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Préparation à l’essai

Stratégies de rédaction d’un essai

GSF-6020 et GSF-6023
Hiver 2010
Plan de cette section

• Structure d’un essai, d’un mémoire ou


d’une thèse
• Méthodes de recherche empirique
• Conseils pour une écriture fonctionnelle
• La communication orale de ses idées
Structure d’un essai, d’un
mémoire ou d’une thèse
Structure de la proposition d’essai
• Introduction ou énoncé du problème
• Revue de la littérature
• Questions et hypothèses
• Méthodologie
– Instrumentation
– Échantillonage
– Collecte des données
– Analyse des données
• Échéancier des principales étapes de réalisation
Structure d’un essai, d’un mémoire ou d’une thèse
• L’essai, le mémoire ou la thèse, est le développement
écrit de réflexions sur une question, un phénomène ou
un sujet donné.
• Les idées doivent être organisées de façon claire,
logique et synthétique, pour permettre au lecteur de
comprendre aisément le sujet ou de pouvoir prendre
position.
• La structure contient toujours la plupart des éléments
suivants, et davantage selon les besoins (e.g., une
section avec des définitions):
1. Introduction
2. Revue de la littérature
3. Hypothèses
4. Méthodologie
5. Résultats
6. Discussion
7. Conclusion
À cela s’ajoutent
• Avant :
– Résumé
– Mots clés
– Remerciements

• Après :
– Bibliographie
– Annexes
L’introduction
• Ce que l'on sait sur le thème
• Ce que l'on ne sait pas
• Ce qui a amené à se poser la question
(sans pour autant en faire un témoignage
de vécu!)
• Quelle est l’hypothèse principale ou la
question?
• Les résultats escomptés ou principaux
(proposition vs version finale)
Énoncé du problème
• Énoncez le problème en termes compréhensibles pour quelqu’un
de généralement sophistiqué, mais qui est relativement peu
informé dans le domaine du problème.
– La plus grande erreur que l’on peut faire en écrivant notre
problématique est de prendre pour acquis que le lecteur à qui
s’adresse celui-ci est connaissant au niveau du contenu.

• Définissez et délimitez le champ spécifique du problème.

• Laissez entrevoir les hypothèses à être testées ou les questions


soulevées.

• Indiquez brièvement la portée de l’étude ainsi que sa pertinence.

• Assurez-vous d’avoir quelque part une phrase telle que « le but de


cette recherche est de... ».
La revue de littérature
• La pensée qui trouve son chemin dans votre
mémoire/essai doit surtout être personnelle et
exprimer un point de vue actuel sur la question.
• Développement plus complet de ce que l’on sait sur le
sujet.
• Intégration de la littérature pertinente, i.e. faire des liens
et non pas résumer de façon linéaire tout ce qui a été
écrit sur un sujet.
• Un des objectifs de la revue de la littérature est de
permettre de bien situer le travail en cours par rapport à
la littérature existante.
• La revue de littérature n’est pas un journal intime de tout
ce que vous avez lu. Seuls les articles pertinents au
développement de vos idées doivent être inclus.
Revue de la littérature
• Démontrez au lecteur que vous possédez bien le
champ d’étude et que vous connaissez bien les
développements récents dans votre sujet et la
méthodologie.

• Délimitez votre entrée en scène: comment votre étude


raffinera, changera ou contribuera à ce qui est déjà
connu?

• Évitez les assertions qui impliquent que peu à été fait


dans le domaine ou que ce qui a été fait est trop vaste
pour être facilement résumé.

• Note: l’expression « revue littéraire » n’est pas un


synonyme de « revue de la littérature ».
Comment lire les textes pertinents?
• Recenser le développement chronologique des
idées (mettre l’accent sur les éléments nouveaux
d’un article à l’autre)
• Recenser les thèmes principaux qui reviennent
• Déterminer ce que chaque auteur dit sur ce sujet
• Si possible, faire des représentations graphiques
pour lier les sujets et/ou articles ensemble
Évaluer la pertinence des sources
• Le choix des documents à lire doit se faire non
seulement en fonction de leur qualité, mais aussi
en fonction de leur pertinence par rapport au
travail à réaliser.

