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Définition de fiscalité

La fiscalité désigne l'ensemble des règles, lois et mesures qui régissent le domaine
fiscal d'un pays. Définie autrement, la fiscalité se résume aux pratiques utilisées par
un État ou une collectivité pour percevoir des impôts et autres prélèvements
obligatoires. La fiscalité joue un rôle déterminant dans l'économie d'un pays. Elle
participe en effet au financement des besoins de ce dernier et est à l'origine des
dépenses publiques (travaux autoroutiers, constructions de bâtiments publics...).
Il existe quatre types de fiscalité en Tunisie.  La première est la fiscalité d'Etat. Elle
comprend l'impôt sur le revenu (IR), l'impôt sur les sociétés (IS) ou impôts sur les
bénéfices, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). La deuxième est la fiscalité locale, qui
permet de financer les collectivités territoriales (communes, départements et
régions).  Elle dénombre quatre impôts : la taxe d'habitation, la taxe foncière sur les
propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe
professionnelle. 
Enfin, la politique économique d'un pays possède une grande influence sur la
fiscalité avec le pouvoir de taxer davantage certains agents économiques ou, au
contraire, de défiscaliser certaines opérations.

Taxation ; Tax system

Le droit fiscal peut être défini comme la branche du droit recouvrant l'ensemble
des règles de droit relatives aux impôts. Elle désigne aussi la participation des
sujets de droit (personnes physiques, personnes morales) à l'organisation
financière de l'État et à l'expression de sa politique économique et sociale.

Le droit fiscal général contient toutes les règles gouvernant l’imposition de


l’activité économique des particuliers et des entreprises, cette activité
économique étant cependant envisagée dans ses diverses manifestations
(activités industrielles et commerciales, activités non commerciales, activités
agricoles, activités immobilières, activités boursières).
On admet traditionnellement que le droit fiscal général est constitué de diverses
branches, à savoir :

 la fiscalité des personnes, qui concerne l'imposition des particuliers à


l'impôt sur le revenu ;
 la fiscalité des affaires, qui englobe la fiscalité des entreprises ainsi que
les règles fiscales applicables aux activités commerciales, comme la taxe sur
la valeur ajoutée, par exemple ;
 la fiscalité immobilière, qui concerne l'imposition des transactions
immobilières (ventes d'immeubles) ;
 la fiscalité patrimoniale, qui concerne l'imposition de la détention et de la
transmission d'un patrimoine (successions, donations, impôt de solidarité sur
la fortune) ;
 les procédures fiscales, dont les règles régissent les relations
contentieuses entre l'administration fiscale et les particuliers ou les
entreprises/sociétés.

La Fiscalité est un terme qui désigne l'ensemble des règles fiscales d'une
économie. Ces règles peuvent s'appliquer en fonction de la résidence ou de la
nationalité d'un individu. En Tunisie, elles sont réunies au sein des Code fiscales
et comportent également des exceptions sous forme d'abattements et de
dispositifs de défiscalisation.

La fiscalité englobe l'ensemble de la réglementation fiscale en vigueur dans un


pays, de même que les pratiques employées par son administration fiscale pour
récupérer les prélèvements obligatoires.

Les différents types de fiscalité

On distingue d'une part la fiscalité nationale de la fiscalité locale, selon qu'elle


abonde le budget des collectivités territoriales ou des administrations centrales.
D'autre part, on distingue la fiscalité directe et indirecte, selon qu'elle est due
nominativement par une personne ou qu'elle est prélevée lors d'une opération
indépendamment de la personne. En Tunisie, il est aussi d'usage d'inclure dans
la fiscalité les prélèvements sociaux : TFP ET FOPROLOS
Fiscalité : les principaux prélèvements
Les prélèvements obligatoires les plus importants sont par ordre d'importance :
 la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ;
 l'impôt sur le revenu (IRPP) ;
 l'impôt sur les sociétés (IS) ;
 la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) ;
 la contribution territoriale (TCL).
Fiscalité : l'usage fait des sommes collectées

La fiscalité donne aux acteurs publics les moyens de leurs actions, qu'il s'agisse
de fournir les infrastructures nécessaires à la population et aux entreprises,
d'établir une administration judiciaire efficace, ou de protéger la société contre
des violences intérieures et extérieures. La fiscalité est, en outre, un levier de
financement pour les systèmes de protection sociale, et peut être employée pour
favoriser le développement économique sous la forme de tel ou tel avantage.

LA DIFFERENCE FONDEMENTALE ENTRE UN IMPOT ET UNE


TAXE ?

L'impôt et la taxe constituent un prélèvement obligatoire effectué par une


personne publique, la taxe étant généralement une contrepartie monétaire d'un
service rendu.
L'impôt constitue un prélèvement obligatoire effectué par une personne
publique. Constituant généralement une part importante des recettes publiques
avec les cotisations sociales, les impôts alimentent le budget de l'État ou d'une
collectivité locale ou d'un organisme à compétence particulière. L'impôt est levé
à titre définitif et sans contrepartie précise. Exemples d'impôts : l’impôt sur le
revenu, la taxe d’habitation, la taxe foncière, l’impôt sur les sociétés....
Une taxe est théoriquement la contrepartie monétaire d'un service rendu par une
personne publique. Remarque : le prélèvement ne correspond pas forcément au
coût du service, mais la taxe perçue est affectée au service rendu. Exemples : La
taxe routière, la taxe de stationnement des véhicule en zone urbaine, la taxe des
ordures ménagères, taxe sur les produits de la pêche maritime...

On mélange souvent les termes de taxe, d'impôt et de redevance. Ces trois


éléments sont pourtant bien différents d'un point de vue juridique. Quelle est
leur définition exacte ?

L'impôt, pour combler les dépenses publiques


Au sens juridique, on peut définir un impôt comme une prestation pécuniaire
perçue auprès des contribuables par voie d'autorité au profit de l'État ou des
collectivités territoriales, dont elle doit compenser les dépenses budgétaires. Un
impôt ne correspond pas au coût d'un service rendu et son paiement n'implique
aucune contrepartie. Parmi les impôts les plus connus, on peut citer l'impôt sur
le revenu, l'impôt sur les sociétés, ou encore la taxe foncière (qui, bien qu'elle
porte le nom de taxe, est en réalité un impôt).

La taxe, pour régler une prestation de service public

Une taxe est, quant à elle, un prélèvement financier obligatoire perçu par une
administration contre une prestation de service public. Elle est liée au
fonctionnement d'un service public, ou à l'utilisation d'un ouvrage public. Son
montant ne dépend pas du coût du service rendu, et tout un chacun doit la payer,
même s'il ne bénéficie pas du service. Les recettes d'une taxe peuvent être
affectées à un secteur spécifique, contrairement à celles des impôts. La taxe sur
l'enlèvement des ordures ménagères en est un exemple.

La redevance, pour compenser le juste coût d'un service

Une redevance est également une somme versée par l'usager d'un service ou d'un
ouvrage public. À la différence de la taxe, son montant est proportionnel au
service rendu et seuls les usagers qui profitent directement de ce service la
payent.