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RESEAUX

D’ASSAINISSEMENT
LIQUIDE

1
SOMMAIRE

 Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

 Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées

 Chapitre 3 : Détermination des débits


d’eaux pluviales

 Chapitre : Dimensionnement des


4 réseaux
d’assainissement
2
Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

 Définition de l’assainissement.

 Natures des eaux d’assainissement.

 Type système d’assainissement,


avantages
de et leurs
inconvénients.

 Schémas des réseaux d’assainissement

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Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

 Définition:
L’assainissement des agglomérations a pour objet d’assurer
l’évacuation de l’ensemble des eaux pluviales et usées ainsi que leur
rejet dans les exutoires naturels sous des modes compatibles avec les
exigences de la santé publique et de l’environnement.

 Natures des eaux d’assainissement:


Les eaux d’assainissement sont de trois types:
 Eaux de ruissellement,
 Eaux usées d’origine domestiques,
 Eaux industrielles.
Ces eaux peuvent être séparées ou mélangées.
4
Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement
 Eaux de ruissellement:
Les eaux de ruissellement comprennent essentiellement les eaux de pluie.
La pollution des eaux de ruissellement est variable dans le temps, plus
forte au début des précipitations qu’à la fin par suite de nettoyage des
aires balayées par l’eau.
 Eaux usées d’origine domestiques:
Les eaux usées d’origine domestiques comprennent:
- les eaux ménagères (eaux de cuisine, de lessive, de douches,…),
- Les eaux vannes (en provenance des toilettes, matières fécales et
urines).

 Eaux industrielles:
Les eaux industrielles sont celles en provenance de divers usines
fabrication ou de transformation.
de 5
Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

 Types de systèmes d’assainissement, leurs avantages


et inconvénients:
Les systèmes d’assainissement les plus rencontrés sont:
o Le système séparatif;
o Le système unitaire;
o Le système pseudo-séparatif;
o Le système individuel.

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Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

o Système séparatif :
-Deux réseaux d’évacuation : un réseau d’eaux usées
et un réseau d’eaux pluviales.
-La collecte séparative des eaux usées domestiques
nécessite des ouvrages de section réduite en raison du
volume limités des effluents. C’est un système
économique si l’évacuation des eaux pluviales ne
nécessite pas un autre réseau complet c’est-à-dire
qu’elle puisse être réalisée en faisant un large appel au
ruissellement dans les caniveaux.
-Le recours à un assainissement séparatif peut être
avantageux si la réalisation peut être effectuée
progressivement.

7
Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

o Système unitaire :
Il s’impose lorsqu’il n’y a pas de possibilité de
concevoir économiquement un réseau des eaux
pluviales de surface, c’est-à-dire:
• Si l’exutoire est éloigné des points de collecte;
•Lorsque les pentes du terrain sont faibles, ce qui
impose de grosses sections aux réseaux d’égouts
séparatifs.

Il est reconnu que le système unitaire est intéressant


par sa simplicité, puisqu'il suffit d’une canalisation
unique dans chaque voie publique et d’un seul
branchement pour chaque habitation.

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Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

o Système pseudo-séparatif :
Les eaux météoriques y sont divisées en deux parties :
•Les eaux provenant des voiries, cours et jardins s’écoulent par des ouvrages
conçus à cet effet : caniveaux , fossés, etc….;
•Les eaux des toitures déversent dans le réseau d’assainissement à l’aide des
mêmes branchements que ceux des eaux domestiques.

Ce système est intéressant lorsque les surfaces imperméabilisées collectives


(voiries, parking, etc …) représentent une surface importante avec de fortes
pentes.

Il constitue alors une alternative au réseau séparatif, en réduisant le nombre de


branchements par habitation à un.

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Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

o Système individuel:

L’assainissement individuel est le système utilisé dans les zones urbaines à faible

densité dans lesquelles les eaux usées d’une habitation sont éliminées au niveau

même de cette habitation (fosse sceptique) ou à l’extérieur dans un terrain

limitrophe (déversement).

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Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

o Avantages et inconvénients des systèmes


d’assainissement:

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Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

 Schéma des réseaux d’assainissement:


Un réseau d’assainissement est conçu comme un réseau ramifié.
On peut classé les divers ossatures entre un nombre de schémas types:
 Le schéma perpendiculaire:
On l’appelle également schéma à écoulement direct. Il convient
par exemple aux réseaux des eaux de pluie en système
séparatif.

Cours d’eau (rivière – oued)


12
Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

 Schéma d’équipement par déplacement latéral:


Il est également appelé schéma à collecteur latéral. Ses eaux sont
recueillies dans un collecteur parallèle au cours d’eau. Il permet de
reporter l’effluent à l’aval de l’agglomération. Son désavantage
principal est qu’il nécessite souvent des relèvements.

Cours d’eau (rivière – oued)


13
Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

 Schéma d’équipement à collecteur transversal ou oblique:


Le ou les collecteurs orientés par rapport à la pente topographique et à
la direction de l’écoulement de la rivière comporte des égouts
ramifiés; ces derniers reportent par gravité le débouché du réseau plus
loin à l’aval que dans le schéma précédent.

Cours d’eau (rivière – oued) 14


Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

 Schéma par zones étagées ou schéma par interception:


Le schéma est une transposition du schéma par déplacement latéral,
mais avec multiplication des collecteurs longitudinaux; il permet de
décharger le collecteur bas des apports en provenance du haut de
l’agglomération.