• Pour évaluer cette pertinence, on peut se poser


quelques questions. Ces questions porteront sur le
contenu des documents et sur le niveau
d'information véhiculée.
Citer, citer, citer!
• Pour appuyer son argumentation, lors de la rédaction du
travail, il arrive que l'on puise des idées chez un auteur ou
qu’on reproduise des extraits de son œuvre.
• Dans tous les cas, il est important de bien citer ses sources
pour deux raisons :
– en le citant, le rédacteur rend justice à l'auteur de qui il a tiré l'idée
ou le texte;
– le lecteur peut se référer facilement aux sources utilisées.
• Combien d'articles à citer? À quel point doivent-ils être
pertinents pour être inclus?
– C'est une question difficile. Il n’est pas rare de citer 50 articles pour
un mémoire, mais cela dépend du domaine.
– Vous êtes l'expert mondial sur le sujet (étroit) de votre essai ou
mémoire: vous devez démontrer ceci dans votre revue.
Qu’est ce que nous dit l’information recueillie?

Informations recueillies Conséquences

Si les informations vont On pourra mieux affirmer sa


dans le même sens que les position.
siennes

Si les informations On pourra les critiquer.


contredisent son opinion
personnelle

Si les informations mettent On pourra nuancer sa


en doute son opinion perspective.
Les hypothèses
• C’est ici qu’on développe de façon formelle la ou les
questions posées par le travail en cours.
• Il s’agit de présenter la question de base et les hypothèses
que l’on fait quant à sa réponse.
• Ce sont ces hypothèses (ou résultats escomptés) que l’on
cherchera à valider avec les outils appropriés dans la
section méthodologie. Il ne s’agit pas des hypothèses d’un
modèle, mais bien d’une proposition à tester.
• Il est important, au niveau théorique, de faire une distinction
entre un modèle normatif et un modèle descriptif (ou positif).
– Un modèle normatif postule ce qui devrait être fait de façon optimale
– Un modèle descriptif cherche à décrire ce que l’on observe (ou à
trouver les facteurs qui influencent ce que l’on observe), sans pour
autant fournir une explication sur le pourquoi, ni même le comment.
– Les deux types de modèle sont utiles pour l’avancement des
connaissances.
Questions et hypothèses
• Dans toutes les recherches, tests ou hypothèses, nous cherchons à
répondre à des questions. Si des hypothèses sont formulées, le
lecteur a le droit de connaître le cadre théorique à l’intérieur duquel
les hypothèses se situent et les bases sur lesquelles elles se fondent.

• Les questions s’adressent aux études normatives (combien y en a-t-


il? Y-a-t-il une relation entre elles? Etc.)

• Les hypothèses s’adressent aux recherches théoriques, et quand


vous formulez une hypothèse, le lecteur a le droit d’avoir un exposé
de la théorie qui y mène.

