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LivRet pédagOgique é lémentaire Olivier Richard et Hugues Libert Magic Wood SIRET :  775  662  166
LivRet pédagOgique
é
lémentaire
Olivier Richard et Hugues Libert
Magic Wood
SIRET :  775  662  166  00088   –  Licences   n°2-1051412  et  3-1051414   –  Illustration  ©   Marta  Orzel

LIVRET PEDAGOGIQUE

De la salle de classe à la salle de spectacle

Vous êtes enseignant, musicien intervenant en milieu scolaire, parent, pédagogue, acteur culturel… Vous accompagnez un groupe d’enfants à une représentation des JM France. Ce dossier vous donne des clés pour guider les enfants vers le spectacle, en explorer les thématiques, pratiquer des ateliers d’écoute musicale et de création artistique.

Le comité de rédaction

Un comité constitué de pédagogues, de chercheurs et de médiateurs culturels est chargé de la rédaction des dossiers, en collaboration avec les artistes. Ce comité participe à l’élaboration des outils pédagogiques des JM France et à leur mise en œuvre.

Le parcours artistique et culturel de l’élève, un engagement partagé !

A LAFFICHE

Le spectacle, quels contenus, qui l’a créé, où, quand et avec qui ? …………………………………………………….…………………

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QUI SONT LES ARTISTES ?

Interviews : quelques secrets de

création

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OUVERTURE SUR LE MONDE

Explorer le contexte historique, géographique, scientifique ou artistique ……

A LECOUTE

Ecouter la musique, avant ou après la représentation ………

POUR ALLER PLUS LOIN

Activités en maîtrise de la langue, éducation musicale / histoire des Arts, arts visuels, et projet éducation musicale, arts du langage, arts visuels, TICE

CARTE-MEMOIRE

Se

souvenir du

spectacle …………………………………………………………………………………………………………………………….…………………………………………………….………………………

OUTILS DE MEDIATION

Trouver des ressources en ligne Illustrer l’aventure avec des affiches et des billets ……………………………………………….………

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JM

FRANCE ……………………………… …………………………………………………………………………………………………………………………………………

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A LAFFICHE

A L ’ AFFICHE Genre musical : Musique du monde Olivier Richard et Hugues Libert Magic

Genre musical : Musique du monde

Olivier Richard et Hugues Libert

Magic Wood

Au pays des aborigènes

Deux souffleurs nous emmènent aux antipodes de nos contrées, dans un immense pays, l’Australie, où les Aborigènes continuent de faire vivre une culture ancestrale admirée bien au-delà de ses frontières. Ils nous y initient en douceur par les chants, la danse, le conte et bien sûr le célèbre « bois magique » :

le didgeridoo, instrument aux sons profonds et multiples, fabriqué depuis plus de 1 500 ans selon le même procédé traditionnel : en évidant une branche d’eucalyptus creusée par les termites ! Il sera aussi question de respiration circulaire, du pouvoir harmonisant des voix et des différents rythmes du corps, en écho aux sons de la nature.

Pour Magic Wood, Olivier Richard a puisé dans sa longue pratique du didgeridoo, ses voyages au long cours, mais aussi une expérience scénique éclectique auprès de Zap Mama, Ghalia Benali ou encore la Fanfare du Zoublistan. Il nous livre un spectacle poétique empli de douceur.

Avec :

Olivier Richard didgeridoo, petites percussions, clapsticks Hugues Libert didgeridoo

Conception et compositions : Olivier Richard

Public | A partir de 6 ans / Séances scolaires : du CP au CM2 Durée | 50 min

www.pachamamaasbl.be/MAGIC-WOOD-Didjeridoo-didgeridoo

INTERVIEWS

Quelques secrets de création

-

Avec Olivier Richard, musicien et créateur du spectacle

D’où vient votre intérêt pour les Aborigènes, que pensez-vous qu’ils puissent nous enseigner ?