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Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

 Schémas sectionnels: Ils sont divisés en deux groupes

G1 : Schéma sectionnel à centre collecteur


unique:
Le réseau converge sur un centre. A partir de ce
centre l’effluent est refoulé dans un émissaire de
transport.

G2 : Schéma d’équipement radial (ou à


secteurs multiples)
Le système comporte plusieurs schémas en
éventail.
Les schémas sectionnels conviennent spécialement aux régions uniformément
plates.
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Le système séparatif s’applique bien dans de tels schémas à cause de la
multiplicité des rejets.
Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées

 Généralités.

 Eaux usées domestiques.

 Eaux usées industrielles.

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Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées

 Généralités:
Les calculs des débits d’eaux usées portent essentiellement sur l’estimation des
quantités et la qualité des rejets liquides provenant des habitations et lieux
d’activité.
Les rejets unitaires à considérer dépendent des facteurs socio-économiques que
l’on peut intégrer dans les catégories d’occupation des sols, en fonction de
l’importance de l’agglomération et de son activité dominante, sa spécificité.
Après les différents usages, les principes d’assainissement sont l’évacuation
rapide, sans stagnation des eaux pour éviter les formations et les rejets qui
pourraient provoquer la contamination du milieu récepteur, tout en tenant compte
des contraintes économiques d’équipement.
D ’une manière générale, les eaux usées sont d’origine:
- Domestique (y compris Equipements publics);
- Industrielle;
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Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées
 Eaux usées domestiques:
Les eaux usées domestiques contiennent, en général, les matières que nous
pouvons classer comme suit:
o Des matières solides;
o Des nutriments;
o Des métaux lourds;
o Des organismes pathogènes.
Matières solides:
C’est l’ensemble des matières en suspension et des sels dissous généralement
exprimés en masse après évaporation de l’eau. Ces matières sont divisés en deux
parties:
Les matières en suspension qui flottent à la surface ou sont en suspension dans la
masse d’un liquide et que l’on peut enlever par filtration;
Les matières dissoutes et colloïdales contenues dan l’eau et obtenue1s9
par différence entre les matières solides et les matières en suspension.
Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées

Nutriments:
Ce sont les éléments essentiels à la croissance des plantes. Leur déversement dans
un cours favorise la croissance des plantes aquatiques indésirables.
Les deux nutriments les plus importants sont l’azote (N) et le phosphore (P). Les
eaux usées en contiennent de façon significative.
Métaux lourds:
Les métaux lourds (Plomb Pb, Cadmium Cd, Chrome Cr, etc) sont toxiques
lorsqu’ils sont présents en quantités appréciables. Ils peuvent nuire à la vie
aquatique dans les cours d’eau ou empêcher le fonctionnement normal des
traitements biologiques. Ils proviennent généralement des rejets industriels.
Organismes pathogènes:
Les organismes pathogènes proviennent d’êtres humains infectés. Ils peuvent
causer des maladies telles que la diarrhée, le choléra, etc… Ils sont présents en
grand nombre dans les eaux usées.
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Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées

 Eaux usées industrielles:


Les eaux industrielles proviennent :
o Eaux de refroidissement des machines et autres;
o De lavages des produits;
o Résultant de certains processus.

Ces eaux doivent théoriquement être traitées, ou détoxiquées avant rejet dans le
réseau.

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Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées
 Calcul des débits des eaux usées:
La production moyenne des eaux usées dépend de la consommation d’eau potable,
du taux de retour à l’égout (Tres) ainsi que du taux de branchement au réseau
d’égout (Trac). Elle est calculée comme suit:
Qm,EU = Tres x Trac x Qm,AEP
Avec Qm,AEP = Consommation moyenne d’eau potable.
Le calcul des besoins de consommation d’eau potable se fait sur la base de la
formule suivante:

Qm,AEP = qpb x Ppb + qAdm x Ptot + qInd x Ptot + ….

- qpb : dotation en eau de la population branchée,


- Ppb : population branchée au réseau d’eau potable,
- qAdm : dotation des administrations;
- Ptot : population total de la ville,
- qInd : dotation des industries.
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Ppb = TB x Ptot avec TB taux de branchement au réseau d’eau
potable.
Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées

Débit de pointe journalière:

Le calcul du débit de pointe lors du jour de production maximale Qmax,j est fait
en se basant sur la pointe journalière relative à la consommation en eau potable. Le
débit maximal journalier se calcule de la manière suivante:
Qmax,j = Cpj x Qm,EU
: La production moyenne des eaux usées.
Qm,EU
Cpj : Le coefficient de la pointe journalière qui est le rapport du volume moyen
d’eau potable des trois journées successives les plus chargées de l’année sur le
volume moyen annuel.

Cpj = Vm,AEP,3j / Vma

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Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées

Débit de pointe horaire:


Le débit de pointe horaire tient compte de la variation de la production en eaux usées lors
d’une journée. L e débit maximal horaire de temps sec se calcul de la manière suivante:

= Cpj x Cph x Qm,EU


Qmax,h
24

Le coefficient de pointe horaire, Cph, se définit comme rapport du débit maximum dans
l’heure la plus chargée Qmax,EU sur le débit moyen journalier Qm,EU d’eaux usées EU.