• En général vous devriez être préparé à interpréter tout résultat


possible en ce qui concerne les questions ou hypothèses. Il sera utile
de visualiser les tables ( ou autre résumé de résultats) que vous vous
attendez à obtenir de votre recherche.
Qu’est-ce que l’on fera selon nos résultats?
Ceci nous aidera à spécifier nos questions et définir quelles données sont
nécessaires.
Méthodologie pour la proposition
• Décrire brièvement les instruments qu’on se propose
d’utiliser.
• Définir opérationnellement les variables
• Décrire les sources de données
– Échantillon ou population complète
• On doit connaître la population à laquelle nos résultats s’appliquent.
L’échantillon doit être choisi selon des règles précises.
– Simulation des données
• Il faut expliquer pourquoi ainsi que les techniques utilisées.
• Spécifier les outils statistiques ou procédures
analytiques pour analyser les données
• Développer des tables factices pour indiquer la nature
des analyses
La méthodologie
• Qu’observe-t-on?
• Comment l’observe-t-on?
• Y a-t-il une intervention? Laquelle?
• Comment traite-t-on les données (statistiques)?
• Comment s’est-on documenté?
• Cette section est généralement souvent modifiée.
• Demander de l'aide pour le traitement statistique
si nécessaire.
Les résultats
• Rien que des résultats: des faits, pas d'opinion
• Il n’y a pas d’interprétation dans ce chapitre.
• Un résultat devrait être exprimé une seule fois
sous forme de texte, de tableau ou de figure.
• Les tableaux ou figures doivent être titrés et
compréhensibles sans le texte.
• Les tableaux sont numérotés en chiffres arabes
et appelés dans le texte.
• Tous les résultats doivent être donnés.
• Certains peuvent être mis en annexe.
La discussion
• C’est la partie la plus délicate, qui reflète le
mieux la qualité du travail.
• Résultat(s) principal(aux) et intérêt (réponse à la
question).
• Forces et faiblesses du travail.
• Comparaison avec les travaux d'autres auteurs.
• Hypothèses pour expliquer vos résultats.
• Il ne faut pas répéter ni résumer les résultats.
• On peut chercher à renforcer nos conclusions
par des tests supplémentaires.
La conclusion
• Rappel de la question
• Rappel des résultats principaux
• Propositions pour l’avenir
• Ne pas utiliser exactement les mêmes
phrases que dans les parties précédentes
Le titre
• Choisi en dernier, après avoir écrit le
texte.

• Annonce avec concision le contenu du


texte.
Le résumé
• Chaque texte doit contenir un résumé (une page maximum
et généralement moins de 200 mots) et des mots clés pour
les archives universitaires.
• Le résumé est un texte concis, informatif et structuré (aussi,
nécessite-t-il souvent plusieurs rédactions) qui reflète point
par point le travail effectué. On y retrouve le but de l’étude,
l’hypothèse principale et le résultat principal.
• La règle est de consacrer une phrase à chacune de ses
parties: introduction, méthodologie, résultats, discussion et
conclusion.
• Le résumé est souvent mal fait, car il est souvent compris
comme une "conclusion-bis". Il s'agit de deux choses
différentes.
– Schématiquement, la conclusion montre l'intérêt du travail effectué et
donne quelques éléments de perspective d'avenir concernant le
sujet.
Les références bibliographiques
• Ne citez que les articles lus et appelés dans le texte, et
utiles à votre travail
– pas de citations copiées!
• Toutes les références (sans exception) doivent être
appelées dans le texte
• Les articles doivent être accessibles ou vous devez
pouvoir en fournir un exemplaire
• Respecter les règles internationales d’écriture des
références
• Vérifier avec votre directeur la qualité des références
bibliographiques retenues
• Utilisez un journal scientifique de votre choix comme
modèle
Méthodes de recherche empiriques

Bernard Dionne, Pour réussir : guide


méthodologique pour les études et la
recherche, 3e éd., Laval, Études
vivantes, 1998, p.198-199
Méthode historique
Méthodes de Méthode historique
recherche • Enquête dans le temps
• Reconstitution du passé

Buts Explorer
• Découvrir
• Analyser

Sources Sources primaires: témoignages humains, lettres,


d'information archives, etc.)
Sources secondaires: (journaux, articles de revues,
livres, thèses, etc.)
Sources tertiaires: catalogues, bibliographies, etc.)
Outils • Fiches de lecture

Procédure • Inventaire des sources


• Dépouillement des sources
• Classement des informations
• Critique des sources
Analyse de contenu
Méthodes de Méthode
recherche • Analyse de productions (ex. littéraire) à l'aide d'une
grille
Buts • Décomposer une production
• Dénombrer des éléments de contenu inclus dans une
production
• Tracer un portrait
Sources • Productions écrites, audiovisuelles, images, etc.
d'information

