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Barrage poids

Sommaire
Introduction............................................................................................................................................. 3
I- Géneralités et historique...................................................................................................................... 4
1-2) POINT DE VUE DU PROFANE SUR LES BARRAGES-POIDS ............................................................. 5
1-3) LA VERITE SUR LES BARRAGES-POIDS .......................................................................................... 6
II- EVOLUTION DE LA CONCEPTION ......................................................................................................... 8
2-1) CONCEPTION ................................................................................................................................ 8
2-1-1) Maçonnerie .......................................................................................................................... 8
2-1-2) Béton..................................................................................................................................... 9
2-1-3) BCR (Béton Compacté au Rouleau)...................................................................................... 9
2-1-4) Evolution de la conception ................................................................................................ 10
2-2) COMPARAISON ECONOMIQUE ENTRE BARRAGES-POIDS, VOUTE, À VOUTES MULTIPLES ET À
CONTREFORTS ................................................................................................................................... 11
III- Prédimensionnement d’un barrage poids ....................................................................................... 12
4-1) Forces agissant sur un barrage poids – Sollicitations ................................................................ 12
4-1-1) Poids propre P : ................................................................................................................... 13
4-1-2) Poussées de l'eau externe (H, V) : ...................................................................................... 13
4-1-3) Réaction de la fondation R : ............................................................................................... 14
4-1-4.) Pression de l’eau interstitielle (ou sous-pressions) : ......................................................... 16
4-1-5) Poussée des glaces : ........................................................................................................... 20
4-1-6) Poussée des sédiments : .................................................................................................... 21
4-1-7) Efforts dus au séisme : ........................................................................................................ 21
4-1-8) Houle - basculement du plan d'eau - Seiches : .................................................................. 23
4-1-9) Variations de température et retraits : .............................................................................. 25
4-1-10) Autres forces : .................................................................................................................. 26
4-2- Conditions de stabilité des barrages poids ................................................................................ 26
4-2-1) Stabilité au renversement des barrages poids : ................................................................. 28
4-2-2) Stabilité au glissement des barrages poids : ....................................................................... 28
4-2-3 )Stabilité interne des barrages poids : ................................................................................. 29
4-2-4 )Stabilité externe (études des fondations) : ........................................................................ 31
4-3-Notre projet ................................................................................................................................ 32
I-V- Vérification par SAMCEF ................................................................................................................. 34

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V-Calcul des déplacements a attendre des zones rocheuses sollicitées par des efforts provenant de la
structure : .............................................................................................................................................. 42
Conclusion : ........................................................................................................................................... 43

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Barrage poids

Introduction

Un barrage-poids (ou barrage à gravité) est un ouvrage en béton ou en


maçonnerie qui résiste par son poids propre aux efforts qui le sollicitent. Le
profil en travers d’un barrage poids est de forme générale triangulaire, avec
un parement amont subvertical.

Figure 1 : Profil type d’un barrage poids

Le barrage poids est l’un des types les plus anciens et il en existe un grand
nombre dans les pays industrialisés. Construits en maçonnerie jusqu’au
XIXe siècle, puis en béton au début du XXe, ils ont connu une certaine
désaffection en raison de leur volume et de leur coût relatif, jusqu’au
développement récent de la technique du béton compacté au rouleau (BCR)
qui leur a donné une nouvelle jeunesse depuis 1980. Par ailleurs, ils
présentent, quel que soit leur mode de construction, une solution
attrayante lorsqu’il faut intégrer au barrage des structures relativement
importantes, comme une usine hydroélectrique, un gros évacuateur de
crues, une écluse, etc.

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Barrage poids

Statistiquement, il est à signaler que les 35000 barrages de plus de 15m


construits à partir de 1930 comprennent :

 30000 barrages en remblai dont plus de cent se sont rompus


 3000 barrages poids : aucun d’entre eux ne s’est rompu

Ce qui prouve que les barrages poids sont des barrages d’avenir

Dans ce projet on parlera de l’évolution de la conception des barrages poids


et comment prédimensionner un barrage poids ainsi le vérifications qu’il
faut faire .
Les données de notre projet sont :

Hauteur max : 75m

- α= 1/20
- θ=0.8
- λ=0.7
- tan(ϕ)=0.75
- E fondation = 170000 daN/cm2

I- Géneralités et historique

Les premiers barrages poids, réalisés en maçonnerie, remontent aux


temps anciens. Aux environs de 700 avant J-C, Sennacherib, roi d’Assyrie,
fournit de l’eau à Nineveh en construisant une série de petits barrages dont
les vestiges sont toujours visibles. La maçonnerie était constituée de pierres
de grès et de calcaire, le parement amont était vertical et le parement aval
en marches d’escalier. Le barrage de Marib, construit aux environs de 500
avant J-C dans la région appelée Yémen aujourd’hui, atteignit la hauteur
sans précédent de 14 m après plusieurs surélévations et fut exploité

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Barrage poids

pendant près de 1 000 ans. Son évacuateur de crue était un barrage-poids


en maçonnerie.

Les Romains firent des pas décisifs dans la construction des barrages
poids en introduisant le béton et le ciment aux pouzzolanes. De nombreux
barrages romains sont encore debout dans diverses régions autour de la
Méditerranée, telles que l’Espagne, le Liban, la Libye. Le plus haut barrage-
poids romain qui, avec une hauteur de plus de 40 m, a tenu le record du
monde de tous les barrages pendant 1 250 ans, fut construit en 50 après J-C
par l’empereur Néron pour son propre plaisir. Après les Romains et
jusqu’au 19e siècle, peu de progrès furent réalisés dans la conception et la
construction des barrages poids.

Dans le passé, la seule méthode de validation d’une conception était


l’essai grandeur nature lors du premier remplissage. Aucun concept
intellectuel n’était disponible et les ingénieurs, ou plutôt les architectes,
devaient se reposer entièrement sur leur intuition et leur expérience
personnelle. Aussi fallut-il tant de temps – et tant de ruptures – pour
connaître clairement le comportement mécanique des barrages. Les
premières analyses scientifiques de barrages poids furent effectuées en
1853 par de Sazilly qui utilisa la théorie de la poutre proposée par Navier.
Cinq ans plus tard, Delocre établit le projet du barrage-poids de Furens, de
50 m de hauteur, en France, avec calcul des contraintes par une méthode
peu différente de celle qui est utilisée aujourd’hui. Cependant, les
hésitations et les controverses ne prirent pas fin.

1-2) POINT DE VUE DU PROFANE SUR LES BARRAGES-POIDS

Il est courant d’entendre les déclarations suivantes, même venant


d’ingénieurs de la profession :
• Un barrage poids est un corps homogène et rigide, constitué de bon
béton, qui résiste à la charge d’eau par son propre poids,
• C’est une structure statiquement bien définie, facile à analyser,
• La sous-pression doit être prise en compte et, en général, maîtrisée
par des rideaux d’injection et de drainage,

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Barrage poids

• Tous les barrages poids modernes ont des profils en travers presque
identiques : un parement amont presque vertical et un parement aval avec
un fruit d’environ 0,8H/1,00V,
• Le barrage-poids en béton est plus sûr que les autres types de
barrage.
De ce fait, on croit couramment que n’importe qui peut concevoir et
construire un barrage-poids, étant donné qu’il n’exige pas de compétence
particulière. La situation réelle est cependant assez différente.