Cph = Qmax,EU

Qm,EU

Le coefficient de pointe horaire est déterminé par la formule ci-dessous, en cas d’absence de
statistiques:

24
Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées

Le débit maximal de temps sec exprimé en l/s se calcul de la manière suivante:


= Cpj x Cph x Qm,EU (m3/j) x 1000 (l/s)
Qmax,EU
24 x 36000

Expression générale du débit de pointe horaire:


L’expression générale de ce débit de pointe en tenant compte de la répartition spatiale des
usagers de l’eau est:
Qmax,j = Cpj x Cph x ∑(Si x di x dNG ) x Tres x Trac
(l/s)
24 x 3600
Cpj : Coefficient de pointe journalière;
Cph : Coefficient de pointe horaire;
Si : Superficie (ha) du sous bassin correspondant à la zone homogène i;
di : Densité brute en hab/ha de la zone homogène i;
Trac : Taux de raccordement à l’égout;
Tres : Taux de branchement à l’égout;
dNG : Dotation en eau (l/j/hab). 25
Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées

 Calcul des débits des eaux industrielles:


Les eaux industrielles sont celles en provenance des diverses usines de fabrication
ou de transformation

- Qualité des eaux industrielles:


Les eaux industrielles sont extrêmement variées selon le genre de l’industrie dont
elles proviennent. Elles contiennent les substances les plus diverses, pouvant être
acides ou alcalines, corrosives ou entartrantes à température élevée, souvent
odorantes et colorées.
Ces eaux peuvent nécessiter un prétraitement en usine car il faut éviter d’accueillir
dans le réseau général, des eaux dont le traitement se révélerait difficilement
compatible avec celui des effluents urbains.

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Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées
- Quantité à évacuer:
Les quantités d’eaux évacuées par les industries dépendent de plusieurs facteurs;
• Nature de l’industrie;
• Procédure de fabrication utilisée;
• Taux de recyclage effectivement réalisé.
Il ne peut être indiqué que des fourchettes de quantités évacuées, une étude étant à
entreprendre dans chaque cas particulier.
Une étude de consommation d’eau a permis de dégager trois types de zones :
• Zones d’entrepôts ou de haute technicité : 10 à 12 m3/j/ha lot;
• Zones d’emplois, petites industries et ateliers : 20 à 25 m3/j/ha lot;
• Zones d’industries moyennes : 50 à 150 m3/j/ha lot;
En ce qui concerne le rapport du débit de pointe horaire au débit moyen horaire
calculé sur le nombre d’heures de travail, celui-ci, se situe généralement entre
valeurs 2 et 3.
les 27
Exercice d’application N°1

28
29
Exercice d’application N°2

30
31
Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

 Introduction.

 Paramètres utilisés.

 Méthode rationnelle.

 Formule du modèle Caquot


généralepar DESBORDES).
(ajustée

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

 Introduction.
On distingue deux principales méthodes de calcul des débits pluviaux:
 La méthode la plus ancienne et la plus utilisée en dehors du Maroc et de la
France (essentiellement dans les pays anglophones) est la méthode dite
« rationnelle » dont la formule de base est très simple, mais elle devient
beaucoup plus complexe à utiliser manuellement si on intègre tous les
correctifs et si on procède à une décomposition analytique fine .

 La plus utilisée en France et au Maroc et nommée « méthode superficielle


de Caquot ». Elle permet de calculer en un certain nombre de points du
système l’écoulement des débits maxima pour un orage donné.
(La méthode n’indique pas les temps auxquels ces débits seront atteints)

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

 Paramètres utilisés.
Un certain nombre de paramètres interviennent dans l’établissement des formules
précitées parmi lesquels on distingue:

o L’intensité et la durée de l’averse;

o La durée de stockage sur le sol et dans les canalisations au moment de


l’averse;

o Le temps de concentration du bassin versant.

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

o L’intensité et la durée de l’averse;


L’intensité moyenne I se définit par le rapport de la hauteur d’eau tombée ∆h
pendant une durée ∆t, soit :

I = ∆h / ∆t
L’intensité de précipitation I ( en mm/mn ou en mm/h) est déterminée à partir
des courbes Intensité – Durée – Fréquence (IDF) pour une durée égale au temps
de concentration.
L’intensité s’exprime en fonction des paramètres a et b par la formule de
« Montana »:

I (mm/mn) = a . tb
Avec t en mn obtenu à partir des courbes IDF.

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

36
Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

Le temps de concentration peut donc avoir trois aspects:

 Le bassin ne comporte pas de canalisation : tc = t3

 Le bassin comporte un parcours superficiel puis


une canalisation : tc = t3 + t1

 Le bassin est urbanisé et comporte une


canalisation principale et des branchements tertiaires : tc
= t2 + t1
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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

o Cefficient de ruissellement (Suite): Exemple 1

C1 = 0,20 ; A1 = 2 ha C2 = 0,30 ; A2 = 1,5 ha


C3 = 0,05 ; A3 = 1,8 ha C4 = 0,10 ; A4 = 2,5 ha Trouver Ceq ?

