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SOMMAIRE:

Introduction

I. Définition de l´optimisation fiscale

II. Les techniques de l´optimisation fiscale

1- Identification des options fiscales prévue par les lois fiscales et évaluation des conséquences de celles retenues par l’entreprise

2-

Exposé des différents cas possibles d’optimisation fiscale

III.

Les limites de l’optimisation fiscale :

1-

La notion d’abus de droit

2-

le mode d’application de la loi fiscale

3-

Optimisation fiscale et rapports de l’administration fiscale avec l’entreprise

Conclusion

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Introduction

Toute entreprise se doit d’optimiser sa charge fiscale, comme toute autre charge pour gérer aux mieux ses intérêts et ceux de ses dirigeants, associées ou salariées.

L’optimisation fiscale ne signifie pas que l’entreprise se mette en infraction avec les lois fiscales mais plutôt appliquer de manière utile et optimale les règles fiscales.

Il n’y a pas encore si longtemps, parler d’optimisation fiscale eut été suspect et associé inévitablement à la notion d’évasion fiscale, voire même de fraude. Aujourd’hui, l’approche de la fiscalité est différente, et nombreuses sont les entreprises qui œuvrent dans le sens de l’optimisation fiscale.

Elles le font non seulement parce que la législation fiscale comporte de nombreuses mesures d’incitations ou d’aides fiscales dont l’utilisation peut procurer à l’entreprise un avantage financier non négligeable, mais aussi parce que le droit fiscal n’est pas en tout point impératif et comporte au contraire de multiples options dont l’exercice peut s’avérer fiscalement et donc financièrement plus judicieux.

En adoptant une forme sociale plutôt qu’une autre, en exerçant ou non certaines options contenues dans la législation, en utilisant tel ou tel régime de faveur, l’entreprise module l’importance de la charge fiscale globale qu’elle supporte.

En recherchant à chaque fois que cela est possible la solution fiscale la plus opportune, en faisant un usage systématique des mesures d’aide ou d’incitation contenues dans la législation, l’entreprise adopte un comportement résolument actif, voir offensif, à l’égard du paramètre fiscal.

Il y a place ainsi pour une perception dynamique de la fiscalité, pour une efficacité de l’entreprise au plan fiscal, efficacité qui s’intègre dans le cadre de la gestion fiscale.

Il est intéressant au demeurant de noter depuis quelques années l’augmentation du nombre des mesures d’incitation et des régimes optionnels, ce qui va favoriser largement la prise en considération de la dimension fiscale dans les décisions de l’entreprise et à renforcer la légitimité d’une gestion fiscale de l’entreprise. Il n’en reste pas moins que non seulement le maniement des choix fiscaux est délicat mais leur ampleur est également souvent méconnue des entreprises en général et des PME en particulier.

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I.

Définition de l´optimisation fiscale :

L’optimisation fiscale consiste pour le contribuable, personne physique ou morale, à tirer le meilleur parti des lois qui existe afin de minimiser son imposition. Un terme qu’il ne faut surtout pas confondre avec la fraude fiscale qui se définit comme des pratiques déloyales ou de d’un détournement de la loi.

L’approche classique d’optimisation fiscale : C’est l’optimisation fiscale par comparaison, spécialement des taux, ainsi La société est débitrice d’une imposition et dont a vocation à être séduite par une imposition plus réduite qu’elle va réserver à ses unités implantées à l’étranger. L’orientation mène la société mère à choisir la technique d’intégration des résultats étrangers la plus adéquate ; soit la facturation de charges de source nationales, les redevances, et les intérêts, soit après imposition c’est-à-dire les dividendes.

II. Les techniques de l´optimisation fiscale :

Le but de toute gestion fiscale est d’optimiser le montant de l’impôt, cependant il ne s’agit pas du seul but, car on peut évoquer le souci de différer le paiement de l’impôt et de bénéficier d’un gain en trésorerie. C’est là qu’apparaît le facteur temps qui intervient dans la fiscalité comme dans toute la vie de l’entreprise.

