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Guide pratique

d’éco-conception

Guide pratique d’éco-conception R é a l i s é p a r Avec le soutien

Réalisé par

d’éco-conception R é a l i s é p a r Avec le soutien de l’Agence

Avec le soutien de

l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie

R é a l i s é p a r Avec le soutien de l’Agence de
GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON S OMMAIRE Avant propos : Pro Carton et la démarche

GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON

SOMMAIRE

Avant propos : Pro Carton et la démarche d’éco-conception

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> L’engagement de la filière et de Pro Carton en faveur de l’éco-responsabilité

> Un guide d’éco-conception pour poursuivre et étendre la dynamique engagée

> Contributeurs

Introduction

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> La vocation du guide : un outil pratique et pédagogique

> Principes directeurs du guide d’éco-conception

> Périmètre du guide d’éco-conception (catégories de produits)

> L’organisation du Guide

Pourquoi faire de l’éco-conception ?

Première partie : Identification des enjeux environnementaux dans le secteur de la fabrication des cartonnages

1/ L’évaluation des impacts des produits sur l’environnement 2/ Le cycle de vie d’un produit 3/ Les enjeux environnementaux de l’éco-conception des cartonnages : impacts de la filière aux différentes étapes du cycle de vie

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Deuxième partie : Application de l’éco-conception dans les phases de la conception et de la fabrication des cartonnages

1/ L’éco-conception : des principes à l’application opérationnelle 2/ Un outil d’éco-conception appliqué au secteur du cartonnage

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> Schéma global des axes de réflexion et action

> Mode d’emploi des fiches pour l’éco-conception des cartonnages

> Fiches d’évaluation : neuf étapes articulées autour de trois thèmes majeurs :

› Conception technique de l’emballage

› Etapes de fabrication

› 0rganisation et gestion industrielle

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Deuxième partie

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Introduction

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Fiches thématiques

Le fonctionnement en boucle de la filière, une contribution au Développement Durable de la société.

1/ La gestion durable des forêts

2/ Matières de base, pâtes neuves et recyclées

3/ Procédés de fabrication et respect de l’environnement

4/ Les solvants et produits de nettoyage

5/ Exigences essentielles liées à l’environnement

6/ Recyclable et recyclé

L’éco-responsabilité en pratique Avant propos
L’éco-responsabilité en pratique
Avant propos

Les indications pratiques d'éco-conception, rassemblées dans ce Guide, de même que les recommandations préconisées par le “Guide d'éco-communication“ publié par l'Ademe, ont servi de références pour la mise en forme et l'impression de ce document. Ainsi :

• Le style du document a privilégié un nombre réduit de photos et d’aplats, limitant le taux d'encrage.

• Toutes les surfaces imprimables disponibles ont été utilisées (recto/verso, en particulier les 2 ème et 3 ème de couverture) afin de limiter le nombre de pages du document.

• L’ensemble du guide n’utilise aucune colle. Le CD Rom qui lui a été associé a été encarté évitant ainsi l'utilisation d'un “clips” en plastique. La recyclabilité totale du document est donc facilitée.

• La pochette et la couverture de la plaquette utilisent un support papier-carton de 250 gr/m 2 , 100% à base de fibres recyclées (éco-labellisé Ange bleu, Nordic Swan, NAPM)

• La même qualité de papier, en 170 gr/m 2 , est utilisée pour les pages intérieures et les fiches thématiques. Le choix d'un même support, bien que dans des grammages différents, permet de réduire les réglages machine et la gâche associée (encre et papier) et réduit les stocks de papier inutilisé.

• Les plaques offset sont directement gravées sur les cylindres de la presse (Heidelberg D I74). Ce procédé facilite les calages machine et réduit les impacts associés (gâche papiers, encre, …).

• L'utilisation d'un procédé offset quadrichromie permet de limiter les nettoyages machine et les déchets associés (encre, solvants, chiffons, …).

• Les encres d’impression utilisées sont végétales (produites à base d’huiles issues de ressources renouvelables), donc plus respectueuses de l’environnement, notamment en termes d'émissions dans l'air.

• Enfin le format du document a été adapté pour permettre, pour son expédition, l'utilisation d'enveloppes NF Environnement.

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Q Q Q GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON A VANT PROPOS > Pro Carton et la

GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON

AVANT PROPOS

> Pro Carton et la démarche d’éco-conception

L’engagement de la filière et de Pro Carton en faveur de l’éco-responsabilité

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En France, le papier-carton est le leader des matériaux d’emballage. Ce secteur économique prépondérant a adopté très tôt une attitude proactive face aux attentes nouvelles de la société, alors même que le concept de Développement Durable s’imposait comme une voie nécessaire pour concilier économie et environnement.

En premier lieu, la production de papier-carton d’emballage s’appuie sur les qualités naturelles d’une matière première renouvelable, abondante et recyclable : la cellulose du bois.

Mais, très tôt, les démarches de prévention et de réduction des impacts environnementaux ont été intégrées dans le secteur de l’emballage papier-carton. Les producteurs se

sont engagés dans la gestion raisonnée de la ressource au niveau du capital forestier et de l’utilisation des sous- produits du bois, d’une part, dans la réduction de l’impact environnemental global moyen de leurs produits, d’autre part :

dans la phase de production, en limitant les prélèvements en ressources et en réduisant les émissions et rejets. dans la fabrication des emballages, par l’amélioration constante des procédés et performances industriels. Enfin, ils ont su exploiter industriellement la recyclabilité effective de leurs produits en développant les capacités et procédés de recyclage ; ils ont ainsi créé une boucle dont le degré de fermeture est aujourd’hui l’une des plus élevées de tous les matériaux d’emballages (75%).

Une nouvelle étape : vers l’éco-conception des emballages

Depuis 2002, la filière carton et ses représentants ont souhaité s’engager davantage dans la voie du Développement Durable en renforçant la thématique de l’éco-conception des emballages en carton plat. Ce principe novateur, encore émergent au niveau international, dépasse la simple mise en œuvre des obligations réglementaires, pour intégrer une démarche de progrès environnemental dans la conception des produits. Cette démarche, qui peut être menée en se

plaçant du point de vue du fabricant d’emballage, doit avant tout répondre à un besoin d’emballage formulé par le client, découlant de ses choix marketing, esthétiques, techniques et de distribution de son produit. Cet ensemble d’exigences ainsi formulées, qui doivent être considérées comme légitimes, impose un cadre au sein duquel le transformateur est contraint de travailler et qu’il ne peut que très marginalement modifier.

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Après un forum de réflexion, Pro Carton France a lancé un programme d’avant-garde, en organisant en 2004 le premier concours d’éco-design en France dans le domaine de l’emballage. Ce premier concours, qui a connu un succès certain par le nombre de participants, étudiants et professionnels de la filière emballage, a également mis en exergue toutes les difficultés à surmonter dans un domaine mal connu tant dans son approche que dans son application.

C’est dans cet esprit, associant volontarisme et pragmatisme, qu’a été élaboré le présent Guide Pratique d’éco-conception. Un esprit qui n’est qu’une traduction des principes du Développement Durable, où l’on s’efforce d’agir en tenant compte des trois piliers - économique, environnemental et sociétal - pour la satisfaction “des besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs”. C’est dans cette orientation qu’a opéré un groupe de travail, autour de Pro Carton, avec des compétences variées, pour formuler ce guide, et que nous tenons à remercier ici :

représentants de la profession, spécialistes en environnement (société BIO Intelligence Service) et avec le

Contributeurs

Le présent guide a été élaboré à l’initiative de Pro Carton France – structure de réflexion, concertation et information du secteur de l’emballage en carton plat – avec le soutien

Conception et rédaction :

Eric LABOUZE, Fabien BRONES et Cécile DES ABBAYES

soutien de l’ADEME, chargée par les pouvoirs publics de favoriser les engagements des différentes filières et des industriels en faveur d’une véritable maîtrise environnementale.

Visant à rendre accessibles et opérationnels les principes de l’éco-conception des emballages, le Guide doit pouvoir s’insérer au quotidien dans les pratiques des acteurs professionnels. Confrontés aux défis de concevoir et fabriquer des emballages fonctionnels et compétitifs, ces professionnels doivent en effet répondre à l’ensemble des critères et exigences des clients et utilisateurs, comme aux attentes légitimes de durabilité sociétale. C’est ainsi que l’éco-conception pourra s’intégrer comme une composante de la performance et de l’éco-responsabilité des professionnels de la filière.

Qu'est ce que l'éco-conception ? C'est l'amélioration de la qualité écologique d’un produit, c'est à dire la réduction de ses impacts négatifs tout au long de son cycle de vie tout en conservant sa qualité d'usage (même performance et/ou même efficacité).

Source : ADEME

technique et financier de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) et l’appui technique de la Fédération Française du Cartonnage.

BIO

INTELLIGENCE SERVICE

Pro Carton remercie toutes les personnes qui ont apporté une contribution à ce travail :

› Myriam PUAUT, Nadia BOEGLIN et Patrice CHARTON

ADEME

› Véronique BIZET et Benoit POLLACCHI

BOSTIK

› Bertrand HELLE

CASCADES

SA

Alain COCHAUX, Bruno CARRE et Thierry DELAGOUTTE

CENTRE

TECHNIQUE DU PAPIER

› Jean Claude SIROST

COATES

LORILLEUX / GOTA

Benoît MOREAU

FICG

› Christine-Noëlle BAUDIN

FEDERATION

FRANÇAISE DU CARTONNAGE

› François BRENEY

IGGESUND

› François BOURILLON

IRFIP

› Jean Marc LEBHAR

LEBHAR

SA

› Yann REBOUT

› Noël MANGIN et Gilles BARREYRE

Olivier ROUSSIER et Hubert de MAISTRE

NATIONAL STARCH

Pro Carton France

SPIC / EDELMANN

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Q Q Q GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON I NTRODUCTION > La vocation du guide :

GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON

INTRODUCTION

> La vocation du guide : un outil pratique et pédagogique

Ses destinataires

Ce guide a été conçu avec et pour les fabricants d’emballages en papier-carton, en premier lieu transformateurs de carton plat. Mais le caractère transversal de la démarche, intégrant l’ensemble du cycle de vie des produits, ne peut manquer d’intéresser d’autres acteurs de la filière papier-carton, sensibilisés aux enjeux et principes de l’éco-conception :

designers, enseignants et étudiants des écoles de design ou d’emballage. Sans oublier les clients industriels, distributeurs, fournisseurs, qui se trouvent impliqués dans des décisions et projets touchant à la conception des cartonnages.