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

o Cefficient de ruissellement (Suite):


Valeurs de C qui sont couramment utilisées
Zone C
Habitat continu à RDC 0.50
Immeuble 0.60
villas 0.30
industrielle 0.40
voirie 0.80
Ecole 0.50
Administrative 0.50
Commerce 0.60
Souk 0.25
Sport 0.15
Jardin 0.05 43
Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

 Méthode rationnelle.
La méthode rationnelle consiste à estimer les débits à partir d’un découpage du
bassin versant en secteurs A1,A2, ………, Aj,….....An limités par des lignes
isochrones telles que l’eau tombant sur le secteur A1 (respectivement A2,…..AJ,
……An) arrive à l’exutoire au bout d’un temps ∆t (respectivement 2
∆t,……….,n∆t). Le pas de temps ∆t qui sépare deux isochrones consécutives
dépend de la précision voulue
(isochrones : lignes situées à la même distance hydraulique c’est-à-dire au même
temps de parcours jusqu’à l’exutoire).

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

 Méthode rationnelle (suite).


Cette méthode soulève des critiques dont les principales sont les suivantes:
- La décomposition du bassin en aires isochrones ne peut se faire de façon
précise.
- On suppose Cj constant, ce qui est peu vraisemblable.
- On ne tient pas compte du stockage de ruissellement sur le bassin qui a
pour effet d’étendre la durée de base de l’hydrogramme élémentaire et
corrélativement, de réduire le débit de pointe: tout se passe dans
l’application de la méthode, comme si l’apport de ruissellement
provenant d’un point donné s’écoulait à l’exécutoire en un temps égal à
la durée de l’averse qui le produit, ce qui n’est pas exact.

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

 Méthode rationnelle (suite).


Par ailleurs, pour tenir compte de la distribution de la pluie dans l’espace, il y a lieu
de lui appliquer un coefficient de répartition K de la pluie qui diminue lorsque l’on
s’éloigne de l’épicentre.

Le coefficient correctif k est donné


d’après la loi de Fruhling par :

48
Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

49
Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

 Méthode rationnelle (suite) : Exemple 2


Le débit de l’exemple précèdent transite par la conduite B-C de 200m. Quel est le
débit à la fin de la conduite ?

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

 Méthode rationnelle (suite) : Exemple 3 Bassin urbanisé (k=1)

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

Point N° A (ha) C Tc (mn) I (mm/h) Q (m3/s)

1 2 0,30 5,34 147,99 0,264

2 5 0,27 7 141,35 0,53

3 6,5 0,24 9,51 132,38 0,57

4 8,3 0,20 12,84 122,08 0,56


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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

 Formule générale du modèle de Caquot (ajusté


par DESORDES).
La formule de Caquot s’énonce comme suit:
Q(T) = K(T) . IU(T) . CV(T) . AW(T) . m(T)
Avec Q : Débit en m3/s.
,
T : période de retour (années).
I : pente moyenne du bassin versant (m/m)
C : coefficient de ruissellement du BV.
A : superficie du BV en hectares.
m : coefficient correcteur d’allongement
du BV.

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

 Formule générale du modèle de Caquot (ajusté


par DESORDES). Exemple:
La formule de Caquot pour la ville de BENI MELLAL s Ȏnonce comme suit:

Q(10 ans) = 0,749 . I0,3432 . C1,2403 . A0,7538 . [L/2A0,5]-0,7032

Avec Intensité de pluie / i(10 ans) = 3,275.t-0,675.


,
I : pente moyenne du bassin versant (m/m)
C : coefficient de ruissellement du BV.
A : superficie du BV en hectares.
L : allongement du BV.

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

 Paramètres équivalents d’un groupe de bassins:


La formule superficielle développée ci-avant est valable pour un bassin de
caractéristiques physique homogènes. L’application du modèle à un groupement de
sous-bassins hétérogènes de paramètres individuels Aj, Cj, Lj (Longueur du drain
principal). Qpj (débit de pointe du bassin considéré seul), nécessite l’emploi de
formules d’équivalence pour les paramètres « A, C, I et M » du groupement.
Ces formules, qui différent selon que les bassins constituant le groupement soit en
« série » ou en « parallèle » sont exprimées comme suit:

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

60
Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

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SOMMAIRE

 Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

 Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées

 Chapitre 3 : Détermination des débits


d’eaux pluviales

 Chapitre : Dimensionnement des


4 réseaux
d’assainissement

64
Chapitre 1 : Introduction à l’assainissement

 Définition de l’assainissement.

 Natures des eaux d’assainissement.

 Type système d’assainissement,


avantages
de et leurs
inconvénients.

 Schémas des réseaux d’assainissement

65
Chapitre 2 : Evaluation des débits des eaux usées

 Eaux usées domestiques.

 Eaux usées industrielles.

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Chapitre 3 : Détermination des débits des eaux pluviales

 Paramètres utilisés.

 Méthode rationnelle.

 Formule du modèle Caquot


généralepar DESBORDES).
(ajustée

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Chapitre 4 : Dimensionnement des réseaux d’assainissement

 Dimensionnement des conduites d’assainissement.

 Dimensionnement des ouvrages d’assainissement.

68
Chapitre 4 : Dimensionnement des conduites d’assainissement

 Base de calcul.

 Calcul des réseaux unitaires.

 Calcul des réseaux séparatifs.

69
Chapitre 4 : Dimensionnement des conduites d’assainissement

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Chapitre 4 : Dimensionnement des conduites d’assainissement

Rayon hydraulique
On définit le rayon hydraulique comme étant le rapport de la surface
mouillée (section droite du liquide) sur le périmètre mouillé (périmètre
de la conduite en contact avec le liquide). Rh = A/P
Le rayon hydraulique est le quart du diamètre hydraulique, alors que le
rayon est la moitié du diamètre.
Pour une section circulaire (typiquement : une conduite en charge), le
rayon hydraulique Rh vaut la moitié du rayon géométrique r :
Rh= (π r2) / (2 πr) = r / 2

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Chapitre 4 : Dimensionnement des conduites d’assainissement

 Calcul des réseaux unitaires.

