Les défenses chez les végétaux

Se défendre contre quoi ? Comment ?

Stage avril 2012
Programme de TS
Claire

Accomodation, acclimatation, adaptation, défense, résistance,.....contre le biotope et la biocénose environnants par des moyens anatomiques et métaboliques. I. Les défenses contre certains facteurs abiotiques :

A. variations saisonnières les cycles des végétaux B. agression du milieu : comment les végétaux vivent dans des conditions extrêmes → En annexe 1 : inventaire des modes de lutte contre le stress hydrique

I.

II. Les défenses contre les agresseurs biotiques :

A. Mécanismes généraux à partir d'un exemple de résistance aux nématodes :

B. Diversité des défenses morphologiques
C. Diversité des défenses chimiques D. Mécanismes métaboliques à partir dun exemple chez le tabac F. Diversité des voies moléculaires impliquées dans les défenses métaboliques :

→ En annexe 2 : un exemple de la diversité des moyens de défense, avec mutualisme et molécule fonctionnant comme une phéromone chez les Acacias
G. Elargissements du sujet :

→ En annexe 3 : exemple de l'osmotine

I. DEFENSES CONTRE LES FACTEURS ABIOTIQUES : A Variations saisonnières / cycles des végétaux : 1. Exemple des plantes annuelles et vivaces : adaptation aux milieux tempérés

Niveau école élémentaire

I. DEFENSES CONTRE LES AGRESSEURS ABIOTIQUES : A Variations saisonnières / cycles des végétaux : 2.Exemple des cycles saisonniers des arbres. caducifoliés adaptations aux régions tempérées

. Vie dans les conditions extrêmes : 2 .I.) "Si tu veux.. DEFENSES CONTRE LES AGRESSEURS ABIOTIQUES B. aux sols riches en sel. aux zones polaires glacées. j’ai un super remède contre la transpiration !" (Illustration : Fançois MILLET) + voir en annexe 1 la diversité des xérophytes . Exemple des défenses morphologiques contre le stress hydrique : (adaptation aux déserts chauds et secs.

La même expérience est réalisée au microscope sur une coupe transversale de feuille. Des tronçons de feuilles sèches (à gauche) sont aspergés par de la vapeur d'eau. Les tubes formés par les feuilles s'ouvrent en quelques minutes. La feuille en forme de tube fermé en atmosphère sèche (à gauche) s'ouvre et prend la forme d'une lame aplatie en atmosphère humide (à droite). . Noter que toute la surface interne est couvert de poils.Un exemple célèbre : l' Oyat Mouvement des feuilles d'oyat en fonction de l'humidité de l'air.

des modifications anatomiques et chimiques.Diversité des réponses On constate chez des végétaux non adaptés à la sécheresse du sol. L'hormone ABA semble impliquée Réponses chez les végétaux adaptés à la sécheresse (xérophytes) .

. Modifications structurales : Changements des propriétés mécaniques et de composition des membranes : ↗Taux d’acides gras libres ↗désestérification des phospholipides membranaires (due à l'oxydation des lipides). Création d’une tension entre la membrane plasmique et la paroi peut conduire à un déchirement de la membrane (collapse) et rupture des parois cellulaires.Conséquences d'un stress hydrique Chez les plantes non adaptées.. . en particulier à cause du stress oxydatif induit Chez les plantes résistantes Mécanismes de réparation de l'ADN 2 constantes: Présence de composés osmoprotectants Présence de molécules hydrophiles. Végétaux non adaptés : Modifications au niveau de l'ADN Perturbation métabolique Rupture des brins d'ADN altération des macromolécules. non résistantes Dégâts mécaniques : Liés aux caractéristiques des cellules végétales : flexibilité (très limitée ) de la paroi et stockage de l'eau dans les vacuoles. Chute de la quantité des protéines membranaires. Ces deux effets pouvant résulter de mécanismes biochimiques plus ou moins complexes. La déshydratation perte d'eau des vacuoles plasmolyse des cellules.

