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14/09/2008

Traitement de l’air et climatisation


Les composants et leurs fonctions
par André BAILLY
Directeur du laboratoire de la Compagnie Industrielle d’Applications Thermiques
Michel CLERC-RENAUD
Ingénieur de l’Institut national des sciences appliquées de Lyon Conseiller
technique CIAT
Emmanuel RUTMAN
Ingénieur de l’École catholique d’arts et métiers de Lyon Responsable de
l’équipe Confort du laboratoire CIAT

et Claude TERNANT
Ingénieur de l’École des hautes études industrielles de Lille (HEI)
Ancien responsable du département Assistance technique de CIAT

1. Centrale de traitement d’air ................................................................. BE 9 271 - 2

1.1 Caisson de mélange.................................................................................... — 2


1.2 Caisson de filtration..................................................................................... — 3
1.3 Batterie chaude ............................................................................................ — 3
1.4 Batterie froide .............................................................................................. — 4
1.5 Caisson de bipasse...................................................................................... — 7
1.6 Humidificateur ............................................................................................. — 7
1.7 Ventilateur .................................................................................................... — 9
1.8 Récupérateurs d’énergie............................................................................. — 12
2. Régulation.................................................................................................. — 15
2.1 Capteurs ....................................................................................................... — 15
2.2 Différents types de régulation .................................................................... — 17
3. Réseau aéraulique.................................................................................... — 23
3.1 Gaines........................................................................................................... — 23
3.2 Bouches........................................................................................................ — 23
3.3 Systèmes de diffusion................................................................................. — 25
4. Conclusion................................................................................................. — 25

Notations et symboles .................................................................................... BE 9 270

Pour en savoir plus........................................................................................... Doc. BE 9 274

U n système de conditionnement d’air est généralement composé de trois éléments :


—la centrale de traitement d’air traite l’air du point de vue thermique et de la qualité et
met l’air en mouvement ;
—la régulation agit sur différents paramètres pour maintenir les valeurs mesurées proches
du confort désiré ;
—le réseau aéraulique assure les liaisons entre la centrale de traitement d’air et les locaux
desservis. Il sert également, en liaison avec l’extérieur, à l’introduction et à l’extraction d’air.
Dans cet article, chaque composant de ces trois éléments est décrit en rappelant son rôle et
son fonctionnement.

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TRAITEMENT DE L’AIR ET CLIMATISATION __________________________________________________________________________________________________

Ce document fait partie d’un ensemble de quatre articles sur le traitement d’air :
[BE 9 270] Traitement de l’air et climatisation. Généralités
[BE 9 271] Traitement de l’air et climatisation. Les composants et leurs fonctions
[BE 9 272] Traitement de l’air et climatisation. Aspects thermiques et mécaniques
[BE 9 273] Traitement de l’air et climatisation. Aspects acoustiques et physico-chimiques
complétés par un fascicule de documentation
[Doc. BE 9 274] Traitement de l’air et climatisation. Pour en savoir plus

1. Centrale de traitement d’air


Le concepteur détermine la nature et l’ordre des composants de la centrale
de traitement d’air (CTA) en fonction des résultats désirés. La figure 1 montre
un exemple de composition comprenant :
— un caisson de mélange (1) ;
— un caisson de filtration (2) ;
— une batterie chaude (préchauffage) (3) ;
— une batterie froide (4) ;
— une batterie chaude (réchauffage) (5) ;
— un humidificateur (6) ; — un
ventilateur (7).

1.1 Caisson de mélange

■ Rôle
Le caisson de mélange standard (2 voies) est généralement utilisé pour réaliser le
mélange de deux airs :
— l’air neuf ;
— l’air recyclé.
Il est parfois destiné uniquement à assurer une sélection de circuit.
Exemple : pour le fonctionnement tout air neuf ou le fonctionnement tout
air recyclé.

Dans certaines installations un peu plus sophistiquées, le caisson de mélange


comporte une troisième voie, qui assure l’écoulement et le dosage de l’air
extrait. Nous l’appelons généralement « caisson de mélange économiseur ».

■ Fonctionnement
Le caisson de mélange standard « 2 voies » comporte, à l’intérieur ou à
l’extérieur, des volets dont les lames peuvent être montées en parallèle (figure
2 a) ou en opposition (figure 2 b).
Le caisson de mélange économiseur à 3 voies permet d’assurer :
— le dosage et l’extraction d’air vicié ; — le
Les 3 volets sont motorisés et solidaires.
Il se monte sur une centrale de traitement d’air double qui est
dotée de deux ventilateurs destinés à assurer le soufflage et la reprise
(figure 3).


Figure 1 – Exemple de composition d’une centrale de traitement d’air
dosage et l’introduction d’air neuf ; — le
passage de l’air recyclé.

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Figure 3 – Exemple de montage d’un caisson de mélange économiseur

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OPA à 99,99 DOP ou NaCl (classification CEN 779 : F5 à F9 et CEN 1 822 : H10 à

Tableau 1 – Méthodes d’essais des filtres à air

Nature et mode de génération de l’aérosol d’essai


Méthode Applications Principe de mesure (1)

L’aérosol d’essai est obtenu par dispersion, au moyen L’aérosol d’essai est dispersé dans la section d’entrée du
d’une trompe à air comprimé, d’une poussière banc d’essais. La poussière non retenue par le filtre à
synthétique composée de :
l’essai est recueillie sur le filtre de prélèvement. La
Filtres à moyenne — 72 % de silice,
Gravimétrie (GRAVI) masse de poussière recueillie sur le filtre de
efficacité (préfiltre) — 23 % de noir de carbone, — 5 %
prélèvement et la masse de poussière émise sont
de linters de coton.
déterminées par pesée. La perméance P du filtre est le
La concentration est de 70 mg/m3
rapport de ces deux masses.
L’aérosol d’essai est l’aérosol atmosphérique. Le La poussière atmosphérique, prélevée au moyen de
diamètre médian de l’aérosol atmosphérique est deux sondes de prélèvement identiques, placées en
amont et aval du filtre à l’essai, est recueillie sur deux
variable d’un lieu à un autre. Il est en général compris
disques de papier filtre à très haute efficacité. L’opacité
entre 0,5 et 1 µm. La concentration, variable aussi, est des dépôts de poussière sur les deux disques de papier
comprise entre 0,02 et 0,3 mg/m3. est mesurée au moyen d’un opacimètre. Les durées de
Opacimétrie (OPA) Filtres à haute efficacité prélèvement amont et aval sont choisies de telle sorte
que les opacités des deux dépôts soient voisines.
La perméance P du filtre est le produit du rapport des
durées de prélèvement et du rapport des opacités des
dépôts.

L’aérosol d’essai est obtenu par vaporisation puis La concentration de particules DOP est mesurée en
condensation du dioctylphtalate (DOP) qui peut fournir amont et en aval du filtre à l’essai à l’aide d’une cellule
DOP (n’est plus utilisée Filtres à très haute
des particules homogènes d’une taille de 0,3 µm. photoélectrique.
depuis 1996) efficacité La perméance P du filtre est le rapport des deux
La concentration est de 100 mg/m3.
concentrations.
L’aérosol d’essai est composé de particules solides de L’aérosol prélevé en amont et en aval du filtre à l’essai
chlorure de sodium produit par pulvérisation d’une sert d’air comburant à un brûleur à gaz méthane.
solution saline, puis évaporation complète de l’eau des L’intensité de la raie « D » du sodium émise par la
NaCl (remplace la Filtres à très haute gouttelettes (le diamètre médian de 0,35 µm est en fait flamme est mesurée au moyen d’une cellule
l’arête de l’aérosol cubique). photoélectrique. Cette intensité est proportionnelle à la
méthode DOP) efficacité concentration en sel de l’aérosol prélevé.
La concentration est de l’ordre de 5 mg/m3.
La perméance P du filtre est le rapport des intensités aval
et amont.