Outils • Grille d'analyse

Procédure • Lecture ou visionnement des productions avec une


grille
• Opération visant à isoler les unités de contenu et faire
ressortir les mécanismes cachés grâce au calcul des
occurences
• Classement par catégorie et dégagement du sens
Entrevue
Méthodes de Méthode
recherche Entrevue
Buts • Tracer un portrait
• Recueillir des informations
Sources • Personnes
d'information

Outils • Questionnaires
• Grille d'entrevue
• Enregistrement
Procédure • Entrevue structurée
• Entrevue semi-structurée
• Entrevue non structurée
Analyse de données chiffrées (statistiques)
Méthodes de Méthode
recherche Analyse de données chiffrées (statistiques)

Buts • Recueillir des informations


• Consulter et regrouper des données disponibles

Sources • Données chiffrées de sources publiques ou


d'information privées
• Données chiffrées recueillies par soi-même
Outils • Chiffriers (Excel, SPSS, SAS, TSP, Rats)
• Recueils de statistiques (Recensements)
• Tableaux, graphiques, etc.

Procédure • Collecte de données


• Lecture de données
• Évaluation des données
• Présentation
Méthodes statistiques
• Une méthodologie classique peut être citée sans
commentaire.
• En revanche, toute modification apportée à une technique
habituelle, ou toute nouvelle méthode, doit être décrite de
façon complète.
• S'il s'agit d'une méthodologie originale, il convient de
discuter soigneusement sa spécificité et reproductibilité au
chapitre des commentaires.
• Le chapitre des méthodes se termine normalement par
l'exposé des techniques d'analyse statistique qui ont été
employées pour exprimer les résultats. Ne négligez pas
cet aspect de votre mémoire et faites vous aider si vous en
ressentez le besoin.
Observation
Méthodes de • Observer un groupe pour une durée déterminée
recherche

Buts • Recueillir des informations


• Dénombrer et décrire des comportements
observés

Sources • Personnes
d'information

Outils • Grille d'observation


• Vidéo
• Journal de bord

Procédure • Élaboration des grilles


• Observation
• Consignation des comportements
Conseils pour une écriture
fonctionnelle
Objectif: écrire pour communiquer!
• L’objectif de tout texte est de faciliter la compréhension
du lecteur ou du public-cible (employeur éventuel)

• Références utiles:
Guide du savoir-écrire; Jean-Paul Simard, les éditions de
l’homme, 1984
«Ecrire pour un journal scientifique»
http://www.vertigo.uqam.ca/pdf/guide_redaction_scientifique.pdf

• Références complémentaires

http://www.library.ualberta.ca/print2004/index.cfm?file=%2Fcontentc
ms%2Fcontent_bsj%2Fsubject%2Fsubject_ressources_dissertation
.html