Son but

Comme exposé en avant propos, ce guide est un outil permettant de faciliter la prise en compte des impacts environnementaux des produits par les acteurs de la filière,

afin de minimiser des impacts possibles à un instant donné, par rapport à un ensemble de moyens et contraintes existant. L’expérience montre que, la plupart du temps, le transformateur est appelé à travailler sur un cahier des charges marketing et technique établi par le client, qu’il convient de respecter.

Son orientation

Ce guide se distingue par sa façon nouvelle d’aborder l’éco- conception. De manière très pratique, il aide à mettre en œuvre un questionnement pertinent à chaque étape du processus de conception et d’élaboration d’un emballage. Ceci dans une perspective de prise en compte de la totalité du cycle de vie des emballages et de l’ensemble des impacts environnementaux, en maintenant évidemment l’objectif initial de satisfaction des besoins définis par le client en fonction des produits qu’il commercialise et de leur mode de consommation.

> Principes directeurs du guide d’éco-conception

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Eco-responsabilité dans la conception… au service de la satisfaction des clients

Document à vocation pédagogique pour les acteurs de la filière, le Guide Pratique d’éco-conception Pro Carton vise à recenser les enjeux effectifs liés à l’environnement et associés à la conception des emballages en carton plat.

En effet, l’élaboration des cartonnages implique des choix

opérés en commun entre fabricants d’emballages et

clients. Néanmoins il est essentiel d’éviter l’écueil qui consisterait à assimiler abusivement éco-consommation et éco-conception, en faisant une confusion entre le questionnement des besoins et l’analyse des réponses à des besoins.

Ici, la construction de l’emballage repose sur des exigences qui traduisent le besoin exprimé par le client (choix marketing, esthétiques, techniques, de distribution du

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produit). Aucun jugement de valeur ne peut être émis sur les attributs définis par une démarche marketing visant à satisfaire le destinataire final, approche considérée comme parfaitement légitime.

La pratique de l’éco-conception, telle qu’elle est présentée ici, repose sur la responsabilité des acteurs engagés dans une application volontariste des principes du développement durable. Elle n’est en aucun cas normative ou restrictive (car un tel carcan d’application serait complexe et limiterait la créativité et les progrès technologiques). Elle permet d’éclairer les enjeux environnementaux associés aux choix potentiels, en favorisant ainsi le plein exercice de sa responsabilité à chacun des acteurs, tout au long de la filière. A l’inverse, elle introduit une démarche progressive qui laisse les fabricants libres de choisir, en toute connaissance de cause, les solutions les plus adaptées à leur situation et besoins.

La recherche d’un juste compromis : un outil à ambition raisonnée à la fois dans sa portée et dans son contenu :

• sur la portée :

le guide vise à permettre aux fabricants qui le souhaitent de s’engager dans une démarche d’éco- conception en tenant compte de leurs ressources et contraintes actuelles, qu’elles soient d’ordre

industriel (outil disponible), économique (contraintes de coût des projets), ou organisationnel (structures et moyens humains). Pour cela, il reste centré sur l’espace de responsabilité des fabricants, dans la phase de conception et fabrication des cartonnages (“gate to gate“).

• sur le contenu :

Le guide rassemble les principaux éléments permettant de se poser les bonnes questions au bon moment dans la chaîne des décisions ; après avoir initié un questionnement pertinent, il apporte des orientations et suggestions permettant d’éclairer le décideur sur la nature des critères qui aideront à justifier les choix. Le guide n’est pas un catalogue de solutions techniques “ clef en main “ (plus ou moins justifiées, plus ou moins provisoires) ; il ne reprend pas non plus les éléments théoriques et méthodologiques généraux sur l’éco-conception, déjà présentés dans d’autres supports. Il est conçu pour faciliter la recherche par les différents acteurs concernés par l’élaboration des cartonnages du juste compromis entre les options de conception possibles, en tenant compte des différentes contraintes existantes.

> Périmètre du guide d’éco-conception

Ce Guide a été conçu à l’intention principale des transformateurs de carton plat, les emballages visés étant principalement les cartonnages pliants, les boîtes mixtes, les tubes et fûts en carton plat, les cartonnages recouverts et les publicités sur le lieu de vente (PLV).

> L’organisation du Guide

La première partie du guide consiste en une identification des enjeux environnementaux dans le cadre d’une démarche d’éco-conception dans le secteur de la fabrication d’étuis en carton plat, à partir de résultats d’Analyse de Cycle de Vie ; celle-ci permet de positionner les enjeux environnementaux type rencontrés, en s’appuyant sur la vision multicritère et sur l’ensemble du cycle de vie des produits concernés.

La deuxième partie du guide a une orientation très opérationnelle. Elle aborde les problématiques et voies de progrès sous plusieurs angles complémentaires :

conception des emballages ; étapes de fabrication et gestion industrielle. A ce stade, les préoccupations d’éco-design doivent rejoindre et compléter les démarches d’amélioration environnementale de sites industriels. D’ailleurs, la

logique du Développement Durable doit faire converger les outils et bonnes pratiques, dans une éco-conception élargie, où s’insèrent des approches éprouvées que connaissent déjà les professionnels, comme “l’analyse de la valeur” ou “la qualité totale”, en y introduisant la dimension environnementale. Le guide ne fournit pas de normes rigides, incompatibles avec les scénarios industriels variés, mais plutôt une démarche de questionnement adaptable aux cas particuliers rencontrés quotidiennement.

En tant qu’outil pédagogique ouvert à un public varié, le guide comporte une troisième partie qui vise à clarifier quelques thèmes techniques et environnementaux importants dans le contexte particulier de la filière ; en particulier la notion de boucle matière, la question des emballages recyclables et des matériaux recyclés.

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GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON

POURQUOI FAIRE DE LÉCO-CONCEPTION ?

Différents motifs peuvent inciter un fabricant de cartonnage à s’engager dans une démarche d’éco-conception ; ceux-ci peuvent être d’origine externe ou interne à l’entreprise :

MOTIFS EXTERNES

Une tendance de fond en faveur de l’éco-responsabilité :

L’éco-conception permet de mettre en pratique certains principes inhérents aux attentes sociétales de Développement Durable.

Une sensibilité politique favorable :

Tendance particulièrement ressentie dans le développement des achats éco-responsables des administrations et une intégration de critères environnementaux dans les commandes publiques.

Des consommateurs de plus en plus sensibilisés aux questions environnementales, qui peuvent s’exprimer par :

des préférences d’achat de produits plus respectueux de l’environnement

des déclenchements de campagnes ou de mouvements d’opinion défavorables, notamment par des associations de défense de l’environnement ou de consommateurs, visant des produits ou pratiques ne respectant pas l’environnement.

Un cadre réglementaire renforcé sur le cycle de vie du produit :

Notamment pour les emballages, la directive 94/62/CE, mise à jour par la nouvelle directive 2004/12/CE, définit les exigences essentielles en faveur de l’environnement, en particulier pour la réduction des déchets à la source, la réduction des substances dangereuses et la gestion de l’emballage en fin de vie (objectif de taux de recyclage par filière.

Des éléments de facilitation :

Il existe des aides financières pour l’éco-conception.

MOTIFS INTERNES

Une contribution à la maîtrise des coûts :

La moindre consommation d’énergie et de matériaux, la minimisation de déchets générés, ainsi que la maîtrise des coûts d’élimination sont des processus d’améliorations continus qui vont de pair avec l’intérêt économique.

Besoin d’innover :

L’éco-conception offre une vision renouvelée du service rendu par l’emballage et du couple produit/emballage. Elle peut ainsi conduire à repenser ou à améliorer l’offre et l’adéquation de l’emballage.

Renforcer l’image de marque (du produit et de l’entreprise) :

L’éco-conception est une opportunité, pour l’entreprise, de témoigner de son réel engagement dans la voie de la responsabilité environnementale.

Argument concurrentiel : une opportunité pour différencier l’offre,

La démarche d’éco-conception est un atout pour la filière papier-carton. Elle est de nature à valoriser sa spécificité dans le caractère renouvelable et durable de sa ressource, de ses produits, de ses services.

Améliorer l’image de la société en interne :

La sensibilisation du personnel et le développement de valeurs de responsabilité positives sont autant de dynamiques pour la motivation interne et l’identification à l’entreprise.

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PREMIÈRE PARTIE

Identification des enjeux environnementaux dans le cadre d’une démarche d’éco-conception dans le secteur de la fabrication de cartonnages

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Q Q Q GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON > Introduction Cette première partie se propose de

GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON

> Introduction

Cette première partie se propose de dresser un panorama général des effets potentiels sur l’environnement d’un cartonnage. Cette démarche permettra d’identifier et de comprendre l’origine des impacts environnementaux, ainsi que leur relation avec les éléments constitutifs du cartonnage, et ses différentes étapes de fabrication. En préalable, sont introduites les notions générales nécessaires à l’interprétation de l’évaluation environnementale, en particulier la notion d’impact environnemental, et le principe du cycle de vie d’un produit.

La notion de produit

L’éco-conception est une démarche qui s’applique à tout type de “produit” ou même de service. Dans le domaine de l’emballage, ce terme peut être source d’ambiguïté.

Dans les paragraphes généraux, le terme général de “produit” a été conservé pour désigner l’objet de la démarche d'éco-conception qui est ici "la conception et la production d'emballages en carton plat". En revanche, dans les fiches d'éco-conception, le

vocabulaire en vigueur dans la profession a été utilisé, où le "produit" désigne le contenu, l'objet emballé.

Enfin, il convient de noter que pour certains aspects de la démarche d’éco-conception, il peut être nécessaire de prendre en compte le “système d’emballage”, c’est-à-dire l’ensemble des emballages primaires, secondaires, tertiaires associés. De même que la démarche peut aussi conduire à considérer la relation “emballage-produit emballé”, c'est à dire le contenant et le contenu.

