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UNIVERSITÉ PROTESTANTE DE

LUBUMBASHI
FACULTÉ DES SCIENCES ÉCONOMIQUES ET MANAGEMENT

RELATION BANQUE ET RATIONNEMENT DE


CRÉDIT BANCAIRE DANS LES PETITES ET
MOYENNE ENTREPRISES DANS LA VILLE DE
LUBUMBASHI

YOWA ILUNGA Déborah

Mémoire présenté et défendu en vue de l’obtention


du grade de Licencié en finance et banque

OCTOBRE 2020
UNIVERSITÉ PROTESTANTE DE
LUBUMBASHI
FACULTÉ DES SCIENCES ÉCONOMIQUES ET MANAGEMENT

RELATION BANQUE ET RATIONNEMENT DE


CRÉDIT BANCAIRE DANS LES PETITES ET
MOYENNE ENTREPRISES DANS LA VILLE DE
LUBUMBASHI

YOWA ILUNGA Déborah


Mémoire présenté et défendu en vue de
l’obtention du grade de Licencié en finance et
banque

Directeur : Professeur Pascal SEM MBIMBI

ANNÉE ACADÉMIQUE 2019-2020


1

EPIGRAPHE

« Une banque vous prête un parapluie quand il fait beau et vous le reprend quand
il pleut »

(George Bernard Shaw)


2

DEDICACE

A notre père tout puissant qui par sa grâce nous a donné la vie et qui est la
source de ce que nous sommes aujourd’hui. Notre achèvement jusqu’à ce stade
actuel reste la preuve éclatante que nous nous sommes fixé des objectifs et nous
avons décidé à les atteindre.

A vous mes très chers parents ILUNGA ANDRE et MIANDABU


MARTINE, Pour votre dévouement à notre éducation ; votre participation
affective matérielle et financière malgré les lourdes taches tout au long de ces
études, pour votre amour et confiance à mon égard.

A mes frères et sœur EDDY ILUNGA, DAVID ILUNGA, GRACIA


ILUNGA.
3

REMERCIEMENTS

Ce travail qui clôture notre cycle de licence nos remerciements au corps


professoral de la faculté des sciences économique et management qui a contribué
à notre formation par son savoir scientifique.

Nous tenons à remercier sincèrement le Professeur SEM MBIMBI Pascal


et a son assistant Emmanuel, de nous avoir assistés tout au long de l’élaboration
de ce travail de fin de cycle. Pour le temps qu’il nous a consacré, les idées,
l’encouragement et les conseils pour que ce travail prenne forme, puisse-t-il
trouver ici l’expression de notre connaissance.

Nos remerciements s’adressent également à nous condisciples et


camarades qui nous ont accompagnés durant ce parcours de combattant:
NSHIMBA NKULU GLORIA, NYOTA LENGE PRISCA, LENGE
KUMWIMBA, KAPINGA SALEM…

Nos remerciements s’adressent à tous les membres de la famille proche


comme éloignées qui nous ont prêté main forte tout au long de cursus
académique. Nos remerciements s’adressent également à Jonathan TSHIMANGA,
victoire, Magloire kiba, Daniel mutamba et à Guerschom MAKUSU pour leurs
soutiens intellectuels et spirituels.

Enfin, toutes ces personnes qui m’ont aidé au cours de ces études
universitaires et qui n’ont cessé de me dire que c’est normal et tout ira mieux, je
vous remercie.
4

TABLE DES
MATIÈRES

EPIGRAPHE I
DEDICACE II
REMERCIEMENTS III
LISTE DES TABLEAUX VII
LISTE DES FIGURES VIII
LISTE DES ABREVIATIONS IX
NOTE DE SYNTHESE X
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION GENERALE 1
1. Introduction 1
1.1 Phénomène observé 1
1.2 Revue de littérature 2
1.3 Particularité de cette étude 8
1.4 Problématique 8
1.5 Hypothèse 9
1.5.1 Facteurs endogènes : 9
1.5.2 Facteurs exogènes : 9
1.6 Modèle théorique explicatif 9
1.7 Méthodologie de recherche 10
1.8 Méthodes et techniques de collecte des données 11
1.8.1 Méthode qualitative 11
1.8.2 Échantillonnage qualitatif 12
1.8.3 L’entretien 13
1.8.4 Le questionnaire d’enquête 13
1.8.5 La recherche documentaire 13
1.9 Méthode et techniques d’analyse de données 13
1.9.1 Analyse de contenu 13
1.9.2 La méthode de 5 pourquoi 14
1.9.3 Le diagramme d’ISHIKAWA 14
5

1.9.4 Le diagramme de PARETO 15


1.10 Objectifs poursuivis 15
1.10. 1 Justification du sujet 15
1.10.2 Intérêt du sujet 15
1.11 Délimitation du sujet 16
1.11.1 Dans l’espace 16
1.11.2 Dans le temps 16
1.12 Structure du travail 16
CHAPITRE 2 : CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE 17
2.1 DEFINITION DES CONCEPTS 17
2.1.1 Relation 17
2.1.2 Banque 17
2.1.3 Entreprise 21
2.1.4 Rationnement de crédit 22
2.5 Les P.M.E 23
2.2 Cadre théorique 24
2.2.1 La théorie de l’agence 24
2.2.2 La théorie de l’asymétrie d’information et la prise de risque 26
2.2.3 Rationnement du crédit 28
2.2.4 Théorie financière et éléments de risque chez les PME 30
2.3 Cadre d’analyse : L’approche contextualisée 32
CHAPITRE 3 : CADRE EMPIRIQUE 34
3.1 Présentation du champ empirique 34
3.1.1 Aperçu historique de la ville de Lubumbashi 34
3.1.2 Limites Territoriales 35
3.1.3 Situation économique 35
3.2 Visions 35
3.3 Objectifs 35
3.4 Missions 36
3.5 Valeurs 36
3.7 Analyse SWOT ou FFOM 38
3.8 Analyse PESTEL 38
CHAPITRE 4. RESULTAT 40
6

4.1 Présentations des données 40


4.2 Dépouillement des données de l’enquête 40
4.3 Diagramme de PARETO 47
RAPROCHEMENT DES RESULTATS AUX HYPOTHESE 49
DISCUSSION 50
RECOMMANDATIONS 52
CONCLUSION GENERALE 53
BIBLIOGRAPHIE 54
ANNEXES 58
QUESTIONNAIRE 58
7

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Etudes empiriques 7


Tableau 2 : Métier de banque 18
Tableau 3 : Analyse contextualisée 32
Tableau 4 : L’analyse SWOT ou FFOM de la ville de Lubumbashi 38
8

LISTE DES FIGURES

Figure 1: modèle explicatif ou modèle conceptuel 10


Figure 2. Processus itératif de la recherche qualitative 11
Figure 3: Intermédiation bancaire 18
Figure 4 : Cartographie de la ville de Lubumbashi 34
Figure 5 : Graphe acteur 42
Figure 6 : Graphe acteur 43
Figure 7 : Graphe aires 43
Figure 8 : Graphe acteur 44
Figure 9 : Graphe acteur 44
Figure 10 : Graphe acteur 45
Figure 11 : Diagramme d’Ishikawa 46
Figure 12 : Le Diagramme de PARETO 47
9

LISTE DES ABREVIATIONS


PMES : Petites ou moyennes entreprises

ACT : Analyse des contenus thématique

OPEC : office de promotion de pme congolaise

CED : comité du développement économique


10

L’Université Protestante de Lubumbashi n’attend donner ni


approbation ni aux opinions émises dans le cas d’un travail scientifique ces
opinions doivent être considérées comme propre a leurs auteurs.
11

NOTE DE SYNTHESE

L’objectif de cette étude était de ressortir les variables cruciales qui


expliquent le pourquoi du non accès au financement des PME au près d’une
banque commerciale.

Cette étude sur le rationnement du crédit bancaire dans la relation avec les
PME, montre que le non accès au financement est dû aux facteurs suivants: la
taille du crédit, le taux d’endettement, réticence a remboursé le prêt, le document
comptable, l’aléa moral…

Ainsi nous recommandons aux chefs des institutions financières et aux


gestionnaires des entreprises de réduire l’asymétrie de l’information entre les
PME et les banques par la transparence dans la déclaration des informations
recommandées par les banques, renforcer les dialogues entre banques et PME ;
développer leurs activités dans le secteur d’activité le plus rentable (industriel).
1

CHAPITRE 1 : INTRODUCTION


GENERALE
1. Introduction
La gestion de risque de crédit et les objectifs de rentabilité poussent les banques
à adopter la forme organisationnelle qui rationne le crédit. La relation banque-entreprise
et rationnement du crédit aux PME est un sujet de discussion qui suscite beaucoup de
controverses. Les PME de la ville de Lubumbashi sont potentiellement vulnérables que
les grandes entreprises en termes de financement.

Des études diverses ont recherché les facteurs explicatifs de croissance ou de


survie des petites entreprises (Verna, 2000) et (Morisson S., 2000). Mayoukou (1974) a
noté que dans les P.M.E se pose un problème d’accès au crédit et les possibilités
d’accumulation de capital. Ainsi, les problèmes de financement demeurent les plus
importants et limiteraient leur croissance.

Les perspectives de reprise économique ont redonné à la problématique du


financement des P.M.E. un regain d’intérêt. L’une des préoccupations des pouvoirs
publics réside dans le fait que la contribution des PME puisse être contrainte par les
imperfections du marché du crédit. Ces entreprises présentent en effet un risque moyen
élevé (Bekolo, 1996). Leur système d’information est par ailleurs particulièrement
opaque (Barbe, 2006). Ces entreprises sont exposées au phénomène de rationnement qui
peut se développer sur le marché du crédit (Berger, 2007). Fort de ces observations,
nous avons jugé opportun d’examiner l’impact de la relation sur le rationnement du
crédit bancaire des PME dans la ville de Lubumbashi. Cette étude cherche à répondre
aux questions suivantes: Le crédit bancaire est-il rationné ? Quels sont les facteurs qui
expliquent le rationnement du crédit bancaire à Lubumbashi ?

1.1 Phénomène observé


Les PME forment l’armature de la plupart des économies et en sont une source
essentielle de croissance économique, de dynamique et flexibilité aussi bien dans les
pays industrialiser ; que dans le pays en développement ; ces PME jouent un rôle
essentiel dans la création d’emplois et mieux constituent aujourd’hui la forme
2

dominante d’organisation de l’entreprise ; cependant leurs financements par les banques


posent problème.

1.2 Revue de littérature


Dans cette partie de notre travail, nous présentons différents travaux et
recherches qui ont été réalisés en ce qui concerne la relation banque-entreprise et
rationnement du crédit (Cornet, 2015), cette partie de notre travail montre l’état de l’art
en ce qui concerne le sujet.

Plusieurs autres personnes ont eu à traiter si pas le même sujet que nous, une
thématique similaire au nôtre.

La revue de littérature ou l’état de la question est « l’inventaire des publications


existantes dans le domaine qui permet au chercheur de situer son apport à ces travaux
(Berger, 2004).

C’est une évidence que tout chercheur avant d’entamer son étude doit passer en
revue un certain nombre d’ouvrages à la lumière de son analyse. En effet, cela dit, et par
honnêteté scientifique, consulté les écrits de plusieurs auteurs touchant au sujet que
nous traitons dans ce mémoire. C’est le cas notamment de :

Knight (1921) estime que les agents économiques ne connaissent pas les
différents états de la nature possibles ni les probabilités d'occurrence associées. Selon
son analyse, l'activité bancaire s'inscrit dans un monde incertain plutôt que dans un
monde risqué. Pour faire face à l'incertitude, les banques disposent de deux instruments.
Le premier consiste à prévoir la probabilité de survenance du risque à partir de
l'observation de fréquences empiriques.

Dans relation banque/entreprise, la quantité et la qualité des informations


obtenues dépendent de la nature de la relation entre banque et l’emprunteur (Berger et
Udell, 2002).

Dès lors, le banquier est sensé tenir compte de l’importance qu’accorde le


dirigeant aux informations comptables, lors de l’évaluation d’une demande de
financement, car la vraie relation n’est celle établie entre la banque et la PME, mais
plutôt celle tissée entre le banquier et l’entrepreneur (Z. Bougueli ; LAdouka ; M. Rhéda
2015).
3

La décision d’octroi du crédit étant tributaire de la qualité d’information fournie


par l’entreprise (A. Omri ; M. Bellouma 2004), la probabilité d’obtention des crédits est
plus élevée lorsque les dirigeants transmettent l’ensemble des documents comptables
nécessaires, à savoir le bilan, le compte de résultat et l’état de flux de trésoreries

Influence du comportement du dirigeant sur les modes de gestion et pratiques


comptable surtout dans les PME (Chapellier, 1994 ; Lavigne, 2002 ; Lavigne et Saint-
pierre, 2002).

Les PME présentent en effet un risque moyen élevé (Bekolo, 1996). Leur
système d’information est par ailleurs particulièrement opaque (Berger et al, 2007).

Le système d’information des PME souffre de nombreuses déficiences (Ennew


et Binks, 1995).

Pour Levratto (2000), l’incapacité des PME à fournir une information


quantitativement et qualitativement conforme aux attentes des banques justifie leur
exposition au rationnement du crédit.

Les jeunes entreprises éprouvent donc la plus grande difficulté à obtenir un


financement, car elles n’ont pas encore établi une solide relation avec les fournisseurs
de fonds (De Bodt et al. 2005).la durée de la relation (Elsas, 2005).