O.R. : « La terre est vivante, elle a un cœur. C’est devenu une évidence pour moi. Les Aborigènes, par leur connaissance de la terre et de sa façon de réagir, nous enseignent une pensée globale de survie. Selon moi, il est important de retourner aux origines pour prendre du recul. L’homme a longtemps puisé dans la planète, il est maintenant possible de développer autre chose, afin d’entrer dans l’ère du rééquilibre de la planète. »

Que représente pour vous le didgeridoo ? Pourquoi cette passion ?

O.R. : « Le didgeridoo est un instrument de musique aborigène, le plus simple au monde : c’est une branche d’arbre creuse dont l’embout a été recouvert de cire et dans laquelle on souffle. Les didgeridoos australiens sont à l’origine l’œuvre de la nature puisque la cavité intérieure a été rongée par des termites. Le didgeridoo permet de développer la respiration, le travail sur soi, la voix. Cela peut paraître étrange, mais je suis convaincu que lorsqu’on travaille sa voix, on n’a plus peur de parler, on peut entendre la vérité et on sait quand elle est là. »

Comment vous y prenez-vous pour composer votre musique ?

O.R. : « J’imagine toujours une histoire. Ensuite je compose la musique de cette histoire. »

Quelle est pour vous la dimension importante à développer en éducation musicale à l’école ?

O.R. : « La voix, trouver sa voix c’est trouver sa voie ! Afin de se relier et d’exprimer en chœur nos émotions, de partager des vibrations communes. » « Vers 14 ans, j’ai assisté aussi à une séance des Jeunesses Musicales de France dans mon école, du chant diphonique, et je me suis dit : C’est ça que je veux faire plus tard ».

OUVERTURE SUR LE MONDE

1 | Les Aborigènes

Grandeur et déclin

Les Aborigènes arrivèrent en Australie il y a environ 50 000 ans. Les études laissent penser qu’ils venaient d’Asie. Ils auraient marché entre la Nouvelle Guinée et l’Australie, lorsque le niveau des mers avait baissé. Il leur fallut près de 10 000 ans pour occuper l’ensemble du territoire australien, affrontant des situations climatiques et topographiques très pénibles. Ce n’est que beaucoup plus tard, au XV ème siècle, que les premiers explorateurs abordèrent les côtes du continent australien : des Chinois tout d’abord, puis des Européens, désireux de découvrir des terres afin d’y étendre leur empire. Leur mission consista alors à explorer la "Terra Australis" puis plus tard, avec l’arrivée des Britanniques, à convertir les Aborigènes au christianisme. En 1606, la rencontre entre les Aborigènes et les marchands hollandais conduits par Willem Jansz est très violente. Mais ce n’est là que le début d’une longue série de combats qui durèrent jusqu’en 1930, et s’avérèrent particulièrement meurtriers pour les tribus aborigènes. Les Aborigènes se retrouvèrent de plus confrontés à d’autres désastres résultant de ces guerres, comme la famine qui sévit jusqu’en 1950 dans les tribus ayant dû céder leurs terres aux colons, ou les nouvelles maladies venues d’Europe par le biais des hommes blancs. Si on comptait au XVIII ème siècle entre 350 000 et un million d’autochtones en Australie, il en restait moins de 100 000 en 1900. Privés de leurs terres, les Aborigènes furent contraints de vivre dans les réserves et les missions chrétiennes prévues à cet effet. On notera une avancée en 1967 dans la reconnaissance des droits des Aborigènes, date à laquelle, par référendum, les Australiens non aborigènes approuvèrent avec une confortable majorité l’octroi de la citoyenneté australienne aux Aborigènes.