(1) La perméance P est le rapport de la concentration de particules en aval et en amont du filtre.

1.2 Caisson de filtration H12).


● Montage de type 1 et 2 à porte latérale (figure 4 d). Dans certaines
L’opération de filtration n’a aucune action sur les caractéristiques thermiques applications, nous retrouvons le montage 1 plus le montage 2 alliant le préfiltre
de l’air. Elle n’apparaît pas sur le diagramme de l’air humide. Elle crée une chute et le filtre.
de pression sur l’air. Elle fait cependant partie intégrante d’une centrale de
traitement d’air. ■ Classification
Le tableau 2 décrit les différentes qualités des filtres couramment installés
■ Définition
dans les centrales de traitement d’air.
Filtrer consiste à éliminer d’un fluide gazeux tout ou partie des particules ou
aérosols qu’il contient, en les retenant sur une couche poreuse appelée « média
filtrant ». Le tableau 1 donne les techniques de mesure de l’efficacité d’un filtre.

■ Montage 1.3 Batterie chaude


Les cellules de filtre utilisées sont aux dimensions internationales : 24 in x 24
in ou 12 in x 24 in soit 610 mm x 610 mm ou 305 mm x 610 mm.
Nous indiquons ci-dessous : ■ Rôle et fonctionnement
— les trois types de montage possibles ; La batterie chaude (figure 5 a) assure le préchauffage ou le chauffage de l’air
— les qualités de filtres qui peuvent être sélectionnés pour chaque type de à l’aide d’un fluide chaud qui peut être de l’eau, de l’eau surchauffée, de la
montage. vapeur, la condensation d’un fluide frigorigène ou des résistances électriques.
● Montage de type 1 à porte latérale (figure 4 a) avec glissières Durant l’opération de chauffage, l’humidité absolue, ou teneur en humidité w,
comprimables (portée horizontale) et filtres à efficacité de 65 à 90 % reste constante. En revanche, l’humidité relative ε (en %) diminue.
gravimétrique (GRAVI) (classification CEN 779 : G1 à G4).
Nota : ε est utilisé pour désigner la valeur de l’humidité relative sur le diagramme de l’air humide. Par
● Montage de type 2 à porte latérale (figure 4 b) avec glissières contre, HR suit l’unité % pour désigner une valeur d’humidité relative (% HR).
(0)

comprimables (portées horizontale et verticale) et filtres à efficacité de 50 à 95


% opacimétrique (OPA) (classification CEN 779 : F5 à F8). ● Montage de type 3
à porte amont (figure 4 c) avec cadres universels et filtres à efficacité de 50 %

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(0)

Tableau 2 – Qualités des filtres


Matière Classification (voir tableau 1 :
Montage méthode d’essai) Tenue au feu Construction
Application
Cadre Média

Acier galvanisé Acier galvanisé G1 65 % GRAVI M0 Plan


Carton Fibre de verre G4 90 % GRAVI M3

Préfiltre 1 Plissé
Acier galvanisé Synthétique G4 90 % GRAVI M1

Filtre haute Carton Fibre de verre 2 ou 3 F6 65 % OPA M3 Plissé


efficacité F7 85 % OPA M3
F8 95 % OPA M3
Acier galvanisé Fibre de verre 2 ou 3 F6 65 % OPA M2 Poches
F7 85 % OPA M3
F8 95 % OPA M3
Acier galvanisé ou Fibre de verre 2 ou 3 F6 65 % OPA M1 Dièdre profond
PVC F7 85 % OPA M1 plissé

F8 95 % OPA M1
Filtre absolu Acier galvanisé Fibre de verre 3 H 10 95 % DOP M1 Dièdre profond
H12 99,99 % DOP NaCl M1 plissé

Filtre Mousse carbonée 2 ou 3 Conditions ordinaires, absorption moyenne


à charbon Acier galvanisé Charbon 3 Pour conditions industrielles Cassettes
actif

— les résistances à fils nus ; ce sont des fils de faible inertie. Le branchement
s’effectue sur bornes par bloc précablé.
■ Régulation La régulation de la batterie électrique peut être réalisée :
La régulation de la batterie à eau se fait : — en tout ou rien par action sur un ou plusieurs étages ; — en
— soit par variation du débit d’eau. C’est un fonctionnement en répartition progressif par variation de la tension effective.
(figure 5 b) :
• la température d’entrée d’eau dans la batterie est constante,
• le débit d’eau dans la batterie est variable et la pompe du cir-cuit
général assure la circulation d’eau ;
1.4 Batterie froide
— soit par variation de la température. C’est un fonctionnement en mélange
ou injection (figure 5 c) : ■ Rôle et fonctionnement
• la température d’entrée d’eau dans la batterie est variable, La batterie froide (figure 6 a) assure le refroidissement de l’air, avec ou sans
• le débit d’eau dans la batterie est constant et assuré par unepompe déshumidification, à l’aide d’un fluide froid qui peut être de l’eau glacée ou
secondaire. glycolée ou par évaporation d’un fluide frigorigène (batterie à détente directe).
■ Batterie électrique Durant l’opération de refroidissement sans déshumidification, l’humidité
absolue ou teneur en humidité w reste constante. En revanche, l’humidité
La batterie chaude peut être électrique. Elle est alors composée de deux types
de résistance : relative ε (en %) augmente.
— les résistances blindées (figure 5 d) ; ce sont des tubes à ailettes spiralées
et en inox. Le branchement s’effectue sur barrettes de cuivre ;

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Condenseur à

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eau
(ou à air)

d batterie froide à détente directe. Le bac d'évacuation des condensats


n'est pas représenté (à droite, circuit frigorifique de la batterie à détente directe)

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Durant l’opération de refroidissement avec déshumidification, l’humidité


absolue w diminue, l’humidité relative ε (en %) augmente.

■ Régulation de la batterie froide à eau


La régulation de la batterie à eau se fait :
— soit par variation du débit d’eau ; c’est un fonctionnement en répartition
(figure 6 b) :
• la température d’entrée d’eau dans la batterie est constante,
• le débit d’eau dans la batterie est variable et la pompe du cir-cuit
général assure la circulation d’eau ;
— soit par variation de la température ; c’est un fonctionnement en mélange
ou injection (figure 6 c) :
• la température d’entrée d’eau dans la batterie est variable,
• le débit d’eau dans la batterie est constant et assuré par lapompe
secondaire.
■ Batterie à détente directe
Le froid est produit par changement de phase du fluide frigorigène
(évaporation) (figure 6 d, partie gauche). La batterie est alimentée par un
détendeur thermostatique et reliée à un groupe de condensation comprenant
un compresseur et un condenseur
(figure 6 d, partie droite).