Les ouvrages sont calculés pour pouvoir transiter les débits


pluviaux en fonction de la région d’implantation des ouvrages et
la période de retour d’insuffisance retenue;

(il ne sera pas tenu compte des débits d’eaux usée qui sont
négligeables par rapport aux débits d’eaux pluviales).

72
Chapitre 4 : Dimensionnement des conduites d’assainissement

 Calcul des sections :


Le diamètre minimal des canalisations est fixé à 300 mm. En raison des dépôts qui
peuvent se former, le coefficient γ de la formule de Bazin est pris égal à 0,46 d’où:
1/4 3/4 3/4 1/2
C = 60 RH 1/2 Q = 60 . S . RH .I
V = 60. RH .I
Au-delà de 0,60 m de diamètre, l’utilisation des tuyaux ovoïdes est parfois jugée
préférable car leur section inférieure permet un meilleur écoulement du flot de temps
sec.
La variation du débit transité est fonction de la hauteur de charge dans les ouvrages
d’assainissement.
Pour le cas d’une conduite circulaire ou ovoïde, on a:
Pour un remplissage de l’ouvrage à 90%, on a Qh/QH = 1,06 d’où Qh= 1,06.QH
Avec Qh le débit calculé des eaux à faire évacuer par l’ouvrage. On doit dimensionner
par QH= Qh / 1,06.
On peut utiliser les abaques ou faire un calcul direct:
3/4 1/2
11/4
S=π.D /42 P= π.D RH=S/P= 1/2
QH=60.S.RH .I = 16,661.D .I
D/4
D’où 73
Chapitre 4 : Dimensionnement des conduites d’assainissement

 Conditions d’écoulement :
Un réseau d’assainissement du type unitaire doit, dans la mesure du possible, être auto-cureur
c’est-à-dire qu’il doit être conçu de telle manière que:

 Les sables soient automatiquement entraînés pour des débits pluviaux atteints assez
fréquemment.

 Les vases fermentescibles soient également entraînées pour le débit des EU.

Ces conditions sont à peu près satisfaites dans les ouvrages calculés pour l’évacuation du
ruissellement de fréquence décennale en y réalisant des vitesses de 0,60m/s pour 1/10 du
débit à plein section et de 0,30 m/s pour 1/100 de ce même débit. Ces vitesses sont
toutes deux obtenues avec des vitesses à pleine section de l’ordre de 1m/s sur les
canalisations circulaires et de 0,90 m/s sur les tuyaux ovoïdes.

Si les conditions d’auto-curage ne sont pas réalisées, il faut prévoir soit la mise en place de
chasses automatiques soit l’utilisation périodique d’engin de curage. 74
Chapitre 4 : Dimensionnement des conduites d’assainissement

 Conditions d’implantation et de fonctionnement des réseaux :


L’implantation des réseaux est étudiée en donnant aux canalisations amont des pentes
permettant l’auto-curage. La pente souhaitable est de 5 pour mille.

La profondeur des ouvrages doit permettre le raccordement des immeubles riverains au


moyen de branchements, dans la mesure du possible, un peu au dessus du plan d’eau de
temps sec.

Dans le souci de prévenir la dégradation des joints des ouvrages non visitables ou d’assurer
la sécurité du personnel des ouvrages visibles, la vitesse de l’eau ne devra pas dépasser 4m/s
à 5m/s.

Si la pente du terrain est trop forte, il y aura lieu de ménager des accrochements dans le profil
en long des ouvrages par l’introduction de cheminées déversantes.

75
Chapitre 4 : Dimensionnement des conduites d’assainissement

 Calcul des réseaux séparatifs:


 Ouvrages pluviaux :

Ces ouvrages sont, d’une manière générale, calculés comme les ouvrages unitaires et
ce pour un débit correspondant à l’averse dont la fréquence a été adoptée.

Les conditions de l’auto-curage moins impérieuses que sur les réseaux unitaires du
point de vue hygiène; les pentes limites pourront, de ce fait, être un peu plus faibles.

Les canalisations doivent être groupées par réseaux partiels, orientés selon les plus
grandes pentes et se dirigeant, au plus près, vers le milieu récepteur.

La profondeur des ouvrages peut être réduite, du fait qu’ils n’ont à évacuer que les
eaux superficielles mais ce, tout en respectant la question relative à leu résistance
mécanique.

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Chapitre 4 : Dimensionnement des conduites d’assainissement

 Canalisations d’eaux usées:

Il faut évaluer les débits de pointes pour le calcul des sections des canalisations et aussi
les débits minimaux pour la vérification des conditions d’auto-curage.

- Sections:
Le diamètre minimal des canalisations est fixé à 200 mm eu égard à la pellicule grasse
qui se dépose à l’intérieur des ouvrages, le coefficient γ de la formule de Bazin est pris
égal à 0,25 d’où:

C = 70 RH1/6 V = 70. RH2/3 . I1/2 Q = 70 . S . RH2/3 . I1/2

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Chapitre 4 : Dimensionnement des conduites d’assainissement

- Conditions d’écoulement:
Les conditions d’auto-curage sont les suivantes:

* A pleine ou à demi-section, la vitesse d’écoulement doit être supérieur à


0,70 m/s, cette limite pouvant, à l’extrême rigueur être abaissée à 0,50 m/s.

