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INITIATION A LA COMPTABILITE GENERALE

Support du cours

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INTRODUCTION-DEFINITION DE LA COMPTABILITE

CHAPITRE I-LES PRINCIPES FONDAMENTAUX

le principe de continuité d’exploitation

le principe de permanence des méthodes

le principe du coût historique

le principe de spécialisation des exercices

le principe de prudence

le principe de clarté

le principe d’importance significative

l’objectif de l’image fidèle

CHAPITREII-LES METHODES D’ENRGISTREMENT

I-LA TECHNIQUE D’ENREGISTREMENT:

I.1-Mode de fonctionnement des comptes:

I.2- La convension de la partie double:

II-LES SYSTEMES D’ENREGISTREMENT COMPTABLE:

II.1-LE SYSTEME CLASSIQUE:

II.1.1-Les documents de base:

II.1.2-Le journal:

II.1.3-Le grand livre:

II.1.4-La balance:

II.1.5-Le bilan:

II.2-LE SYSTEME CENTRALISATEUR

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ANNEXE

:

PLAN DES COMPTES ET

LOI COMPTABLE

INTRODUCTION-DEFINITION DE LA COMPTABILITE GENERALE :

La comptabilité générale est une technique 1 d’information essentiellement quantitative sur l’entreprise 4 (entité économique) décrivant son activité et sa structure exercice par exercice 5 .

1-La comptabilité est une technique : une technique est un outil crée par l’homme pour répondre à un besoin précis. Le besoin recherché par la comptabilité est la détermination du résultat comptable.

2-Une technique d’information : la comptabilité générale est conçue pour fournir des informations à plusieurs acteurs économiques. Parmi ces acteurs ont peut citer :

- les dirigeants et les associés de l’entreprise ;

-les clients et les fournisseurs de l’entreprise ;

-les institutions financières (banques, entreprises de leasing etc.) ;

-l’Etat (l’administration fiscale, les organismes de sécurité sociale, etc.) ;

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-le marché financier (pour permettre au public d’investir ou d’acquérir des titres en vue d’en tirer un gain en dividende ou produit de cession).

L’information dispensée par la comptabilité va permettre aux différents acteurs de prendre des décisions : décision de fabriquer, décision de vendre, décision de prêter, décision de s’associer, etc.

3- Une technique quantitative : l’information fournie par la comptabilité est exprimé en unité monétaire (le Dirham).Toutefois, cette information en valeur est parfois complétée par des informations relatives à certaines pratiques ou événements qui peuvent avoir une influence sur la valeur de l’entreprise ou sur son résultat (changement de méthode d’évaluation, sinistre, etc.)

4- Une technique quantitative sur l’entreprise : l’entreprise en tant qu’entité économique est entendue ici au sens large et peut être définie comme : « un organisme financièrement autonome, produisant pour le marché des biens et services ».Donc, il s’agit d’entreprise non financières et d’entreprises financières (banque, assurances) quelque soit leur objet et leur forme juridique.

5-Une technique d’information décrivant son activité et sa structure exercice par exercice .

CHAPITRE I-LES PRINCIPES FONDAMENTAUX

Le code de normalisation comptable « C.N.C », qui régie le système comptable marocain se compose de deux parties :

-La première partie appelée « NORME GENERALE COMPTABLE »(N.G.C) présente les fondements de base qui gouvernent la normalisation comptable au Maroc.

-La deuxième partie appelée « PLAN COMPTABLE GENERAL DES ENTREPRISES » (P.C.G.E) présente le dispositif d’application de la N.G.C aux entreprises.

Les principes fondamentaux adoptés par la N.G.C sont au nombre de sept :

-le principe de continuité d’exploitation ;

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- le principe de permanence des méthodes ;

- le principe du coût historique ;

- le principe de spécialisation des exercices ;

- le principe de prudence ;

- le principe de clarté ;

- le principe d’importance significative.

Tous ces principes doivent converger vers un objectif : l’image fidèle.

1- le principe de continuité d’exploitation :

Selon Ce principe toute entreprise ne peut avoir l’intention de réduire ou de mettre en liquidation de manière volontaire son activité .Par conséquent, l’entreprise doit établir ses états de synthèse dans le cadre d’une poursuite normale de ses activités.

2- le principe de permanence des méthodes :

Le principe de permanence des méthodes oblige l’entreprise à adopter les mêmes méthodes d’évaluation pour tous les exercices comptables. Le changement de méthodes n’est permis que dans le cas où il est impossible d’atteindre l’image fidèle. Toutefois, une telle dérogation doit être mentionnée dans l’état des informations complémentaires (annexes), avec les justifications nécessaires.

3- le principe du coût historique :

Le principe du coût historique signifie que tout élément entré dans le patrimoine de l’entreprise doit être inscrit en comptabilité pour son montant exprimé en unités monétaires courantes. Cette valeur d’entrée doit rester invariable dans le temps et indifférente de l’évolution ultérieure du pouvoir d’achat de la monnaie. Ce principe qui a été adopté pour son universalité, sa simplicité et son objectivité, peut être remis en cause par la réévaluation du bilan.

4- le principe de spécialisation des exercices :

Ce principe veut dire que l’exercice comptable ne doit enregistrer que les charges et les produits qui lui sont rattachés. Les produits sont rattachés à l’exercice comptable au fur et à mesure de leur acquisition au cours du même exercice, sans tenir compte de la date de leur encaissement. Les charges sont rattachées à l’exercice comptable au fur et mesure de leur engagement au cours du même exercice quelque soit la date de leur paiement.

5- le principe de prudence :

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Le principe de prudence impose à l’entreprise l’application d’un traitement différencié pour les charges et les produits. En effet, ce principe autorise l’entreprise à comptabiliser les charges certaines et probables et de ne comptabiliser que les produits certains. L’adoption de ce principe est justifiée par la volonté de protéger les épargnants et les actionnaires contre toute déformation du résultat susceptible d’attirer leurs capitaux.

6- le principe de clarté :

Le principe de clarté veille sur la bonne présentation des comptes et des états de synthèse. En effet, ce principe édicte : « Les opérations et

informations doivent être inscrites dans les comptes sous la rubrique adéquate, avec la bonne dénomination et sans compensation entre elles. ».

7- le principe d’importance significative :

Le principe d’importance significative veut que soit reportée au niveau des états de synthèse toute information d’importance significative .Selon le plan comptable général des entreprises : « est significative toute information susceptible d’influencer l’opinion que les lecteurs des états de synthèse peuvent avoir sur le patrimoine, la situation financière et les résultats. ».