1/ Evaluer les impacts des produits sur l’environnement

Concevoir des emballages en carton plat plus respectueux de l’environnement suppose que l’on puisse déceler les progrès possibles, les améliorations environnementales souhaitables. Il est donc indispensable de disposer d’outils pour évaluer les performances, les impacts environnementaux potentiels ou réels des cartonnages, et leur relations avec les choix de conception. Or la dimension environnementale ne se mesure pas aussi facilement que la dimension économique (coûts des produits).

En effet, la dimension environnementale concerne l’ensemble des milieux physiques (eau, air, sol) et des êtres vivants qui peuvent être influencés par les activités humaines. Mesurer l’impact environnemental oblige à recenser toutes les modifications générées par le produit sur ces milieux, que l’on classe en général sous plusieurs rubriques :

consommation de ressources naturelles, en distinguant celles qui ne sont pas renouvelables rejets dans l’eau, l’air et le sol. Ces consommations et ces rejets sont donc à l’origine d’impacts tels que l’épuisement des ressources naturelles, la pollution de l’eau, de l’air, la production de déchets, ainsi que d’autres impacts encore plus difficiles à quantifier :

atteintes à la santé, dégradation des espaces naturels, atteintes à la biodiversité. La démarche d’évaluation environnementale quantitative s’attache à recenser ces “flux environnementaux” (consommations et rejets), et à les représenter sous forme “d’indicateurs environnementaux”, qui mesurent les effets potentiellement dommageables pour la santé des écosystèmes et de l’homme.

On s’intéresse en particulier aux indicateurs d’impacts suivants :

• Impacts liés à la consommation de ressources :

épuisement des ressources naturelles non renouvelables. En raison de la forte croissance des prélèvements liés

aux activités humaines, les ressources non renouvelables (qui recouvrent essentiellement les minéraux, les métaux et les combustibles fossiles) sont potentiellement menacées par un risque : l'épuisement des stocks .

Cet impact quantitatif touche également certaines ressources renouvelables, lorsque leur consommation dépasse leur capacité à se régénérer, comme c'est le cas pour les stocks halieutiques et l'eau douce. Ce risque nécessite donc la mise en place de modes de gestion durable des matières renouvelables.

Outre le risque quantitatif, l'extraction et l'utilisation des ressources naturelles peuvent avoir des effets qui réduisent la qualité de l'environnement naturel (l'air, l’eau ou le sol) au point de menacer les écosystèmes, notamment du fait de la destruction des habitats ou de l'extinction de certaines espèces et de la réduction de la biodiversité.

• Impacts liés aux émissions dans l’air :

Effet de serre (responsable de changements climatiques) : "Réchauffement de l'atmosphère terrestre dû à l'augmentation de la concentration de certains gaz (CO 2 , CH 4 , etc.) absorbant le rayonnement terrestre et retardant ainsi la perte d'énergie vers l'espace." Acidification de l’air : “L’augmentation de l’acidité de l’air est principalement due aux émissions atmosphériques de SO 2 , NOx et HCl, lesquels, par oxydation, donnent les acides HNO 3 et H 2 SO 4 . Les pluies acides qui en résultent ont un pH voisin de 4 à 4,5“. Celles-ci peuvent conduire à l‘acidification de différents milieux (air, eaux des lacs et rivières et sols), et contribuer à l’altération de la flore (destruction de certaines forêts), de la faune (poissons en particulier), la dégradation de sols, et à des effets toxiques sur l’homme (effets respiratoires).

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Oxydation photochimique ou “Smog photochimique” :

“mélange toxique de polluants atmosphériques. Il peut rendre la respiration difficile (même chez les personnes en bonne santé) et il favorise les maladies cardio- respiratoires. Les deux ingrédients principaux qui font que le smog affecte notre santé sont l'ozone des basses couches de l'atmosphère et les particules fines en suspension dans l'air. Les composés organiques volatils (COV) contribuent à la formation d’ozone atmosphérique de ces basses couches”.

Destruction de la couche d’ozone : “L'ozone de la stratosphère (couche d’altitude) joue un rôle bénéfique en absorbant la plupart des rayons ultraviolets dommageables (rayons UV-B) sur le plan biologique et n'en laisse passer qu'une petite partie jusqu'à la surface de la Terre. Les substances appauvrissant la couche d'ozone les plus généralement connues sont les CFC”.

• Impacts liés aux émissions dans l’eau :

Eutrophisation : “Enrichissement des cours d'eau et plans d'eau en éléments nutritifs, essentiellement le phosphore et l'azote qui constituent un véritable engrais pour les plantes aquatiques. Cette eutrophisation se manifeste par la prolifération excessive des végétaux dont la respiration nocturne puis la décomposition à leur mort provoquent une diminution notable de la teneur en

2/ Le cycle de vie d’un produit

Depuis sa “naissance“ jusqu'à sa mise au rebut ou “fin de vie”, un produit traverse de nombreuses étapes. Il faut donc considérer la production des matériaux qui le constituent, les étapes de transformation, le transport, la commercialisation, la phase d’utilisation, et les étapes de “destruction” ou décomposition, quand il devient un déchet. Au travers des processus de recyclage et de récupération d’énergie, les étapes finales peuvent réalimenter les étapes de transformation initiales, comme c’est le cas pour le recyclage des papiers-carton. En raison de ce bouclage, bien que souvent partiel, on désigne par “cycle de vie” l’enchaînement de toutes ces étapes.

La prise en compte du produit au travers de son cycle de vie est un instrument qui permet d’évaluer de façon plus objective les impacts du produit sur l’environnement :

• d’une part, les effets potentiels du produit sur

oxygène. Il s'en suit, entre autre, une diversité animale et végétale amoindrie et un fonctionnement des écosystèmes perturbé”.

• Impacts liés aux risques toxiques

Toxicité humaine : “Particularité propre à diverses substances dont l’absorption (par l’air, l’eau ou la chaîne alimentaire) a pour effet de perturber le métabolisme des êtres humains, provoquant des troubles physiologiques pouvant aller jusqu’à la mort des individus exposés “.

Éco-toxicité (dans le sol, l’air, l’eau) : “Effet néfaste d'une substance sur les organismes vivants et leur organisation fonctionnelle (écosystème)“.

L’évaluation environnementale vise donc à quantifier à l’aide d’indicateurs un ensemble d’impacts. Aujourd’hui, aucune valeur, aucun indicateur ne résume, à lui seul, toutes les conséquences environnementales potentielles ou observées, locales et globales, à court et à long terme. L’évaluation environnementale ou bilan écologique d’un produit repose ainsi sur une batterie d’indicateurs : on parle d’analyse multicritère. Pour qu’elle soit complète et représentative de l’influence globale d’un produit, cette analyse se doit de considérer la somme des impacts que génère le produit tout au long de son existence.

l’environnement peuvent être analysés à chacune de ces étapes. Ceci permet de réaliser ensuite un inventaire complet des impacts environnementaux du produit, qui peuvent être ensuite cumulés ; c’est la somme des impacts générés à chaque étape du cycle de vie qui traduit réellement son profil environnemental.

• d’autre part, raisonner en cycle de vie permet de percevoir les interactions qui existent entre les différentes étapes et processus. Ainsi, quand on envisage une modification d’une caractéristique, il est possible d’identifier des effets indirects sur l’environnement, qui peuvent intervenir à une étape ou à une autre. Par exemple, un changement de matériau peut permettre de réduire la consommation de matière et d’énergie en fabrication, mais en même temps diminuer la recyclabilité ; dans ce cas, l’impact total de la modification peut être négatif.

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GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON

CARTONNAGE : CYCLE de VIE et ACTEURS

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Produits
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Cartonnage
Transf ormateur
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Produits
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d’emballage
emballés
Fabricant
du
produit

3/ Les enjeux environnementaux pour l’éco-conception de cartonnages :

Impacts de la filière aux différentes étapes du cycle de vie

En préalable à la mise en œuvre d’une démarche d’éco- conception, il est indispensable de se poser la question des enjeux écologiques majeurs de la filière des emballages en carton plat. En effet, ce questionnement doit déboucher sur des questions de portée plus opérationnelle :

quels sont les impacts environnementaux que l’on cherche à minimiser ? quelles sont les étapes du cycle de vie d’un emballage au cours desquelles une action de progrès aura le plus de répercussion, en terme de réduction des impacts environnementaux de la filière ?

Il est aujourd’hui difficile d’apporter une réponse précise et englobant tous les types d’emballages en carton plat (car on ne dispose pas des résultats d’Analyses de Cycle de Vie spécifique d’emballages en carton plat). Faute de données chiffrées précises, une mise en cohérence de la bibliographie disponible permet néanmoins de proposer dans le tableau suivant une vue d’ensemble très simplifiée des principaux impacts sur l’environnement générés par un emballage moyen en carton plat, à chacune des étapes de son cycle de vie.

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Il convient donc de considérer ces informations avec mesure, car ce tableau ne reflète pas toute la diversité des produits du secteur du cartonnage. De plus, compte tenu des données disponibles aujourd’hui, il n’est pas possible de renseigner le tableau pour certaines étapes de la filière (par exemple, production de la matière première, fabrication du carton et fin de vie). En effet, les impacts

environnementaux causés à ces étapes peuvent être très variables selon le type de matière première principale (pâte neuve ou pâte recyclée), et les procédés de transformation utilisés (mécanique, thermomécanique, chimique, recyclage avec désencrage ou non etc.) ou les modalités de traitement en fin de vie (recyclage, incinération avec ou sans récupération d’énergie et stockage en décharge).

