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FINANCIAL CONSULTING GROUP Rapport du Projet de Fin d’Etudes Pour l’obtention du Diplôme de l’école nationale
FINANCIAL CONSULTING GROUP Rapport du Projet de Fin d’Etudes Pour l’obtention du Diplôme de l’école nationale

Rapport du Projet de Fin d’Etudes

Pour l’obtention du

Diplôme de l’école nationale de commerce et de gestion

Option : Gestion financière et comptable

Sous le thème

Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation.

Réalisé par :

Mr Soufiane OUIDA

Encadré par : Mr Mohammed IBRAHIMI

Encadré par : Mr Charif Essolh ZAIDOUN

Encadrant pédagogique

Encadrant professionnel

Soutenu le ……………………. devant le jury :

Mr/Mlle/Mme :

………………

Enseignant chercheur à l’ENCG de Casablanca

Président du jury

………………

Enseignant (e) chercheur à l’ENCG de Casablanca Membre du jury

Période du stage : du 03/01/2013 au 10/06/2013

Année universitaire 2012-2013

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

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FINANCIAL CONSULTING GROUP Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation 2
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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

Dédicaces :

Gestion des risques et outils d’optimisation Dédicaces : À mes parents que je remercie pour tous

À mes parents que je remercie pour tous les sacrifices qu’ils ont consentis, leur amour ainsi qu’à leur éternel soutien moral et matériel.

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

Remerciements :

des risques et outils d’optimisation Remerciements : La réalisation de ce travail a été possible grâce

La réalisation de ce travail a été possible grâce au soutien de plusieurs personnes que nous tenons à remercier. Particulièrement, nous adressons nos profondes gratitudes à :

Monsieur Charif Essolh ZAÏDOUN pour avoir accordé le privilège d’effectuer notre stage au sein de son cabinet, et pour l’aide et les conseils concernant les missions évoquées dans ce rapport.

Mes sincères remerciements seront adressés aussi à monsieur Mohammed IBRAHIMI dont les conseils et les directives m’ont toujours été source d’inspiration et aussi pour l’encadrement si précieux qu’il m’a apporté.

Tous les professeurs de l’ENCG Casablanca pour la formation probante qui nous ont fournis.

Tous nos amis et camarade de promotion.

Mes remerciements vont également à tous ceux qui ont participé de près ou de loin, soit par la documentation, soit par leurs conseils et éclairages, à l’aboutissement de ce travail.

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Avant-propos : Dans le but de former des

Avant-propos :

Dans le but de former des cadres polyvalents de haut niveau, capables d’anticiper, de répondre et de satisfaire aux exigences de la vie des affaires, l’Ecole Nationale de Commerce et Gestion fait bénéficier ses étudiants de stages en milieu professionnel tout au long de leur cursus. Il en résulte une forte implication des étudiants dans la réalisation des projets réels et une parfaite intégration dans le domaine de travail qui leur permette de rester l`élite des métiers de management et du commerce.

Ce stage de fin d’études vient couronner les efforts de cinq années de formation dispensée selon un programme basé sur un passage équilibré du général au spécifique. Arrivée au terme de cette expérience professionnelle, l’utilité de ce stage me parait indéniable et ses apports nombreux. Les principes étudiés ont su trouver ici leur application et le métier d’auditeur s’est défini plus clairement à mes yeux. Enfin, point non négligeable, ce stage m’a amenée à m’interroger plus sérieusement sur mon parcours professionnel, à analyser mes propres intérêts, qualités et défauts en vue de ma carrière future.

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

Resume :

: Gestion des risques et outils d’optimisation Resume : L’environnement de l’entreprise marocaine a été

L’environnement de l’entreprise marocaine a été marqué par des profondes réformes au

niveau du droit des affaires et du droit fiscal. Ceci a eu des conséquences directes et

indirectes sur les approches adoptées par les entreprises en termes de gestion de la variable

fiscal. En effet la fiscalité doit, plus que jamais, constituer l’une des préoccupations

principales aussi bien du chef d’entreprise et de son auditeur interne que de l’auditeur

externe qui sont chacun à son niveau responsable de l’évaluation du risque fiscal qui pèse sur

l’entreprise. Dans cet environnement aussi mouvant qui se caractérise par l’existence des

règles hétérogène et parfois contradictoire, l’entreprise doit être vigilante au niveau de suivi

du paramètre fiscal. A cet égard la gestion du risque fiscal se présente comme un outil

efficace de maitrise et de minimisation des risques fiscaux qui peuvent avoir des

conséquences non pas seulement sur la situation financière de l’entreprise mais aussi sur sa

notoriété sur le marché. Les approches de gestion du risque fiscal varient entre des modes

proactifs et réactifs, l’audit fiscal s’inscrit dans une démarche réactionnelle de traitement des

risques fiscaux, son apport consisterait d’une part à veuillez à la saine application de la loi et

d’autre part à répondre aux préoccupations des dirigeants en matière des choix fiscaux. Ce

travail repose sur deux cas réels qui clarifient et mettent en pratiques les notions d’audit

fiscal et de calcul des risques fiscaux.

Abstract

In this changing environment as characterized by the existence of diverse and sometimes

contradictory tax rules, the company must be vigilant in monitoring the tax parameter. In this

regard the tax risk management is presented as an effective tool for mastering and minimizes

tax risks that may impact not only on the financial situation of the company but also its

reputation on the market. The concept of tax risk management vary between proactive and

reactive nature of existing approaches, tax audit is part of a reaction treatment approach of

tax risks, its contribution would be firstly to please the sound application of law and secondly

to address the concerns of leaders in tax choices. This work is based on two real cases that

clarify and put into practice the tax audit concepts and calculation of tax risks.

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

Sommaire :

INTRODUCTION GENERALE :

outils d’optimisation Sommaire : INTRODUCTION GENERALE : 9 PREMIERE PARTIE : AUDIT FISCAL ASPECTS THEORIQUES ET

9

PREMIERE PARTIE : AUDIT FISCAL ASPECTS THEORIQUES ET APERÇU SUR

LE SYSTEME FISCAL

11

INTRODUCTION A LA PREMIERE PARTIE :

11

CHAPITRE 1 : AUDIT FISCAL ET GESTION DU RISQUE FISCAL

12

Introduction :

12

Section 1 Notion de risque

13

A- Problématique du risque fiscal

13

B La gestion proactive du risque fiscal :

18

Section 2 : Initiation à l’audit fiscal : méthodologie et objectif

22

A- Cadre méthodologique et définition de l’audit fiscal:

22

B – Objectifs et limites de l’audit fiscal :

27

Conclusion :

28

CHAPITRE 2 : APERÇU SUR LE SYSTEME FISCAL MAROCAIN :

29

Introduction :

29

Section 1 : Arsenal fiscal

30

A- Les différents impôts et taxes dus à l’Etat :

30

Section 2 : Analyse et traitement des risques fiscaux liés aux différents impôts et taxes :

35

A- Présentation des risques :

35

B- Le traitement des risques fiscaux :

42

Conclusion :

48

CONCLUSION DE LA PREMIERE PARTIE :

49

DEUXIEME PARTIE : CAS PRATIQUES ET

50

INTRODUCTION A LA DEUXIEME PARTIE :

50

CHAPITRE 1 : DEMARCHE D’AUDIT FISCAL ET PROGRAMME DE TRAVAIL : 51

Introduction :

7

51

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Section 1 : Présentation de l’entreprise support ALPHA

Section 1 : Présentation de l’entreprise support ALPHA :

52

A- Structure et secteur d’activité :

52

B- Diagnostic financier :

55

Section 2 : Audit fiscal de la société ALPHA :

57

A- Audit de l’impôt sur les sociétés :

57

B- Audit de la taxe sur la valeur ajouté :

63

C- Audit de la taxe professionnelle :

64

D- Recommandations :

65

Conclusion :

66

CHAPITRE 2 : SIMULATION ET CALCUL DES RISQUES FISCAUX EN CAS DE CONTROLE FISCAL :

67

Introduction :

67

Section 1 : Le contrôle

68

A- Définition et caractéristiques du contrôle

68

B- Règles en matière des sanctions et pénalités fiscales :

69

Section 2 : Cas de l’entreprise

71

A- Présentation du

71

B- Calcul des risques fiscaux :

72

Conclusion :

75

CONCLUSION DE LA DEUXIEME PARTIE :

76

CONCLUSION GENERALE :

77

BIBLIOGRAPHIE :

84

LISTE DES FIGURES :

86

LISTE DES TABLEAUX

87

LISTE DES ANNEXES :

88

8

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Introduction générale : Le poids de la fiscalité

Introduction générale :

Le poids de la fiscalité est devenus de plus en plus important dans la vie des entreprises 1 et ce pour diverses causes, d’ une part elles sont obligées à respecter les règles du droit fiscal qui ne cessent pas d’évoluer tout en étant plus complexes. D’autres parts, la loi prévoit des mécanismes de contrôle et de sanction en cas de transgression de ces règles dans un objectif de garantir l’intérêt du trésor public, collecteur de l’impôt.

Le risque fiscal est la probabilité d’émergence des dettes fiscales envers le trésor public, il peut prendre naissance à cause des éléments suivants 2 :

La complexité des règles et des dispositions du droit fiscal menant ainsi à une divergence des interprétations de ces règles entre le contribuable et l’administration fiscale ;

Le degré de la pression fiscale sur les entreprises et la santé de l’environnement économique de l’entreprise ce qui peut amener cette dernière à procéder à des sous déclarations des revenus et bénéfices dans un but de réduire la charge fiscal ;

La majorité des impôts et taxes sont des impôts calculés par les contribuables eux même ce qui peut conduire à des erreurs de calcul au niveau des impôts déclarés.

L'entreprise est ainsi en situation de risque fiscal, risque dont la mesure peut être un élément d'information pour les dirigeants. La mesure et la minimisation du risque fiscal quel que soit son origine constituent l’une des principales préoccupations des dirigeants des entreprise d’aujourd’hui, ce qui justifie l’importance d’une action d’audit de la situation fiscale de l’entreprise. 3

1 CGEM, Enquête de conjoncture IFOP/CGEM Toujours de fortes attentes sur la fiscalité, 2010, l’ECONOMISTE/EDITION 3222.

2 Olga Lukashina, The issues of tax risks calculation and management, European integration studies, 2011, No 5, P 141-144.

