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UNIVERSITE FELIX HOUPHOUET BOIGNY

UFR-SEG

LICENCE PROFESSIONNELLE DE BANQUE

2016 -- 2017

ELEMENTS DE METHODOLOGIE DE REDACTION


D’UN MEMOIRE PROFESSIONNEL

Dr Paul ASSANDE
Sommaire

1. Qu’est-ce qu’un mémoire professionnel ?........................................................................ 3


2. Détermination du sujet de recherche .................................................................................. 4
3. La construction de la problématique .................................................................................. 5
4. Recherche de la documentation ............................................................................................ 6
5. L’élaboration du plan de mémoire ...................................................................................... 6
6. Le cadre opératoire de la recherche : la démarche méthodologique...................... 8
7. La structure du mémoire .......................................................................................................... 8
8. Style et présentation du mémoire ....................................................................................... 12
9. Listes de petits conseils pratiques et erreurs à éviter ................................................. 14
10. La soutenance du mémoire ............................................................................................... 15

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1. Qu’est-ce qu’un mémoire professionnel ?

C'est un mémoire, ce n'est donc pas :


- un dossier, c'est-à-dire la simple compilation d'une documentation sur un
thème précis, sur une pratique, ou sur une situation ;
- une monographie, sauf exception justifiable, c'est-à-dire l'étude d'un cas
isolé ou d'une situation unique ;
- un roman, c'est-à-dire l'histoire d'une expérience ou d'un vécu, sous forme
d'un simple récit ;
- un témoignage, c'est-à-dire la narration d'une pratique, d'une série de cas,
la reprise directe d'un cahier d'observations, etc.

C'est un travail de recherche :


- il est problématisé, c'est-à-dire que le travail engagé vise à apporter une
réponse à des questions soulevées à partir d’observation, de l’analyse d’un
phénomène, etc. ;
- il est introduit par une bibliographie normalisée qui permettra d'étayer
l'argumentation par référence à des auteurs et des publications déjà
validées ;
- il utilise une démarche cohérente, un raisonnement logique ;
C'est un mémoire professionnel, ce n'est donc pas :
- une recherche théorique sans aucun lien avec une pratique ;
- une simple enquête sur la profession ;
- une réflexion sur une pratique spécialisée sans réelle expérimentation
validante (ou expérience) personnelle.

Le mémoire reflète donc l’esprit de synthèse de l’étudiant, de son travail et de sa


capacité d’analyse. Il doit être clair, concis, facile et agréable à lire. Le mémoire
n’est pas une compilation du travail des autres ou une critique subjective des
autres études menées dans le cadre de la recherche. C’est une réflexion mettant en
scène plusieurs arguments, qui s’acheminent de manière logique et construits à
partir de différents supports. Ces derniers peuvent être les résultats de recherches
menées auparavant par d’autres auteurs, ou les résultats concrets, obtenus par
l’étudiant quand il a établi une démarche permettant de répondre à la
problématique de sa recherche.

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2. Détermination du sujet de recherche

Le choix du sujet est la première étape fondamentale du travail de mémoire. Sa


détermination dépend de plusieurs choses :
- les problèmes à résoudre dans la structure d’accueil ;
- le centre d’intérêt de l’auteur ;
- les lectures antérieures ;
- les objectifs professionnels ;
- la discussion avec les enseignants et les employés de la structure ;
- la discussion avec des étudiants ayant déjà rédigé un mémoire.

Une fois le champ de recherche délimité, il faut encore se poser un certain nombre
de questions avant de se lancer dans ce travail.

Ce sujet correspond-il à un besoin ?


Existe-t-il une littérature suffisante ? (Les sources doivent être accessibles et
traitables)
Les méthodes de recherche requises sont-elles adaptées à mes capacités ? (La
méthode utilisée doit être maîtrisable).
Les données pour le traiter sont-elles facilement mobilisables dans le délai
imparti ?
Peut-il être traité dans un délai raisonnable ?
Quels sont les résultats espérés ?
Avec qui le réaliser ?