changement d'activité d'H2O perte des interactions protéines.membranes des cellules altérations des interactions paroi-membrane L'ABA des racines en stress hydrique augmente la plasmolyse des cellules de garde des stomates. du volume de la vacuole.DIMINUTION DE L'EAU DANS LE SOL. une diminution des échanges de gaz donc de la photosynthèse. donc aussi de l'eau dans le végétal Mécanismes généraux : succession des événements en réponse à un stress hydrique Plusieurs hypothèses : diminution de la turgescence de la tension de la membrane. → Fermeture des stomates qui entraîne outre une diminution de la transpiration. Etat non hydraté PERCEPTION du stress hydrique (RECONNAISSANCE) Voies métaboliques complexes cf les deux diapos suivantes TRANSDUCTION du signal Développement des racines « REPONSE » = défense : diminution de la transpiration augmentation de l'absorption d'eau . Chez les végétaux adaptés (cactus) plantes CAM à stomates ouverts seulement la nuit L'éthylène → abscission des feuilles → diminution de la surface foliaire → diminution des pertes d'eau Poils sur les feuilles capturant l'eau atmosphérique Orientation des lipides et protéines membranaires en fonction de l’état d’ hydratation Etat hydraté.

de divers alcools ou d'acides aminés comme la proline Fonction des osmolytes Fonction générale Protection contre les stress abiotiques Stabilisation des membranes Stabilisation de la conformation des protéines Ajustement osmotique Propriétés : antioxydants Elimination des radicaux libres ? La PC5 synthétase est induite par la sécheresse. par de fortes concentrations de NaCl du sol et par un traitement avec de l' ABA mais pas la réductase. qui est en excès C'est donc la PC5 synthétase qui est régulée au niveau transcriptionnel. par le stress .L'une des voies est la synthèse d'osmolytes à partir de sucres.

Juste pour montrer la complexité d'une des réactions en cas de stress hydrique (synthèse d'un osmolyte dérivé de la proline) 1ère Voie : par le glutamate PC5S : une enzyme bifonctionnelle 2ème Voie : par l'ornithine .

particulièrement peu résistantes qui permet de comprendre les mécanismes intervenant en cas de stress hydrique. et mutants P5CSF129A sous stress salin (200 mMNaCl Vigna aconitifolia ? . P5CS. comparée à celle d'autres souches. C'est l'étude de la biochimie de ces mutants.Les souches résistantes de certaines espèces peuvent posséder une mutation qui permet la résistance au stress de sécheresse et salin. Phénotypes des plantes wild-type (6 semaines).

leurs fonctions vitales sont suspendues. milieux très acides ou hyper-alcalins. dans des eaux saturées en sel (lac ou Mer Morte). dans des gisements pétroliers… Plantes carnivores Sol très riche en sel Salicorne Végétaux extrêmotolérants capables de prendre temporairement des formes de résistance. dans les glaces de l'Antarctique ou de l'Arctique. supportent mal la concurrence d'organismes banals → on ne les trouve que dans des milieux extrêmes températures proches ou supérieures à 100 °C (hyperthermophiles) ou inférieures à 0 °C (psychrophiles). milieux très chargés en sel (halophiles). milieux secs : (xérophiles) Végétaux polyextrêmophiles : on ne les trouve que dans des milieux extrêmes pour plusieurs facteurs ex : bactéries de sources chaudes sulfureuses. pauvre en nitrates (tourbières) Végétaux extrêmophiles vrais sont capables de supporter des conditions normales. . pressions exceptionnelles (grands fonds marins).Autres adaptations à des conditions extrêmes abiotiques : végétaux extrêmophiles et extrêmotolérants Sol très acide. mais on les trouve dans des milieux non extrêmes Ils sont protégés par un kyste ou une spore. de sédiments. milieux radioactifs milieux anoxiques : sans dioxygène ou non-éclairé. Certaines bactéries s'autoréparent dans des conditions extrêmes (non exigées pour vivre). de cheminées hydrothermales sous-marines.