■ Évacuation des condensats


Toutes les batteries froides, qu’elles soient à eau ou à détente directe, sont
équipées d’un bac de récupération de condensats. L’eau condensée sur la
batterie est recueillie dans ce bac de récupération. Celui-ci est raccordé par une
tubulure d’évacuation vers un siphon à l’air libre dont la construction est à
prévoir dès l’installation.
Ce siphon permet avant tout le bon écoulement de l’eau et a, en outre, deux
fonctions essentielles :
— dans le cas d’un système en dépression, il empêche l’entrée de l’air
extérieur ;
— dans le cas d’un système en surpression, il évite une perte de l’air soufflé.
Explication : dans un système en dépression, il se crée une « pression statique
négative » entre la batterie et le ventilateur (figure 7). En l’absence de siphon,
l’air extérieur s’engouffre dans la tuyauterie et empêche l’évacuation des
condensats, jusqu’à ce que la hauteur d’eau dépasse la valeur de cette pression
statique négative.
Figure 8 – Niveaux d’eau dans le siphon suivant les différentes phases de fonctionnement
du ventilateur

Or, comme la plupart des bacs de condensats ne peuvent contenir une telle
quantité d’eau, ils débordent et les gouttelettes d’eau sont généralement
entraînées par la vitesse d’air dans le ventilateur, puis dans la gaine. Il faut donc
prévoir un siphon.
La hauteur nécessaire de ce siphon dépend uniquement de la « pression
statique négative » effective à la surface du bac de récupération.
Pour monter correctement le siphon, nous devons tenir compte des trois
phases de fonctionnement du ventilateur : ventilateur à l’arrêt, démarrage du
ventilateur, ventilateur en régime.
● Ventilateur à l’arrêt (figure 8 a)
Le niveau de la colonne A sera égal à deux fois la pression négative existant
dans l’appareil en phase de fonctionnement.
● Démarrage du ventilateur (figure 8 b)
Le niveau des condensats B fluctuera au démarrage jusqu’à atteindre le
maximum de dépression (égale à la dépression négative du système).

Figure 7 – Fonctionnement d’un bac d’évacuation des condensats sans siphon ● Ventilateur en régime (figure 8 c)
Le niveau des condensats B sera stabilisé à la valeur de la pression négative
du système. La cote C devra être égale à au moins deux fois la valeur de cette
pression négative.

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Exemple : 1.6.1 Humidificateurs adiabatiques


— dépression 400 Pa soit environ 40 mm CE ; — hauteurs A et C :
80 mm, soit hauteur totale D = 160 mm ■ Pulvérisation avec recyclage par pompe
● Conseils de montage : La pulvérisation consiste à propulser et pulvériser mécaniquement un jet
d’eau (figure 9 a). Avec l’humidificateur à pulvérisation avec recyclage par
— prendre une marge de sécurité pour inclure l’augmentation de dépression
pompe, l’eau ne subit aucun traitement thermique. Après un certain temps de
causée par l’encrassement des filtres ;
fonctionnement, la température de l’eau se confond avec la température
— n’utiliser aucune réduction ;
humide de l’air.
— prévoir un siphon sur l’évacuation ;
— respecter une pente dans le sens de l’évacuation (tuyauterie) ; — prévoir Le rendement (ou efficacité) est fonction :
une isolation pour éviter les condensations. — de la finesse des gouttelettes d’eau, donc de la qualité de la pulvérisation ;
Ne jamais raccorder la tuyauterie des condensats sans un écoulement visible. — du temps de contact entre l’air et l’eau, donc de la dimension du caisson
d’humidification.
L’eau ayant une vitesse de chute donnée et la centrale une hauteur limitée,
il peut être nécessaire de multiplier le nombre de rampes de pulvérisation afin
1.5 Caisson de bipasse d’augmenter le temps de contact.

■ Ruissellement avec recyclage par pompe


■ Rôle et fonctionnement L’humidificateur à ruissellement avec recyclage par pompe (figure 9 b)
Le caisson de bipasse permet de limiter ou de faire varier la quantité d’air fonctionne comme suit :

Tableau 3 – Différents types d’humidificateur

Types d’humidificateur Fonctionnement Sous-types

Ils utilisent de l’eau qui est ensuite évaporée : la chaleur


nécessaire est fournie par l’air qui se refroidit et, d Humidificateur à pulvérisation avec recyclage par pompe
parallèlement, se charge en vapeur d’eau.
d Humidificateur à pulvérisation à eau perdue
Humidificateurs adiabatiques
La transformation est « adiabatique » : il n’y a pas dHumidificateur à ruissellement avec recyclage par
augmentation de l’enthalpie (chaleur totale) mais une pompe d Humidificateur à ruissellement à eau perdue
modification du rapport chaleur sensible/chaleur latente
apparaît.
Ils utilisent directement la vapeur d’eau produite par un d Humidificateur à vaporisation par générateur

générateur centralisé (chaudière, sous-station d’un réseau centralisé d Humidificateur à vaporisation par
Humidificateurs à vapeur
de chauffage) ou par un système autonome intégré. ébullition

admise sur l’organe traitant. Il peut être monté sur une batterie chaude, une — l’eau ruisselle sur un support dont la surface est très importante ;
batterie froide ou un humidificateur. — l’air circule à travers l’épaisseur de ce support et se trouve en contact avec
Pour influer sur la quantité d’air admise, le caisson de bipasse est doté d’un la surface humide ;
jeu de volets à action opposée et peut avoir deux utilisations : — l’eau s’évapore sous l’effet de la chaleur cédée par l’air.
— moduler le débit d’air traité, donc assurer en quelque sorte une régulation Comme pour l’humidificateur à pulvérisation, l’humidification est
; la figure 9 d présente un bipasse monté sur un humidificateur ; adiabatique. Ce type d’humidificateur est proposé en deux modèles standards :
— permettre une économie énergétique dans certains cas de séchage ou de — efficacité à 60 % ; —
forte déshumidification (piscines). efficacité à 85 %.

■ Calcul de la consommation d’eau en recyclage par pompe


En plus de la compensation due à l’eau évaporée, il est nécessaire de prévoir
1.6 Humidificateur un apport d’eau neuve afin de déconcentrer l’eau du bac. L’apport d’eau ne
s’effectue pas grâce au débordement par le trop plein du bac. La méthode la plus
efficace consiste à créer un débit de purge en continu en aval de la pompe (figure
■ Rôle et fonctionnement 10).
L’humidificateur sert à augmenter la teneur en eau de l’air traité, c’est-à-dire (0)
à augmenter l’humidité absolue. Pour qu’il y ait humidification, il faut un contact
étroit et intensif entre l’air et la source d’humidité.
Cette source d’humidité peut être :
— de l’eau finement pulvérisée et projetée dans le flux d’air où elle se
transforme en vapeur. Le changement d’état nécessite un apport de chaleur qui
sera fourni par l’air traité (chaleur latente de vaporisation) ;
— de la vapeur produite :
• soit indépendamment dans un circuit de distribution alimentépar
une chaudière de production de vapeur,
• soit par un dispositif incorporé.
Le tableau 3 regroupe les différents types d’humidificateur en fonction de la
source d’humidité.

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La consommation d’eau est la somme du débit d’eau évaporée et du débit de purge


(figure 10) :

D=E+B

Le débit de purge est fonction de la qualité de l’eau utilisée (pH, teneur en


bicarbonate et en calcium).

Les abaques de la figure 11 permettent de déterminer un facteur B/E en fonction


de l’analyse chimique de l’eau.