Lekhal (2013), dans son étude sur « la difficulté de financer les PME dans un
contexte de forte asymétrie d’information : Cas des PME algériennes » ; pense que faute
d’une information suffisante sur les mesures et les procédures, la plupart des
entrepreneurs renoncent à recourir aux différentes aides publiques qui existent.
L’urgence pour les autorités est la configuration d’un système national de collecte, de
traitement et de partage d’informations entre les banques nationales, sur leurs
emprunteurs. Car la diffusion d’informations sur les caractéristiques des entrepreneurs,
permettra une bonne connaissance des prétendants aux crédits et induira aussi un effet
disciplinant sur les clients (réputation). Le partage d’information réduira l’asymétrie
d’information entre les banques et les PME, et atténuera donc le rationnement du crédit
de ces dernières.

Loaba (2014), a réalisé une étude sur « l’asymétrie d’information, risque de


crédit et croissance économique dans l’Union Economique et Monétaire Ouest
Africaine »: il révèle que l’existence des asymétries d’information sur le marché
4

bancaire augmentent le risque crédit, ce qui affecte le volume de financement de


l’économie et donc de la croissance économique.

Les résultats obtenus à partir de l’estimation d’un système à équations


simultanées montrent que le risque crédit exerce un effet direct et négatif sur la
croissance et un effet indirect et négatif sur la croissance à travers une baisse du
financement bancaire. L’introduction du risque crédit dans l’équation de croissance ne
remet pas en cause l’hypothèse d’un effet positif de la finance sur la croissance
économique.

Buisson (2009), dans son ouvrage « l’impact de la crise sur le rationnement du


crédit dans les PME françaises ». Pour elle, le rationnement du crédit se produit lorsque
des investissements rentables ne trouvent pas de financement. Les PME,
particulièrement touchées par ce phénomène, seraient les principales victimes de la crise
financière et économique actuelle. Ce mémoire estime le rationnement du crédit pour
les PME françaises sur la période 2000-2008 par un modèle dit « de déséquilibre ».
Celles-ci sembleraient rationnées sur l’ensemble de la période et tout particulièrement
en 2008, année de crise financière. Les PME les plus exposées au rationnement du
crédit bancaire sont plus jeunes, présentent un plus fort taux de croissance, dégagent
moins de cash-flow et ont moins d’actifs disponibles à mettre en garantie.

Stigliz et Weiss (1981) soulignent l’existence d’un corrélat entre le rationnement


du crédit et la taille de l’entreprise. Les PME éprouvent cependant plus de difficultés
que les grandes entreprises à obtenir les prêts désirés (Riding et al, 1994). La taille de
l’entreprise est depuis longtemps considérée comme un facteur crucial pour expliquer le
rationnement du crédit.

Riding et Al (1995) ont observés que les PME sont particulièrement défavorisées
dans la course aux prêts bancaires et des conditions de ces prêts. Dans le même sillage,
Hillier et al (1993) donnent la conclusion que le rationnement est fondé sur des facteurs
tels que la taille de l’entreprise ou le degré de risque. Ceci laisse entendre qu’au
Vietnam, cette situation est inquiétante en prenant en compte la concurrence
impitoyable, le marché ainsi que les sources de financement, avec le poids important
des entreprises publiques et des entreprises militaires dans l’économie du pays.

Cependant, selon Binks (1992), la barrière à l’accès aux crédits bancaires des
PME pourrait résulter des problèmes liés à la disponibilité de l'information des projets à
5

évaluer, comme des coûts plus élevés prévus pour la collecte de l’information, plutôt
que la conséquence de leur taille. Dans la même ligne de recherche, Rutherford et al
(1999) ont mis en lumière le fait que la taille de la firme, son type d'activité, l'âge de son
propriétaire, et la forme de l’entreprise constituent des facteurs importants déterminant
l’accès aux sources de financements externes. Cependant, selon eux, l'âge de la firme ne
constitue pas un obstacle au financement des PME. Ainsi, l’étude d’un échantillon de 97
PME manufacturières québécoises de St-Pierre (1998) a révélé que les conditions de
crédit bancaire subies par ces entreprises reflètent davantage la taille plutôt que le risque
qu’elle représente. Lors de cette étude, il a été constaté que la prime de risque exigée par
les bailleurs de fonds est significativement liée à la capacité de remboursement du crédit
octroyé par l’entreprise bénéficiaire de celui-ci, à la taille de cette même entreprise et au
nombre de garanties. Il suggère aussi que les conditions de crédit ne sont pas adaptées à
l’hétérogénéité des PME.

En dehors de la taille, Riding et al, (1994), en se basant sur les données d’une
enquête menée auprès de 2 000 entreprises canadiennes, ont trouvé que les principaux
facteurs déterminant le refus d’un prêt étaient aussi : le secteur, le propriétaire ayant ou
non un compte personnel à la banque où est présentée la demande de financement, ainsi
que l’existence ou l’absence de difficultés financières antérieures. Cependant, ils
affirment dans leurs résultats empiriques que le sexe du propriétaire n’explique pas le
refus de prêt.

L'asymétrie d'information est plus remarquée dans le cas des PME, notamment
ceux dans les pays en développement où le droit de propriété est mal protégé, les gens
ainsi que les entrepreneurs ayant tendance à garder la confidentialité de leurs
informations. Peterson R. et Shulman J. (1987), en analysant la structure de capital des
PME, affirment qu’elles hésitent à partager l'information pertinente avec des tiers
lorsqu’elles ont trouvé de bons projets d’investissement. Ce qui devrait contribuer
fortement à l’asymétrie informationnelle entre les PME et les fournisseurs de fonds.

On constate généralement que les relations sociales sont cruciales pour que les
PME élargissent leurs ressources disponibles. Cole R, (1998) avance que les prêteurs
aiment à prolonger ou accorder plus de crédits aux PME ayant eu des transactions
préexistantes avec la banque qu’aux nouveaux demandeurs. En effet, les relations et les
expériences précédentes de cette même banque avec l’entreprise demandeuse de fonds
atténuent peu ou prou l’incertitude des bailleurs de fonds quant à la capacité de
6

remboursement par l’emprunteur des fonds obtenus, dès lors qu’ont été captées les
informations pertinentes propres et réelles sur la santé financière de la PME concernée
ainsi que sur le comportement de l’entrepreneur.

Udell et al, (1991), quant à eux, affirment dans leurs études que les biens fournis
en garantie jouent un grand rôle dans l’octroi de crédit. Les PME ont moins de garanties
à offrir que les plus grandes entreprises. Elles pourraient avoir besoin de fournir plus de
garanties que ces dernières pour le même montant de prêt en prenant en compte un
faible taux de survie de l’entreprise. L’étude des conditions de crédit auxquelles sont
soumises des PME irlandaises et écossaises, étude faite par McKillop et Hutchinson
(1994), conclut également que les garanties exigées sont plus restrictives pour les plus
petites entreprises. Les prêteurs tendent la main vers les entreprises offrant les garanties
requises pour combler l’incertitude des imperfections du marché du prêt. Autrement dit,
ils acceptent plus aisément les demandes de prêts émanant des entreprises pouvant
fournir des biens en garantie et celles des entreprises entretenant une bonne et longue
relation avec eux. Comme l’indique Bester (1994), le recours aux garanties est une
solution classique aux problèmes de sélection adverse et de hasard moral. Dans la
mesure où les actionnaires ont une responsabilité limitée, la banque peut approuver le
crédit aux propriétaires à titre personnel plutôt qu’à l’entreprise. Les biens en garantie
obligent les entreprises à faire de leur mieux pour le remboursement du prêt reçu.

Panranque et Cieply (1998) s’interrogent sur le rationnement des entreprises


industrielles françaises en utilisant le modèle de déséquilibre. Les régressions des deux
vecteurs de la demande et de l’offre confirment que l’hypothèse d’un rationnement
supérieur du crédit pour les PMI est pertinente en ce qui concerne l’endettement à long
terme, bien que les rentabilités des PMI soient supérieures à celles des grandes
entreprises. Empiriquement, les besoins en fonds de roulement sont plus forts pour les
PME, dans la mesure où ils reflètent une fragilité interne de l’entreprise avec
l’environnement où elles évoluent. Plus elle finance ses investissements, plus elle doit
subir un rationnement de capital si elle ne dispose pas de cash pour faire face aux aléas
conjoncturels. Certaines études affirment que le rationnement du crédit aux PME
présente une liaison positive avec sa croissance et son jeune âge. Plus l’entreprise est
jeune et en forte croissance, plus elle est rationnée, et les jeunes entreprises éprouvent
donc la plus grande difficulté à obtenir un financement, car elles n’ont pas encore établi
une solide relation avec les fournisseurs de fonds. Binks et Ennew (1996), en analysant
7

la croissance des firmes et la contrainte de crédit, ont constaté que les jeunes entreprises
à forte croissance ont plus de difficulté à obtenir des capitaux que les grandes
entreprises, faute de transparence de l’information sur les entreprises affichant une forte
croissance.

Berger A. et G. Udell (1995), ont effectué des analyses empiriques des données
d’une enquête portant sur plus de 3 000 PME américaines et ont constaté que les
emprunteurs ayant une longue relation avec la banque bénéficiaient de taux d’intérêt
plus faible et de moins d’exigent Jaffée et Modigliani (1969) se sont intéressé à mesurer
la part de la demande rationnée dans la demande totale d’une économie. Ils divisent les
demandeurs de crédit en deux groupes : sans risque et risqué. Ils supposent en plus que
les débiteurs non risqués ne sont pas rationnés et empruntent au taux de base bancaire.
Les clients risqués obtiennent des crédits avec les taux majorés d'une prime de risque.
Ils utilisent enfin la proportion de crédits accordés aux clients sans risque pour mesurer
le rationnement du crédit. En fait, plus le rationnement augmente, moins les clients
risqués obtiennent de crédit, et plus la part de ces de la part de la banque en termes de
biens à fournir en garantie.

Tableau 1 : Etudes empiriques

ANNEE OUEVRES AUTEURS OBSERVATION


1. (1997) Trésorerie et finance Philipe kneipe En identifiant la différence
de l’entreprise entre la gestion de flux
financiers sur le plan de la
trésorerie ; le doigt est mis sur
les spécificités propres à cette
jeune discipline d’importance
croissante au sein de la gestion
financière de l’entreprise. 
2. (2003) Gestion bancaire ERIC Lamarque Les banques sont devenues de
véritables entreprises et elles
en adoptent aujourd’hui les
processus de gestion
traditionnels ; ces processus
intéressent aussi bien les
sièges des banques que les
réseaux ou les filiales. Un
nombre de croissant d’acteurs
8

sont confrontés à ces logiques


de gestion nouvelles pour les
organismes bancaire.

4. (2005) Approche théorique Bernoun Flexibilité dans la législation


bancaire, transposition des
asymétries d’information à la
théorie bancaire
5. (2014) La gestion du risque Bah Ousmane Il a abouti au résultat selon
de crédit en jeu lequel : les conséquences est
majeur pour les inhérent au crédit il ne peut
banques être totalement élimine, tous
les enjeux consiste à prendre
de bons risque
6. (2016) Asymétrie Stantnik Le jeune âge de ces
d’information et entreprises et la faible taille de
rationnement partiel leurs effectifs les rendent
du crédit opaques ce qui justifie le fait
qu’elles soient rationnelles, le
fait qu’elles ne remboursent
pas très souvent leurs dettes à
l’échéance
7. (2016) Risque bancaire et Ilunga Il a abouti aux résultats ou la
dispositif règlementation prudentielle
prudentielles de peut être considéré comme
gestion en RDC relativement plus complète
que d’autres systèmes
régulation
Source : nous même sur base de la lecture

En basant sur la littérature théorique, des théories modernes comme celle de


coût d’agence, d’asymétrie d’information, ainsi que sur des travaux empiriques sur le
rationnement de crédit, on peut citer plusieurs déterminants provoqués probables le
rationnement chez les PME comme suit :

Du côté des banques : l’indisponibilité d’information de bailleur de fonds quant


à la viabilité de projets et à la capacité, la volonté de remboursement de l’emprunteur ;

l’incapacité de distinguer les bons et mauvais projets entrainant les exigences en matière
de garanties et le frais relatif plus élevé pour l’évaluation et la gestion des prêts aux
PME ;manque de produit varié et de flexibilité des fournisseurs de fonds dans
l’établissement les modalités et les conditions des prêts ; des réglementaires
institutionnels à respecter ; n’oublions pas que le délai d'obtention crédit, les coûts de
transactions de marché financier, et la corruption jouent aussi un rôle non négligeable
dans ce domaine.
9

Du côté de PME, il nous faut dire absolument les risques élevés souvent liés aux
PME comme l’entreprise était trop jeune ; peu probable que l’entreprise soit viable ;
moins de capitaux propres, l’insuffisance de chiffre d’affaires pour produire de garanties
ou de confiance, pas de solide relation avec les prêteurs, absence d’information claire et
complète dans leurs documents de demande de prêt, le comportement de l’entrepreneur,
etc.

1.3 Particularité de cette étude


La particularité de cette étude se situe au niveau du contexte et du champ
empirique. Cette étude est réalisée dans un contexte tout à fait particulier
comparativement aux études antérieures, nous nous focaliserons sur la relation banque
entreprise dans la ville de Lubumbashi.

1.4 Problématique
Aujourd’hui les PME font face à des nombreuses difficultés pour être financer
par les banques, certains emprunteurs (PME), obtiennent des prêts tandis que d’autres
n’en obtiennent pas, même s’ils sont prêts à payer le taux d’intérêt que les prêteurs
demandent, même plus élevés et/ou de fournir plus de bien en garantie car la demande
de crédit est inférieure à l’offre.

