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COMMUNICATION :

MODE D’EMPLOI
Préface 3

PRÉFACE
Avec la fin de l’interdiction totale du démarchage, l’enjeu de la
communication dans notre profession est celui de notre capacité à trouver
le bon équilibre entre une modernité imposée par notre société de
communication et des règles déontologiques qui préservent la dimension
collective de notre profession et impliquent un respect de la confraternité.

Entre une communication dynamique et un démarchage sauvage, il y a un


fossé que nous ne franchirons pas ! Il n’est pas question d’outrepasser les
limites de valeurs fondamentales qui ont fait la force de notre profession
et constitueront demain un avantage décisif sur des marchés
concurrentiels où notre profession a toute légitimité pour intervenir.

Alors que le monde change à une vitesse inédite, notre profession doit
intégrer la communication dans son système de valeurs afin de bénéficier
de son potentiel de dynamismes. Sans communication, l’évolution et la
modernisation de notre profession resteraient inconnues ; nos clients
ignoreraient l’étendue de notre offre de services et les multiples
compétences que nous mettons à leur disposition.

Avec son premier « Guide du marketing pour les cabinets », l’Ordre des
experts-comptables s’est engagé depuis 2012 sur la voie de la
communication afin d’aider l’ensemble des cabinets à intégrer les
technique modernes dans leur communication.

Le Conseil supérieur et les Conseils régionaux de l’Ordre sont à votre


disposition pour vous guider dans ce développement indispensable. Mais
nous serons particulièrement vigilants pour éviter tout comportement non
conforme à notre déontologie, ni digne de l’éthique qui prévaut au sein de
notre profession.

Entrons dans la modernité de notre société de la communication avec


enthousiasme et confiance, mais sachons raison garder dans l’intérêt
général de la profession.

Philippe Arraou
Président du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables

Communication : Mode d’emploi © CSO  Edition 2016


4 Communication : Mode d’emploi

PRÉFACE
Le monde change, les conditions de notre exercice professionnel
également. La réglementation qui nous est applicable en matière de
communication a considérablement évolué en dix ans.

En effet, nous sommes passés de l’interdiction totale de toute action de


communication à titre individuel à la libéralisation encadrée du
démarchage.

Le décret n° 2014-912 du 18 août 2014, en comblant le vide juridique


laissé par la suppression de l’interdiction totale du démarchage, permet
d’asseoir cette réglementation sur les deux fondamentaux suivants :
l’intérêt du public et le respect de notre déontologie.

L’intérêt du public est primordial : il ne sera respecté que si l’information


délivrée est utile et transparente, en ne comportant pas d’inexactitude et
en n’étant pas susceptible d’induire le public en erreur. Le respect de
notre déontologie, fondement de notre profession, contribue à la
reconnaissance de celle-ci auprès de tous les acteurs économiques. Ces
règles propres à notre profession s’intègrent à la réglementation de droit
commun applicable à tout professionnel.

Le but de ce guide est de vous fournir les règles applicables en la matière,


de favoriser les bonnes pratiques et de désamorcer toute communication
qui pourrait vous mettre en difficulté.

N’hésitez pas à consulter votre conseil régional pour toute question !

Ce document, dont la première version a été publiée en 2015, a été


enrichi par des exemples d’actions de communication ; ce sont ces actions
qui, dans le respect de nos règles déontologiques, contribueront à donner
l’image d’une profession moderne et dynamique.

Confraternellement,

Isabelle Siaux
Présidente de la Commission déontologie du Conseil supérieur
de l’Ordre des experts-comptables

Communication : Mode d’emploi © CSO  Edition 2016


Sommaire 5

SOMMAIRE
PREFACE................................................................. 3

PREFACE................................................................. 4

CHAPITRE 1 EVOLUTION DES TEXTES .............................. 7

1. Textes relatifs à la communication ....................................... 7

2. Texte relatif au démarchage ............................................... 8

CHAPITRE 2 ENCADREMENT DES ACTIONS DE


COMMUNICATION ET DEMARCHAGE ......................... 11
1. Au regard de la réglementation professionnelle..................... 11

2. Au regard du droit commun .............................................. 13

3. Pourquoi communiquer ? ................................................. 14

CHAPITRE 3 EXEMPLES D’ACTIONS DE COMMUNICATION ....... 16

CHAPITRE 4 OUTILS A VOTRE DISPOSITION SUR BIBLIORDRE .. 19

ANNEXE : CHARTE DE COMMUNICATION NUMERIQUE ..................... 21

PREAMBULE............................................................. 23

CONTENU............................................................. 25

1. Site internet de l’expert-comptable ................................... 27

2. Réseaux sociaux ............................................................. 29

3. Plateforme en ligne ........................................................ 30

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Chapitre 1 : Evolution des textes 7

CHAPITRE 1 EVOLUTION DES TEXTES

1. Textes relatifs à la communication

L’ordonnance n°2004-279 du 25 mars 2004, en modifiant l’article 23 de


l’ordonnance n°45-2138 du 19 septembre 1945, a autorisé l’ensemble des
professionnels inscrits au tableau de l’Ordre ou à sa suite à effectuer des
actions de communication à titre individuel : « Les conditions dans
lesquelles les membres de l’ordre, les associations de gestion et de
comptabilité et les conseils de l’ordre peuvent recourir à des actions de
promotion sont précisées par le décret mentionné à l’article 84 bis ».