8- l’objectif de l’image fidèle :

L’objectif de l’image fidèle est plus qu’un principe, il constitue l’état de grâce recherché. Bien que cet objectif soit le fruit du respect des normes et principes fondamentaux, il peut parfois leur déroger. Le concept d’objectif de l’image fidèle a été emprunté de la pratique comptable anglo-saxonne.

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CHAPITRE II-LES METHODES D’ENREGISTREMENT COMPTABLE

Les

méthodes

d’enregistrement

comptables

reposent

sur

deux

éléments essentiels et indissociables :

-la technique d’enregistrement;

-le cadre ou le systeme d’enregisrement à adopter.

I-LA TECHNIQUE D’ENREGISTREMENT:

L’enregistrement d’une opération en comptabilité générale s’effectue par l’imputation des valeurs dans les comptes concernnés .Cette imputation doit repecter :

-le bon fonctionnent les différents types de comptes ;

-la convention de la partie double.

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I.1-Mode de fonctionnement des comptes:

A cet égard il faut ,d’abord présenter le comptes sous ses différentes formes ,ensuite faire la distinction entre les comptes de situation et les comptes de gestion .

I.1.1-La forme du compte:

Le compte est un tableau à deux parties qui est destiné à enregistrer les opérations effectuées par l’entreprise

Le compte prend l’une des deux forme suivantes:

-le compte à colonnes séparées; -le compte à colonne jointes. a- le compte à colonnes séparées:

 

DEBIT

 

CREDIT

Date

Libellés

Valeur

Date

Libellés

Valeur

 

Total

   

Total

 

b- le compte à colonnes jointes:

DATE

LIBELLÉS

DÉBIT

CREDIT

SOLDE

Valeur

Valeur

débiteur

créditeur

 

Total

       

I.1.2-Mode de fonctionnement des comptes de situation:

Les comptes de situation fonctionnent selon la convention suivante :

Convention : Les comptes de situation augmentent dans la partie où ils sont situés au bilan et diminuent en sens inverse.

C’est-à-dire :

-les comptes d’actif augmentent du côté de débit et diminuent du côté de crédit.

- comptes de passif augmentent du côté de crédit et diminuent du côté de débit.

BILAN

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ACTIF

PASSIF

Débit

Crédit

Débit

Crédit

ACTIF PASSIF Débit Crédit Débit Crédit
ACTIF PASSIF Débit Crédit Débit Crédit
ACTIF PASSIF Débit Crédit Débit Crédit
ACTIF PASSIF Débit Crédit Débit Crédit

I.1.3-Mode de fonctionnement des comptes de gestion:

Convention : Les comptes de gestion augmentent dans la partie où ils sont situés au Compte de Produits et Charges (CPC) et diminuent en sens inverse.

C’est-à-dire :

-les comptes de charge augmentent du côté de débit et diminuent du côté de crédit. - comptes de produit augmentent du côté de crédit et diminuent du côté de débit.

CPC

CHARGES

PRODUITS

Débit

Crédit

Débit

Crédit

CHARGES PRODUITS Débit Crédit Débit Crédit
CHARGES PRODUITS Débit Crédit Débit Crédit
CHARGES PRODUITS Débit Crédit Débit Crédit
CHARGES PRODUITS Débit Crédit Débit Crédit

I.2- La convension de la partie double:

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La convention de la partie double constitue la base de l’enregistrement comptable : une même opération se traduit par au moins deux inscriptions, l’une au débit d’un compte et l’autre au crédit d’un autre compte.

Exemples

Achat de 2000 DH de marchandises à crédit.

Règlement du fournisseur en espèces :

1800 DH

Comptes d’actif où de charge

611

D Achat de M/ses

C

2000

2000
611 D Achat de M/ses C 2000

5161

D CAISSE

C

1000

1000

5161 D CAISSE C 1000

Comptes de passif où de produit

D

4411

Fournisseurs

2000

2000

C

D 4411 Fournisseurs 2000 C

4411

D

Fournisseurs

C

1000

1000
4411 D Fournisseurs C 1000

Règlement du client en espèces : 4500 DH

Incorporation du report à nouveau au capital à raison de 100000DH.

5161 D CAISSE C 4500 3421 D Clients C 4500
5161
D CAISSE
C
4500
3421
D Clients
C
4500

texttext

5161 D CAISSE C 4500 3421 D Clients C 4500 texttext 111 D Capital C 100000
111 D Capital C 100000 3421 D 116 Report à Nouv C 100000
111
D
Capital
C
100000
3421
D 116 Report à Nouv C
100000

Exemples

Achat d’une machine au prix de 14 500 réglée comme suit :

-en espèce : 5 000 DH -par chèque : 7 000 DH -le reste à crédit

: 5 000 DH -par chèque : 7 000 DH -le reste à crédit D 322
: 5 000 DH -par chèque : 7 000 DH -le reste à crédit D 322

D

322

5 000 DH -par chèque : 7 000 DH -le reste à crédit D 322 D

D

D

14500

chèque : 7 000 DH -le reste à crédit D 322 D D 14500 Comptes d’actif

Comptes d’actif où de charge

C

C

C C 5000 C

5000

C

D 14500 Comptes d’actif où de charge C C 5000 C INST. TECH.M.O 5161 CAISSE 5141

INST. TECH.M.O

d’actif où de charge C C 5000 C INST. TECH.M.O 5161 CAISSE 5141 BANQUE 7000 Comptes

5161

CAISSE

5141

BANQUE

C C 5000 C INST. TECH.M.O 5161 CAISSE 5141 BANQUE 7000 Comptes de passif où de
C C 5000 C INST. TECH.M.O 5161 CAISSE 5141 BANQUE 7000 Comptes de passif où de

7000

C C 5000 C INST. TECH.M.O 5161 CAISSE 5141 BANQUE 7000 Comptes de passif où de
C C 5000 C INST. TECH.M.O 5161 CAISSE 5141 BANQUE 7000 Comptes de passif où de

Comptes de passif où de produit

1486

D

Fournisseurs d’immo

C

2500

2500

1486 D Fournisseurs d’immo C 2500
TECH.M.O 5161 CAISSE 5141 BANQUE 7000 Comptes de passif où de produit 1486 D Fournisseurs d’immo

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II-LES SYSTEMES D’ENREGISTREMENT COMPTABLE:

Les opérations comptables sont enregistrées dans le cadre d’un système comptable qui leur permet d’être conservées selon une organisation qui leur garanti une certaine traçablilité et une certaine clareté .

de

documents dépendant les uns des autres,tenus dans le but d’obtenir un enregistrement correct et un résultat correct .

Les systèmes d’enregistrement comptable sont prévus par les articles 1,2 et 3 de la loi comptable (loi N° 9-88). Ces système sont de deux types:

-le systéme classique;

Un

système

comptable

est

un

ensemble

de

livres

et

-le système centralisateur.