Pour marquer l'ouverture de cette investigation, nous allons poser une question 1
à laquelle nous tenterons de répondre anticipativement :

Quels sont les facteurs qui expliquent le rationnement du crédit dans la


relation banque-entreprises (PME) auprès des banques commerciales à
Lubumbashi ?

1.5 Hypothèse
Parlant de l’hypothèse, Grawitz (2000) pense que c’est une proposition des
réponses à la question posée et qui tend à formuler une relation entre les faits. Cette
pensée de Grawitz est rejointe par celle de Mace (2000) qui traite l’hypothèse comme
une réponse anticipée que le chercheur formule à sa question spécifique de la recherche.

1 La question de recherche est l’expression précise et opératoire de l’objet de recherche. Elle est la partie
centrale de la problématique (qui est l’art de poser de question) et permet d’agiter le problème sous tous
les angles ou aspects pour l’expliciter et mieux l’appréhender, elle sert de soubassement à la formulation
des hypothèses (Sem et Cornet, 2015).
10

L’hypothèse représente donc une méthode de résolution des problèmes dont le


point de départ s’inspire du mode déductif de raisonnement.

Dans le cadre de cette étude, l’hypothèse générale retenue est la suivante : Il


existe des facteurs qui expliquent le rationnement du crédit dans la relation banque-
entreprise (PME) auprès des banques commerciales à Lubumbashi :

1.5.1 Facteurs endogènes :


● Durée de la relation
● Information
● Le risque de l’entreprise
● L’aléa moral
● La taille du crédit
● Le taux d’endettement
● Les documents comptables
● Réticence à rembourser le prêt
● La gestion
● La Comptabilité

1.5.2 Facteurs exogènes :


● La crise financière et économique
● L’instabilité politique
1.6 Modèle théorique explicatif
Toute recherche scientifique doit en pratique aboutir à modéliser ce qu’elle a
pris comme objet d’étude. Modéliser veut dire construire un langage pour parler de la
réalité que l’on ne connait pas M’bayo(2014) le modèle théorique de cette hypothèse
fait ressortir les variable suivantes :

 Figure 1: modèle explicatif ou modèle conceptuel


11

Variable indépendantes variable


Facteurs endogènes :
Durée de la relation information
Le risque de l’entreprise
L’aléa moral
La taille du crédit
Le taux d’endettement Rationnement du
Les documents comptables crédit bancaire dans
Réticence à rembourser le prêt la relation banque-
La gestion entreprise
La Comptabilité

Facteurs exogènes :
La crise financière et économique
L’instabilité politique

dépendantes

1.7 Méthodologie de recherche


Cadre méthodologique

Le raisonnement est un processus cognitif qui permet d’obtenir de nouveaux ou


de vérifier la réalité d’un fait en faisant appel soit à des différentes lois soit à des
expériences quel que soit leur domaine d’application.

Notre raisonnement dans cette étude est basé sur l’induction, qui est une
formulation d’idées qui se fait sur des éléments particuliers d’information factuelle en
vue de l’élaboration de principes plus larges et plus généraux. L’induction fonde la
validité des conclusions scientifiques sur la vérification dans un grand nombre de cas,
au moyen de l’expérience et notamment de l’expérimentation, d’une hypothèse qui
permet par l’induction de passer de ces cas particuliers à une règle générale.

Plus le nombre de vérifications faites sur des situations singulières sera élevé,
plus forte sera la probabilité que cette hypothèse soit vraie et, donc d’en faire une loi
générale (Sem et Cornet, 2015).

Aucune approche méthodologique, si pertinente soit-elle, n’est totalement


adéquate en elle-même dans la mesure où elle ne répond pas nécessairement aux
interrogations légitimes de celles ou de ceux qui démarrent leur recherche (Sophie et al,
12

2007). Le choix de la méthode dans un travail scientifique dépend de la spécificité de


chaque sujet.

Dans le cadre de ce travail, nous avons fait appel à un certain nombre de la


méthode et techniques pour atteindre notre objectif.

1.8 Méthodes et techniques de collecte des données


Selon Sem et Cornet (2017), la méthode est la démarche logique d’une science,
c’est-à-dire l’ensemble des pratiques particulières qu’elle met en œuvre pour que le
cheminement de ses démonstrations et de ses théorisations soit clair, évident et
irréfutable.

Il s’agit de la démarche dans la collecte et l’analyse des données.

1.8.1 Méthode qualitative


La recherche qualitative est fondée sur des entrevues semi-structurées ou même
non structurées dans le cadre desquelles le modérateur ou l'intervieweur travaille avec
un guide de discussion ou un guide d'entrevue élaboré selon le sujet et la cible de
l'étude. Le chercheur dispose d'une certaine latitude pour adapter le guide de discussion
ou le guide d'entrevue selon les réponses et les expériences individuelles des
participants. Le chercheur peut ainsi éliminer des secteurs de questions qui ne génèrent
pas beaucoup d'informations utiles et ajouter ceux qui sont plus prometteurs (Sem,
2013)

Figure 2. Processus itératif de la recherche qualitative

Buts et objectifs / Questions de recherche

Utilisation de résultats pour


l’élaboration ou l’amélioration
de politiques, de programmes, Conception de l’étude et
de pratiques échantillonnage

Analyse de
données

Collecte des
données

Source : adaptée par Sem (2016)


13

La recherche qualitative est fondée sur des entrevues semi-structurées ou même


non structurées dans le cadre de modérateur ou l’intervieweur travaille av c un guide de
discussion ou un guide d’entrevue élaboré selon le sujet et le cible d’étude. Le
chercheur dispose d’une certaine latitude pour adopter le guide de discussion ou le
guide d’interview selon les réponses et les expériences individuelles des participants. Le
chercheur peut ainsi éliminer des secteurs de questions qui ne génèrent pas beaucoup
d’information utiles et ajouter ceux qui sont plus promoteurs.

L’approche qualitative a pour but de répondre à un problème observé. Elle met


des mécanismes en œuvres pour comprendre le sens des phénomènes qui entraine
l’évènement. Elle prend en compte la subjectivité des acteurs au lieu de tenter
d’atteindre une objectivité illusoire Miles (1993).

Elle propose de présenter le cadre conceptuel, sous une forme graphique ou


narrative succincte, se faisant elle oblige le chercheur à prendre des dimensions
importantes, des relations significatives et donc des informations qui seront collectées et
analysées (Huberman & Miles, 1993).

Le cadre conceptuel étant fixé, le chercheur formule alors des questions de


recherche qui présente toutes les facettes du domaine empirique qu'il veut explorer. Ce
sont ces questions qui permettent de prendre les décisions quant à la population,
l'échantillonnage, les événements et les processus qu'il va falloir observer, les personnes
à interviewer (Huberman & Miles, 1993).

1.8.2 Échantillonnage qualitatif


L’échantillonnage suppose que l’on décide non seulement ses personnes que
l’on va observer ou interviewer mais aussi des milieux, des évènements et des processus
sociaux (Sem, 2015).

Les chercheurs qualitatifs travaillent habituellement avec des petits échantillons


de personnes, nichés dans leur contexte et étudiés en profondeur, à la différence des
chercheurs quantitatifs qui recherchent de multiples cas décontextualisés et visant une
représentativité statistique dans le but de généraliser leur résultat (Miles et Huberman,
2010).

L’échantillon qualitatif tend à être orienté, plutôt que pris au hasard, en partie
parce que la définition initiale de l’univers à étudier est plus limitée, et en partie parce
14

que les processus sociaux possèdent une logique et une cohérence qui sont généralement
réduites en poussière et inutilisables en cas d’échantillonnage statistique d’évènements
ou de traitements (Sem, 2015).

Dans cette étude, nous avons fait le choix d’un échantillon qualitatif raisonné de
5 PME pour la simple raison que nous cherchons une représentativité théorique pour
élaborer une construction théorique sur la question de l’entrepreneuriat. L’objectif était
d’avoir des contre-exemples, de variation ou des renversements des idées.

Le choix raisonné nous a permis de mener une étude sur une partie des PME qui
avait les mêmes caractéristiques ou qui exercent sur un même lieu (Grawitz, 2001).

Notre échantillon est de 5 PME pour la simple raison que nous avons atteint le
seuil de saturation dans nos entretiens. Selon Yin (2003), la taille adéquate d’un
échantillon qualitatif est celle qui permet d’atteindre le seuil de saturation théorique.
Cette saturation théorique est atteinte lorsqu’on ne trouve plus d’information
supplémentaire capable d’enrichir la théorie.

1.8.3 L’entretien
L’entretient est une discussion orientée, un procédé d’investigation utilisant un
processus de communication verbale, pour recueillir des informations en relation avec
des objectifs fixés. Il revêt des processus fondamentaux de communication et
d’interaction humaine, qui engage deux personnes en vis-à-vis et à ce titre ne peut être
considéré comme un simple questionnaire ou on est dans une relation anonyme.

Selon CITATION bla07 \l 1036 (Gotman, 2007) l’entretien constitue le mode de


collecte principal de l’information. Elle suppose que les hypothèses aient été dégagées.

1.8.4 Le questionnaire d’enquête


C’est une méthode de recueil des informations en vue de comprendre et
d’expliquer les faits (Jean Christophe vilatte ; 2007). Le questionnaire est aussi un outil
méthodologique comportant un ensemble de question qui s’enchaine d’une manière
structurée. Il est présenté sous une forme papier ou électronique. Il peut être administré
directement par l’intermédiaire d’un enquêteur (face à face ou téléphone) ou
indirectement (envoi postal ou auto administré).
15

1.8.5 La recherche documentaire


La recherche documentaire est un outil déterminant dans la conduite d’un travail
de recherche. Dans cette étude ; elle nous a permis de réunir tous les documents ayant
trait à l’entrepreneuriat des personnes vivant avec handicap. Elle a été effectuée d’une
part sur la documentation disponible à la bibliothèque et sur les différents sites internet
d’autre part.

1.9 Méthode et techniques d’analyse de données


1.9.1 Analyse de contenu
L’analyse de contenu thématique est une analyse relative à un thème, à une
lecture analytique qui vise, par l’étude des constantes thématiques et le retour des motifs
à dégager la cohérence d’un univers imaginaire et l’intention profonde d’un écrivain.
Idée autour d’une réflexion, une œuvre, ou autour desquels s’organise une action
(Becker et Murphy, 1998). Nous avons utilisé cette méthode d'analyse pour rassembler
tous les résultats des entretiens réalisés et les ranger par thèmes de manière à ressortir
les éléments qui reviennent fréquemment.

Notre analyse thématique a été effectuée avec le logiciel de traitement de


données qualitatives TROPES, en faisant ressortir dans chaque étiquette des mots ou
groupe des mots qui se rattachent aux différents thèmes retenus et ceux émergents.

1.9.2 La méthode de 5 pourquoi


C'est une méthode de résolution des problèmes ; cette méthode consiste à trouver
la vraie origine des problèmes.

1.9.3 Le diagramme d’ISHIKAWA


Pour Baratay et Monaco (2009), c'est un outil qui permet d'identifier les causes
d'un problème. On a une vision globale des causes génératrices d'un problème avec une
représentation structurée de l'ensemble des causes qui produisent un effet. Il y a une
relation hiérarchique entre les causes et on est en mesure d'identifier les racines des
causes d'un problème.

Le diagramme d’Ishikawa, appelé aussi d'après sa forme diagramme en arête de


poisson, ou encore diagramme de causes à effets ou simplement 5M, permet de limiter
l'outil des causes et de fournir des éléments pour l'étude des solutions. Cette méthode
16

permet d'agir sur les causes pour corriger les défauts et donner des solutions en
employant des actions correctives.

Ce diagramme représente de façon graphique les causes aboutissant à un effet. Il


peut être utilisé comme outil de visualisation synthétique et de communication des
causes identifiées.

Ce diagramme se structure habituellement autour du concept des 5M+2. Karou


Ishikawa recommande de regarder, l'événement sous cinq aspects différents, résumés
par le sigle et moyen mnémotechnique 5M +2 (Baratay et Monaco, 2009):

1. Matière : Les matières et matériaux


2. Matériel : l'équipement, les machines, le matériel informatique, les logiciels
et les technologies.
3. Méthode : le mode opératoire, la logique du processus et la recherche et
développement.
4. Main-d’œuvre : les employés ou salariés
5. Milieu : l'environnement, le positionnement, le contexte.
6. Moyen financier
7. Management
Chaque branche reçoit d'autres causes ou catégories hiérarchisées selon leur
niveau de détail. Le positionnement des causes met en évidence les causes les plus
directes en les plaçant les plus proches de l'arête centrale.

Nous avons utilisé cet outil pour analyser les différents thèmes résultant de
l’analyse de contenu cité précédemment, dans le but de les placer sur l’arrête de
poissons du diagramme afin de déterminer les causes produisant les effets de la non-
viabilité des investissements dans le secteur de l’enseignement.

1.9.4 Le diagramme de PARETO


Le principe de Pareto, aussi appelé loi de Pareto, principe des 80-20 ou encore
loi des 80-20, est un phénomène empirique constaté dans certains domaines : environ 80
% des effets sont le produit de 20 % des causes. Il a été appliqué à des domaines comme
le contrôle qualité. On considère souvent que les phénomènes pour lesquels ce principe
est vérifié suivent une forme particulière de distribution de Pareto.

