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le rôle de l’agriculture

dans l’enrichissement de
l’économie Marocaine
 Réalisé par:
 Imane Elaouidi
 Wafaà Ech-chaitami
 Kaoutar Afnan
 Khaoula Elmejhed
 Hajar kamel

 Encadré par :
 RIDALLAH BOUAZAMA

Plan:
 Introduction .
 Chapitre 1 : Définition de l’agriculture marocaine .
 Chapitre 2 : Les caractéristiques de l’agriculture
marocaine.
 Chapitre 3 : Les types de l’agriculture marocaine .
 Chapitre 4 : Le rôle de l’agriculture dans
l’enrichissement de l’économie marocaine .
 Chapitre 5 : Les efforts des politiques publiques pour
développer le secteur agricole.
 Conclusion
Chapitre 1 : Définition de
l’agriculture marocaine

 http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/agriculture/
1773
Chapitre 2 :les caractéristiques
de l’agriculture

Le secteur agricole au Maroc et ses


immenses proportions.
 Le secteur Agricole au Maroc génère 14 %
du PIB. Le taux de croissance du pays est
fortement corrélé à celui de la production
agricole. L’agriculture demeure le premier
pourvoyeur d’emplois du pays. Plus de 40 %
de la population vivent de ce secteur.
 Les Caractéristiques générales du
secteur agricole au Maroc
 La surface agricole est estimée à 8 700 000
hectares (12,25 % de la superficie totale du
pays). La question de l’eau est cruciale pour
le développement de l’agriculture du pays.
Les principales productions végétales du pays
sont constituées par les céréales (blé, orge),
les agrumes (oranges, clémentines),
les olives, les rosacées fruitières (amandes,
pommes, abricots…), les betteraves à sucre,
les légumineuses alimentaires, les cultures
maraichères dont les pommes de terre et
les tomates. L’élevage (ovin, caprin, bovin,
camelin, avicole) constitue aussi une
composante importante du secteur agricole.
 Le Développement du secteur agricole au Maroc
 Le gouvernement marocain, a lancé en avril
2008 : « Plan Maroc Vert » (PMV). Le but
:replacer l’agriculture au rang des premières
priorités du pays pour les dix ans à
venir. Objectifs : faire de l’agriculture un
secteur performant apte à être un moteur de
l’économie toute entière, lutter contre la
pauvreté et maintenir une population
importante en milieu rural.

 http://www.agrimaroc.ma/secteur-agricole-au-maroc/
Chapitre 3 :les types de
l’agriculture Marocaine
 1- Agriculture vivrière
 L'agriculture vivrière peut être également
qualifiée de traditionnelle. Elle est destinée à
l’autoconsommation par les paysans de leur
production ou par les populations locales et a
pour but l’autosuffisance alimentaire de ces
agriculteurs. Comme elle est consommée sur
place, elle ne nécessite pas de transport et
pollue très peu. Or, on peut se demander si
elle parviendrait à subvenir aux besoins de
l'ensemble de la population malgré son
respect envers l'environnement...
 2- Agricultures modérées
• Agriculture raisonnée :

L'agriculture raisonnée, autrement dit la
production intégrée, autorise l'utilisation
de produits phytosanitaires mais de façon
raisonnable, uniquement s'ils s'avèrent
vraiment indispensables, et privilégie les
traitements biologiques.
Ce mode de production ne possède pas à
l’heure actuelle de cahier des charges officiel en
France, contrairement à l’Agriculture
Biologique. Il est toutefois recommandé par
la FAO parce qu'il utilise moins de pesticides
entre autres. D'ailleurs, la Suisse subventionne
largement des pratiques de la production
intégrée qui a recours à de bien moindres
quantités de pesticides sur les trois quarts de sa
surface agricole.
•Agriculture
écologiquement
intensive :
L'agriculture écologique
intensive se rapproche
fortement de l'agriculture
raisonnée car on ne renonce
pas complètement aux
produits chimiques et aux
antibiotiques dans l’élevage,
mais on ne les utilise que
lorsque c’est nécessaire et
que l’on n’a pas de solution
de rechange naturelle. Il
s’agit d’une intensification
qui ne se fait pas à partir
d’intrants chimiques, mais
de processus écologiques et
biologiques développés par
l'agro-écologie.
Agriculture de précision
• :