Publié pour la première fois par le décret n°2007-1387 du 27 septembre


2007 (aujourd’hui abrogé), l’ancien code de déontologie des professionnels
de l’expertise comptable disposait en son article 12 :

« I. - Il est interdit aux personnes mentionnées à l’article 1er d’effectuer


toute démarche non sollicitée en vue de proposer leurs services à des
tiers.

Leur participation à des colloques, séminaires ou autres manifestations


universitaires ou scientifiques est autorisée dans la mesure où elles ne se
livrent pas, à cette occasion, à des actes assimilables à du démarchage.

II. - Les actions de promotion sont permises aux personnes mentionnées à


l’article 1er dans la mesure où elles procurent au public une information
utile. Les moyens auxquels il est recouru à cet effet sont mis en œuvre
avec discrétion, de façon à ne pas porter atteinte à l’indépendance, à la
dignité et à l’honneur de la profession, pas plus qu’aux règles du secret
professionnel et à la loyauté envers les clients et les autres membres de la
profession.

Lorsqu’elles présentent leur activité professionnelle à des tiers, par


quelque moyen que ce soit, les personnes mentionnées à l’article 1er ne
doivent adopter aucune forme d’expression qui soit de nature à
compromettre la dignité de leur fonction ou l’image de la profession.

Ces modes de communication ainsi que tous autres ne sont admis qu’à
condition que l’expression en soit décente et empreinte de retenue, que
leur contenu ne comporte aucune inexactitude ni ne soit susceptible
d’induire le public en erreur et qu’ils soient exempts de tout élément
comparatif ».

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8 Communication : Mode d’emploi

A la suite des arrêts rendus par la Cour de Justice de l’Union européenne


(CJUE) et le Conseil d’Etat en 2011, l’article 12-I a été annulé.

Seules les dispositions de l’article 12-II ont été reprises à l’article 152 du
code de déontologie promulgué par le décret n°2012-432 du 30 mars 2012.

Le décret n°2014-912 du 18 août 2014, qui encadre le démarchage, a


modifié l’article 152 du code qui dispose désormais :

« Les actions de promotion réalisées par les personnes mentionnées à


l’article 141 ont pour objet de procurer au public qu’elles visent une
information utile. Ces personnes ne peuvent proposer des services à des
tiers n’en ayant pas fait la demande que dans des conditions compatibles
avec les règles déontologiques et professionnelles d’exercice de leur
profession.

Les moyens auxquels il est recouru pour procéder à ces actions de


promotion ou de démarchage sont mis en œuvre avec discrétion, de façon
à ne pas porter atteinte à l’indépendance, à la dignité et à l’honneur de
la profession, pas plus qu’aux règles du secret professionnel et à la
loyauté envers les clients et les autres membres de la profession.

Lorsqu’elles présentent leur activité professionnelle à des tiers, par


quelque moyen que ce soit, les personnes mentionnées à l’article 141 ne
doivent adopter aucune forme d’expression qui soit de nature à
compromettre la dignité de leur fonction ou l’image de la profession.

Ces modes de communication ainsi que tous autres ne sont admis qu’à
condition que l’expression en soit décente et empreinte de retenue, que
leur contenu ne comporte aucune inexactitude ni ne soit susceptible
d’induire le public en erreur et qu’ils soient exempts de tout élément
comparatif ».

2. Texte relatif au démarchage

L’ancien code de déontologie publié en 2007 interdisait aux professionnels


en son article 12-I « d’effectuer toute démarche non sollicitée en vue de
proposer leurs services à des tiers ».

Aucune définition précise de ces démarches n’étant apportée par les


textes, les instances ordinales les avaient définies comme « le fait d’offrir
de manière personnalisée et/ou chiffrée ses services à une personne qui
ne les a pas sollicités ».

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Chapitre 1 : Evolution des textes 9

A la suite d’une question préjudicielle, posée dans le cadre d’un


contentieux devant le Conseil d’Etat, la CJUE a jugé l’article 12-I contraire
à la directive du 12 décembre 2006 relative aux services dans le marché
intérieur, car interdisant de manière totale le démarchage, et l’a annulé
par un arrêt rendu le 5 avril 2011.

La Cour a en effet considéré que cette interdiction était conçue de


manière large, et constituait une interdiction totale des communications
commerciales, prohibée par l’article 24, paragraphe 1, de la directive
services.