* Le remplissage de la conduite doit être assuré au 2/10 du diamètre pour le


débit moyen, la vitesse d’écoulement étant alors au minimum de 0,30 m/s.

Les conditions d’auto-curage sont souvent délicates à réaliser dans les parties
amont des réseaux où les débits sont faibles; on est alors conduit à rechercher des
pentes de 4 à 5 pour mille afin d’améliorer le régime des vitesses, tout en ne perdant
pas de vue la nécessité du remplissage au 2/10 du diamètre.

A l’aval, il pourra être admis des pentes de 3 pour mille, le minimum de 2 pour mille
étant même admis moyennant une pose particulièrement soignée des canalisations.
78
Chapitre 4 : Dimensionnement des conduites d’assainissement

- Conditions d’implantation des réseaux:


Ces réseaux doivent être établis de manière à satisfaire aux conditions d’auto-curage et
ce en évitant au maximum les stations de relèvement; dans le cas contraire, et à défaut
de curages réguliers des canalisations, il faudra avoir recours aux chasses
automatiques.

S’il faut tenir compte des débits d’avenir, il faudra cependant, être prudent en la
matière car le surdimensionnement des canalisations crée des sujétions pour l’auto-
curage. Le raccordement des immeubles riverains doit être effectuer comme pour les
réseaux unitaires.

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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

 Déversoirs d’orage.

 Bassins de retenue.

 Siphons à point bas.

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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

 Déversoir d’orage:
Les déversoirs d’orages permettent de diminuer la charge des stations d’épuration, mais
de l’autre côté, ils déversent une grande quantité de matières polluantes provenant des
eaux usées dans le milieu naturel par temps de pluie.

Le calcul des déversoirs d’orage a trait :

• A la galerie proprement dite;

•Au seuil de déversement dont la cote conditionne le fonctionnement de l’ouvrage.

La galerie doit être calculée pour pouvoir transiter la totalité des débits amont.

Aucune règle générale ne peut être fournie quant à la fréquence de fonctionnement des
déversoirs, celle-ci étant essentiellement fonction des conditions locales.

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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

 Calcul d’un déversoir d’orage:


La procédure de dimensionnement des déversoirs d’orage est :

• Evaluation du débit maximal conservé à l’aval vers la station d’épuration, selon


une dilution admissible à la station. Ce débit est de l’ordre de 3 à 6 fois le débit de
temps sec.

• Détermination de la valeur du seuil de fonctionnement ainsi que la valeur de


remplissage de la conduite d’amenée, cette dernière valeur déterminant le niveau de
trop plein.

• Pour les débits de l’événement orageux considéré, on calcul ensuite la longueur du


déversoir par application des formules de seuil (fonction du type de l’ouvrage).

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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

 Exemple:
On peut déterminer le débit du collecteur principal s’amenant vers la station d’épuration
lorsque la dilution 5 (1 partie d’eau usée pour 4 paries d’eau pluviale) est atteinte par
rapport au débit de temps sec .
Diamètre du collecteur principal avant le déversoir d’orage : D 600
mm; Pente I=1,6 %;
Débit par temps de pluie : QT= 800 l/s;
Débit par temps sec : 60 l/s.
On demande de :
• Calculer la longueur du déversoir.
• Calculer le diamètre du tuyau d’étranglement (eau usée) après le déversoir sur une
longueur de 40m.
On utilise l’équation de Manning Strickler:
Q = Kst . A . RH 2/3 . I1/2 avec Kst = 90.
Calcul de la longueur du seuil du déversoir (Formule de Poléni): (avec µ=0,6)

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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

 Solution :
a) Le débit du collecteur s’amenant vers la station d’épuration avec une dilution 5:
Q1= (60 . 4) + 60 = 300 l/s
Le débit rejeté directement dans le cours d’eau : Q2 = 800 – 300 = 500l/s.
• Calcul du niveau d’eau p1 dans la conduite d’arrivée:
D = 600 mm , Kst = 90

I = 1,6% ,
Qv = Kst . A . RH 2/3 . I1/2 = 90 . (π.0,62 / 4). (0,6/4) 2/3 . (0,16)1/2 = 0,908 m3/s ≈ 900 l/s.
Le débit à pleine section est:

La hauteur partielle par temps de pluie est :


Rq= QT/Qv = 800/900 = 0,89

Ce qui est équivalent (en utilisant l’abaque) a un rapport de remplissage de h/H = 0,77.
Donc p1 = (h/H) . 600 = 462 mm.

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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

• La hauteur partielle p2 lorsque le débit = 5 . Le débit par temps sec = 300 l/s
Qr/Qv = 300/900 = 0,33
Ce qui est équivalent (en utilisant l’abaque) à un rapport de remplissage de h/H =
0,38. Donc p2 = (h/H) . 600 = 0,38 . 600 = 228 mm.
La hauteur du seuil du déversoir est de 228 mm.