1-3) LA VERITE SUR LES BARRAGES-POIDS

• De nombreux barrages poids dans le monde (25 %) sont en


maçonnerie, matériau qui est loin d’être aussi résistant que le béton
(résistance à la traction plus faible, perméabilité plus élevée, etc.). Même
avec des pierres de bonne qualité et un mortier parfait, le contrôle de
qualité de l’exécution laisse des doutes, ce qui constitue un sérieux
inconvénient (il faut cependant reconnaître que les progrès technologiques
et l’expérience ont permis d’améliorer la sécurité des nouveaux barrages en
maçonnerie).
• La sécurité d’un barrage-poids est beaucoup améliorée par une
courbure dans le plan horizontal. Cela est difficile à démontrer par un calcul
élastique, mais est prouvé par des barrages anciens qui sont toujours
debout grâce à leur courbure.
• Les études de projet doivent tenir compte de la qualité des
matériaux disponibles. C’est une pratique courante pour les barrages en
remblai, mais loin d’être appliquée systématiquement dans la construction
des barrages en béton.
Compte tenu des granulats disponibles au voisinage du site et du
ciment produit localement, il peut s’avérer économique d’accepter un béton
de qualité inférieure dans un profil en travers plus épais. En d’autres
termes, le projet du barrage repose sur les matériaux disponibles et non le
contraire.
• Les barrages poids engendrent de fortes contraintes de cisaillement
à leur base et ne peuvent admettre des déformations élevées de leur
fondation. Des reconnaissances géologiques et géotechniques approfondies
du rocher de fondation sont nécessaires.

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Barrage poids

• Une autre faiblesse des barrages poids est leur sensibilité à la


surcharge provoquée par une surélévation imprévue du niveau de la
retenue. Pour une montée donnée du plan d’eau, la surcharge a un effet
relativement plus déstabilisateur sur les barrages de faible hauteur. Cette
menace est forte dans les zones où l’hydrologie est mal connue, ou dans le
cas d’une vague due a un glissement de terrain dans la retenue. Il est
souvent indiqué que les ruptures correspondantes résultent d’une
submersion. En fait, elles ont été dues à une rupture mécanique
(maçonnerie) ou à un glissement, et, pour un très petit nombre, à une
érosion de pied.
• L’élévation de température associée à la mise en place du béton de
masse utilisé dans les barrages poids engendre des contraintes thermiques
qui peuvent induire des fissures dangereuses. Un contrôle des
températures et la présence de joints de contraction sont nécessaires et
peuvent être coûteux.
• Une autre faiblesse des barrages poids est leur sensibilité aux
surcharges dynamiques. Le profil en travers classique d’un barrage-poids
est prédisposé au développement, lors d’un séisme, de contraintes de
traction néfastes, en particulier dans la zone supérieure du barrage. Le
risque d’extension de fissures est plus grand dans les barrages en
maçonnerie.
• Les barrages poids requièrent un excellent contrôle qualité de la
construction, car des défauts dans la mise en place des matériaux peuvent
avoir des conséquences sévères concernant la sécurité, spécialement dans
le cas des barrages de grande hauteur. En particulier, la qualité des joints de
reprise, où des sous pressions peuvent se manifester et mettre en danger la
stabilité globale du barrage, revêt une grande importance.
• Compte tenu de ces points faibles, une tendance courante est
l’adoption de sections non homogènes, avec utilisation de différents
matériaux ou méthodes de mise en place dans les parties amont et aval du
profil en travers.
• À la suite de ruptures sur des fondations de faible résistance, les
projeteurs ont progressivement imposé des critères très sévères
concernant la roche de fondation. Il en résulte que des conditions de
fondation, couramment considérées comme inacceptables pour un barrage-
poids, peuvent en fait convenir à condition que le profil du barrage soit
correctement ajusté.
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Barrage poids

Un grand nombre des dispositions techniques et règlements


appliqués au projet et à la construction des barrages poids résultent de
coutumes désuètes qui doivent être repensées soigneusement, en vue
d’améliorer la sécurité et de réduire les coûts.

II- EVOLUTION DE LA CONCEPTION

2-1) CONCEPTION

L’historique de la conception des barrages-poids peut être analysé


sous trois aspects :
 évolution des matériaux,
 évolution des coûts des travaux,
 évolution des connaissances.
Les deux premiers points sont étroitement liés.

2-1-1) Maçonnerie
Les premiers barrages-poids étaient des murs en maçonnerie. En
Espagne et au Portugal, la construction de barrages-poids en maçonnerie
débuta au 16e siècle. Un grand nombre de barrages-poids en maçonnerie
furent construits en France, au cours du 19e siècle, pour la fourniture d’eau
potable et l’alimentation en eau des canaux de navigation. La maçonnerie a
été – et est toujours – largement utilisée en Asie (Chine, Inde, etc…).
La conception des anciens barrages en maçonnerie est
fondamentalement identique à celle des anciens ouvrages civils et militaires
(grands bâtiments, piles de ponts, forteresses, etc…) : les parements amont
et aval sont réalisés en moellons équarris avec remplissage des joints; une
maçonnerie en moellons bruts est utilisée
pour le corps du barrage.
Le concept de pression interstitielle fut développé très tard (fin du
19e siècle). En principe, le profil en travers d’un barrage-poids classique ne
tient pas compte de la nécessité d’un contraste de perméabilité entre le
masque amont étanche et le corps plus perméable du barrage.

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Barrage poids

Les barrages en maçonnerie représentent plus de 50 % des barrages-


poids construits avant 1930. Aujourd’hui, cette technique est encore utilisée
dans les pays où les coûts de la main-d’oeuvre sont bas (Chine, Inde, Sahel).

2-1-2) Béton
La construction des ouvrages en béton a débuté très tôt et même
avant la période Romaine en Europe, le liant n’étant pas du ciment mais un
mélange de chaux et de cendre volcanique ayant des propriétés
pouzzolaniques. L’invention du ciment Portland en 1892 ouvrit l’âge du
béton moderne qui est systématiquement utilisé dans les barrages en
béton, mais non dans tous les barrages en maçonnerie.
Les principales différences entre la maçonnerie et le béton sont les
propriétés mécaniques améliorées (résistance plus élevée et déformabilité
plus faible) et la perméabilité plus basse du dernier matériau.
Le béton de masse est imperméable et la décharge des sous-pressions
est obtenue par drainage, facteur important dans la conception et
l’entretien des barrages-poids. Le comportement exothermique du béton et
la fissuration qui peut en résulter ont conduit à la technique des plots
construits séparément, avec clavage des joints après la construction.
La construction des barrages-poids en béton implique un niveau
technique plus élevé (disponibilité de ciment, matériel de mise en place,
compétence technique, etc…) que celui concernant les barrages en
maçonnerie. Ceux-ci sont réalisables dans un contexte technologique peu
développé, avec de faibles coûts de maind’oeuvre. Par contre, la
construction des barrages-poids en béton nécessite un environnement
industriel et une technologie avancée.