Le diagramme de PARETO est un moyen pour classer les phénomènes par ordre
d'importance. Il est un graphique à double axes qui présente les données sur un
histogramme.
17

1.10 Objectifs poursuivis


Dans cette étude nous cherchons à ressortir la variable ou les variables cruciales
qui expliquent le pourquoi du non accès au financement des certaines PME au près
d’une banque commerciale.

1.10. 1 Justification du sujet

Choix du sujet
Etant donné certaines entreprises (PMES) ont des difficultés pour l’avancement
de leurs projets et des leurs activés faute de banque qui sont source de financement ;
mais elles n’octroient pas facilement le crédit, succès les banque doivent revoir : leurs
dépôts ainsi que leurs condits pour permettre aux PMES d’avoir l’accès facilement.
Pour le bien-être de l’entreprise et de la banque.

1.10.2 Intérêt du sujet

1.10.2.1 Sur le plan personnel


L’intérêt que nous avons à ce sujet revêt d’une importance capitale parce que ce
travail qui sera un apport personnel rapportera un plus pour le lecteur qui voudrait
connaitre plus ou s’informer sur les relations banques entreprise face au financement.

1.10.2.2 Sur le plan managérial


Cette étude permettra aux banques du Congo en particulier celles de la ville de
Lubumbashi d’avoir l’idée sur le financement des entreprises en besoin de financement
et d’être en bonne relation.

1.10.2.3 Sur le plan scientifique


Sachant que la recherche scientifique a pour but d’apporter la connaissance à la
communauté, notre travail aidera à édifier, à éclairer la communauté en ce qui concerne
Le financement, son rôle ou son importance, et notre travail servira de référence pour
d’autres chercheurs ayant des sujets de recherche sur rationnement bancaire.

1.11 Délimitation du sujet


1.11.1 Dans l’espace
Dans l’espace, notre recherche se limite aux seules banques et entreprises en
relation qui rationnent le crédit dans la ville de Lubumbashi.
18

1.11.2 Dans le temps


Dans le temps, notre recherche étudie les problèmes que rencontrent les
entreprises pour être financés auprès de la banque, sur une période de 4ans.

1.12 Structure du travail


Outre la conclusion générale notre étude comporte quatre chapitres.

Le premier chapitre, l’introduction générale : le phénomène observe, la


problématique, la revue de littérature, l’hypothèse, la méthodologie de recherche,
objectif poursuit, la justification du sujet et délimitation du sujet.

Le deuxième chapitre intitulé cadre conceptuel et théorique : les définitions des


concepts, le cadre théorique et cadre d’analyse.

Le troisième chapitre nommé cadre empirique : la présentation du champ


empirique, la vision, l’objectif, la mission, les valeurs, l’organigramme, l’analyse swot
et l’analyse pestel.S

Le quatrième chapitre portera sur le résultat de l’étude : présentation de l’analyse


de donnée, la présentation et interprétation de résultat, propositions de solutions, avec
une conclusion qui boucle le travail.
19

CHAPITRE 2 : CADRE CONCEPTUEL ET


THEORIQUE
Dans le présent chapitre, deux points essentiels seront développés : la définition
des concepts opératoire et la présentation de théories explicatives.

2.1 DEFINITION DES CONCEPTS


2.1.1 Relation
Ensemble des rapports et liens existant entre personnes qui se rencontrent, se
fréquente, communiquent entre elles : relation de bon voisinage.

Ensemble des rapports officiels qu'entretiennent les états ou certaines


collectivités : rompre les relations diplomatiques avec un autre Etat. (Dictionnaire)

2.1.2 Banque
Ce définie comme des établissements de crédit qui peuvent effectuer toutes les
opérations de banque à destination de toute catégorie de client.

La philosophie de ce type d’organisation est de réunir dans une même structure


des banques commerciales et des banques des affaires sur le modèle BNP Paribas,
comme dans les entreprises industrielles et commerciales, leur structure de propriété et
gouvernement repose sur un actionnariat classique agissant au travers du conseil
administration.

La banque est une industrie de l’information ; sa raison d’être réside d’ailleurs


dans la situation d’asymétrie d’information dans laquelle se trouvent les offreurs des
capitaux par rapport aux demandeurs.

Les établissements sont donc à la fois consommateurs et producteurs de données


pour réduire cette asymétrie et le risque qu’elle engendre.

⮚ ROLE

Les banques ont un rôle spécifique dans le cycle économique. Elles exercent un
certain nombre de fonctions qui se caractérisent à l’époque contemporaine par une
volonté générale de procéder à leur régulation.
20

Une banque est une conduite à rechercher des ressources auprès de ses confères
lorsque celles dont elle dispose de sa propre clientèle sont immobilisées ou insuffisante
pour faire face à de retraits de dépôts ou a de demandes de crédit. Ce qui implique qu’un
ou plusieurs confrères soient dans la situation symétrique.

La banque centrale détermine le niveau du taux de l’intérêt sur le marché. (en


alimentation le banques à taux fixe, elle leur offre ; contre certaines catégories de
créances privilégiés, pour l’essentiel des crédit à l’exportation, un volant automatique
des ressources) .

● Les fonctions explicites : elles sont déterminées par l’évolution du


banquier qui, de changeur est devenu financier.
● Les fonctions implicites : Elles se superposent aux précédentes. Elles les
transcendent en leur apportant la dimension dynamique.

Passif
Actif
Besoin de Titres
Financement
Crédits
Figure 3: Intermédiation bancaire

Actif Passif
Crédits Monnaie

Finance directe Finance indirecte


Actif
Titres Capacité
Monnaie De financement

Source : sysvie de coussergues (2013).


Le rôle de l’intermédiaire financier dans l’allocation des ressources : les
intermédiaires financiers sont plus particulièrement les banques, remplissent des rôles
irremplaçables dans l’allocation des ressources, en traitant des informations, en
évaluant, en faisant la suivie de risque et en assurant de liquidité.

1. Banque établissement de crédit : cette approche met l’accent sur la banque en


tant qu’institution dont le statut et les opérations relevée d’une législation
spécifique.
2. Métier de la banque : pour compléter la définition d’une entreprise bancaire, il
est important de présenter le métier de la banque, sachant qu’un métier se définit
21

comme une activité articulée autour de structures de production et de


compétences appliquée à des marchés.
Tableau 2 : Métier de banque

Collecte des Zone


Métier et critère Clientèle
ressources d’activité
Réseau
Banque de détail Particuliers PME Domestique
d’agence
Banque de financement et Grandes
Marché Internationale
investissement entreprises

Gestion d’actifs et banque Investisseurs,


privée Non significatif intentionnel International
Particuliers
Source : nous sur base de la lecture

2.1.2.1 Le système bancaire congolais

Le mode de formation de l’unité du pays, la puissance économique, le


tempérament national et les traditions financières se sont conjuguées pour édifier dans
chaque pays un système bancaire qui est fondé sur des fondements multiples, qui ne se
crée pas d’emblée, il en faut des conjonctions qui doivent se souder pour faire un corps
bancaire solide.

Le système bancaire peut être défini comme un ensemble hiérarchisé


d’organisme assurant de façon indépendante la fonction d’intermédiation financière et
qui se caractérise par le pouvoir de création de la monnaie. Il se compose de la banque
centrale et des banques du second rang encore appelées banques commerciales.

Il fonctionne avec l’aide des organes de réglementations, de représentation de la


profession. Le système bancaire intervient de façon directe et indirecte au processus de
la création ou de la circulation de la monnaie et de l’épargne ou simplement dans la
circulation de la monnaie et de l’épargne.

2.1.2.2 Rôle du système bancaire dans l’économie

Le rôle du système bancaire dans l’activité économique peut être divergent à


appréhender. Toutefois, sa contribution au niveau de la croissance économique et
partant du développement d’un pays a fait l’objet d’une attention particulière.
22

Ainsi Joseph (2005) ; soulignait déjà la grande importance des banques dans le


fonctionnement du système économique, et leur apport bénéfique à la croissance à
travers le financement de l’innovation. Smith (1991) Montrent qu’une bonne gestion du
risque de liquidité par le secteur bancaire permet d’augmenter la part de l’épargne
allouée aux placements davantage productif tout en gardant un niveau d’épargne
constant.

D’une manière générale, nous citerons 2 fonctions qui à leur sens mettent en
exergues le rôle du système bancaire dans une économie :

1. Le système bancaire comme système de gestion de risque : le système bancaire


est un mécanisme de gestion des risques car il permet via les actifs disponibles (police
d’assurances, produits dérivés, etc..) de réduire les risques. En outre, il permet aussi à
ceux qui sont prêts à supporter plus de risques d’augmenter leur espérance de revenu.
La diversification des risques ou la redistribution du risque résiduel attestent ainsi le
rôle de gestion de risque par le système bancaire.
2. Le système bancaire comme un système d’agrégation de l’épargne : le système
bancaire est un moyen d’agrégation d’épargne dans la mesure où la nécessité
d’agrégation de l’épargne prend origine dans le besoin qu’expriment les entreprises
d’opérer en une taille qui minimise leur coût de transaction. De ce fait, on peut
considérer l’agrégation de l‘épargne comme une fonction importante du système
bancaire. D’ailleurs, cette agrégation bénéficie tant aux fournisseurs qu’aux utilisateurs
de capitaux Daniel son et al (2009).

2.1.2.3 Les risques bancaires


Un risque correspond à l’occurrence d’un fait imprévisible ou à tout le moins
incertain susceptible d’affecter les membres, le patrimoine, l’activité de l’entreprise et
modifier son patrimoine et ses résultats. Elie Cohen (1997). L’attention accrue portée au
risque et aux risques dans tous les domaines traduit une évolution marquée des attitudes
et des pratiques de gestion. Nous allons nous intéresser à l’énumération de risque dont
on va présenter de définition et les mesures.

1. Risque de crédit : est définit comme étant un risque de perte auquel la banque est
exposée en cas de détérioration ou défaillance de contrepartie ? il résulte de
combinaison de 3 facteurs : risque de contrepartie, risque d’exploitation et le Risque de
récupération.
23

2. Risque opérationnel : Est définit comme le risque de perte de résultat de


carences ou de défaillances attribuables à des procédures, des personnels et systèmes
interne ou à des évènements extérieurs. La définition inclut le risque juridique mais
exclut le risque stratégique et d’atteinte à la réputation.
Dans la pratique on considérer comme la réalisation du risque opérationnel tout
évènement qui perturbe le déroulement de processus et qui génère de perte financière ou
une dégradation de l’image de la banque.

Donc les risques opérationnels sont réalisés par :

● Le employés (fraudes, dommages, sabotages).


● De gestion (risques liés à l’investissement technologique, violation).
● Des évènements externes (aspect juridiques, catastrophes naturelles,)
3. Risque de taux d’intérêt : toute entreprise se caractérise par de besoin de
financement à plus ou moins long terme, que ce soit pour financer des projets
d’investissement ou simplement pour assurer son développement elle fait recours à
l’endettement soit auprès d’une banque, soit directement sur le marché financier à court
terme ou obligataire et se trouve alors exposée au risque de taux d’intérêt. La fluctuation
de taux d’intérêt expose le détenteur de titre financier au risque de moins-value en
capital.
4. Risque de liquidité : C’est un risque qui est incapable d’assurer une rapidité de
mobiliser des ressources et fond nécessaire pour faire aux échéances immédiates
conduisit au défaut de transformation des avoir scripturaux de l’état et des clients en
cash, aux retraits massifs des dépôts bancaires gonflés avec une création indue de la
monnaie par le pouvoir publique et le non-respect des principes d’équilibres
fondamentaux.

2.1.2.4 Caractéristiques des risques


Le risque à différentes propriétés. Par exemple, avant qu’il ne se produise, le
risque fait partie de ce que l’avenir nous réserve. Un risque qui se produit n’a plus de
probabilité, puisqu’il est devenu une certitude, il appartient non plus à l’avenir mais
plutôt au passé. Chaque risque a donc un facteur de probabilité. Cette probabilité peut
être qualitative ou quantitative, selon le niveau de connaissance que nous possédons à
propos de risque. Cette probabilité porte le nom de vraisemblance.
24

Une autre caractéristique de risque est son impact, nous définissons l’impact de
risque comme les conséquences prévues d’un risque sur une activité en particulière. On
doit aussi exprimer l’impact a faisant appel à certaine unité. On peut utiliser les unités
de mesure quantitative ou qualitatives, le degré de connaissance à propos d’un risque
dicte la forme selon laquelle nous en évaluons l’impact. En outre, le risque est
dynamique. Lorsqu’il évolue dans ses différentes phases (selon le modèle de cycle
chronologique qu’ont appliqué), le projet doit faire face à différentes difficultés.

2.1.3 Entreprise
Corhay et Mbangala (2008)définissent l’entreprise comme une unité
économique organisée qui, par la combinaison des facteurs de production produit de
biens et des service pour un marché déterminé en poursuivant des objectifs multiples.il
ressort de cette définition que l’entreprise est aussi bien un hôpital qu’un ministère, une
association sans but lucratif qu’une entreprise publique ou privée, une grande entreprise
qu’une petite entreprise qui exerce ses activités dans un secteur marchand que non
marchand.

Le lexique d’économie (2004) définit l’entreprise comme une unité économique


autonome combinant divers facteurs de production, produisant pour la vente des biens et
services et distribuant des revenus en contrepartie de l’utilisation des facteurs. En ce
sens, les organisations à l’activité marchande telles que les sociétés anonymes ; les
banques, les exploitations agricoles, les coopératives de production constituent des
entreprises. Il s’agit dans ce cas d’espèce d’une administration publique.