Langues et modes de vie

Avant l’arrivée des Européens, on comptait environ 250 langues aborigènes. Aujourd’hui une vingtaine seulement semble demeurer. La langue la plus parlée est le "Mabuiag". Mais les Aborigènes parlent aussi une multitude de dialectes : chaque tribu use d’au moins un dialecte distinct et le bilinguisme, voire même le multilinguisme, est courant. Les Aborigènes ont aujourd’hui adopté les habitudes alimentaires des Australiens. Cependant, avant que les explorateurs européens ne leur enlèvent leurs terres, ils trouvaient toute la nourriture nécessaire à leur subsistance dans la nature et étaient d’habiles chasseurs et cueilleurs. Les premiers Aborigènes se nourrissaient d’animaux comme le marsupial ou le diprotodon, des espèces aujourd’hui disparues à la suite d’une chasse trop importante. Ils étaient également friands de larves de cossus, qui se mangent crues ou cuites, de reptiles, de poissons, d’oiseaux et autres petits animaux. Les Aborigènes connaissaient parfaitement les habitudes de ces animaux très variés et donc les différents moyens de les chasser. Ils faisaient usage d’instruments et d’outils très variés comme des boomerangs, des massues, des lances. Toutes ces techniques de chasse étaient transmises de génération en génération. Egalement agriculteurs, les Aborigènes avaient mis au point des techniques de conservation de la nourriture afin de ne manquer de rien durant l’hiver ou lors d’éventuelles sécheresses.

L’exemple des Aborigènes pourra permettre de faire comprendre aux élèves que l’histoire de l’humanité est faite de migrations et de conquêtes. Cette logique a pris une ampleur particulière avec les progrès techniques et les évolutions institutionnelles et démographiques en Europe. L’intérêt des Aborigènes, c’est précisément d’être une société dont le long isolement a permis de maintenir des traces de ce que pouvait être « l’Humanité d’avant ».

OUVERTURE SUR LE MONDE SUITE -

2 | Une culture riche, en harmonie avec la nature

Les légendes

Les légendes font partie des éléments primordiaux de la culture aborigène. Elles influencent la vie sociale, l’art et tous les rites tels que danses, chants

Il existe de multiples versions de la création du monde selon les Aborigènes. La plus importante est

celle du « Temps du Rêve ». Le « Temps du rêve » (Tjukurrpa) désigne l’ère qui précède la création de la Terre, où n’existait que des êtres métaphysiques. Ces esprits ancestraux ont créé les montagnes, les océans, les animaux, les hommes avant de se fondre avec la terre, la mer et le ciel. Ainsi, pour les Aborigènes, tout dans la nature découle de l’action de ces esprits, réfugiés dans certains lieux ou certaines formations naturelles qui acquiert un « pouvoir de rêve » leur donnant un caractère sacré. Leur vie entière est régie par des lois édictées au « Temps du Rêve ». Ces lois définissent les rites religieux que doit pratiquer chaque tribu sur son territoire. Mais nous savons aussi que l’éducation des enfants aborigènes se fait par la répétition des histoires du « Temps du Rêve ». Elles expliquent pourquoi certaines choses sont telles qu’elles sont, enseignent le comportement que chaque individu doit adopter à l’égard d’autres personnes, de l’environnement et de la terre à laquelle ils appartiennent. Elles accordent une place très importante aux relations familiales. Seuls les hommes âgés de la tribu racontent les récits du « Temps du Rêve ». Ce sont également eux qui dirigent les rites, règlent les conflits et enseignent les techniques de chasse.

L’art aborigène

A l'exception des peintures rupestres, la plupart des œuvres aborigènes étaient éphémères : peintures

corporelles, dessins sur le sable, peintures végétales au sol. A partir des années 1970, et pour éviter la

disparition totale de leur culture, les aborigènes ont abordé la peinture acrylique sur écorce puis sur toile.

abordé la peinture acrylique sur écorce puis sur toile. Ces toiles contemporaines gardent la technique ancestrale

Ces toiles contemporaines gardent la technique ancestrale des points et des bandes de couleur. Elles utilisent souvent les teintes dérivées des terres ocre, blanches et noires. Ils se servent de petits bâtons de bois ou de leurs doigts en guise de pinceaux. La symbolique reste celle de cartes stylisées figurant des parcours initiatiques, des traces d'animaux, des points d'eaux. Souvent ces peintures racontent une histoire évoquant le « Temps du Rêve ». Mais la Loi du Rêve impose aux initiés de ne pas dévoiler tous les symboles qui leur ont été révélés. De plus, ces toiles ne sont jamais signées. Même si l'auteur est connu, il estime qu'il n'est pas propriétaire de son œuvre, mais que celle-ci appartient à toute sa communauté.