2-1-3) BCR (Béton Compacté au Rouleau)


L’évolution la plus récente concerne le BCR (dans les années qui
suivirent 1980). Cela a fait revivre l’ancien concept de barrage-poids. Le
BCR se développa tout d’abord dans les pays industrialisés (États-Unis,
Japon, etc…), puis se répandit rapidement à travers le monde (Chine,
Afrique du Sud, Europe méridionale, Amérique du Sud, etc…). Depuis 1980,
plus de 200 barrages-poids en BCR ont été construits, 75 % d’entre eux
ayant plus de 30 m de hauteur. Aujourd’hui, les barrages-poids en BCR
représentent 10 % des barrages-poids de plus de 60 m de hauteur, et la
plupart des derniers construits.
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Barrage poids

Les raisons de ce changement de pratique sont les réductions de coût


résultant de l’utilisation de matériel de terrassement pour la mise en place
du béton, la réduction des coffrages et la diminution de la durée de
construction. Malgré cette révolution technique, le profil triangulaire
classique (parement amont vertical, parement aval avec fruit de 0,8/1), qui
était adopté au début du siècle, est toujours largement utilisé pour les
barrages-poids en maçonnerie, en béton classique et en BCR.

2-1-4) Evolution de la conception


L’évolution de la conception a été essentiellement un procédé par
tâtonnements. Comme exemple, la Figure ci-dessous représente l’évolution
du profil en travers du barrage-poids en France, au cours du 19e siècle, avec
une tendance générale à l’épaississement du profil.
Le profil triangulaire classique découle directement de la méthode de
Navier et du concept de pression interstitielle. C’est le profil de volume
minimal qui n’entraîne pas de traction au pied amont du barrage.
Au cours des trente dernières années, les ingénieurs de barrages ont
porté leur attention sur le comportement des barrages-poids au cours de
séismes. Ils firent observer que le profil de fruit 0,8/1 d’un barrage-poids
n’était pas nécessairement approprié dans les régions fortement sismiques.
Les fortes contraintes de traction qui prennent naissance au pied amont
lors d’un séisme sont susceptibles d’engendrer des fissures horizontales,
d’introduire des pressions interstitielles sous le barrage et de
compromettre la stabilité du barrage.
L’inclinaison du parement amont, au moins dans la partie inférieure,
réduit ce risque et limite également les contraintes de cisaillement au
contact avec la fondation.

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Barrage poids

2-2) COMPARAISON ECONOMIQUE ENTRE BARRAGES-POIDS,


VOUTE, À VOUTES MULTIPLES ET À CONTREFORTS
Les barrages à voûtes multiples et à contreforts, qui sont
généralement en béton, peuvent entraîner des économies – souvent de
l’ordre de 20 % – par rapport au coût d’un barrage-poids en béton vibré
classique, en particulier si une main-d’œuvre qualifiée, de prix modéré, est
disponible. Ces types de barrage étaient donc construits (principalement
entre 1910 et 1960) dans les pays industrialisés, où leur nombre était de
l’ordre de 20 % de celui des barrages-poids. Dans le futur, et dans tous les
pays, ils apparaissent rarement compétitifs avec les barrages en BCR, en
remblai mis en place mécaniquement, ou en maçonnerie. Statistiquement,
ils apparaissent moins sûrs que les barrages-poids ou les barrages-voûtes.
Les barrages-voûtes ont un meilleur avenir :
• L’avantage économique d’un barrage-voûte en béton par rapport à
un barrage-poids en béton vibré classique peut dépasser largement 20 % et,
en particulier dans le cas de barrages de très grande hauteur, les barrages-
voûtes à double courbure peuvent être compétitifs, que le coût de la main-
d’œuvre soit élevé ou faible.
• La maçonnerie a été et est toujours largement utilisée en Chine pour
la construction de barrages-voûtes cylindriques entre 15 et 50 mètres de
hauteur. La Chine a construit la moitié des 2 000 barrages-voûtes existant
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Barrage poids

dans le monde. La solution « maçonnerie » peut rester longtemps


compétitive pour des coûts de main-d’œuvre inférieurs à 1 ou 2 $US/heure
et devrait être utilisée aussi en dehors de la Chine.
• Les barrages-voûtes épais en BCR peuvent avoir des perspectives
d’avenir pour des hauteurs dépassant 50 mètres.
En résumé, si les barrages à voûtes multiples et à contreforts
semblent avoir peu d’avenir, les barrages-voûtes peuvent continuer à
rivaliser avec les barrages-poids:
• dans tous les pays, pour des hauteurs supérieures à 50 m,
• dans les pays où le coût de la main-d’œuvre est faible, pour des
barrages de hauteur supérieure à 20 m environ.
Il faut aussi mentionner que souvent la courbure d’un barrage-poids
augmente sa sécurité pour un très faible surcoût.

III- Prédimensionnement d’un barrage poids

4-1) Forces agissant sur un barrage poids – Sollicitations

b1- Sollicitations facilement calculables :

- Poids propre.
- Poussée de l'eau externe au barrage et à sa fondation.
- Résultante de la réaction de la fondation. la répartition de cette réaction
n'est pas facile à calculer.

b2- Sollicitations estimées sur la base d'hypothèses :

- Sous-pressions (ou pressions interstitielles).


- Poussée des glaces.
- Poussée des sédiments.
- Efforts engendrés par les séismes.
- Effets des vagues et des basculements du plan d'eau .
- Variations de la température et retraits.

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Barrage poids

Les sollicitations de la catégorie b2 sont les plus difficilement calculables


car elles dépendent de paramètres physiques difficiles à évaluer et sont
souvent variables dans le temps.

4-1-1) Poids propre P :

Le poids propre s’applique au centre de gravité de l’ouvrage et dépend de la


forme de ce dernier et de la densité moyenne des matériaux. Pour rappel, le
poids spécifique apparent du béton dépend :
- du poids spécifique absolu des granulats utilisés,
- de la compacité du mélange et
- accessoirement de son humidité.
Le poids spécifique des granulats les plus couramment utilisés varie entre
2.6 et 2.8 t/m3. Il peut aller jusqu'à 3.4t/m3 environ pour du basalte.
La compacité du mélange dépend de divers paramètres (courbe
granulométrique des granulats, proportion d'eau, de ciment, additifs,
méthodes de mise en oeuvre) qui requièrent une étude et des essais de
laboratoire préalablement à la fixation définitive des dimensions de
l'ouvrage. Rappelons que des essais préalables sont également
indispensables pour vérifier l'imperméabilité et la résistance au gel du
mélange choisi.
Concernant l’humidité, il y’ a en principe un supplément de poids dû à l'eau
interstitielle dans les zones en contact avec l'eau. Un béton bien compact est
cependant pratiquement imperméable. La présence d'eau interstitielle dans
des fissures n'influence pratiquement pas le poids moyen de la structure.
En pratique on obtient couramment des valeurs de densité allant de 2.2 à
2.4 et même 2.5 pour des mélanges très soignés. Pour les barrages en terre
compactée elle est comprise entre 2.1 et 2.3 suivant le type de matériau.