Enfin, une autre raison d’agir sur l’impôt pourrait aboutir paradoxalement à accroître momentanément la charge fiscale ou à renoncer à un avantage fiscale immédiat pour des motifs de gestion, ce qui constitue une décision de gestion ; par exemple : renoncer à calculer les amortissements à leur maximum autorisé en vue de distribuer des dividendes.

L’utilisation de telle ou telle technique de gestion fiscale va dépendre de la situation particulière de l’entreprise ; il est sure qu’une entreprise en croissance aura d’avantage le simple souci de minimiser l’impôt, tandis que l’entreprise en situation de récession cherchera plutôt à améliorer son image vis-à-vis des tiers banquiers ou actionnaires en pratiquant la gestion fiscale de son résultat.

En synthèse, l’optimisation fiscale se fera à deux niveaux :

Au niveau des lois fiscales :

o

En retenant les options fiscales, parmi celle offerte par les différentes lois fiscales, les mieux indiquées pour l’entreprise ;

o

En exploitant tout les avantages fiscaux offerts par les lois fiscales.

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Au niveau des choix de gestion, en intégrant le paramètre fiscale dans la prise de décision.

1-Identification

des

options

fiscales

prévue

par

les

lois

fiscales

et

évaluation des conséquences de celles retenues par l’entreprise

:

1.1 Identification des options fiscales prévue par les lois fiscales :

Les options fiscales sont multiples et différent d’un impôt à un autre. Ainsi, les principales options par nature d’impôt ou de taxe :

- en matière d’IR :

Dans ce cas, il y a lieu de citer les possibilités suivantes :

le choix de la zone de localisation de l’entreprise ;

le choix du régime d’imposition entre les régimes suivants : régime du résultat net simplifier, régime de résultat net réel et régime de bénéfice forfaitaire ;

l’adhésion ou non à un centre de gestion agréé ;

le choix entre l’inscription au bilan ou maintien dans le patrimoine privé d’éléments tels que les immeubles, les titres, les dettes…. ;

l’option pour l’IS par les sociétés de personne soumises à l’IR …

- en matière d’IS :

Dans ce cadre, nous retenons les possibilités suivantes :

le choix de la zone de localisation de l’entreprise ;

l’option pour l’imposition forfaitaire au taux réduit de l’IS de 8%, offerte aux sociétés étrangères ;

l’option pour le régime de faveur en cas de fusion de sociétés ;

l’option pour le non paiement de certains acomptes sur IS ;

l’option pour l’IS par les sociétés de personnes soumises à l’IR …

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- En matière de TVA :

Dans ce cadre, nous pouvons citer les possibilités suivantes :

Le choix ou non de l’assujettissement à la TVA ;

Le choix du régime d’imposition à la TVA ;

Le choix de la périodicité de paiement de TVA (régime mensuel ou régime trimestriel) ;

L’option ou non pour l’achat en exonération de la TVA …

- En matière de droits d’enregistrement :

Dans ce cadre, nous pouvons retenir les possibilités suivantes :

Le choix des modalités d’imputation du passif en cas d’apports du biens à titre onéreux à une société ;

L’option pour le régime de faveur en cas de fusion de société…

1.2 Evaluation des conséquences des options fiscales retenues par l’entreprise :

Il revient à l’initiateur de l’opération de procéder, pour les options fiscales significatives identifiées, à l’appréciation de leur impact sur la gestion de l’entreprise et à l’évaluation de leurs conséquences financières sur une période significative.

Cette étape vise l’évaluation critique des options fiscales mises en œuvre par l’entreprise. Ce travail d’analyse devra aboutir aux options fiscales avantageuses à l’entreprise et celles à mettre en œuvre par celle-ci.

2-Exposé des différents cas possibles d’optimisation fiscale :

L’optimisation fiscale ne peut se faire que dans le cadre des situations suivantes :

Absence définitive d’imposition ;

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Absence provisoire d’imposition ;

Diminution de la base imposable ;

Réduction directe de l’impôt.