3 Mohamed Lahyani, L’audit fiscal Guide de contrôle, 2011, Edition Audit & analyse, page 27

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation L’audit fiscal se propose comme un outil d’évaluation,

L’audit fiscal se propose comme un outil d’évaluation, en premiers lieu de ce risque fiscal et en second lieu un moyen pour limiter le dit risque en menant les actions correctives qui s’imposent. 4

Problématique :

Pour plusieurs raisons, tant d'entreprises marocaines imposables sont exposées au risque fiscal. Compte tenu des démarches et outils prévus en matière d’audit et du contexte fiscal régnant actuellement au Maroc (les dispositifs de la loi de finance 2013 à propos des impôts et taxes), quelle sera la démarche d’audit nécessaire pour mesurer ces risques fiscaux ? Et quelles sont les différents outils et techniques susceptibles de les réduire à des seuils minimisés.

Pour répondre à cette problématique, le travail sera réparti en deux parties :

Première partie : Audit fiscal aspects théoriques et pratiques.

Deuxième partie : Cas pratiques et simulation.

Dans le cadre de ce présent mémoire, le cheminement adopté pour développer les points de ce sujet est le suivant :

Un passage théorique, dans la première partie, sur la définition, de la démarche et méthodologie de l’audit fiscal et de la gestion du risque fiscal. On présentera ensuite les différents risques fiscaux lié aux différents impôts et taxes qui forment le tissu du système fiscal marocain.

La deuxième partie sera consacrée à la mise en pratique des concepts théoriques présentés au niveau de la première partie. Elle sera répartie entre deux cas pratiques, le premier traitera la problématique de l’audit fiscal, le deuxième fera l’objet d’un calcul des risques fiscaux en cas de contrôle fiscal.

4 Rachid SEDDIK SEGHIR, l’audit fiscal des sociétés dans le contexte marocain, aspects méthodologiques et pratiques, 1996, Mémoire Cycle d’expertise comptable ISCAE, Casablanca.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Première partie : Audit fiscal aspects théoriques et

Première partie :

Audit fiscal aspects théoriques et aperçu sur le système fiscal marocain.

Introduction à la première partie :

L’importance de la gestion fiscale dans l’entreprise n’est plus à démontrer aujourd’hui. Les enjeux liés à la fiscalité découlent de la diversité des impôts et des incidences qu’ils peuvent avoir sur les décisions des gestionnaires. En effet, la présence de la fiscalité est permanente dans la vie de l’entreprise, puisque chaque opération peut avoir une incidence sur la charge fiscale. Elle est aussi un paramètre important à considérer dans la décision d’investissement, du fait des avantages et facilités souvent offertes en cas d’investissement. Dans cette optique les entreprises marocaines sont amenées ainsi à mettre en place un système de gestion des risques fiscaux capable de contrecarrer les risques et de détecter les opportunités fiscales. Cette partie sera consacrée à l’étude des risques fiscaux qui proviennent de la nature du système fiscal marocain et à l’audit fiscal comment instrument primordial de la gestion du risque fiscal.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Chapitre 1 : Audit fiscal et gestion du

Chapitre 1 : Audit fiscal et gestion du risque fiscal.

Introduction :

La gestion du risque fiscal constitue, dans le contexte économique actuel, une variable essentiel de
La gestion du risque fiscal constitue, dans le contexte économique actuel,
une variable essentiel de la gestion des risques de l'entreprise. En effet, le
risque fiscal génère non seulement des conséquences financières mais peut
nuire fortement à la réputation de l'entreprise.
Ce chapitre a pour objectif de clarifier la notion de risque fiscal et
d’introduire l’audit fiscal comme un outil efficace de gestion des risques
fiscaux.
la notion de risque fiscal et d’introduire l’audit fiscal comme un outil efficace de gestion des

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Section 1 Notion de risque fiscal. Le risques

Section 1 Notion de risque fiscal.

Le risques fiscal fait partie des cartographies des risques qui pèsent sur les décisions de gestion des entreprises, quelle sont ses origine et comment on peut l’optimiser.

A- Problématique du risque fiscal.

1-Définition et typologie :

a- Définition :

Le risque fiscale peut être définit comme étant la probabilité d’émergence d’une dette supplémentaire vis-à-vis du trésor public. Il prend son origine à partir des potentielles discordances entre les règles fiscales en vigueur et l’application de ces règles au niveau de l’entreprise. 5

b-Exemple : Cas de l’impôt sur les sociétés (IS) :

L’impôt sur les sociétés par exemple peut être à l’ origine de plusieurs impôts et taxes en raison de la largeur de l’assiette et la complexité des calculs. Les risques potentiels portent sur le rehaussement du bénéfice imposable, soit à cause de la non déductibilité d’une charge, soit parce qu’un produit n’a pas été pris en compte.

Pour une bonne approche du calcul de risque en matière d’IS. Il convient de distinguer deux notions qui sont utilisées en audit fiscal : risque en base et risque en droit.

b-1-risque en base :

Le risque en base correspond au montant estimé du rehaussement du résultat fiscal de l’exercice considéré.

b-2-risque en droits :

Le risque en droits correspond au supplément d'IS résultant pour l’exercice considéré de la prise en compte de ce rehaussement.

5 Hongceng Cao, Xiaohui Xu, Guojie Ao, Study , The Tax Planning of Enterprise Income Tax, International Journal of Business and Management, May, 2009, Vol 5 No 4, P 36 40 ISSN

1833-8119.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation b-3-Exemple : L’auditeur identifie une dépense de 100.000

b-3-Exemple :

L’auditeur identifie une dépense de 100.000 DH supportée au titre de l’exercice N par la société A, sans justification économique apparente. Le résultat fiscal dégagé par la société au titre de l’exercice est un bénéfice de 2.700.000 DH au titre duquel la société A a versé un IS de 810.000 DH (taux d’IS : 30 %). La société A ne dispose pas d’un déficit reportable à la clôture de l’exercice précédent.

Le risque en base lié à la non déductibilité de la dépense prise en charge par la société A s’élève à 100.000 DH.

Le risque en droit est alors égal à 100.000 ×30% (IS) = 30 0000 DH.

Le risque définitif en droits ne constitue pas le montant du risque encouru pour évaluer le coût global de rehaussement l’auditeur doit en outre calculer le montant de l’intérêt de retard et des pénalités.

Le risque en base peut être partiellement négligé lorsque l’entreprise a payé comme impôts exigible à l’Etat la cotisation minimale. Si par exemple la société A a dégagé un déficit de 2.000.000 DH elle sera obligé de régler la cotisation minimale (0.5% du cumul de chiffre d’affaire et des produits financiers). Dans ce cas la non déductibilité de la dépense de 100.000 DH n’aura aucun impact sur le résultat fiscal après rectification qui est toujours déficitaire.

2-Origine des risques fiscaux :

Le risque fiscal peut prendre naissance à partir de plusieurs variables liées soit aux opérations stratégique à caractère structurelle ou aux opérations récurrentes qui mouvementes le cycle d’exploitation de l’entreprise. En négligent le risque lié au détournement délibéré des règles de la fiscalité, les risques fiscaux peuvent être d’origine interne ou externe comme ils peuvent être courants ou non courants.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation En générale on distingue quatre sources principales de

En générale on distingue quatre sources principales de risque fiscal :

a- Le risque de transactions :

Certaine opération non récurrente à caractère complexe et incertain peuvent être

source de risque fiscaux, telle que les opérations de fusion, scission, conversion des

dettes en action… en raison de leur nature elles sont souvent suivies par contrôle

fiscaux de la part de l’administration fiscale.

La présence des experts en la matière avant et durant chaque opération à caractère

structurelle et la mise en place d’une politique fiscale formalisée peuvent contribuer

à la minimisation du risque de transaction.

b- Risque fiscal lié au cycle financier :

La complexité du cycle financier est une source permanente des risque, en effet plus

le cycle financier est complexe plus il est difficile de poursuivre une gestion efficace

de la charge fiscale de l’entreprise. 6 Figure 1 relation cycle financier et fiscalité

6 Figure 1 relation cycle financier et fiscalité Cycle d’exploitation : Cycle d’investissement 
Cycle d’exploitation : Cycle d’investissement  Acquisition  ACHAT d’immobilisations  PRODUCTION.
Cycle d’exploitation :
Cycle d’investissement
 Acquisition
ACHAT
d’immobilisations
PRODUCTION.
 Cession
VENTE.
d’immobilisations
IS
IR
TVA
TP
RAS
Cycle de financement
 Emprunt
 Apport en
capital
 Distribution

6 Georges Legros, Mini manuel de finance d’entreprise, Dunod, Paris, 2010 ISBN 978-2-10-055461-4

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation La variable fiscale est liée à chaque mouvement

La variable fiscale est liée à chaque mouvement du cycle financier de l’entreprise. En effet l’Etat impose la marge bénéficiaire réalisée par voie d’impôt sur les sociétés, l’encaissement de cette marge est taxé au niveau de la taxe sur la valeur ajouté, les acquisitions des immobilisations nécessaires au bon fonctionnement du cycle financier sont soumises à la taxe professionnelle et enfin les opérations de transfert de revenus au profit des personnes physiques sont régies par l’impôt retenu à la source (RAS).