Principaux impacts sur l’environnement générés par un emballage moyen en carton plat, à chacune des étapes de son cycle de vie

Etapes du cycle de vie d’un cartonnage Part relative de chaque étape dans les impacts
Etapes du cycle
de vie
d’un cartonnage
Part relative de chaque étape
dans les impacts
Principaux facteurs
Principaux flux
d’impact
impactants
Catégories d’impact
les plus concernées
environnementaux
de la filière
(par ordre d’importance)
Faible
Moyenne
Importante
Bilan écologique directement dépendant du type de carton (pâte neuve ou recyclée),
et de procédés utilisés (mécanique, thermo-mécanique, chimique, avec ou sans
désencrage, traitement à chaud, raffinage à haute concentration)
Emissions de CO2
Réchauffement climatique
Consommation d’énergie
Emissions d’oxydes d’azote
Acidification de l’air
Blanchiment des fibres
Emission de composés
halogénés dans l’eau
Eco-toxicité
Bilan écologique très dépendant des traitements effectués
(couchage, extrusion, ajout d’amidon, traitement dans la masse, …)
Bilan écologique très dépendant des traitements complémentaires
(contrecollage d’un film plastique, paraffinage, extrusion, …)
Bains et solutions
de rinçage
Emissions dans l’eau
(biocides, métaux…)
Eco-toxicité
Production et utilisation
de pigments
Emissions de substances
chimiques dans l’eau
Eco-toxicité
Consommation d’énergie
Emissions de CO2
Réchauffement climatique
Solution de mouillage
(offset) et encres
Emissions de COV
Ozone photochimique
Divers : colles, encres…
Emissions dans l’eau
Déchets et éco-toxicité
Chutes de découpe
Déchets
Déchets et éco-toxicité
Solvants
Emissions dans l’eau
Emissions dans l’air
Déchets
Eco-toxicité
Solvants
Ozone photochimique
Matériel, chiffons…
Eco-toxicité
Bilan écologique très variable selon la filière fin de vie (cf explications)
Utilisation de camions
Emissions de CO2
Réchauffement climatique

Source : Bio Intelligence Service, 2005

L’analyse de cycle de vie

Pour évaluer les impacts environnementaux des produits de manière quantitative, il existe une méthode de référence :

l’Analyse de Cycle de Vie (ACV). L’ACV est l’approche qui permet de quantifier la plupart des impacts environnementaux engendrés par un produit. Méthode normalisée au niveau international (ISO série 14040), elle repose sur le bilan exhaustif de toutes les substances consommées et rejetées dans l’environnement tout au long du cycle de vie d’une unité de produit : ressources

naturelles consommées ; rejets dans l’air, l’eau et le sol. A partir de l’inventaire des flux, les impacts environnementaux sont évalués, analysés et commentés, afin d’identifier des pistes d’amélioration. Approche multicritère, l’ACV donne une photographie complète des impacts de produit, sous la forme de profils d’indicateurs environnementaux. Elle peut s’appliquer à différents types de systèmes : produits, étapes de fabrication, services, filière/catégorie de produits…

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GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON

Synthèse des enjeux environnementaux dans le secteur du cartonnage

Il ressort de cette analyse globale que les principaux enjeux environnementaux associés à un emballage en carton plat sont :

l’éco-toxicité, c’est-à-dire le rejet de substances toxiques pour les écosystèmes dans l’eau et le sol ; le réchauffement climatique, dû à la consommation d’énergie produite à partir de ressources fossiles ;

les déchets dangereux pouvant être générés à différentes étapes de la production des cartonnages, en particulier associés à l’impression ; et la production d’ozone photochimique, due principalement à l’émission de Composés Organiques Volatils lors de l’impression et du nettoyage des machines.

Les voies d’amélioration d’un cartonnage selon les étapes du cycle de vie

Le recensement des enjeux environnementaux effectué ci- dessus permet donc une première identification des étapes auxquelles il convient d’apporter une attention particulière dans le cadre d’une démarche d’éco-conception d’un emballage en carton plat (sans porter atteinte aux critères de satisfaction du besoin exprimé par le conditionneur) :

la production du carton générant d'importants impacts, il semble justifié de travailler à en limiter les pertes lors de la fabrication de l'étui, et à les valoriser.

l'étape d'impression a des impacts importants en matière d'éco-toxicité, à cause principalement de la production et de l’utilisation d’encres (minimisation de la quantité utilisée pour un effet donné). Cette étape a aussi des impacts en termes de réchauffement climatique, du fait de la consommation d’énergie des machines d’impression. Il convient donc de s'intéresser à l'utilisation d'encres et aux possibilités d’optimisation de la consommation d’énergie.

l'étape de nettoyage des machines peut générer des émissions de solvants dans l’eau et dans l'air, ayant des impacts potentiels en termes d’éco-toxicité et de production d'ozone photochimique. Il convient donc de s'intéresser aux diverses substances chimiques utilisées pour le nettoyage des machines d'impression.

Enfin, l’étape de fin de vie des emballages en carton plat a un bilan écologique très variable selon le type de traitement appliqué aux emballages après usage.

Néanmoins, la perspective de la fin de vie des cartonnages mérite une attention toute particulière des concepteurs et transformateurs. En effet, le recyclage améliore sensiblement le bilan environnemental de l’emballage. Le bilan du recyclage est bénéfique car les impacts générés par toutes les opérations de recyclage (depuis la collecte jusqu’à la production de la pâte recyclée) sont bien plus réduits que les impacts évités du fait de l’économie de pâte neuve 1 . Ainsi, l’amélioration de la recyclabilité doit être au cœur de l’approche d’éco-conception des cartonnages : favoriser le recyclage des emballages permet non seulement de réduire les impacts environnementaux associés à la fin de vie, mais aussi de contribuer activement au fonctionnement en boucle de la filière carton. Ce bouclage, qui permet la réutilisation de fibres recyclées, et leur association avec des apports de fibres neuves, se traduit au final par une démultiplication de l’usage de la matière, et une éco-efficacité 2 en constante augmentation grâce à la somme des efforts des acteurs de la filière (voir troisième partie du guide).

1. Bilan environnemental sur les filières de recyclage : l’état des connaissances ACV, Bio Intelligence Service/ ADEME, 2002 2. La définition la plus répandue de l’éco-efficacité est celle du WBCSD (The World Business Council for Sustainable Development) : “livrer des biens et services concurrentiels qui répondent aux besoins humains et sont garants de la qualité de vie, tout en réduisant progressivement les impacts écologiques et l’intensité de ressources des produits pendant leur cycle de vie, jusqu’à un niveau qui soit au moins compatible avec la capacité estimée de la terre.”

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DEUXIÈME PARTIE

L’éco-conception appliquée aux phases de conception et de fabrication des cartonnages

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GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON

1/ L’éco-conception : des principes à l’application opérationnelle

Eco-concevoir, c’est s’engager dans une démarche volontaire pour améliorer la qualité environnementale du cartonnage en conservant ses autres critères de performance. Cependant :

cette approche est encore peu connue et répandue dans l’industrie.

bien souvent, les recommandations qui sont proposées pour adopter de telles démarches peuvent paraître éloignées de la réalité industrielle, et des pratiques de développement et d’amélioration de produits.

A partir des enjeux environnementaux présentés en première partie, la deuxième partie du guide présente une démarche et des pistes de travail pour améliorer, de façon concrète, la qualité environnementale des cartonnages, en couvrant différent aspects et étapes de conception et de fabrication.

Cette démarche traduit, de façon opérationnelle, les principes généraux de l’éco-conception, que l’on peut rappeler brièvement :

Viser un compromis multifonctionnel

Intégrer la dimension environnementale dans la conception oriente les projets vers la maîtrise de l'ensemble des critères de performance : fonction consommateur, technique et économique. La performance environnementale doit être incorporée,

Penser cycle de vie

L’éco-conception implique une vision élargie du produit : ainsi, les impacts environnementaux doivent être mesurés et additionnés sur l'ensemble du cycle de vie du produit, depuis l'amont (extraction des matières premières), fabrication, distribution, utilisation, et "fin de vie". Cette approche, vise, en particulier, à éviter les transferts de pollution (réduction d’impact sur un critère qui accroît un autre impact).

Anticiper en agissant en amont

Contrairement à d’autres approches dites “curatives” de réduction des pollutions générées, l’éco-conception agit en amont, de façon à prévenir les impacts à la source. Cette démarche dite “préventive” est en général plus efficace, sur le plan technique, et aussi en terme de ratio coût/bénéfice du produit.

Intégration des acteurs

L’éco-conception exige que s’associent les différentes fonctions et compétences de l’entreprise (et parties intéressées par le cycle de vie du produit) pour la recherche du meilleur compromis. Les projets d’éco- conception sont donc par nature pluridisciplinaires.

Créativité orientée vers la réduction des impacts

Pour dépasser les barrières traditionnelles, l’éco- conception exige de faire appel à des approches créatives, pour identifier de nouvelles solutions et parfois recomposer les produits ou services. Dans certains cas, la simplification ou la réduction de

volume ou poids du produit, à matériaux ou

se traduisant par un ensemble de critères d'impacts (ressources consommées, rejets dans l'air et l'eau, déchets générés…) Les projets ciblent donc l'offre-produit qui présente le meilleur compromis global.

Ainsi, cette démarche peut permettre une meilleure prise en compte et maîtrise des processus et des flux :

l’éco-conception permet d’identifier, de comprendre et de maîtriser les différents flux (énergie, matières, pollutions) générés dans une entreprise. Le fabricant peut alors cibler ses actions sur les étapes du processus les plus impactantes.

De plus, au cours des différentes phases de conception, l’intégration de la dimension environnementale le plus tôt possible permet de dégager une marge de manœuvre plus importante et pourra éviter des remises en causes tardives et coûteuses.

En outre, la technicité des démarches d'éco-conception s'appuie à la fois sur la connaissance pointue des aspects environnementaux, les connaissances métiers, et la capacité à mobiliser des techniques spécifiques ou de nouvelles technologies propres.

performances identiques, permettent de réduire les impacts environnementaux générés, tout en maintenant le service réellement rendu. Parfois, il est nécessaire d’introduire de nouvelles solutions technologiques, voire de concevoir le produit de façon radicalement différente.

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Mesurer les impacts et progresser

La démarche d’éco-conception exige de mesurer les impacts environnementaux du produit en amont (diagnostic initial), et aussi au fur et à mesure de l’avancement du projet jusqu’au produit fini, dont les performances pourront être mises en avant dans la communication.

Elle peut se traduire par une dynamique d’amélioration continue, ou par des “sauts de conception” apportant une amélioration importante, en rupture avec l’existant (saut technologique, dématérialisation…).

Ainsi, il s’agit de réaliser des choix raisonnés au moment de la conception de chaque produit, selon la marge de manœuvre disponible, mais aussi de saisir des opportunités d’amélioration des performances, par exemple au moment de choix d’investissements industriels.