Tenu par l’arrêt rendu par la CJUE, le Conseil d’Etat a annulé par un arrêt
du 22 juin 2011 l’article 12-I : « Le point I de l’article 12 du code de
déontologie (…) qui prohibe toute activité de démarchage des experts-
comptables, quels que soient sa forme, son contenu et les moyens
employés, est illégal ».

Dès l’annulation des dispositions de l’article 12-I, le Conseil supérieur de


l’Ordre des experts-comptables a proposé à la Tutelle la rédaction de
nouvelles dispositions permettant d’encadrer le démarchage.

La décision de la CJUE laissait en effet la possibilité aux Etats membres de


l’Union européenne de prévoir des interdictions relatives au contenu ou
aux modalités des communications commerciales pour les professions
réglementées, pour autant que les règles édictées soient justifiées et
proportionnées aux fins d’assurer notamment l’indépendance, la dignité et
l’intégrité de la profession ainsi que le secret professionnel nécessaire lors
de l’exercice de celle-ci.

L’arrêt rendu par la CJUE a par ailleurs influencé la règlementation


d’autres professions réglementées dans ce domaine, en France comme à
l’étranger.

Citons à titre d’exemple celle relative aux avocats qui, depuis la


publication de la loi n°2014-344 du 17 mars 2014 relative à la
consommation, a supprimé l’interdiction d’adresser toute offre de service
personnalisée à un client potentiel, et autorisé de fait le démarchage aux
avocats.

Le décret n°2014-1251 du 28 octobre 2014, relatif aux modes de


communication des avocats, a modifié l’article 15 du décret n°2005-790 du
12 juillet 2005, relatif aux règles de déontologie de la profession d’avocat.

La publicité et la sollicitation personnalisée des avocats sont permises dans


le respect des principes essentiels de la profession. Il est précisé que la
sollicitation personnalisée doit prendre la forme d’un message exclusif de

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10 Communication : Mode d’emploi

toute démarche physique ou téléphonique (articles 10.1 et suivants du RIN


de la profession d’avocat).

Nouveauté 2016 : l’article 3 de la loi n°2016-1547 de modernisation de la


justice du XXIème siècle du 18 novembre 2016 autorise plusieurs
professions réglementées, dont les experts-comptables, à recourir à la
sollicitation personnalisée, notamment par voie numérique, et à proposer
des services en ligne. Les conditions d’application, garantissant le respect
des règles déontologiques, en seront détaillées par décret.

De même, l’article 66-4 de la loi n°71-1130 du 31 décembre 1971 indique


que l’interdiction d’effectuer du démarchage pour des missions juridiques
(consultation et rédaction d’actes sous seing privé) ne s’applique pas aux
experts-comptables, soumis à l’article 3 de la loi du 18 novembre 2016.

Les décisions de la CJUE et du Conseil d’Etat ont entraîné un glissement de


philosophie juridique dans le domaine de l’encadrement du démarchage.

Celui-ci était conçu par le passé en termes de prévention sur la base de


conduites et de pratiques des professionnels pouvant léser les intérêts des
clients ou adhérents clairement interdits ex ante.

L’évolution réglementaire a conduit à un mécanisme plus libéral, basé sur


des principes généraux à respecter par les professionnels selon leur
jugement individuel et contrôlé a posteriori sur la base des pratiques
réalisées.

L'article 152 répond donc à l’objectif principal d’assurer la protection des


clients, adhérents ou tiers, qui pourraient être victimes de pratiques
contraires aux règles déontologiques ou aux usages professionnels fixés par
le code de déontologie.

Les professionnels peuvent donc engager des actions de communication à


l’égard de leurs clients ou prospects.

Ces opérations de promotion sont néanmoins encadrées par un certain


nombre de règles et principes généraux constants en matière de
communication et de déontologie.

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Chapitre 2 : Encadrement des actions de communication 11

CHAPITRE 2 ENCADREMENT DES ACTIONS


DE COMMUNICATION ET DEMARCHAGE

1. Au regard de la réglementation professionnelle

Le professionnel doit garder à l’esprit, lorsqu’il entreprend une action de


communication à l’égard de tiers, qu’il est responsable de l’image qu’il
donne de la profession d’expert-comptable, de la dignité qui s’y attache,
et qu’il doit procurer au public une information utile.

Conformément aux limitations indiquées à l’article 152, toute action de


communication :
• doit être mise en œuvre avec discrétion, de façon à ne pas porter
atteinte à l’indépendance, à la dignité, à l’honneur, à l’image de la
profession ;
• son expression doit être décente et empreinte de retenue ;
• ne doit comporter aucune inexactitude ;
• ne doit pas être susceptible d’induire le public en erreur ;
• doit être exempte de tout élément comparatif.