2.1 Absence définitive d’imposition :

Elle peut être due soit à une exonération expresse, soit au fait que l’optimisation ou le gain en question sont hors champs d’application de l’impôt en cause. Cependant il existe des exonérations expresses comme par exemple :

L´exonération de l´IS:

o

Des dividendes perçus par une société.

L´exonération de l´IR ou de l´IS :

o

Des entreprises exportatrices de produits et services ;

o

Des entreprises implantées dans certaines provinces ou préfectures ;

o

Des établissements d´enseignement privés ou de formation professionnelle ;

o

Des entreprises artisanales ;

o

Des établissements hôteliers ;

o

Des personnes physiques ou morales qui exécutent des marchés de services financés par des dons de l´Union Européenne.

2.2 Absence provisoire d´imposition

Il peut s´agir des deux situations suivants :

Le contribuable pet retarder la naissance fiscale d´un gain dont il peut tirer d ´ores et déjà parti ou d´une opération qui existe pourtant en fait : le fait générateur est ici retardé ;

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Malgré la naissance de l´impôt, le contribuable dispose d´un délai parfois important pour le payer au trésor public : il y a alors exigibilité différée. A titre d´illustration, il existe en matière d´IS, la possibilité d´option pour un régime de faveur qui autorise l´étalement de l´imposition des plus-values de fusion sur 10 ans au lieu de les imposer immédiatement.

2.3. Diminution de la base imposable

Une troisième forme possible de gestion fiscale consiste pour le contribuable à réduire sa base d´imposition. Divers procédés légaux de réduction existent. Ils peuvent être regroupés en trois catégories principales : diminuer le gain brut, augmenter les charges déductibles et enfin l´imputation des déficits antérieurs.

La diminution du gain brut

Les procédés de diminution du gain brut sont nombreux.

Un premier procédé peut résulter du choix du régime d´imposition. Ainsi, par exemple, en matière d´IR, un contribuable peut avoir le choix entre deux régimes d´imposition :

le régime du résultat net réel et le régime du bénéfice forfaitaire. Autre exemple, en matière d´IS, les sociétés étrangère adjudicataires d´un marché de travaux de construction ou de montage, sont soumises aux même obligations et aux mêmes règles d´imposition à l´IS que es société de droit. Toutefois, ces sociétés ont la possibilité d ´opter, quand elles le jugent préférable, pour l´imposition forfaitaire au taux de 8% applicable au montant total du marché hors taxe.

Un deuxième procédé est d´utiliser les possibilités d´exonération partielles pour certains impôts. Il s´agit par exemple en matière d´IR et d´IS, de la `possibilité offerte par les lois fiscales d´opter pour l´exonération à 100% de l´impôt pour les plus-values sur cession de biens immobilisés, dans le cas de réinvestissement du produit de cession.

Un troisième procédé est d´utiliser l´abattement édicté par la loi comme par exemples, en matière d´IR :

L´abattement forfaitaire de 40 % pour les pensions et rentes viagères perçues localement et l´abattement de 80 % pour celles de source étrangère ;

L´abattement de 40 % sur le montant du revenu foncier.

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L´augmentation des charges déductibles

Il peut s´agir en matière d´IR d´utiliser les possibilités de bénéficier de toutes les déductions sur le revenus en matière d´IR.

De même, l´augmentation des charges déductibles est possible, que ce soit en matière d´IS ou d´IR, par le recours :

Aux provisions admises en franchise d´impôt (provision pour investissement, provision pour reconstruction de gisement, provision pour prêts aux logements de personnel) ;

Aux amortissements dégressifs.

L´imputation des déficits fiscaux

En matière d´IR, le choix du régime du résultat net simplifié, en ce qui concerne les revenus professionnels, a pour conséquence la non prise en compte des déficits fiscaux antérieurs dans le cadre de la détermination du résultat fiscal imposable d´un exercice donné.

Par contre, l´adoption du régime net réel offre l´avantage de déduire un déficit fiscal constaté par le contribuable au titre d´un exercice déterminé des résultats positifs des quatre exercices suivants. Toutefois, le déficit lié à l´amortissement est reportable sans limitation dans la durée.