2/ Un outil d’éco-conception appliqué au secteur du cartonnage

Comme dans les démarches d’Assurance Qualité, il s’agit de construire et mettre en œuvre une démarche de progrès raisonnée en agissant sur l’ensemble des sources potentielles des impacts environnementaux.

(production et gestion), dans une perspective de prise en compte de la totalité du cycle de vie des emballages et de l’ensemble des impacts environnementaux.

Pour faire de l’éco-conception pratique, il faut agir en amont (choix de conception) et dans
Pour faire de l’éco-conception pratique, il faut agir en amont
(choix de conception) et dans l’exécution des opérations
Le diagramme ci-dessous “en arêtes de poisson” représente
les trois domaines d’analyse et d’amélioration possibles,
avec les étapes ou composantes principales identifiées.
LES TROIS DOMAINES D’ECO-CONCEPTION DES CARTONNAGES
2/ ETAPES
1/ CONCEPTION TECHNIQUE
DE FABRICATION
DE L’EMBALLAGE
1.2 Optimisation
des performances
1.1 Conception intégrée
techniques
de la structure
2.1 Prépresse
2.2 Impression
et de la forme
1.3 Mise en oeuvre
2.3 Finition
du décor et des
informations
Réduction
des impacts
environnementaux
3.1 Gestion matières
et logistique
3.2 Nettoyage
3.3 Gestion des déchets
et maintenance
et des effluents
3/ ORGANISATION
ET GESTION INDUSTRIELLE
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Q Q Q GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON Dans chacun des domaines abordés, il s’agit d’aider

GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON

Dans chacun des domaines abordés, il s’agit d’aider à mettre en œuvre un questionnement pertinent.

Les questions posées sont organisées en vue de faciliter les choix dans le cadre d’une démarche d’amélioration continue. Elles visent à rappeler les bonnes pratiques, ou à ouvrir sur des alternatives techniques nouvelles, afin d’orienter la démarche volontaire.

Le but final est de conduire à des réductions d’impacts environnementaux des cartonnages • en réduisant :

les pertes et consommations de matières

les consommables par unité de production (énergie, eau, etc.)

les emballages intermédiaires non indispensables

les déchets générés en fabrication les utilisations de matières potentiellement toxiques • en augmentant :

le taux d’utilisation et le recyclage des matières/déchets en production recyclabilité et valorisation fin de vie des cartonnages

Chaque piste de progrès doit être évaluée dans une perspective “cycle de vie”, c'est-à-dire ne tenant compte que des différentes étapes de la vie de l’emballage, et des différents éléments du système d’emballage, afin d’éviter les transferts de pollution.

Chacune des étapes qui figure sur le diagramme (page précédente) fait l’objet d’une fiche spécifique, dont le mode d’emploi est présenté dans la fiche-type suivante :

Dénomination de l’étape Enjeux généraux de l’étape, au niveau technique et environnemental Questionnement
Dénomination
de l’étape
Enjeux généraux de l’étape,
au niveau technique
et environnemental
Questionnement technique à
conduire, sous la forme d’une
arborescence :
1 er niveau :
“composantes”, ou thématiques
principales de l’étape
2 ème niveau :
thématiques, ou paramètres
techniques clé de la composante
3 ème niveau :
Principales questions à se poser
en vue de minimiser les impacts
Liste de sources ou
d’éléments d’information
complémentaires
pour aller plus loin
(référentiels, normes, documents
existants…)
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Fiches thématiques

Contacts

Deuxième partie

Première partie

Introduction

Avant propos

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FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES 1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle
FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES
1/ Conception de l’emballage
2/ Etapes de fabrication
3/ Gestion industrielle
Fiche 1-1
: Conception intégrée de la structure/forme
Enjeux
Afin de répondre au besoin exprimé par le client, une étape essentielle de la conception du cartonnage concerne en premier lieu la
bonne définition du cartonnage : structure souple et forme adaptées.
A ce stade initial, les orientations choisies influencent directement la performance environnementale globale de l’emballage :
› La quantité et/ou surface de matériau et le volume conditionnent les quantités consommées de ressources et d’énergie sur tout
le cycle de vie
› Certains paramètres peuvent être critiques par rapport à la fin de vie de l’emballage, et en particulier son aptitude au recyclage.

COMPOSANTES

THÉMATIQUES

QUESTIONS À SE POSER

DÉFINITION DE LA STRUCTURE / FORME

 
 

Adéquation du

• A-t-on intégré les contraintes de conditionnement primaire, secondaire et tertiaire, pour concevoir un système d’emballage performant ?

système

d’emballage

• Peut-on simplifier le système d’emballage, en combinant des fonctions assurées par des éléments séparés ?

• A-t-on prévu l’aptitude/résistance au gerbage ?

• Peut-on optimiser l’aptitude au transport du système d’emballage ? (occupation du volume/

élimination des espaces vides, palettisation/ taux de remplissage et résistance…)

Aptitude au montage

• Le format permet-il de limiter la quantité de colle ou autre système de fermeture à utiliser pour le montage du cartonnage ? (agrafe, adhésif ; voir fiche 2.3)

Usage de l’emballage

• A-t-on prévu des fonctions d’ouverture facile et refermeture, pour assurer le vidage

complet du produit (élément facilitant la gestion de la fin de vie) ?

• Peut-on supprimer l'ajout de matériau de renfort ou de calage ?

• A-t-on vérifié l’adéquation : forme/préhension/résistance de l’emballage ?

CHOIX DU MATERIAU

 

Exigences essentielles (réglementaires)

• A-t-on vérifié la conformité aux exigences essentielles, exemple : teneur en métaux lourds ?

• A-t-on prévu l’aptitude de l’emballage à sa valorisation en fin de vie : compostage, recyclage ou incinération ?

Le juste matériau

• Afin d’identifier les points critiques* et définir les caractéristiques nécessaires au choix des matériaux, a-t-on mené une Analyse de la Valeur ?

• Peut-on limiter le nombre de matériaux différents ? (amélioration recyclabilité)

• Les caractéristiques environnementales des matériaux sont-elles connues et garanties

par les fournisseurs ? (ex : consommation d’énergie, d’eau…)

Traitements

• Les traitements prévus tiennent-ils compte des exigences essentielles,

complémentaires

en particulier pour la recyclabilité ? (traitements ou couleur dans la masse, extrusion, contrecollage, complexage…)

COMPATIBILITE DES ELEMENTS

 
 

Fenêtrage

• Peut on trouver des solutions afin d’éviter qu’une fenêtre en matériaux plastique collée et/ou fragmentable ne pénalise le recyclage ? Ex : - séparation automatique de la fenêtre à l’ouverture par l’utilisateur ? - séparation facilitée en fin de vie ?

Calages

• Peut-on intégrer dans le design général de l’emballage des éléments en carton plat

sans générer de chutes excessives (compatibilité avec découpes et impression ; faisabilité du montage ; facilité de démontage ; mais sans générer de chutes excessives)

• Pour des éléments en matériaux non cellulosique : peut-on faciliter le démontage et la recyclabilité/valorisation en fin de vie ?

Ouverture /

• Peut-on concevoir des dispositifs compatibles avec la valorisation en fin de vie ?

fermeture

(ex : minimisation des agrafes, adhésif plastique…)

(*) “Point critique” = limite technique en deçà de laquelle les fonctionnalités de base de l’emballage sont remises en cause

Boîte à Outils • Exigences essentielles : Décret n° 98-638 ; Directive 94/62/CE - article
Boîte à Outils
• Exigences essentielles : Décret n° 98-638 ; Directive 94/62/CE - article 11 sur les métaux lourds.
• Nouvelle Directive : 2004/12/ CE.
• Rapport Technique ISO/TR 14062 : “Intégration des aspects environnementaux dans la conception et le développement de produit”
• Document LNE, 2003 : “Conception des emballages : Guide pour l’amélioration de leur recyclabilité”.
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Q Q Q GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON 17 FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES 1/ Conception de l’emballage

GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON

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FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES 1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle
FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES 1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle

FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES

FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES 1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle
FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES 1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle

1/ Conception de l’emballage

2/ Etapes de fabrication

3/ Gestion industrielle

 

Fiche 1-2

: Optimisation des performances techniques

 

Enjeux

 

Pour l’optimisation des performances, les enjeux d’éco-conception rejoignent les préoccupations de réduction des coûts.

 

En particulier, les dimensions des cartonnages peuvent directement avoir un impact sur deux aspects importants : la

production de déchets et les impacts associés à la logistique.

 

La croissance des déchets ménagers est un enjeu de société : l’ensemble des parties prenantes doivent associer leurs efforts

pour faire face à cette question. La part des déchets issus des emballages est évaluée à 40-50% du volume total des déchets

ménagers.

La logistique renvoie à la question des enjeux environnementaux des transports (voir fiche 3-2).

 

COMPOSANTES

THÉMATIQUES

QUESTIONS À SE POSER

DIMENSIONNEMENT

 

Système

• Le cartonnage est-il conçu et ajusté en fonction de l’ensemble du système d’emballage

dans lequel il s’insère ? (risques de sur ou sous-dimensionnement de la résistance)

• La variation de certains paramètres (dimensions, nombre d’unités aux différents niveaux de

regroupement) n’améliore-t-elle pas les performances du système ? (optimisation du

coefficient logistique)

Rapport produit/

• A-t-on ajusté le rapport volumique produit emballé/ quantité d’emballage ? (afin de déterminer la juste surface de matériau nécessaire)

emballage

• Dans une dynamique de progrès continue, peut-on faire évoluer la forme ou la dimension du produit, afin d’améliorer le ratio contenant/contenu ?

• Peut-on éviter ou réduire “l’overpackaging” éventuel? (optimisation des formats et

agencements, calcul et amélioration du coefficient intrinsèque)

Optimisation de

• De légères modifications de certaines dimensions n’amélioreraient-elles pas significativement l’efficacité : réduction des chutes en production/découpe, pauses, démarrage de ligne facilité… ?

l’Emballage

LA JUSTE PERFORMANCE TECHNIQUE

 
 

Efficacité technique

• Peut-on réduire le volume de l’emballage à efficacité technique identique ?

Résistance

• Peut-on réduire le grammage de carton, pour un type de carton donné (ex : GD, GT, SBB…) en maintenant la performance technique globale de l’emballage ? (ajustement de la

de l’emballage

machinabilité, aptitude au rainage etc.)