OUVERTURE SUR LE MONDE SUITE -

La musique aborigène

OUVERTURE SUR LE MONDE – SUITE - La musique aborigène Le didgeridoo est indissociable de la

Le didgeridoo est indissociable de la musique des Aborigènes. Il en existe deux sortes suivant les circonstances : pour des occasions non officielles, ils utilisent un didgeridoo de 2 mètres non décoré, mais pour les cérémonies, ils choisissent un instrument de 5 mètres gravé et peint à partir d’éléments symboliques issus des récits légendaires. Le didgeridoo occupe une place prépondérante dans leurs rites : les vrombissements qui émanent du corps de cet instrument représentent pour eux les voix de leurs ancêtres. Il n’est joué que par des hommes, lors des funérailles, mais aussi lors de divertissements et pour accompagner les danses rituelles et les chansons de clans.

La légende

« Au commencement, tout était froid et sombre. Bur Buk Boon était en train de préparer du bois pour le feu afin d’apporter la protection de la chaleur et de la lumière à sa famille. Bur Buk Boon ajoutait du bois dans le feu lorsqu’il remarqua qu’une bûche était creuse et qu’une famille de termites était fort occupée à grignoter le bois tendre du centre de la bûche. Comme il ne voulait pas blesser les termites, Bur Buk Boon apporta la bûche creuse à sa bouche et commença à souffler. Les termites furent projetées dans le ciel nocturne, formèrent les étoiles et la Voie Lactée et

illuminèrent le paysage. Et pour la première fois le son du didgeridoo bénit Mère la Terre, la protégeant

elle et tous les esprits du « Temps du rêve », avec ce son vibrant pour l’éternité

».

OUVERTURE SUR LE MONDE SUITE -

L’instrument

Le didgeridoo est un instrument remontant à l’âge de la pierre. C’est une branche d’arbre creuse, eucalyptus, gommier, acacia ou bambou, dont l’embout a été recouvert de cire et par lequel on souffle. Les didgeridoos australiens sont l’œuvre de la nature puisque la cavité intérieure a été rongée par les termites. Ils offrent des timbres d’une variété inépuisable, des harmoniques complexes, de nombreuses possibilités d’articulation créant une musique profonde qui semble sortir de la terre elle-même.

musique profonde qui semble sortir de la terre elle-même. Son pouvoir évocateur extraordinaire a fini par

Son pouvoir évocateur extraordinaire a fini par susciter l’intérêt des musiciens bien au-delà des frontières australiennes, et on le retrouve désormais dans les styles musicaux les plus divers : rock, celtique, association avec la voix, avec des percussions, et d’autres instruments du monde entier.

des percussions, et d’autres instruments du monde entier. Le didgeridoo est souvent accompagné par un autre

Le didgeridoo est souvent accompagné par un autre instrument traditionnel que l’on verra dans le spectacle : les clapsticks, constitué de deux bâtons que l’on entrechoque pour battre le rythme.

Totem de l’oiseau

A écouter sur www.jmfrance.org

A LECOUTE

Le compositeur

Olivier Richard

Les interprètes

Olivier Richard et Hugues Libert, didgeridoos, voix et petites percussions

Qu’est-ce qu’on

A l’issue d’une première écoute (sans donner le nom de la pièce), inviter les enfants à décrire leur ressenti.

entend ?