Exemple :
— entrée d’air : + 26 ˚C w = 4,2 g/kg AS
— sortie d’air : + 19 ˚C w = 6,9 g/kg AS
— débit d’air : 2 500 kg/h ;
— qualité de l’eau :
• pH : 7,2
• teneur en Ca2+ : 25 ˚Fr (degré français) ou 100 mg/L

• teneur en HCO3 : 100 mg/L

— débit d’eau évaporée : 10−3 x (6,9 − 4,2) x 2 500 = 6,75 kg/h


— B/E = 0,30 (lecture abaque)
— déconcentration : 6,75 x 0,30 = 2,025 kg/h
— consommation d’eau : 6,75 + 2,025 = 8,775 kg/h Figure 10 – Recyclage avec débit de purge
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Figure 11 – Abaques B/E en fonction de l’analyse chimique de l’eau


1.7 Ventilateur

■ Rôle et fonctionnement
■ Pulvérisation ou ruissellement à eau perdue Le ventilateur, ou motoventilateur, permet d’assurer l’écoulement continu de
Pendant le fonctionnement de l’humidificateur à pulvérisation ou à l’air :
ruissellement à eau perdue, l’eau est constamment renouvelée (figure 9 c). — dans la centrale de traitement d’air elle-même ;
Si la température de l’eau est sensiblement voisine de la température humide — dans le réseau de distribution d’air, par les gaines de soufflage ;
de l’air, l’humidification est adiabatique. — dans le réseau de reprise d’air, par les gaines d’aspiration.
L’humidification à eau perdue est très onéreuse. La quantité d’eau pulvérisée, Il se compose de deux éléments principaux (figure 13) :
donc dépensée, est 10 fois plus importante que la quantité d’eau réellement — une roue, qui porte les aubes ;
absorbée, donc consommée. — une enveloppe, ou volute, qui canalise l’air déplacé par cette roue.
Le ventilateur est centrifuge et véhicule l’air comme suit :
— l’air est aspiré suivant une direction axiale, à travers une ouïe d’aspiration
1.6.2 Humidificateurs à vapeur :
• si la roue est simple, avec un seul orifice d’aspiration, nous
■ Vapeur par générateur centralisé l’appelons ventilateur « simple ouïe »,
Avec ce premier type d’humidificateur, la vapeur est produite • si la roue est double, avec deux orifices d’aspiration, nous l’appelons
indépendamment par générateur centralisé : chaudière, sous-station d’un ventilateur « double ouïe » ;
réseau de chauffage... — l’air est évacué suivant une direction perpendiculaire à l’axe de rotation, à
Le système d’alimentation regroupe (figure 12 a) : travers l’orifice de refoulement.
— un réseau de canalisations de distribution ;
— des organes de détente et de régulation ;
— une évacuation de condensats ;
— une rampe d’injection (centrale de traitement d’air) ou un diffuseur de
gaine.

■ Vapeur par générateur autonome


Deux types d’humidificateur existent :
— à résistances chauffantes (figure 12 b) ; la variation du débit de vapeur
étant réalisée par variation de la puissance électrique des résistances ;
— à électrodes immergées (figure 12 c) ; la variation du débit de vapeur étant
réalisée par variation du niveau d’eau. L’eau sert de conducteur électrique.
L’intensité, donc la puissance électrique, est proportionnelle à la surface
mouillée des électrodes.

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■ Ventilateur basse pression — des aubes inclinées vers l’avant (aubes à action) ;
— une courbe débit-pression relativement plate ;
Les ventilateurs basse pression (figure 14) ont pour caracté- — une puissance absorbée qui baisse rapidement avec le débit
ristiques : d’air ;
— un rendement maximal de 70 % ;
— un fonctionnement silencieux ;
— un débit d’air important pour un faible encombrement.
La figure 14 b montre un exemple de courbes débit/pression d’un ventilateur basse
pression pour de l’air à 15 ˚C et une pression de 101 325 Pa.

■ Ventilateur moyenne pression


Les ventilateurs moyenne pression (figure 15 a) ont pour caractéristiques :
— des aubes inclinées vers l’arrière (aubes à réaction) ;
— une courbe débit/pression inclinée ;
— un rendement important, qui peut aller jusqu’à 80 % pour certains modèles ;
— un débit d’air peu dépendant des variations de pression de l’installation (partie
verticale de la courbe).
La figure 15 b montre un exemple de courbes débit/pression d’un ventilateur
moyenne pression pour de l’air à 15 ˚C et une pression
Figure 13 – Ventilateur centrifuge de 101 325 Pa.

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Figure 15 – Ventilateur moyenne pression Une batterie est placée dans le circuit d’air extrait, l’autre dans le circuit d’air

1.8 Récupérateurs d’énergie introduit. Les circuits d’air et d’eau sont disposés de manière à obtenir des
circulations à contre-courant. Nous préférons utiliser le terme contre-courant
plutôt que courant croisé car les batteries des récupérateurs ont généralement
C’est en hiver que le phénomène est le plus évident. L’air neuf pris à un minimum de
l’extérieur est à basse température (− 10 ˚C par exemple) et l’air vicié rejeté vers
l’extérieur est à haute température (+ 20 ˚C en confort).
Le récupérateur d’énergie (figure 16) est un dispositif qui permet un échange
sans contact direct entre les deux airs : l’énergie contenue dans l’air extrait est
transférée en partie vers l’air introduit. Cet échange génère des économies
d’énergie.
Sous le vocable de « récupérateurs d’énergie » sont regroupés différents
types de matériels :
— le récupérateur à deux batteries ;
— le récupérateur « échangeur à plaques » ; — le
récupérateur à caloduc ; — le récupérateur rotatif.

■ Récupérateur à deux batteries


Il est constitué de deux batteries à ailettes classiques, reliées entre elles par
un circuit dans lequel circule un fluide caloporteur (antigel si nécessaire) mis en
mouvement par une pompe de circulation (figure 17 a).

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Figure 16 – Principe du récupérateur d’énergie

Purgeur

Remplissage du
circuit

a batteries à ailettes classiques b centrale d'introduction

et d'extraction séparées

Figure 17 – Récupérateur à deux batteries


4 nappes. La circulation d’eau s’effectue plus à contre-courant qu’à courant
croisé.
Le dispositif permet beaucoup de souplesse. Les batteries peuvent être
incorporées dans la centrale de traitement d’air. Dans les cas plus complexes où
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il n’est pas possible de prévoir une implantation de l’extraction

d’air dans le même local que le traitement d’air neuf, la jonction


peut être hydraulique (figure 17 b).

■ Récupérateur à caloduc
Le lecteur se reportera utilement à l’article spécialisé [B 9 545]
dans le traité Génie énergétique [36].
Un caloduc est constitué d’une enveloppe métallique tubulaire
comportant généralement des ailettes extérieures et contenant
un fluide présent sous deux phases en équilibre (une phase liquide
et une phase gazeuse).
Son fonctionnement est fondé sur un cycle
condensationévaporation :
— le fluide s’évapore dans la partie chaude (évaporateur) ;
— la vapeur formée va se condenser sur la partie froide
(condenseur) ;
— le retour du liquide de la partie froide vers la partie chaude
se fait :
• par gravité : la partie condenseur doit se trouver au-
dessus dela partie évaporateur (figure 18 a),
• par le biais d’une structure capillaire tapissant la paroi
internedu tube ; dans ce cas, le caloduc peut également
fonctionner en position horizontale, une inclinaison faible (7 à
8˚) favorisant le mouvement (figure 18 b).
Les tubes sont assemblés en batteries, séparés en deux par une
cloison étanche assurant la séparation des deux flux d’air. Les
températures d’évaporation et de condensation sont très voisines
et le fonctionnement est quasi isotherme. Le transfert a lieu
uniquement par le biais de la chaleur latente de changement
d’état.