Il est donc essentiel de ne pas se précipiter sur un thème jugé intéressant avant
d’en avoir évalué les possibilités de réalisation et avant de l’avoir localisé dans
une problématique générale. Il convient pour cela de se documenter, de demander
conseil à des personnes compétentes.

Afin qu’il que le mémoire soit utile pour l’entreprise et pour l’étudiant, il est
recommandé que le sujet soit défini en accord avec le maître de stage et le
directeur de mémoire (qui pourra aider à la reformulation du sujet). Le sujet guide
impérativement toute l’étude, et il faut faire attention, par exemple, à ne pas
tomber dans des généralités.

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Une fois le sujet choisi, il faut être capable de le préciser en formulant une
QUESTION CENTRALE UNIQUE résumant toute la problématique du
travail. Il faut être précis. Eviter les sujets vagues.
N’oubliez pas, lors de votre choix, que vous serez d’autant plus stimulé que vous
serez passionné par le sujet et que le mémoire de fin d’études peut être une porte
d’accès au monde professionnel (= carte de visite).

Quelques qualificatifs d’un mauvais sujet :


- Trop vaste, le savoir encyclopédique n’est plus de mise ;
- Trop étriqué : le danger est de n’avoir plus rien à dire au bout de quelques
pages ;
- Passe partout : tellement traité qu’il est épuisé avant même que vous n’ayez
commencé à le présenter ;
- Fantaisiste : à vouloir trop original, on risque de sortir des normes
académiques et de passer pour un farfelu ;
- En trompe-l’œil : c’est la fausse bonne idée qui paraît séduisante mais qui
s’écroule vers les premières étapes d’une investigation même sommaire

La formulation de la question de recherche est une étape décisive. Elle découle de


la problématique du sujet.

3. La construction de la problématique
La problématique est la clé de voûte de l’argumentation dans un travail de
recherche. En effet dans le processus de recherche, il est important de préciser le
problème qui intéresse le chercheur.
La problématique se trouve donc à la base de tout travail de recherche. Sa
détermination s’avère donc cruciale parce qu’elle se trouve à la base même de la
structuration du corps du texte. Mais comment déterminer la problématique de
recherche ?
Un problème de recherche peut se définir comme un écart entre une situation de
départ non satisfaisante et une situation d’arrivée désirable ou souhaitée. Une
recherche est alors entreprise afin de combler cet écart.
On peut également concevoir un problème de recherche à partir de recherches
antérieurs.
La problématique de recherche découle de l’observation d’une ou de plusieurs
situations qui posent problèmes : phénomène jamais décrits dans la littérature,
phénomène qui n’a pas encore été expliqué, phénomène qui commence à prendre
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de l’ampleur alors que ses conséquences pourraient être néfastes ou bénéfiques,
difficultés dans le fonctionnement de l’entreprise, etc. Le chercheur peut en effet
considérer un fait qu’il a vu dans le cadre d’une situation spécifique. En tant que
chercheur, il va tenter de connaître les raisons, d’apporter des explications au
phénomène, à la situation, qu’il a observés.
De ce fait, il peut se lancer dans une revue de littérature pour connaître les
recherches ayant été menées en ce qui concerne le sujet d’étude, le thème général
dans lequel s’inscrit la recherche. Ces différentes considérations et réflexions des
autres auteurs, quand ils sont rapportés et acheminés de manière logique, vont
aboutir à la mise en évidence d’un manque, d’une faille que le chercheur va être
amené à résoudre. Cette revue de la littérature permet en effet de connaître ce qui
a été déjà fait dans le cadre du sujet et ce qui reste encore à faire (Olivier et al.,
2005).
Une fois clairement identifiée et formulée, Le problème de recherche est
généralement reprécisé sous forme interrogative (question de recherche).