4-1-2) Poussées de l'eau externe (H, V) :

Lors du calcul des poussées horizontales (H) et verticales (V) de l’eau


externe au barrage et à sa fondation, la masse volumique de l'eau (1t/m3
pour une eau claire) doit être majorée en présence de sédiments en
suspension (1.1 à 1.2 t/m3).

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Barrage poids

En statique, il n’y a aucune difficulté particulière. Sur un barrage non


déversant telle que celui de la (Fig.2), on obtient facilement les
composantes H1, V1 (à l’amont) et H2, V2 (à l’aval).

Figure2 : Poussée de l’eau externe sur la section déversante

La force la plus importante est en général la force hydrostatique de l’eau


(H1). Sa distribution est triangulaire, variant de zéro à la surface libre au
maximum de la pression hydrostatique au fond. Cette force est la
composante horizontale de la force normale au parement amont et elle est
appliquée au point T situé au tiers de la hauteur du barrage à partir de sa
base.

Pour un parement amont vertical, sinα= 1 et donc H1 = Ft = ρg h12 / 2 et


V1= 0.

4-1-3) Réaction de la fondation R :


- Résultante :

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Barrage poids

Soit (N, T) les composantes verticale et horizontale de la résultante R de la


réaction de la fondation et Xn la distance séparant le point d'application de
R du pied aval de l'ouvrage B (fig.3).

Figure3 : Réaction de la fondation

On détermine N, T et Xn par la résolution des trois équations d'équilibre :

N et T sont les composantes de la réaction sur la phase solide de la


fondation.
- Diagrammes de répartition :
Les répartitions réelles de N et T sont fortement influencées par les
paramètres de déformation de la fondation, toujours imparfaitement
connus, et surtout par l'hétérogénéité de celle-ci. Elles sont donc très
difficiles à déterminer. Dans la pratique, on utilise pour N l’hypothèse d’une
répartition linéaire qui est loin de la réalité. La répartition de T est

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Barrage poids

rarement étudiée et, souvent, la résistance au cisaillement le long de la base


n’est pas vérifiée localement mais globalement.

4-1-4) Pression de l’eau interstitielle (ou sous-pressions) :

La présence d’eau dans les interstices du béton et de la fondation influence


l'état des contraintes dans ces deux milieux et, par conséquence, la stabilité
d'ensemble de l'ouvrage. L’évaluation des effets de cette eau interstitielle à
fait l’objet de controverses depuis plus d’un siècle sans qu’on puisse
considérer que le problème soit actuellement éclairci sous tous ses aspects.
Deux paramètres influencent directement le dimensionnement :
- La surface sur laquelle agit la pression d’eau.
- La valeur de cette pression.

a- Surface sur laquelle agit la pression :

- Dans le terrain de fondation :

Terrain meuble : Bien qu'il existe de nombreux points de contact entre les
grains solides, les pressions d'eau sont considérées comme étant des forces
de volume agissant dans la totalité de l'espace. Cette hypothèse est bien
vérifiée expérimentalement et s'explique par la perméabilité relativement
grande du matériau.

Terrain rocheux : Si le rochet est sein et le bétonnage au fond de fouille est


de bonne qualité, les canaux d'infiltration n'occupent qu'une fraction d'une
section quelconque. La pression de l'eau est donc fonction de la "porosité
superficielle" et on peut multiplier les surfaces par un coefficient (m1 < 1)
fonction de la qualité du rochet. La détermination de ce coefficient est très
difficile et on prend toujours m1 = 1.

- A l'intérieur de la masse du barrage :


Si le béton est compact et non fissuré, la "porosité superficielle" est très
faible. Dans ce cas, le coefficient m1 est de 0.12 à 0.15. Dans la pratique,
l'expérience montre que m1 varie entre 0.9 et 1 et on prend toujours m1 = 1.

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Barrage poids

b -Valeur de la pression interstitielle :

Les pressions d'eau dans le barrage et sa fondation peuvent être


déterminées à partir de différentes hypothèses :
- Le barrage et sa fondation sont considérés comme des milieux poreux : Si le
milieu est homogène, l'écoulement est régit par la loi de Darcy et on obtient
facilement, dans un système plan et en écoulement permanent, le réseau
des lignes de courant et des équipotentielles (lignes d'égale pression).

- Le barrage est un milieu poreux homogène et la fondation est un réseau de


canaux d'infiltration : C’est le cas des fondations rocheuses fissurées. Une
solution théorique existe mais elle présuppose une bonne connaissance de
ces canaux d'infiltration (ce qui n'est pas acquis).

- Le barrage possède des section horizontales plus perméables : Ces sections


résultent d’éventuelles imperfection d'exécution. Elles offrent un passage
préférentiel à l’eau, au contact avec la fondation et dans la masse de béton.
Si on admet que les pertes de charge sont uniforme sur le trajet de l'eau, le
diagramme des pressions sera linéaire. Ce cas est idéal et, dans la pratique,
tous les cas intermédiaires peuvent exister entre les cas extrêmes (fig.4) :
SA’ = SB’ = ρgh’2 ( Canal bouché en A’ )
SA’ = SB’ = ρgh’1 ( Canal bouché en B’ )

Figure 4 : Pression de l’eau interstitielle

c- Résultante des pressions interstitielles sur la base du barrage :


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Barrage poids

Cette force de soulèvement et de risque de renversement résulte des fuites


d'eau à travers les pores ou les imperfections des fondations ou à travers
les joints non étanches des constructions en maçonnerie. Elle est supposée
agir sur 100 % de l'aire de la base AB (c.à.d., m1 = 1). La distribution des
sous-pressions sur AB est généralement supposée linéaire, partant de PA au
pieds amont A pour s'annuler au pieds aval B, si celui-ci est à pression
atmosphérique (h2 = 0). Les pressions PA et PB sont égales à une fraction de
la pression hydrostatique, comprise entre 1/3 et 1.0 suivant la qualité de
drainage de la fondation.
d- Dispositifs de lutte contre les pressions interstitielles :
Les principes utilisés sont les suivants (Fig. 5) :
d1- Dans le terrain :

- Un écran (rideau) vertical d'étanchéité qui coupe en partie ou en totalité


les couches perméables. Cet écran est formé par injection du ciment dans le
prolongement du parement amont du barrage.

- Un réseau de forages drainant de 0.5 à 1.0 m de diamètre. Ce réseau est


réalisé à faible distance à l'aval de l'écran d'étanchéité. Il vise à réduire et, si
possible, à annuler les sous-pressions dans la fondation.

- Un tapis horizontal amont en vue de diminuer convenablement les fuite


d'eau sous le barrage.
Cependant un tel tapis, réalisé en matériau argileux, ne permet pas
d'atteindre les objectifs fixés. Il est alors conseillé d'adjoindre aux
matériaux argileux des polymères synthétiques et de la bentonite qui
rendent l'étanchéité du tapis plus performante. L'épaisseur du tapis doit
être d'au moins 1 m après compactage.
d2- Dans le barrage :

- Renforcement de l'étanchéité du parement amont par un béton plus riche


en ciment.