■ Récupérateur « échangeur à plaques »


C’est un échangeur constitué par empilage de plaques minces
parallèles entre lesquelles circulent les deux flux d’air.
L’air extrait cède sa chaleur à l’air introduit à travers les
plaques.
Les flux d’air sont disposés de deux manières (figure 19) :
— soit à courants
croisés ; — soit à
contre-courants.

■ Récupérateur rotatif
Il est constitué d’une roue, entraînée à faible vitesse (10 à 20
tr/min). Cette roue comporte un nombre important de petits
canaux qui laissent passer l’air. Un peu moins de la moitié de la
surface frontale est raccordée sur le circuit « air extrait » ; un peu
moins de la moitié de la surface est raccordée sur le circuit « air
introduit » ; une faible surface sert à la zone de purge.
Au cours de sa rotation, la partie réchauffée par l’air chaud
vient restituer cette chaleur au flux d’air froid qui le traverse alors
(figure 20 a).
Les canaux sont ainsi parcourus alternativement par les deux
flux d’air.
La roue est généralement équipée d’un « secteur de purge »
destiné à limiter le recyclage de l’air extrait. Pour faciliter cette
action, il faut que le circuit « air extrait » soit en dépression par
rapport au circuit « air introduit » (figure 20 b). Le débit de purge
ne dépend que de la pression différentielle entre les deux circuits.

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Figure 19 – Les deux types de récupérateurs « échangeur à plaques »

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le bilame, soumis soit au chaud, soit au froid, s’incurve. Il établit ou coupe le


circuit électrique par l’intermédiaire de contacts fixes et mobiles.

Tableau 4 – Différents types de sondes de température

Principe Type Explication Particularités

d La résistance diminue lorsque la température augmente


dLa variation n’est pas linéaire ; il faut placer une résistance en parallèle,
CTN Coefficient de température négatif
mais ce principe diminue la sensibilité (50 Ω/K) d Utilisée par certains
constructeurs
Thermistance
dLa résistance augmente lorsque la température augmente d La
CTP Coefficient de température positif sensibilité se situe vers 10 Ω/K d Utilisée pour certains automates

d La résistance augmente lorsque la température augmente d


Sensibilité de l’ordre de 0,39 Ω/K d Linéarité excellente d Fidélité et
interchangeabilité
dRaccordement par 4 fils pour s’affranchir de la résistance de ligne d
PT100 Platine pur de résistance 100 Ω à 0 ˚C
Chère
d Courant en gestion technique du bâtiment
Métallique

d La résistance augmente lorsque la température augmente d


Sensibilité de l’ordre de 6 Ω/K d Linéarité bonne
Ni 1 000 Nickel pur de résistance 1 000 Ω à 0 ˚C
d Utilisée par plusieurs constructeurs pour sa sensibilité

■ Sondes de température
La sonde de température pour le traitement d’air utilise le principe de la
variation de résistance électrique en fonction de la température. Le tableau 4
regroupe les différents types de sondes.

■ Sondes d’humidité relative


Les sondes d’humidité relative et les hygrostats utilisent les mêmes principes
:
— type selfique (figure 22 a) : la variation de longueur du matériau
hygroscopique déplace un noyau métallique à l’intérieur d’un entrefer ;
— type résistif (figure 22 b) : la résistance électrique du gel hygroscopique
varie en fonction de l’humidité relative ;
— type capacitif (figure 22 c) : les molécules d’eau absorbées par le
diélectrique polymère modifient la valeur de la capacité.
La valeur de la self, de la résistance ou de la capacité est transformée en une
tension continue.
Le tableau 5 compare les différents principes de sonde.

■ Sondes de pression différentielle


Les sondes de pression différentielle et les pressostats utilisent le même
principe. La pression différentielle déplace une membrane. Ce déplacement
2. Régulation change la position du contact ou fait varier la tension de mesure.

■ Sondes de qualité d’air


2.1 Capteurs Les sondes de qualité d’air mesurent la concentration soit de gaz carbonique,
soit de la pollution de l’air (émanations humaines, fumées, évaporations de
cuisine, etc.).
Nous n’évoquerons ici que les organes utilisés pour la régulation en (0)

traitement d’air.

■ Thermostats
Le bilame (figure 21), qui est l’élément sensible, est formé de deux parties
métalliques se dilatant différemment sous l’effet de la chaleur. L’un de ces deux
métaux est généralement l’invar à très faible coefficient de dilatation. De ce fait,

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(0)

Tableau 5 – Comparaison des sondes d’humidité relative

Type Avantages Inconvénients Remarques

d Simple d
Sensible

Selfique dN’est pas détériorée en cas de forte d Faible précision (5 %) d Est utilisée par certains constructeurs
humidité relative
d Étalonnage possible pour combler la
dérive
d Fabrication délicate d Manque
de sensibilité d Faible précision
(5 à 10 %)
dLorsque le gel hygroscopique est saturé, la
Résistif mesure reste erronée ; le retour à une d N’est pratiquement pas utilisée en climatisation
mesure correcte est lent
d Étalonnage de la dérive très difficile à
réaliser
dDoit être alimentée par un
courant alternatif
d Faible précision (5 %)
dLorsque le diélectrique est saturé, la
dSimple d mesure reste erronée ; le retour à une
Capacitif mesure correcte est lent d Est utilisée par certains constructeurs
Sensible
d Étalonnage de la dérive très difficile à
réaliser

● Les molécules de gaz carbonique sont mises en vibration par les


rayons infrarouges modulés de longueur d’onde 4,25 µm. La sonde mesure la
pression acoustique obtenue dont la valeur est proportionnelle à la
concentration de gaz carbonique.
● La sonde de pollution d’air mesure la variation de résistance d’une
plaque d’oxyde stannique. Les molécules de cette plaque chauffée sont oxydées
ou réduites modifiant ainsi la conductivité du capteur. La sensibilité est proche
de celle de l’odorat humain.

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■ Sondes de présence

Les sondes de présence utilisent le principe du rayonnement infrarouge


passif. Toute fluctuation de la radiation infrarouge est détectée. La sonde
contrôle toute la pièce grâce à plusieurs faisceaux rapprochés (figure 23).

■ Sondes de vitesse
Les sondes de vitesse (figure 24) utilisent le principe du fil chaud. La vitesse
est mesurée en chauffant un détecteur de température soumis au vent. Un autre
détecteur de température non ventilé sert de référence.

■ Choix de l’emplacement des sondes


La condition indispensable pour obtenir une régulation correcte est de
disposer avant tout de mesures exactes. Même le régulateur le plus
perfectionné ne peut déterminer si le « renseignement » donné par la sonde est
correct ou erroné. La sonde doit être accessible à tout moment, sa maintenance
doit être assurée.
● Les sondes d’ambiance doivent être placées à environ 1,5 m du sol
dans la zone de séjour représentative de la pièce. En traitement d’air, il faut
éviter les zones peu ou mal irriguées (figure 25).