4. Recherche de la documentation

C’est une tâche importante mais assez difficile à réaliser car la tentation est grande
de rassembler un trop grand nombre d’informations avec le risque de ne plus
maîtriser cette masse documentaire. Il ne vous est pas demandé de compiler tous
les articles existant sur le sujet, mais d’opérer des choix et de définir des domaines
précis de recherche.
Il faut tout d’abord rassembler une bibliographie préliminaire. L’objectif de cette
étape est la rédaction de fiches bibliographiques (auteurs, résumé de l’article, mots
clés,…) et de faire des fichiers par thème avec les différentes références. Il est
préférable d’aller du général au particulier.
- le plus général : ouvrages, traités, manuels, certains périodiques ;
- le plus spécialisé : les revues, articles qui concernent votre sujet ;
- Internet.
N’hésitez pas de vous faire conseiller/orienter sur vos recherches par le directeur,
celui-ci pouvant déjà posséder de nombreux articles utiles.

5. L’élaboration du plan de mémoire


L’élaboration du plan fait suite à la détermination de la problématique. C’est le
squelette du mémoire. Le plan montre la structure du mémoire, les principales

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idées qui vont être développées, et l’acheminement logique de la réflexion du
chercheur. Les différents arguments devraient être pertinents et s’enchaîner de
manière logique pour apporter une réponse à la problématique et pour atteindre
les objectifs initiaux. En général, le plan est spécifique au sujet mais il existe aussi
dans certaines institutions des plans auxquels, les étudiants ne peuvent pas
déroger.

Le plan recommandé dans le cadre du mémoire professionnel à l’UFRSEG est le


suivant :

1. Introduction : contexte et justification du sujet – Problématique et question


de recherche – Objectifs (général et spécifiques) – intérêt de la recherche –
démarche méthodologie (présentation très succincte).
2. Corps du mémoire organisé autour de deux Parties avec deux chapitres
chacune. La première partie traite des concepts de l’étude et du cadre
théorique et la deuxième porte sur la méthodologie, le cadre de l’étude, les
résultats et les recommandations.
3. Conclusion : rappel du problème de la recherche - présentation succincte
des résultats obtenus avec une mise en évidence des nuances (il ne s’agit
pas d’une liste exhaustive des résultats) – Principales recommandations -
limites de l’étude - perspectives de recherche qu’offre le sujet.

Le plan n’est pas standard pour tous les types de recherche. Le plan diffère en
fonction de la problématique, du domaine de recherche et des institutions qui
peuvent imposer des critères bien déterminés pour rédiger le mémoire. Mais en
général, le plan comporte une introduction, un corps du devoir comportant deux
parties différentes notamment, la partie théorique et la partie empirique, et une
conclusion. Chaque partie doit comporter deux parties. Il est nécessaire de veiller
à l’équilibre en nombre de pages entre les deux parties et entre les chapitres qui
les composent.

Nota Bene :
(i) Chaque partie, chaque chapitre et chaque section doit avoir une
introduction et une conclusion ;
(ii) Les parties et les chapitres doivent être équilibrés en nombre de
pages.
(iii) Le plan du mémoire doit être validé par le directeur du mémoire
avant de démarrer la rédaction.

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6. Le cadre opératoire de la recherche : la démarche
méthodologique
Le cadre opératoire de la recherche présente la démarche globale adoptée par
l’étudiant pour répondre à la question de recherche. Il présente l’ensemble des
informations relatives à la population, la méthode de constitution de l’échantillon,
les variables de l’étude (définition et mesure), les outils de collecte (guide
d’entretien et questionnaire), la technique de traitement et d’analyse des données.
Il est important de noter que la validité des résultats de la recherche est tributaire
de la méthodologie adoptée. Pour le mémoire de niveau de Licence, l’étudiant
pourra se contenter d’une analyse statistique descriptive (univariée et bivariée)
dans l’exploitation de ses données. Cette partie du cours sera développée au cours.

7. La structure du mémoire

(i) Page de couverture ;

(ii) Page reprenant les éléments de la couverture

(iii) Avant-propos
Il présente le contexte de rédaction du mémoire et l’intérêt du sujet.