Le niveau de formation, de communication et de documentation des parties impliquées au niveau des opérations à caractère fiscal ou ayant un impact fiscal directe ou indirecte constitue un outil clef pour minimisation des risques fiscaux liés au cycle financier.

c- Les risques comptables:

La comptabilité est un outil de centralisation des informations à caractère économiques, financière et commerciale dans un but de refléter une image fidèle du patrimoine de l’entreprise. Elle constitue la principale base du contrôle fiscal et, par conséquent de découvert de défaillance au niveau des processus de la détermination de la base imposable. Le choix des procédures efficaces de traitement et d’imputation, d’analyse et de justifications comptables et de rapprochements les données comptables et donnés fiscales peut contribuer à réduire les risques fiscaux d’origine comptable.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Tableau 1 : P rocessus de traitement de

Tableau 1 : Processus de traitement de l’information comptable 7

Fonctions de

Enregistrement

Fiscalité de

Déclaration fiscales

l’entreprise

comptable

l’entreprise

Production

Journaux

Obligations

Déclarations

Commercial

Grand livre

déclaratives

périodiques

Obligations

Déclarations

Personnel

Balance

comptables

mensuelles

Direction

Obligations de

Avis de versement

versement

Demandes et

déclarations diverses

Fait générateur de la

Transcription des

Respect des obligations

Indices du respect des

charge fiscale

opérations de

fiscales propre à la

obligations fiscales

l’entreprise

situation de l’entreprise

fiscales l’entreprise situation de l’entreprise d- Risque d’origine interne et externe : La

d- Risque d’origine interne et externe :

La différenciation entre risque d’origine externe et risque d’origine interne n’englobe

pas leur interaction. Généralement, les risques d’origine externe sont aggravés par

les faiblesses internes. 8

7 Rachid SEDDIK SEGHIR, l’audit fiscal des sociétés dans le contexte marocain, aspects méthodologiques et pratiques, 1996, Mémoire Cycle d’expertise comptable ISCAE, Casablanca.

8 Olga Lukashina, The issues of tax risks calculation and management, European integration studies,2011, No 5,P 141-144.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Tableau 2 : origines des risques fiscaux internes

Tableau 2 : origines des risques fiscaux internes et externes :

Origines des Risques fiscaux

Internes

Externes

Incompétences ou insuffisance des ressources

humaines de l’environnement administratif

Rareté des ressources humaines compétentes.

Pratiques non qualifiées ou négligentes

Changement de doctrines ou de pratiques

administratives

Méconnaissances des règles, des textes, de la

doctrine ou de la jurisprudence

Complexité, ambiguïté, inadaptation et

incertitude des textes fiscaux

Méconnaissance des avantages fiscaux

Apparition d’une nouvelle jurisprudence fiscale

Procédures défaillantes

Mauvaise interprétation de la pratique de

l’entreprise par l’administration

Absence d’autocontrôle

Contrôleurs fiscaux n’ayant pas les qualifications

techniques nécessaires

Mauvaise coordination entre les services

impliqués par la fiscalité

Discordance inconciliables entre comptabilité et

fiscalité

Comptabilité irrégulière, incohérente, non

probante ou insuffisante, comptabilité non

tenue à jour

Difficulté de justification probante de certaines

dépenses

Absence de confidentialité et de discrétion du

personnel

Pression des clients ou des fournisseurs ou des

autres parties prenantes pour le non-respect des

dispositions fiscales

B La gestion proactive du risque fiscal :

Le comportement à caractère réactif des contribuables vis-à-vis des problèmes et

risques fiscaux contribue indirectement à l’intensification de ces risques et

problèmes. 9 La mise en place d’ système de gestion proactif capable de prévoir, de

contrôler et d’optimiser la charge fiscale de la firme.

9 Daniel N, Erasmus II, Proactive Tax Risk Management, THOMAS JEFFERSON SCHOOL OF LAW SAN DIEGO, TJSL Research Paper No, 1435612, September 2009

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation 1- Définition et concept général : La gestion

1- Définition et concept général :

La gestion proactive du risque fiscale est un outil de minimisation de survenance des risques fiscaux qui peuvent avoir une conséquence directe ou indirecte sur la trésorerie de l’entreprise. Elle se base sur trois étapes à caractère systématique et dynamique qui facilite le calcule et la maitrise de la fiscalité de l’entreprise avant, durant et après tout opération comptable, commerciale et financière.

Constituer un groupe de travail chargé de la fiscalité choisir une stratégie fiscale recenser les
Constituer un
groupe de
travail chargé
de la fiscalité
choisir une
stratégie
fiscale
recenser les
problèmes et
risques fiscaux
existants

Figure 2 : les étapes de la gestion proactive du risque fiscale :

Les différentes étapes de la gestion proactive se présentent comme suit :

a-Constituer un groupe de travail chargé de la fiscalité :

La première étape de la gestion proactive du risque fiscal se base sur l’existence d’un groupe de travail chargé de la fiscalité. Le dit groupe comprend les personnes chargés des postes suivants :

Directeur administratif et financier. ;

Fiscaliste ;

Juriste ;

Les autres directeurs opérationnels ;

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation b -Etablir une stratégie fiscal : A l’aide

b -Etablir une stratégie fiscal :

A l’aide des conseillers fiscaux externe le groupe choisie la stratégie fiscale approprié à mette en place. Cette dernière a pour but de définir formellement :

Le seuil de risque fiscal toléré ;

La nature de la relation à opérer avec l’administration fiscale ;

Le niveau d’interaction des autres services avec le groupe travail chargé de la fiscalité ;

Le mode d’imposition, le régime fiscal et le lieu d’imposition à adopter à long terme ;

c-Recenser les problèmes et risques fiscaux existants :

Le recensement des problèmes et risques fiscaux débute par une demande auprès de l’administration fiscale de la situation fiscale de l’entreprise pour faciliter au groupe de travail la distinction entre les problèmes connus et inconnus au niveau de l’administration fiscale ainsi que de procéder à la résolution de ceux qui sont connus.

2- Les outils de la gestion proactive du risque fiscale :

a- la planification fiscale :

La planification fiscale constitue un outil essentiel de minimisation des risques fiscaux qui facilite le calcul et la maitrise de l’évolution de la charge fiscale de l’entreprise. 10 Elle peut préalablement intervenir au sein de plusieurs départements dont les décisions sont liées soit directement ou indirectement à la charge fiscale de la firme, ces domaines d’intervention englobent les décisions suivantes :

Le choix du mode et des moyens de financements ;

Le choix de la forme juridique ;

Le choix du secteur et du lieu d’investissement ;

Le choix de la nature d’investissement ;

Le choix du mode de fonctionnement du cycle d’exploitation ;

La distribution des résultats ;

10 Hongceng Cao, Xiaohui Xu, Guojie Ao, Study , The Tax Planning of Enterprise Income Tax, International Journal of Business and Management, May, 2009, Vol 5 No 4, P 36 40 ISSN

1833-8119.

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation La planification fiscale est un outil d’aide à

La planification fiscale est un outil d’aide à la décision qui offre au chef d’entreprise

les scénarii potentiel lié à chacune des types de décisions ci-dessus.

b- La mise en place d’un système d’information fiscale :

Un système d'information est un ensemble organisé de ressources qui permet de

collecter, regrouper, classifier, traiter et diffuser de l'information liée à la charge

Figure 3 : structure du système d’information fiscale :

Figure 3 : structure du système d’information fiscale : fiscale de l’entreprise. Le début des années

fiscale de l’entreprise.

Le début des années 2000 a été marqué par l’émergence d’une nouvelle technologie

capable d’améliorer les outils de gestion de la fiscalité au sein de l’entreprise, de

renforcer le processus de création de valeur et de réduire au minimum le risque

fiscale émergent 11 . Prenant l’exemple d’une multinationale disposant 30 succursales

à l’Etats Unis et de plus de 60 filiales et centre de liaison partout dans le monde. Une

telle structure dispose de plus de 1500 obligations fiscales dans plus de 80 pays, la

mise en place d’un système d’information fiscale semble l’unique solution à ce

problème.

11 Bob Norton ,The Rise of Global Tax Management Platforms, FinancialExecutive ,May 2012, P 50-53.

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Section 2 : Ini tiation à l’a udit

Section 2 : Initiation à l’audit fiscal : méthodologie et objectif.

Sous le contexte des réformes fiscales adoptées à partir des années 1980, une nouvelle discipline d’audit à émerger dans un objectif de contrecarrer les risques émanant d’une fiscalité complexe et inconstante. A- Cadre méthodologique et définition de l’audit fiscal:

1-Définition :

L’audit fiscal est une nouvelle discipline d’audit qui s’inspire des principales règles et démarches de l’audit comptable, pour mieux la clarifier nous retenons les définitions suivantes :

L’audit fiscal se résume en un ensemble d’actions et de décisions prises par l’entreprise

pour maitriser et réduire la charge fiscale avec la plus grande efficacité et sans l’exposer à

des risques fiscaux. 12

L’audit fiscal a pour objectif l’examen de la situation fiscale de l’entreprise. Il s’agit en

fait, en ayant recours à des spécialistes en la matière de voir de quelle façon l’entreprise

appréhende la fiscalité et comment elle intègre le paramètre fiscal. 13

En résumé l’audit fiscal est un exercice qui a pour objet la validation de la charge d’impôts d’une société ainsi que l’identification et quantification des risques fiscaux auxquels la dites société peut se trouver exposée du fait de l’inobservation des règles fiscales. Dans la pratique l’audit fiscal est considéré comme étant une extension de l’audit comptable et financier à laquelle on fait appel lorsque la certification des comptes est presque achevée afin de se prononcer sur la régularité du poste impôts et taxes à payer. L'audit fiscal est une mission spécialisée ayant pour objet l'obtention des indications sur le degré du risque encouru par l'entreprise. Il vise donc à contrecarrer les risques fiscaux auxquels s'expose l'entreprise et permet aussi l'évaluation des services chargés de la fiscalité. L’auditeur fiscal peut intervenir sous le contexte de plusieurs domaines liés à la fiscalité en suivant différents objectifs tel que :

12 Mohamed Lahyani, L’audit fiscal Guide de contrôle, 2011, Edition Audit & analyse, page 27

13 Mohamed Ben Hadj Saad, l’audit fiscal dans les pme : Proposition d’une démarche pour l’expert- 2009, Mémoire pour l’obtention du diplôme d’expert-comptable

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comptable,

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation  Le calcul des risques fiscaux existant et

Le calcul des risques fiscaux existant et préparation des redressements nécessaires avant tout control fiscal potentiel.

L’Analyse des composantes de la charge fiscale de l’entreprise et proposition des modèles fiscaux optimisés.

La contribution à l’élaboration des montages financiers et à la minimisation des risques lors des opérations financières à caractère structurelle.

2 - Cadre méthodologique :

Domaines d’intervention de l’audit fiscal

Travaux d’audit avant l’arrêtée des comptes par le commissaire aux comptes.

Audit comptable et financier Audit fiscal
Audit comptable et financier
Audit fiscal

Certification des comptes du bilan et de CPC.