Ainsi, sous réserve que leur contenu respecte les conditions ci-dessus, sont
autorisées à ce jour les actions de communication non exhaustives
suivantes :
• panneau publicitaire ;
• article dans un journal ;
• publicité dans la presse écrite ou orale ;
• site internet ;
• sponsoring ;
• e-mailing1 ;

1
A noter la législation en matière d’e-mailing (article L. 34-5 du Code des postes et des communications
électroniques) :
- pour les adresses mails personnelles, le particulier doit clairement comprendre qu'il s'agit d'une publicité
et pouvoir identifier l'émetteur. Il ne doit recevoir des publicités par e-mail que s'il a donné son
consentement. La prospection est interdite si le professionnel utilise « les coordonnées d'une personne
physique, abonné ou utilisateur, qui n'a pas exprimé préalablement son consentement à recevoir des
prospections directes par ce moyen. ». Par ailleurs, il faut que l'adresse e-mail de la personne prospectée

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12 Communication : Mode d’emploi

• envoi de courrier ;
• référencement par une société commerciale non inscrite à l’Ordre ;
• référencement par une centrale d’achat, un réseau, un groupe ;
• réseaux sociaux…

L’article 152 du code autorise la proposition de services à des tiers ne


l’ayant pas sollicitée au préalable, dans des conditions compatibles avec
les règles déontologiques et professionnelles d’exercice.

Parmi ces règles figurent bien évidemment le code de déontologie, la


réglementation anti-blanchiment ainsi que les normes professionnelles
dont la norme NPMQ.

Les dispositions relatives à l’acceptation et au maintien des missions,


notamment en termes de prise de connaissance de l’entité et
d’identification des besoins du client, ne permettent ainsi pas de
communiquer sur des honoraires déjà déterminés/fixes. Un devis peut en
revanche être effectué en ligne en fonction des premiers éléments
apportés par le prospect.

Les professionnels peuvent, en cas de doute ou interrogations, consulter au


préalable leur conseil régional.

Sur la forme, la charte graphique éditée par le Conseil supérieur doit être
respectée lors de l’utilisation du logo de l’Ordre (différents éléments
téléchargeables à insérer sur les supports de communication sont
disponibles sous :

http://www.experts-
comptables.fr/sites/default/files/asset/document/logo_charte_ec_2010.p
df)

soit recueillie directement auprès d'elle, dans le cadre d'une vente ou d'une prestation de services qui
concerne des produits ou services analogues à ceux qui font l'objet de la prospection.
- pour les adresses mails professionnelles, cette autorisation n'est pas nécessaire si le message publicitaire
est en rapport avec la profession.
Dans tous les cas, la possibilité de se désinscrire du fichier d'adresses doit être offerte.
La loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 impose la déclaration auprès de la CNIL des fichiers
d'adresses e-mail et une collecte "loyale" des adresses. Est considérée comme déloyale la collecte des
adresses dans les chats, forums, listes de diffusion, annuaires, sites web sans que les personnes concernées
n'en aient connaissance.

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Chapitre 2 : Encadrement des actions de communication 13

2. Au regard du droit commun

Les règles de droit commun relatives aux pratiques commerciales


s’appliquent à l’expert-comptable en tant que professionnel délivrant une
prestation de services.

La directive du 11 mai 2005, relative aux pratiques commerciales


déloyales, définit les pratiques commerciales de la façon suivante : « toute
action, omission, conduite, démarche ou communication commerciale, y
compris la publicité et le marketing, de la part d’un professionnel, en
relation directe avec la promotion, la vente ou la fourniture d’un produit
au consommateur ».

Le Code de la consommation réprime les pratiques commerciales déloyales


(article L 121-1). Une pratique commerciale est déloyale lorsqu'elle est
contraire aux exigences de la diligence professionnelle et qu'elle altère, ou
est susceptible d'altérer de manière substantielle, le comportement
économique du consommateur normalement informé et raisonnablement
attentif et avisé à l'égard d'un bien ou d'un service.

Parmi ces pratiques figurent les pratiques commerciales trompeuses


(invocables par un professionnel ou un consommateur2) ainsi que les
pratiques commerciales agressives (invocables uniquement par un
consommateur).

Les pratiques commerciales trompeuses sont celles par exemple :


• qui reposent sur des indications fausses ou de nature à induire en
erreur portant notamment sur le service en lui-même, sur son prix, son
procédé de vente, ou sur les qualités du professionnel (etc., cf. articles
121-2 et L 121-3) ;
• qui créent une confusion avec un autre service, une marque, un nom
commercial, ou un autre signe distinctif d'un concurrent ;
• qui ont pour objet d’affirmer qu'un professionnel ou qu'un service a
été agréé, approuvé ou autorisé par un organisme public ou privé alors

2
Depuis l’ordonnance du 14 mars 2016, entrée en vigueur le 1er juillet 2016, l’article liminaire du Code de
la consommation définit les notions suivantes :
- consommateur : toute personne physique qui agit à des fins qui n'entrent pas dans le cadre de son activité
commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole ;
- non-professionnel : toute personne morale qui agit à des fins qui n'entrent pas dans le cadre de son
activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole ;
- professionnel : toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui agit à des fins entrant dans le
cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole, y compris lorsqu'elle agit
au nom ou pour le compte d'un autre professionnel.

