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L.

Ezzine #MEF 2017



Sujet 1 : Comment la relation entre responsabilité et reddition des comptes peut contribuer à
relever le pari du développement ?

Introduction

La gouvernance, un terme omniprésent cette dernière décennie, agglomère tout un ensemble


de règles, de mesures, d’informations, de supervision et de surveillance qui permettent d’assurer le
bon fonctionnement d’un État, d’une institution, d’une organisation qu’elle soit publique ou privée,
régionale, nationale ou internationale.

Le Maroc, soucieux et lucide des enjeux récents instaurés par les mutations sociales, s’est engagé
de manière indubitable et à l’instar de plusieurs pays modernes, à instaurer les principes de la bonne
gouvernance dont la constitution a marqué l’essor ; tout un chantier de réformes s’est déclenché,
des réformes qui ont permis au Maroc d’enregistrer des avancées louables en matière de
développement en toutes ses déclinaisons.

Et c’est ainsi que le Maroc a placé au cœur de ses préoccupations la réforme et la modernisation des
administrations publiques et ce à travers la mise en place de nouveaux paramètres et pratiques qui
contribueront indéniablement au développement du pays et qui sont la reddition des comptes et la
responsabilisation des gestionnaires.

Fondé sur la liberté et la responsabilité, le contrat social stipule que c’est sur la base de ses deux
principes que les mandatés peuvent agir - en l’occurrence le gouvernement et les responsables - et
gérer les affaires de l’État puisque l’existence de ces ses derniers est assujettie au service des intérêts
du citoyen. Et c’est pour cette raison que le Maroc a rendu obligatoire pour tout mandaté de rendre
compte de façon claire et impartiale des résultats obtenus par rapport aux objectifs fixés et aux
ressources utilisées.

Mettre en évidence le lien entre responsabilité et reddition des comptes est une décision dont les
retombées sont multidimensionnelles, alors, comment cette mise en évidence permettra de relever
le pari du développement ?

Dans la perspective de donner des réponses idoines à cette problématique, il paraît opportun
d’ausculter dans une première partie le nouveau modèle de développement érigé après la
constitution de 2011 et exposer par la suite les moyens mis en œuvre pour concrétiser ces nouveaux
aspects de développement et ainsi expliquer in fine comment ces deux pratiques - responsabilité et
reddition des comptes - permettront la relève du pari du développement du Maroc.

Plan suggéré

Introduction
I. Le Maroc d’après 2011 : un nouveau modèle de développement
a. L’instauration des règles de la bonne gouvernance
b. Le capital humain et son rôle dans le développement économique du pays
II. Responsabilité et reddition des comptes
a. Regagner la confiance du citoyen
b. Améliorer la soutenabilité des politiques publiques
Conclusion

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L.Ezzine #MEF 2017

Sujet 2 : Comment le Maroc peut faire du secteur industriel un des principaux leviers de la
croissance économique ?

Introduction

Le débat budgétaire est une question qui fait couler beaucoup d’encre chaque année : Taux
de croissance, déficit budgétaire et commercial, endettement extérieur autant de questions qui sont
sujet de plusieurs controverses mais dont la finalité est par unanimité : comment stimuler la
croissance économique du pays qui est le seul moyen de son développement.

Le rapport publié récemment de la banque mondiale atteste que le Maroc ne pourra atteindre le taux
de 4,5% tel que fixé au niveau de la loi des finances de 2017, selon la même source, ce taux
n’affranchira pas le seuil de 4%.

Légitime est le fait de dire que le Maroc est un pays qui dépend du ciel, nous sommes tributaires
chaque année de notre pluviométrie. Le PIB agricole contribue à lui seul à plus de 50% dans la
création de la richesse économique du Royaume.

Dans un environnement marqué par la pénurie des ressources naturelles, fortement impacté par les
effets néfastes de la pollution et l’utilisation massive et irréfléchie des ressources non renouvelables,
il est impératif et stratégique pour le Maroc de palier à sa dépendance vis à vis du secteur agricole
par la valorisation des autres secteurs, en l’occurrence le secteur industriel.

Certes le Maroc dispose d’une batterie d’atouts qui font de lui une destination privilégiée de
plusieurs investisseurs, un propos affirmé d’emblée par : l’avènement de Renault, Peugeot, Boeing
et la création des usines de fabrications.

Nonobstant, le secteur industriel marocain demeure l’un des secteurs porteurs de la croissance
économique nécessitant une attention particulière et ceci dans le but de l’ériger comme un levier de
développement économique. De ce fait, comment le Maroc peut faire du secteur industriel un des
principaux leviers de la croissance économique ?

Avant de donner réponse à notre question, il est opportun de se pencher sur l’état des lieux du secteur
industriel au Maroc afin d’en déceler les atouts et les faiblesses et présenter dans une seconde partie
quelles sont les actions que peut engager le Maroc pour édifier ce secteur comme l’un des leviers
de notre croissance économique.