Vous êtes sur la page 1sur 50

Docteur J.P.

Diverrez

ž 

L’os est un tissus conjonctif spécialisé rigide et dur dont
les composants extracellulaires sont minéralisés, lui
conférant ses propriétés de rigidité et de solidité tout en
gardant un certain degré d’élasticité.

ž 

Ses grandes fonctions sont :
¡ 

Procurer un support mécanique au tissus mous (ex. les côtes)

¡ 

Permettre la locomotion (ex. les os longs des membres)

¡ 

Fournir une protection (ex. le crâne)

¡ 

Constituer un réservoir métabolique pour les sels minéraux et
participer au métabolisme phospho-calcique

¡ 

Fonction hématopoiétique : la moelle hématopoïétique
contient les cellules souches des trois lignées de globules du
sang.

ž  Comme

d’autres tissus conjonctif, l’os est constitué de :

¡ 

Une matrice organique extracellulaire (MEC) contenant une
substance fondamentale glycoprotéique et des fibres de
collagène : l’ostéoïde

¡ 

Sels minéraux, essentiellement de cristaux d’hydroxyapatite,
déposés sur la matrice organique

¡ 

Cellules conjonctives : ostéoblastes et ostéocytes

¡ 

Cellules impliquées dans le remodelage :
les ostéoclastes

ž 

Le tissus osseux est constitué de 20 %
d’eau, de 45 % de sels minéraux et de
35 % de substances organiques.

ž 

Les composants organiques sont pour
90 % du collagène de type I.

ž 

Les os contiennent 90 % du calcium de
l’organisme.

ž 

Les sels minéraux, mélange de cristal
d’hydroxyapatite et de phosphate
calcique amorphe, sont responsables
de la solidité et de la dureté de l’os.

ž  Une

diaphyse comprend :

¡ 

Sous le périoste, une couche osseuse lamellaire externe

¡ 

Puis la masse des ostéons

¡ 

Une couche osseuse
lamellaire externe

¡ 

La cavité médullaire

¡ 

La moelle osseuse

¡ 

La vascularisation

• 

Des chondroblastes se différencient à partir du mésenchyme primitif.

• 

La partie externe du centre de la diaphyse se différentie en périoste grâce à
l’apparition de progéniteurs osseux et d’ostéoblastes qui synthétisent un cylindre
d’os par ossification intra-membraneuse

• 

Des vaisseaux sanguins traversent le périoste et l’étui osseux et conduisent des
progéniteurs osseux qui forment un centre d’ossification diaphysaire où se forment
des travées d’os

ž 

L’ossification endochondrale débute par les centres d’ossification
primaires dans la partie moyenne de la matrice cartilagineuse.

ž 

Elle se fait en deux étapes par destruction de la matrice
cartilagineuse puis remplacement de celle-ci par du tissu osseux.

ž 

L’ossification primaire du périchondre (futur périoste) entraîne une
transformation des chondrocytes qui s’hypertrophient et dégénèrent.

ž 

Dans cette zone hypertrophique, les sels de calcium
précipitent et donnent un cartilage calcifié.

ž 

Les chondrocytes prisonniers de cette matrice calcifiée
dégénèrent. Il se produit
une néo-vascularisation.

ž 

Les chondroclastes
creusent des cavités
dans le cartilage calcifié.

ž 

Les pré-ostéoblastes arrivent avec les bourgeons
vasculaires et se transforment en ostéoblastes qui
sécrètent la matrice ostéoïde.

ž  Les

ostéoblastes sont des cellules ostéoformatrices
cubiques situées à la surface du tissu osseux

ž  Leur

cytoplasme est riche en organites impliqués
dans la synthèse protéique :
¡ 

Réticulum endoplasmique abondant

¡ 

Appareil de Golgi volumineux

ž 

Durant la phase de formation
osseuse, les ostéoblastes
élaborent les constituants
organiques de l’ostéoïde qui
sont le siège d’une
minéralisation primaire puis
secondaire.

ž 

Le devenir des ostéoblastes
peut se faire vers trois voies :
¡ 

Transformation en ostéocytes en
s’entourant complètement de MEC

¡ 

Mise au repos sous forme de
cellules bordantes tapissant les
surfaces osseuses

¡ 

Mort par apoptose

ž  L’ostéoïde

est la matrice organique
extracellulaire de l’os élaboré par
les ostéoblastes.