2.4. Réduction directe de l´impôt

Deux procédés principaux de réduction directe de l´impôt peuvent être distingués :

Le premier procédé agit sur le taux de l´impôt (en se mettant en situation d ´imposition au taux le plus bas possible)

Un second procédé pour réduire l´impôt est de bénéficier d´une réduction prévus par les textes de lois fiscaux. Ces réductions sont multiples et ont des objectifs économiques et sociaux variés.il peut s´agir :

o D´un contribuable qui s´installe dans une zone encouragée sur le plan fiscal au lieu de s´installer dans une zone où il serait soumis aux règles fiscales du droit commun ; ou

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o D´un contribuable qui adhère à un centre de gestion agrée et bénéficie d ´un abattement de 15 % appliqué à la base d´imposition à l´IR, et obtient par là une réduction de l´impôt.

III. Les limites de l’optimisation fiscale :

1- La notion d’abus de droit :

Si le principe de liberté de gestion de l’entreprise pourrait etre admis par l’administration fiscale, il faut noter aussi que le risque existe d’abuser de cette liberté. Pour faire face à des situations d’exagération, l’administration fiscale dispose de la possibilité de s’opposer aux abus de droit.

Quoique l’abus de droit se distingue de la fraude par une apparence juridique correcte, car il ne constitue pas une violation délibérée d’une obligation fiscale, il ne peut être autorisé pour cette raison.

L’abus de droit n’est pas expressément régi par la législation fiscale marocaine, mais il serait possible que l’administration fiscale marocaine recourt au dahir formant code des obligations et contrats (DOC) pour invoquer cette notion. Le DOC prévoit dans son article 94 :

« il n’y a pas lieu à responsabilité civile, lorsqu’une personne, sans intention de nuire, a fait ce qu’elle avait le droit de faire .Cependant lorsque l’exercice de ce droit est de nature à causer un dommage notable à autrui et que ce dommage peut être évité ou supprimé,sans inconvénient grave pour l’ayant droit, il y a lieu responsabilité civile, si on n’a pas fait ce qu’il fallait pour le prévenir ou le faire cesser. »

Ce même DOC prévoit dans son article 231 :

« Tout engagement doit être exécuté de bonne foi, et obligé, non seulement à ce qui y est exprimé, mais encore à toutes les suites que la loi, l’usage ou l’équité donnent à l’obligation après sa nature. »

Ainsi, l’administration fiscale pourrait se référer aux dispositions du code des obligations et contrats pour invoquer des situations d’abus de droit, notamment dans les cas d’un contentieux judiciaire opposant

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A titre d’illustration, s’il est prouvé que les parties ont substitué à leur véritable contrat, un contrat apparent et fictif, dans le cas, par exemple, ou des ventes bien réelles sont déguisées sous forme d’une donation, un marché de travaux, une procuration … Pour avoir une taxation moins importante, l’administration fiscale se trouve en droit de justifier par tous moyens de preuve en adéquation avec la loi fiscale mise à sa disposition et chercher en dehors des actes eux-mêmes le véritable caractère de la convention concernée.

Les cas où l’administration fiscale peut être amenée à rechercher le véritable caractère des conventions sont nombreux. Nous citons, à titre d’exemple, les cas suivants :

Les contrats de gérance de fonds de commerce avec paiement ou conditions faisant présumer une vente déguisée de ce fonds de commerce ;

Les ventes à une personne marchande de biens immobiliers (commerce d’achat et de vente d’immeubles), consenties sous la forme de procuration pour vendre, doublées de promesse de vente ;

Les ventes déguisées sous la forme de marchés de construction ou de donation ;

Etc.

De même l’article 50 de la loi sur l’IS prévoit que : « tout personne convaincue d’avoir participé aux manœuvres destinées à éluder le paiement de l’impôt, assisté ou conseillé une société dans l’exécution desdites manœuvres, est passible d’une amende égale au minimum à mille dirhams (1000dh) et au maximum à 100% du mentant de l’impôt éludé ».