François Perroux définit l’entreprise comme une forme de production par


laquelle au sein d’un patrimoine ; on combine les divers facteurs de production apportés
par les agents distincts du propriétaire de l’entreprise en vue de vendre sur le marché un
bien ou un service et pour obtenir un revenu monétaire.

2.1.3.1 L’entreprise publique commerciale


C’est une entreprise qui appartient en totalité ou majorité à l’Etat ou à des
collectivités territoriales et sur laquelle il peut exercer une influence prépondérante.
C’est notamment le cas lorsque les pouvoirs publics :

● Détiennent la majorité du capital ;


● Dispose de la majorité dans les organes de décision.
2.1.3.2 L’entreprise publique
25

Elle est celle qui relève de la gestion de l’Etat dans son entièreté ou
partiellement, compte tenu de sa majorité dans son apport. Elle exige dans le cadre de la
sauvegarde de l’intérêt général de la communauté, de la nécessité de contrôler les
activités de sécurité, de l’obligation de pallier les carences de l’initiative privée dans
certains secteurs de l’économie nationale.

2.1.4 Rationnement de crédit


La notion de rationnement de crédit est très utilisée dans le langage économique
et financier. Plusieurs auteurs ont donné leurs avis par apport à une définition formelle
du terme.

Pour Bester et Helmut (1985), le rationnement de crédit se décrit par le fait que
« lorsque certains emprunteurs obtiennent des prêts tandis que d’autres n’en obtiennent
pas, même s’ils sont prêts à payer le taux d’intérêt que les prêteurs demandent, même
plus élevés et/ou de fournir plus de bien en garantie car la demande de crédit est
inférieure à l’offre et l’ajustement se fait par l’offre et non par les prix ».

D’après Stiglitz et Weiss (1981), il y a rationnement de crédit lorsque


l’emprunteur est disposé à accepter les conditions de prêt établies par le prêteur même si
celui-ci disposant de ressources suffisantes et que le prêt lui est toutefois refusé (certains
emprunteurs sont contraints par des lignes de crédit fixées qu’elles ne doivent pas
dépasser sous n’importe quelles circonstances, d’autres sont purement refusés de prêts).

En bref, le rationnement de crédit est pour une banque le fait de limiter ou


contrôler l’émission de prêt envers un emprunteur potentiel aux conditions demandée
(quantités et prix ou taux d’intérêt).

2.5 Les P.M.E


L'obtention d'une définition est le point de départ pour passer en revue la
littérature sur le financement et les aspects financiers des PME. Il n'y a aucune
définition universelle de la petite entreprise (Scarborough et Zimmerer, 1984).

Pour Julien (1984) il n’y a pas de frontière claire et précise entre la petite et la
grande entreprise car, entre ces deux extrêmes, il existe une multitude d’entreprises aux
caractéristiques diverses. Ainsi, les caractéristiques des grandes entreprises et des PME
ne sont pas nécessairement en complète opposition. Si les auteurs proposent des
définitions différentes de la PME, ils sont toutefois en accord sur le fait que la
26

population des PME est très hétérogène. Weber (1988) résume bien la situation : « Les
entreprises diffèrent par la taille, le métier, la nature du capital (personnel, familial,
étranger, …), mais aussi par le degré d’autonomie (société indépendante, filiale, sous-
traitante, …), le rapport à l’économie mondiale (secteur protégé, en expansion ou en
déclin) à l’origine sociale de son chef, son

Capital culturel et relationnel, son identité patronale ». De même, Bucaille et


Beauregard (1986) disent que « la PME est diversité ; elle l’est dans son marché, dans
ses comportements, dans ses hommes, dans son évolution, dans ses technologies ou
dans ses risques. Aucune PME ne ressemble totalement à une autre ».

En bref, bien qu'il y ait plusieurs définitions de PME, les définitions sont
fondamentalement classifiées dans deux types : celles basées sur des caractéristiques
qualitatives et celles basées sur des caractéristiques quantitatives de petites et moyennes
entreprises.

Les définitions qualitatives s’appliquent à de petites et moyennes entreprises et


sont basées sur leurs caractéristiques qualitatives. Le grand avantage de ces définitions
est qu'elles essayent de « capturer » la nature essentielle de la petite entreprise.
Cependant, le problème est qu'elles varient d'un pays à l'autre et dépendent de différents
secteurs exercés.

Aux Etats-Unis, en se basant sur quatre facteurs principaux identifiés par le


Comité du développement économique (CED) en 1947, les autorités définissent une
petite société par :

● Le caractère indépendant de sa gestion


● Le fait que le capital soit la propriété d’un individu ou d’un petit groupe
● Le domaine d'opération localisé dans une communauté
● Une relation faible avec les autres sociétés en industrie

Les PME en République démocratique du Congo sont définies à partir de :

La loi n° 73-011 du 05 janvier 1973 qui porte sur création de l'office de


promotion des PME congolaises, OPEC en sigle, définit la PME par rapport aux deux
critères : la nationalité du promoteur et la concentration des fonctions de gestion par le
chef d'entreprise.
27

Décret-loi n° 086 du 10 juillet 1998 la définit en fonction du nombre d'employés


ne dépassant pas 200 personnes et dont la valeur totale bilan ne dépasse pas
448.0000.000 Franc Congolais. Cette définition est celle adoptée légalement par la
République Démocratique du Congo.

Par PME ou PMI, l'article 2 de la loi n°004/2002 portant code des


investissements, point g, entend « les entités économiques sont constituées soit sous
forme d'entreprise individuelle ou soit sous forme sociétaire. Dans le premier cas, la
propriété revient aux personnes physiques et le chef d'entreprise est tenu d'assurer lui-
même les fonctions de gestion financière et administrative ; dans le second cas, il s'agit
des sociétés employant au moins cinq employés.

En RDC, on trouve un certain nombre de textes législatifs qui protègent et


promeuvent la PME. Mais malgré ces textes, sur le plan pratique la PME congolaise
traverse des situations qui ne favorisent pas son éclosion. Il faut noter que la majorité
des PME en République Démocratique du Congo sont informelles. D'une façon
générale et quantitative, une PME est un établissement dans lequel toutes les décisions
importantes portant sur l'administration, la gestion, la production et les techniques à
mettre en place, sont prises par une seule personne, le chef d'entreprise. En effet, les
petites et moyennes entreprises ont été mises dans la même catégorie parce que presque
partout, ces entreprises présentent les mêmes caractéristiques et, elles connaissent les
mêmes difficultés en matière de gestion.

2.2 Cadre théorique


2.2.1 La théorie de l’agence
Les théories générales de la firme (théories des contrats, des couts de
transactions entre autres), qui considèrent l’entreprise comme le lieu où cohabitent des
parties contractantes a intérêts divergents, distinguent deux grandes fonctions dans
l’entreprise : celle de la gestion confiée au manager et celle de contrôle dévolu aux
associés ou aux propriétaires.

Etant donné que pour les micros entreprises (notamment les PME),il existe très
peu de cas de séparation entre la fonction de la gestion et celle de contrôle ,(puisque
dans presque la totalité des cas, les chefs d’unités de production sont propriétaires du
capital qu’ils utilisent),la théorie des contrats (agence)se justifie beaucoup plus en ce qui
concerne les relations entre l’entreprise et la banque .la valeur estimée de l’entreprise et
28

au-delà , sa capacité d’endettement sera fonction du degré de l’asymétrie d’information


entre les deux partenaires.

Pour M. Jensen et w.Meckling (1985), la relation d’agence est « un contrat dans
lequel une ou plusieurs personnes ont recours aux services d’une autre personne pour
accomplir en leur nom une tache quelconque, ce qui implique une délégation de nature
décisionnelle ».le principal (la banque)peut limiter les conséquences négatives des
divergences d’intérêts avec l’agent (entreprise)par des incitations appropriées et des
dispositifs de contrôle.

Ainsi, d’après la théorie de l’agence, le créancier est confronté à deux types


d’incertitudes en matière de prêt : « l’aléa moral » dû au fait que le débiteur peut
changer de comportement une fois en possession du prêt et la « sélection adverse » liée
à l’application par le créancier de conditions de prêt plus onéreuses (taux d’intérêt et
garantie) obligeant les emprunteurs à « risque moins élevé à renoncer au prêt, car les
taux de rendement qu’ils anticipent sont relativement faible.

Par ce procédé, la banque applique donc des conditions de prêts pour


« contrecarrer » le comportement opportuniste des entreprises ; toute chose qui contraint
leurs demandes de financements.

Les petites et moyennes entreprises de part donc leur importance, revêtent


plusieurs formes en fonction de leurs niveaux d’investissement, de leurs chiffres
d’affaires réalisés et du nombre d’employés en leur sein.

Elles éprouvent toutes au quotidien des besoins qui font l’objet de demandes de
financement auprès des établissements financiers. Le choix de ces structures est le plus
souvent motivé par un comportement rationnel des entreprises, qui pour autant doivent
remplir certaines conditions pour l’obtention d’un financement.

L’approche théorique a permis essentiellement de se pencher sur les


différents concepts, à travers des réflexions menées par quelques auteurs sur la relation
banque entreprise. Une relation qui nécessite aussi le respect des conditions bancaires
par les entreprises. Toutefois, le financement des PME passe avant tout par une analyse
approfondie des dossiers, selon qu’il s’agisse d’un crédit d’investissement, de
fonctionnement ou d’un engagement par signature, et le suivi d’une procédure établie à
cet effet.
29

Du point de vue général le principal met en place un système qui pousse l’agent
à réaliser l’action tout en dévoilant la totalité des informations.

Par conséquent une telle relation présente les risques suivants :

● asymétrie de l’information (qu’elle soit volontaire ou non) ;


● aléa moral (non-respect de l’ensemble des règles et accords passés) ;
● anti sélection (non-respect de l’ensemble des règles et accord passés) ;
● anti sélection (une asymétrie d’information trop importante peut inciter le
principal à choisir par souci de rentabilité un bien ou service de moins
bonne qualité, et l’agent à adopter un comportement dit de passager
clandestin) ; Mais aussi des couts appelés « couts d’agences »,
notamment ceux liés à la surveillance de l’agent (par exemple un conseil
d’administration).
2.2.2 La théorie de l’asymétrie d’information et la prise de risque
La banque est une institution qui collecte des fonds pour les transformer en
crédits nécessaire au financement de l’économie. Ses activités notamment celle
d’octroyer le crédit fait qu’elle est une entreprise différente des autres. La théorie
économique basée sur l’asymétrie d’information a montré que le marché du crédit peut
ne pas fonctionner comme les autres marchés de biens à cause de la présence
d’asymétries d’information (Stiglitz et Weiss, 1981). En effet, l’intérêt attendu du taux
fixé par la banque peut ne pas être le revenu futur que celle-ci reçoit à maturité. En
effet, l’intérêt attendu du taux fixé par la banque peut ne pas être le revenu futur que
celle-ci reçoit à maturité. Cette différence de revenu provient de ce décalage temporel
entre la date d’octroi du crédit et la date de son remboursement mais aussi de l’écart
entre la promesse et la réalité du remboursement. Entre la promesse et la réalité du
remboursement, il y a le risque de défaut de l'emprunteur dont les deux agents ont une
appréciation différente en raison de leur différence dans l’accès à l'information. Le
risque de défaut peut provenir de l’asymétrie ex ante et/ou de l’asymétrie ex post.

L’asymétrie ex ante est un problème de sélection adverse et c’est un risque qui


se manifeste avant la conclusion du contrat. Le prêteur ne peut pas évaluer la vraie
valeur de l’entreprise et sa capacité exacte de remboursement. Il est généralement admis
que l’emprunteur connaît les caractéristiques spécifiques du projet et peut cacher ces
informations au moment de la signature du contrat. Cette notion de sélection adverse a
été introduite par le modèle d’Akerlof, (1970) et demeure parmi les modèles fondateurs
de l’économie de l’information. L’asymétrie informationnelle se traduit par
l’application d’un prix moyen unique pour des produits de qualité différente.
30

L’incertitude sur la qualité du produit induit la possibilité de fraude. Les détenteurs de


produit de mauvaise qualité sont motivés pour le céder à un prix supérieur à la valeur
réelle du bien. Dans le cadre d’une relation de crédit, les mauvais emprunteurs
cherchent à être considérés comme étant des emprunteurs peu risqués. Même à un taux
d’intérêt élevé, les plus risqués d’entre eux sollicitent des crédits, puisqu’ils ne se
soucient pas du remboursement, ce qui peut être nuisible aux bons emprunteurs. Le taux
d’intérêt élevé amène les bons emprunteurs à quitter le marché et les mauvais y restent.
Par conséquent, il est difficile pour la banque de discriminer de manière efficiente les
emprunteurs de bonne qualité et ceux de mauvaise qualité. La banque sélectionne
difficilement, parmi les différentes demandes de financement, les projets les plus
rentables, donc les plus sûrs. Cette asymétrie informationnelle ex ante induit une
allocation inefficace du crédit et à un probable hausse du risque de crédit pour la
banque.

Une fois le crédit obtenu par l’emprunteur, l’asymétrie informationnelle ex post


peut engendrer un problème d’aléa moral. Ce dernier résulte de l’incapacité du prêteur à
observer les actions de l’emprunteur, susceptibles d’affecter sa probabilité de
remboursement. L’asymétrie ex post est une situation où l’emprunteur adopte un
comportement opportunisme du fait de l’avantage informationnel dont il dispose. Une
fois le prêt accordé, son remboursement dépend de l’action de l’emprunteur, de son
comportement et de l’effort fourni. Le prêteur supporte dans ce cas un risque de
substitution des actifs encore appelé aléa moral (Stiglitz et Weiss, 1981).