II.1-LE SYSTEME CLASSIQUE:

Le système classique est adopté par les petites entreprises qui éffectuent généralement un nombre trés restreint d’opération par jour.Ce système se présente de la maniière suivante:

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Système classique

Documents de base Journal Grand livre Balance Bilan
Documents
de base
Journal
Grand livre
Balance
Bilan

II.1.1-Les documents de base:

Les documents de base sont constitués par l’ensemble des pièces justifiant les opérations à enregister.Les documents de base sont constitués par l’ensemble des factures,chèques,notes d’honoraires,bulletins de paie,pièces de caisse ,etc

Les documents de base peuvent être :

-internes,lorsque le “fait comptable” nait dans l’entreprise (exemple:bon de sortie de stock,fiche de paie,facture de vente).

-externe, lorsque le “fait comptable” trouve son origine à l’exterieur de l’entreprise (exemple:quittance de loyer,facture d’achat ).

II.1.2-Le journal:

Le journal est un document (registre ou livre) qui est utilisé pour enregistrer chronologiquent (au jour le jour) les opérations effectuées par l’entreprise.

Le journal se présente sommairement de la manière suivante:

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N°des comptes

Date

Débit

Crédit

X

Compte à débiter

Montant

 

Y

Compte à créditer

Montant

Libellé de l’opération

EXEMPLE:

L’entreprise AFAK a effectué les opérations suivantes:

Le 8-04-2007-Vente de marchandises en espèce :3 000 DH ( Facture N°127) Le 12-04-2007-Réglement du loyer du magasin par chèque:4 500 DH Le 3-04-2007-Achat de marchandises à 122 700 DH ( Facture N°128),réglé comme suit: par chèque:70 000 DH ;en éspèce :2 700 DH ;à crédit:50 000 DH

N°des comptes

Le 8-04-2007

Débit

Crédit

 

REPORT

150

300

150

300

   

3

000

 

5161

CAISSE

 

3

000

711

Vente de Marchandises

 

Facture de vente N° 127

4

500

Le 12-04-2007

 

6131

Locations et Charges locatives

4

500

5141

BANQUE

 

Réglement du loyer du mois d’Avril

70

000

Le 26-04-2007

5141

BANQUE

2

700

texttext

 

5161

CAISSE

50

000

3421

CLIENTS

 

122 700

711

Vente de Marchandises

Facture de vente N°128

 

TOAUX

280

500

280

500

Il faut noter que chaque page du journal doit faire l’objet de totalisation des mouvements débit et des mouvements crédit et les reporter sur la page suivante du journal.

Par conséquent, l’inégalité des mouvements débit et crédit témoigne de l’existence d’une erreur qu’il faut rectifier. Les erreurs commises au journal peuvent avoir deux origines : une erreur dans le choix du compte ou/et une erreur sur le montant à imputer. Dans ces deux cas, on doit faire une correction, une fois l’erreur est détectée.

Le journal doit être tenu sans blanc et sans rature. Par conséquent, la correction des erreurs au journal doit être faite par la méthode de contre passation décrit à travers l’exemple suivant :

Le 22-07-2008, une entreprise a acheté 2 400 DH de marchandises à crédit (Facture N°452) .Le comptable, au lieu de créditer le compte Fournisseur, il a débité le compte Caisse en passant l’écriture suivante :

N°des comptes

Le 22-07-2008

Débit

Crédit

611

Achat de Marchandises

2

400

 

5161

 

CAISSE

 

2

400

Facture d’achat de marchandises

N° 452

 

La correction de cette erreur se fera de la manière suivante:

N°des comptes

Le 22-07-2008

Débit

Crédit

5161

CAISSE

2

400

 

611

 

Achat de Marchandises

texttext

 

2

400

Annulation de l’opération érronnée Facture d’achat de marchandises N° 452

 

N°des comptes

Le 22-07-2008

Débit

Crédit

611

Achat de Marchandises

2

400

 

4411

 

Fournisseurs

 

2

400

Passation de l’écriture exacte Facture d’achat de marchandises N° 452

 

II.1.3-Le grand livre:

Aprés avoir passé toutes les opérations au journal,le comptable doit établir le grand livre.Le grand livre n’est rien d’autre que la situation de tous les comptes à un moment donné.La notion de grand livre provient de l’aspect qu’il revêtait autrefois en tant qu’un grand registre relié .Aujourd’hui, le grand livre se présente sous des formes plus souples (sous forme de feuilles mobiles

ou un fichier informatique,etc

)

lui permettant d’adopter plusieurs types de

classement des comptes.Ainsi,le grand livre peut être conçu selon:

- un classement numérique :par numéro de compte selon l’ordre du PCGE;

- un classement alphabétique:classement adopté surtout pour les comptes de tiers (clients ,fournisseurs, débiteurs et créditeurs divers etc, )

- un classement alphanumérique:classement par numéro de compte selon

l’odre du PCGE,et au sein de chaque compte selon l’ordre alphabétique

.

Il faut noter que ,selon l’article 2 de la loi comptable ,tel qu’il a été modifié par l’article 1 de la loi n° 44-03,dahir n°1-05-211 du 14 fevrier 2006,les personnes physiques dont le chiffre d’affaires annuel n’exède pas 2 000 000 DH,à l’exception des agents d’assurance,sont dispensés de la tenue du grand livre, si la balance peut être établie directement du journal.

II.1.4-La balance:

La balance est un document établi périodiquent,généralement en fin d’exercice comptable, à partir du grand livre.La balance est la liste de tous les comptes de l’entreprise,avec mention pour chacun compte , du total de débit,du total de crédit et du solde(débiteur ou créditeur).La balance se présente de la manière suivante:

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N° DES

COMPTES

INTITULÉ DES COMPTES

DÉBIT

CREDIT

SOLDE

débiteur

créditeur

Total

Les comptes sont classés:

-selon l’ordre du PCGE:classe 1,classe 2,classe3, verticalement l’une aprés l’autre;

classe

8,disposées

-soit selon l’ordre:comptes d’actif, comptes de passif, comptes de charges et comptes de produits,en respectant à l’interieur de chaque groupe de comptes l’ordre du PCGE.

Il faut noter que cette dernière classification est plus lisible que la première,car elle permet mieux de voir les soldes anormaux,c’est à dire exceptionnellement débiteurs ou créditeurs.

La balance est établie avant et aprés l’inventaire .Contrairement à la balance aprés inventaire,la balance avant inventaire ne tient pas compte des écritures concernant le stock final ,la variation de stock et le résultat.

