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Bermond

Michel

Nicolas Machiavel née à Florence en Italie en 1489 fut un penseur italien de la Renaissance et un
homme politique.Il reçut une éducation humaniste et fit des études de Droit.
Il est connu pour la rédaction d'oeuvres telles que la mandragore ou discours sur la premiere
décade de Tite-live.L extrait présentement etudié provient d ailleurs de cette oeuvre que Machiavel
commença à rédiger à la suite de la conjuration formentée par Pier Paolo Boscoli et à laquelle il fut
soupçonné d'avoir participé.A cette epqoue Les Médicis sont de retour de pouvoir à Florence et
l'Italie est morcellé en plusieurs états.Machiavel rêve d'une Italie unifiée dans laquelle la stabilité et
la paix seraient garanties par un état fort.
Dans cette oeuvre qu'il adresse probablement aux léttrés d'Italie et plus particulièrement aux
monarques dont les Médicis,Machiavel présente L'Eglise de Rome comme responsable du
morcellement italien.
Comment Machiavel présente t-il la faiblesse des etats italiens?
Nous étudierons d'une part l'utilité que donne Machiavel à la religion en général.D'autre part nous
éxaminerons les maux de l'Eglise en ce XVIe siècle.Enfin nous procèderons à l'analyse de l'Italie et
sa faiblesse à cette époque.

I L'Eglise entre idéal et réalité


A)Un principe d'unité théorique dû à la religion
Machiavel présente la religion comme un gage d'unité et de stabilité d'un peuple.
En effet un peuple uni dans une même croyance empêche des guerres civiles ou de religion.
Machiavel s'il ne critique pas la religion d'un point de vue personnel,ne s'intéresse pas véritablement
à sa légitimité(l10) mais estime qu'un etat avec plusieurs cultes ne saurait être autrement que
morcellé et amènerait indubitablement des conflits(l4).De ce point de vue il ne se positionne pas
pour la création d'une nouvelle Eglise étant donné que l'italie est entièrement chrétienne.
Le culte concoure donc à l'unité du peuple mais également à l'unité de l'Etat lui même.

B)Une Eglise viciée


Machiavel insiste que les fondements et principes originaux de l'Eglise sont maintenant altérés.Ces
altérations se propagent aux autres pays catholiques voisins et l'Eglise et des hérésies apparaissent
dans les pays catholiques.(l16)
Machiavel condamne l'activité de l'Eglise a la manière d'autres tels Erasme ou Luther,il porte un
jugement critique insinuant que cette dernière ne réalise plus son devoir.(l19)
Machiavel se pose également en prédicateur et annonce pour un futur proche des difficulté sans
précedent voir la dissolution de l'Eglise de Rome car cette dernière n'arrive plus à controler la
pratique du culte chez les fidèles et de même les curés ne sont pas assez bien formés.
De même l'argent et le pouvoir semble devenir le maître mot de l'Eglise de Rome.

II L'Eglise de Rome source de maux

A)Detachement de L'Eglise et des fidèles


La Cour de Rome est présentée par Machiavel comme un symbole de décadence.Il insiste sur le
caractère désordoné et présente la Cour de Rome tel un foyer infectieux qui a par son attitude et son
détachement des fidèles perdu sa crédibilité envers ces derniers(L23).
Machiavel tient responsable l'Eglise et les pretres du manque de crédibilité du catholicisme et pense
que la mauvaise application de la religion par l'Eglise de Rome a gangrainé les Eglise des pays
voisins.S'il annonce que l'absence de religion est synonyme de tous les vices,c'est simplement car
désormais l'Eglise a perdu le lien affectif avec les croyants et que désormais ces derniers ne savent
plus vers qui se tourner.Ainsi se constituent les hérésies.
B)L'Eglise de Rome une image gangréneuse