Calcul des risques fiscaux
Calcul des risques fiscaux
Optimisation fiscale
Optimisation fiscale
Montage financier et mutation de la structure financière
Montage financier et
mutation de la structure
financière
Montage financier et mutation de la structure financière Audit contractuel multi objectifs Evaluation de la gestion
Montage financier et mutation de la structure financière Audit contractuel multi objectifs Evaluation de la gestion
Montage financier et mutation de la structure financière Audit contractuel multi objectifs Evaluation de la gestion
Audit contractuel multi objectifs
Audit contractuel multi
objectifs
la structure financière Audit contractuel multi objectifs Evaluation de la gestion fiscale Analyse critique de la
Evaluation de la gestion fiscale
Evaluation de la
gestion fiscale

Analyse critique de la

position fiscale de

l’entreprise.

Audit fiscal
Audit fiscal

Figure 4 : Domaine d’intervention de l’audit fiscal.

Le succès de toute missions d’audit quelques soit ses spécificités repose sur la définition d’un cadre méthodologique qui délimites des règles formalisés, connues et acceptées des émetteurs et récepteurs de l’information faisant objet de la mission d’audit. En adoptant ce cadre comme un outil d’autocontrôle l’auditeur fiscal constituera un référentiel lui permettant de mener sa mission en utilisant les techniques et les procédures les plus adaptées.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation a- les co mpétences de l’auditeur fiscal :

a- les compétences de l’auditeur fiscal :

Les règles générales appliquées d’une façon personnelle à l’auditeur fiscal concernent en principe son indépendance, sa compétence et son intégrité. 14

a-1 Indépendance :

L’auditeur fiscal doit être et paraitre impartial dans son jugement. Il est supposé avoir une indépendance complète soit au niveau matériel ou au niveau morale. L’indépendance matérielle stipule que l’auditeur ne soit pas en situation de dépendance qui risque de compromettre son objectivité. L’indépendance morale permettra de s’assurer que l’auditeur fait preuve d’honnêteté et d’intégrité dans son comportement.

a-2 Compétence :

Le succès de la mission d’audit fiscal est conditionné par un niveau minimum de compétence en matière de fiscalité, comptabilité, de droit et des techniques d’audit ainsi que l’outil informatique.

Contrairement à l’audit comptable et au commissariat aux comptes qui sont réservés seulement aux experts comptables l’audit fiscal n’est pas réservé exclusivement à un métier précis.

La complexité de la mission exige l’intervention d’un groupe d’auditeur multidisciplinaire consolidant des compétences spécialisées en fiscalité, en droit et audit dont les travaux seront coordonnés par un spécialiste maitrisant parfaitement les techniques d’audit.

a-3 Secret professionnel:

L’auditeur fiscal est confronté tout au long de ses missions à un certain nombre d’information confidentiel ou de risque important dont la divulgation pourrait causer des préjudices à l’entreprise auditée.

14 Rachid SEDDIK SEGHIR, l’audit fiscal des sociétés dans le contexte marocain, aspects méthodologiques et pratiques, 1996, Mémoire Cycle d’expertise comptable ISCAE, Casablanca.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation b- Méthodologie d e l’audit fiscal : L’adoption

b- Méthodologie de l’audit fiscal :

L’adoption d’une méthodologie et d’une démarche dans les missions d’audit fiscal constitue un pilier essentiel pour la réalisation des objectifs fixés dans la lettre de mission. En effet l’auditeur fiscal est amené à respecter un certain nombre de normes et de procédures tout au long de sa mission. 15

Figure 5 : Démarche de l’audit fiscal. Phase préliminaire Prise de connaissance générale Evaluation du
Figure 5 : Démarche de l’audit fiscal.
Phase préliminaire
Prise de
connaissance
générale
Evaluation du
contrôl interne
inhérent aux
questions fiscales
Control des
opération à
caractère fiscal
synthèse et
rapport

La démarche d’audit fiscale se base sur une approche positive qui offre à l’auditeur la capacité d’adapter le contexte de sa mission aux caractéristiques de la structure auditée.

Les différentes étapes de la démarche d’audit fiscal se définissent comme suit :

15 Rachid SEDDIK SEGHIR, l’audit fiscal des sociétés dans le contexte marocain, aspects méthodologiques et pratiques, 1996, Mémoire Cycle d’expertise comptable ISCAE, Casablanca.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation b-1-Phase préliminaire : 16 Avant l’acceptation de la

b-1-Phase préliminaire : 16 Avant l’acceptation de la mission l’auditeur devra effectuer un diagnostic dont le but serait de savoir si la mission demandée est faisable dans quels délais et à quel coût. Cette phase débouchera sur la préparation de la mission d’un contrat d’audit appelé lettre de mission qui devrait résumer.

b-2- Prise de connaissance générale de la fonction fiscale de l’entreprise :

La phase de prise de connaissance générale permet à l’auditeur de définir les spécificités fiscales de l’entreprise et d’identifier les risques fiscaux liés au cycle financier de ladite entreprise. Cette lorsqu’elle est bien menée pourra réduire sensiblement la durée d’intervention de l’auditeur fiscal en lui facilitant d’identifier facilement les éléments du travail sur lesquelles il doit focaliser ses effort.

b-3- L’étude Du contrôle interne spécifique au domaine fiscal :

L’analyse du système de contrôle interne spécifique à la fonction fiscale dépend des spécificités de la mission. En effet lorsqu’il s’agira d’apprécier la régularité fiscal l’auditeur s’intéressera à l’ensemble des sécurités mises en place par l’entreprise pour traiter les opérations fiscales à travers le questionnaire de contrôle interne. 17 Par contre dans la perspective d’un contrôle d’efficacité l’auditeur d’intéressera à l’évaluation de l’effort et des moyens consacrés par le service fiscal à la gestion.

b-4- Contrôle des opérations à caractère fiscal :

Les conclusions des étapes précédentes permettent à l’auditeur de bien définir les opérations fiscales sur lesquelles le programme de travail sera focalisé. Ce programme dépondra de la nature et objectif de la mission et peuvent être selon le cas axés essentiellement sur :

Le respect des règles fiscales.

L’efficacité des choix fiscaux opérés par l’entreprise.

b-5-Synthése et rapport :

Le rapport d’audit fiscal est un document dans lequel seront consignées la synthèse et les conclusions des travaux de l’auditeur.

16 Annexe 1 : Matrice de prise de connaissance. 17 Annexe 2 : Questionnaire de contrôle interne.

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B Objectifs et limites de l’audit fiscal :

B – O bjectifs et limites de l’audit fiscal : 1- Objectifs de l’audit fiscal :

1- Objectifs de l’audit fiscal :

La mission d'audit fiscal se définit à travers les notions suivantes :

- L'audit fiscal étudie et analyse les dispositions desquelles résultent des obligations légales auxquelles l'entreprise doit se conformer sous peine de sanctions.

- Il oriente les décisions prises par l'entreprise vers des choix rationnels et cohérents fondés sur des avantages et/ou options fiscales qui sont de nature à lui procurer un gain en termes d'impôt.

On attribuera à l'audit fiscal deux objectifs distincts :

Un objectif de régularité : contrôle de la régularité fiscale.

Un objectif stratégique : contrôle de l'efficacité.

a- Objectif de régularité :

C'est un contrôle qui consiste à s'assurer de la concordance entre les décisions prises par l’entreprise et les règles fiscales en vigueur. Il permet ainsi d’identifier les risques et leurs origines ainsi que le passif financier qu’ils peuvent générer sous forme de fiscalité latente.

b- Le Contrôle d'Efficacité :

Il mesure les choix de l’entreprise en matière des opportunités et des avantages fiscaux accordés par la loi. Ce contrôle porte sur l’analyse :

- Des choix tactiques liés à la gestion courante de l’entreprise.

- Les autres sont des choix stratégiques à savoir le choix du régime, du lieu et mode

d’imposition.

2- Les limites de l’audit fiscal :

L’audit fiscal constitue un moyen de gestion et d’optimisation de la charge fiscale cependant il est limiter par un certain nombre de contraintes en matière des techniques et des outils de travail au niveau de l’audit de la régularité et en matière de difficulté de sortir avec un jugement parfaitement objectif de l’efficacité de la fonction fiscal d’une entreprise.

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Conclusion : La maitrise des outils de gestion

Conclusion :

La maitrise des outils de gestion de risque fiscal quel que soit l’approche adoptée (réactionnelle
La maitrise des outils de gestion de risque fiscal quel que soit l’approche adoptée
(réactionnelle : Audit fiscal ou proactive : gestion proactive du risque fiscal), repose
sur une maitrise absolue des règles et des lois qui régissent l’environnement fiscal
de des entreprise. En effet le métier d’auditeur fiscal ne peut être exercé que par
des professionnels de la fiscalité, à cet égard qu’elles sont les différents impôts et
taxes qui composent l’environnement fiscal des entreprises marocaines et
comment on peut traiter les risques fiscaux qu’ils génèrent.
fiscal des entreprises marocaines et comment on peut traiter les risques fiscaux qu’ils génèrent. 28

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Chapitre 2 : Aperçu sur le système fiscal

Chapitre 2 :

Aperçu sur le système fiscal marocain :

Introduction :

Le système fiscal marocain actuel a vu le jour à partir des années 80 ou
Le système fiscal marocain actuel a vu le jour à partir des
années 80 ou l’Etat a instauré des profondes réformes
en termes d’impôt sur les sociétés et en matière de la
taxe sur la valeur ajoutée.
L’objectif de ce chapitre ne se limite pas à présenter des
définitions rigides des différents impôts et taxes mais
d’exposé les risques fiscaux liés à l’arsenal fiscal
marocain ainsi que le traitement adéquats de ces
risques.

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Section 1 : Arsenal fiscal marocain. L’exercice de

Section 1 : Arsenal fiscal marocain.

L’exercice de regroupement et de codification fiscale mené depuis 2007 a été couronné par la publication de la circulaire unique d’application du code général des impôts en 2011. Le dispositif fiscal marocain est devenu ainsi clarifié, détaillé et à la hauteur de répondre aux exigences des entreprises. A cet effet qu’elles sont les différents impôts et taxes qui forme le tissu du système fiscal marocain.

A- Les différents impôts et taxes dus à l’Etat :

1-L’impôt sur les sociétés :

Comme son nom l’indique l’impôt sur les sociétés 18 s’applique aux entreprises qui ont opté pour la formule juridique de la société.