II. DEFENSES CONTRE LES FACTEURS BIOTIQUES : ..des agresseurs plutôt de type « biotiques.. » nématode insecte prédateurs herbivores pathogènes champignon -->Surtout défense passive = constitutive bactérie virus (classé comme « non vivant ») ...

transporté dans les autres parties de la plante. NB On repère la présence d'acide salicylique dans la feuille du bas du premier plant. et a induit la mise en place de barrières efficaces contre ce pathogène (ou contre les pathogènes). une Graminée : les tissus de cette plante se nécrosent au contact de ses parasites.II. les poisons. pas celle du nécrosée. Ward identifie pour la pre mière fois une réaction de défense active chez Bromus. en utilisant de puis les civilisations les plus anciennes. exploite le moyen le plus fréquent que les plantes utilisent comme défenses. DEFENSES CONTRE LES FACTEURS BIOTIQUES : Mise en évidence de réactions de type immunitaires chez les végétaux L'humain. Une expérience chez le concombre Plant n°1 Plant n°2 Début de l'expérience feuille du bas Suite de l'expérience feuille située au dessus Résultat Lésion inoculation du pathogène Lésion inoculation du pathogène Feuille saine Lésion + eau Plant de concombre sain Lésion inoculation du pathogène La feuille du haut est La feuille du bas est nécrosée. pas celle du haut bas Feuille nécrosée Interprétation : Un signal hypothétique a été produit. H. .M. En 1902.

A. Plant Protection Service. DEFENSES CONTRE LES FACTEURS BIOTIQUES :I Défense passive Épiderme + /. rejette des enzymes digestives. où il s'installe. NL . se nourrit et prolifère) II.Substances toxiques Défense active : Réponse immédiate et violente = réponse hypersensible (HR) → mort cellulaire Défense active : Augmentation de la production de substances toxiques de l'épiderme Production d'autres molécules toxiques Défense active : Réponse à long terme activation Réponse systémique active (SAR) Production de protéines lysant le nématode Carrot infected by Meloidogyne fallax. Les mécanismes généraux avec l'exemple des réactions de défense aux nématodes Le nématode perce l'épiderme. aspire le matériel lysé pénètre dans le végétal et déclenche l'activation d'enzymes (AIA permettant la formation de galles.

hémicellulose. DEFENSES CONTRE LES FACTEURS BIOTIQUES : Épine d'aubépine et aiguillon de rosier Ecorce de séquoia Feuilles de houx. tannins diminuent la palatabilité et la digestibilité Poils de la feuille d'ortie Cuticule épaisse et cireuse d'épiderme . d'ajonc. Diversité des défenses morphologiques (constitutives) Base de feuilles de cardère formant des « douves » Arabette des dames (poil unicellulaire) Cellulose. liège.II. d'agave (en forme d'épée) Bractées de chardon B.

moutardes et choux girofle gingembre cannabis . feuilles fruits érable..II. → l'ion CN. notamment les fruits. séparés par une membrane de l'enzyme myrosinase. mais peut tuer des souris complexes avec les macromolécules écorces La mimosine a un N et un O différents de la tyrosine racines. au moins cinq alcaloïdes violemment toxiques. il suinte lors d’une éventuelle blessure de la plante et forme en séchant une Ce sont des anti-métabolites incorporés par erreur dans des protéines et les empêchant de barrière protectrice. légumes et graines. non protéi- . brisée quand les tissus sont Antibactériens. Comme la résine. bruyère. eucalyptus l'isothiocyanate le nitrile.difficultés à respirer faiblesse musculaire perte de connaissance. Libèrent aussi l'ion NO2. dégradation des lipides et glucides vinca --> alcaloïdes se liant aux récepteurs des microtubules bloquent la mitose caféine se fixe à récepteurs du SNC excitant aussi du système cardio-vasculaire morphine.. hévéa fonctionner correctement ex la canavine n'a qu'un O Lignine flavone anthocyane tannins forment des de différent de l'arginine. plus assez de O2 pour le fonctionnement du cœur et du cerveau. altèrent abimés par les prédateurs les 2 molécules en présence donnent l'ADN.à l'origine cannelle clou de des cyanures radis. pervenche pavot. : Acides aminés niques. LES DEFENSES CONTRE LES AGRESSEURS BIOTIQUES : C. roseau . Glucosinolates Glucosides cyanogénétiques = hétérosides libèrent l'ion CN-. ils hydrolysent les liaisons phosphodiester : ex nicotine.créant des molécules prenant la place de O2 Terpénoïdes Dérivés azotés Phénols dans l'Hbtrès dangereux pour les herbivores que pour les humains cerisier amandier pommier circule dans un réseau distinct de Latex vaisseaux : les canaux laticifères. tabac. qui en interfèrant avec les cytochromes empêche l'utilisation de O2 par les cellules. La ciguë contient dans toutes ses parties. le thiocyanate. ion cyanure.. dont principalement la conine goût amer . Diversité des défenses chimiques Alcaloïdes goût amer. if.