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Le tableau 6 donne les zones à éviter où la mesure serait modifiée par une

influence perturbatrice.
● Les sondes de présence ne doivent pas être directement ou
indirectement (reflets) exposées au rayonnement solaire, aux surfaces chaudes
(radiateurs, par exemple) (figure 26 a). Il faut éviter les zones mortes (figure 26
b) non captées par la sonde ; un montage bas est préférable (entre 1,2 et 2 m).
● La sonde de reprise (placée dans la gaine de reprise d’air) doit être
placée proche du local à réguler pour diminuer tout temps mort.
● La sonde de soufflage doit être positionnée à une distance minimale
après un obstacle (tableau 7).
Figure 25 – Emplacement d’une sonde d’ambiance

(0)

Tableau 6 – Emplacement à éviter pour une sonde d’ambiance

Type d’influence Exemples

d En face d’une fenêtre (soleil)


d Au-dessus de la télévision, d’une
lampe, d’un fer à repasser...
d Contre une paroi chaude d
Source de chaleur
étrangère Derrière une cheminée
dAu-dessus d’un radiateur, d’un
convecteur
dPrès d’un tuyau de chauffage ou d’eau chaude
sanitaire
d Contre un mur donnant sur l’extérieur d Sur le
chambranle d’une porte
Source de froid étrangère
d Près d’une porte donnant sur un local plus
froid
d Derrière un tableau
dDerrière un rideau ou une tenture d
Dissimulation de la Dans un placard d Dans une niche ou un
sonde coin d Sur une étagère

d Tuyaux ou gaines électriques encastrés arrivant


Ventilation parasite vers (ou) derrière la sonde (à obturer)

● Les sondes de gaine doivent être placées au centre de la gaine.


Si le capteur de température sert de thermostat ou de sonde antigel au
préchauffage placé au ras de la batterie ou monté dans une gaine de grande
section, il faut utiliser un capteur à capillaire. Toute la longueur serpente dans la
gaine.

2.2 Différents types de régulation

Nous allons aborder individuellement chaque type de régulation


(température, humidité, etc.) dans un souci de meilleure clarté. Lorsque
plusieurs régulations agissent sur le même organe (exemple, température et
humidité sur la batterie froide), c’est la plus forte demande qui agit.

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Obstacle Type de sonde Distance (1)

Température ou 0,5 à 1 m
humidité relative
Ventilateur
Vitesse >6D

Température 1à3D

Batterie Humidité relative 5 à 10 D

Vitesse 1D

Température 1m
Humidificateur Humidité relative 1à5m
adiabatique
Vitesse 1D

Température 5 à 10 m
Humidificateur à Humidité relative 5 à 10 m
vapeur
Vitesse 1D

Coude Vitesse >6D

Divergent Vitesse >6D

Piquage Vitesse >6D

Convergent Vitesse 3D

Redresser ou grille Vitesse 1D

Filtre Vitesse 1D

2ab
(1) D est le diamètre équivalent en gaine rectangulaire = ------------- (a et b sont
a b+ les
côtés)
Figure 26 – Emplacement d’une sonde de présence

Dans certains cas, des priorités sont données, nous aurons toujours dans
l’ordre :

— les actions antigels (dans l’ordre : ouverture des vannes sur l’eau chaude,
fermeture de l’air neuf, arrêt des ventilateurs, ouverture des vannes sur l’eau
glacée) ;
— les actions de limitation de soufflage (fermeture des vannes ou registres
concernés) ;
— les actions dues à la qualité de l’air (ouverture de l’air neuf) ;
— les actions dues à la présence (ouverture de l’air neuf) ; — les actions
de régulation.

Les sondes peuvent être placées en ambiance ou en reprise, les actions de


régulation ne changent pas. Les actions sur les organes de réglage peuvent être
de type progressif ou par tout ou rien.

■ Température

Le régulateur commande l’organe de froid ou de chaud en fonction de la


température ambiante ou de reprise (figure 27 a). Une zone neutre entre les
deux actions permet d’obtenir deux consignes différentes (figure 27 b).
(0)

Tableau 7 – Emplacement de la sonde de soufflage en gaine


Figure 27 – Régulation en température

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Comparaison des températures


Actions sur les registres

Extérieure > reprise Modulation du taux d’air neuf selon la


demande de chaud
Extérieure < reprise Modulation du taux d’air neuf selon la
demande de froid
■ Système économiseur
Le système économiseur permet d’utiliser l’énergie la plus économique entre
l’air repris et l’air extérieur pour répondre aux demandes des régulations. Un
ventilateur d’extraction et un caisson de mélange double effet est ajouté à la
composition de la centrale de traitement d’air (cf. figure 3).
En régulation de température seule, la comparaison s’effectue sur la
température (extérieure et de reprise ou ambiante). En régulation de
température et d’humidité, la comparaison s’effectue sur l’enthalpie.
L’enthalpie est calculée par le régulateur à partir des mesures de température
et d’humidité relative. La régulation de l’économiseur compare les énergies et
place les registres selon les demandes de régulation. Les tableaux 8 et 9 donnent
l’action du régulateur économiseur en température (tableau 8) et en
température et humidité (tableau 9).

■ Débit d’air
La régulation par variation de débit d’air s’appelle aussi à volume d’air
variable (VAV). Elle est économique car :
— elle fait varier la puissance du ventilateur (gain sur le coût de
consommation) ;
— le débit est calculé sur le plus fort besoin de froid simultané et non sur la
somme des besoins maximaux (gain sur le coût d’installation).
La régulation de température de la pièce agit :
— directement sur le débit d’air (figure 30 a, p. 22) ;
— sur la consigne de la régulation de vitesse d’air (figure 30 b). Ce principe
Figure 28 – Régulation de l’humidité relative
anticipe la réaction et ainsi s’affranchit de toute variation de la pression d’air
dans la gaine.
L’air primaire (figure 31, p. 22) est traité en température (chaud ou froid) et
en humidité (humidification). La déshumidification n’est pas assurée.
En régulation de température seule, la batterie de chauffage est placée en
L’humidification est régulée par une valeur moyenne de tous les locaux. Comme
premier, elle assure la protection antigel de la batterie froide.
le débit d’air soufflé est variable, il faut modifier l’ouverture du registre d’air
Dans le cas d’une batterie électrique et d’une batterie à détente directe, il est neuf pour maintenir un taux de renouvellement d’air constant. Cela est réalisé
préférable de placer la batterie à détente directe en premier, le rayonnement par une régulation de vitesse d’air.
des résistances pouvant perturber le circuit frigorifique. La variation de débit d’air primaire est régulée par la mesure de la pression
d’air en gaine de soufflage.
■ Humidité relative La sonde est placée dans le premier tiers de la gaine. Si la gaine est longue,
une seconde sonde, placée en bout de gaine, modifie la consigne de la régulation
La régulation d’humidité relative est généralement accompagnée de la de débit et ainsi économise l’énergie consommée par le ventilateur.
régulation de température. Afin de pouvoir maintenir à la fois les valeurs de La variation de débit d’air primaire peut être réalisée par :
température et l’humidité, la batterie froide doit être placée en amont de la
— un registre ;
batterie chaude (figure 28 a). Une batterie de préchauffage antigel peut être
placée en amont de la batterie froide. Une zone neutre entre les deux actions — des inclineurs intégrés au ventilateur centrifuge ;
permet d’obtenir deux consignes différentes (figure 28 b). — une variation en fonctionnement de l’angle des pales du ventilateur
hélicoïde ;
La batterie froide refroidit et déshumidifie l’air pour maintenir l’humidité. La — une variation de la vitesse de rotation du ventilateur (généralement par
batterie chaude réchauffe l’air pour maintenir la température. La figure 29 variateur de fréquence).
montre l’évolution de l’air sur le diagramme de l’air humide (cf. aussi figure 11 La figure 32 (p. 22) compare les puissances absorbées des différents systèmes
article [BE 9 270]). de variation de débit d’air.