Inviter l’enfant à repérer les différents éléments sonores et à les décrire pour développer une écoute active

Une deuxième écoute sera l’occasion de repérer plus précisément l’entrée de chaque nouvel élément sonore :

0"00 : 1 er didjeridoo 0"09 : 2 ème didjeridoo 0"18 : sifflement imitant l’oiseau 0"30 : petite percussion aiguë et rapide 1"27 : petite percussion grave sur 2 notes (tube résonnant en bois) 1"54 : crécelle africaine

 

C’est leur combinaison qui permet de créer un véritable paysage sonore, qui pourrait être par exemple le tableau d’une nuit dans la forêt (oiseaux, craquements, bruissements de feuillage…).

Prolonger l’écoute par la pratique

Imaginer

Toujours sans nommer l’extrait, demander aux élèves de dessiner sur l’extrait ou d’inventer une histoire l’illustrant. Une fois le titre révélé, on pourra échanger sur les productions de chacun, et sur la signification du mot « totem ».

 

Dessiner mon totem

Chez les Amérindiens comme chez les Aborigènes, un totem est un être mythique (animal, végétal ou objet naturel) considéré comme l’ancêtre d’un clan ainsi que son ancêtre protecteur. Il est souvent représenté par un grand poteau de bois portant des figures sculptées. - Quel totem est-ce que je choisis pour moi ? Comment est-ce que je le représente ?

POUR ALLER PLUS LOIN

1 | Activités en maîtrise de la langue

Lire et exploiter des albums et contes sur l’Australie et les Aborigènes

· La petite fille qui voulait voir le désert, conte australien par A. Langlois et M. Brunelet, Père Castor, Flammarion

· Méli-mélo au pays des kangourous de Martine Perrin, Milan jeunesse

· Tinnkiri, Lachlan et Liang vivent en Australie d’Annie Langlois, La Martinière Jeunesse

· La couleur des oiseaux, conte aborigène, Nathan

· Contes aborigènes de James Vance Marshall et Francis Firebrace (illus.), Circonflexe coll. Contes du monde, 2010

· Yidaki et le temps du rêve de Donald Grant, Sorbier coll. Les ethniques, 2010

· La naissance d’Uluru, Muriel Mingau, Midi (illus.), Planète Rêvée, 2009

· Yapa le petit aborigène d’Australie, Chrystel Proupuech, Mila éditions, 2000

Travailler en groupe sur différents thèmes à partir de ces albums afin de réaliser une synthèse des éléments découverts : l’art aborigène, l’Australie, sa faune, etc.

Élaborer un lexique à partir du vocabulaire rencontré

Réaliser un imagier des animaux peuplant l’Australie et inconnus sous nos latitudes à partir de ces albums et de livres documentaires.

2

| Activités en éducation musicale / histoire des Arts

Des œuvres d’autres compositeurs seront mises en parallèle afin de permettre aux élèves de découvrir comment des compositeurs d’époques différentes illustrent la nature et notamment les oiseaux ou les batraciens dans leurs œuvres :

· XVII e -XVIII e siècles

BIBER, Le coucou BEETHOVEN, La Symphonie pastorale (chant du coucou)

RAMEAU, Platée (chœur de grenouilles) VIVALDI, le Printemps (chant des oiseaux)

· XIX e siècle

RIMSKI-KORSAKOV, Le Vol du Bourdon dans La Légende du tsar Saltan (imite l’insecte qui « volette,

se fâche, s’irrite, bourdonne et pique »)

· XX e siècle

MESSIAEN, Les Oiseaux exotiques RAVEL, L’Enfant et les sortilèges (chats, grenouille, libellule, écureuil) RESPHIGI (1879-1936), Les Oiseaux STRAVINSKI, L’oiseau de feu et Le rossignol