(iv) Remerciements
Les remerciements s’adressent aux responsables de l’établissement et à tous ceux
qui ont aidé l’étudiant d’accéder à des informations ou facilité l’obtention du
stage. De même, il convient d’évoquer les personnes interrogées lors des
enquêtes, les responsables de la structure d’accueil et/ou tous ceux qui ont
contribué à la réalisation du stage et à la rédaction du mémoire.

(v) Sommaire
Le sommaire doit être facilement consultable. Il figure en début de document,
après les remerciements et avant-propos. Il fait apparaître les niveaux
d’arborescence du mémoire ainsi que les numéros de page correspondants.
Pour réaliser automatiquement le sommaire, il convient d’utiliser les fonctions
avancées des logiciels de traitement de texte. Cet usage assure à l’étudiant une
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bonne représentation des contenus du document et plus particulièrement de ses
articulations, de la structure, du plan. En outre, l’appel à des outils de type
« sommaire & index » évite la saisie, toujours fastidieuse, d’une pagination
manuelle.
La lecture du sommaire doit donner une vision globale du contenu du mémoire.
Elle fait apparaître les principales subdivisions du texte en révélant les titres
effectivement présents dans le corps du document. Il doit tenir sur une seule page.

(vi) Résumé en français et en anglais


Ce résumé d’une page en français et traduit en anglais sur la même page est
destiné à présenter de façon synthétique la thématique du stage et la
problématique du mémoire. Il contient l’objectif du mémoire, la démarche
méthodologique, les principaux résultats obtenus et les principales
recommandations.
À la fin du résumé, devront être insérés 5 mots-clés (au maximum), séparés par
des points virgules.

(vii) Introduction
Elle doit présenter très clairement l'objectif du stage et du sujet d'étude, les
conditions dans lesquelles le stage s'est déroulé et le plan du mémoire. La
définition du sujet doit prendre en compte les données et les exigences de la
structure d’accueil mais aussi l'approche bibliographique correspondant au sujet
lui-même.
La problématique doit y être clairement exposée. Il s’agit d’une articulation
d'éclairages théoriques et pratiques dont la fonction est de proposer une réflexion,
un cheminement vers de futures conclusions. Pour parvenir à la formuler, on doit
considérer les questions suivantes :
- Quelles difficultés, quels constats se trouvent à la base de la réflexion ?
- Quelles questions faut-il se poser pour cerner les difficultés, les pratiques,
leur nature, leurs enjeux ?
- Quelles hypothèses peut-on formuler à ce propos ?
- Quels concepts, quelles démarches permettront d'avancer dans la
connaissance du problème ?
- Comment circonscrire l'étude pour demeurer dans le cadre d'un mémoire ?

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Les différentes parties de l’introduction sont :
Le contexte et la justification ; la problématique ; les objectifs (général et
spécifiques), l’intérêt de l’étude, la présentation succincte de la méthodologie et
le plan de rédaction. L’introduction s’écrit en seul bloc sans sous-titre.

(viii) Corps du travail


Le corps du mémoire est divisé en 2 parties comprenant chacune 2 chapitres.
Chaque partie ou chapitre doit commencer par une nouvelle page, ce qui vaut
également pour les introductions et les conclusions (des parties et chapitres). Les
parties sont équilibrées en termes de pages (forme) et surtout d’idées (fond). Il
faut s’assurer qu’un paragraphe comprenne une idée et son développement.

(ix) Conclusion
Il s’agit d’une réflexion sur la portée des résultats et sur l’étendue des
généralisations auxquelles on peut parvenir. À cette étape de la rédaction, il
convient de revenir sur la démarche choisie et le parcours décrit. On doit avoir
répondu à la problématique de départ.
Une bonne conclusion doit aussi permettre de suggérer des développements et des
orientations futures et d'émettre des opinions personnelles sur le travail réalisé
ainsi que sur la façon de le poursuivre.
(x) Bibliographie

 Faire le bon choix


La bibliographie doit être aussi exhaustive que possible. D’une manière générale,
il faudrait disposer avant la rédaction de l’ensemble des documents nécessaires
pour éviter la dispersion des efforts.
Il n’est pas demandé de compiler tous les articles existants sur le sujet, mais
d’opérer des choix. Il faut tout d’abord rassembler une bibliographie préliminaire.
Il est préférable d’aller du général au particulier.
En outre, la bibliographie utilisée dans le texte, doit être présentée à la fin du
mémoire conformément aux instructions fournies ci-après. Rappelons que toutes
les références citées dans le texte (y compris dans les légendes des figures et les
titres des tableaux) doivent apparaître dans la bibliographie finale et vice-versa.