La balance a pour rôle de:

-permettre le cotrôle de la partie double( detection des érreurs);

- permettre d’avoir une vision d’ensemble des comptes de l’entreprise;

-faciliter l’établissement du bilan

II.1.5-Le bilan:

Destiné à reproduire une image du patrimoine de l’entreprise à un moment

donné, le bilan recense l’ensemble des comptes de situation. Le bilan se

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présente sommairement comme suit :

ACTIF

PASSIF

ACTIF IMMOBILISE

FINANCEMENT PERMANENT

ACTIF CIRCULANT (hors trésorerie)

PASSIF CIRCULANT (hors trésorerie)

TRESOREIE-ACTIF

TRESOREIE-PASSIF

II.1-LE SYSTEME CENTRALISATEUR:

Le système classique demeure un cadre d’enregistrement valable uniquement pour les petites entreprises qui effectuent un nombre peu important d’opération par jour.En revanche,dés qu’une entreprises effectue un nombre trés important d’opération,le système classique devient alors inadapté.En effet,devant la quantité importante d’opérations,le journal ne peut plus être tenu par une seule personne .Face à cette situation,une division du travail d’enregistrement comptable s’impose.Cette division de travail est possible par la tenue de journaux spécialisés appelés journaux auxiliaires .

En utilaisant les journaux auxiliaiares(appelés aussi journaux divisionnaires),l’entreprise adopte le système centralisateur qui se présente de la manière suivante:

Système centralisateur

Documents de base texttext
Documents
de base
texttext
JA de JA de JA des JA des JA des JA des JA des Opér.
JA de
JA de
JA des
JA des
JA des
JA des
JA des Opér.
Caisse
Banque
Achats
Ventes
E.A.R
E.A.P
Div.

Grand livre

Grand livre

auxiliaire

auxiliaire

Clients

Fournisseurs

Travial quotidienauxiliaire auxiliaire Clients Fournisseurs Travail périodique Initiation à la comptabilité 18

Travail périodiqueauxiliaire Clients Fournisseurs Travial quotidien Initiation à la comptabilité 18 Journal général Grand

Initiation à la comptabilité

18

Journal général
Journal
général
Grand livre général Balance Bilan
Grand livre
général
Balance
Bilan

Le travail quotidien consiste à enregistrer au jour le jour,à partir des documents de base ,les opérations dans les journaux auxiliaires,et reporter les mouvements concernant les comptes clients et fournisseurs dans les grand livres auxiliaires. Le travail périodique consiste à centraliser, l'ensemble des opérations passées dans les journaux auxiliares ,au journal général et reporter les différents mouvements du journal général dans les comptes du grand livre général.

Les journaux auxiliares se répartissent en quatre groupes:

-journaux de trésorerieauxiliares J.A de Caisse-Recettes

auxiliares

J.A de Caisse-Recettes-journaux de trésorerie auxiliares

J.A de Caisse-Dépensesde trésorerie auxiliares J.A de Caisse-Recettes   J.A de Banque-Recettes J.A de Banque-Dépenses

 

J.A de Banque-Recettes 

J.A de Banque-DépensesJ.A de Caisse-Dépenses   J.A de Banque-Recettes -Journaux auxiliares texttext J.A des effets à

-Journauxauxiliares texttext J.A des effets à recevoir- Entrées

auxiliares

texttext

J.A des effets à recevoir- Entrées

des effets

J.A des effets à recevoir- Sortiestexttext J.A des effets à recevoir- Entrées des effets J.A des effets à payer- Entrées J.A

J.A des effets à payer- EntréesEntrées des effets J.A des effets à recevoir- Sorties J.A des effets à payer- Sorties -journaux

J.A des effets à payer- Sortiesà recevoir- Sorties J.A des effets à payer- Entrées -journaux auxiliares des achats et ventes journal

-journaux auxiliares des achats et ventesjournal auxiliare des

journal-journaux auxiliares des achats et ventes auxiliare des

auxiliare

des

Achats

 

journal  auxiliare de

auxiliare

de

Ventes

-journal auxiliare des opérations diverses. Le journal auxiliare se présente sous la forme suivante: Date

-journal auxiliare des opérations diverses.

Le journal auxiliare se présente sous la forme suivante:

Date

N° de

comptable

Libellés

opérations

COMPTE

À

DÉBITER

COMPTES A CREDITER

Sommes

N° et

intitulé

cdu

compte

texttext

pièce des DE BASE Divers

pièce

des

DE BASE

pièce des DE BASE Divers
pièce des DE BASE Divers

Divers

ANNEXE : LA LOI COMPTABLE

Loi n ° 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants Dahir n ° 1-92-138 (30 joumada II 1413) portant promulgation de la loi n°9-88 relative aux obligations comptables des commerçants (B.O. 30 décembre 1992)

Vu la Constitution, notamment son article 26, Est promulguée et sera publiée au Bulletin officiel, à la suite du présent dahir, la loi n ° 9-88relative aux obligations comptables des commerçants, adoptés par la Chambre des Représentants le 4 safar 1413 (4 août 1992).Loi n ° 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants

Article Premier :(modifié par l'article 1er de la loi n ° 44-03 promulguée par le dahir n ° 1-05-211 du 14 février 2006 ; B.O. n ° 5404 du 16 mars 2006, cette modification prend effet à compter du premier exercice comptable ouvert après la date de publication de la loi n ° 44-03).

Toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant au sens du Code de commerce est tenue de tenir une comptabilité dans les formes prescrites par la présente loi et

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les indications figurant aux tableaux y annexés.

A cette fin, elle doit procéder à l'enregistrement comptable des mouvements affectant les actifs et

les passifs de son entreprise ; ces mouvements sont enregistrés chronologiquement, opération par

opération et jour par jour.

Tout enregistrement comptable précise l'origine, le contenu et l'imputation du mouvement ainsi que les références de la pièce justificative qui l'appuie.

Les opérations de même nature, réalisées en un même lieu et au cours d'une même journée peuvent être récapitulées sur une pièce justificative unique.

Toutefois, les personnes physiques dont le chiffre d'affaires annuel n'excède pas deux millions de dirhams (2.000.000 DH), à l'exception des agents d'assurances, peuvent :

- procéder à l'enregistrement chronologique et global, jour par jour, des opérations à leur date d'encaissement ou de décaissement ;

- enregistrer globalement les créances et les dettes à la clôture de l'exercice sur une liste sommaire mentionnant l'identité des clients et des fournisseurs et le montant de leurs dettes ;

- enregistrer, en cas de nécessité, les mesures dépenses sur la base de pièces justificatives internes signées par le commerçant concerné.

Article 2 :(modifié par l'article 1er de la loi n° 44-03 promulguée par le dahir n° 1-05-211du 14 février 2006 ; B.O. n° 5404 du 16 mars 2006, cette modification prend effet à compter du premier exercice comptable ouvert après la date de publication de la loi n° 44-03).