Les sociétés soumises à l’IS possèdent une « personnalité fiscale » propre, c'est-à-dire distincte de celle des associés. Cela résulte de l’existence d’un patrimoine propre à la société.

LIS sapplique obligatoirement aux revenus et profits des sociétés de capitaux, des SARL, des établissements publics et autres personnes morales qui réalisent des opérations lucratives, et aussi à certaines sociétés de personnes sur option. Il est à préciser que loption pour lIS formulée par les sociétés en nom collectif et les sociétés en commandite simple constituées au Maroc et ne comprenant que des personnes physiques, ainsi que par les sociétés en participation, revêt un caractère irrévocable. Le paiement de limpôt se fait spontanément par 4 acomptes provisionnels dont chacun est égal à 25 % du montant de limpôt dû au titre de lexercice précédent.

2-L’impôts sur le revenu :

L’impôt sur le revenu est un impôt d’Etat. Il est déterminé annuellement à partir des déclarations des contribuables.

Cet impôt est aussi progressif : son barème est établi de telle sorte que le taux d’imposition est d’autant plus important que les revenus sont élevés.

18 -L’impôt sur les sociétés est régi par les dispositions du code général des impôts, livre 1 : règles d’assiettes et de recouvrement (première partie, titre premier)

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation L’impôt sur le revenu est aussi dit personnel,

L’impôt sur le revenu est aussi dit personnel, car il prend en considération la situation

personnelle et familiale du contribuable.

Enfin cet impôt est général et global. C'est-à-dire qu’il concerne tous les revenus

quelle que soit leur nature et quelle que soient les activités qui les procurent

exclusion fais des revenus exonérés.

L’IR 19 s’applique aux revenus et profits réalisés par les personnes physiques et

certaines sociétés de personnes n’ayant pas opté pour l’IS. Les revenus concernés

sont :

• les revenus professionnels ;

• les revenus agricoles ;

• les revenus salariaux et assimilés ;

• les revenus et profits fonciers ;

• les revenus et profits de capitaux mobiliers.

L’imposition au titre de l’IR se fait selon un barème progressif se présentant comme

suit depuis le 01/01/2010 :

Tranches du revenu annuel

Taux

Somme à

IR

déduire

0 30.000

0%

0

30.001

50.000

10%

3.000

50.001

60.000

20%

8.000

60.001

80.000

30%

14.000

80.001 180.000

34%

17.200

Plus de 180.0000

38%

24.400

3- La cotisation Minimale :

C’est un pourcentage du chiffre d’affaires, de certains produits d’exploitation, de

certains produits financiers et de certains produits non courants. La cotisation

minimale constitue un minimum d’impôt que les contribuables, soumis à l’IS ou à l’IR

19 L’impôt sur le revenu est régi par les dispositions du code général des impôts, Livre 1 : règles d’Assiette et de recouvrement (première partie, titre deuxième)

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation (pour ceux tenant une comptabilité « RNR, RNS

(pour ceux tenant une comptabilité « RNR, RNS »), doivent payer au titre de chaque exercice, et ce, quel que soit le résultat fiscal réalisé.

La loi de finances 2010 a instauré le paiement de la cotisation minimale (quand elle est à son niveau minimum de 1 500.00 DH) pour les contribuables soumis à l’IS en un seul versement avant l’expiration du 3ème mois suivant la date d’ouverture de l’exercice comptable en cours.

Le taux normal est de 0,5%. D’autres activités sont soumises au taux de 0,25% (gaz, beurre, huile…)

4-Taxe sur la Valeur Ajoutée :

Comme son nom l’indique à chaque stade de la production ou de la commercialisation cette taxe frappe la valeur ajoutée dégagée du produit considéré de telle sorte qu’à la fin de chaque cycle, la charge fiscale totale grevant finalement ce produit correspond à la taxe calculée sur le prix de vente au consommateur.

Le mécanisme de déduction permet d’atteindre cet objectif. Il s’agit ici d’un principe dit des paiements fractionnés. Ce principe s’énonce en ces termes : « à chaque stade, le producteur paie la TVA sur le montant total des affaires taxables qu’il réalise, mais il a le droit de déduire la TVA ayant grevé les matières premières qui s’incorporent physiquement au produit ( déduction physique) et les biens d’investissement ou frais généraux qui s’incorporent financièrement au produit par le biais du prix de revient ( déduction financière).

La TVA 20 est une taxe sur le chiffre d’affaires qui s’applique aux activités industrielles, artisanales, commerciales, aux professions libérales, ainsi qu’aux opérations d’importation.

Les commerçants détaillants sont obligatoirement soumis à la TVA lorsque le chiffre d’affaires (CA) réalisé au cours de l’année précédente est supérieur ou égal à 2.000.000 DH.

20 La taxe sur la valeur ajoutée est régie par les dispositions du code général des impôts, livre 1 règles d’assiette et de recouvrement (première partie. Titre troisième)

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Le taux normal est de 20%. D’autres produits

Le taux normal est de 20%. D’autres produits sont taxés, suivant le cas, à 0%, 7%, 10%, et 14%.

5-La taxe Professionnelle :

La taxe professionnelle 21 est le résultat de la réforme de la patente. C’est un impôt directe qui s’applique sur la situation permanente que représente l’exercice d’une profession en tenant compte de certains indices extérieurs tels que :

La nature et conditions d’exercice de la profession (fabricant, épicier médecin…) ;

L’importance des éléments de la taxe professionnelle ;

La valeur locative des locaux et installation ;

La taxe professionnelle apparait comme un impôt forfaitaire ne tenant compte ni du chiffre d’affaires, ni des bénéfices, mais lié à la capacité de production (local, machines……)

La TP est due par toute personne physique ou morale, de nationalité marocaine ou étrangère, qui exerce une activité professionnelle au Maroc. La TP est établie sur la valeur locative (VL) des locaux professionnels et des moyens matériels de production. Cet impôt fait l’objet d’une déclaration spontanée par le contribuable. L’administration notifie le contribuable par voie de rôle. La TP est déterminée en appliquant à la VL retenue les taux suivants :

Classes

Taux

Classe 3 (C3)

10

%

Classe 2 (C2)

20

%

Classe 1 (C1)

30

%

La VL ne peut être inférieure à 3 % du prix de revient des terrains, constructions, agencements, matériel et outillages (sauf pour les hôteliers qui ont un traitement spécial).

21 La taxe professionnelle est régie par la loi n° 47.06 relative à la fiscalité des collectivités locales ( B.O n° (5584 du 06/12/2007)

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation 6-Taxe des Services Communaux : La TSC 2

6-Taxe des Services Communaux :

La TSC 22 s’applique aux immeubles bâtis et constructions de toute nature, au

matériel, outillage et tout moyen de production relevant de la TP.

La valeur locative est déterminée de la même manière qu’en matière de TP.

Les taux de la TSC sont de :

• 10,5 % de la valeur locative pour les biens situés dans le périmètre des communes urbaines et des centres délimités ;

• 6,5 % de la valeur locative pour les biens situés dans les zones périphériques des communes urbaines.

22 La Taxe des Services Communaux est régie par la loi n° 47.06 relative à la fiscalité des collectivités locales (B.O n° (5584 du 06/12/2007).

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Section 2 : Analyse et traitement des risques

Section 2 : Analyse et traitement des risques fiscaux liés aux différents impôts et taxes :

Les caractéristiques des impôts des impôts et taxes dans le contexte marocain donne naissance à plusieurs genre de risques fiscaux, cette section sera consacrée à l’étude de ces risques et la présentation des traitements susceptibles de les réduire. A- Présentation des risques :

Les risques fiscaux prennent leur origine du système déclaratif applicable en matière de la fiscalité de l'entreprise. Les entreprises déclarent librement un résultat imposable et l'administration fiscale dispose en contrepartie, d'un droit de contrôle à posteriori. La mise en œuvre de ce droit de contrôle peut aboutir à la rectification des bases imposables déclarées auparavant par les entreprises. Ces corrections s'accompagnent le plus souvent de sanctions fiscales et dans des cas extrêmes des sanctions pénales. La détermination des risques fiscaux requiert une importance cruciale dans une mission d'audit, elle permet à l'auditeur d'avoir une vision claire quant aux anomalies qu'il pourra rencontrer lors de l'exercice de son travail. La connaissance préalable et détaillée des risques inhérents à la fiscalité de l'entreprise, va se répercuter sur la qualité de l'intervention de l'auditeur en termes d'exhaustivité et de gain de temps. Ainsi, pour appréhender ces risques, nous avons jugé utile de présenter ces risques sous forme de tableaux facilement exploitables, par références aux impôts et taxes suivants :

L’impôt sur les sociétés ;

La taxe sur la valeur ajoutée.

1- Risques liés à l'impôt sur les sociétés :

La détermination des risques fiscaux liés à l'IS va se traduire par l'examen des postes du bilan et du compte de produits et de charges. L'objectif est de s'assurer du respect des dispositions de la loi au niveau de chaque opération ayant un impact fiscal. Les risques fiscaux présentés ci-après s'entendent des risques qui surviennent le plus souvent dans les entreprises. Il est évident qu’il faut adapter l’analyse au contexte dans lequel l’intervention de l’auditer est faite et tenir compte des risques spécifiques et des particularités liés à certaines activités. Il faudrait tenir compte également de la période de prescription, des contrôles fiscaux en cours et passés et de l'évolution des textes de loi et de la doctrine fiscale.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation a- Le financement permanent Les risques fiscaux liés

a- Le financement permanent

Les risques fiscaux liés au financement permanent concernent essentiellement les

postes suivants :

- les capitaux propres ;

- les capitaux propres assimilés ;

- les dettes de financement ;

- les provisions pour risques et charges.

Tableau 3 : Les risques fiscaux en matière d’impôts sur les sociétés liés aux comptes de financement permanant.

Poste

Risque fiscal

En cas de réduction du capital par absorption des pertes, il y a

risque de déduction des pertes compensées du déficit

reportable.

En cas de fusion, la société absorbante peut-être exposée à

deux types de risques : La non intégration de la prime de fusion

dans les résultats.