Toutefois, après la signature du contrat de crédit, les problèmes liés aux risques
de comportement opportuniste de la part de l’emprunteur sont de deux types : l’aléa
moral ex ante et l’aléa moral ex post. L’aléa moral ex ante se manifeste avant
l’échéance du contrat. L’emprunteur peut dans ce cas allouer les fonds prêtés à des fins
plus risquées que prévu, soit pour son usage personnel soit pour investir dans des projets
non rentables susceptibles de renforcer sa richesse personnelle (Mishkin, 1999).
L’investissement dans un projet risqué peut conduire à un défaut de paiement à terme.
L’emprunteur se trouve ainsi dans l’incapacité d’honorer son engagement envers la
banque. En prenant plus de risque, l’emprunteur augmente l’exposition de la banque au
risque de crédit. Le comportement caché de l’emprunteur constitue un désavantage
informationnel pour la banque et l’expose à un important risque de crédit.
31

Quant à l’aléa moral ex post, elle se produit à l’échéance du contrat.


L’emprunteur peut volontairement ou involontairement ne pas honorer ses engagements
envers la banque. Bien que le banquier tente de circonscrire de nombreux évènements
dans le contrat du crédit, il ne peut pas les spécifier tous. En particulier, il reste soumis à
l’opportunisme de l’emprunteur qui peut être incité à déclarer un résultat inférieur à
celui effectif de manière à minimiser le montant de ses remboursements et donc à
augmenter le risque de perte pour la banque.

Il ressort que les asymétries de l’information peuvent entrainer la hausse du


risque pris par l’emprunteur, ce qui peut affecter l’activité économique.

Le point suivant expose quelques travaux de l’effet du risque de crédit sur la


croissance économique.

2.2.3 Rationnement du crédit

2.2.3.1 Rationnement du crédit et imperfection du marché


Selon la théorie keynésienne, les ajustements se font par les quantités. Le
rationnement va obéir plus à la loi de Keynes qu’à celle de Walras, qui est un
ajustement par le prix. En effet, selon D.R. Hodgman (1961), même dans les conditions
de parfaite concurrence, les prêteurs peuvent refuser de financer certains clients. Par
exemple, plus on demande à une banque de faire de crédit, plus le taux d’intérêt sera
élevé, moins les entreprises sont capables de rembourser. Selon lui, le taux d’intérêt
augmente la probabilité de faillite et la fonction d’offre n’est pas une fonction linéaire
du taux d’intérêt, mais elle a une forme curviligne.

Dès lors, le rejet d’une partie demande de financement est analysé comme une
stratégie élaborée par les banques dans le but de maximiser leur profit.

Le rationnement du crédit demeure donc compatible avec la réalisation d’un


optimum pour les offreurs. Ce type de rationnement traduit en réalité l’échec des forces
du marché à réaliser un équilibre entre l’offre et la demande globale.

Selon jaffée et Modigliani, tout en s’appuyant sur la fonction de crédit non


linéaire, distinguent deux types de rationnement : le rationnement dynamique et le
rationnement statique.

Selon l’idée du rationnement dynamique, la banque centrale augmente le taux,


l’offre de crédit va baisser car les banque de second rang vont éviter d’élever
32

immédiatement le taux d’intérêt. Elles vont par contre ajuster les quantités de monnaie
en observant une période plus ou moins longue avant de réagir.

Quant au rationnement statique, Jaffé et Modigliani estiment qu’en permanence,


il y’a des agents qui vont se trouver rationnés. Mais il n’y a pas autant de taux d’intérêt
que de débiteurs. Il y a quatre ou cinq classes de taux en fonction de la qualité et la
dimension de l’entreprise.

A l’intérieur d’une même classe, les entreprises les plus performantes auront
tous les crédits qu’elles demandent et les moins bonnes seront rationnées jusqu’à un
certain niveau. Dans une même classe, il y aura des emprunteurs qui auront tous le
crédit qu’ils désirent pendant que d’autres moins bonnes seront rationnées.

Mais la question qu’on est en droit de se poser est celle-ci : pourquoi dans ce
contexte, la banque joue sur les quantités plutôt que de jouer sur les taux d’intérêt
d’autant qu’elle connaît la qualité la qualité de l’entreprise.

En réalité, c’est parce que la banque n’a pas toutes les informations sur
l’emprunteur. Dans un contrat financier, il y a toujours un problème d’asymétrie
d’information. Il y a asymétries d’information sur un marché quand certains opérateurs
détiennent une information particulière qui n’est pas totalement, transmises au prix des
actifs sur le marché. On rencontre ces problèmes aussi bien au niveau des activités des
banques qu’au niveau des activités des IMF.

2.2.3.2 Rationnement du crédit et asymétrie d’information


Le problème d’asymétries d’information génère des phénomènes de sélection
adverses et d’aléas de moralité. La sélection adverse selon H. Variant est le fait qu’un
coté du marché ne peut pas observer la qualité du produit que l’autre côté du marché
propose.

Sur marché de crédit, les emprunteurs donnent toujours une image édulcorée de
leur projet d’investissement aux prêteurs afin d’obtenir le financement. Cela peut
amener les banques et plus généralement les institutions de crédit (y compris les IMF) à
financer des projets très risqués en lieu et place des projets à rentabilité faible mais
réalité.

Quant à l’aléa de moralité où le hasard moral, c’est une situation dans laquelle,
un coté du marché ne peut observer le comportement de l’autre coté (comportement
33

caché). L’emprunteur peut donc utiliser le crédit pour réaliser autre chose que ce pour
quoi il en a bénéficié.

Pour à AKerlof (1970), Dimond et Dybvig (1983), les asymétries d’informations


conduisent à des comportements opportunistes de la part des emprunteurs. C’est dans ce
contexte que jaffé et Russel (1976) distinguent dans leur modèle les emprunteurs
honnêtes et les emprunteurs malhonnêtes. Ils assimilent les emprunteurs honnêtes à des
entreprises qui, estimant le coût ou décident de rembourser.

Quant aux emprunteurs malhonnêtes, ils préfèrent faire faillite en proposant des
taux d’intérêt plus élevés. Selon eux, les emprunteurs qui demandent du crédit avec un
taux d’intérêt supérieur au taux à partir duquel la banque rationne, ils sont en fait des
emprunteurs malhonnêtes. La différence de ce modèle avec celui de Stieglitz et Weiss
(1981) est qu’ici ce sont les demandeurs de crédit qui souhaitent que la banque fasse un
rationnement par solution alors qu’au niveau des autres modèles cité ci-dessus, ce sont
les banques qui décident de façon endogène de rationner.

Stieglitz et Weiss partent d’une banque qui a en face d’elle un grand nombre de
promoteurs. La banque étant une entreprise, cherche à maximiser son profit en
réclamant une plus grande rentabilité de son crédit octroyé. Mais Stieglitz et Weiss
précisent immédiatement que la rentabilité des activités des banques n’évolue pas
systématiquement en fonction du taux d’intérêt car à partir d’un certain taux, la
rentabilité baisse. Plus la banque fait payer des taux d’intérêts plus élevés, plus elle
dégrade la finalité de son portefeuille car elle décourage les bons emprunteurs et appelle
les emprunteurs malhonnêtes.

Le risque de sélections adverses est dû au fait qu’il est difficile pour la banque
de distinguer les bons et les mauvais emprunteurs. Pour éviter la situation de sélection
adverse et de l’aléa morale, la banque procède à un rationnement bancaire à partir d’un
certain niveau de crédit correspondant à un taux quelconque où elle maximise son
rendement. Une alternative est de proposer des garanties pour assurer le banquier. Ce
modèle de rationnement rejoint l’idée de Hodgman, en ce sens que le rationnement qui
est fait et décidé de façon endogène par la banque qui est faiseur de prix (Price marker),
mais il a l’avantage d’expliquer le rationnement par les problèmes d’asymétries
d’information conduisant à des situations de sélection adverses et d’aléa de moralité.
34

2.2.4 Théorie financière et éléments de risque chez les PME


La théorie financière avance que tout rendement exige d’un actif est fonction du
niveau de risque qu’il présente. Les PME étant caractérisées par leur fragilité plus
grande et leur faible taux de survie, elles sont automatiquement considérées comme plus
risquées. Churchill et Lewis (1986) ont constaté que des coûts d'administration des
endettements des banques sont plus élevés pour les PME et un niveau de risque des
prêts supérieur, alors que les revenus générés par ceux-ci sont aussi plus élevés que
ceux des grandes firmes. Leur échantillon est composé aussi bien de prêts aux PME
qu'aux grandes entreprises.

Cependant, pour certains, le risque supérieur des PME ne semble pas évident et
généralisable. Si les entreprises se plaignent de leurs conditions de crédit bancaire, il est
fort probable que les banques évaluent mal leur niveau de risque. Selon Josée et Nelly
(1998), le risque total d’une entreprise peut être scinde en deux éléments, soient le
risque d’affaires et le risque financier.

2.2.4.1 Risque d'affaires


Le risque d'affaires, appelé également risque d'exploitation, se compose des
risques commerciaux, de gestion et technologique.

2.2.4.2 Risque commercial


Il a des liaisons avec les activités de l’entreprise, comme sa marche, ses
concurrents, la demande, la distribution de ses produits actuels et futurs, et la
dépendance très forte envers un client. Les PME rencontrent donc certaines difficultés
auprès des différents bailleurs de fonds, qui préfèrent souvent faire affaire avec de
grandes entreprises.

2.2.4.3 Risque de gestion


Le risque de gestion peut se présenter sous forme de manque de connaissances
en gestion, de sens d’organisation, de marketing, d'outils de gestion appropriés tels que
la planification financière, un système comptable convenablement développé, un
système informatique adéquat. Cependant, l'organisation des ressources humaines
flexible chez les PME pourrait contribuer probablement à une réduction du risque de
gestion en termes d’approbation des décisions.

2.2.4.4 Risque technologique


35

Il s’agit de l’incapacité de l’entreprise de fournir au marché un produit ou


service avec un coût concurrentiel, faute d'activités de recherche et développement dans
sa stratégie de croissance. La plupart des PME vietnamiennes sont nées après 2000,
année de la mise en application de la loi relative aux entreprises. Il est compréhensible
qu’elles soient relativement en retard comparées aux grandes entreprises domestiques,
aux entreprises étrangères en termes d’introduction de nouvelles technologies. Notons
que ce retard est différent selon le secteur d'activités ainsi que le type d'entrepreneur. La
pénurie de fonds constitue également une cruelle barrière quant au renouveau
technologique des PME.

2.2.4.5 Risque financier


Un risque financier est souvent défini comme le risque de perdre de l'argent suite
à une opération financière ou à une opération économique ayant une incidence
financière. Les PME sont connues pour leurs problèmes chroniques de liquidités, de
rentabilité et de sous-capitalisation impliquant un niveau de risque financier plus élevé
que les grandes entreprises. Pourtant, selon Paranque (1998), l’on ne pourrait considérer
les PME comme plus risquées a priori que si deux conditions étaient vérifiées : tout
d'abord, des difficultés plus fréquentes, ensuite une moindre capacité à générer du profit
remettant en cause leur capacité à faire face à leurs engagements. Et, après avoir étudié
les entreprises françaises entre 1985 et 1996, il ne constate qu’aucune de ces conditions
ne parait remplie. Le taux de défaillance est certes plus important dans les PME que
dans les grandes entreprises. Mais selon lui, il semble que cet indicateur exprime plus le
mode institutionnel de résolution des difficultés des sociétés qu'une caractéristique
économique des PME. En plus, il révèle qu’en termes de performances, la rentabilité
financière brute des PME est supérieure à celle des grandes entreprises. En net, la
rentabilité financière est un peu plus faible dans les PME car charge de la dette est plus
importante.

2.3 Cadre d’analyse : L’approche contextualisée


La perspective contextualisée propose un cadre général d'analyse du changement
se structurant autour de trois pôles : le contenu, le contexte et le processus (Sem, 2013).

Le contexte a deux dimensions :


36

La première dimension est interne (éléments organisationnels, structurels,


culturels, stratégique, mode de management...). Cet environnement peut être analysé par
le modèle SWOT (forces, faiblesses, opportunités et menaces).

La deuxième dimension est externe (environnement économique, socioculturel,


politique, légal, écologique, technologique). Cet environnement peut être analysé par le
modèle PESTEL.

Le contenu qui concerne le domaine subissant des changements et des


transformations. Il s'agit du "quoi" du changement.

Le processus comprend : les actions, réactions et interactions qui traduisent la


manière dont les acteurs font passer l’organisation d'un état présent à un état futur. C'est
le "comment" du changement. Le processus du changement nécessite le passage par
plusieurs phases successives et beaucoup de temps.

Le principe de base de cette approche, c'est l'interaction qu'elle admet entre trois
aspects du changement. Le contexte n'est pas seulement une barrière à l'action mais est
essentiellement impliquée dans sa production. C’est donc à partir des liens entre
contenu et contexte du changement que l'on peut inférer les processus du changement
qui opère ainsi que leurs diverses temporalités.

L'approche contextualisée, dans notre étude, nous a permis de comprendre


comment le contexte, l'environnement interne et externe influencent le mode de
financement dans le secteur de bancaire.

Dans notre étude, l’approche contextualisée nous a été utile du fait que le mode
de financement des PME par les banques dépend de l’environnement dans lequel les
PME évoluent.