- Puits verticaux de drainage de 0.5 à 1.0 m de diamètre. Ces puits sont


établis à proximité du parment amont du barrage et ont une distance entre
axes de l'ordre de quelques mètres. Ils débouchent dans des galeries
transversales reliées à l'aval : l'eau d'infiltration s'écoule par ces galeries.
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Barrage poids

Figure 5 : Dispositifs de lutte contre les sous-pressions

e- Valeurs pratiques de la pression interstitielle dans la section de


fondation :
La règle la plus utilisée pour l’évaluation des pressions de l’eau
interstitielle dans la section de fondation est schématisée à la figure
suivante (Fig. 6). Le coefficient k1 doit être choisi par l'auteur du projet, en
fonction :
- des dimensions, profondeur, entre distance des forages de drainage et de
la précision concernant leur efficacité dans le temps.
- des caractéristiques géologiques du terrain influençant sa perméabilité
(fractures,...).

Figure 6 : Diagramme des sous-pressions dans la section de fondation

19
Barrage poids

Les valeurs ci-après sont citées à titre indicatif, et seulement pour un


dimensionnement préliminaire.
-Bureau of Reclamation (Etats-Unis) : k1 = 0.33
Cette valeur a été obtenue à partir d'études par éléments finis. Elle est
valable seulement si :
 la ligne des drains est située à une distance AC = 0.05h1 du parement
amont.
 la distance transversale entre drains ≤0.1h1
Tennessee Valley Authority (Etats-Unis) : k1 = 0.25
Corps of Engineers (Etats-Unis) : k1 = 0.5 à 0.66
Le passage de k1 = 0.25 à k1 = 1.0 (drainage totalement inefficace) augmente
le volume de béton d’environ 10 %. D'où l'intérêt d'investir dans un
drainage efficace, élément relativement peu coûteux.
Plusieurs ouvrages ont été munis d'instruments de mesure des sous-
pressions. Les enseignements tirés de ces mesures sont les suivants :
 l'allure générale des diagrammes mesurés se rapproche de celle de la
figure II-4.12(linéaire sans drainage, avec un creux prononcé à la
hauteur de celui-ci lorsqu'il existe), mais les différences peuvent
quantitativement être très importantes tout en positif qu'en négatif.
 les diagrammes évoluent au cours du temps, le plus souvent dans le
sens d’une aggravation des pressions, par obturation progressive des
drains, détérioration du voile d'étanchéité, ou même réduction de
perméabilité de la fondation consécutive à un tassement dans
certaines formations finement feuilletées.
 par suite des difficultés à apprécier exactement les pressions aussi
bien à la construction qu'au cours de la vie de l'ouvrage, il est licite
d'adopter des règles simples. Il est par contre vital :
 de concevoir et de réaliser des dispositifs de lutte efficaces
(rideau d'étanchéité, drainages),
 de placer des instruments de mesure, et
 de se donner les moyens d'intervenir à tout moment (galerie de
drainage et d'injection).

4-1-5) Poussée des glaces :

20
Barrage poids

La poussée de la glace flottant à la surface du réservoir dépend du climat et


de la géométrie du barrage et des berges voisines. Elle se développe
pendant le réchauffement de la glace et dépend de la vitesse de ce
réchauffement. Cette poussée agit au voisinage du couronnement en haut
du parement amont du barrage. Elle peut varier de 10 à 50 t/ml (de glace
en contact avec le barrage). A titre indicatif, les barrages suédois sont
calculés avec une force de 30 t/ml.

4-1-6) Poussée des sédiments :

L'étude sédimentologique déterminera les caractéristiques et la


vitesse de dépôt des sédiments dans le réservoir. Une poussée des
sédiments n'est à considérer que si ceux-ci sont susceptibles de venir en
contact avec le barrage au cours de la durée de vie de celui-ci. (au moins
100 ans).
L'ouverture des vidanges de fond peut diminuer ou empêcher
l'accumulation des sédiments près du barrage. Si une sédimentation
importante est prévue, une étude approfondie des vidanges (nombre,
localisation, forme) est indispensable pour optimiser leur efficacité dans
l'évacuation des sédiments.
Les caractéristiques des dépôts solides évoluent avec le temps : Au
début, le dépôt peut se comporter comme un véritable fluide (c = 0 et φ
petit), puis il se consolide (φ augmente, éventuellement c augmente)
jusqu'à exercer sur le mur une pression voisine de la poussée neutre
(pression des terres), laquelle peut être calculée par la théorie de Rankine,
appliquée au poids apparent ou submergé de la vase et des sédiments.
Le Bureau of Reclamation (Etats-Unis) recommande d'évaluer la
pression des dépôts comme suit :
- la pression horizontale du silt saturé est équivalente à celle d'un fluide de
poids spécifique 1360 kg/m3.
- la pression verticale est celle d'un sol dont le poids spécifique apparent est
1920 kg/m3.

4-1-7) Efforts dus au séisme :

a- Généralités :
21
Barrage poids

Les barrages poids sont des structures élastiques qui peuvent être mise en
vibration à des ébranlements sismiques. Deux phénomènes créent des
contraintes supplémentaires dans le barrage :
- les mouvements relatifs du barrage et de sa fondation
- les mouvements relatifs du barrage et de l'eau dans le réservoir.
L'analyse complète d'un barrage sous sollicitations sismiques comporte
trois étapes :
1. Etude géologique de la région et détermination de la magnitude et de la
localisation probable de du séisme le plus important susceptible de s'y
produire pendant la durée de vie du barrage. La magnitude est souvent
définie sur une base probabiliste tout comme les crues extrêmes d'un cours
d'eau.
2. Evaluation des caractéristiques du mouvement du sol au site du barrage
(accélération, fréquence) compte tenu de l'atténuation due à l'éloignement
de l'épicentre et à la filtration de certaines fréquences par les terrains
traversés.
3. Analyse de la "réponse" dynamique de l'ensemble (barrage + terrain +
eau du réservoir). Cette analyse repose sur la résolution numérique de
l'équation fondamentale de la dynamique. Elle fournie les contraintes dans
le barrage et dans sa fondation.
Une analyse dynamique complète est indispensable pour les barrages
relativement déformables (barrages voûtes, barrages en terre ou en
enrochement). Par contre, les barrages poids massifs sont des ouvrages très
rigides dans lesquels les mouvements du sol se transmettent tels quels, sans
atténuation ni amplification.
Pour de tels ouvrages, la troisième étape de l'analyse disparaît.
b _Méthodes simples pseudo-statiques :
On évalue séparément l'effet du séisme :
- directement sur la masse du barrage.
- sur les pressions exercées par l'eau sur le barrage.
b-1 Action directe sur le barrage :
On applique aux masses m du barrage :
- Une force horizontale (Fh) agissant dans tous les sens :
Fh = αh.g.m = a.m
où g désigne l’accélération de la pesanteur (m/s2), a l’accélération due au
tremblement de terre (m/s2) et αh le coefficient de sismicité déduit de la
deuxième étape d'analyse. La valeur de αh varie entre 0.05 et 0.25 suivant
22
Barrage poids

les régions. Aux USA, la plupart des barrages des régions sismiques ont été
dimensionnés pour αh = 0.1

- Une force verticale (Fv) agissant vers le haut ou vers le bas :


Fv = αv.g.m
avec, αv = ( 1/2÷2/3) αh. Cette force est rarement utilisée.

b-2 Force d'inertie de l'eau sur le parement amont du barrage :