COUPE

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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

PLAN HORIZONTAL

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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

• Calcul de la longueur du seuil du déversoir (Formule de Poléni)

Qd = 2/3 µ b hd3/2 √2.g


b = 3/2 . Qd / (µ . hd 3/2 √2.g avec µ = 0,6
)
b = 3/2 . 0,5 / {0,6 . [(0,462 – 0,228)/2] 3/2 √19,62 }
On choisi un déversoir à 2 espacements de 5,5 m (au total 11m).

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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

b) Calcul du tuyau d’étranglement (EU).


Il doit être construit de telle façon que le débit ne dépasse pas 300 l/s.
Q = 300 l/s , Kst = 90 , I
= 1,6%

Choisissons D 400
Qv = Kst . A . RH 2/3 . I1/2 = 90 . [π.(0,4)2 / 4]. (0,4/4) 2/3 . (0,016)1/2 = 0,308 m3/s ≈ 300 l/s.

Le diamètre choisi est validé.

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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement
 Bassin de retenue:
Les bassins de retenue sont utilisés dans le cas où on cherche à réduire les dimensions
des collecteurs projetés à l’aval en étalant les débits de pointe sur un temps imposé par
les conditions d’écoulement à l’aval.
On peut utiliser les dépressions naturelles comme des bassins de rétention, si on les
relies au réseau d’assainissement pour l’évacuation des débits de ruissellement stockés
pendant un certain temps dans la dépression.
Ces bassins sont constitués par un corps de bassin et un ouvrage aval constitué par un
seuil d’évacuation qui peut être un déversoir ou un orifice.

On peut obtenir l’hydrogramme de débit à l’entrée du bassin de retenue à partir de la


courbe intensité – durée de la pluie maximale pour la fréquence choisie. 91
Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

- Calcul du volume d’un bassin de rétention:


L’instruction technique Française CG 1333 cite une méthode dite « des volumes » pour calculer
le volume utile d’un bassin de rétention.
L’application de cette méthode revient à calculer un volume V en fonction du temps t, le volume
sera maximum quand dV/dt = 0.
La formule de base pour calculer la capacité d’un bassin de rétention s’écrit :
V = h.S.C – Qt
Dans laquelle :
V : est le volume de retenue en m3
h : est la hauteur d’eau tombant pendant un temps t, elle est donnée par la formule :
h = a . t(a-b)
Où a et b sont les paramètres de la formule de Montana I=a.tb
a : est à multiplier par 10-3 pour obtenir h en
m;
SC::Surface en md’apport
Coefficient 3.
: fonction de volume d’eau précipitée qui arrive au bassin de
rétention. Q : est le débit admissible à l’aval (débit de fuite) en m3/mn. 92
t : est le temps en mn.
Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

La détermination de C est délicate, on pourra adopter en première approximation les valeurs ci-
après pour des pourcentages de boisement variant de 0 à 100%
•Sol imperméable (argileux) - 0,60 à 0,15
•Sol plutôt imperméable - 0,40 à 0,10
•Sol plutôt perméable - 0,20 à 0,10
•Sol perméable (sableux) - 0,10 à 0,05
Le débit de sortie du bassin de rétention s’écrit :
Qs = m. Ω . √2gh
Qs : Débit sortant du bassin de rétention (m3/s)
h : hauteur de l’eau dans le bassin de rétention
(m) g : accélération de la pesanteur , g= 9,81 m/s2
m : constante caractéristique de l’orifice, m=0,7
Ω : Section de l’orifice (m2) 93
Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement
 Siphons à point bas:
Ils ont pour rôle de franchir un obstacle à un niveau plus haut ou plus bas que celui du
collecteur principal. Un obstacle peut être un cours d’eau, un canal, une route, un
tunnel, une voie ferrée, une tranchée ou une conduite à grande dimension.

Les siphons à point bas fonctionnent toujours en charge, même s’ils transitent un débit
très faible (débit par temps sec).
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Chapitre 5 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement

Afin d’éviter l’obturation par des résidus secs volumineux, on choisit le même
diamètre minimum que celui du réseau (∅ = 200 pour un réseau des eaux usées, ∅ =
300 pour un réseau unitaire ou pluvial) Le calcul hydraulique consiste à réaliser
une vitesse minimale (environ I m/s pour un collecteur des eaux usées, 1,20 à
1,50 m/s pour un réseau unitaire ou pluvial). Lorsqu’on ne peut pas réaliser les
vitesses minimales ci-dessues, il faut installer des chasses d’eau.

Un siphon à point bas doit avoir un regard de visite à chaque extrémité.

Le calcul consiste donc à:

• Déterminer les sections S1 et S2 pour les débits minima;

• Calculer les pertes de charge et la répartition des débits minima;

• Vérifier si l’ensemble peut évacuer les débits maxima et éventuellement augmenter


les sections S1 et S2.
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Chapitre 6 : Eléments constitutifs des réseaux d’assainissement

 Ouvrages principaux.

 Ouvrages annexes.

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Chapitre 6 : Eléments constitutifs des réseaux d’assainissement

Les éléments constitutifs d’un réseau d’assainissement se subdivisent en :


Les ouvrages principaux comprenant :
 Des tuyaux circulaires;
 Des tuyaux ovoïdes préfabriqués;
 Des ouvrages visitables de profils particuliers, limités aux grands
centre urbains;
Les ouvrages annexes comprennent:
 Regard de visite;
 Bouches d’égout;
 Regards borgnes;
 Branchements particuliers;
 Stations de relèvement;
 Déversoirs d’orage;
 Bassin de rétention.
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Chapitre 6 : Eléments constitutifs des réseaux d’assainissement

 Ouvrages principaux.
Un égout est considéré comme un aqueduc à écoulement libre dont la mise en
charge doit être exceptionnelle et limitée par le débordement éventuel des regards
et ouvrages annexes.