Tableau 3 : Analyse contextualisée

PROBLEME A
DIMENSIONS
ANALYSER
CONTEXTE CONTENU PROCESSUS
ANALYSE SWOT ANALYSE ANALYSE DE
Relation-Banque (Contexte interne) D’INSHIKAWA CONTENU
entreprise et , PARETO, 5
rationnement de ANALYSE POURQUOI QQOQCCP (Qui,
crédit PESTEL (Interaction) Quoi ? Où ? Quand ?
(Contexte externe) Comment ?
37

Combien ?

Pourquoi ?)
38

CHAPITRE 3 : CADRE EMPIRIQUE


3.1 Présentation du champ empirique
Figure 4 : Cartographie de la ville de Lubumbashi

Source : Google maps

Dans cette partie de notre travail, nous allons présenter la ville de Lubumbashi,
le chef-lieu de la province du Haut-Katanga. Cette présentation sera faite sur les plans
historique, géographique, économique et social.

3.1.1 Aperçu historique de la ville de Lubumbashi


Cette section se centrera sur l’origine de la ville de Lubumbashi et ses différents
composants. Anciennement appelée Elisabethville, Lubumbashi est le chef-lieu de la
province du Haut – Katanga. Elle tire ses origines depuis la découverte des gisements
du cuivre et sa mise en exploitation par l’Union minière du haut Katanga (UMHK). Le
nom ‘’ Lubumbashi’’ provient de la rivière Lubumbashi qui baigne la ville de l’Ouest
vers l’Est.

La ville de Lubumbashi prit naissance en 1910 lorsqu’ on a choisi le plateau et


bourgade qui dominaient la rivière Lubumbashi. Au même moment se fut l’entrée du
rail au sud.
39

Ce plateau, caractérisé par une savane infinie, hérissée des termitières, à la terre
ocre et à la maigre végétation, et savane verte en saison de pluies est habité à partir de
1906. Elle est rouge en saison sèche. Lubumbashi s’érigera au fil du temps en ville du
nom d’Elisabethville, l’épouse du roi Albert Premier, devenue soixante-dix ans plus tard
Lubumbashi.

3.1.2 Limites Territoriales


A tous les coins cardinaux, les limites géographiques de la ville de Lubumbashi
sont les suivantes :

1. Au Nord : par la chefferie INAKILUBA dans le territoire de Kipushi ;


2. Au Sud : par la chefferie SAMBWA dans le territoire de Kipushi,
3. A l’Est : par la chefferie SHINDAIKA vers la rivière KAMASAKA ;
4. A l’Ouest : par la chefferie KAPONDA du même territoire de Kipushi.
La commune annexe constitue l’espace vert de la ville et forme la ceinture à tous
les points cardinaux.

3.1.3 Situation économique


Le gros que l’on puisse dire de la situation économique de la ville de
Lubumbashi c’est premièrement qu’elle est considérée comme la capitale économique
du pays.

De ce fait, deux grands secteurs d’activités économiques de minent la ville de


Lubumbashi d’une part il y a le secteur industriel, et d’autres part il y a le secteur
minier.

Pour ce qui est du secteur industriel il y en a n’a qui sont brassicoles comme la
Brasimba et la Bralima, alimentaire comme les minoteries et d’autres textiles comme la
SINTEXKIN.

S’agissant du secteur minier il faut dire qu’hormis la GECAMINES, depuis un


certain moment

3.2 Visions
● Extension de la ville
● Construire un nouvel aéroport moderne
● Devenir un grand centre de consommation et d’échanges (locaux et
internationaux)
40

● Être ouverte à tous les coins tant par route, par chemin de fer et par air

3.3 Objectifs
● La ville s'engage à assurer dans le meilleur du possible sa propreté
● Les sites touristiques
● La ville compte des plus grandes universités du pays
● La qualité de l’enseignement primaire, secondaire et universitaire

3.4 Missions
● Contribuer à la résorption du chômage et aux actions d’intérêt communautaire
● Promouvoir l’égalité sociale et la sécurité de la population
● Contribuer à la modernisation du bien être

3.5 Valeurs
● La ville s'engage à assurer dans le meilleur du possible sa propreté
● Les sites touristiques
● La ville compte des plus grandes universités du pays
● La qualité de l’enseignement primaire, secondaire et universitaire
41

3.6 Structure organisationnelle

FP/A FP/RR Tourisme Inspection EPSP/ESP EPSP BUDGET


agrippel
OU/EST
PTT Transport Economie Inspection Famille Urbanisation et Sport et loisir
commun du travail habitat
Sante Développe Commerce DGM IPMEA ANR PNC
publique ment extérieur
Inspection Défense Prévoyance Droits Titres Cadastre Est
sociales civile social humains fonciers
Ouest
MARIE

MAIRIE
ADJOINT

CHEF DE DIVITION URBAIN

1er Bureau urbain 2ème bu

Comptable Protocol Secrétaire Intendance ETD


urbain

Percepteur
42

Source : Hôtel de ville de Lubumbashi

3.7 Analyse SWOT ou FFOM


Tableau 4 : L’analyse SWOT ou FFOM de la ville de Lubumbashi

Forces Faiblesses
● Sous-sol constitué d'une variété des ● L'agriculture n'est pas développée
minerais ● Les maladies sont plus récurrentes
● Sièges de plusieurs sociétés (paludisme 75%, typhoïde 15%)
congolaises ou à capitaux étrangers ● Le charbon de bois est la plus
● Grand centre de consommation et grande source d’énergie utilisé
d’échanges des produits ● Beaucoup d’activités économiques
manufacturiers dans l’informel
● Cohabitation des plusieurs tribus ● L’insécurité et la corruption
autochtones et d’autres tribus de la
RDC ainsi que d'Afrique
● Ville cosmopolite, plusieurs
langues y sont parlées
● Plus de 5 réseaux de
communication
● Sites touristiques naturels,
historiques et culturels
● Une diversité des valeurs
traditionnelles

Opportunités Menaces
● Augmentation du niveau d'études ● Fortes tension sociales liées aux
● Discours de bonne gouvernance inégalités sociales
● Amélioration de l’éducation des ● L’exode rural, urbanisation
femmes et des services de planning anarchique
familiaux (contrôle de naissance) ● Négociation, contournement de la
loi
● Interventionnisme de la politique
dans l’administration

3.8 Analyse PESTEL


Pour situer le contexte de notre recherche, nous nous sommes inspirés du modèle
PESTEL (Politique, Économique, Socioculturel, Technologique, Écologique et Légal) de Sem
et Cornet (2015).

- Au niveau politique : Corruption, interventionnisme du politique dans


l’administration ; déficience de la police et de l’armée, mise en place
d'une bonne gouvernance/contrôle.
43

- Sur le plan historique : Héritage colonial, développement


économique, investissements et mise en place d’infrastructures,
Nombreuses guerres et conflits
- Au niveau économique : Faiblesses des cours mondiaux des matières
premières, faible productivité du secteur agricole, Chômage élevé,
déficit des infrastructures de transports (chemin de fer, route, transport
en commun, aviation).
- Sur le plan socioculturel : Pauvreté des enfants/enfants-sorciers,
enfants abandonnés, conflit tribal/interethniques/peu d’ouverture aux
membres d'autres groupes culturels, spiritualité : forte présence des
églises et groupes religieux, enseignement déficient
(coûts/infrastructures/qualités des enseignants.
- Sur le plan Technologique : Instabilité des réseaux et mauvaise qualité
des liaisons technologiques, peu d’innovation technologique, vétusté
des infrastructures (électricité ; eau, etc.), mise en place de nouvelles
technologies pour exploitation du secteur minier.
- Sur le plan Écologique : peu d’attention aux impacts
environnementaux (pollution, gestion des déchets, plus de 1/3 de la
population n'a pas accès à l’eau potable, un trésor en matières
premières, terres arable, potentiel en énergie solaire.
- Sur le plan légal : Méconnaissance de la loi par la population,
nombreux juristes et avocats très bien formés à l’étranger.
44

CHAPITRE 4. RESULTAT
Dans ce chapitre, il est question de présenter, analyser, interpréter et discuter les
données récoltées pour notre recherche. Nous allons d’abord présenter les données recueillies
au niveau de quelques banques et PME puis s’en suivront l’analyse et l’interprétation des
données fournies par notre enquête. Par ailleurs, une discussion de nos résultats ainsi que
quelques propositions mettront fin à ce chapitre.

4.1 Présentations des données


Présentation de l’échantillon

Les tableaux ci-dessous présentent l’échantillon qui nous a permis de réaliser nos
entretiens semi-directifs en vue de récolter les données subdivisées en forme juridique, Âge
de l'entreprise, secteur d'activité et effectif du personnel.

Tableau 5 :

Variables Modalités Effectif %


Entreprises
individuelles
SARL
Forme juridique
SARL
SARL
Total 5
Moins de 20 ans
Age de l’entreprise Plus de 20 ans
Total 5 100
Service
Service
Secteur d’activité
Service
Total 5 100
Moins de 6 personnes
Entre 6 et 20
Effectif du personnel personnes
21 à 100 personnes
Total 5 100%
4.2 Dépouillement des données de l’enquête
Cette étape qui est la retranscription consiste à faire l’inventaire des informations
recueillies et leur mise en forme. Elle organise le matériel d’enquête sous un format
directement accessible pour l’analyse. Cette étape constitue en l’analyse des contenus
thématiques (ACT). Puisque, la création des catégories d’analyse dans la procédure ouverte
45

doit répondre aux règles suivantes selon Berelson (1978) : l’homogénéité, l’exhaustivité et la
pertinence.

Agent 1 : la banque donne des crédits aux PME et leur recommande de remplier
toutes les conditions d’octroi. On ne peut financer une PME qui n’a ni ne chiffre d’affaire,
ni les documents fiables. Les PME sont nos partenaires non négligeables. Nos crédits sont
à court terme et à moyen terme. Pour avoir un crédit à long terme, il faut gagner surement
la confiance de la banque et respecter le principe de remboursement. Les informations sur
les PME, sont obtenues à travers des états financiers de chaque PME.

Agent 2 : je suis convaincu que les PME sont les véritables partenaires des
banques. Les crédits sont octroyés à celles qui remplissent tous les conditions exigées par
la banque et celles dont la gestion est claire. La plupart des PME ne remplissent les
conditions requises. Les conditions exigées sont entre autres avoir une activité
commerciale viable, détenir les documents comptables vrais et certifiés, avoir un compte
bancaire auprès de la banque qui va vous prêter, apporter une garantie, respecter
l’échéance de remboursement, etc.

Agent 3 : Nous avons l’habitude de ne pas donner toutes les informations sur
l’entreprise au prêteur de peur que ce dernier refuse de nous octroyer du crédit. Mais
malgré cela, nos prêteurs ne nous donnent pas du crédit sous prétexte que notre façon de
procéder ne les convainc pas tellement.

Agent 4 : Les banquent posent beaucoup des conditions que nous ne savons pas
remplir. D’autres va plus loin jusqu’à demander même l’âge ou l’expérience du
gestionnaire de l’entreprise avant de demander les garanties que l’entreprise possède.

Agent 5 : Les banquent rationnent les crédits aux PME dont la gestion n’est pas du
tout claire. Elles craignent que leur prêt ne soit remboursé à l’échéance ou que celles-ci
disparaissent quelques jours après l’octroi.

Agent 6  : Les PME dont la relation est plus jeune ont moins de chance d’avoir du
crédit. Les banques tiennent en compte la durée de la relation, la nature de leurs
documents comptables et leurs attitudes face à la dette. Celles qui remplissent à 75% les
conditions, leur demande de crédit est acceptée totalement ou partiellement pourvu
qu’elles présentent aussi des garanties.

Agent 7 : L’asymétrie d’information entre les PME et les banque fait à ce que le
46

crédit soit rationné. Les PME comme la nôtre, devra toujours mettre toutes les
informations qui la concerne à la disposition de la banque pour avoir du crédit. Ces
informations sont d’ordre financier tel que le chiffre d’affaire et/ou les états financiers.

Agent 8 : L’absence des documents financiers et dans le cas échéant leur
comptabilité n’est fiable or savons bien que, la comptabilité est un outil de gestion par
excellence qui permet de produire l’information comptable et financière.

Agent 9 : Dans une relation, chaque parti agit dans les sens de ces propres
intérêts, mais dans le cadre du crédit, ici chez nous on n’accroit à n’importe quelle PME,
nous regardons le profil du PME et aussi la taille du crédit.

Agent 10 : Le non- respect de l’ensemble des règles et accords passés constitue
aussi un des facteurs du rationnement du crédit.

Figure 5 : Graphe acteur

Interprétation : Ce graphe met en évidence toutes les thématiques évoquées par les
répondants. Ce représente la concentration de relations entre acteurs. Il permet de faire une
comparaison visuelle du poids des relations entre les principales références.

Sur ce graphe, les acteurs étant à gauche, montrant une certaine relation
interdépendante.

La sphère crédit est liée à la sphère entreprise comme pour dire que, la plupart des
PME n’ont pas accès facile au crédit ; ce qui explique le rationnement.
47

La sphère information se relie à la sphère entreprise comme pour dire aussi que
l’information opaque incite les entreprises à ne pas accorder les crédits aux PME.

Figure 6 : Graphe acteur

Interprétation : Ce graphe met en évidence toutes les thématiques évoquées par les
répondants. Ce représente la concentration de relations entre acteurs. Il permet de faire une
comparaison visuelle du poids des relations entre les principales références. Sur ce graphe, les
acteurs étant à gauche, montrant une certaine relation interdépendante

Figure 7 : Graphe aires

Interprétation : Sur ce graphe, chaque référence est représentée par une sphère dont
la surface est proportionnelle au nombre de mots qu’elle contient. La distance entre la classe
centrale et les autres références est proportionnelle au nombre de relations qui les lient :
48

autrement dit, lorsque deux références sont proches elles ont beaucoup de relations en
commun, et lorsque qu’elles sont éloignées elles n’ont que peu de relations en commun.2

Sur ce graphe, nous voyons que le facteur qui explique le rationnement du crédit dans
la relation banque-entreprise est la communication (information), et la gestion financière.