Il y a lieu de considérer une surpression de l’eau, westergaard a étudié


analytiquement cette surpression et en première approximation, on peut
admettre une répartition parabolique :
𝜹𝑷𝒚 = 𝑪. 𝜶. (𝒉. 𝒚)𝟏/𝟐
𝜹𝑷𝒎𝒂𝒙 = 𝑪. 𝜶. 𝒉
𝒉
𝑪 = 𝟎. 𝟖𝟏𝟖/[𝟏 − 𝟕. 𝟕𝟓( )𝟐 ]𝟏/𝟐
𝟏𝟎𝟎𝟎𝑻
T≈ 1s période de séisme
Dans le cas ou le parement amont n’est pas vertical, on prend
Ө
𝜹𝑷𝒚ө = 𝜹𝑷𝒚 (𝟏 − ) avec Ө ≤ 𝟒𝟓 ͦ
𝟏𝟎𝟎
Ө : Angle du parement amont avec la verticale.
Remarque :
Les méthodes simples pseudo-statiques donnent une bonne idée de
l'ampleur du phénomène de séisme, mais restent approchées. La section
transversale et la longueur du réservoir ainsi que la déformabilité du
barrage et des parois du réservoir ont une influence non négligeable. De
même, ces méthodes ne sont pas suffisantes si on désire obtenir les
contraintes sismiques locales près des singularités de l'ouvrage
(couronnement, galeries,...) ou tenir compte de la déformabilité de la
fondation.

4-1-8) Houle - basculement du plan d'eau - Seiches :

23
Barrage poids

L'évaluation de ces trois phénomènes a pour but de fixer la revanche, c'est à


dire la surhauteur à donner à la crête du barrage par rapport au niveau des
plus hautes eaux.

Houle : Deux problèmes doivent être résolus successivement : L’évaluation


de la houle "au large", c'est-à-dire loin du barrage et, l’effet de la houle sur
l'ouvrage. Pour l’évaluation de la houle loin du barrage, on utilise la formule
de Molitor :

où ԑ désigne la hauteur de la houle (en pieds),V la vitesse du vent (miles /


h) et F le fetch (c’est à dire la distance rectiligne d'eau sur laquelle agit le
vent) (miles). Pour F > 20 miles, cette relation se simplifie en celle de
Stevenson :

Lorsque la houle atteint une paroi subverticale, elle se réfléchit en formant


un système d'ondes stationnaires appelé "clapotis". L'amplitude du clapotis
est environ double de celle de la houle incidente : ԑ 0 =2 ԑ i. Le niveau moyen
de l'onde réfléchie est surélevé d'environ ԑ 0/2 par rapport au niveau du lac
au repos de telle sorte que le niveau maximum que le clapotis peut
atteindre est 1.5 ԑi au-dessus du niveau au repos. La pression sur le mur
peut, en première approximation, s'obtenir par les règles de
l'hydrostatique.

Basculement du plan d'eau: Il est le résultat de l'action d'un vent constant


agissant pendant une longue durée.
La surélévation du plan d’eau au droit du barrage peut être estimée à l’aide
de la formule de Zuiderzee :

où S désigne la surélévation du plan d'au au droit du barrage (m), V la


vitesse du vent (m/sec), F le fetch (km), P
la profondeur moyenne du réservoir (m),α l’angle de la direction du vent
avec le fetch et k = 62000.

24
Barrage poids

Seiches : Des ondulations lentes du plan d'eau peuvent se produire sur les
grandes étendues d'eau. Elles sont très difficiles à évaluer car produites par
des causes aléatoires : vent intermittent, variation de la pression
atmosphérique, séismes et mouvement tectoniques en général. Ces
ondulations sont rarement supérieures à 0.5 m.
Les effets de la houle, du basculement du plan d'eau et des seiches sont
cumulatifs, mais seulement sur une base probabiliste.

4-1-9) Variations de température et retraits :

Variations de température :

- Si le barrage poids massif est constitué de plots séparés par des joints de
construction non injectés, on admet que les variations de température
n'exercent pas d'effets sur la stabilité.
- Si les joints de construction sont injectés et la vallée relativement
encaissée, l'élévation de température provoque une augmentation de
volume et donc une poussée sur les rives et une rotation des plots l'un
par rapport à l'autre.
- Les variations de température créent des contraintes thermiques locales
génératrices de fissures près des ouvertures (galeries, vidange de fond) et
des surfaces en contact avec l'air ou l'eau. Cela nécessite des précautions
(armatures, dispositifs d'étanchéité) pour les infiltrations et la
détérioration.

Retrait :

Ses conséquences sur les contraintes sont comparables à celles induites par
une diminution de la température. Le retrait est générateur de fissures mais
il n'a pas d'influence sur la stabilité d'ensemble.
Précautions constructives : Minimiser les effets du retrait par découpage en
plot, construction espacée dans le temps des levés en vue d'évacuer la
chaleur, de repérer et réparer les fissures,...

25
Barrage poids

4-1-10) Autres forces :


Certains ouvrages sont calculés en prenant en considération les effets
thermiques (cas des barrages rigides seulement) et des efforts dus aux
explosions de bombes en plus des tremblements de terre.

4-2- Conditions de stabilité des barrages poids

La définition des critères de stabilité d'un barrage poids massif est basée
sur les trois modes de rupture suivants :

(a) Renversement sur un plan horizontal à l'intérieur du barrage, au


contact de la fondation ou à l'intérieur de celle -ci.
(b) Glissement sur les mêmes surfaces.
(c) Dépassement des contraintes admissibles à l'intérieur du barrage ou de
la fondation (Vérification de la stabilité élstique)

L'analyse des désordres intervenus sur certains barrages montre


qu’un désordre ou une rupture réelle combine souvent les deux modes de
rupture (a) et (b) : un début de basculement crée une fissure à l'amont ce
qui augmente les pressions interstitielles et diminue la sécurité au
glissement. Elle montre aussi qu’un mouvement de basculement important
comporte souvent un excès de compression au pieds aval (mode de rupture
(c)).
Les critères de stabilité se réfèrent à l'équilibre des forces et aux
contraintes. D'habitude, on considère les combinaisons suivantes :
 Cas normal (CN) : Toutes les charges sauf séisme, réservoir au niveau
RN.
 Cas exceptionnel 1 (CE1) : Toutes les charges sauf séisme et glace,
réservoir au niveau PHEE.
 Cas exceptionnel 2 (CE2) : Toutes les charges y inclus le séisme,
réservoir au niveau RN.

Les calculs de stabilité sont effectués en décomposant le barrage en


tranches verticales d’épaisseur unitaire, 1m, supposées indépendantes les
unes des autres. Les vérifications doivent être faites, en principe, pour

26
Barrage poids

toutes les assises horizontales de l’ouvrage. En pratique, si les conditions


indiquées ci-après sont vérifiées pour l’assise de base AB, elles le sont pour
toutes les autres assises.
On ne retiendra dans ce qui suit que les trois principales forces suivantes,
appliquées à chaque tranche verticale de profil OAB (Fig. 7) :
 Poids propre
 Poussée de l’eau
 Sous-pression

Figure 7 : Principales forces et contraintes internes d’un barrage


rigide

La résultante de ces forces est équilibrée par les réactions de la surface


d’appui AB.
Dans l’étude sommaire de stabilité qui suit, nous vérifierons la stabilité de
la partie d’ouvrage située au dessus de l’assise AB. Nous supposerons pour
simplifier que le parement amont du barrage est vertical; nous désignerons
par m = hm / b le fruit du parement aval.
Les conditions d'équilibre peuvent être décomposées en deux groupes :
Equilibre statique (glissement, renversement).
Equilibre élastique (interne : corps du barrage, externe : fondation).

