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Sujet de philosophie : Bac ES 2011

Dissertation : Le sujet
Suis-je responsable de ce que je suis ?

Aide pour la dissertation


Bien comprendre le sujet
La question invite à chercher ce qui pourrait influencer « ce que je suis » indépendamment de ma
volonté : hérédité, milieu social, inconscient

Mais : Est- ce en toute passivité que je reçois diverses influences ?

La responsabilité peut avoir une portée morale : justifier ce que je suis par le jeu des influences
subies, n’est ce pas chercher à éviter tout reproche ?

Utiliser ses connaissances


Les connaissances que nous apportent les sciences humaines (psychologie, sociologie) ou la
psychanalyse semblent indiquer que ce que je suis résulte d’un certain nombre d’influences subies.

Kant : Distinction entre le « caractère empirique » (analysable selon le déterminisme) et le « caractère


rationnel » (où la raison échappe aux déterminations) de l’homme.

Sartre : L’homme est doté d’une liberté absolue; il est par conséquent totalement responsable de
ses choix et de ce qui en résulte quant à son être.

Les pièges à éviter

Ne vous contentez pas d’énumérer tout ce qui peut nous influencer pour mesurer dans chaque cas
notre part de responsabilité (ou non) : vous aboutiriez à un échantillonnage sans grande
signification.

Évitez aussi une copie en « oui, mais… » ou « non, mais… », qui ne peut guère être démonstrative.

Ne négligez pas l’aspect moral : il ne s’agit pas seulement d’être ceci ou cela, mais surtout de
repérer dans quelle mesure on peut me reprocher de l’être.

Organiser ses idées


Dégager une problématique
C’est très souvent lorsqu’on me reproche de mal me comporter que je suis confronté à ma
responsabilité, et à ce que je suis. Je peux alors être tenté d’avancer des excuses à ma conduite.

Mais prétendre que «  ce n’est pas de ma faute  », et donc m’abriter derrière des facteurs qui me
détermineraient, n’est-ce pas me transformer en objet ?

Car ce qui se trouve en jeu, en deçà de la responsabilité, c’est la liberté du sujet : quel que soit ce
qui le détermine en apparence, ne demeure-t-il pas en lui un noyau irréductible de décision,
signalant qu’il reste bien responsable de ce qu’il est ?

S’il est peu contestable que de nombreux facteurs me déterminent, dois je admettre que, en
l’absence de responsabilité sur ce que je suis, ma façon d’être se ramène à celle d’un simple objet ?

Élaborer un plan
I. Que signifie « être responsable de ce que je suis » ?

II. Cependant, ce que je suis ne résulte-t-il pas de nombreuses influences ?

III. La négation des déterminations confirme l’existence du sujet.