Figure 8 : Graphe acteur

Interprétation : Ce graphe met en évidence toutes les thématiques évoquées par les
répondants. Ce représente la concentration de relations entre acteurs. Il permet de faire une
comparaison visuelle du poids des relations entre les principales références.

Sur ce graphe, les acteurs étant à gauche, montrant une certaine relation
interdépendante.

Figure 9 : Graphe acteur

2Explication du graphe du logiciel TROPES


49

Interprétation : Ce graphe met en évidence toutes les thématiques évoquées par les
répondants. Ce représente la concentration de relations entre acteurs. Il permet de faire une
comparaison visuelle du poids des relations entre les principales références.

Sur ce graphe, les acteurs étant à gauche, montrant une certaine relation
interdépendante.

Figure 10 : Graphe acteur

Interprétation : Ce graphe met en évidence toutes les thématiques évoquées par les
répondants. Ce représente la concentration de relations entre acteurs. Il permet de faire une
comparaison visuelle du poids des relations entre les principales références.

Sur ce graphe, les acteurs étant à gauche, montrant une certaine relation
interdépendante

Pourquoi

Causes Problèmes
Pourquoi Rationnement du crédit Pourquoi le crédit est-il
bancaire rationné
Pourquoi Gestion financière opaque Pourquoi l’opacité de la
des PME gestion financière ?
Pourquoi Absence des documents Pourquoi l’absence des
financiers audités documents financiers
audités ?
Pourquoi Comptabilité non fiable Pourquoi la comptabilité
n’est pas fiable ?
Pourquoi Faute d’une information
suffisante sur les mesures et
procédures
Source : Nous-mêmes
50

Commentaire : Nous pouvons déceler deux causes à la question « Pourquoi l’absence


des documents financiers audités ? », Comptabilité non fiable et Faute d’une information
suffisante sur les mesures et procédures.

Figure 11 : Diagramme d’Ishikawa

Le diagramme d’Ishikawa permet d’établir des liens de causes possibles d’un


problème ou d’un effet. Pour ce faire, il conviendrait également d’agir sur ces causes pour
corriger ces défauts en mettant en place des actions correctives appropriées. Celui-ci est
connu d’après sa forme, comme étant le diagramme des causes à effets ou diagramme en
La nature du document La gestion opaque La taille du crédit
« arêtes » de poisson. Il a pour rôle de visualiser toutes les causes qui sont à l’origine d’un
comptable
défaut de qualité, d’analyser le rapport entre un problème et ses causes, tout en classant ces
Rationnement du
dernières en cinq familles autrement appelées les 5M (Kaoru Ishikawa, 1977). crédit bancaire
dans la relation
banque-entreprise
Durée de la relation

Faute d’une information


suffisante
Comptabilité non fiable
L’aléa moral MILIEU

METHODE

Commentaires :

À la lecture du diagramme représenté ci-haut, nous comprenons que les causes qui
conduisent au rationnement du crédit bancaire dans la relation banque-entreprise à
Lubumbashi sont dues :

● Premièrement au matériel opté dans l’élaboration de l’information, avec La nature du


document comptable
51

● Deuxièmement au milieu : Durée de la relation


● Troisièmement les moyens financiers : La taille du crédit.
● Quatrièmement les méthodes de travail : Faute d’une information suffisante,
Comptabilité non fiable, L’aléa moral
● Cinquièmement le management : La gestion opaque
Ces éléments sont les facteurs de causes du rationnement du crédit bancaire dans la relation banque-
entreprise à Lubumbashi.

4.3 Diagramme de PARETO

Causes du rationnement du Nombres de réaction % % Cumulé Zone


crédit bancaire
Faute d’une information 4 36,36 36,36 A
suffisante

La gestion opaque 3 27,27 63,63

Comptabilité non fiable 2 18,18 81,81 B

Risque de l’entreprise 1 9,09 90,9

L’aléa moral 1 9,09 99,99 C

Source : Nous-mêmes

Commentaires : Pour le rationnement ; il faudrait donc travailler en priorité sur la


qualité de l’information et la bonne gestion, soit 20% pour éviter le rationnement du crédit
bancaire, soit 80%.

Figure 12 : Le Diagramme de PARETO


52

Le Diagramme de PARETO
9% 9%
36%
faute d'une information
suffisante
la gestion opaque
comptabilite non fiable
18%
risque de l'entreprise
l'alea morabl

27%

Commentaire : La cartographie ci-dessus montre les propositions des différentes


variables provenant des interviews qui sont reparties par pondération. Faute d’une information
suffisante et la gestion opaque sont majoritaires et prennent 64%, suivis de la comptabilité
non fiable qui s’élève à 18%, ainsi que le risque de l’entreprise et l’aléa morale prennent 18%.
53

RAPROCHEMENT DES RESULTATS AUX


HYPOTHESE
Après avoir clairement formulé la problématique, nous avions postulé que le
rationnement du crédit bancaire dans la relation banque-entreprise dans la ville de
Lubumbashi était dû aux facteurs tels que : Gestion opaque, les documents financiers,
comptabilité non fiable, faute d’une information suffisante, taille du crédit, durée de la
relation, aléa morale et risque de l’entreprise.

D’après nos différentes analyses, les facteurs primordiaux qui affectent sensiblement
le rationnement du crédit sont : faute d’une information suffisante, gestion opaque et
comptabilité non fiable.

Les résultats de notre travail empirique affirment les hypothèses à 70% et les infirment
à 30%.

Au-delà des réponses proposées comme hypothèses, il est un autre facteur qui entre
réellement en ligne de compte ; c’est la taille de l’entreprise

Notons également que les résultats obtenus écartent très largement l’hypothèse de :
taux d’endettement, réticence rembourser le prêt, la crise financière et économique,
l’instabilité politique.
54

DISCUSSION
L’état de la question présentée dans l’introduction indique les travaux qui ont précédé
celui-ci ainsi que leurs résultats.

A titre illustratif

Le financement de projets est une activité risquée en raison de la possibilité de non


remboursement. Selon la théorie néoclassique, dans un univers risqué, toutes les situations
possibles sont connues par les agents. Ils sont omniscients et attribuent une probabilité (dite
objective) de survenance à chaque éventualité. Le risque est équivalent à celui d'une loterie.
Dans ce cadre, la banque et l'emprunteur établissent un contrat complet, de type Arrow-
Debreu. Ce contrat, appelé contingent contraignant, spécifie les actions des deux parties pour
chaque état de la nature. Le problème de l'incertitude sur le comportement de l'autre est donc
écarté. Les actions de chaque cocontractant sont vérifiables par un tiers, la justice. Knight
(1921) estime que les agents économiques ne connaissent pas les différents états de la nature
possibles ni les probabilités d'occurrence associées. Selon son analyse, l'activité bancaire
s'inscrit dans un monde incertain plutôt que dans un monde risqué. Pour faire face à
l'incertitude, les banques disposent de deux instruments. Le premier consiste à prévoir la
probabilité de survenance du risque à partir de l'observation de fréquences empiriques.

Dans relation banque/entreprise, la quantité et la qualité des informations obtenues


dépendent de la nature de la relation entre banque et l’emprunteur (Berger et Udell, 2002).

Dès lors, le banquier est sensé tenir compte de l’importance qu’accorde le dirigeant
aux informations comptables, lors de l’évaluation d’une demande de financement, car la vraie
relation n’est celle établie entre la banque et la PME, mais plutôt celle tissée entre le banquier
et l’entrepreneur (Z. Bougueli ; LAdouka ; M. Rhéda 2015).

La décision d’octroi du crédit étant tributaire de la qualité d’information fournie par


l’entreprise (A. Omri ; M. Bellouma 2004), la probabilité d’obtention des crédits est plus
élevée lorsque les dirigeants transmettent l’ensemble des documents comptables nécessaires, à
savoir le bilan, le compte de résultat et l’état de flux de trésoreries

Influence du comportement du dirigeant sur les modes de gestion et pratiques


comptable surtout dans les PME (Chapellier, 1994 ; Lavigne, 2002 ; Lavigne et Saint-pierre,
2002).
55

Les PME présentent en effet un risque moyen élevé (Bekolo, 1996). Leur système
d’information est par ailleurs particulièrement opaque (Berger et al, 2007).

Le système d’information des PME souffre de nombreuses déficiences (Ennew et


Binks, 1995).

Pour Levratto (2000), l’incapacité des PME à fournir une information


quantitativement et qualitativement conforme aux attentes des banques justifie leur exposition
au rationnement du crédit.

Les jeunes entreprises éprouvent donc la plus grande difficulté à obtenir un


financement, car elles n’ont pas encore établi une solide relation avec les fournisseurs de
fonds (De Bodt et al. 2005).la durée de la relation (Elsas, 2005).
56

RECOMMANDATIONS

Après avoir analysé et interprété les résultats obtenus, nous avons conclu que les PME
ont toujours les soucis de se faire financer par des institutions financières. Il se fait que ces
PME mettent au service de ces dernières des informations insuffisantes. Ceux-ci poussent ces
institutions à rationner le crédit pour pouvoir limiter les risques.

Ainsi nous recommandons aux chefs des institutions financières et aux gestionnaires
des entreprises de réduire l’asymétrie de l’information entre les PME et les banques par la
transparence dans la déclaration des informations recommandées par les banques ; renforcer
les dialogues entre banques et PME ; développer leurs activités dans le secteur d’activité le
plus rentable (industriel)
57

CONCLUSION GENERALE
Nous voici arrivé au terme de notre étude consacrée sur la relation-banque et
rationnement de crédit bancaire dans les PME.

En abordant cette étude, l'interrogation générale était de dénicher les facteurs


explicatifs du rationnement du crédit bancaire dans la relation avec les PME. A cette
préoccupation nous avons formulé les réponses provisoires ci-après : Durée de la relation,
information, Le risque de l’entreprise, L’aléa moral, La taille du crédit, Le taux
d’endettement, Le document comptable, Réticence à rembourser le prêt, La gestion,
Comptabilité, La crise financière et économique, L’instabilité politique.

L’objet de cette étude était de ressortir la variable ou les variables cruciales qui
expliquent le pourquoi du non accès au financement des certaines PME au près d’une banque
commerciale. Pour arriver à atteindre cet objectif, nous avons recouru à diverses méthodes et
techniques de collecte et traitement des données. La méthode qualitative, L’entretien,
l’échantillonnage, la recherche documentaire et le questionnaire d’enquête ont été utilisés
pour collecter les données, la méthode d’analyse de contenu, le diagramme d’ISHIKAWA, le
5 POURQUOI, le diagramme de PARETO, ont été utilisées pour le traitement.

Il est évidemment que ce travail regorge des limites que nous avons regroupées en
limites théoriques, empiriques et méthodologiques. Ces limites nous conduisent à ouvrir des
nouveaux horizons pour tout chercheur désireux de remettre en cause nos résultats ou
d’approfondir la question de la relation banque-entreprise et rationnement de crédit bancaire.
C’est ici que nous arrêtons cette investigation qui peut toujours reprendre cours par la suite.

Comme toute œuvre humaine, cette recherche n’est pas exemptée des défauts. Limites
de la recherche se résument sur trois plans théorique, empirique et méthodologique.

Sur le plan théorique, il convient de signaler que, la théorie de l’agence, Théorie


financière et éléments de risque chez les PME, La théorie de l’asymétrie d’information et la
prise de risque, ne sont pas les seules approches théoriques susceptibles d’expliquer Sur le
plan empirique, notre travail s’arrête à dégager les facteurs explicatifs du rationnement du
crédit bancaire dans la relation avec les PME.

Enfin sur le plan méthodologique, nous aurions pu employer d’autres méthodes et


techniques de collecte ainsi que de traitement des données.
58

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62
63

ANNEXES
QUESTIONNAIRE
Bonjour mes Dames et Monsieur, ce questionnaire fait partie d’une étude sur terrain
dans le cadre de mon mémoire de bac, portant sur l relation banque entreprises et le
rationnement de crédit, son objectif est de comprendre pourquoi les banques n'accorde pas le
crédit aux PMP. Ce questionnaire est destiné aux agents de des banques, vos réponses sont
confidentielles et purement académique. Votre coopération dans cette enquête est la plus
importante et sera beaucoup appréciée.

PROFIL DE REPONDANT

SEXE HOMME FEMME


AGE
25 à 40 ans 40 à 50 ans plus de 50 ans
Quelle est votre fonction au sein de l’entreprise ?
Directeur financier
1. Est -il important de remplir tous les documents et conditions pour être financé par
les banques?
……………………………………………………………………………………..
2. Quelles sont les modalités des PME ?

…………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………….

3. Pourquoi les banques trouvent que la comptabilité des PME n'est pas fiable ?
………………………………………………………………………………..........
4. Quels sont les facteurs qui explique les raisonnements de crédit bancaire dans la
relation banque entreprise?
……………………………………………………………………………………
5. pourquoi l'octroi de crédit des banques aux PME n'est pas facile ?
……………………………………………………………………………….........
6. Pourquoi existe-il l'asymétrie d'information entre les PME et les banques?
……………………………………………………………………………………

Merci beaucoup pour votre disponibilité !