ž  C’est

un tissu conjonctif spécialisé,
formé de 90 % de fibres de collagène
de type I réparties dans un gel de
glycosaminoglycanes contenant des
glycoprotéines particulières comme
l’ostéocalcine, pouvant fixer le
calcium.

ž  Le

collagène de l’ostéoïde est un
câble constitué de 3 brins de
procollagène enroulés, chacun formé
de 3 chaînes polypeptidiques α.

ž 

Ce sont des ostéoblastes
différenciés, incapables de
se diviser, entièrement
entourés par la MEC osseuse
minéralisée.

ž 

Elles siègent dans des
logettes (ostéoplastes) d’où
partent des canalicules
anastomosées entre-elles et
communiquant par leurs
prolongements
cytoplasmiques.

ž 

Elles participent au maintien
de la matrice osseuse et
contribuent à l’homéostasie
de la calcémie.

ž 

La rigidité de l’os provient
de la minéralisation de la
matrice ostéoïde par des
cristaux d’hydroxyde de
phosphate et de calcium
(hydroxyapatite).

ž 

La minéralisation se produit
à partir d’une
concentration locale seuil
en ions Ca²+ et PO4favorisée par la présence
d’ostéoclastine et de
phosphatase alcaline.

ž 

Ces éléments sont contenus
dans des vésicules produites
par les ostéoblastes

ž 

Il est admis que les vésicules
de matrice formées par
l’ostéoblaste constituent le
facteur primordial déterminant
le site initial de dépôts de sels
minéraux dans l’ostéoïde.

ž 

Lorsque les premiers cristaux
d’hydroxyapatite apparaissent,
leur volume augmente
rapidement par accrétion
jusqu’à ce qu’il rejoignent
d’autres vésicules de matrice.

ž 

Ainsi la minéralisation de l’os
se produit sous forme de
vagues successives dans
l’ostéoïde nouvellement
formée.

ž 

Le tissu osseux ainsi formé à l’issue d’une séquence
de remodelage constitue l’unité structurale
élémentaire ou ostéon de l’os compact.

ž 

Les parois de la diaphyse
ou corticales sont
composées de système de
Havers.

ž 

Chaque système ou ostéon
est formé :
¡ 

D’un canal central contenant
du tissu conjonctif
vascularisé, d’ostéoblastes et
d’ostéoclastes.

¡ 

De lamelles osseuses
concentriques dans et entre
lesquelles se disposent les
ostéocytes.

ž 

Constitue les parois de la
diaphyse ou corticales

ž 

Os lamellaire composé de
canaux de Havers orientés
selon le grand axe de l’os

ž 

Ces canaux communiquent
entre eux par de fins
canaux transversaux ou
obliques (canaux de
Volkmann) qui contiennent
des éléments vasculonerveux.

ž 

Os lamellaire, majoritaire dans
les os courts, composé d’un lacis
de trabécules osseux délimitant
un labyrinthe d’espaces
anastomosés contenant la moelle
osseuse.

ž 

Les échanges métaboliques se
font entre les sinusoïdes sanguins
de la moelle osseuse par
l’intermédiaire des canalicules.

ž 

Les trabécules sont bordés par
une fine couche de tissu
conjonctif, appelé endoste,
contenant tous les types de
cellules osseuses.

ž 

Durant toute la vie le tissu osseux
passe par des phases dynamiques
de croissance et de résorption
afin de s’adapter aux contraintes
physiques et au maintien de
l’homéostasie du calcium.

ž 

Il est le siège d’un remodelage
permanent qui permet à l’os
d’exercer son rôle de réserve
calcique et d’assurer sa fonction
de soutien en préservant ses
caractéristiques mécaniques.

ž 

Les cellules osseuses assurent les
différentes phases du remodelage
osseux.

ž 

Dès leur formation, la matrice
osseuse et les travées osseuses
sont remodelées.

ž 

L’architecture de l’os remodelé
dépend des contraintes
mécaniques locales, si bien que
la matrice néoformée est
orientée de façon à résister aux
contraintes de cisaillement et de
compression

ž 

Le remodelage osseux est le
résultat d’un équilibre entre :
¡ 

¡ 

La néoformation d’os et sa
minéralisation par des ostéoblastes
actifs
La résorption sélective de l’os
néoformé par les ostéoclastes.