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Tout d’abord, lorsqu’il y a des références dans le texte, elles s’inscrivent entre
parenthèses :
- Si un seul auteur : (Nom de l’auteur, année de publication)
Exemple : (Assandé, 2014)
- Si deux auteurs : (Nom du 1er auteur et Nom du 2ème auteur, année de
publication)
Exemple : (Akpa et Konian, 2005)
Les références sont alors présentées par ordre alphabétique en fonction du
nom de famille du premier auteur (et, pour un auteur, par ordre chronologique
des dates de parution).

 Le format de citations bibliographiques


Pour un article, indiquer : Nom, initiale du prénom de l’auteur ou des auteurs
(année de publication), « Titre ». Revue, n°, première page-dernière page de
l’article.
Exemples : Battais, L. « L’efficacité des actions de marketing direct sur les
marchés de grande consommation : l’expérience BehaviorScan en France et en
Allemagne », Décisions Marketing, n° 30, (janvier 2003), p. 63-75.

Pour un livre, indiquer : Nom de(s) l’auteur(s), Initiale du prénom (année de


publication), Titre. Lieu de publication, éditeur.
Exemple : Buttrick, R. Gestion de projets. Paris, Pearson Education, 2006.

Pour une contribution dans un ouvrage, indiquer :


Nom de(s) auteur(s), Initiale du prénom (année de publication), « Titre de
l’article ». In titre de l’ouvrage (coordonné par ou edited by Initiale du prénom
Nom). Lieu d’édition, éditeur, pp première page-dernière page.

Pour une référence prise sur un site internet (attention aux sources non
vérifiées) :
Nom de l’auteur, Initiale du prénom. Année de publication ou de mise à jour.
« Titre de la page ». IN nom du site. URL, page consultée le (date de consultation).

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(xi) Annexes
Les annexes doivent être en nombre aussi limité que possible. Elles correspondent
à des textes fidèlement reproduits ou des notes spécialement rédigées par l’auteur
(textes ad hoc), venant en complément du texte principal.
Elles doivent être numérotées en chiffres romains en majuscule (I, II, III...) et
placées à la fin du mémoire. Ne mettre en annexe que des documents qui sont
réellement nécessaires à la compréhension du travail : questionnaires, images,
tableaux, etc. Les annexes sont une rubrique importante du mémoire, un outil
complémentaire mis à la disposition du lecteur sérieux et non un débarras
commode ou une collection disparate d’informations ou d’analyses secondaires.

(xii) Table des matières


La table des matières figure en fin de document, après les annexes. Elle fait
apparaître les niveaux d’arborescence en indiquant tous les titres et sous-titres du
mémoire ainsi que les numéros de page correspondants. l convient d’utiliser les
fonctions avancées des logiciels de traitement de texte pour générer
automatiquement la table des matières.

8. Style et présentation du mémoire

 Police et mise en page


Les normes de dactylographie et présentation suivantes doivent être respectées :
- Format du papier blanc de 80 g en A4 (297 mm x 210 mm) dactylographié
en recto/verso.
- Police et caractère de bonne lisibilité : Times New Roman, taille 12 ou 14 ;
- Note de bas de page : 10 points, interligne 1 pour indiquer une source
d’information ou un commentaire qui alourdirait le texte mais qui peut être
utile sans en abuser.
- Marges à conserver dans tout le document (approximativement la marge
gauche (2,5cm), droite (2,5 cm), haut (2,5 cm), bas (2,5 cm), reliure (0,5 ou
1 cm).
- Interligne 1,5 cm pour les lignes d’un même paragraphe.
- Justifier le texte, éviter qu’une dernière ligne (veuve) d’un paragraphe soit
imprimée toute seule en haut d’une première ligne (orpheline).