Quand les larves ont mangé Manduca. . C. La volcitine est active même si elle est diluée au millième. Les herbivores s'intoxiquent avec la nicotine. y stimulant la production de nicotine. Il circule et s'accumule dans les racines (on l'y décèle 90 minutes après de début de l'ingestion). Elle active la libération de composés volatiles. Les mécanismes moléculaires + Manduca sexta mange très vite Dans la cavité buccale de la chenille La nicotine circule dans tout le végétal. elle meurt. LES DEFENSES CONTRE LES AGRESSEURS BIOTIQUES : avec l'exemple de Nicotiana sylvestris face à Manduca sexta : défense non spécifique et spécifique L' acide jasmonique se forme dans les feuilles dès qu'elles sont mangées. ou même bouillie.II. Une guêpe parasite de Manduca est attirée et y pond ses œufs. On la retrouve en 40 s à 3 mm du point d'attaque.

Les défenses actives moléculaires non spécifique et spécifique de Nicotiana sylvestris  Défense directe : réaction rapide qui se propage par la sève à l'ensemble de la plante : la circulation. D'où l'idée de protection à long terme et non spécifique. coton). L'acide jasmonique se retrouve 90 minutes après sa production dans la feuille. On dit qu'il assure la transduction. De nombreux autres exemples de défense indirecte spécifiques existent ( maïs. l'âge de l'herbivore peut influencer la production de la substance volatile. dans la racine. Elle circule et se retrouve dans les feuilles qui seront consommées par les herbivores. C'est un transducteur. De plus. . Le résultat est la production d'une phytoalexine : la nicotine dans la racine. La voliciline est à l'origine de la libération de substances volatiles attirant les parasitoïtes spécifiques du pathogène ex ici : guêpes parasite de Manduca sexta. Les plantes deviennent résistantes en cas d'agression future (SAR)  Défense indirecte : C'est seulement dans la bouche de ce prédateur que le glutamate existe et sert de précurseur à la volciline. Cette fois-ci : spécificité .

• enfin. • dans le même temps. ou une bactérie (éliciteur = souvent pe ptides ou protéines à forte affinité avec des molécules sentinelles) • la pre mière véritable réaction se situe au niveau cellulaire. à l'intérieur même des cellules. c'est-à-dire nécrose programmée. Au niveau moléculaire. D'autre part.B. D'une part. un champignon. c'est-à-dire l'établisse ment d'une résistance dans les cellules saines pour les attaques ultérieures. il y a reconnaissance par la plante. par un phénomène d'induction. dans toutes les cellules de la zone d'infection est déclenchée la HR (Réponse Hypersensible). Les différentes étapes d'installation d'une résistance au pathogène La résistance contre les pathogènes se traduit par plusieurs phénomènes successifs: • tout d'abord. ou participant directement à un effet). toutes ces réactions de résistance semblent faire intervenir des ROI (réactifs (ou espèces) intermédiaires oxygénés ) . des phytoalexines sont produites dans le but d'inhiber la croissance du pathogène. les propriétés des parois des cellules infectées subissent des modifications . . se met en place dans la plante la SAR (Réponse systémique acquise) . stimulant des réactions. Différentes molécules interviennent suivant si le pathogène est un virus. dont les rôles semblent multiples (transducteur.