27
Barrage poids

4-2-1) Stabilité au renversement des barrages poids :

- Critère de sécurité au renversement :

Le rapport des moments des forces motrices (poussée de l'eau et sous-


pressions par exemple) et des moments des forces résistantes (poids
propre de l'ouvrage) pourrait être considéré comme un coefficient de
sécurité au renversement :

4-2-2) Stabilité au glissement des barrages poids :

Les forces horizontales, telles que la poussée de l’eau et des vases, qui
s’exercent sur le barrage tendent à le déplacer vers l’aval. La résistance à
ces forces horizontales (résistance au cisaillement) est offerte par les
fondations grâce à leur cohésion c , et à leur coefficient de frottement ( tgφ).
Les deux méthodes suivantes sont largement utilisées pour l’étude de la
stabilité au glissement des barrages poids.

- Méthode du coefficient de frottement :

Cette méthode néglige la cohésion (c = 0) considérant qu’il s’agit


d’une caractéristique variable et aléatoire dont la pérennité en milieu
saturé n’est pas assurée. Concernant le coefficient de frottement (tg φ), la
valeur généralement admise pour un frottement béton-béton et béton-
rochet de qualité est tg φ = 0.75. Si la fondation est constituée de roche plus
tendre (calcaire, marne), on peut adopter un coefficient de frottement de
l’ordre de 0.60. Dans tous les cas, le coefficient de frottement est choisi
après essais géomécaniques.
La stabilité au glissement est assurée si on a :

28
Barrage poids

D’après la méthode du coefficient de frottement, le coefficient de sécurité au


glissement est alors :

En pratique, on donne au fruit m une valeur égale à 0.75 et on satisfait la


condition de non glissement en réduisant les sous-pressions au moyen d'un
réseau de drains verticaux (forages de drainage).

- Méthode du coefficient de cisaillement (USBR) :


Cette méthode exprime la résistance du béton ou de la fondation au
cisaillement en tenant compte à la fois du coefficient de frottement et de la
cohésion c. Les essais montrent que la cohésion c peut aller de 15 à 30
kg/cm2 pour du béton et du rocher sein. Dans ce cas, le coefficient de
sécurité au glissement s’écrit :

A étant l’aire de la surface de glissement potentiel.


Suivant le cas de charge considéré, on admet pour le coefficient de sécurité
C'g les valeurs suivantes :
- Dans le béton et au contact béton-fondation : CN : 3, CE1 : 2 , CE2 : 1.
- Dans le rocher de fondation : CN : 4 à 5 , CE1 : 2.7 à 3 , CE2 : 1.5.
La méthode du coefficient de cisaillement correspond mieux à l'allure des
diagrammes de cisaillement obtenus tant sur les bétons que sur les rochers.

Dans notre projet , on adoptera la méthode du coefficient de


frottement.

4-2-3)Stabilité interne des barrages poids :

La méthode de calcul consiste à déterminer les contraintes dans des


sections horizontales, à partir des formules de la flexion composée, compte
tenu des actions extérieures appliquées à l’ouvrage et d’éventuelles actions
internes telles que les pressions interstitielles dans les fissures.
Les contraintes normales admissibles dans le béton doivent respecter
certaines conditions :

29
Barrage poids

- Condition de non écrasement


Les contraintes de compression les plus élevées, se produisant au voisinage
du point B, ne doivent pas dépasser une certaine fraction (généralement 30
%) de la contrainte de rupture en compression du matériau constituant le
barrage, béton à 28 jours. Cette condition est toujours vérifiée dans les
petits et mo yens barrages.
En effet, dans un barrage poids massif, on obtient facilement une contrainte
de rupture caractéristique sur cylindre de l'ordre de 200 kgf / cm2 alors
que la contrainte dans les barrages courants ne dépasse pas 25 kgf / cm2
- Condition de non traction
Les contraintes normales les plus faibles, se produisant au voisinage du
point A, devraient rester positives et garder une valeur suffisante. En effet,
d'une part le béton ne peut pas supporter de traction et les joints de reprise
ne possèdent pas de résistance appréciable à la traction et, d'autre part et
en cas de fissure, la pénétration de l'eau dans la masse du barrage peut
conduire à un renversement.
Une condition célèbre de non traction, émise par Maurice Lévy, stipule
qu'en tout point du parement amont, la contrainte de compression soit au
moins égale à la pression hydrostatique : σA ≥ɤh. Cette condition n'est plus
utilisée surtout pour les plans de faiblesse (joints,...). De plus, elle conduit à
des sections AB inutilement épaisses : m >0.88 (pour d = 2.4).
Dans les barrages modernes, on admet une petite contrainte de traction de
l’ordre de 0.1 à 0.3 N/mm2,on adopte m = 0.75 (soit, σA <ɤh) et l'on
empêche l'eau de se mettre en pression dans l'ouvrage, en réalisant un
"drainage du barrage" (Fig. 8).

Figure 8 : Système de drainage des barrage rigides


- Ecran d’étanchéité

30
Barrage poids

Les sous-pressions jouent un rôle important dans la stabilité des barrages.


Pour réduire ces sous-pressions on réalise à la base du parement amont au
moyen de forages dans lesquels on injecte un coulis de ciment (Fig. 8 ci-
dessus). Le dosage de ciment est plus élevé dans le masque d’étanchéité
compris entre le parement amont et les drains que dans la masse de
l’ouvrage : par exemple 300 à 350 kg/m3 sur une épaisseur de 2 à 3 m, au
lieu de 200 à 250 Kg/m3 dans la masse.

4-2-4)Stabilité externe (études des fondations) :


- Stabilité au Poinçonnement :
En exerçant une charge croissante sur une fondation, il arrive un moment
où une rupture plastique se produit dans celle-ci: c’est le phénomène de
poinçonnement qui se produit lorsque la charge exercée est égale à la
charge limite de la fondation σlim .