Les enregistrements visés à l'article premier ci-dessus sont portés sous forme d'écritures sur un registre dénommé " livre journal ".Toute écriture affecte au moins deux comptes dont l'un est débité et l'autre est crédité d'une somme identique.

Les écritures du livre journal sont reportées sur un registre dénommé "grand-livre" ayant pour objet de les enregistrer selon le plan de comptes du commerçant. Le plan de comptes doit comprendre des classes de comptes de situation, des classes de comptes de gestion et des classes de comptes spéciaux, telles qu'elles sont définies aux tableaux annexés à la présente loi.

Toutefois, les personnes physiques visées à l'alinéa 5 de l'article premier ci-dessus sont dispensées de la tenue du grand-livre si la balance récapitulative des comptes peut être établie directement du livre journal.

Article 3 :(modifié par l'article 1er de la loi n° 44-03 promulguée par le dahir n° 1-5-11du 14 février 2006 ; B.O. n° 5404 du 16 mars 2006, cette modification prend effet à compter du premier exercice comptable ouvert après la date de publication de la loi n° 44-03).

Le livre journal et le grand-livre peuvent être détaillés en autant de registres subséquents dénommés " journaux auxiliaires " et " livres auxiliaires " que l'importance ou les besoins de l'entreprise l'exigent.

Les écritures portées sur les journaux et les livres auxiliaires sont centralisées une fois par mois sur

le livre journal et le grand-livre.

texttext

Toutefois, les personnes physiques visées à l'alinéa 5 de l'article premier ci-dessus sont autorisées à procéder à la centralisation des écritures portées sur les journaux auxiliaires une fois par exercice à la clôture de ce dernier.

Article 4 :(modifié par l'article 1er de la loi n° 44-03 promulguée par le dahir n° 1-05-211du 14 février 2006 ; B.O. n° 5404 du 16 mars 2006, cette modification prend effet à compter du premier exercice comptable ouvert après la date de publication de la loi n° 44-03).

Les personnes assujetties à la présente loi dont le chiffre d'affaires annuel est supérieur à dix millions de dirhams (10 000 000 DH) doivent établir un manuel qui a pour objet de décrire l'organisation comptable de leur entreprise.

Article 5 : La valeur des éléments actifs et passifs de l'entreprise doivent faire l'objet d'un inventaire au moins une fois par exercice, à la fin de celui-ci.

Article 6 : Il doit être tenu un livre d'inventaire sur lequel il est transcrit le bilan et le compte de produits et charges de chaque exercice.

Article 7 : La durée de l'exercice est de douze mois. Elle peut exceptionnellement être inférieure à douze mois, pour un exercice donné.

Article 8 :(modifié par l'article 1er de la loi n° 44-03 promulguée par le dahir n° 1-05-211du 14 février 2006 ; B.O. n° 5404 du 16 mars 2006, cette modification prend effet à compter du premier exercice comptable ouvert après la date de publication de la loi n° 44-03).

Le livre journal et le livre d'inventaire sont cotés et paraphés, dans la forme ordinaire et sans frais, par le greffier du tribunal de première instance du siège de l'entreprise. Chaque livre reçoit un numéro répertorié par le greffier sur un registre spécial.

Toutefois, les personnes physiques visées à l'alinéa 5 de l'article premier ci-dessus ne sont pas tenues de faire coter et parapher par le greffier du tribunal compétent le livre journal et le livre d'inventaire, à condition de conserver lesdits livres ainsi que le bilan et le compte de produits et charges pendant dix ans.

Article 9 : Sous réserve des dispositions prévues aux articles 19, 20 et 21 ci-après, les personnes assujetties à la présente loi doivent établir des états de synthèse annuels, à la clôture de l'exercice, sur le fondement des enregistrements comptables et de l'inventaire retracés dans le livre journal, le grand-livre et le livre d'inventaire.

Ces états de synthèse comprennent le bilan, le compte de produits et charges, l'état des soldes de gestion, le tableau de financement et l'état les informations complémentaires. Ils forment un tout indissociable.

Article 10 : Le bilan décrit séparément les éléments actifs et passifs de l'entreprise.

Le compte de produits et charges récapitule les produits et les charges de l'exercice, sans qu'il soit

tenu compte de leur date d'encaissement ou de paiement.

texttext

L'état des soldes de gestion décrit la formation du résultat net et celle de l'autofinancement.

Le tableau de financement met en évidence l'évolution financière de l'entreprise au cours de l'exercice en décrivant les ressources dont elle a disposé et les emplois qu'elle en a effectués.

L'état des informations complémentaires complète et commente l'information donnée par le bilan, le compte de produits et charges, l'état des soldes de gestion et le tableau de financement.

Article 11 : Les états de synthèse doivent donner une image fidèle des actifs et passifs ainsi que de la situation financière et des résultats de l'entreprise. A cette fin, ils doivent comprendre autant d'informations qu'il est nécessaire pour donner une image fidèle des actifs et passifs ainsi que de la situation financière et des résultats de l'entreprise.

Lorsque l'application d'une prescription comptable ne suffit pas pour donner l'image fidèle mentionnée au présent article, des informations complémentaires doivent être données.

Article 12 : Le bilan, le compte de produits et charges, l'état des soldes de gestion et le tableau de financement comportent des masses subdivisées en rubriques elles-mêmes subdivisées en postes.

Article 13 : La présentation des états de synthèse comme les modalités d'évaluation retenues ne peuvent être modifiées d'un exercice à l'autre. Si des modifications interviennent, elles sont décrites et justifiées dans l'état des informations complémentaires.

Article 14 :(modifié par l'article 1er de la loi n° 44-03 promulguée par le dahir n° 1-05-211 du 14 février 2006 ; B.O. n° 5404 du 16 mars 2006, cette modification prend effet à compter du premier

exercice comptable ouvert après la date de publication de la loi n° 44-03). A leur date d'entrée dans l'entreprise, les biens acquis à titre onéreux sont enregistrés à leur coût d'acquisition, les biens acquis à titre gratuit à leur valeur actuelle et les biens produits à leur coût de production.

A leur date d'entrée dans l'entreprise, les titres acquis à titre onéreux sont enregistrés à leur prix

d'achat.

A leur date d'entrée dans l'entreprise, les créances, dettes et disponibilités sont inscrites en

comptabilité pour leur montant nominal. Les créances, dettes et disponibilités libellées en monnaie

étrangère sont converties en monnaie nationale à leur date d'entrée.

La valeur d'entrée des éléments de l'actif immobilisé dont l'utilisation est limitée dans le temps doit

faire l'objet de corrections de valeur sous forme d'amortissement.