ž 

Ce sont des cellules très
volumineuses, plurinuclées,
hautement mobiles, issues des
monocytes sanguins, capables de
se déplacer à la surface des
travées osseuses d’un site de
résorption à un autre.

ž 

Lorsqu’il est activé, il développe
son appareil lysosomial et sa
membrane plasmique se
différencie en particulier par une
bordure en brosse au contact de la
surface osseuse.

ž 

Les enzymes lysosomiales sont
déversées à l’extérieur de
l’ostéoclaste où il rentre en
contact avec l’os et hydrolyse la
matrice ostéoïde en libérant les
sels minéraux qu’elle contient.

Photographie d’une coupe d’os
congelé, coloré en rouge, pour
montrer l’activité intense de la
phosphatase acide d’un ostéoclaste
en train d’éroder la surface de l’os

Microscopie électronique de la
bordure frangée de l’ostéoclaste.
Des fragments d’ostéoïde
minéralisée sont visibles entre les
prolongements cytoplasmiques

Ostéoclaste en activité : on observe
en particulier la bordure en brosse
au contact de l’os et les nombreux
noyaux cellulaires

Ostéoclaste en train d’éroder une
excroissance osseuse avant de la
réabsorber et de niveler la bordure
osseuse

Prélèvement provenant d’un patient
ayant une calcémie basse à l’origine de la
sécrétion de parathyroïdienne
provoquant une résorption ostéoclastique
excessive visant à restaurer une calcémie
normale

Ostéoclastes en activité creusant des
lacunes de Howship dans la matrice
osseuse.
Présence d’ostéoblaste sur l’autre
versant fabriquant de l’ostéoïde

- Schéma

d’un fragment d’os orienté selon une direction inadaptée aux transferts
des forces auxquelles il est soumis.
- Adaptation
- Résorption
- Formation

en développant de l’os néoformé autour de l’os préexistant.
de l’os préexistant « superflu » et inadapté.

d’un nouvel os dans l’axe de la force exercée et composé de l’os
initial et de l’os remodelé.

ž 

La surface externe de la plus
grande partie de l’os est
recouverte par une couche
dense de tissu fibreux, le
périoste, qui contient de
nombreuses cellules souches
osseuses.

ž 

Pendant le processus de
croissance ou de réparation,
les cellules souches se
différencient en ostéoblastes
qui, par apposition, réalisent
des dépôts de lamelles
osseuses concentriques
fabriquant de l’os lamellaire.

ž  L’ostéoïde

est déposée par les ostéoblastes en
lamelles parallèles (os lamellaire) ou au hasard
(os tissé) :
¡  Ostéoïde

lamellaire

solide dans l’os normal.
¡  Ostéoïde

tissé

fragile dans les suites d’une
fracture ou au cours
d’une maladie de Paget.

ž 

Le tissu osseux primaire ou fibrillaire se caractérise par
une trame collagène peu ordonnée et irrégulièrement
minéralisée.

ž 

Les ostéoblastes sont très nombreux et disposés sans
ordre.

ž 

Le front de calcification n’est pas individualisé.

ž 

Il est mécaniquement peu
résistant et le premier à
apparaître en particulier
après une fracture.

ž 

Sous l’effet des sollicitations
mécaniques, il sera remplacé
par de l’os lamellaire définitif.

ž 

La formation du tissu osseux secondaire ou os lamellaire
est liée à l’apparition des contraintes mécaniques.

ž 

Celles-ci déterminent une organisation beaucoup plus
élaborée, constitué de lamelles de 3 à 7 microns,
parallèles entre elles et aux faisceaux de fibres
collagènes qu’elles renferment.

ž 

Les fronts de minéralisation sont nettement
individualisés.

ž 

Cette structure lamellaire se
retrouve aussi bien dans l’os
spongieux différencié que
dans l’os cortical.

ž 

L’os non lamellaire correspond
au premier tissu osseux à
apparaitre lors de la
réparation d’une fracture.

ž 

Au niveau de la fracture se
forme tout d’abord un caillot
sanguin remplacé ensuite par
un tissu conjonctif très
vascularisé qui se densifie
progressivement et est infiltré
par du cartilage.

ž 

Ce pont solide, mais encore
flexible est le cal temporaire.

ž 

Le cal temporaire est ensuite renforcé par
dépôt de sels calciques à l’intérieur de la
matrice cartilagineuse.