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14 Communication : Mode d’emploi

que ce n'est pas le cas, ou de ne pas respecter les conditions de


l'agrément, de l'approbation ou de l'autorisation reçue.
Les pratiques commerciales agressives sont celles par exemple qui, du fait
de sollicitations répétées et insistantes ou de l'usage d'une contrainte
physique ou morale, et compte tenu des circonstances qui l'entourent :
• altèrent ou sont de nature à altérer de manière significative la liberté
de choix d'un consommateur ;
• vicient ou sont de nature à vicier le consentement d'un
consommateur ;
• entravent l'exercice des droits contractuels d'un consommateur
(article L 121-6).
A noter que sont visées les pratiques mises en œuvre ou qui produisent
leurs effets en France, ce qui permet d’appliquer le texte à des pratiques
provenant de l’étranger.

Ces pratiques constituent des délits punis de deux ans d’emprisonnement


et d’une amende (pouvant aller jusqu’à 300 000 euros). Une peine
complémentaire d’interdiction d’exercer une activité peut être prononcée.

Ainsi, en cas de manquement en termes de communication, les juridictions


disciplinaires ordinales et/ou de droit commun peuvent être saisies par
toute personne ayant intérêt à agir.

A noter : la loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une République


numérique a modifié l’article L 111-7 du Code de la consommation en
obligeant les opérateurs de plateforme en ligne, susceptibles notamment
de mettre en relation des experts-comptables avec de potentiels clients
(dépassant un seuil de nombre de connexions qui sera fixé par décret) à
délivrer aux consommateurs une information loyale, claire et transparente
notamment sur les modalités de référencement des services. Un décret en
détaillera les modalités d’application.

Les limites ou contraintes apportées par ces réglementations ne doivent


pas occulter le fait que dans une très large mesure, les actions de
communication sont autorisées, les exceptions étant celles ne respectant
pas les textes.

3. Pourquoi communiquer ?

La communication est une démarche positive d’adaptation aux mutations


de l’environnement professionnel y compris culturel et technologique.

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Chapitre 2 : Encadrement des actions de communication 15

Elle doit être effectuée après un état des lieux lucide mais optimiste et
une réflexion sur son offre de services ; les actions décidées
précipitamment sont contreproductives (déception/ressources gaspillées).

Ces actions doivent en effet s’inscrire dans une démarche marketing


réfléchie, qui place la satisfaction-clients au cœur des choix, avec un plan
de communication prédéterminé.

Les termes du serment des experts-comptables « Science Conscience


Indépendance » sont le socle de la confiance forte des clients et
constituent également un atout concurrentiel. La déontologie et l’éthique
doivent être considérées comme des gages plutôt que des contraintes.

C’est ainsi que les conséquences de chaque action de communication


doivent être mesurées ; tous les professionnels sont les garants de la
marque Expert-Comptable.

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16 Communication : Mode d’emploi

CHAPITRE 3 EXEMPLES D’ACTIONS DE COMMUNICATION

Les exemples ci-après sont communiqués à titre indicatif. L’appréciation


souveraine de leur conformité avec les textes dépend des circonstances
propres à chaque cas et relève des juges saisis le cas échéant.

Une société d’expertise comptable peut-elle envoyer des e-mails pour


proposer ses services à des entreprises non clientes ?

 Oui, dès lors que le contenu et l’envoi de ces e-mails respectent les
règles déontologiques et professionnelles (notamment pas
d’informations fausses ou de nature à induire en erreur le public).

Un expert-comptable peut-il demander à ses clients d’en parrainer de


nouveaux ?

 Oui. Le parrainage de nouveaux clients par des clients actuels, qui


est une forme de communication commerciale au sens de la
directive 2006/123, est une pratique autorisée à l’expert-
comptable.

La valeur et la nature des cadeaux éventuellement offerts aux


nouveaux et actuels clients ne sont pas pris en considération (sauf
atteinte évidente à l’image de la profession).

Cette pratique doit être pratiquée dans le respect des règles


déontologiques, dont le maintien du choix pour l’expert-comptable
d’accepter ou de refuser la mission.

Un expert-comptable peut-il se faire référencer par une société


commerciale non inscrite à l’Ordre ?

 Oui.

Une société d’expertise comptable peut-elle demander à un prestataire


externe de recourir au démarchage téléphonique pour trouver de
nouveaux clients ?

 Oui. Le démarchage téléphonique par un prestataire extérieur pour


le compte d’un expert-comptable est autorisé, sous réserve du
respect des textes.

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Chapitre 3 : Exemples d’actions de communication 17

Le contenu d’une communication orale étant difficilement


maîtrisable, il est recommandé aux experts-comptables d’insérer
dans tout contrat de prestation une clause obligeant le prestataire
à respecter les règles déontologiques imposées aux experts-
comptables en matière de communication.

En cas de manquement à ces règles par le prestataire, l’expert-


comptable doit se ménager contractuellement la possibilité de
résilier le contrat, et engager éventuellement la responsabilité
contractuelle de son prestataire.