H2O2 = intermédiaires oxygénés réactifs ROI Eliciteur endogène oligosaccharides Polymérisation des protéines de la paroi végétale renforcement de la défense passive constitutive Gènes de défense Activation de protéines G associées à des Protéines membranaires Réponses= défenses D Peroxydation des lipides de la membrane cellulaire → lyse de la cellule. la dégradation des molécules barrières.La réponse précoce HR II. les lignines. LES DEFENSES CONTRE LES AGRESSEURS BIOTIQUES:E. phytoalexines produites par d'autres réaction (SAR) de la paroi par le pathogène donne naissance à des oligosaccharides qui sont des éliciteurs endogènes Gène d'avirulence AVR Molécule sentinelle : site de liaison de Reconnaissance l'éliciteur R exogène  Inhibition de la germination de spores de plusieurs champignons pathogènes Éliciteur Flux exogène ioniques « un gène pour un gène » Activation de Protéines kinases T transduction Production de formes très réactives à l'oxygène ions O. nécrose . Diversité des voies moléculaires et la réponse des parois impliquées dans les défenses métaboliques :  HR A lieu quelques minutes seulement après reconnaissance par les éliciteurs De plus.

C2H4 éthylène T HR D activation des Gènes de défense Ou de résistance R T NO monoxyde d'azote = réactifs intermédiaires oxygénés ROI T gènes de défense PHYTOALEXINES D .La voie de l'acide jasmonique et production de phytoalexines SAR  Les phytoalexines sont antipathogènes (antibiotiques contre les bactéries. T H2O2.. ) volatile R Acide linolénique → acide jasmonique = T Stimule les enzymes de biosynthèse de Production de formes très réactives à l'oxygène ions O..

La voie de l'acide salicylique et production de protéines PR (pathogenis related) R :Agression des membranes par le pathogène responsable de HR et confinement de l'agresseur sur le site primaire T Phénylalanine → acide salicylique = T messager PROTEINES PR secondaire -résistent aux protéases R du pathogène Serait responsable de T SAR ? Uniquement de façon locale ? D .ex les chitinases catalysent la dégradation des parois des pathogènes HR formes très réactives à l'oxygène ions T intermédiaires oxygénés réactifs ROI Gènes de défense D Activent la synthèse de gènes de défense .

Les métabolites secondaires : transducteurs et « effecteurs » Oligosaccharide → épaississement de la paroi Paroi hydrolysée par le pathogène Acide jasmonique → phytotoxines Intermédiaires oxygénés reactifs Ethylène Acide salicylique → Protéines PR .

Ce sont ce qu’on appelle des modifications épigénétiques qui peuvent être influencées par l’environnement.Le silencing Ces ARN dits interférents (ARNi) sont spécifiques de l’ARN viral. les enzymes de la plante découpent l’ARN viral en petits ARN simple brin d’une vingtaine de nucléotides ils peuvent induire des modifications sur l’ADN des gènes mutés d'un greffon. Ils s s’y accrochent donc et empêchent l’expression du génome du virus jusqu’à ce qu’une enzyme vienne le détruire. Les chercheurs envisagent de voir si cette mémoire épigénétique se transmet également d’une descendance à l’autre. le silencing permet aussi à la plante de mémoriser les effets. Les ARNi se propagent dans la sève. immunisant par silencing les autres parties de la plante lorsque l’un de ces virus infecte La plupart des virus végétaux ont un génome composé non pas d’ADN mais d’ARN double brin. d’un stress et d’anticiper la réponse à une agression ultérieure. par exemple. Ces modifications n’altèrent pas la structure des gènes mais en modifient leur expression. . une cellule végétale.