L'amortissement consiste à étaler le montant amortissable de l'immobilisation sur sa durée prévisionnelle d'utilisation par l'entreprise selon un plan d'amortissement.

La valeur d'entrée diminuée du montant cumulé des amortissements forme la valeur nette d'amortissements de l'immobilisation.

A la date d'inventaire, la valeur actuelle est comparée à la valeur d'entrée pour les éléments non

amortissables ou à la valeur nette d'amortissements, après amortissement de l'exercice, pour les immobilisations amortissables.

Seules les moins-values dégagées de cette comparaison sont inscrites en comptabilité soit sous forme d'amortissements exceptionnels Si elles ont un caractère définitif soit sous forme de

provisions pour dépréciation si elles n'ont pas un caractère définitif. La valeur comptable nette des

éléments d'actif est soit la valeur d'entrée ou la valeur nette d'amortissements si la valeur actuelle

leur est supérieure ou égale, soit la valeur actuelle si elle leur est inférieure.

texttext

S'il est procédé à une réévaluation de l'ensemble des immobilisations corporelles et

financières, l'écart de réévaluation entre la valeur actuelle et la valeur comptable nette ne peut être utilisé à compenser les pertes ; il est inscrit distinctement au passif du bilan.

Les biens fongibles sont évalués soit à leur coût moyen d'acquisition ou de production, soit en considérant que le premier bien sorti est le premier bien entré.

Toutefois, les personnes physiques visées à l'alinéa 5 de l'article premier ci-dessus sont autorisées à

- procéder à une évaluation simplifiée des stocks achetés et des biens produits par estimation du coût d'achat ou de production ou sur la base du prix de vente, avec application d'un abattement correspondant à la marge pratiquée ;

- procéder au calcul des amortissements des immobilisations selon une méthode linéaire simplifiée.

Article 15 : Les mouvements et informations doivent être inscrits dans les comptes ou postes adéquats, avec la bonne dénomination et sans compensation entre eux. Les éléments d'actif et de passif doivent être évalués séparément. Aucune compensation ne peut être opérée entre les postes d'actif et de passif du bilan ou entre les postes de produits et de charges du compte de produits et charges.

Le bilan d'ouverture d'un exercice doit être identique au bilan de clôture de l'exercice précédent.

Article 16 : Les produits ne sont pris en compte que s'ils sont définitivement acquis à l'entreprise; les charges sont à enregistrer dès lors qu'elles sont probables.

Même en cas d'absence ou insuffisance de bénéfice, il doit être procédé aux amortissements et provisions nécessaires .Il doit être tenu compte des risques et des charges nés au cours de l'exercice ou d'un exercice antérieur, même s'ils sont connus entre la date de clôture de l'exercice et celle de l'établissement des états de synthèse.

Article 17 : Seuls les bénéfices réalisés à la clôture d'un exercice peuvent être inscrits dans les états de synthèse. Cependant, peut également être inscrit le bénéfice réalisé sur une opération partiellement exécutée, lorsque sa durée est supérieure à un an, sa réalisation certaine et qu'il est possible d'évaluer avec une sécurité suffisante le bénéfice global de l'opération.

Article 18 : L'établissement des états de synthèse, sauf circonstances exceptionnelles justifiées dans l'état des informations complémentaires, doit se faire au plus tard dans les trois mois suivant la date de clôture de l'exercice.

La date d'établissement des états de synthèse est mentionnée dans l'état des informations complémentaires.

Article 19 : Si, en raison de situations spécifiques à l'entreprise, l'application d'une prescription comptable de la présente loi ne permet pas de donner une image fidèle de l'actif et du passif, de la situation financière ou des résultats, il peut y être dérogé ; cette dérogation est mentionnée à l'état des informations complémentaires et dûment motivée, avec l'indication de son influence sur l'actif,

texttext

le passif, la situation financière et les résultats de l'entreprise.

Le changement de la date de clôture doit être dûment motivé dans l'état des informations complémentaires.

Article 20 : Lorsque les conditions d'une cessation d'activité totale ou partielle sont réunies, l’assujetti peut établir ses états de synthèse selon des méthodes différentes de celles prescrites par la présente loi.

Dans de tels cas, il doit indiquer dans l'état des informations complémentaires les méthodes qu'il a retenues.

Article 21 :(modifié par l'article 1er de la loi n° 44-03 promulguée par le dahir n° 1-05-211 du 14 février 2006 ; B.O. n° 5404 du 16 mars 2006, cette modification prend effet à compter du premier exercice comptable ouvert après la date de publication de la loi n° 44-03).

Les personnes assujetties à la présente loi dont le chiffre d'affaire annuel est inférieur ou égal à dix millions de dirhams (10.000.000) sont dispensées de l'établissement de l'état des soldes de gestion, du tableau de financement et de l'état des informations complémentaires.

Les personnes visées à l'alinéa ci-dessus sont autorisées à établir le bilan et le compte de produits et charges et adopter le cadre comptable selon le modèle simplifié tel qu'annexé à la présente loi.

Article 22 : Les documents comptables sont établis en monnaie nationale. Les documents comptables et les pièces justificatives sont conservés pendant dix ans. Les documents comptables relatifs à l'enregistrement des opérations et à l'inventaire sont établis et tenus sans blanc ni altération d'aucune sorte.

Article 23 : L'administration fiscale peut rejeter les comptabilités qui ne sont pas tenues dans les formes prescrites par la présente loi et les tableaux y annexés.

Article 24 : Les experts-comptables, comptables agréés et autres personnes faisant profession de tenir la comptabilité des personnes assujetties à la présente loi sont tenus de se conformer aux dispositions de la présente loi et de son annexe pour la tenue de la comptabilité des entreprises dont ils sont chargés.

Article 25 : Sont abrogés lors de l'entrée en vigueur de la présente loi les articles 10, 11, 12 et 13 du dahir du 9 ramadan 1331 (12 août 1913) formant Code de commerce. Les renvois faits à ces articles dans les lois et règlements en vigueur s'appliquent de plein droit aux dispositions correspondantes de la présente loi.

Article 26 : Les dispositions de la présente loi entreront en vigueur à compter du deuxième exercice ouvert après la date de sa publication au Bulletin officiel.

texttext

Plan des comptes : Modèle simplifié

Classe 1 : Compte de financement permanent

11.

CAPITAUX PROPRES

13.

CAPITAUX ¨PROPRES ASSIMILES

14.

DETTES DE FINANCEMENT

15.

PROVISIONS DURABLES POUR RISQUES ET CHARGES

11.