L’expert-comptable demeure en revanche responsable


déontologiquement de tout manquement en matière de
communication qui serait faite pour son compte.

Un expert-comptable peut-il faire des affiches mentionnant qu’il est


spécialiste dans le secteur des métiers de coiffure ?

 Non. Il s’agit d’une mention qui n’est pas sanctionnée par un


diplôme, ni vérifiable objectivement par des critères prédéterminés.
Elle est donc susceptible d’induire le public en erreur.

Un cabinet d’expertise comptable peut-il indiquer dans une publicité


qu’il fait partie du 1er réseau de conseil et d’expertise comptable ?

 Non. Il s’agit d’un élément comparatif interdit par l’article 152,


alinéa 4, du code de déontologie.

Un expert-comptable peut-il inviter des entreprises à une réunion


d’information avec une consultation gratuite ?

 Oui.

Une société d’expertise comptable peut-elle mentionner dans ses


documents commerciaux qu’elle est « certifiée » ?

 Non. L’Ordre ne propose pas de certification ; cette mention est


susceptible d’induire le public en erreur.

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18 Communication : Mode d’emploi

Un expert-comptable peut-il adresser un courrier proposant ses


services dans le cas où « Votre Expert-comptable ne vous donne pas
entière satisfaction » ?

 Non. Cette mention est susceptible de porter atteinte à la


confraternité et à la loyauté entre confrères.

Un expert-comptable peut-il axer sa communication sur le changement de


professionnel et/ou sur sa facilité pour le faire (« le cabinet réalise pour
vous toutes les démarches liées à votre arrivée chez nous ») ?

 Non. Cette communication porte atteinte à la confraternité.

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Annexe 19

CHAPITRE 4 OUTILS A VOTRE DISPOSITION


SUR BIBLIORDRE

Exercice professionnel et déontologie (octobre 2016)

Recueil de 20 pratiques innovantes (octobre 2014)

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20 Communication : Mode d’emploi

Guide du marketing pour les cabinets (septembre 2015)


Annexe 21

ANNEXE : CHARTE DE
COMMUNICATION
NUMÉRIQUE

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Préambule 23

PREAMBULE
Cette charte, n’étant pas visée par un texte de la profession, n’a pas de
caractère obligatoire ni contraignant.

Elle ne constitue ni une norme, ni un commentaire de norme, mais une


aide apportée aux professionnels afin que leurs actions de communication
soient effectuées dans le respect de la déontologie à laquelle ils sont
soumis.

La présente charte est applicable aux experts-comptables, aux sociétés


d’expertise comptable, aux succursales d’expertise comptable et aux
associations de gestion et de comptabilité.

L’article 152 du code de déontologie dispose :

« Les actions de promotion réalisées par les personnes mentionnées à


l’article 141 ont pour objet de procurer au public qu’elles visent une
information utile. Ces personnes ne peuvent proposer des services à des
tiers n’en ayant pas fait la demande que dans des conditions compatibles
avec les règles déontologiques et professionnelles d’exercice de leur
profession.

Les moyens auxquels il est recouru pour procéder à ces actions de


promotion ou de démarchage sont mis en œuvre avec discrétion, de façon
à ne pas porter atteinte à l’indépendance, à la dignité et à l’honneur de
la profession, pas plus qu’aux règles du secret professionnel et à la
loyauté envers les clients et les autres membres de la profession.

Lorsqu’elles présentent leur activité professionnelle à des tiers, par


quelque moyen que ce soit, les personnes mentionnées à l’article 141 ne
doivent adopter aucune forme d’expression qui soit de nature à
compromettre la dignité de leur fonction ou l’image de la profession.

Ces modes de communication ainsi que tous autres ne sont admis qu’à
condition que l’expression en soit décente et empreinte de retenue, que
leur contenu ne comporte aucune inexactitude ni ne soit susceptible
d’induire le public en erreur et qu’ils soient exempts de tout élément
comparatif ».

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Contenu 25

CONTENU
CONTENU............................................................. 25

1. SITE INTERNET DE L’EXPERT-COMPTABLE ................. 27

1.1. Principes généraux ......................................................... 27

1.2. Contenu ....................................................................... 27

1.3. Devoir de discrétion ........................................................ 28

1.4. Liens hypertextes et bandeaux publicitaires ......................... 28

2. RESEAUX SOCIAUX............................................. 29

2.1. Principes généraux ......................................................... 29

2.2. Contenu ....................................................................... 29

2.3. Devoir de discrétion ........................................................ 30

3. PLATEFORME EN LIGNE ....................................... 30

3.1. Principes généraux ......................................................... 30

3.2. Le référencement .......................................................... 31

3.3. Mise en relation prospect/expert-comptable ......................... 31

3.4. Environnement de la plateforme en ligne ............................ 32

Communication : Mode d’emploi © CSO  Edition 2015


Contenu 27

1. Site internet de l’expert-comptable

1.1. Principes généraux

Le site internet professionnel de l’expert-comptable s’apparente à une


action de communication. Il est donc soumis aux dispositions de l’article
152 du code de déontologie des experts-comptables, qui s’applique quel
que soit le support utilisé.