ž 

Pendant ce temps, les cellules souches
mésenchymateuses de l’endoste et du périoste
sont activées et constituent un réseau d’os non
lamellaire à l’intérieur et autour du cal
temporaire.

ž 

Ce cal se transforme en cal osseux.

ž 

La continuité osseuse n’est rétablie que
lorsque le site de la fracture est
complètement recouvert par de l’os non
lamellaire.

ž 

Sous l’influence des forces physiques, le cal
osseux est ensuite lentement remodelé pour
former de l’os lamellaire mature.

ž L’os

fracturé
évolue en quatre
phases :
¡  Phase

inflammatoire

¡  Phase

de cal fibreux

¡  Phase

de cal osseux

¡  Phase

de
remodelage osseux

ž 

Phase inflammatoire (2 jours)
¡ 

La rupture de l’os entraîne des lésions
vasculaires centro-médullaires et au
niveau des masses musculaires de
voisinage aboutissant à un hématome
péri et intra-fracturaire mêlé de
particules osseuses fracturaires.

¡ 

L’inflammation apparaît avec
vasodilatation et migration cellulaire
favorisant la résorption de l’hématome
et des extrémités fracturaires qui se
nécrosent jusqu’à la troisième semaine.

¡ 

Les cellules inflammatoires libèrent des
mucopolysaccharides et des protéines
favorisant la formation de la trame
protéique du cal.

ž  Phase

de formation du cal mou ou cal
fibreux (jusqu’à la troisième semaine) :
¡ 

L’hématome est colonisé par un tissu fibreux
qui se transforme en cartilage (avec
apparition de chondrocytes) séparé par des
bandes de fibro-cartilage débutant en
périphérie de l’hématome.

¡ 

A la troisième semaine le tissu fibreux puis
cartilagineux pénètre vers l’épicentre du foyer
de fracture, aboutissant à la formation d’un
cal fibreux ou fibro-cartilagineux entourant les
extrémités osseuses nécrosées et assurant
ainsi une certaine contention.

ž  Formation

du cal dur ou cal osseux
(du 1er au 3ème mois) :
¡ 

Une ossification du cal fibreux apparaît
par transformation des chrondrocytes en
ostéocytes induite par une augmentation
de la pression locale d’oxygène
secondaire à une hyper-vascularisation.

¡ 

Parallèlement se forment de l’os nouveau
à partir du périoste, de la moelle osseuse
et des corticales permettant la formation
d’une trame collagène peu ordonnée,
irrégulièrement minéralisée et dont la
résistance reste modérée.

ž  Phase

de remodelage osseux (qui
peut durer de 3 à 5 ans) :
¡ 

Voit l’os fibrillaire se transformer en os
lamellaire ou tissu osseux secondaire,
avec formation d’ostéons se disposant
selon le grand axe de l’os.

¡ 

Ce processus, identique au remodelage
de l’os normal, est lié à l’apparition des
contraintes mécaniques.

¡ 

les ostéoclastes permettent une
résorption préalable du cal fibrillaire
indispensable à l’ossification lamellaire.

¡ 

A la fin de cette phase la cicatrisation
osseuse est terminée avec restitution
d’un tissu osseux normal.

La moelle osseuse se dispose dans les travées osseuses
médullaires où elle s’organise autour de sinus vasculaires.
Elle est irriguée par les branches de l’artère nourricière
de l’os : après avoir traversé la corticale osseuse, elle se
divise en petites branches destinées à la corticale et à la
médullaire osseuse.

ž  La

moelle osseuse
comporte deux
constituants essentiels :
¡ 

Une fine charpente
réticulinique, support des
cellules sanguines en cours
de maturation.

¡ 

Un système de sinusoïdes à
paroi fine anastomosées qui
se réunissent en une veine
centrale.

¡ 

Les cellules sanguines
matures adhèrent à
l’endothélium des sinusoïdes
avant d’être libérées dans la
circulation.

ž  L’ostéoporose

est une
affection fréquente
caractérisée par une
accélération du
remaniement osseux,
avec déséquilibre en
faveur de la résorption,
entraînant une perte de
masse osseuse et une
détérioration de
l’architecture conduisant
à une fragilité osseuse
accrue.