Risque en cas d'application de l'article 20 de l’IS de non

présentation dans les délais de l'engagement de reprise des

provisions, ou de la non réintégration des profits nets réalisés

par chacune des sociétés absorbées.

Capitaux propres

Capitaux propres assimilés

L’existence parmi les subventions d'investissement d'autres

types de subventions.

En cas de non utilisation de la provision, il y a risque de non

report dans le résultat fiscal de la partie non utilisée.

Dettes de financement

Non-respect des échéances des emprunts et du taux de

change. Non constitution de provisions en cas de l'existence

d’emprunt en devise.

Provisions pour risques et charges

Déduction de provisions non déductibles.

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b- Actifs immobilisés :

risques et outils d’optimisation b- Actifs immobilisés : Les risques fiscaux liés à l'actif immobilisé

Les risques fiscaux liés à l'actif immobilisé concernent essentiellement les postes

suivants :

- Les non valeurs ;

- Les immobilisations incorporelles ;

- Les immobilisations corporelles ;

- Les immobilisations financières.

Tableau 4 : Les risques fiscaux en matière d’impôt sur les sociétés lié à la classe Actif immobilisé.

compte

Risque fiscal

Immobilisations

Existence d'une immobilisation correspondant à une charge relative à l'exercice.

en non valeurs

Existence d'une immobilisation non justifiée.

 

Constitution de provision pour dépréciation des immobilisations incorporelles

sans respect des conditions prévues par la loi (inexistence de risque, évaluation

Immobilisations

incorrecte de la dépréciation).

incorporelles

Surestimation de la valeur des brevets propre à l’entreprise.

Amortissement des brevets sur une période supérieure à 20 ans.

 

Existence parmi les immobilisations corporelles, des éléments de charges.

Sous-évaluation de la valeur d’entrée de l’immobilisation surtout pour les biens

importés (dont la valeur doit inclure

les droits de douane, les frais de transit) et les immobilisations produites par

Immobilisations

l’entreprise pour elle-même (qui doivent être évalués en coût de production).

corporelles

Non perception de loyer pour les immobilisations données en location aux tiers.

Non application des taux d’amortissement normaux.

Non existence de justificatifs des acquisitions des

immobilisations.

 

Inscription des titres de participation à l’actif à une valeur différente du prix

Immobilisations

d’acquisition.

financières.

Intégration des revenus de titres de participation en provenance de sociétés

soumises à l’IS dans le résultat imposable.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation C- Actif circulant : Les risques fiscaux liés

C- Actif circulant :

Les risques fiscaux liés à l’actif circulant concernent essentiellement les postes

suivants :

- Les stocks ;

- Les créances clients ;

- Les autres débiteurs.

Tableau 5 : Les risques fiscaux en matière d’impôts sur les sociétés liés aux comptes de l’actif circulant

Compte

Risque fiscal

 

Non existence de l’inventaire physique Evaluation des stocks par des méthodes

autres que celles prévues par la loi.

Stocks

Constitution des provisions pour dépréciation des stocks sans motif valable

(mévente, risque de marché

Non-respect du principe de séparation des exercices quant aux sorties.

 

Non rattachement de la créance à l’exercice. Existence de créance non

correspondant à des opérations réelles.

Constitution des provisions sur des créances en dehors des règles applicables.

Créances clients

Maintien des créances irrécouvrables dans le bilan et non reprises des provisions y

afférentes.

Intégration des acomptes au personnel dans les charges. Non soumission des

prêts au personnel dont la durée est supérieure à un an à l’intérêt.

 

Intégration des acomptes au personnel dans les charges.

Non soumission des prêts au personnel dont la durée est supérieure à un an à

Autres débiteurs

l’intérêt.

Non facturation des intérêts sur le solde du compte autre débiteur.

d- Passif circulant :

Les risques fiscaux liés au passif circulant concernent essentiellement les postes

suivants :

- les fournisseurs ;

- les comptes d’associés.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Tableau 6 : Les risques fiscaux en matière

Tableau 6 : Les risques fiscaux en matière d'impôts sur les sociétés liés aux comptes du passif circulant.

Compte

Risque fiscal

Fournisseurs

Existences des dettes envers les fournisseurs qui ne correspondent pas à la réalité. Non constitution de provision en cas d’augmentation des dettes en devises.

Comptes d’associés

Application d’un taux d’intérêt sur les comptes courants d’associés supérieur aux normes en vigueur. Non-respect des conditions de déductibilité des charges d’intérêt (libération du capital )

e- Les comptes de charges :

Les risques fiscaux liés aux charges concernent essentiellement les postes suivants :

- les autres charges externes ; - Les impôts et taxes.

- Les frais de personnel.

- Les charges financière.

- Les charges non courantes.

Tableau 7 : Les risques fiscaux en matière d’impôts sur les sociétés lié aux comptes des charges.

Compte

Risque fiscale

Autres charges

Porter les sommes données en garantie en charges

externes

Enregistrement d’une charge d’entretien en immobilisation

Intégration des primes d’assurances non liées à l’exploitation

Déduction des primes d’assurances au profit de ses dirigeants

Existence des honoraires non correspondant à des charges réelles

Non-respect des conditions de déductibilité des dons et des cadeaux.

Non soumission des paiements faits aux personnes résidents à l’étranger à la retenue à la source.

Impôts et taxe

Non constitution des provisions sur les impôts et taxes à payer.

Non liaison de certains impôts et taxes à l’exploitation.

Déduction d’un impôt non déductible.

Frais de personnel

Existence de charges de personnel non correspondante à la réalité.

Charges

Calcul erroné des charges d’intérêt.

financières

non application des taux applicables sur les prêts et comptes associés.

Non-respect de la séparation des exercices. audit

Charges non

Non exhaustivité des VNA des immobilisations cédées.

courantes

Déduction des subventions données par l’entreprise en dehors des conditions applicables.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation f-Les comptes de produits : Les risques fiscaux

f-Les comptes de produits :

Les risques fiscaux liés aux produits concernent essentiellement les postes suivants :

- les produits d’exploitation ;

- les produits financiers ;

- les produits non courants.

Tableau 8 : Tableau des risques en matière d'impôt sur la société lié aux comptes des produits.

Compte

Risque fiscale

Produits

d’exploitation

Existence d’une partie du CA non facturée ; Non inscription des travaux réalisés par

l’entreprise pour

elle-même en produits

Non intégration des dons et subventions reçus.

Non-respect des règles de facturation ;

Non-respect de la spécialisation des exercices.

Produits financiers

Intégration des produits des titres de participation provenant des sociétés soumises à

l’IS, dans la base imposable.

Non-respect des conditions de marché sur les intérêts sur prêts.

Produits non

courants

Non exhaustivité des produits de cession.

2- Risques liés à la taxe sur la valeur ajoutée :

La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt indirect payé par le consommateur et

collecté par l’entreprise au profit de l’administration fiscale. La taxe à verser est

calculé sur le chiffre d’affaire réalisé après avoir enlevé la TVA déductible qui a grevé

les achats de l’entreprise.

Le calcul de la TVA fait intervenir plusieurs paramètres notamment la nature de

Cependant, vu la

complexité des opérations qu’elle effectue (achat de marchandises, services, biens

d’investissement, ventes

risques quant à l’application de la réglementation en matière de la TVA.

l’entreprise se voit exposer à un certain nombre de

l’activité, les différents taux à appliquer et le mode de déclaration

),

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Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Tableau 9 : Tableau des risques fiscaux en

Tableau 9 : Tableau des risques fiscaux en matière de la taxe sur la valeur ajouté.

Poste

Risque fiscal

Immobilisations

Non-imposition des immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même.

corporelles

La non régularisation de la TVA déduite sur les immobilisations en cas de cession dans un

délai de moins de 5 ans à partir de sa date d’acquisition.

Non récupération le mois même de la TVA déductible payée sur l’achat

d’immobilisations.

Non intégration de la TVA non récupérable sur immobilisation dans la valeur d’entrée.

Aux immobilisations financières

Non application de la TVA sur les intérêts.

Stocks

Non tenue des comptes matières selon les dispositions légales et réglementaires quand

la société a bénéficié du régime suspensif. Non régularisation au titre des destructions

non justifiées de certains articles de stocks.

Clients

Non-respect du fait générateur au titre des encaissements des créances (date de

réception, ou de l’encaissement du chèque ou la date d’échéance pour les effets).

Non justification des créances devenues irrécouvrables.

La non régularisation de la TVA sur les créances perdues.

Le non-respect des conditions normales de facturation (prix, marge, TVA) sur les

transactions avec les filiales ou société mère.

Existence de créance hors taxe en dehors des conditions prévues par la loi (attestation

d’exonération ou activité non imposable).

Autres charges

Déduction de la TVA sur les déplacements et missions non liés à l’exploitation

externes

Déduction de la quote-part non déductible sur les opérations d’achat payées en espèce

et dont le montant est supérieur à 10.000 Dhs.

Existence de pièces justificatives non probantes.

Impôts et taxes

Calcul erroné du prorata de déduction pour les entreprises œuvrant dans des activités

différentes.

Non-conformité des demandes de remboursement de la TVA aux dispositions légales.

Produits

Non taxation de certaines opérations taxables prévues par la loi.

d’exploitation

Inexistence de pièces probantes justifiant le chiffre d’affaires.

Non-respect des dispositions légales en matière de facturation.

Produits financiers

Non application de la TVA sur les intérêts des prêts et avances données par l’entreprise.

Non-respect du principe de séparation des exercices.

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B- Le traitement des risques fiscaux :

d’optimisation B- Le traitement des risques fiscaux : 1- Traitement des risques liés à l’impôt sur

1- Traitement des risques liés à l’impôt sur les sociétés :

Le traitement des risques fiscaux liés à l’IS va se manifester par une série de retraitement du résultat comptable. Ces retraitements concernent deux aspects :

les réintégrations et les déductions, qui visent soit à soumettre à l’imposition des produits soustraits auparavant de la base imposable, ou bien faire la déduction dun certain nombre de charges jugées comme non déductibles.

a-Financement permanent :

Tableau 10 : Traitements des risques fiscaux en matiére d'IS liés aux comptes du financement permanant.