- Calcul des Tassements du Sol de Fondation :


Dans cette partie on utilisera les formules de Voget pour vérifier les
différentes déformations de la fondation ( Voir fichier Excel et le tableau ci-
dessus)

- Effet de Renard (Sand Piping) :

Le phénomène de Renard est un phénomène mécanique d'érosion et


de soulèvement des terres de fondation (Fig.9). Il se produit dès que la
pression du courant d’infiltration, agissant sur les particules solides du sol,
dépasse une certaine pression critique donnée par la relation :

Soit :

et la vitesse critique correspondante est, :

Cette vitesse est sensiblement égale au coefficient de perméabilité K


sachant que :

31
Barrage poids

Figure 9 : Schématisation du phénomène de Renard

Lutte contre le phénomène de Renard :


 Allonger le parcours de l'eau (tapis amont, écran d'étanchéité,
drainage,..)
 Empêcher l'entraînement des matériaux (filtre inversé de transition
surmonté d'enrochement)

4-3-Notre projet

Dans notre projet on a étudié le barrage dans les différentes


combinaisons de charges suivantes :
-Barrage vide : poids propre
-Poids propre + poussée hydrostatique +Sous-pressions
-Poids propre+ poussée hydrostatique + sous-pression + seisme.
Cette combinaison de charges est appliquée pour les différents fruits
amont et aval. (Voir excel)
On a aboutit au choix suivant ( n=0.2 et m=0.8) car il vérifie les différentes
stabilités . En effet

32
Barrage poids

pression retenue seisme


cas de charge poids propre S-pressions Sp
Vr Hr Vs Hs

barrage vide 6750 0 0 0 0 0

poids proprs+retenue
6750 562,5 2812,5 1968,75 0 0
normale+sous-pression

poids proprs+retenue
normale+sous- 6750 562,5 2812,5 1968,75 337,5 2,79355643
pression+seisme

Vérification

glissement renversement
Sg Sr

- -

1,425 1,464161383

1,513496697 1,536344093

Pour la stabilité élastique on le vérifiera dans la partie qui suit .

Pour le deuxieme cas de charge on a aboutit a un coefficient de glissement


inférieur à 1,5 , pour améliorer la sécurité au glissement on peut :

33
Barrage poids

Amélioration de la sécurité au glissement

A. Augmenter les forces verticales


 Réduction de l’angle au parement aval
 Incliner le parement amont
 Réduire les sous-pressions
B. Réduire les forces poussantes (horizontales)
 Incliner la fondation vers l’amont
C. Augmenter la valeur de l’angle de frottement
 Traitement des arrêts de bétonnage (béton)
 Redans coffrés (béton)
 Injections (rocher)

Pour la vérification de la stabilité élastique , on l’a fait par samcef et on a


aboutit aux résultats résumé dans la partie V.

I-V- Vérification par SAMCEF


 Les éléments finis est moyen puissant de calcul, sur tous les niveaux,
et dans tous types de structures, dans notre cas, on a procédé à la
véerification des contraintes dans le béton par le logiciel SAMCEF,
durant cette utilisation, nous avons rencontré beaucoup de
difficultés :
 Le logiciel est relativement ancien, et la documentation à propos de
lui est rare sur internet
 La manipulation des géometries et des charges est un peu difficile
 La charge hydrostatique n’est pas incluse dans la version étudiant du
logiciel, hors c’est la seule version disponible
 Le probleme de charge hydrostatique est résolue en divisant le
parement amont en 10 morceaux identiques, sur lesquels une charge
uniforme (la moyenne de la pression hydrostatique sur ce morceau),
donc on a approché la pression hydrostatique par des charges
uniforme en escalier.
34
Barrage poids

Procédure
D’abord, on modélise la section du barrage comme étant un ‘’schell’’,
d’épaisseur 1m,en suite, en l’encastre dans sa base puis onn introduit les
diffirentes charge que subit le barrage et on maille la structure étuidé ;
enfin on fait le calcul et on obtient les plans de contrainte dans cette section
de barrage
Illustration
Maillage

On remarque que le maillage est plus dense dans la region du barrage la


plus sollicitée, ceci permet une bonne précision sur la déformation, et l’etat
de contrainte dans cette zone.

Premiere variante
Dans cette variante, on a m=0.85 et n=0.1

Pour un cas de charge normal : sous-pression et retenue du barrage

35
Barrage poids

 Cas de charge exceptionnel : seisme et charges normales

36
Barrage poids

Deuxième variante

Dans cette variante, nous avons n=0.2 et m=0.8

 Poids propre

 Charges normales

37
Barrage poids

 Charge exceptionnelle

Troisième variante :
On a comme parametres géometriques m=0.75 et n=0.15
 Poids propre

38
Barrage poids

 Charge normale

39
Barrage poids

 Charge exceptionnelle

Conclusion
-
Conditions de Maurice Levy :
40
Barrage poids

Pour le cas d’un barrage vide, la 1ère et 2nd condition de Maurice


Levy sont vérifiées, en effet σb <R’b et σa >0 pour toutes les variantes.
R’b= 5,4Mpa pour un coéfficient de sécurité f=4 alors que la contrainte
maximale détectée par Samcef est de l’ordre de 3.5Mpa.
Pour le cas d’un barrage plein, pour la 3eme et 4eme condition de Maurice
Levy pour un :
 cas de charge normal

σa <R’b μ= σb /pam > ϴb =0,8 μ =σb /pam > f(ϴb)


(barrage drainé) barrage non drainé

Variante 1 Vérifiée μ=5,06 vérifiée f(ϴb)=1,077 Vérifiée


Variante 2 Vérifiée μ=4,66 Vérifiée f(ϴb)=1,299 Vérifiée
Variante 3 vérifiée μ =4,26 vérifiée f(ϴb)=1,01 Vérifiée

 cas de charges exceptionnelles

σa <R’b μ= σb /pam > ϴb =0,8 μ =σb /pam > f(ϴb)


(barrage drainé) barrage non drainé

Variante 1 Vérifiée μ=5,6 vérifiée f(ϴb)=1,27 Vérifiée

Variante 2 Vérifiée μ=4,4 Vérifiée f(ϴb)=1,299 Vérifiée

Variante 3 vérifiée μ =4,66 vérifiée f(ϴb)=1,07 Vérifiée

41
Barrage poids

V-Calcul des déplacements a attendre des zones


rocheuses sollicitées par des efforts provenant de la
structure :

Comme pour chaque ouvrage, il faut incorporer les effets élastiques


de la fondation dans le calcul et pour y arriver il importe d’abord de
déterminer quels sont les déplacements des fondations sous les
sollicitations que les ouvrages peuvent leur transmettre.
Pour le cas de notre barrage, on a utilisé les formules de vogt et on a aboutit
aux résultats suivants : Pour n=0,2 et m=0,8.

Déplacement Rotation due Déplacement du Déplacemen


du à l'effort au moment au momrnt de t du à l'effort Déplacement du à
normal de flexion flexion tangentiel l'effort tangentiel
dn(m) dα' dα'' dt' dt''
Cas de 0,016074834 0,017104626 0,084525006 0 0
charge 1

Cas de 0,012725911 0,03385544 0,167301596 0,006697848 0,000782639


charge 2

Cas de 0,013529652 0,034857142 0,172251656 0,0067045 0,000783416


charge 3

42
Barrage poids

Conclusion :

La raison principale de recours aux barrages poids est leur capacité à


laisser passer des crues importantes par leur sommet (submersion) sans
dommages appréciables. Leurs prix de construction et de maintenance sont
souvent plus grands que ceux des barrages en terre ou en enrochement, de
hauteurs et longueurs en crête comparables.
Durant notre projet on bien assimilé la méthode de calcul pour un
dimensionnement préliminaire d’un barrage poids et on a appris un autre
outil informatique qui est SAMCEF.
L’étude qu’on a faite nous a permis de choisir les meilleurs fruits à
savoir : n=0,2 et m=0,8.

43