Du point de vue de l’étanchéité, il y a lieu de distinguer deux cas:

• L’étanchéité parfaite aux eaux transitées qui était jadis peu recherché sauf
dans certains cas spéciaux, contamination d’une nappe , par exemple.

• L’étanchéité aux eaux extérieures, provenant de la remontée saisonnière


d’une nappe, doit être absolue, faute de quoi l’égout fonctionne comme
drain de ladite nappe, ce qui a pour effet de perturber, considérablement le
fonctionnement de la station d’épuration.
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Chapitre 6 : Eléments constitutifs des réseaux d’assainissement

Les conduites d’assainissement existantes sur le marché peuvent être distinguées en


2 catégories selon leurs modes de fabrication:
• Conduite préfabriquées : elles sont généralement circulaires;
• Conduites coulées sur place et pouvant avoir les formes les plus diverses :
circulaires, ovoïdes normalisés ou non, dalots ou voûtes.
o Les tuyaux circulaires sont désignés par leur diamètre intérieur, dit diamètre
nominal, exprimé en millimètre.
o Les tuyaux ovoïdes sont désignés par leur hauteur intérieure, dite nominale,
exprimée en centimètres.
o Les joints furent d’abord réalisés en mortier de ciment sur chantier. Ces joints
cédèrent la place aux joints en élastomère, étanche tant aux eaux
qu’aux eaux extérieures.
intérieures 100
Chapitre 6 : Eléments constitutifs des réseaux d’assainissement

• Conduite préfabriquées :
On distingue selon la nature des matériaux utilisés:
- les conduites en béton comprimé ou vibré non
armé;
- les conduite en béton armé;
- les conduites en amiante-ciment;
- les conduites en P.V.C.

D’autres types de canalisations sont aussi utilisés:


- les conduites en fonte ductile;
- les conduites coulées sur place.
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Chapitre 6 : Eléments constitutifs des réseaux d’assainissement

- Les conduites en béton comprimé ou vibré non armé;

Elles figure parmi les plus anciens produits réalisés en béton.

Domaine d’utilisation:
Bien qu’elles continuent à être utilisées à l’heure actuelle, leur usage devient de
moins en moins courant au niveau de l’ossature des réseaux. Les conduites en béton
comprimé sont parfois utilisées pour la réalisation des branchements particuliers de
200 mm et les raccordements des bouches d’égout de diamètre 300 mm.
Caractéristiques:
Les diamètres fabriqués vont de 120 au 1000 mm dans les 3 classes suivantes : 30B,
60B et 90B.

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Chapitre 6 : Eléments constitutifs des réseaux d’assainissement

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Chapitre 6 : Eléments constitutifs des réseaux d’assainissement

- Les conduites en béton armé;

Parmi les conduites en béton armé fabriquées et largement utilisées au Maroc dans
le domaine de l’assainissement on trouvera :
o Les conduites en béton vibré armé;
o Les conduites en béton centrifugé ordinaire (CAO);
o Les conduites en béton précontraint.
L’usage du béton précontraint reste très restreint au Maroc.

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Chapitre 6 : Eléments constitutifs des réseaux d’assainissement

o Les conduites en béton vibré armé:

Procédés de fabrication :
Le processus de fabrication utilisé est organisé de la manière suivante:
Le cage d’armatures est montée verticalement sur un collet en acier sur lequel vient
coulisser le moule extérieur. Le béton est injecté par passe montantes par
centrifugation.
A la fin de fabrication, la buse est soumise à une compression qui permet
d’améliorer sa compacité. La conduite ainsi fabriquée est transportée verticalement
vers l’aire de stockage où elle est maintenue jusqu’à ce qu’elle atteigne une
résistance suffisante.

Caractéristiques:
Les éléments fabriqués ont une longueur de 2,5 m en diamètres variant de 300 à
1000 mm et correspondent à deux classes (90A et 135A).

Les éléments de conduites sont montés à bout mâle et femelle.


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Chapitre 6 : Eléments constitutifs des réseaux d’assainissement

o Les conduites en béton Centrifugée Armé Ordinaire (CAO):

Procédés de fabrication :
Les armatures sont obtenues à partir des fils d’acier en bottes et enroulés autour d’un
mandarin. La fabrication se fait par centrifugation de la cage d’armature
horizontalement avec insertion du béton durant la rotation de la buse. Cette
centrifugation confère à la buse une très bonne compacité, une bonne résistance à
l’ovalisation et une bonne étanchéité.

Caractéristiques:
Les buses se présentent sous forme d’éléments à joint torique ou d’éléments à bouts
droits. La jonction des tuyaux CAO (JT) se fait par l’intermédiaire d’un joint torique
en élastomère qui autorise des déviations angulaires de plusieurs degrés; la jonction
des tuyaux CAO à bout droit (BD) se fait par l’intermédiaire d’une bague matée au
mortier sec.
Les éléments fabriqués présentent des diamètres de 200 à 2200 mm correspondant à
3 classes : 60A, 90A et 135A.
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