Les risques fiscaux

Traitement du risque

 

Au niveau du passage du résultat comptable

En cas de réduction du capital par absorption des

au résultat fiscal, il faut procéder à une

pertes, il y a risque de déduction des pertes

vérification de la nature et de l'origine des

compensées du déficit reportable.

déficits reportables. (Ne pas prendre en

considération les déficits absorbés).

En cas de la fusion, la société absorbante peut-

 

être exposée à deux types de risques:

La non intégration de la prime de la

La société doit faire appel à un conseil fiscal

fusion dans le résultat.

pour optimiser l'impôt à payer d'une part, et

Risque en cas d'application de l'article 20

d'autre part pour éviter les risques fiscaux

de l'IS de non présentation dans les

inhérents à cette opération.

délais de l'engagement de reprise des

provisions, ou de la non intégration des

profits nets réalisés par chacune des

L'existence parmi les subventions d'investissement d'autres types de subventions.

Réintégrer le montant des subventions d'exploitation avec les produits.

 

Dresser pour chaque emprunt un tableau

Non-respect des échéances des emprunts et du taux de change.

d'amortissement, précisant la valeur de

l'amortissement

et l'intérêt avecleur

 

échéance.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation b-Actif immobilisé : Tableau 11 : Trait ements

b-Actif immobilisé :

Tableau 11 : Traitements des risques fiscaux en matiére d'IS liés aux comptes de l’actif immobilisé.

Les risques fiscaux

 

Traitement du risque

Existence d'une immobilisation correspondant à une charge relative à l'exercice.

Constater l'achat de l'immobilisation en charges, et imputer la totalité de son prix d'achat sur le résultat

Existence

d'une

immobilisation non justifiée.

Ne pas déduire l'amortissement relatif à cette immobilisation.

Constitution de provisions pour dépréciation des

 

immobilisations incorporelles hors les conditions

Réintégration de la provision dans le résultat imposable.

prévues par la loi (inexistence

du risque,

évaluation incorrecte de la dépréciation)

 

Surestimation de la valeur des brevets propres à l'entreprise (la valeur du brevet doit être au plus égale à la valeur des éléments qui ont contribué à sa naissance, et amortie sur 20 ans maximum)

Réintégration de la partie qui dépasse la juste valeur de l'amortissement.

Existence

parmi les immobilisations corporelles,

Constater le montant considéré en charge (réintégrer la différence entre le montant de la charge et celui de l'amortissement enregistré).

des éléments de charges (intégration d'une charge

de réparation ou d'entretien agencements des immobilisations).

dans

les

Sous-évaluation de la valeur d'entrée de l'immobilisation surtout pour les biens importés (dont la valeur doit inclure des droits de douane, les frais de transit), les immobilisations produites par l'entreprise pour elle-même (qui doivent être évaluées au coût de production) ; non application des taux d'amortissement normaux.

Recalcule du montant de l'amortissement et réintégration de la partie supplémentaire. Recalcule du montant de l'amortissement et réintégration de la partie supplémentaire.

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c- Actif circulant :

des risques et outils d’optimisation c- Actif circulant : Tableau 12 : Traitements des risques fiscaux

Tableau 12 : Traitements des risques fiscaux en matiére d'IS liés aux comptes de l’actif circulant.

Les risques fiscaux

Traitement du risque

 

Évaluation des stocks par des méthodes autres que celles prévues par la loi.

Calculer l'incidence fiscale, et procéder aux réintégrations ou aux déductions qui s'imposent.

Constitution de provisions pour dépréciation des stocks sans motif valable (méventes, risque du marché )

Réintégration de la provision.

 

Non-respect du principe de séparation des exercices quant aux sorties.

Calculer l'impact sur le chiffre d'affaires et réintégration de la fraction qui concerne l'exercice.

Constitution de provisions sur les créances en dehors des règles applicables (intenter une action en justice contre le client défaillant).

Réintégration

de

la

provision

correspondante.

Maintien des créances irrécouvrables dans le bilan et non reprise des provisions y afférentes.

Le montant de la créance doit être enregistré en pertes, la provision doit être reprise ou le cas échéant réintégrée dans le résultat imposable.

Intégration des acomptes charges.

au

personnel dans les

Réintégration du montant

passé en charge.

Non soumission des prêts au personnel dont la durée est supérieure à un an à l'intérêt.

La société doit calculer pour chaque prêt dont la durée est supérieure à un an, le montant des intérêts et l'intégrer dans le résultat imposable.

c- Passif circulant :

Tableau 13 : Traitements des risques fiscaux en matiére d'IS liés aux comptes de passif circulant.

Les risques fiscaux

Traitement du risque

Existence

de dettes envers les fournisseurs qui

Réintégrer le montant des achats correspondant dans les charges de l’exercice.

ne correspondent pas à la réalité.

Non constitution de provision en cas de d’augmentation de dettes en devises.

Constituer les provisions pour perte de change.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Application d’un taux d’intérêt sur les comptes

Application d’un taux d’intérêt sur les comptes courants d’associés supérieur aux normes en vigueur.

Réintégrer la différence d’intérêt résultant de l’écart de taux.

Non-respect des conditionsde déductibilité des

Vérifier les conditions de déductibilité des intérêts versés et réintégrer le montant ne respectant pas les conditions prévues.

charges d’intérêt (libération du capital

)

d- les comptes de charges :

Tableau 14 : Traitements des risques fiscaux en matiére d'IS liés aux comptes des charge.

Les risques fiscaux

Traitement du risque

Porter les sommes données en garantie en charges.

Les sommes données en garantie doivent être réintégrées dans le résultat imposable.

Existence des honoraires non correspondant à des charges réelles.

La société doit justifier les honoraires versés, dans le cas contraire il faut procéder à une réintégration dans le résultat imposable.

Non-respect des conditionsde déductibilité des dons et des cadeaux.

Réintégration du montant dépassant la partie autorisée.

Non intégration de la partie dépassant 10 000 Dhs et dont le règlement est effectué en espèces.

Réintégration de 50 % de la charge.

Non liaison de certains impôts et taxes à l’exploitation.

La société ne peut déduire les amendes et taxes dues à une infraction de la loi. Le montant correspondant doit être réintégré dans le résultat imposable.

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e- les comptes de produits :

et outils d’optimisation e- les comptes de produits : Tableau 15 : Traitements des risques fiscaux

Tableau 15 : Traitements des risques fiscaux en matiére d'IS liés aux comptes des produits.

 

Les risques fiscaux

Traitement du risque

Existence d’une

partie du chiffre d’affaire

Réintégration dans le résultat imposable

non facturée.

Non inscription des travaux réalisés par l’entreprise pour elle-même en produits.

Réintégration des montants des travaux pour leur coût de production.

Non intégration des dons et subventions reçus.

Les subventions d’exploitation sont imposées au niveau du résultat de l’exercice de leur obtention, de ce fait elles doivent être réintégrées dans le résultat imposable.

Intégration des titres de participation provenant de sociétés soumises à l’IS, dans la base imposable.

Déduction des produits de participation provenant d’une société soumise à l’IS.

Non-respect des conditions du marché pour les intérêts sur prêts.

Réintégrer l’écart résultant de la différence des taux.

2-Traitement des risques liés à la taxe sur la valeur ajoutée :

Les risques fiscaux au niveau de la taxe sur la valeur ajouté se manifestent par un surplus de la taxe à payer (majoré éventuellement des amendes et majorations de retard), ou par une diminution du crédit de TVA.

a-Actif immobilisé :

Tableau 16 : Traitements des risques fiscaux en matiére de TVA liés aux comptes de l’actif immobilisé.

 

Les risques fiscaux

Traitement du risque

 

La non régularisation de la TVA déduite sur les immobilisations en cas de cession dans un délai de moins de 5 ans à partir de sa date d’acquisition.

Cette partie de TVA est devenue non déductible et par conséquent à réintégrer dans le résultat fiscal.

Non récupération le mois même de déductible payée sur l’achat d’immobilisations.

la TVA

Il n y a pas de risque fiscal. Mais il faut le faire pour des motifs de trésorerie.

Non intégration de la TVA non récupérable sur immobilisation dans la valeur d’entrée.

Ces immobilisations doivent être comptabilisés TTC.

Non application de

la TVA sur les intérêts

Calcul du montant de

la TVA

sur

les

 

intérêts perçus et les intérêts versés.

 

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b- L’actif circulant :

et outils d’optimisation b- L’act if circulant : Tableau 17 : Traitements des risques fiscaux en

Tableau 17 : Traitements des risques fiscaux en matiére de TVA liés aux comptes de l’actif circulant.

Les risques fiscaux

Traitement du risque

Non régularisation au titre des destructions non justifiées de certains articles de stocks.

Le montant de la TVA correspondant devient non récupérable.

Non justification des créances devenues irrécouvrables.

La non justification de ces créances n’ouvre

pas droit à la récupération de correspondante.

la taxe

La non régularisation de la TVA sur les créances perdues.

L’entreprise doit procéder à la déduction de la TVA correspondante.

Le non-respect des conditions normales de facturation sur les transactions avec les filiales ou société mère.

La partie restante de la Taxe en appliquant le prix normal doit être intégré dans le montant de la TVA facturée

Existence de créance hors taxe en dehors des conditions prévues par la loi.

L’absence de l’attestation d’exonération entraîne la réintégration de la taxe sur la valeur ajoutée correspondante dans la déclaration de la TVA.

c- Les charges :

Tableau 18 : Traitements des risques fiscaux en matiére de TVA liés aux comptes des charges.

Les risques fiscaux

Traitement du risque

 

Déduction de la TVA sur les déplacements et missions non liés à l’exploitation.

Ces frais n’ouvrent pas droit à déduction et doivent être comptabilisés TTC.

Calcul erroné du prorata de déduction pour les entreprises œuvrant dans des activités différentes.

Les

calculs

doivent

être

refaits

avant

de

procéder

aux

réintégrations

ou

déductions

 

nécessaires

d- Les produits :

Tableau 19 : Traitements des risques fiscaux en matiére de TVA liés aux comptes des produits.

Les risques fiscaux

Traitement du risque

Non taxation de certaines opérations taxables prévues par la loi

Toutes les opérations de l’entreprise doivent être taxées sauf s’elles sont hors champs ou exonérées conformément aux textes de loi.

Non application de la TVA sur les intérêts des prêts et avances données par l’entreprise

Les prêts et les avances ne sortent pas du champ d’application de TVA et doivent donnés naissance à des TVA facturées.