Boîte à Outils • Fiche thématique Pro Carton : Le carton plat, 2005. • Norme
Boîte à Outils
• Fiche thématique Pro Carton : Le carton plat, 2005.
• Norme NF Cartons plats NFQ 01-001.
• Ex. de norme : Détermination de la rigidité du carton (Taber) - NFQ 03-048 ISO 2493.
• Réduction du grammage des étuis en carton, note technique CERIG, Août 2003 -
http://cerig.efpg.inpg.fr/Note/2003/reduction_grammage.htm

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Fiches thématiques

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Deuxième partie

Première partie

Introduction

Avant propos

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FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES 1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle
FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES
1/ Conception de l’emballage
2/ Etapes de fabrication
3/ Gestion industrielle
Fiche 1-3
: Mise en œuvre du décor et informations
Enjeux
• A partir de la création initiale, les prototypes d’emballages finalisés doivent être élaborés en tenant compte des expériences,
contraintes techniques et outils disponibles. Pour un rendu visuel donné et sans remettre en cause l’objectif final fixé, ces
traductions ou mises en œuvre peuvent aussi intégrer l’anticipation des impacts écologiques liés notamment au mode
d’impression. Bien souvent, les gains environnementaux potentiels peuvent générer en même temps des gains en prix de revient
(voir les impacts associés à l’impression : fiche 2-2).
• Même si une fraction seulement des cartonnages recyclés fait l’objet de désencrage, les boues de désencrage sont un enjeu
important pour la filière papier-carton : elles représentent des volumes conséquents, et peuvent renfermer des substances
potentiellement toxiques, principalement associés aux encres.
• Autre mission du décor : il faut garder à l’esprit que l’emballage est le vecteur d’informations pour les différents “utilisateurs”
impliqués sur tout le cycle de vie du produit et de l’emballage (distributeur, consommateur, recycleur…).

COMPOSANTES

THÉMATIQUES

QUESTIONS À SE POSER

DECOR DE L’EMBALLAGE

 
 

Carton et aspect

• Pour un résultat visuel identique, est il possible de choisir un carton avec un moindre

grammage de couchage ? (les adjuvants non cellulosiques ne sont pas recyclés et peuvent pénaliser le process de recyclage)

• Par rapport au rendu souhaité, le carton choisi présente-t-il des caractéristiques

nécessaires et strictement suffisantes (blancheur/couleur, lissé, absorption d'encre, solidité de

surface, pH de la couche, …) pour permettre une impression dans les meilleures conditions

(minimisation de la quantité d'encre, gâche, …) ?

Impression et rendu des couleurs

• Peut-on limiter le nombre de couleurs afin de réduire les pertes d’encres, pour un rendu satisfaisant, même si le respect des couleurs n’est qu’approché ? (retrait des couleurs

d’accompagnement pour diminuer la quantité globale d’encre)

• Peut-on proposer des solutions limitant la quantité d’encres métalliques, de dorure à chaud, de surfaces d’aplats… à efficacité marketing identique ? (ex : optimisation de la

trame utilisée)

• Le choix des modes d’impression tient-il compte des exigences en terme de recyclabilité ?

Décorations

• Peut-on tenir compte des impacts environnementaux des différentes solutions ? (ex : le

gaufrage a un impact négatif minime alors que le flocage et les colles utilisées risquent de pénaliser la recyclabilité)

• Peut-on suggérer des solutions d’optimisation du décor de l’emballage, en tenant

compte des conditions de mise en œuvre ? (ex : limiter la dorure à chaud à la face principale, anticiper l’imposition des cartonnages sur les feuilles, pour limiter les chutes…)

INFORMATION CYCLE DE VIE

 
 

Utilisation

• L’emballage peut-il véhiculer des informations encourageant à un comportement éco- responsable, en particulier pour l’usage du produit ?

• Peut-on inciter l’utilisateur à vider complètement l’emballage ?

Information pour la fin de vie

• Peut-on faciliter et encourager le recyclage ? :

Ex : - dispositifs et instructions pour favoriser la collecte et le tri

 

(pliage- mise à plat-réduction volume-séparation des éléments)

- garantie de recyclage avec logo REVIPAC

Boîte à Outils • SIS Ecolabelling, Novembre 2003 : Draft Background report on environmental criteria
Boîte à Outils
• SIS Ecolabelling, Novembre 2003 : Draft Background report on environmental criteria for printed matter, Description of the Printing
Processes, http://europa.eu.int/comm/environment/ecolabel/pdf/printed_paper_matter/backgroundreport_nov03.pdf
• Guide ADEME, 2005 : “Eco-Communication, vers une communication plus ECO-RESPONSABLE”.
• Guide ECO-Conseil : ECO-Guide professionnel “Les métiers de l’imprimerie”, http://www.ecoconseil.org/html/entrepri.html
• Documentation REVIPAC (tél. : 01 45 79 88 99).
• Etiquetage environnemental : Norme ISO 14 021
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FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES 1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle
FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES 1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle

FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES

FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES 1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle
FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES 1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle

1/ Conception de l’emballage

1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle

2/ Etapes de fabrication

1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle

3/ Gestion industrielle

Fiche 2-1 : Etape de prépresse

Enjeux • Etape de production la plus en amont, la prépresse peut être source d’impacts
Enjeux
• Etape de production la plus en amont, la prépresse peut être source d’impacts essentiellement au travers des produits chimiques
et des emballages associés qu’elle nécessite : métaux (argent, brome), biocides potentiellement toxiques, hydroquinone…
• Une bonne gestion et des réductions à la source de consommations (eau, énergie) peuvent limiter les impacts et éviter des
pollutions et les dépenses associées : consommables, coûts de collecte et gestion de déchets.

COMPOSANTES

THÉMATIQUES

QUESTIONS À SE POSER

FILMS

 

Principe

• Peut-on utiliser des films à “sec” et/ou à développement thermique ? (évitant ainsi

l’utilisation de produits chimiques)

• Peut-on utiliser la technologie de gravure directe ou CTP ? (Computer To Plate)

Quantité et durée de vie des bains (révélateur et fixateur)

• Peut-on utiliser des révélateurs basse régénération ? (réduction potentielle de volumes de 25%)

• Peut-on réduire l’oxydation par l’air ? (couvercles flottants, bacs hermétiques…)

• Peut-on utiliser un système de régénération des bains ? (filtration, électrolyse en ligne, …

 

permettant une réduction des produits chimiques et des rejets jusqu’à 70 %)

Eau de rinçage

• Peut-on optimiser l’essorage en sortie de bain ? (état des rouleaux essoreurs, raclettes en

caoutchouc)

• Peut-on utiliser un système de recirculation et filtrage / recyclage (avec traitement UV ou

biocides)

• Peut-on choisir des biocides qui ne sont pas potentiellement bioaccumulateurs ?

• Peut-on utiliser un système de traitement de l’eau, type échangeur d’ions ?

PLAQUES

 

Choix du type

• Peut-on utiliser des plaques thermiques ou des plaques photopolymères, plutôt que des plaques argentiques ?

• En flexo, peut-on utiliser des plaques lavables à l’eau plutôt qu’avec des solvants, ou un système de gravure laser ?

Cuisson

• Pour les plaques nécessitant une cuisson, peut-on utiliser un système amélioré, par

exemple à lampes halogènes ? (économie d’énergie, réduction ou suppression de produits chimiques de cuisson)

Recyclage

• A-t-on organisé la collecte/revente de plaques métalliques ? (installation d’un collecteur)

EMBALLAGES UTILISÉS

 
 

Rationalisation /

• Peut-on utiliser des chimies plus concentrées ou en poudre ?

réduction des

• Peut-on utiliser un système de mélangeur automatique, avec cubitainer / bag-in-box ?

emballages

Boîte à Outils • Rapport d’étude du GOTA (Groupe Offset des Techniques Avancées), n° 2,
Boîte à Outils
• Rapport d’étude du GOTA (Groupe Offset des Techniques Avancées), n° 2, février 2004
• European Commission Decision, Octobre 2005, establishing the ecological criteria for the award of the Community eco-label to
printed paper products http://europa.eu.int/comm/environment/ecolabel/pdf/printed_paper_matter/printedpaper71005.pdf
• SIS Ecolabelling, Novembre 2003 : Draft Background report on environmental criteria for printed matter, Description of the
Printing Processes, http://europa.eu.int/comm/environment/ecolabel/pdf/printed_paper_matter/backgroundreport_nov03.pdf
• Guide ECO-Conseil : ECO-Guide professionnel “Les métiers de l’imprimerie”, http://www.ecoconseil.org/html/entrepri.html

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Fiches thématiques

Contacts

Deuxième partie

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Introduction

Avant propos

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1/ Conception de l’emballage
2/ Etapes de fabrication
3/ Gestion industrielle
Fiche 2-2 : Etape d’impression
Enjeux
• La réalisation de l’impression est une étape déterminante pour la qualité du cartonnage ; elle est
aussi potentiellement
génératrice d’impacts environnementaux significatifs : émissions atmosphériques dangereuses en fabrication ou fin de vie
(Composés Organiques Volatils …) ; risques de pollution de l’eau (éco-toxicité) ; production de déchets dangereux.
• En particulier, les COV et déchets toxiques, de par les risques qui leurs sont associés, requièrent des mesures préventives
rigoureuses.

COMPOSANTES

THÉMATIQUES

QUESTIONS À SE POSER

ENCRES ET VERNIS

 

Nature

• Connaît-on et peut-on minimiser la quantité de métaux lourds et produits dangereux présents dans les encres ?

• Peut-on choisir des encres à moindre impact ? (ex : à base végétale, plus concentrées, UV

avec les précautions d’emploi ; encres à taux de solide élevé, comportant moins de solvant)

• Peut-on utiliser un mélangeur automatique d’encres ?

Quantité

• Pour un résultat donné et compte tenu du process, peut-on réduire la quantité d’encre utilisée ?

• Peut-on s’organiser pour réduire les résidus d’encre ?

• Peut-on améliorer la gestion des encres et résidus ? (suivi des dates et durées de vie,

refermeture pour éviter le “croûtage”, stockage…)

Mode d’apposition

• Peut-on utiliser le procédé waterless, ou d’autres procédés améliorés ?