http://www.cocp.ulaval.ca/sgc/pid/6181
Conseils de grands penseurs

• « La nature utilise le chemin le plus court


possible. » - Aristote
• « On devrait tout rendre aussi simple que
possible, mais pas plus. » - Einstein
• « Avant donc que d’écrire, apprenez à penser. »
- Boileau
• « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et
les mots pour le dire arrivent aisément. » -
Boileau
Planification du processus d’écriture
(avant même d’écrire)
• Identifiez clairement la portée de votre travail.
• Identifiez le lecteur à qui s’adresse votre document
(cela ne signifie pas qu’il faut le mentionner dans le
texte, sauf si c’est pertinent pour justifier le style ou
éviter des malentendus).
• Déterminez une liste des idées que vous avez
l’intention d’aborder.
• Gardez cette liste à portée de la main afin d’y
ajouter; car d’autres idées surgiront au fur et à
mesure de vos travaux ou de votre réflexion.
Planification du processus d’écriture
(avant même d’écrire)
• Déterminez les idées essentielles à votre
raisonnement , ainsi que l’ordre logique de
présentation (parfois, les idées peuvent s’exprimer
sous forme de sous-question à répondre).
• Déterminez les idées essentielles à votre
raisonnement, ainsi que l’ordre de présentation.
• Indiquez pour chaque idée vos certitudes et vos
doutes.
• Faites un échéancier de vos activités de rédaction.
• Ensuite, écrire le texte.
Gestion du temps!
• Le défi est d’arriver à synthétiser l’information existante
sur un sujet. C’est le temps qui pose le défi, car il y a
souvent trop d’informations à résumer.
• Par contre, tout n’est pas forcément pertinent, mais
comment déterminer ce qui l’est?
– En se servant du travail des autres, et particulièrement des
travaux les plus récents, et non des plus anciens.
– En remettant en question les conclusions qui vont à l’encontre
de l’intuition et qui diffèrent de ce qu’on observe. C’est ainsi
qu’on trouvera les ingrédients les plus pertinents, i.e. ceux qui
changent le résultat.
• Réfléchir à une stratégie pour optimiser votre temps de
recherche peut être très utile!
La clarté du texte
• Le message doit être univoque, i.e. être interprété de la
même façon tant par le récepteur que par l’émetteur.
Pour ce faire:
– Choisissez des mots simples;
– Utilisez les mots dans leur sens propre;
– Utilisez toujours le même mot pour désigner la même chose;
– Évitez l’ironie ou les sous-entendus;
– Minimisez l’emploi des adjectifs;
– Placez l’adjectif le plus près possible du mot qualifié;
– Utilisez au besoin des exemples, car un exemple vaut parfois
mille mots.

• Ayez toujours un dictionnaire à portée de la main et


consultez-le. Savoir écrire sans faute n’implique pas de
connaître le dictionnaire par coeur, mais simplement de
prendre la peine de vérifier lorsqu’il y a un doute!
La lisibilité du texte
• Si vous maîtrisez mal l’écriture en français, utilisez des
phrases courtes: sujet, verbe et complément.
• Evitez des phrases contenant plusieurs propositions; a
fortiori, plusieurs idées. Si on doit relire votre phrase deux
fois pour la comprendre, scindez vos idées!
• Définissez bien les termes et les concepts utilisés.
– soyez conforme aux us et coutumes lorsque pertinent (e.g., B:
bonds, S: stock, etc.)

Remarques:
• Visuellement, chaque page doit dégager une impression
d’équilibre.
• Employez la même police dans tout le document, y compris
pour les titres et les sous-titres.
• Évitez d'employer le caractère gras, qui est réservé aux
titres et aux sous-titres.
Le plan ou table des matières
• Plus les titres sont de haut niveau, plus vous accordez
d'importance à un concept, et donc plus vous le mettez en valeur.
• Il ne faut pas hésiter à remanier votre plan pour que la seule
lecture de la table des matières donne une bonne vision de votre
travail.
• Proscrivez les titres banals, style « remarque », « mise en
oeuvre ».
• N'hésitez pas à découper un paragraphe, non pas parce qu'il est
trop long, mais pour faire apparaître deux titres significatifs. Par
exemple, les algorithmes et démonstrations importantes doivent
apparaître dans la table des matières.
• Enfin, n'hésitez pas à introduire des sous-titres supplémentaires,
simplement pour rythmer le discours. Les lecteurs superficiels
trouveront ainsi les grandes lignes, et les rapporteurs trouveront
les points essentiels sans avoir à les chercher.
L’introduction
• Sujet amené
– partez d’une idée générale, nul besoin de
remonter au déluge!
• Sujet posé
– qu’allez-vous faire de particulier?
• Sujet divisé
– votre plan de travail.
Les introductions …

• …de la thèse, de chapitres et de sections :


– elles doivent motiver la démarche, expliquer les
difficultés résolues, insister sur les concepts
introduits, les résultats obtenus, la manière de les
obtenir et enfin leurs conséquences.
– Les deux buts essentiels d'une introduction de
chapitre sont: aider le lecteur à entrer et à naviguer
dans le chapitre, et aider les rapporteurs à rédiger
leur rapport ainsi qu'à les persuader de l'intérêt du
chapitre.
Le corps ou le développement du texte

• Plusieurs petites dissertations.