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Conclusion :

Audit fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation

Malgré les réformes et les efforts de modernisation de la fiscalité marocaine, elle fait toujours
Malgré les réformes et les efforts de modernisation de
la fiscalité marocaine, elle fait toujours l’objet de
plusieurs critiques en termes de son degré
d’adaptation au contexte économique et social
marocain et du niveau de clarification des textes et lois
qui la composent, ceci explique le choix de certaines
entreprises d’opérer dans le marché informel ou de
recourir à la fraude fiscale.
explique le choix de certaines entreprises d’opérer dans le marché informel ou de recourir à la

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explique le choix de certaines entreprises d’opérer dans le marché informel ou de recourir à la
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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Conclusion de la première partie : La complexité

Conclusion de la première partie :

La complexité du système fiscal marocain et l’importance de l’impact fiscal sur l’image fidèle rendent le recours aux auditeurs fiscaux de plus en plus indispensables. Cependant le caractère réactif de l’audit fiscal constitue aujourd’hui une contrainte majeure qui limite la vision de l’auditeur sur le passé tandis que les risques futurs restent hors périmètre de détude. A cet égard l’adoption d’une approche d’audit qui combine entre la pro activité et la réactivité vis-à-vis des risques fiscaux peut donner naissance à une gestion des risques fiscaux plus efficace et optimisée.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Deuxième partie : Cas pratiques et simulations.

Deuxième partie :

Cas pratiques et simulations.

Introduction à la deuxième partie :

Sur la base des approches théoriques développées au niveau de la première partie on va étudier deux cas pratiques qui traitent les problématiques liées à l’audit fiscal et à la mesure des risques fiscaux. Au niveau du premier chapitre on étudiera les différents aspects de la mission d’audit fiscal en se basant sur le cas de la société ALPHA, le deuxième chapitre sera consacré à la présentation des techniques de calcul des risques fiscaux à partir de l’étude de cas de la société BETA.

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Chapitre 1 :

Gestion des risques et outils d’optimisation Chapitre 1 : Démarche d’audit fiscal et programme de travail

Démarche d’audit fiscal et programme de travail :

Introduction :

Dans ce chapitre on va mettre en pratiques les concepts théoriques présenté au niveau de
Dans ce chapitre on va mettre en pratiques les concepts
théoriques présenté au niveau de la première partie à travers
une étude de cas réelle. On commencera par une brève
présentation de l’entreprise objet de l’étude, ensuite dans la
deuxième section on aura l’occasion d’exposer une nouvelle
approche de l’audit fiscal en matière d’impôt sur les sociétés.
L’objectif de ce chapitre est de présenté un cas choisis
précisément pour tester l’efficacité des techniques et la
méthodologie de l’audit fiscale.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Section 1 : Présen tation de l’entreprise support

Section 1 : Présentation de l’entreprise support ALPHA :

ALPHA est une société anonyme au capital social de 110 611 000 DH, spécialisée dans la filature continue de polyester. Cette unité de production est unique au Maghreb.

A- Structure et secteur d’activité :

1- Historiques et organigramme :

a- Historique : 23

ALPHA a été créé en 1991. Elle s’est adossée à la technologie italienne de filature pour la fabrication des fils POY et texturé.

En 1997, la technologie Allemagne a repris le relais pour lancer, pour la 1ère fois dans la région, la production de fil plat (FDY et POY) et de fil micro.

La texturation a été renforcée par l’acquisition de nouvelles machines allemandes adaptées aux besoins du marché.

c-Forces et atouts : 24

Dotée d’un service R&D et d’un laboratoire de pointe, ALPHA élabore pour ses clients des fils spécifiques en étroite collaborations. Cet atout, permet à ALPHA d’offrir à une clientèle, de plus en plus exigeante, locale et étrangère, une gamme très large de fils, allant de l’article standard aux produits les plus élaborés.

La réactivité aux demandes et la flexibilité du système de production, constituent des atouts de taille que ALPHA capitalise et mets au profit de ses clients.

La capacité de production installée au niveau de la filature est d’environ 17 000 tonnes par an répartie entre fil POY (85%) destiné à la texturation et fil Plat (15%).

La flexibilité et la souplesse pratiquées au niveau des installations de production, permettent une réactivité rapide aux besoins des clients.

La production est très diversifiée, allant des articles standards aux fils micros, avec les différentes sections de filaments : ronde, trilobée, ….

23 www.kompass.com ID : MA2142160

24 Site internet de l’entreprise

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b- Organigramme :

: Gestion des risques et outils d’optimisation b- Organigramme : Figure 6 : Organigramme de l'entreprise
Figure 6 : Organigramme de l'entreprise ALPHA
Figure 6 : Organigramme de l'entreprise ALPHA

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2-Secteur d’activité :

et outils d’optimisation 2- Secteur d’activité : L’industrie du textile et de l’habillement cons titue au

L’industrie du textile et de l’habillement constitue au Maroc une activité à fortes potentialités. 25 Elle occupe une place stratégique dans l’industrie nationale de transformation aussi bien sur le plan des emplois et des exportations que sur le plan de l’équilibre socio-économique du pays.

Première activité industrielle du pays : 26

40% des effectifs des Industries de Transformation.

Le premier exportateur et pourvoyeur de devises : 30,4% avec 16,6 milliards de DH.

3ème fournisseur de la France et 6ème à l’échelle du Marché Européen.

Le secteur “Textile-Habillement” se caractérise par 27 :

La prédominance d’entreprises de petite taille, à caractère familial, participant à hauteur de 11% de la production ;

L’existence de grandes entreprises, participant à hauteur de 61% dans la production ;

L’existence d’entreprises à participation étrangère, participant à hauteur de 33% dans la production ;

La prédominance d’entreprises exportatrices.

Le secteur “Textile-Habillement” bénéficie de plusieurs facteurs clés de succès, permettant aux PME marocaines de jouir d’un avantage compétitif. Il s’agit entre autres de :

La proximité des marchés européens ;

La capitalisation d’un savoir-faire et d’une expérience de 20 ans dans le domaine ;

La stabilité politique du pays ;

La diversité d’une industrie en pleine mutation ;

La connaissance des marchés et la maîtrise des normes européennes qui permettent de répondre aux exigences de délais, de prix et de services.

25 Ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle, du Développement Social et de la Solidarité, portrait de secteur pour le secteur de formation textile / habillement.

26 Source : Ministère du commerce et de l’industrie.

27 Source : Ministère du commerce et de l’industrie.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation B- Diagnostic financier : Sur la base des

B- Diagnostic financier :

Sur la base des états financiers communiqués 28 on a procédé à la réalisation du

diagnostic financier suivant :

1- Analyse de la structure financière :

Tableau 20 : Calcul des ratios de la structure financière de l’entreprise ALPHA :

Ratio

2012

2011

Variation

Autonomie financière

58%

51%

14%

Immobilisations

     

corporelles

40%

39%

2%

Stocks

35%

32%

11%

Créances clients

24%

28%

-15%

Les immobilisations corporelles occupent plus que 40 % de la structure de l’actif de l’entreprise ALPHA. Ceci est expliqué par la nature industrielle de l’activité de l’entreprise qui exige des installations techniques et matérielles lourde ainsi que des taux de réinvestissement élevés.

Les stocks et créances clients occupent presque 60% de la valeur de l’actif total, ceci peut être dû à la longueur du cycle d’exploitation de l’entreprise.

La société a été dans l’obligation de contracter des emprunts pour faire face à la crise économique qui a surgie le pays durant les cinq dernières années ce qui a affaiblie sont taux d’autonomie financière.

2- Analyse des ratios de rentabilité et de profitabilité :

Tableau 21 : calcul des ratios de rentabilité de l’entreprise ALPHA

Indicateurs

2012

2011

E.BE ou I.B.E

(9, 651,844.37)

18, 845,974.70

Résultat d'exploitation

(29, 331,544.26)

3, 309,048.39

Résultat courant

(35, 818,895.53)

(3, 735,727.22)

Résultat net

(36, 097,696.55)

(4, 184,741.77)

R. d'exploitation

-19%

2%

R. économique

-5%

8%

R. financière

-80%

-7%

28 : Annexe 3 : Bilan, CPC, ESG.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation La société dégage des taux de trop faibles

La société dégage des taux de trop faibles depuis plus de 5ans. Ceci est dû principalement à niveau d’investissement important accompagné d’un taux de sous activité élevé.

3- Analyse de la valeur ajouté :

Tableau 22 : calcul des ratios de la valeur ajoutée de l'entreprise ALPHA

Ratio

2012

2011

Variation

Taux de la valeur ajouté

6%

18%

-66%

Rémunération facteur travail

193%

47%

315%

Rémunération de l'actif

213%

43%

397%

Rémunération Etat

11%

2%

373%

La valeur ajoutée créée est presque absorbée par les charges de personnel et les dotations aux amortissements, ce qui explique le niveau trop faible de l’excédent brut d’exploitation.

5- Analyse de la liquidité :

Tableau 23 : calcul des ratios de liquidité de l'entreprise ALPHA

Ratio

2012

2011

Variation

Liquidé générale

554%

303%

83%

Trésorerie immédiate

2%

0.25%

876%

La complexité et la longueur du cycle d’exploitation de l’entreprise est à l’origine du gonflement du besoin en fond de roulement de l’entreprise ce qui pèse en conséquent sur la trésorerie de l’entreprise.

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fiscal : Gestion des risques et outils d’optimisation Section 2 : Audit fiscal de la société

Section 2 : Audit fiscal de la société ALPHA :

Dans le cadre de notre stage on a eu l’occasion de participer à une mission d’audit comptable et de certification des comptes de l’entreprise ALPHA au niveau de laquelle on a travaillé sur l’audit des aspects fiscaux de ladite entreprise. A- Audit de l’impôt sur les sociétés :

1- Emergence d’une nouvelle approche :

La vérification de la conformité de l’impôt sur les sociétés peut être réalisée en utilisant plusieurs méthodes et techniques d’audit :

1 ére méthode :

A partir des données et des anomalies dégagées lors de l’audit comptable, l’auditeur effectue des interprétations d’ordre fiscal et recalcule l’impôt qui devrait être dû par l’entreprise.