POUR ALLER PLUS LOIN SUITE-

Des jeux sur l’environnement sonore

Les élèves apprendront à écouter leur environnement. Ils pourront réaliser une « promenade écoutante » en forêt, noter les sons qu’ils entendent, échanger autour de leur provenance, leurs caractéristiques. Ils pourront enregistrer le lieu qu’ils découvrent et retravailler sur l’enregistrement pour établir une « cartographie sonore » du lieu. Ils pourront coder les sons d’oiseaux qu’ils entendent, plus ou moins aigus, plus ou moins forts, plus ou moins denses, plus ou moins proches, dessinant telles hauteurs, tels rythmes. Ils apprendront à reconnaître quelques sons d’oiseaux caractéristiques, pourront réaliser un loto sonore à partir des enregistrements et de photos. Ils découvriront différents appeaux et pourront recréer le paysage écouté ou inventer leur propre paysage sonore.

En écoutant différents lieux (cour de l’école, forêt, classe, ville, etc), et à différents moments de la journée, ils découvriront que l’environnement sonore varie en fonction de l’espace et du temps. Ils prendront conscience que l’environnement sonore diffère aussi d’un pays à un autre. Puisqu’il n’y a pas les mêmes animaux en France et en Australie, ce que l’on y entend est différent. Puisqu’il n’y a pas de désert en France, nous n’entendons pas les mêmes sons que dans le désert australien non plus. Puisque nous ne parlons pas la même langue les sons du paysage sont différents. Ainsi, les élèves prendront peu à peu conscience des particularités sonores de chaque pays : langue, chant, sons de la nature. En travaillant ainsi sur l’environnement et le chant des oiseaux, ils découvriront les paramètres du son en jeu : nuances, rythme, mélodie, densité, etc., ces paramètres que les compositeurs, comme ces joueurs de didgeridoo, utilisent pour créer leur musique. Les élèves développeront aussi un vocabulaire de plus en plus précis pour décrire ce qu’ils entendent. Le document écoute, invitation à l’écoute, éveil à l’environnement sonore propose une multitude de jeux permettant ce travail à partir de pistes sonores enregistrées.

Site internet : www.ecouteecoute.bruit.fr/livret.pdf

3 | Activités en arts visuels

Découvrir l’art aborigène à partir de l’album Yapa le petit aborigène d’Australie de Chrystel Proupuech, Mila éditions, 2000

· Entrer dans l’univers de Yapa en lisant la lettre qu’il adresse au lecteur et dans laquelle il parle de sa vie en Australie et des animaux qui peuplent son pays (porc-épic, lézard, fourmi à miel, kangourou, tortue)

· Découvrir l’art aborigène avec des mots d’enfants :

« Mon père peint sur de grandes toiles ou des écorces en bois de drôles de cartes qui indiquent par où sont passés les ancêtres au moment où ils inventèrent le monde. »

« Avec de tout petits bâtons de bois taillés très fins, des pinceaux fabriqués avec ses cheveux, ou

quelquefois avec ses doigts, mon père dessine des milliers de petits points les uns à côtés des autres.»

· Découvrir comment sont fabriqués les batiks, technique d'impression des étoffes :

« Elles étendent un grand tissu de soie sur le sol pour peindre leurs rêves. Elles dessinent avec de la

cire, comme celle des bougies qui sentent bon quand tu les allumes. Au début, on ne peut pas voir leurs jolis motifs car la cire est de la même couleur que la soie. Lorsqu’elles plongent ce tissu dans de grandes marmites d’eaux colorées, les signes mystérieux du rêve apparaissent comme par magie. »

POUR ALLER PLUS LOIN SUITE-

Observer en lien des peintures aborigènes, mettre en évidence certaines caractéristiques

Observer et décrire plusieurs œuvres d’art aborigène, les couleurs et supports utilisés, les motifs observés, lignes, points, formes géométriques, les outils utilisés. Les élèves comprendront que chaque motif est un code. Les aborigènes peignent pour faire vivre le monde. On pourra visionner cette vidéo qui donne une excellente explication de leur art, en lien avec la légende du « Temps du Rêve » :

www.youtube.com/watch?v=lovjawnvRio Chaque « toile » est en fait un chant peint. Les aborigènes peignent d’après un chant qui raconte leurs ancêtres.