1.2. Contenu

Conformément à l’article 152 du code précité, les actions de


communication sont autorisées aux experts-comptables dans la mesure où :
• elles procurent une information utile au public ;
• leur mise en œuvre respecte les principes essentiels de la profession ;
• leur contenu ne comporte aucune inexactitude, n’est pas susceptible
d’induire le public en erreur et est exempt de tout élément
comparatif ;
• leur contenu ne contient, de manière générale, aucune mention
contraire à la loi.
Les moyens de communication auxquels il peut être recouru doivent être
mis en œuvre de façon notamment à ne pas porter atteinte aux règles du
secret professionnel et à la loyauté envers les clients ; parmi ces règles
figure le devoir de discrétion.

Le contenu du site internet est donc libre, sous les réserves précédemment
citées.

La création d’un site internet n’a pas à faire l’objet d’une déclaration ou
d’une validation préalable auprès de l’Ordre.

L’attention des professionnels est attirée sur la rédaction des mentions


légales devant figurer sur tout site internet (obligation prescrite par
l’article 6 III de la loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans
l’économie numérique).

Doivent ainsi figurer sur le site internet :

- la dénomination et la raison sociale du cabinet ;


- l’adresse du siège social ;

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28 Communication : Mode d’emploi

- les coordonnées postales, téléphoniques et électroniques ;


- les nom et coordonnées du directeur de publication du site ;
- les nom, raison sociale et coordonnées de l’hébergeur du site.

L’expert-comptable doit également s’assurer d’avoir effectué les


déclarations obligatoires auprès de la Commission nationale de
l'informatique et des libertés (CNIL).

Une déclaration CNIL est ainsi obligatoire en cas de traitement par


l’expert-comptable de données personnelles3 (article 22 de la loi n° 78-17
du 6 janvier 1978). Constitue un traitement de données personnelles toute
opération portant sur des données personnelles, quel que soit le procédé
utilisé. Le fait par exemple d’enregistrer, d’organiser, de conserver, de
modifier, de rapprocher avec d'autres données ou de transmettre des
données personnelles constitue un traitement.

Le non-respect de cette obligation est sanctionné pénalement (articles


226-16 et suivants du Code pénal).

1.3. Devoir de discrétion

Les noms des clients ou adhérents ne doivent pas être divulgués sans leur
accord exprès préalable. Il n’est donc pas possible de faire figurer leurs
noms sur un site internet, sauf à avoir recueilli leur accord pour ce faire.

1.4. Liens hypertextes et bandeaux publicitaires

Il est recommandé à l’expert-comptable de veiller à ce que les liens


hypertextes et les bandeaux publicitaires figurant sur son site internet ne
portent pas atteinte aux dispositions de l’article 152.

3
Donnée à caractère personnel : « toute information relative à une personne physique identifiée ou qui
peut être identifiée, directement ou indirectement, par référence à un numéro d'identification ou à un ou
plusieurs éléments qui lui sont propres. Pour déterminer si une personne est identifiable, il convient de
considérer l'ensemble des moyens en vue de permettre son identification dont dispose ou auxquels peut
avoir accès le responsable du traitement ou toute autre personne » (article 2 de la loi du 6 janvier 1978).

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Contenu 29

2. Réseaux sociaux

2.1. Principes généraux

Les réseaux sociaux peuvent être définis comme l’ensemble des sites
internet permettant d’échanger et de se constituer un réseau de
connaissances personnelles ou professionnelles et de fournir à ses membres
des outils d’interaction (exemples : LinkedIn, Facebook, Twitter…).

La présence d’un expert-comptable, en cette qualité, sur un réseau social,


s’apparente à une action de communication. Elle est soumise de ce fait
aux règles en la matière, et notamment à l’article 152 du code de
déontologie.

Même lorsqu’il communique à titre personnel, et non es qualité, l’expert-


comptable doit respecter l’article 144 du code de déontologie et
s’abstenir, « même en dehors de l’exercice de la profession, de tout acte
ou manœuvre de nature à déconsidérer celle-ci ».

2.2. Contenu

Conformément à l’article 152 du code précité, les actions de


communication sont autorisées aux experts-comptables dans la mesure où :
• elles procurent une information utile au public ;
• leur mise en œuvre respecte les principes essentiels de la profession ;
• leur contenu ne comporte aucune inexactitude, n’est pas susceptible
d’induire le public en erreur et est exempt de tout élément
comparatif ;
• leur contenu ne contient, de manière générale, aucune mention
contraire à la loi.
Les moyens de communication auxquels il peut être recouru doivent être
mis en œuvre de façon notamment à ne pas porter atteinte aux règles du
secret professionnel et à la loyauté envers les clients ; parmi ces règles
figure le devoir de discrétion.