L'agriculture de précision, développée


depuis le milieu des années 1990, est une
technique qui permet aux agriculteurs de
mieux répartir les intrants dans des zones
de culture spécifiques en fonction du type
de sol, du taux de fertilité et d'autres
caractéristiques d'un site. L'un des outils
agricoles de précision est un testeur, qui
mesure les besoins en azote d'une plante
là où elle est cultivée, et permet donc
d'ajuster la quantité d'engrais azoté à
apporter.
3- Agriculture biologique
L'agriculture biologique n’utilise pas de produits
phytosanitaires, et les remplace par d’autres méthodes incluant
des produits issus des plantes ou des animaux : purin,compost,
savon noir… Elle se caractérise également par : la proscription
des OGM, le recyclage des matières organiques, la rotation des
cultures, la lutte biologique contre les nuisibles, le respect du
bien-être animal, un respect global de l'environnement et des
ressources disponibles...
Un cahier des charges strict encadre l'agriculture
biologique dont le respect est certifié par des organismes
indépendants. En France, elle dispose en effet d’un label et du
logo AB qui est la seule garantie que le produit consommé soit
issu de l'agriculture biologique. Aujourd'hui, les aliments
étiquetés du label AB sont vendus à des prix plus ou moins
abordables sur le marché ou bien dans les grandes surfaces
mais reviennent encore plus chers pour le consommateur que
les autres produits.
Enfin, la production et la transformation biologique sont
des activités économiques qui développement l'emploi local.
Cependant, elle concerne actuellement 2 % de l’agriculture.
4- Agriculture de
demain ?
• Agriculture verticale :
La culture sur les toits des
immeubles a pris de l'ampleur et
on envisage un nouveau mode de
production agricole dans des
environnements urbains :
l'agriculture verticale où les
cultures ou les animaux seraient
placés dans des gratte-
ciels. Cette méthode permettrait
de réduire la distance de la ferme
à la fourchette, d'éviter les
équipements lourds ainsi que
limiter les émissions de CO2,
selon l'Agence Européenne pour
l'Environnement.

http://tpe-nourrir-la-planete.e-
monsite.com/pages/iii-les-solutions/b-
differents-types-d-agriculture/
Chapitre 4 : Le rôle de l’agriculture
dans l’enrichissement de l’économie
marocaine .

 1. Le secteur agricole est au coeur de l'économie des


pays les moins avancés (PMA). Il représente une large
part du produit intérieur brut (PIB) (de 30 à 60 pour
cent dans les deux tiers d'entre eux environ), emploie
une proportion significative de la population active
(de 40 pour cent à 90 pour cent dans la plupart des
cas), est une importante source de devises (de
25 pour cent à 95 pour cent dans les trois quarts des
PMA), produit la majeure partie des denrées
alimentaires de base et est la seule source de
subsistance et de revenus pour plus de la moitié de la
population de ces pays. Les liens étroits en amont et
en aval qui existent à l'intérieur du secteur rural ainsi
qu'avec les autres secteurs de l'économie produisent
en outre un effet de stimulation de la croissance et de
la génération de revenus.
2. Ainsi, la plupart de ces pays ne pourront
pas vraiment progresser sur la voie de
l'expansion économique, de la réduction de
la pauvreté et d'une plus grande sécurité
alimentaire s'ils ne valorisent pas les
ressources humaines et les capacités
productives potentielles du secteur agricole
pour accroître sa contribution au
développement économique et social en
général. Une production vivrière et un
système agricole solides et dynamiques sont
par conséquent l'un des principaux piliers de
la stratégie de croissance économique et de
développement. L'agriculture dans les PMA
ne peut pas continuer d'être considérée
comme un facteur résiduel, de ne pas retenir
davantage l'attention des pouvoirs publics et
d'être négligée dans les investissements.
3. Le présent document porte sur le rôle que le
secteur agricole peut jouer dans l'accélération de
l'expansion économique et du développement des
PMA et leur intégration au commerce mondial,
l'objectif étant d'identifier les éléments d'une
stratégie que les PMA - avec l'appui de la
communauté internationale - pourraient mettre
en oeuvre pour exploiter leur potentiel agricole
en améliorant leur compétitivité et en renforçant
leurs capacités de production de manière à
pouvoir tirer pleinement parti des possibilités
d'échanges qu'offre le système commercial
multilatéral. À cette fin, il a été procédé à une
évaluation des principales contraintes qui
entravent le développement de leur agriculture,
notamment celles liées à la mondialisation et au
régime commercial international applicable à
l'agriculture.
L'on a tiré de cette évaluation les enseignements
pouvant présenter un intérêt pour les PMA du
point de vue des politiques générales, compte tenu
de l'expérience acquise au cours des 30 dernières
années environ et des programmes de
développement de l'agriculture et d'amélioration
de la compétitivité qui ont donné les meilleurs
résultats. Dans ce contexte, ce document contient
une évaluation des incidences de la libéralisation
des échanges ainsi que quelques principes
directeurs qui pourraient faciliter l'intégration de
l'agriculture des PMA à l'économie mondiale d'une
manière qui aiderait ces pays à maximiser la
contribution que cette intégration pourrait
apporter à leur croissance et à leur
développement.

http://www.fao.org/docrep/003/Y0491f/y0491f01.ht
m
Chapitre 5 : Les efforts des politiques
publiques pour développer le secteur agricole

 Pourquoi une politique agricole?