Réaliser une production personnelle ou collective à partir des éléments découverts

· Peindre sur des morceaux d’écorces récupérées

· Sur une feuille de papier kraft, proposer aux élèves de poursuivre une peinture aborigène en utilisant des outils simples : les doigts, de petits bâtons de bois ou des cotons tiges trempés dans de la peinture

· Utiliser des éléments naturels pour peindre (terres, jus de betterave, brou de noix, café en poudre mélangé à l’eau)

· Chercher à décrypter des signes repérés dans les toiles ou les objets peints

· Inventer ses propres signes pour peindre des tableaux représentant une carte du village, de la ville où l’on habite avec les endroits clés du lieu.

· Travailler sur du tissu et pratiquer les réserves comme pour les batiks : sans utiliser de la cire chaude, on pourra faire des réserves avec du scotch et colorer le tissu par trempage dans une bassine dans laquelle on aura mis de l’encre

· Ecouter des musiques d’Australie et peindre sur ces musiques

· Fabriquer des totems en assemblant des boîtes de différentes formes (tubes, boites à chaussures, boites de céréales, de médicaments peintes,…) et en décorant de signes et de couleurs en lien avec l’art aborigène

· Choisir un animal d’Australie : kangourou, opossum, tortue, porc-épic, fourmi à miel, et le représenter sur le support de son choix (tissu, kraft, écorce, totem, …) en utilisant couleurs, signes, graphismes aborigènes.

4 | Projet éducation musicale, arts du langage, arts visuels, TICE

Ecrire, interpréter, illustrer, sonoriser et enregistrer un conte

Tout le travail réalisé dans les activités précédentes permettra aux élèves de réinvestir leurs acquis dans une création. On pourra ainsi présenter aux élèves l’amorce d’un conte aborigène dont ils devront inventer la fin en incluant des éléments présentés par quatre photos, par exemple celle d’un boomerang, d’un kangourou, d’un didjeridoo, et d’une œuvre comme Wandjina, le faiseur de pluie, peinture sur écorce de Lily Mindindil Karadada.

http://www.artsdaustralie.com/fr/Wandjina-le-faiseur-de-pluie-oeuvre-1995.html

POUR ALLER PLUS LOIN SUITE-

Références

CD et livres-disque Flûtes et Bourdons, Pachamama asbl, 2009 Didjeridoo, didgeridoo, Pachamama asbl, 2006 Didjeridoo, livre + 1 CD, éditions Lugdivine Anne Montange, Emre Ohrun, Béatrice Fontanel, Philip Peris & Marc Perez, Louis Dunoyer de Segonzac, Kim le gardien de la Terre + CD, Actes Sud junior, coll. Les contes du Musée de la musique, 2007

Sites www.ecouteecoute.bruit.fr/livret.pdf Ecoute, écoute, invitation à l’écoute, éveil à l’environnement sonore, Scéren-CNDP

http://blogs.etab.ac-caen.fr/ecole-tourouvre/index.php/post/2013/01/23/L-ART-ABORIGENE-(CLASSE-DE-CM2)

Un très beau projet de production personnelle à partir des techniques picturales aborigènes.

CARTE-MEMOIRE

A découper et à coller dans le cahier, pour se souvenir du spectacle

et à coller dans le cahier, pour se souvenir du spectacle Le titre du spectacle

Le titre du spectacle :……………………………………………

Le jour ? ……………………………………………………………

Dans quelle ville ? …………………………………………………

Dans quelle salle ? …………………………………………………

Ce que j’ai entendu :

Ce que j’ai vu :

Ce que j’ai ressenti :

Ce que j’ai aimé :

RESSOURCES POUR ACCOMPAGNER LE PARCOURS DU JEUNE SPECTATEUR

Avant le spectacle

www.jmfrance.org

• A la rubrique « spectacles », retrouvez des photos, des extraits vidéo, des extraits sonores, des extraits de presse, pour préparer la venue de votre classe au spectacle choisi.