ž 

ž 

Le taux de remodelage osseux est
ainsi doublé au cours de l’ostéoporose
post-ménopausique, avec :
¡ 

une majoration de de la résorption sur la
formation, conduisant à une augmentation
du nombre des cavités de résorption

¡ 

une détérioration de l’architecture
trabéculaire

¡ 

une réduction de l’épaisseur des travées

¡ 

une augmentation de la porosité corticale

¡ 

une altération des propriétés de la matrice
osseuse

l’ensemble aboutissant à une
diminution de la résistance osseuse

ž  L’ostéoporose

peut être la conséquence d’un défaut de
mise en charge prolongée :
¡ 
¡ 
¡ 

Mise en décharge après fracture de jambe
Paraplégique en fauteuil roulant
Patient alité en raison d’un coma

Patient atteint d’ostéoporose : l’os
cortical est plus fin, les travées sont plus
fines et moins nombreuses

Os cortical et os spongieux normal

ž 

Le diagnostic
d’ostéoporose repose
sur la mesure de la
densité minérale
osseuse par
ostéodensitométrie.

ž 

On parle d'ostéoporose
si cette densité est en
dessous de 2.5 (T-score)
déviations standard par
rapport à la normale.
Entre -2.5 et -1
déviations standard, on
parle d’ostéopénie.

ž  Les

biphosphonates
agissent par inhibition
de l’action des
ostéoclastes :
¡ 

Ils réduisent le turnover osseux.

¡ 

Augmentent la masse
osseuse.

¡ 

Préservent
l’architecture.

¡ 

Améliorent la
minéralisation.

Préserve
l’architecture

Améliore la
minéralisation

remodelage
osseux
formation/résorption

Médicaments
contre l’ostéoporose

ž  L’ostéomalacie

est due à

un défaut de
minéralisation (carence
alimentaire,
malabsorption) provoque
des micro-fractures
répétées.

ž  Le

rachitisme est du à une
ostéomalacie des os en
croissance qui se
déforment.

ž 

La maladie de Paget se
traduit par une activité
excessive des ostéoclastes
entraînant la résorption de
l’os et le comblement des
espaces résorbés par les
ostéoblastes qui continuent
à produire de l’os.

ž 

Paradoxalement la pièce
osseuse atteinte est plus
grosse qu’elle ne l’était
avant, mais elle est plus
fragile car l’os néoformé est
désorganisé, de type
réparatif et se fracture
facilement.

ž  L’ostéosarcome

concerne surtout les
os longs en
particulier des
hommes entre 20 et
40 ans.

ž  Le

sarcome d’Ewing
ou «tumeur osseuse
maligne de l’enfant
et du jeune adulte»
touche
préférentiellement
les os plats.

ž  Ostéoblastome

bénin,
ostéome (crâne), ostéome
ostéoïde, angiome, lipome,
tumeur à cellules géantes
(ostéoclastome) qui
peuvent dégénérer.

ž 

un simple cliché
radiologique ne saurait en
aucun cas fournir une
certitude quant à la nature
d’une tumeur osseuse.

ž Les

tumeurs secondaires :

¡  rein,

sein, prostate, thyroïde,
poumon.

ž Les

hémopathies malignes
peuvent toutes donner des
localisations osseuses en
particulier le myélome
multiple (prolifération
plasmocytaire sécrétant
des immunoglobulines)

ž 

Ostéomyélite aiguë de l’enfant, le plus
souvent staphylococcique : douleur
osseuse localisée avec fièvre et
polynucléose.
¡ 
¡ 
¡ 

Initialement, traitement antibiotique
Tardivement, drainage d’un abcès
Parfois formes chroniques récidivantes.

ž 

Ostéites tuberculeuses

ž 

La lèpre touche les os.

ž 

La syphilis secondaire donne des
périostites.

ž 

L’échinococcose osseuse est d’évolution
lente et de traitement difficile.

ž 

Le squelette est un tissu vivant ayant une
activité physiologique importante,
perpétuellement en voie de remaniement,
échangeant sans cesse des éléments avec le
milieu intérieur.

ž 

A son rôle mécanique essentiel de charpente
et de protection, s’associe un rôle
fondamental dans le métabolisme phosphocalcique et la fonction hématopoïétique.

ž 

La complexité de la pathologie osseuse tient
notamment au fait que des relations
biologiques étroites, en particulier
endocriniennes, unissent fonctionnellement
les différents tissus ainsi intriqués.