. même celles pour lesquelles aucun produit actuel n'existe encore.. --->Idée que les SDN ne remplaceront pas les techniques traditionnelles. 3. L'homme a depuis longtemps tiré parti de la toxicité des plantes sans être conscient qu'il utilisait une de leurs réactions de défense. Peu de passages sont n écessaires pour l'agriculteur. Et à d'autres doses.Un rapprochement avec des micro organismes : certains micro organismes présents dans des racines (Pythium chez la Tomate) déclenchent et amplifient la production de protéines PR INTERET :1. on limitera notamment le besoin en pesticides. METHODE : créer :1. ou même ayant un effet sans qu'on connaisse réellement précisément leur action.. On cherche aujourd'hui à produire des molécules agissant au niveau de la reconnaissance de l'agent pathogène.Les éliciteurs ont été identifiés : ils sont appelés stimulateurs des défenses naturelles. 3. Toutes sortes de cultures sont concernées. Intérêt environnemental. Obtenir des réactions systémiqques acquises : efficaces contre un large spectre d'agresseurs. C'est ainsi que certaines techniques d'extraction des toxines végétales nous proviennent des civilisations les plus anciennes. l'humain utilisait ces mêmes molécules pour produire des médicaments Stimulateurs des défenses naturelles des végétaux (SDN) : Principe (énoncé dans les années 1995) : si l'on peut exacerber les défenses qui existent naturellement dans les plantes. le monde végétal privilégie le poison. 2. elles les complèteront dans une agriculture raisonnée. intervenant dans la cascade de signaux. Des plantes transgéniques surexprimant les composantes de défense. 2.Applications pratiques Parmi toutes les stratégies de défense possibles. Dès les années 1980 des molécules synthétisées avaient ce même rôle (faux SDN) ex des analogues de l'acide salicylique.

infectées Cytotoxicité lignée T  Réaction non spécifique /spécifique   Transport par la sève.Y aurait-il des rapprochements entre immunité animale (vertébrés) et défense végétale ?  Barrières : peau et muqueuse Antigène Anticorps récepteur T Reconnaissance 3D Ag-Ac Réaction de primo-infection moins forte  Barrière : épiderme  Eliciteur  Molécule réceptrice sentinelle  Reconnaissance 3D Eliciteur -Sentinelle  Réaction HR violente et intense      Deuxième réaction/ mémoire plus forte  Réaction SAR moins intense . de longue durée  Réactions non spécifique/ spécifique Transport par le sang Interleukines Destruction de c. signaux  Nécrose dans la réaction HR  Cytotoxicité des phytoalexines    . par l'air (comp volatiles)  Métabolites secondaires.

ayant une forte affinité avec un éliciteur. Géne d'Avirulence : le pathogène contient des gènes qui déclenchent des réaction de défense de la part de la plante qu'il attaque. Défense active des végétaux : réactions déclenchées par les destructions des barrières constitutives par un pathogène ou un herbivore : essentiellement les réactions HR et SAR Défense passive : la cuticule. il est virulent. dont la SAR. un messager. Acide salicylique : métabolite secondaire ayant un rôle de signal dans des réactions de défense. Il intervient dans la reconnaissance. Existeraient aussi dans le règne animal.  . produit à l'occasion de HR. gràce à sa propriété d'être volatile. Géne de défense ou de résistance : gènes contenus dans la plante permettant la synthèse d'une molécule sentinelle. dont laHR Stimule l'expression des gènes de production de phytoalexines. A un gène d'avirulence correspond un gène codant pour une molécule sentinelle. dans une défense contre un pathogène. S'il parvient à franchir cette barrière passive. mais qui. constituent une résistance constitutive à l'entrée des pathogènes sans qu'il y ait de réaction particulière à une attaque par un herbivore ou un pathogène . volatile. C'est un transducteur. mais aussi en cas de défense contre des facteurs abiotiques pouvant stimuler à distance les réactions de défense d'autres individus chez certaines espèces de plantes. qui induit chez une plante la production de phytoalexines et par extension l'éliciteur est une molécule qui déclenche les mécanismes de défense des plantes avec production de substances défensives. Ils sont spécifiques de l’ARN viral. Il intervient dans la reconnaissance. Anti-métabolite : molécule ressemblant à un métabolite à un ou deux atomes ptès. C'est un transducteur. Il est codé par un gène d'avirulence du pathogène. Ils s s’y accrochent donc et empêchent l’expression du génome du virus jusqu’à ce qu’une enzyme vienne le détruire. Ethylène : C2H4. en prenant sa place empêche les synthèses normales et bloque certaines réactions du métabolisme . C'est un transducteur. la paroi pecto-cellulosique. Acide jasmonique : métabolite secondaire ayant un rôle de signal dans des réactions de défense. Petit lexique :         Eliciteur : molécule produite par un agent phytopathogène ou un ravageur. Il intervient dans la reconnaissance. un messager. ARNi :L' ARN viral est découpé en petits ARN simple brin d’une vingtaine de nucléotides que l'on appelle ARN dits interférents (ARNi). un messager. Le pathogène exprime par ce gène une protéine ou un polypeptide (éliciteur) qui le rendent dons inefficace en tant que pathogène (avirulent). A un gène d' avirulence correspond un gène codant pour une molécule sentinelle. Stimule l'expression des gènes de production de protéines PR.