• Peut-on améliorer l’équipement et/ou son fonctionnement ? (chambre à racle, caisson de

chauffage…)

SOLUTION DE MOUILLAGE (offset)

 
 

Composition

• Peut-on réduire ou substituer l’alcool isopropylique*? (additifs réducteurs, substituts, avec

réglages machine adaptés)

• Le contrôle de la solution est-il suffisant ? (concentration, pH, …)

• La dureté de l’eau est-elle optimisée (optimum : 10 à 20 degrés français **) ?

Mode de mise en œuvre

• Peut-on améliorer la stabilité de la solution, afin de réduire l’évaporation ?

(ex : réfrigération entre 12 et 14 ° C)

 

• Peut-on maintenir la solution de mouillage propre plus longtemps ? (ex : clarificateur avec

filtre à membrane)

• Le réglage des rouleaux encreurs est-il optimisé (dureté Shore optimale, rouleaux déglacés,

réglage uniforme sur la largeur)

Blanchet

• Plutôt qu’une structure traditionnelle (toiles coton enduites + couches élastomère), peut-on utiliser un blanchet avec toile polymère, permettant de réduire les solvants ?

(nettoyage facilité, meilleure longévité …)

PROCESS

 

Rationalisation

• Peut-on améliorer les performances des sécheurs à lampes ? (ex : Infrarouge ondes

moyennes, réglage des lampes UV, asservissement de la puissance UV au défilement …)

(*) outre les aspects environnementaux, le mouillage sans alcool peut générer des gains économiques et même une amélioration de la qualité d’impression (**) un degré français correspond à 10 mg de carbonate de calcium (calcaire) par litre d'eau.

Boîte à Outils • SIS Ecolabelling, Novembre 2003 : Draft Background report on environmental criteria
Boîte à Outils
• SIS Ecolabelling, Novembre 2003 : Draft Background report on environmental criteria for printed matter, Description of the
Printing Processes, http://europa.eu.int/comm/environment/ecolabel/pdf/printed_paper_matter/backgroundreport_nov03.pdf
• Rapports d’étude du GOTA (Groupe Offset des Techniques Avancées), n° 2 et 3 2004/2005
• Evaluation et prévention des risques dans les petites imprimeries offset, INRS, 2003
• Guide ECO-Conseil : ECO-Guide professionnel “Les métiers de l’imprimerie”, http://www.ecoconseil.org/html/entrepri.html
• Documents fournisseurs (mouillage) : SICPA, France Mouillage Offset (Prisco) etc.
• Les émissions de COV dans le secteur de la production des peintures, vernis, encres d’imprimerie, colles et adhésifs, MEDD-
ADEME-FIPEC, 2003
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GUIDE PRATIQUE D’ECO-CONCEPTION PRO CARTON

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1/ Conception de l’emballage

1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle

2/ Etapes de fabrication

1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle
1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle

3/ Gestion industrielle

Fiche 2-3 : Etape de finition

Enjeux • Bien plus que des imprimés, les cartonnages offrent de multiples possibilités liées aux
Enjeux
• Bien plus que des imprimés, les cartonnages offrent de multiples possibilités liées aux opérations de finition. Tout en garantissant
le résultat attendu par le client, il est souhaitable de veiller à maintenir la qualité écologique du matériau de base, en particulier
sa recyclabilité.
• Alors qu’ils ne représentent qu’une part très faible du produit fini, les adhésifs utilisés pour la fabrication ou fermeture des
cartonnages sont parmi les additifs les plus problématiques lors du recyclage : les “stickies” qui peuvent se former risquent de
pénaliser le process de recyclage, s’ils ne sont pas facilement éliminés au cours de la fabrication de pâte recyclée (risque
d’encrassement des toiles, risque de dépôts en sècherie, marques/traces sur le carton, etc.).

COMPOSANTES

THÉMATIQUES

QUESTIONS À SE POSER

DECORS

 

Dorure

• Peut-on utiliser la dorure à froid (en offset), plutôt que la dorure à chaud ? (en veillant à

limiter les écarts possibles de gâche)

• Peut-on substituer une partie de la dorure à chaud par de l’impression, par exemple en dehors de la face principale ? (réduction des déchets)

• Peut-on tenir compte de la disposition des étuis sur la feuille de façon à optimiser la quantité de dorure et réduire les déchets ?

Pelliculage /

• Peut-on utiliser une colle de moindre impact environnemental, sans solvant ?

complexage

• La taille des contenants de colle permet-elle de limiter les pertes ? (utilisation immédiate

avec catalyseur)

DECOUPE

 

Optimisation

• Une attention suffisante est-elle systématiquement portée, afin de réduire la gâche en

découpe ? (rapport surface chute/surface utilisée etc.)

• Les procédures de tri et valorisation de déchets carton sont-elles bien suivies ? (avec

séparation en trois flux pour recyclage des cartons “blancs”, cartons imprimés (y compris avec

pellicule acétate) et autres cartons imprimés avec dorure)

COLLAGE

 

Principe et procédé

• Le choix du type de collage n’entrave-t-il pas la recyclabilité du cartonnage ? ex : colles thermofusibles à haut point de ramollissement (hot melt), base aqueuse facile à éliminer (*)

Mise en œuvre

• Peut-on s’assurer d’utiliser la juste quantité de colle nécessaire, et de limiter la variabilité de la quantité déposée ?

• Le mode choisi permet-il de limiter les conditionnements et impacts indirects (résidus, nettoyage…) ? Peut-on utiliser par exemple des conteneurs réutilisés ?

Séparabilité

• Les éléments en matériaux autres que papier/carton sont ils collés ou assemblés de façon à permettre une séparation facile en fin de vie ?

PROCESS GENERAL

 

Simplification

• Peut-on simplifier le process, réduire le nombre d’étapes de production ? (réduction des

reprises, pertes et déchets induits…)

Organisation /

• Peut-on augmenter les quantités d’emballages produites par cycle :

planification

optimisation des séries, taille des outils ?

Analyse impact

• A-t-on des suivis :

- des quantités consommées, d’eau, d’énergie … ?

process

- des pré séries : quantité d’emballages produits valides ou rejetés ?

- en fabrication : gâche de calage, gâche en cours de production ?

(*) Suite au projet Eurostickies conduit par le CTP en collaboration avec un grand fabricant de colle, une colle base aqueuse de type PVAc a été développée. Tout en présentant de bonnes propriétés fonctionnelles et de machinabilité, elle permet un taux d’élimination au recyclage de 70 à 80%, contre 10 à 40 % pour les références classiques

Boîte à Outils • Fiche se synthèse R&D n° C35-19 du CTP : Elaboration de
Boîte à Outils
• Fiche se synthèse R&D n° C35-19 du CTP : Elaboration de recommandations à l’usage des acheteurs d’emballages pour
faciliter le recyclage.
• Document LNE, 2003 : “Conception des emballages : Guide pour l’amélioration de leur recyclabilité”.
• Fédération des industries des peintures, encres, couleurs, colles et adhésifs http://www.fipec.org/index_flash.html

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Contacts

Deuxième partie

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Avant propos

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1/ Conception de l’emballage

2/ Etapes de fabrication

1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle
1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle

3/ Gestion industrielle

1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle

Fiche 3-1 : Gestion matières et logistique

Enjeux • L’ensemble des décisions et opérations concernant la gestion des matières et la logistique
Enjeux
• L’ensemble des décisions et opérations concernant la gestion des matières et la logistique peut avoir des répercutions directes
sur les performances environnementales des produits. L’éco-conception doit donc s’accompagner d’une gestion éco-responsable
pour limiter les différents impacts environnementaux des produits, à commencer par les ressources consommées.
• Dans des marchés de plus en plus “globalisés”, les transports sont responsables d’une part croissante des impacts
environnementaux associés aux produits. Ils pèsent ainsi de plus en plus sur la consommation de ressources non renouvelables,
les émissions de gaz à effet de serre et les pollutions atmosphériques.
• L’optimisation des différents aspects de la logistique du cartonnage peut se traduire à la fois en économies et en réductions
significatives d’impacts environnementaux.
• Equivalents CO 2 émis pour transporter 1t de matériau sur 1 km :
Camion : 200 g
Train :
58 g
Bateau : 9 g

COMPOSANTES

THÉMATIQUES

QUESTIONS À SE POSER

ACHATS ET GESTION DES APPROVISIONNEMENTS

 
 

Carton

• Peut-on tenir compte de la proximité du site de production dans le choix des fournisseurs et l’organisation des approvisionnements à conditions économiques identiques ?

• Peut-on choisir des fournisseurs proposant des cartons éco-certifiés, issus de forêts gérées durablement ?

• La commande de feuilles de carton au format adapté à l’emballage produit permet-elle de limiter les chutes et d’éviter le stockage avant utilisation ?

• La taille des commandes est-elle bien optimisée (réduction de la gâche, frais de calage,

roulage ou des transports) ?

Consommables et

• Peut-on utiliser des emballages d’encre consignés, avec un traitement adapté, permettant de réduire les déchets ?

conditionnements

• La taille des emballages est-elle optimisée (compromis entre moins d’emballage et moins de restes) ?

Achats divers et services

• Le personnel a-t-il été sensibilité/formé aux achats éco-responsables ?

• Peut-on choisir des produits de nettoyage de moindre impact environnemental, par exemple certifiés par NF Environnement ou par l’écolabel européen ?

 

• Les prestataires (ex : société de nettoyage) ont-ils des engagements environnementaux ?

LIVRAISON ET TRANSPORT

 
 

Conditionnement

• Peut-on réviser le mode de conditionnement, adapté aux cartonnages collés ou non, afin de réduire la quantité d’emballages, avec une protection suffisante ? (ex : fardelage…)

des cartonnages

• Peut-on sélectionner des conditionnements réutilisables/navette ?

Organisation

• Peut-on améliorer l’efficacité logistique pour la livraison des cartonnages ? Par ex : adéquation de formats et palettes aux camions, plan de chargement/taux de remplissage, quantité d’étuis ou de formes par livraison / nombre de rotations camions

• Peut-on optimiser les trajets : par ex. en éliminant les retours à vides de camions

logistique

(retours d’emballages réutilisables ou autres marchandises) ?

Mode de transport

• Peut-on choisir des solutions de transport de moindre impact environnemental ?