Si le mélange air neuf-air repris peut avoir une température négative, une
batterie de préchauffage antigel est nécessaire. Elle est commandée par deux
régulations :

— en priorité, par la régulation de sortie d’air de la batterie réglée vers 5 ˚C ;


— en second, par la régulation de la température ambiante ou de reprise.
(0)

Tableau 8 – Actions sur les registres en système économiseur en


température seule

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(0)

Tableau 9 – Actions sur les registres en système économiseur en température et d’humidité relative

Nature de la
demande Nature de la demande de la Comparaison des
de la régulation de Production de froid chère Production de chaud chère
régulation d’hygrométrie enthalpies
température

Pas de demande Pas de demande Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale
Quelle que soit la
comparaison

Pas de demande Demande Extérieure > reprise


d’humidification Modulation du taux d’air neuf sur la Modulation du taux d’air neuf sur la
valeur de la demande d’humidification valeur de la demande d’humidification

Extérieure < reprise Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale

Pas de demande Demande


Extérieure > reprise Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale
de déshumidification

Extérieure < reprise Modulation du taux d’air neuf sur la Modulation du taux d’air neuf sur la
valeur de la demande de valeur de la demande de
déshumidification déshumidification

Demande de Pas de demande Extérieure > reprise


chaud Modulation du taux d’air neuf sur la Modulation du taux d’air neuf sur la
valeur de la demande de chaud valeur de la demande de chaud

Extérieure < reprise Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale

Demande de froid Pas de demande


Extérieure > reprise Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale

Extérieure < reprise


Modulation du taux d’air neuf sur la Modulation du taux d’air neuf sur la
valeur de la demande de froid valeur de la demande de froid

Demande de chaud Demande Extérieure > reprise Modulation du taux d’air neuf sur Modulation du taux d’air neuf sur
d’humidification la valeur maximale entre les la valeur maximale entre les
demandes de chaud et demandes de chaud et
d’humidification d’humidification

Extérieure < reprise Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale

Demande de chaud Demande Extérieure > reprise Air neuf en position minimale
de déshumidification Modulation du taux d’air neuf sur la
valeur de la demande de chaud

Extérieure < reprise Modulation du taux d’air neuf sur la Air neuf en position minimale
valeur de la demande de
déshumidification

Demande de froid Demande Extérieure > reprise Air neuf en position minimale
d’humidification Modulation du taux d’air neuf sur la
valeur de la demande d’humidification

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Extérieure < reprise Air neuf en position minimale


Modulation du taux d’air neuf sur la
valeur de la demande de froid

Demande de froid Demande


Extérieure > reprise Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale
de déshumidification

Extérieure < reprise Modulation du taux d’air neuf sur Modulation du taux d’air neuf sur
la valeur maximale entre les la valeur maximale entre les
demandes de froid et de demandes de froid et de
déshumidification déshumidification

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Figure 32 – Comparaison des systèmes de variation de débit

La régulation de qualité d’air permet de maintenir un air sain tout en


minimisant le débit d’air neuf.

La régulation de qualité d’air en climatisation ne peut pas être employée


Figure 30 – Régulation de température par variation de débit d’air et par variation de la comme système de sécurité.
consigne de la régulation de vitesse d’air
La régulation agit selon le taux de pollution sur le débit d’air neuf :
— par un caisson de mélange air neuf/air repris ;
— par la variation du débit d’air dans le cas d’une centrale de traitement d’air
tout air neuf.
La commande d’air neuf par la qualité d’air est :
— prioritaire sur la régulation de température ou humidité ; — non
prioritaire sur le contrôle antigel.

■ Présence
Certains locaux sont occupés de façon aléatoire comme les salles de réunion
ou de classe, les restaurants, les chambres d’hôtels, les bureaux occupés par des
personnes se déplaçant beaucoup, etc.
Le chauffage ou le rafraîchissement ne peut pas être programmé de façon
optimale. La sonde de présence réagit automatiquement en cas de présence.
Elle est temporisée à l’enclenchement et au déclenchement pour éviter toute
mise en route ou arrêt intempestif.
Un régulateur reçoit les informations de la sonde de présence et d’une
horloge. Il change la consigne de régulation de température :
— en régime « réduit » (hors occupation possible). La régulation maintient la
salle en hors-gel l’hiver. En été, l’installation est arrêtée ;
Figure 31 – Composition de la centrale de traitement d’air primaire
— en régime « inoccupation » (occupation possible mais pas de présence), la
régulation maintient la salle à une température intermédiaire (par exemple 16
˚C en hiver et 30 ˚C en été) ;
■ Qualité d’air — en régime « occupation » (présence de personnes), la régulation maintient
la salle à la température de confort (19/20 ˚C en hiver, 25/27 ˚C en été).
Dans certains locaux comme les salles de réunions, les cinémas, les magasins, L’admission du minimum d’air neuf hygiénique est autorisée.
les restaurants, les cuisines, etc., l’occupation ou la pollution interne varient
fortement.

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3. Réseau aéraulique Matière plastique Gaine circulaire de petit diamètre jusqu’à 350
mm, utilisée pour sa faible perte de charge
C’est le maillon important. mais n’a aucune atténuation acoustique

Dans un système de climatisation, l’air joue le rôle de fluide caloporteur. Il est Acier (noir, inoxydable, Utilisé dans toutes les dimensions pour sa
donc nécessaire d’assurer les liaisons entre les composants (centrale de galvanisé) rigidité, sa mise en œuvre facile. Nécessite une
traitement d’air, ventilateur d’extraction, etc.) et les locaux desservis : isolation thermique. N’a aucune atténuation
— distribution de l’air traité ; acoustique sans revêtement intérieur
— reprise de l’air recyclé ; Aluminium Remplace l’acier pour sa légèreté dans les cas
— évacuation de l’air extrait ; difficiles
— amenée de l’air neuf à la centrale de traitement d’air. Panneaux de fibres de verre Utilisés pour leur légèreté, leur isolation
Ces liaisons comportent les éléments suivants : thermique et acoustique. Leur fabrication
s’effectue généralement sur le chantier
— des ventilateurs (incorporés ou non dans la centrale de traitement d’air) ;
— des gaines de distribution ; Toile ou tissu Utilisé directement dans l’ambiance à traiter.
— des clapets ou registres pour le réglage ou la sécurité ; Sert de diffuseur d’air grâce à ses pores
— des bouches ou grilles de diffusion, de transfert ou de reprise.
Béton, briques Utilisés pour les très grosses installations
Chacun de ces éléments doit être choisi et calculé dans un projet d’ensemble, (dimension de gaines dépassant 2 m). Le
en tenant compte des impératifs de l’installation. béton peut être lisse ou brut de décoffrage
Le dimensionnement des gaines se détermine à partir de la vitesse admissible
dans les divers tronçons. Le choix de la vitesse est lié à des critères techniques
3.1 Gaines (pertes de charge) mais également architecturaux et économiques :
— la nature de l’installation :
• confort,
Le réseau de gaines s’étudie dès le début du projet par un travail d’équipe :
• industrie,
— avec l’architecte, au moment de la conception du bâtiment (création) ou • locaux spécifiques (studio d’enregistrement, auditorium,théâtre...) ;
de l’étude d’implantation (rénovation) ; — la position du tronçon :
— avec l’utilisateur, afin de connaître le type de locaux traversés et les • locaux occupés,
ambiances correspondantes (détermination du meilleur tracé). • gaine technique,
• ateliers ;
Le choix du matériau est influencé par différents facteurs :
— les facteurs économiques :
— la qualité des ambiances traversées (température, humidité, propreté, • choix d’une grande vitesse d’où une section réduite, de fortespertes
composition chimique, niveau sonore) ; de charge et une consommation électrique élevée,
— le prix de revient et les frais d’entretien ; • choix d’une petite vitesse d’où une grande section, de faiblespertes
de charge et une consommation réduite.
— l’incidence du dimensionnement sur les pertes de charge et l’énergie
dépensée. Le tableau 11 donne des valeurs moyennes qui peuvent servir de base au
niveau de la préétude.
Le tableau 10 recense les principaux matériaux utilisés pour les gaines.
Le choix de la section de la gaine (circulaire, rectangulaire ou carrée) dépend
: 3.2 Bouches
— du type de matériau utilisé ; Les bouches sont des orifices qui permettent d’introduire ou d’évacuer l’air
— du lieu d’installation (place disponible) ; (figure 33).
— du type de raccordement aux ventilateurs, grilles et bouches. Le tableau 12 fait apparaître un classement des principales bouches en
introduction d’air (soufflage). Il est basé sur l’expérience.
Les abaques de pertes de charge sont établis généralement pour des gaines à
section circulaire. Pour les autres configurations, nous utilisons la Les bouches d’introduction (soufflage) se sélectionnent en fonction :
notion de diamètre équivalent (ou diamètre — du débit d’air ;
hydraulique) : — de la portée de l’air soufflé ;
— des caractéristiques du local ;
2ab — du niveau sonore requis ;
D = ---------- — de la perte de charge admissible ;
--a b+ — des critères architecturaux et économiques (confort, industrie, locaux
avec D diamètre équivalent (mm), spécifiques, coût).
a et b cotes de la gaine (mm).