ou participant directement à un effet par leur fort pouvoir oxydant.       . à long terme. ce sont les parasites pouvant être virulents vis-à-vis des végétaux : les nématodes. les virus. dont les rôles semblent multiples (transducteur. Molécule sentinelle : sur ou dans la membrane de la plante. non spécifique. de messager ou un effet dans les défenses du végétal. stimulant des réactions. HR : dans toutes les cellules de la zone d'infection est déclenchée une réaction de défense active immédiate et violente la HR . ce peut être des antibiotiques. On pense qu'elle bloque de façon locale le développement du pathogène dans la plante. Les phytoalexines sont des substances accumulées par la plante après avoir été exposées à des pathogènes. PR : Les protéines «Liées à la Pathogénie» (ou protéines PR pour «Pathogenesis-Related») sont des protéines végétales dont l'expression est induite par divers types d'agressions subis par les plantes.(hypersensitive response) c'est-à-dire nécrose programmée. Pathogène : dans le sujet des défenses chez les végétaux. les insectes. les bactéries. historiquement. Observées la première fois par Harry Marshall Ward fin XIXe siècle. . ou réduisant la digestibilité ou la palatabilité de la plante par l'herbivore.  SAR (Réponse Systémique Acquise). les champignons. Métabolite secondaire : molécule qui est produite par la plante mais qui n'intervient pas dans le métabolisme. à la fois synthétisé et accumulé par la plante après avoir été exposé à des microorganismes" . mais ceci est parfois remis en question. n'est pas utilisée par la plante elle même. Palatabilité : caractéristique de la texture des aliments agréables au palais. sont décrites et nommées par Müller & Börger en 1942. Elle participe à la reconnaisance. Ca a été l'une des premières défenses observées. Ses mécanismes font intervenir l'acide jasmonique. Leur synthèse est stimulée par l'acide salicylique Phytoalexines : molécules toxiques pour le pathogène. A un rôle de signal. Leur définition date d'un article de 1981 : "Composé antimicrobien de poids moléculaire faible. est produite après l'attaque d'un pathogène protège la totalité du végétal contre un ensemble de pathogènes dans le futur. toutes ces réactions de résistance semblent faire intervenir des réactifs oxygénés intermédiaires . Visà-vis des bactéries. On retrouve ces composés dans de nombreuses plantes et ceux-ci sont largement étudiés depuis longtemps ROI : Au niveau moléculaire. cette protéine est codée par un gène de défense et a une forte affinité pour l'éliciteur.   Nécrose : mort des cellules contenant le pathogène (réaction locale immédiate violente de HR) Nématode : vers ronds dont certains sont parasites de différents groupes animaux mais aussi de végétaux.

. et même de coévolution avec d'autres espèces du même milieu. mais aussi et surtout être héritées au cours d'un long processus d'évolution. inoculation de pathogène. des mécanismes généraux communs : hormones. Bien sûr. et un système de type immunitaire spécifique et non à court et à long terme.. réactifs oxygénés intermédiaires. Le plus long terme donnant naissance à des variétés résistantes. ce sont les mêmes méthodes expérimentales qui sont utilisées : étude des mutants pour déterminer les mécanismes moléculaires impliqués.. dans les deux lignées. application de molécules supposées actives pour déterminer leurs effets.. les phéromones. autre ex : L'osmotine cf. -des modifications métaboliques qui représentent des mécanismes de défense à court terme et à long terme.Et l'on remarque. Il est remarquable de constater que ces défenses contre l'abiotique et contre le biotique peuvent se ressembler aussi bien au niveau morphologique (épines des xérophytes et épines de défense contre les herbivores) mais aussi métabolique (hormones intervenant dans les deux cas ex ABA.) Un élargissement du sujet amène à une comparaison avec les animaux.. passives. annexe 3. les plantes développent : -des défenses morphologiques. Ethylène. .. auxines.Conclusions Que ce soit pour la lutte contre les agressions du biotope ou de la biocénose. pouvant varier selon les agressions que l'individu subit.

