer une influence directe sur la résolution d’un litige.
éLes juges du siège sont donc inamovibles. (= ils ne peuvent pas être sanctionnés par l’État) = l’organe
chargé de les sanctionner est le conseil supérieur de la magistrature. (Article 64 et 65).
CSM : réguler les nominations des juges + fonction disciplinaire.
La loi j21 impose désormais à l’ensemble des magistrats de présenter une déclaration d’intérêt.
(=déclaration de patrimoine)

Le J est indépendant vis-à-vis de ses collègues = en principe un juge ne peut pas exercer plus de 10 ans
dans la même juridiction. Le juge doit être une personne qu’on ne connait pas. = garantir cette
indépendance de la justice. Les magistrats augmentent le traitement en fonction du nombre de mobilités =
mieux payer.

Le J est indépendant à l’égard des justiciables = gratuité, le J qui en conscience pense qu’il pourrait faire
preuve de partialité est tenu de se déporter. = le déport

Pour garantir au mieux l’impartialité = principe de collégialité : les audiences sont menées par plusieurs
juges. Mais la loi de programmation de la justice remet en cause ce principe ; il y en a de moins en moins.
La collégialité assure la dépendance.

2) La présomption d’innocence

Garantir la dépendance. Figure dans le DDHC + textes fondamentaux.


Article 9 du Cv :
Présomption d’innocence : chacun est présumé innocent tant qu’il n’a pas été jugé, ce principe dirige
toute la procédure pénale.
Exemples de présomption d’innocence : GAV – consulter un avocat pendant la 1h / d’être nourri / consulter
un médecin… Aucun élément sur la vie privé d’une personne qui est interrogé par les services de polices ne
puissent être diffusé.
Un individu ne peut jamais comparaitre entraver (menotté) devant une juridiction.

Conclusion : chaque individu a le droit a une bonne justice, ça ne veut pas dire pour autant que l’individu
sera confronté à la justice dans sa vie.

II Les principes spécifiques au procès

A) Les principes applicables en amont du procès

1) L’intérêt et la qualité́ à agir

L’intérêt est lié à la qualité́ à agir, le législateur peut prévoir que certaines personnes sont dans certaines
situations pourvues d’une qualité́ à agir. S’applique dans tous les contentieux ; civils, pénale et ?
L’intérêt à agir doit entrer dans les trois contentieux légitime (: ne doit pas reposer sur une cause illicite ou
immorale Exemple : un dealeur pas payé peut pas agir en justice pcq c’est une cause illicite.), actuel (: ne
doit pas être éventuel, on peut agir en justice dans l’éventualité de) direct(: seul la personne qui vit la
situation peut agir en justice soit un préjudice dans ses biens, son corps ou un préjudice morale. : est de
manière large ) et personnel ( : on ne peut pas agir à la place d’un autre)

FOCUS : Les actions de groupe


Depuis 2014, l’action de groupe permet à un groupe de personne ayant subi un même petit préjudice d’agir
en justice afin d’obtenir réparation. Elles sont très encadrées, ne peuvent être menée que par une association
de consommateurs ou par une association qui est régulièrement déclarée en matière de santé ou en matière
de discrimination.
Exemple action de groupe : abonnement orange et depuis 2 ans ont payé une prestation qui coute 2euros
par mois, pas lieu d’être. (Petit préjudice) : on ne va pas devant une juridiction mais on souhaite obtenir une
indemnisation, = ces actions ont été élargie au fur et à mesure des législations (loi Touraine = ouvert action
de groupe en matière de santé)
Aucune action de groupe à ce jour n’est allée à son terme, aucun tribunal depuis 2014 est venu statuer à
propos d’une action de groupe.
Moyen de négocier avec un grand groupe afin que les victimes puissent être dédommagé a
L’amiable.) = contribue à un règlement alternatif

Qualité à agir : aptitude particulière dont est doté une personne qui lui permet d’exercer une action en
justice. Exemple : seul un des époux peut demander le divorce, pas l’amant par exemple.
Cette qualité agir peut-être déléguer dans certains cas. Le mineur par exemple n’a pas la qualité à agir
puisqu’il n’a pas la qualité d’exercice.