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 Qualité rédactionnelle
Respecter les règles de ponctuation, soigner l’orthographe et la grammaire est de
rigueur dans tout travail universitaire. Il faut respecter la concordance des temps,
l'accentuation des mots et limiter les superlatifs et les adverbes.
Le recours au dictionnaire est absolument indispensable pour vérifier
l'orthographe et le sens des mots. Il faut noter que les logiciels actuels de
traitement de texte fournissent des outils de vérification d'orthographe, de
grammaire et de ponctuation des phrases. Mais ceux-ci ne sauraient se substituer
à une relecture vigilante du texte. Il faut savoir que de nombreuses fautes de
français peuvent entraîner le refus du mémoire. Elles peuvent également entraîner
une révision à la baisse lors de l’évaluation. Le travail doit être aéré, les citations
entre guillemets, assorties obligatoirement d’une note de bas de page.

 Notes et illustrations
- Les notes sont à présenter en bas de page et non en fin de chapitre ou en fin
de partie.
- Les tableaux, graphiques, cartes, schémas, photographies, illustrations
doivent avoir un titre (placé au-dessus) et une source (placée en dessous).
Faire attention à un document soumis à un copyright qui ne peut être
reproduit sans l’autorisation des ayants droit (Cf. page 5).
- Les illustrations ne comprennent que des figures et des tableaux. Les termes
« schéma, photographie, graphique, carte... » ne doivent pas être utilisés;
ils font tous partie du vocable « figure ».
- Toutes les figures doivent être numérotées à la suite, en chiffres arabes (1,
2, 3,...). De même, tous les tableaux doivent être numérotés à la suite,
habituellement en chiffres romains arabes.
- Figures et tableaux doivent être suffisamment grands pour être lisibles.
- Chaque figure doit être accompagnée d'une légende placée sous la figure.
Cette légende doit être complète et permettre la lecture de la figure sans se
reporter au texte. Indiquer les échelles quand il s'agit de plans ou de
photographies.
- Si une figure ou un tableau est emprunté à un autre auteur (publication, livre
ou document divers), il faut indiquer clairement quelle est son origine [en
écrivant « d'après XXXX (n° référence) »] et la référence correspondante

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doit figurer dans l'index bibliographique final. Si la figure ou le tableau
emprunté est modifié par rapport à l'original, écrire « d'après XXXX
(année), modifié ». Faire attention à un document soumis à un copyright
qui ne peut être reproduit sans l’autorisation des ayants droit (Cf. page 5).
- Toute l'illustration (à l'exception des annexes) doit être introduite en bonne
place dans le texte. Ne pas la regrouper à la fin du mémoire. La façon
d'introduire l'illustration dans le texte est laissée à l'initiative des auteurs.
- Les figures et les tableaux doivent être suffisamment grands pour être
facilement lisibles.

9. Listes de petits conseils pratiques et erreurs à éviter

Un mémoire de fin d’études doit revêtir un caractère scientifique en ce sens qu’il


doit reposer sur des fondements théoriques et une méthodologie rigoureuse.
Toutefois, le but étant de communiquer votre travail et ses implications à toute
(ou presque) personne qui le désire, il est indispensable de rédiger de façon à
ce que le message soit compris par un plus grand nombre. Il faut donc être
clair, précis et concis. Eviter les longues phrases complexes, les formules creuses,
les fioritures et les annexes inutiles. Ne pas surcharger le texte avec de longues
citations. Pas d’état d’âme ou de jugements de valeur.
L’information de type scientifique ne privilégie pas l’esthétisme mais la
fonctionnalité.