• Chacune ayant son intro, son corps et sa


conclusion.

• NB- le titre ne fait pas partie du texte


Les conclusions …
• …de la thèse, de chapitres et de sections :
– elles doivent résumer les points forts, les replacer dans
leur contexte, et également donner des perspectives et
ouvrir de nouveaux problèmes.
– Par exemple, une conclusion de chapitre peut conclure
sur un problème qui sera résolu dans le chapitre suivant.

• Deux types:
– Conclusion récapitulative
– Conclusion ouverte
• Évoque le cheminement qui a été fait, apporte la réponse
recherchée et ouvre des perspectives.
Le paragraphe
• Bijection: une idée, un paragraphe.
• L’idée est annoncée dans la première phrase.
• Les autres phrases viennent étayer l’idée
énoncée.
• On peut facilement résumer un texte ainsi
construit en lisant les premières phrases de
chaque paragraphe.
La mise en valeur des résultats
• Vous devez toujours bien mettre en valeur vos
résultats.
– Vous êtes le seul ayant intérêt à le faire.
– Pour cela, il faut les énoncer en tant que tels, i.e.
écrire explicitement que ce sont des résultats
nouveaux et importants dans le chapitre où ils
apparaissent.
– Il faut bien sûr également les rappeler dans la
conclusion, par exemple avec une section « Apports
théoriques » ou « Apports empiriques » ou
« Contributions de l’article ou de l’essai».
L'utilisation du « nous » et du « on » …