• A la rubrique « documentation », retrouvez le livret pédagogique, l’affiche, la charte du jeune spectateur.

Le jour du spectacle

Billet d’entrée : pour que chaque enfant se familiarise avec les « rituels » du spectacle vivant, les délégations JM France donnent pour certains spectacles un billet d’entrée « factice » illustré, avec deux parties détachables, une pour la salle, une pour lui. Cette partie pourra être collée sur le cahier d’activité comme témoignage de son apprentissage de jeune spectateur.

Après le spectacle

Commentaires : donnez votre avis et celui des enfants en utilisant la rubrique « commentaires » mise à disposition sur chaque page de présentation des spectacles.

Mise en ligne des réalisations scolaires : envoyez les photos, les reportages, les enregistrements, les vidéos, les montages audiovisuels, les articles rédigés par la classe à votre correspondant JM France. Un espace « actualité » leur est dédié sur la page d’accueil du site, rubrique « réseau ».

Direction artistique : Anne Torrent | Référente pédagogique : Isabelle Ronzier | Rédaction : Sandrine Roesch et Anne Torrent, avec la participation des artistes | Conception graphique et réalisation :

Camille Cellier • Illustration © Marta Orzel

Tous droits réservés. Toute reproduction totale ou partielle de cette documentation est interdite en dehors de la préparation aux concerts et spectacles des JM France.

JM France – www.jmfrance.org

JM FRANCE

Depuis 70 ans, les JM France, association reconnue d’utilité publique, luttent pour l’accès à la musique de tous les enfants et jeunes, prioritairement issus de zones reculées ou défavorisées.

Chaque année, 500 000 enfants et jeunes ont accès à la musique grâce aux JM France.

MISSION

Offrir au plus grand nombre d’enfants et de jeunes, de 3 à 18 ans, une première expérience musicale forte, conviviale et de qualité.

OBJECTIF

Initier et sensibiliser les enfants et les jeunes à toutes les musiques (actuelles, classiques, du monde) pour les aider à grandir en citoyens.

ACTIONS

2 000 spectacles, ateliers et parcours musicaux par an sur tout le territoire - principalement sur le temps scolaire - avec plus de 150 artistes professionnels engagés et un accompagnement pédagogique adapté.

RESEAU

1 200 bénévoles, 400 salles et plus de 100

partenaires culturels et institutionnels associés (collectivités, ministères, scènes labellisées), en lien étroit avec les établissements scolaires, les

écoles de musique, etc.

VALEURS

L’égalité d’accès à la musique, l’engagement citoyen, l’ouverture au monde.

HIER

Les JM France – Jeunesses Musicales de France - naissent de l’intuition d’un homme, René Nicoly qui, il y a soixante-dix ans, fait le pari que rien n’est plus important que de faire partager la musique au plus grand nombre. Il invente le concert pour tous et développe, dans toute la France, l’accueil au spectacle des lycéens, des étudiants, puis des enfants. Une grande tradition de découverte musicale poursuivie jusqu’à ce jour.

LES JM INTERNATIONAL

Avec près de cinquante pays, les JM France forment les Jeunesses Musicales International, la plus grande ONG en faveur de la musique et des jeunes, reconnue par l’UNESCO.

faveur de la musique et des jeunes, reconnue par l’UNESCO. ELEVES AU CONCERT Programme national signé

ELEVES AU CONCERT

Programme national signé entre les JM France et les ministères de l’Éducation nationale et de la Culture pour développer l’action musicale auprès des élèves, du primaire au lycée.

Laissez-vous guider au fil du parcours « enseignant » pour une découverte accompagnée des JM France : www.jmfrance.org/enseignant