Capitaux propres

111

Capital social ou personnel

1111

Capital social

1117

Capital personnel

11171

Capital individuel

11175

Compte de l'exploitant

112 Primes d'émission, de fusion et d'apport

1120 Primes d'émission, de fusion et d'apport

113 Ecarts de réévaluation

1130 Ecarts de réévaluation

116 Report à nouveau

1161

Report à nouveau (solde créditeur)

1162

Résultats nets en instance d'affectation (solde créditeur)

1168

Report à nouveau (solde débiteur)

1169

Report à nouveau (solde débiteur)

1169

Résultats nets en instance d'affectation (solde débiteur )

117 Réserves diverses

1171 Réserve légale

1172

1173

1175

1178 Autres réserves

119 Résultat net de l'exercice

Réserves statutaires ou contractuelles

Réserves facultatives

Réserves réglementées

texttext

1191

Résultat net de l'exercice (créditeur)

1199

Résultat net de l'exercice (débiteur)

13.

Capitaux propres assimilés

130

Capitaux propres assimilés

1300 Capitaux propres assimilés

14.

Dettes de financement

140

Dettes de financement

1400 dettes de financement

15.

provisions durables pour risques et charges

150

Provisions durables pour risques et charges

1500 Provisions durables pour risques et charges

CLASSE 2 : Compte d'actif immobilisé

21.

IMMOBILISATIONS EN NON VALEURS

22.

IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

23.

IMMOBILISATIONS CORPORELLES

24.

IMMOBILISATIONS FINANCIERES

28.

AMORTISSEMENTS DES IMMOBILISATIONS

29.

PROVISIONS POUR DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

21.

Immobilisation en non-valeurs

210. Immobilisation en non-valeurs

2101 Frais préliminaires/ 2101 pour le régime simplifié

2102 Charges à répartir sur plusieurs exercices/2120 pour le régime simplifié

2103 Primes de remboursement des obligations/2103 pour le régime simplifié

22.

Immobilisation incorporelles

223

Fonds commercial

227

Immobilisations incorporelles diverses

2270 Immobilisations incorporelles diverses

23.

Immobilisations corporelles

231

Terrains

2310 Terrain

232 Constructions

2320 Constructions

233 Installations techniques, matériel et outillage

2330 Installations techniques, matériel et outillage

234 Matériel de transport

2340 Matériel de transport

237 Immobilisations corporelles diverses

2370. Immobilisations corporelles diverses

24.

Immobilisations financières

240

Immobilisations financières

2400 Immobilisations financières

28.

Amortissements des immobilisations

281

Amortissements des non-valeurs

2810. Amortissements des non-valeurs

282 Amortissements des immobilisations incorporelles

2823

Amortissement du fond commercial

2827

Amortissements des immobilisations incorporelles diverses

texttext

283 Amortissements des immobilisations corporelles

2831

Amortissements des terrains

2832

Amortissements des constructions

2833

Amortissements des installations techniques, matériel et outillage

2834

Amortissements du matériel de transport

2837

Amortissements des immobilisations corporelles diverses

29.

Provisions pour dépréciation des immobilisations

292

Provisions pour dépréciation des immobilisations incorporelles

2920 Provisions pour dépréciation des immobilisations incorporelles

293 Provisions pour dépréciation des immobilisations corporelles

2930 Provisions pour dépréciation des immobilisations corporelles

294 Provisions pour dépréciation des immobilisations financières

2940 Provisions pour dépréciation des immobilisations financières

Classe 3 : Comptes d'actif circulant (hors trésorerie)

31.STOCKS

34.

CREANCES DE L’ACTIF CIRCULANT

35.

TITRES ET VALEURS DE PLACEMENT

37.

ECARTS DE CONVERSION – ACTIF ( Eléments circulants)

39.

PROVISIONS POUR DEPRECIATION DES COMPTES DE L’ACTIF

CIRCULANT (hors trésorerie)

31.

Stocks

311

Marchandises

3110 Marchandises

317 Stocks divers

3171 Matières premières

3172

Matières et fournitures consommables

3173

Emballages

3175

Produits en cours

3176

Produits intermédiaires et produits résiduels

3158

Produits finis

3178

Autres stocks divers

34.

Créances de l'actif circulant

342

Clients et comptes rattachés

3421

Clients

3423

Clients - retenues de garantie

3424

Clients douteux ou litigieux

3425

Clients - effets à recevoir

3427

Clients - factures à établir et créances sur travaux - non encore facturables

3428

Autres clients et comptes rattachés

346 Comptes d'associés - débiteurs

3463

Comptes courants des associés débiteurs

3467

Créances rattachées aux comptes d'associés

3468

Autres comptes d'associés débiteurs

347 Débiteurs divers

3471

Fournisseur - avances et acomptes

3473

Personnel - débiteur

3475

Etat – débiteur / 3475 pour le modèle simplifié

34753

Etat - acomptes sur impôts sur les résultats

34755

Etat TVA récupérable

34756

Etat crédit TVA

3478 Autres débiteurs divers

349 Comptes de régularisation - actif

texttext

3491

Charges constatées d'avances

3497

Comptes transitoires ou d'attente - débiteurs

35.

titres et valeurs de placement

350

Titres et valeurs de placement

3500 Titres et valeurs de placement (valable pour modèle simplifié seulement)

39.

provisions pour dépréciation des comptes de l'actif circulant

391

Provisions pour dépréciation des stocks

3910 Provisions pour dépréciation des stocks

394 Provision pour dépréciation des créances de l'actif circulant

3940 Provision pour dépréciation des créances

395 Provisions pour dépréciation des titres et valeurs de placement

3950 Provisions pour dépréciation des titres et valeurs de placement

Classe 4 : Comptes de passif circulant (hors trésorerie)

44.

DETTES DU PASSIF CIRCULANT

45.

AUTRES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

44.

Dettes du passif circulant

441

Fournisseurs et comptes rattachés

4411

Fournisseurs

4413

Fournisseurs - retenues de garantie

4415

Fournisseurs - effets à payer

4417

Fournisseurs - factures non parvenues

4418

Autres fournisseurs et comptes rattachés

446 Comptes d'associés - créditeurs

4463 Comptes courants des associés créditeurs

4468 Autres comptes d'associés - créditeurs

447 Créanciers divers

4472 Clients créditeurs - avances et acomptes

4473 Personnel - créditeur

4474 Organismes sociaux

4475 Etat - créditeur

44752

Etat - Taxe urbaine, taxe d'édilité et patente

44755

Etat TVA facturée

44756

Etat TVA due (suivant déclarations )

4478 Autres créanciers divers

449 Comptes de régularisation - passif

4491

Produits constatés d'avance

4497

Comptes transitoires ou d'attente - créditeurs

45.

Autres provisions pour risques et charges

450

Autres provisions pour risques et charges

4500 Autres provisions pour risques et charges

Classe 5 : Comptes de trésorerie

51.