Annexe 1 diversité des défenses morphologiques constitutives en cas de stress hydriques (xérophytes) .

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A .

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) ou des sujets de type II 2° plus originaux avec la notion de mutualisme et un fonctionnement de l'éthylène comparable à celui d'une phéromone (deux notions non inscrites au programme mais que les élèves peuvent facilement appréhender) ou en abordant la.. ex épines.Annexe 2 un exemple de la diversité des moyens de défense..problématique sous l'angle de la biodiversité (plutôt vue en seconde) .. avec mutualisme et molécule fonctionnant comme une phéromone chez les Acacias Remarque : la diversité des moyens de défense permet de créer des sujets de type II 2° « classiques (avec des exemples proches de ceux vus en classe.

Les grands herbivores en cas de manque de graminées peuvent être amenés à brouter des acacias. et le support d'autres végétaux C. Diversité des défenses des acacias . Ils sont aussi la proie d'insectes phytophages.

C1 °Mécanismes à l'échelle moléculaire et à l'échelle des individus Défense active chimique (production de phytoalexines) Concentration de tanins et de molécules cyanogènes dans les feuilles qui deviennent impropres à la consommation Défense passive mécanique. constitutive. .. morphologique..

Fourmi sentinelle pouvant piquer comme une guêpe les grands herbivores et les autres phytophages. + acacia débarrassé des plantes grimpantes ( bourgeons consommés par les fourmis)   .C 2 °Mécanismes à l'échelle des populations et des écosystèmes Mutualisme :  Epine ou renflements (domita) = abri pour une espèce une colonie de fourmis Nectar stimulé par grands herbivores broutant l'acacia.

Sans broutage des herbivores. l'acacia est moins défendu.  . Défense active chimique Le transducteur éthylène est produit et stimule les arbres voisins à synthétiser des tanins astringents qui éloignent les herbivores. La colonie ne survit que s'il y a suffisamment de nectar. Sinon les fourmis élèvent des pucerons suceurs de sève ou quittent l'arbre pour d'autres espèces. certains acacias ayant perdu leur fourmi mutualiste ont été dévastés par des insectes phytophages. La survie des grands herbivores consommant les acacias maintient la biodiversité. La colonie peut alors être remplacée par une autre espèce moins agressive.

Le lien entre les deux types de défense est la diminution de la pression osmotique. infection fongique ou virale (TMV: virus de la mosaïque du tabac). ce qui a lieu aussi en cas de stress hydrique . L'attaque des toxines fongiques perfore la membrane fait diminuer la pression osmotique.Annexe 3 L'osmotine à rôle antipathogène . en particulier lorsqu'il est acclimaté au stress salin [peut survivre à [NaCl]>400mM. Mais le mode d'action de l'Osmotine dans la résistance aux stress abiotiques est encore inconnue. La régulation transcriptionelle du gène a été démontrée en cas de salinité. est libérée en cas de stress hydrique L'osmotine est une protéine alcaline synthétisée de façon très importante chez le tabac. La protéine mature est localisée dans la vacuole et est une protéine PR à activité antifongique (démontrée in vitro). stress de blessure. sécheresse. irradiation UV.

fr/upload/p210/Cours_Stress_hydrique_M.pdf http://www.univ-mrs.com/fr/doc/t/climatologie/d/adapta tions-des-plantes-aux-climatssecs_476/c3/221/p7/ .Bibliographies et sitographie pour la partie défenses contre les agreseurs abiotiques http://www.univ-mrs.fr/upload/p210/Cours_Stress_hydrique_M.org/odj/index._Jabnoune_MBVB_07_08.futurasciences.pdf http://biologie.php?page=fiche_06 http://biologie._Jabnoune_MBVB_07_08.relais-sciences.

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