La création d’un profil ou l’adhésion à un réseau social n’a pas à faire


l’objet d’une déclaration ou d’une validation préalable auprès de l’Ordre.

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30 Communication : Mode d’emploi

2.3. Devoir de discrétion

Les noms des clients ou adhérents ne doivent pas être divulgués sans leur
accord exprès préalable. Il n’est donc pas possible de faire figurer leurs
noms sur un réseau social, sauf à avoir recueilli leur accord pour ce faire.

3. Plateforme en ligne

3.1. Principes généraux

La loi pour une République numérique du 7 octobre 2016 a étendu la


définition de la notion de plateforme en ligne à l’article L 111-7 du Code
de la consommation afin de tenir compte des différentes activités des
plateformes en ligne existantes à ce jour.

Est ainsi qualifiée d’opérateur de plateforme en ligne « toute personne


physique ou morale proposant, à titre professionnel, de manière
rémunérée ou non, un service de communication au public en ligne
reposant sur le classement ou le référencement, au moyen d'algorithmes
informatiques, de contenus, de biens ou de services proposés ou mis en
ligne par des tiers, ou la mise en relation de plusieurs parties en vue de la
vente d’un bien, de la fourniture d’un service ou de l’échange ou du
partage d’un contenu, d’un bien ou d’un service ».

Les opérateurs de plateforme doivent élaborer et diffuser aux


consommateurs des bonnes pratiques visant à renforcer des obligations de
clarté et de loyauté (décret d’application à venir).

Ces opérateurs, n’ayant pas pour objet social l’expertise comptable, ne


sont pas inscrits à l’Ordre et ne sont donc pas soumis aux règles de la
profession en la matière. Aucune poursuite fondée sur les textes relatifs à
la profession ne peut donc être engagée à l’encontre de ces sociétés par
l’Ordre.

Il est ainsi recommandé aux experts-comptables d’insérer dans tout


contrat de partenariat une clause obligeant le prestataire à respecter les
règles déontologiques imposées à l’expert-comptable en matière de
communication.

En cas de manquement à ces règles par le prestataire, l’expert-comptable


doit se ménager contractuellement la possibilité de résilier le contrat, et
engager éventuellement la responsabilité contractuelle de son prestataire.

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Contenu 31

L’expert-comptable demeure en revanche responsable déontologiquement


de tout manquement en matière de communication qui serait faite pour
son compte.

3.2. Le référencement

Le référencement consiste soit dans l'inscription du site web du


professionnel dans les moteurs de recherche et les annuaires (= indexation)
qui vont le « référencer » dans leurs pages de résultats, soit dans
l'ensemble des actions et techniques visant à améliorer la position du site
internet dans ces résultats de recherche (= positionnement) et à en
optimiser la visibilité. Il s’apparente à une action de communication
personnelle.

Il est recommandé au professionnel d’assurer une veille internet pour


contrôler tout référencement qu’il n’aurait pas expressément autorisé, et
de vérifier que le référencement effectué est conforme aux principes qui
régissent la profession.

Il est à noter que le référencement devra respecter les exigences de la loi


n°78-17 du 6 janvier 1978, dite « loi informatique et libertés ». L’expert-
comptable devra pouvoir exercer son droit d’accès concernant ses données
à caractère personnel et s’informer notamment du type de données
enregistrées, de l’origine et des destinataires des données et des éventuels
transferts de ces informations vers des pays n’appartenant pas à l’Union
Européenne (article 39 de la loi du 6 janvier 1978). Il pourra également
exiger du responsable d'un traitement que soient « rectifiées, complétées,
mises à jour, verrouillées ou effacées les données à caractère personnel le
concernant, qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées, ou
dont la collecte, l'utilisation, la communication ou la conservation est
interdite » (article 40 de la loi du 6 janvier 1978).

3.3. Mise en relation prospect/expert-comptable

Des plateformes en ligne peuvent également mettre en contact des


experts-comptables avec des tiers en fonction de la demande de ces
derniers.

Ainsi, afin de respecter notamment l’article 152 du code de déontologie,


l’expert-comptable doit veiller dans ce cadre à :

- Proposer uniquement des missions conformes à l’ordonnance du 19


septembre 1945 ;
- Etre l’utilisateur unique du logo expert-comptable.

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32 Communication : Mode d’emploi

Toute publication concernant l’expert-comptable doit se faire sous son


contrôle et sa responsabilité.
L’expert-comptable doit être en mesure de vérifier que la déontologie
professionnelle est bien respectée par l’opérateur.

Afin de respecter le secret professionnel et le devoir de discrétion


auxquels l’expert-comptable est tenu, il doit s’assurer que les informations
du client recueillies dans le cadre de cette mise en relation ne sont pas
accessibles à l’opérateur de plateforme en ligne.

3.4. Environnement de la plateforme en ligne

Le professionnel est également invité à veiller à la qualité des différents


prestataires présents sur le site de référencement, et à la nature des
prestations proposées.

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