TRESORERIE ACTIF

55.

TRESORERIE PASSIF

59.

PROVISIONS POUR DEPRECIATION DES COMPTES DE TRESORERIE

51.

Trésorerie - actif

511

Chèques et valeurs à encaisser

5111

5113

5115

5118

514 Banques, Trésorerie Générale et Chèques Postaux débiteurs

Chèques à encaisser ou à l'encaissement

Effets à encaisser ou à l'encaissement

Virements de fonds

Autres valeurs à encaisser

texttext

5141

Banques (solde débiteurs)

5143

Trésorerie Générale

5146

Chèques postaux

5148

Autres établissements financiers et assimilés (soldes débiteurs)

516 Caisses, régies d'avances et accréditifs

5161

Caisses

5165

Régies d'avances et accréditifs

55.

Trésorerie - passif

552

/ 553Crédits d'escompte et de trésorerie

5520 Crédits d'escompte et de trésorerie

554 Banques ( soldes créditeurs)

5541

Banques (soldes créditeurs)

5548

Autres établissements financiers et assimilés (soldes créditeurs)

59.

Provisions pour dépréciation des comptes de trésorerie

590

Provisions pour dépréciation des comptes de trésorerie

5900 Provisions pour dépréciation des comptes de trésorerie

Classe 6 : Comptes de charges

61.

CHARGES D’EXPLOITATION

63.

CHARGES FINANCIERES

65.

CHARGES NON COURANTES

67.

IMPOTS SUR LES RESULTATS

61.

Charges d'exploitation

611

Achats revendus de marchandises

6111 Achats de marchandises groupe A

6114

Variation de stocks de marchandises

6118

Achats revendus de marchandises des exercices antérieurs

6119

Rabais, remises et ristournes obtenus sur achats de marchandises

612 Achats consommés de matières et de fournitures

6121

Achats de matières premières

6122

Achats de matières et fournitures consommables

6123

Achats d'emballages

6124

Variation des stocks de matières et fournitures

6125

Achats non stockés de matières et de fournitures

6126

Achats de travaux, études et prestations de services

6128

Achats de matières et de fournitures des exercices antérieurs

6129

Rabais Remises et Ristournes obtenus sur achats consommés de matières et

fournitures

613/614 Autres charges externes

6131

Locations et charges locatives

6132

Redevances de crédit-bail

6133

Entretien et réparations

6134

Primes d'assurances

6135

Rémunérations du personnel extérieur à l'entreprise

6136

Rémunérations d'intermédiaires et honoraires

6137

Redevances pour brevets, marques, droits et valeurs similaires

6141

Etudes générales, recherches et documentation

6142

Transports

6143 Déplacements, missions et réceptions

6144 Publicité, publications et relations publiques

6145 Frais postaux et frais de télécommunications

6146 Cotisations et dons

6147 Services bancaires

6148 Autres charges externes des exercices antérieurs

6149 RRR obtenus sur autres charges externes

616 Impôts et taxes

texttext

6161

Impôts et taxes directs

6165

Impôts et taxes indirects

6167

Impôts , taxes et droits assimilés

6168

Impôts et taxes des exercices antérieurs

617 Charges de personnel

6171

Rémunérations du personnel

6174

Charges sociales

6176

Charges sociales diverses

6177

Rémunération de l'exploitant

6178

Charges de personnel des exercices antérieurs

618 Autres charges d'exploitation

6180 Autres charges d'exploitation

619 Dotations d'exploitation

6191 Dotations d'exploitation aux amortissements de l'immobilisation en nonvaleurs

6192 Dotations d'exploitation aux amortissements des immobilisations

incorporelles

6193 Dotations d'exploitation aux amortissements des immobilisations corporelles

6194 Dotations d'exploitation aux provisions pour dépréciation des

immobilisations

6195 Dotations d'exploitation aux provisions pour risques et charges

6196 Dotations d'exploitation aux provisions pour dépréciation de l'actif circulant

6197 D.E aux provisions pour risques et charges momentanés (modèle simplifié

seulement)

6198 Dotations d'exploitation des exercices antérieurs

630

Charges financières

630

Charges financières

6301

Charges d'intérêts

6303

Pertes de change

6307

Autres charges financières

67.

Impôts sur les résultats

670

Impôts sur les résultats

6701

Impôts sur les bénéfices

6705

Imposition minimale annuelle des sociétés

6708

Rappels et dégrèvements des impôts sur les résultats

Classe 7 : Comptes de produits

71.

PRODUITS D’EXPLOITATION

73.

PRODUITS FINANCIERS

75.

PRODUITS NON COURANTS

71.

Produits d'exploitation

711

Ventes de marchandises

7110 Ventes de marchandises au Maroc

712 Ventes de biens et services produits

Ventes de biens produits au Maroc

Ventes de biens produits à l'étranger

7124

7122

7121

Ventes de services produits au Maroc

Ventes de services produits à l'étranger

texttext

Redevances pour brevets, marques, droits et valeurs similaires

Ventes et produits accessoires

Ventes de biens et services produits des exercices antérieurs

Rabais, Remises et Ristournes accordés par l'entreprise

7125

7126

7127

7128

7129

713 Variations des stocks de produits

7131

Variations des stocks de produits en cours

7132

Variations des stocks de biens produits

7134

Variations des stocks de services en cours

714 Immobilisations produites par l'entreprise pour elle - même

7140 Immobilisations produites par l'entreprise pour elle-même

718 Autres produits d'exploitation

7180 Autres produits d'exploitation

719 Reprises d'exploitation; Transferts de charges

7190 Reprises d'exploitation; Transferts de charges d’exploitation

73.

Produits financiers

730

Produits financiers

7301

Produits des titres

7303

Gains de change

7307

Intérêts et autres produits financiers

7308

Reprises financières; Transferts de charges

75. Produits non courants

750. Produits non courants

7501

Produits des cessions d'immobilisations

7507

Produits non courants divers

7508

Reprises non courantes ; Transferts de charges

Classe 8 : comptes de résultats

81.

RESULTATS D’EXPLOITATION

84.

RESULTAT COURANT

85.

RESULTAT NON COURANT

86.

RESULTAT AVANT IMPOTS

88.

RESULTAT APRESIMPMOTS

81.

Résultat d'exploitation

810

Résultat d'exploitation

8100 Résultat d'exploitation

811 Marge brute

8110 Marge brute

814 Valeur ajoutée

8140 Valeur ajoutée

817 Excédent brut d'exploitation

8171

Excédent brut d'exploitation (créditeur)

8179

Insuffisance brute d'exploitation (débiteur)

84.

Résultat courant

840

Résultat courant

8400 Résultat courant

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