 Les macro économistes et les cadres
gouvernementaux s'interrogent parfois sur le
besoin d'une politique agricole. Ils avancent que
les conditions de base pour réussir une transition
économique ou une expérience de développement
sont une bonne politique macroéconomique, la
privatisation des avoirs du gouvernement dans
toute la mesure du possible et l'élimination des
obstacles réglementaires et autres interventions
gouvernementales contre-productives. Selon leur
point de vue, la libéralisation des marchés et la
stabilisation macroéconomique rendent inutile une
politique sectorielle per se. En termes de politique
économique, qu'est-ce qui différencie l'agriculture,
demandent-ils, de l'industrie textile, de l'industrie
cimentière ou de la restauration?
 On leur répond parfois que, pour les décideurs, la
priorité de l'agriculture vient du fait qu'elle produit
des denrées alimentaires, deuxième condition
indispensable à la survie humaine après l'eau. Cet
argument est valable jusqu'à un certain point. Il
s'applique surtout aux zones rurales les plus
pauvres des pays à bas revenus, dont la production
vise avant tout leur propre consommation, mais il
perd de sa force à mesure que l'intégration de
l'économie mondiale se renforce et que les
importations et les exportations alimentaires se
répandent à travers presque tous les pays. On
reconnaît de plus en plus que les niveaux
nutritionnels des familles les plus pauvres
dépendent davantage de leur niveau de revenus et
de leur état de santé que de leur production des
denrées alimentaires de base. On en trouve un
exemple chez les agriculteurs de montagne
d'Amérique centrale, qui parviennent à augmenter
le revenu de leurs familles de manière importante
en abandonnant la culture du maïs et des haricots
au profit de cultures commerciales
 L'agriculture est bien évidemment la
principale source de revenus et d'emplois en
zones rurales et, dans les pays pauvres, c'est
même souvent le principal employeur tous
secteurs économiques confondus. Comme on
l'a souligné au chapitre 1, la croissance
agricole constitue également la principale
arme contre la pauvreté en zones
rurales et urbaines. La lutte contre la
pauvreté est universellement reconnue
comme une préoccupation légitime, et même
une responsabilité à part entière, de la
politique.
 Il existe d'autres raisons de placer
l'agriculture au centre de la politique
économique. Aucun autre secteur n'est
autant imbriqué au reste de l'économie.
L'agriculture utilise (parfois à l'excès) des
ressources cruciales limitées et épuisables,
telles que l'eau, le sol, les forêts et les
poissons - les ressources naturelles dont
l'usage s'est avéré le plus difficile à
assujettir à la règle des marchés. Une
approche totalement laxiste à leur égard,
ou politique de laissez-faire, s'est révélée
intenable quel que soit le pays, car elle
aboutit invariablement à leur
surexploitation.
 Le secteur agricole n'est pas seulement le
principal employeur de la main d'œuvre
nationale. Il joue aussi un rôle important
dans la balance des paiements de
nombreux pays et c'est le premier
utilisateur des terres fertiles. Les questions
soulevées par le rôle sociétal et le statut
juridique de la terre exercent un impact
fort sur l'agriculture. De la même manière,
la pollution de la terre et de l'eau
imputable aux activités de culture et
d'élevage peut avoir des conséquences
graves sur les communautés urbaines en
l'absence de politiques adéquates de
réparation des dommages.

 http://www.fao.org/docrep/009/y5673f/
Y5673F02.htm
 Exemple d’une politique agricole :
«Le plan Maroc vert »

 En exécution des hautes directives de Sa Majesté Le Roi


Mohammed VI, le département de l’Agriculture s’est investi
dans la formulation d’une nouvelle stratégie de
développement agricole qui devra nécessairement :
 Imprimer au secteur agricole une dynamique d'évolution
harmonieuse, équilibrée et évolutive qui tienne compte de ses
spécificités ;
 Exploiter les marges de progrès et valoriser au mieux les
potentialités ;
 Faire face aux nouveaux enjeux tout en préservant les
équilibres sociaux et économiques ;
 Accompagner la profonde mutation que connaît le système
agro-alimentaire mondial.
La stratégie est articulée autour d’une
approche globale qui couvre l’ensemble des
acteurs selon leurs objectifs propres. Elle
repose d’ailleurs sur deux piliers majeurs :
l’agriculture moderne et solidaire.
L’objectif, concernant l’agriculture moderne,
est de développer une agriculture performante,
adaptée aux règles du marché, grâce à une
nouvelle vague d’investissements privés,
organisés autour de nouveaux modèles
d’agrégation équitables.
Quant à l’agriculture solidaire, l’objectif est de
développer une approche orientée vers la lutte
contre la pauvreté, en augmentant de manière
significative le revenu agricole des exploitants
les plus fragiles, notamment dans les zones
périphériques.
Parmi les impacts attendus de cette stratégie, on
citera :
 Un impact considérable sur la croissance, la mise à
niveau et l’augmentation du revenu agricole comme
moteur de lutte contre la pauvreté rurale, justifiant
ainsi la mise en œuvre d’importants moyens
financiers, institutionnels et managériaux ;
 Une amélioration notoire du PIB Agricole, des
exportations et des Investissements privés ;
 Une lutte contre la pauvreté plus efficace et à plus
grande échelle – à la fois dans les campagnes, mais
aussi dans le périurbain défavorisé ;
 Une nette amélioration du pouvoir d’achat et du
rapport qualité/prix pour le consommateur marocain
sur le marché national ;
 Rééquilibrer sur le long terme le déficit de la balance
alimentaire et sécuriser au maximum les échanges.

 http://www.agriculture.gov.ma/pages/la-
strategie