• La remarque qui revient le plus souvent au cours des


lectures des mémoires est que les lecteurs ont eu le plus
grand mal à identifier dans le document les réalisations de
l'étudiant.
• Par conséquent, utilisez le « nous » pour tout ce que vous
avez fait et dont vous voulez être crédité ; les lecteurs
comprendront très clairement cela.
– Par exemple « notre but est de ... » ou « en appliquant notre
algorithme ... ».
• Utilisez le « on » pour ce qui est banal dans la communauté,
ce que tout un chacun peut trouver facilement.
Les mots inutiles …
…par exemple « clairement », « trivial »,
« évidemment », « on voit bien que »...
• Il faut les éviter, et dans la plupart des cas, on
peut les supprimer sans changer le sens de la
phrase.
– Ou bien le lecteur ne comprend pas et il se sent bête,
puisque c'est censé être « clair » ; du coup le texte
devient pédant.
– Ou bien c'est effectivement « trivial » et dans ce cas il
vaut mieux omettre l'adjectif ou l'adverbe. Le texte y
gagnera en concision et en clarté.
L'emploi des polices de caractères
• Dans un document, il peut y avoir plusieurs raisons de
changer de police de caractères. Le choix des polices
est généralement dicté par les considérations suivantes.
– Les polices sont choisies pour leur lisibilité. Tout texte imprimé
est fait pour être lu le plus agréablement et le plus facilement
possible;
– Employez la même police dans tout le document, y compris pour
les titres et les sous-titres (ou pas plus de deux, si vous y tenez
absolument; la régle étant d’utiliser le moins de police possible!);
– Évitez d'employer le gras qui est réservé aux titres et aux sous-
titres;
– Employez l'italique quand vous voulez souligner un mot. Cela
remplace le souligné des machines à écrire qui est moins
esthétique.
– Ne mettez pas une phrase entière en italique, car le lecteur
aurait l'impression que vous êtes en train de lui crier dans les
oreilles en voulant souligner chaque mot!
Les polices …
– Le choix d’une police doit permettre de placer le maximum
d’informations dans un minimum d’espace tout en conservant une
lecture facile ;
– Quelques conseils :
• century schoolbook
• times roman
• arial
• helvetica
– Une mise en valeur sobre : si vous soulignez un mot sur 5 ou
abusez de l'italique, vous allez fatiguer votre lecteur et ne mettrez
rien en relief.
– Enfin, selon les règles de la typographie française, les
guillemets « et » doivent être précédés et suivis d'un espace
insécable. Ils doivent être employés pour tout terme utilisé hors de
son sens habituel.
Les polices
• Quelques conseils
– Pour obtenir différents niveaux de titres, utilisez des
caractères gras ou italiques;
– Évitez les polices farfelues ou baroques qui à la longue
fatiguent la lecture;
– Choisissez les polices et les styles bien repérables les
uns des autres; un changement de police doit
correspondre à une fonction repérable du texte: le corps
du texte, les titres et sous-titres, les citations;
– Cherchez la simplicité et l’efficacité. Les changements
de polices ou d’attributs sont là pour guider le lecteur et
souligner le rythme du discours.
Les figures et tableaux
• Ils doivent être commentées très soigneusement
dans le texte. De plus, tout tableau ou figure doit
avoir une légende qui résume son contenu.
• Les tableaux et figures doivent être numérotés et
appelés dans le texte.
• Certains lecteurs regardent les tableaux et
figures indépendamment du texte, et ils doivent
donc savoir ce qu‘ils représentent sans avoir à
chercher l'explication perdue dans le texte.
• Enfin, n'oubliez jamais de préciser les axes,
échelles, dimensions, etc.
Les parenthèses …
• Elles sont à proscrire si c'est pour préciser un
terme, donner une définition ou un synonyme.
• Une définition a généralement sa place en tant
que telle dans le texte.
• L'utilisation d'un synonyme introduit des
confusions et doit donc être évitée autant que
possible.
– Pour chaque notion, forcez-vous à n’utiliser qu’un seul
et même terme tout au long du document.
– Au pire, indiquez clairement que vous utilisez certains
mots comme des synonymes dans le cadre du texte.
Derniers conseils!
• Lire, relire et faire lire par plusieurs personnes, dont des
non-spécialistes.

• Écrire est davantage un art qu’une science!

• Soyez respectueux et indulgents à l’égard de vos


prédécesseurs, sachez reconnaître le mérite des autres.

• « L'art de persuader consiste autant en celui d'agréer


qu'en celui de convaincre. » (Blaise Pascal)

• Mot final laissé à Boileau:


« Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage. »
La communication orale de ses idées
La communication orale de ses idées
• Si le message ne passe pas, c’est la faute du
communicateur. C’est à lui de s’adapter au niveau
de connaissance de son public.
• Il faut s’adapter aux contraintes de temps qu’on
nous impose et s’assurer que l’on couvre
l’essentiel. Il est particulièrement important de
respecter le temps attribué. Il est utile de se
pratiquer à voix haute.
• Il ne faut pas lire sa présentation, car c’est
extrêmement ennuyant.
• N’écrivez pas de longs paragraphes sur vos
acétates.
La communication orale de ses idées
• Il faut avoir des acétates lisibles (pas de police
jaune sur fond blanc; au moins 16 points pour la
taille des polices). Ne vous fiez pas qu’à l’effet sur
votre écran d’ordinateur, et testez les couleurs
dans un local s’il le faut.
• Évitez de surcharger vos acétates.
• Soyez intelligibles lorsque vous parlez et utilisez un
langage qui n’est pas trop familier ou relâché.
• Le but d’une communication (tant écrite qu’orale)
n’est pas démontrer que vous comprenez, mais de
faire comprendre aux autres ce que vous
comprenez. C’est d’autant plus vrai que vous
agirez comme spécialiste et, par définition,
communiquerez surtout avec des non-spécialistes.