2) L’immutabilité du litige

Immutabilité : Ce qui ne peux pas changer = le cadre est fixé dès le départ

L’immutabilité est la qualité́ de ce qui ne peut changer. Selon ce principe, les allégations (demandes et
arguments) et les prétentions des parties ne doivent pas changer au cours du procès.
Le J est saisi d’un litige particulier et doit s’attacher à le résoudre sans déborder de sa mission.
Exemple : en droit pénal, lorsqu’un individu jugé a une cour d’assise car il a commis un assassinat, cet
individu est en plus au centre d’un trafic de stupéfiant alors, la cour d’assise ne peut pas le juger pour ces
faits-là.
Le J ne peut pas juger ultra-petita (=au-delà de la demande).

c) Les principes applicables pendant le procès

Doit être jugé par un tribunal indépendant et impartial, et un procès équitable.

1) Le principe du contradictoire

Principe du contradictoire : existe dans toutes les procédures, toute personne qui est partie au procès doit
avoir la possibilité́ raisonnable d’exposer sa cause au tribunal et la faculté́ de prendre connaissance des
observations et pièces produites par l’autre partie, ainsi que d’en discuter.
=chaque partie doit faire valoir ses prétentions en connaissance de cause = devant une juridiction française
aucun justiciable ne peut être surpris par les arguments et les prétentions de l’autre, doit connaitre à
l’avance ce qu’il va être reproché ainsi qu’avec les arguments qui vont être énoncés.
Essence = communication ; chacun communique ses pièces.
Les décisions de justice selon ce même principe sont aussi contradictoires, tjrs rendue en présence des deux
parties ou de leur représentant.

2) Le respect des droits de la défense

Le respect des droits de la défense : toutes les prérogatives qui sont accordées à un justiciable, pour
protéger ses intérêts tout au long du procès. = corolaire du principe contradictoire.
Cela implique donc :
 -  Le droit d’avoir un avocat (il joue un rôle de défenseur plus que représentant, alors le bâtonnier
(chef de l’ordre des avocats) peut commettre un avocat commis d’office.
 -  La motivation des décisions de justice (le juge ne peut jamais rendre une décision arbitraire, elle
doit toujours être motivé en droit afin de permettre à chacun de pouvoir exercer les voies de
recours.)

Un avocat commis d’office (droit de réserve : sil il estime que la cause à défendre est contraire à ses
opinions ou à sa conscience).

FOCUS : La remise en cause de l’oralité des débats


= droit pour tous, le droit à l’oralité des débats : les débats de l’audience doivent être tenu à l’orale et
entendu de tous. (L’architecture des salles d’audience est prévue à cet effet).
Chambre du conseil : quand sa touche à la vie privée de l’individu, les débats ne sont pas publics.
Procédure d’assise : toute la procédure est orale.
Garantit de la liberté de la défense puisqu’il y a un moyen de contrôle, ce principe de l’oralité des débats
tend à disparaitre dans toutes les procédures (en matière administratives = presque une exception, en
matière pénale (avec la création des cours criminels= se principe s’atténuer.
La loi de programmation de la justice remet en cause car il est prévu que devant le tribunal judiciaire, la
procédure peut se dérouler sans audience a l’initiative des parties : procédure exclusivement écrite. Mais il
est prévu que le juge peut décider le contraire, ajd une affaire peut être juger sans que les parties mettent un
pied dans un tribunal, les avocats apportent une conclusion.

Tout jugement, toute décision de justice doit être rendu publique pour permettre au justiciable de la
remettre en cause.
Vie privé alors publicité particulière.
La loi de programmation de la justice est venue créer l’open data.