(ex : bateau, train ou combiné rail-route)

Boîte à Outils • Achats éco-responsables : - http://www.ecoresponsabilite.ecologie.gouv.fr/ - http://www.ademe.fr -
Boîte à Outils
• Achats éco-responsables : - http://www.ecoresponsabilite.ecologie.gouv.fr/
- http://www.ademe.fr - Rubrique Développement durable / entreprises
• Etat des lieux en France de la réutilisation des emballages, ADEME, 2004
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1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle

1/ Conception de l’emballage

2/ Etapes de fabrication

3/ Gestion industrielle

Fiche 3-2 : Gestion des déchets et effluents

Enjeux En cohérence avec le fonctionnement “en boucle” qui caractérise la filière papier-carton, ses acteurs
Enjeux
En cohérence avec le fonctionnement “en boucle” qui caractérise la filière papier-carton, ses acteurs doivent aussi veiller à une
bonne gestion des résidus issus de leurs procédés de production. Les efforts constants de réduction à la source, nécessaires à tous
les stades, doivent être aussi complétés de mesures pratiques fiables pour minimiser les impacts des déchets solides et des
effluents : économiser des ressources en favorisant le recyclage des déchets banals, éviter les pollutions (air, eau, sol) par les déchets
dangereux, grâce à des filières spécialisées pour le recyclage ou la valorisation énergétique.

• Déchets Industriels Banals ou DIB :

Divers papiers, cartons, adhésifs

Films et Plaques

Suremballages et emballages :

palettes, étirables, cerclages fer, cornières ; containers, fûts, boîtes métal ou plastique,

Restes de colles et encres non étiquetés dangereux

Chutes de carton/papier valorisées (*):

cartons “blancs”,

cartons imprimés (y compris avec pellicule acétate)

autres cartons imprimés

• Déchets Dangereux :

Bains usés et Eau de mouillage

Colles et encres étiquetées et dangereuses

Solvants souillés, purs ou mélangés avec de l’eau

Emballages et chiffons souillés, bombes aérosols

Huiles usagées et batteries

COMPOSANTES

THÉMATIQUES

QUESTIONS À SE POSER

DECHETS LIQUIDES ET SOLIDES

 
 

Prévention

• Peut-on utiliser davantage d’emballages consignés ?

• Peut-on utiliser des emballages de contenance supérieure (sans résidu) ?

• Peut-on substituer les produits dangereux ?

• Peut-on retourner les restes d’encres chez un fournisseur pour réutilisation ?

Gestion physique

• Le tri des différents déchets est-il organisé dans des conteneurs adaptés à leur valorisation ?

• A-t-on une identification claire de toutes les catégories de déchets sur les conteneurs ?

• Le personnel est-il (suffisamment) sensibilisé à ce sujet ?

• Le stockage des déchets dangereux est-il séparé, afin d’éviter les risques de contamination ?

• Les déchets dangereux liquides sont-ils stockés sur une aire étanche avec rétention ?

• Les déchets dangereux solides sont-ils stockés en conteneurs fermés sur une aire étanche ?

• La collecte et le transport de tous les déchets sont-ils adaptés et définis dans un contrat écrit avec un sous-traitant ? Celui-ci offre-t-il toutes les garanties nécessaires ?

Suivi

• Peut-on garantir la traçabilité des DIB (contrats, bordereaux et registres d’enlèvement) ?

• Peut-on garantir la traçabilité systématique des déchets dangereux : contrats avec entreprises spécialisées ; bordereaux de suivi conservés 3 ans (BSDI) ?

EAU ET EFFLUENTS

 

Consommation

• Existe-t-il un suivi régulier de la consommation d’eau, afin de détecter les fuites ?

• Une sensibilisation et procédure de diminution de la consommation d’eau est-elle engagée ?

Qualité

• Fait-on un suivi précis de la composition des effluents/ eaux usées ?

• Fait-on un suivi précis de la qualité des eaux de rinçage ?

• Tout rejet à l’égout est-il évité ? (solution de mouillage …)

(*) norme NF EN 643

Boîte à Outils • Décrets 92-377 et 96-1008 relatifs à l'élimination des déchets d'emballages ménagers.
Boîte à Outils
• Décrets 92-377 et 96-1008 relatifs à l'élimination des déchets d'emballages ménagers.
• Rapport d’étude du GOTA (Groupe Offset des Techniques Avancées), n° 2, février 2004.
• Guide ECO-Conseil : ECO-Guide professionnel “Les métiers de l’imprimerie”, http://www.ecoconseil.org/html/entrepri.html
• http://www.apcede.com/guide/gestion/gestiondcht.html
• Etat des lieux des Déchets Dangereux en Quantités Dispersées en France, ADEME, 2004.
• Eau et effluents : http://www.environnement.ccip.fr/eau/activites/imprimerie2.htm

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Contacts

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Introduction

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FICHES ECO-CONCEPTION CARTONNAGES

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1/ Conception de l’emballage

2/ Etapes de fabrication

1/ Conception de l’emballage 2/ Etapes de fabrication 3/ Gestion industrielle
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3/ Gestion industrielle

Fiche 3-3 : Nettoyage et maintenance

Enjeux • Les opérations de nettoyage et de maintenance peuvent occasionner le recours et l’exposition
Enjeux
• Les opérations de nettoyage et de maintenance peuvent occasionner le recours et l’exposition à des produits aujourd’hui reconnus
comme dangereux, et aussi générer des déchets dangereux (dont les DTQD : déchets toxiques en quantité dispersée).
• En particulier, les solvants peuvent générer des Composés Organiques Volatils (COV) à l’origine de divers risques et pollutions :
dangers potentiels pour la santé sur le lieu de travail (allergies, vapeurs toxiques, risques d’explosion et d’incendie), production d’ozone
atmosphérique ou toxicité en milieu aquatique.

COMPOSANTES

THÉMATIQUES

QUESTIONS À SE POSER

NETTOYAGE

 

Systèmes de

• Peut-on adopter des systèmes de lavage et nettoyage automatiques des cylindres,

nettoyage

tapis … (de préférence à brosse) ?

• Pour le nettoyage des cylindres anilox, peut-on utiliser de nouveaux systèmes sans

solvant (ex : ultra-son, laser, bicarbonate…) ?

• Utilise-t-on des fontaines de lavage à circuit fermé pour les pièces (afin de réduire les

emballages et la consommation de solvants) ?

Choix des produits

• Peut-on utiliser des Agents Nettoyants Végétaux ?

• A défaut, utilise-t-on des solvants peu volatils, peu inflammables, à haut point

débullition (point éclair > 55°C, et de préférence > 100 °C) ?

• Peut-on éviter l’utilisation de solvants chlorés et “déglaceurs” ?

Chiffons

• Peut-on utiliser des chiffons lavables de location (fournis et nettoyés par une entreprise agréée), afin de limiter la consommation de produits "jetables" ?

Stockage

• Les chiffons souillés sont-ils stockés dans des récipients fermés et séparés afin d’éviter tout risque de réaction chimique ?

MAINTENANCE

 

Choix des

• Peut-on utiliser des consommables moins nocifs pour l’environnement ? (ex : peintures à l’eau, choix de liquide réfrigérant et fluides de climatisation…)

consommables

et emballages

• Peut-on choisir des produits à plus grande durée de vie ? (ex : lampes fluorescentes à

longue durée)

• Peut-on substituer les produits en aérosols (gaz propulseurs parfois nuisibles, quantité d’emballage élevée par rapport au produit)?

• Peut-on limiter les emballages de produits dangereux (ex : en réduisant le nombre de

références différentes) ?

Gestion des déchets

• Le personnel de la maintenance est-il formé à la gestion des produits et déchets dangereux ?

• Les pratiques sont-elles bien implantées et suivies afin d’éviter :

- les mélanges de DIB et Déchets Dangereux ?

- les mélanges de différents types de Déchets Dangereux ?

• Les déchets générés suivent-ils un circuit de recyclage spécifique ? (huiles de vidange,

liquide réfrigérant, batteries, déchets électriques et électroniques…).

Stockage des déchets

• Les conditions de stockage sont-elles bien appropriées et appliquées ? (emballages

adaptés et clairement identifiés, bac de rétention si nécessaire, batteries stockées avec couvercle…)

Economie d’énergie

• Le personnel est-il formé et sensibilisé pour favoriser les économies d’énergie

(ex : réglage des sécheurs, fuites d’air comprimé…)

Boîte à Outils • Rapport d’étude du GOTA (Groupe Offset des Techniques Avancées), n° 2,
Boîte à Outils
• Rapport d’étude du GOTA (Groupe Offset des Techniques Avancées), n° 2, février 2004.
• Guide ECO-Conseil : ECO-Guide professionnel “Les métiers de l’imprimerie”, http://www.ecoconseil.org/html/entrepri.html
• Projets et conseils SUBSPRINT : http://www.cordis.lu/itt/itt-fr/03-4/innov05.htm
• Les émissions de COV dans le secteur de la production des peintures, vernis, encres d’imprimerie, colles et adhésifs, MEDD-
ADEME-FIPEC, 2003.
• Etat des lieux des Déchets Dangereux en Quantités Dispersées en France, ADEME, 2004.
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Création graphique, mise en page et impression : Frenchie et Aplus-Communication • Mai 2006

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Contacts

Frenchie et Aplus-Communication • Mai 2006 Q Q Q Contacts 25 > Pro Carton France 154,
Frenchie et Aplus-Communication • Mai 2006 Q Q Q Contacts 25 > Pro Carton France 154,
Frenchie et Aplus-Communication • Mai 2006 Q Q Q Contacts 25 > Pro Carton France 154,
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> Pro Carton France

154, boulevard Haussmann

75008 Paris

Tél : 01 53 89 24 80 Fax : 01 45 62 45 27 www.procartonfrance.com

Noël Mangin Gilles Barreyre procarton-france@wanadoo.fr

> ADEME, Centre d'Angers

2, square La Fayette - BP 90406

49004 ANGERS Cedex 01

Tél : 02 41 20 41 20 Fax : 02 41 87 23 50

www.ademe.fr

Myriam Puaut myriam.puaut@ademe.fr

> BIO Intelligence Service S.A.S

1, rue Berthelot

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Fabien Bronès

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