Attention, tout ce qui a été écrit doit pouvoir être expliqué par l’auteur. Eviter
donc de reprendre des formules toutes faites prises de la bibliographie sans en
avoir cerner/compris tous les fondements.
- Tous les avis doivent être soigneusement justifiés.
- Le mémoire est un travail d’initiation à la recherche qui nécessite un apport
personnel. Vous êtes donc amené à réaliser un travail de conception et non une
simple compilation. Ce travail doit vous permettre d’acquérir un sens critique et
un esprit de synthèse. Attention, un travail de réflexion bien fait (revue d'une
question particulièrement bien référencée des connaissances et controverses dans
un domaine d'intérêt majeur) peut avoir sa place.

- Attention à l’orthographe ! Faites également relire votre document par une


tierce personne, la correction sera d’autant plus objective.

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- Veiller à la concordance des temps au sein du mémoire
- Mettre des transitions entre les différentes parties du document. Ces parties
doivent s’enchaîner de manière naturelle pour le lecteur.
- Tout schéma/figure doit être accompagné d’une légende avec référence. Cette
légende doit être suffisamment claire pour que chaque tableau/figure puisse être
compréhensible sans avoir recours au texte de l'article.

Utiliser « je », « nous », « on » ?
A quelle personne écrit-on son mémoire ? Il faut que le mémoire soit le plus
impersonnel possible. Le recours à la première personne du singulier (« je ») peut
paraître prétentieux et égocentrique. Il est également dangereux car vous risquez
de vous attribuez des idées qui ne sont pas les vôtres ou une démarche que d’autres
ont développée avant vous. Le « on », impersonnel et vague, donne souvent une
impression d’imprécision. De plus, utilisé avec fréquence, il peut lasser le lecteur.
Il faut donc, dans la mesure du possible, éviter le « je », le « on ».

- Que faire alors ? En fait, il est conseillé de chercher le véritable sujet du verbe
et d’y recourir. Le travail ne peut que gagner en précision. Cela permet de préciser
la pensée.

10. La soutenance du mémoire


La soutenance consiste en une présentation powerpoint d’une durée de 15 minutes
qui est suivie d’une discussion d’environ 45 minutes avec les membres du jury.
Pour une soutenance de mémoire réussie, il est important de prendre du recul sur
son travail, l’idéal étant d’en finir la rédaction un mois avant la soutenance, de
manière à laisser décanter son sujet. Elle doit cibler un double objectif :

 Pour le candidat :
- Mettre en valeur son travail de recherche ;
- Mettre en valeur les connaissances acquises pendant ses études.

 Pour le jury :
- Evaluer le travail du candidat ainsi que ses compétences ;
- Évaluer l’aptitude du candidat à exposer clairement ses idées et à répondre
aux questions posées ;
- Mieux comprendre certains points présentés dans le mémoire.

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Avant la soutenance, si une dernière lecture du travail a permis de corriger les
fautes de grammaire ou de style ainsi que celles de contenu, il est toujours possible
de remettre une feuille d’errata aux membres du jury.

i) Les critères d’évaluation


Le jury sera particulièrement attentif aux points suivants :
- l’originalité du plan ;
- la clarté et la dynamique de la présentation ;
- la qualité de l’expression ;
- le respect du temps de parole imparti.

ii) Les Conseils de présentation


L’étudiant ne doit pas faire une présentation exhaustive, ni reprendre le plan du
mémoire. Il peut :
- ne présenter qu’un aspect particulièrement intéressant ou discutable du
sujet ;
- souligner les points qui mériteraient d’être approfondis ;
- évoquer les difficultés rencontrées lors de la réalisation du mémoire, aussi
bien sur la forme que sur le fond ;
- démontrer l’intérêt du sujet par rapport à ses perspectives professionnelles ;
- aborder des points qui ne pouvaient l’être ouvertement à l’écrit ;
- conclure sur ce que le travail de recherche lui a apporté.

Attention :
Il faut bien préparer la soutenance en rédigeant à l’avance le plan d’intervention.
La soutenance est tout aussi importante dans l’évaluation du candidat que le
rapport lui-même. Il convient de surveiller son débit de parole et le niveau de
langue utilisé (éviter les expressions familières, les apocopes...)

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