2- le mode d’application de la loi fiscale :

Les lois fiscale doivent être, en principe, appliquées de manière rigoureuse et sans interprétation.

2-1- Interprétation de la loi fiscale :

En matière fiscale, le raisonnement par analogie n’est pas permis. Ainsi, les dispositions légales prévues dans un texte ne peuvent etre étendues à un autre texte.

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L’interprétation par analogie en droit fiscale impliquerait l’extension à un impôt, des règles légalement prévues pour un autre.

De ce fait, il n’est pas possible, ni pour l’administration fiscale, ni pour le contribuable d’interpréter les lois fiscales.

2-2- Application rigoureuse de la loi fiscale :

L’application rigoureuse de la loi fiscale consiste à retirer d’un texte, jusqu’à sa limite ; toutes les conséquences possibles. Cependant, en pratique, l’administration fiscale juge parfois utiles d’adopter l’esprit du législateur au lieu de se contenter de la lettre de texte de la loi. Cette interprétation va tenir compte des travaux préparatoires des lois et de l’intention présumée du législateur.

Par ailleurs, la loi fiscale est exécutoire le jour même de sa publication au bulletin officiel sans qu’il soit nécessaire de tenir compte de la date d’arrivée du bulletin officiel dans les différentes régions du Royaume.

En outre, selon le principe constitutionnel imposé au législateur lui-même, la loi est non rétroactive. En fait, une loi nouvelle créant ou supprimant des obligations fiscales ne régit que les situations et faits juridiques existants après sa publication au bulletin officiel.

3- Optimisation fiscale et rapports de l’administration fiscale avec l’entreprise :

Ces rapports constituent dans certains cas des limites à l’optimisation fiscale, notamment lorsqu’il s’agit de questions difficiles ou certaines. En fait, dans ces cas, il est difficile d’obtenir de l’administration fiscale « des réponses qui engagent ».

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Par ailleurs, d’autres situations constituent en elles mêmes limites à l’optimisation fiscale, nous citerons à titre d’illustration les cas suivants :

Pour certaines activités, l’entreprise se trouve en situation de devoir supporter définitivement une partie de la TVA, normalement récupérable, en raison de la règle dite du « butoir » ;

Une entreprise débitrice envers le Trésors public ne peut procéder à une compensation avec les sommes dont celui-ci lui est redevable (excédents d’acomptes, TVA à rembourser), alors que le percepteur peut retenir toute somme due à l’entreprise pour apurer les impôts réclamés y compris ceux qui fait l’objet de contestation par entreprise ;

L’entreprise se voit réclamer le paiement des pénalités en majorations sur des sommes ayant fait l’objet dégrèvements ultérieurs ;

Non-respect par le Trésor public des délais légaux en matière de restitution et de remboursement d’impôts et de taxes, notamment en ce qui concerne :

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Le délai de restitution d’office du reliquat concernant l’excédent d’IS versé par la société ;

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Les délais de remboursement de la TVA.

L’absence de la jurisprudence fiscale publiée. En effet, l’absence de la publication de la jurisprudence fiscale marocaine, qui constitue une des sources du droit, est une grave lacune dans notre droit fiscal.

Conclusion :

L’évolution continue de la législation fiscale depuis plus de vingt ans, l’utilisation progressive par les entreprises, de la fiscalité, comme variable significative de gestion, mettent en avant l’intérêt d’une recherche visant à analyser les leviers fiscaux sur lesquels peuvent, aux fins d’optimisation, reposer les montages relatifs au financement et l’ouverture des entreprises à leur environnement.

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Ce serait sans doute faire preuve de myopie intellectuelle que de considérer que l’optimisation d’un financement ou d’un processus d’ouverture s’effectue sur la seule base de la recherche d’une minimisation des impôts. Les aspects juridiques, économiques, financiers et organisationnels sont des déterminants dont on ne saurait faire fi dans dune démarche d’ingénierie.

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