Pour une gaine carrée : D = a.


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Tableau 10 – Matériaux utilisés pour les gaines

Utilisations principales de ce type de gaine


Matériau

Bois, contreplaqué Rarement utilisé car inflammable, peut être


employé pour son esthétique

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Tableau 11 – Vitesses moyennes optimales recommandées dans les différents tronçons d’une installation de climatisation

Vitesse recommandée (m/s)


Installations Débit maximal d’air
traité
(m3/h) Conduit secondaire
Type Genre Destination Conduit Conduit principal

500 à 1 000 1à3 1

Appartements,
1 000 à 3 000 3à5 1à2
pavillons, salle de
Climatisation de
réunion, local
type individuel 3 000 à 5 000 3à5 1à3
ordinateur,
boutique, etc.
5 000 à 10 000 5à7 1à3

Locaux résidentiels 3à5 1à3

Installations Locaux publics 5à7 1à3


centralisées
Locaux industriels 5 à 10 2à5

Conduit à basse 3à7 3à5


vitesse

Climatisation de Conduit à moyenne 5 à 10 3à5


Locaux résidentiels
confort vitesse
Conduit à grande 10 à 20 5 à 10
Installations vitesse
semicentralisées Conduit à moyenne 5 à 10 3à5
vitesse
Locaux publics
Conduit à grande 10 à 25 5 à 10
vitesse
Locaux industriels 7 à 12 3à7

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Tableau 12 – Classification des bouches de soufflage

Type de bouche
Débit d’air soufflé Q Taux de brassage Différence de Charge sensible Vitesse résiduelle
maximal Q/3 température maximale 0,34 Q ∆t moyenne dans la zone de
pour une hauteur maximale entre confort
de local de 3 m en l’ambiance
nombre et le soufflage en froid
de volumes du local par ∆t
heure
(m3/h par m2 de
plancher) (m3/h/m3) (K) (W par m2 de plancher) (m/s)

Grilles (figure 33) 11 à 21 7 8 57 0,125 à 0,175

Bouches linéaires 14 à 36 12 8 98 0,1 à 0,175


(grilles ou diffuseurs
figure 34 a)

16 à 90 30 11 330 0,1 à 0,25


Diffuseurs plafonniers
circulaires ou carrés
(figure 34 b)

Plafonds perforés 18 à 180 60 11 670 0,005 à 0,15

Le mouvement du flux d’air est quasi unidirectionnel.

Les débits sont plus importants que pour la diffusion par dilution (2 à 5 fois).
Les bouches d’évacuation d’air (reprise, extraction, transfert) se sélectionnent
La température de soufflage est inférieure de celle de l’ambiance de seulement
en fonction :
0 à 6 K. La vitesse de soufflage est faible (< 0,6 m/s).
— du débit d’air ;
— du niveau sonore requis ;
— de la perte de charge admissible ; ■ Particularité des salles propres
— des critères architecturaux et économiques (confort, industrie, locaux Dans les salles propres, le taux d’empoussièrement est contrôlé. La filtration
spécifiques, coût). est dite « absolue ». Le flux d’air est laminaire (figure 37) ou laminaire partiel
La figure 34 c, montre un diffuseur à basse vitesse (< 0,6 m/s). Lorsqu’il est (figure 38), p. 28.
posé au sol, il permet une diffusion de l’air par déplacement. En
rafraîchissement, il utilise la stratification afin de ne traiter que la hauteur du
local où se trouve la zone de confort.

4. Conclusion
3.3 Systèmes de diffusion
Suivant le résultat désiré, chaque élément d’un système de conditionnement
Deux systèmes de diffusion sont principalement utilisés en climatisation. d’air peut aller du plus simple au plus complexe :

■ Diffusion par dilution ou induction ou mélange — la centrale de traitement d’air peut être un simple aérotherme comme être
munie d’un système économiseur ou d’un récupérateur d’énergie ;
C’est le mode de diffusion le plus couramment utilisé (figure 35). L’air est
introduit à une vitesse suffisante pour : — la régulation peut être composée d’un thermostat comme d’un automate
— se mélanger à l’air du bocal dont il entraîne une partie par induction ; en relation avec une gestion centralisée ;
— atteindre la zone occupée.
— le réseau aéraulique peut se résumer à une bouche ou grille comme être
Il faut jouer sur les emplacements respectifs du soufflage et de la reprise pour équipé d’un système à débit ou volume variable.
obtenir un balayage efficace de la zone à traiter.

■ Diffusion par déplacement ou transfert (figure 36)


Les principes fondamentaux qui régissent la diffusion par déplacement sont :
— l’action des forces thermiques qui favorise l’effet ascendant de l’air chaud
par création de couches d’air de densité et de température différentes (figure
36 a) ;
— l’action ascendante de l’air chaud qui entraîne l’air pollué vers les couches
supérieures hors de la zone d’occupation (figure 36 b) ; — un équilibre qui
s’établit entre les couches : la hauteur de la couche de séparation entre air neuf
et air pollué varie en fonction du volume d’air amené pour compenser la charge
thermique. Si le volume d’air neuf augmente, la hauteur de la zone se déplace
vers le haut (figure 36 c). Il n’y a pas de mélange.
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Figure 34 – Bouches linéaires, diffuseurs plafonniers et diffuseurs basse vitesse

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Figure 36 – Principe de la diffusion par déplacement avec une visualisation de la couche limite

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Figure 38 – Flux laminaire partiel, soufflage par plafond diffuseur et reprise par bouches en périphérie

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