Machiavel annonce clairement des lignes 49 à 51 que l'Eglise est un fléau et que cette dernière
concoure à la désorganisation non pas seulement du culte mais également des etats.
Machiavel associe l'Eglise de Rome avec la Suisse considérée comme la plus fidèles aux anciennes
moeurs et propose une experience dans laquelle il assure que le vice de l'Eglise de Rome viendrait à
bout de n'importe quel etat ou systême politique.
Machiavel apporte une image corrompue,sectaire de la Cour de Rome et dénonce les pratiques et les
intrigues qui s'y trouvent.Pour conclure l'Eglise de Rome s'est détachée de tous ses fondements et ne
vit désormais que pour elle même et non plus pour guider les fidèles.
Machiavel s'oppose catégoriquement au principe que la présence du pape et de la
Cour de Rome aient une quelconque influence sur la prospérité italienne, au contraire il affirme que
cette propérrité est même entravée par l'Eglise de Rome et que les italiens seuls sont à l'origine du
renouveau culturel(L 20-3).

III Situation italienne au XVIe siècle

A)La volonté de Machiavel pour l'Italie


Machiavel recherche les moyens de parvenir à une véritable Italie unifiée sous un même régime
républicain. Pour lui, les guerres intestines et le poids écrasant de l'autorité du Pape font que le pays
ne peut être unifié, à moins qu'un Prince n'en prenne l'initiative.Machiavel soutient que l'Italie ne
peut prospérer convenablement si elle n'est pas unifiée telle que le sont la France ou l'Espagne(l30)
Pour Machiavel également théoricien sur la guerre,l'Italie est faible face aux attaques exterieures car
elle n'est pas unifiée,en effet de petits états ne sont pas aptes pour lutter contre des Etats tels que la
France(l43-44).L'Italie est comparée ainsi à une proie pour n'importe quel assaillant.
Les puissances étrangères qui ont combattu sur le sol italien tels la France ou les suisses ont
toujours servi l'intérêt de l'Eglise,lequel va à l'encontre de l'intéret italien(l38-40)

B)L'Eglise responsable du morcellement de l'Italie


Pour Machiavel l'Eglise empêche l'unification italienne selon plusieurs principes:
d'une part il aurait été nécéssaire qu'elle disparaisse pour permettre l'union italienne cependant la
partcipation de puissances étrangères a sa sauvegarde ont toujours empéché ceci.
Machiavel présente le désir de survie de l'Eglise tel un parasite qui ne parvient pas à être éliminé et
qui représente le dernier rempart d'un évenement tant attendu(l35-36)
D'un autre point de vue Machiavel regrette alors la faiblesse de l'Eglise qui aurait pu concourir à
l'unité italienne(l34).En effet l'Eglise a déja acquis un domaine temporel.Etant donné qu'elle parvint
à vaincre les Lombards ou les vénitiens avec l'aide de puissances etrangères bien que ces derniers
reprensentaient a leur époque l'etat le plus puissant d'Italie.
Machiavel espère en effet qu'un etat italien plus puissant que les autres permette l'unification,en ce
sens il précise que Rome avec l'aide de puissances étrangères avait cette faculté mais ne l'a pas fait
mais en plus elle a annihilé les autres espoirs d'unification tels les Lombards.

Machiavel tient avec l'Eglise la source des maux de l'Italie mais également de l'Europe.
Il affirme au travers d'un discours particulièrement anti-cléricale que la faiblesse de l'Italie est dû à
un etat de cause à effet dont le premiere élément se trouve être l'Eglise de Rome.
En effet l'éxistence même de l'Eglise n'a pour lui plus de sens car elle ne ressemble désormais qu'à
une sphère de manipulation,d'intrigues et d'argent qui a depuis bien longtemps oublié les rapports
affectifs avec les croyants.De plus cette dernière ,en se battant avec l'aide de puissances étrangères
pour la préservation de son territoire et de sa survie, a toujours empéché qu'un état italien domine
l'Italie et ne l'unifie.
Ce texte ,destiné certainement aux monarques italiens pour leur rendre compte du besoin d'union
italienne pour se préserver des etats voisins,possède une portée historique conséquente car il
propose trois cents ans avant l'union officielle italienne l'idée d'uniformiser le pays.