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Examen clinique de l’édenté

partiel

PRÉSENTÉ PAR: ENCADRÉ PAR: PR BENTAHAR


GADRA A/ DJALIL

2015/2016
Le plan du travail
1/ INTRODUCTION :
2/ PRISE DE CONTACT ET COLLECTE DES INFORMATIONS
2/1 ENTRETIEN
2/2 L’ ANAMNÈSE :
3/EXAMEN CLINIQUE PROPREMENT DIT :

3/1 EXAMEN EXO BUCCAL :


A/ EXAMEN DE FACE :
B/ EXAMEN DE PROFIL
C/ PALPATIONS
D/ EXAMEN DE L’ATM
3/2 EXAMEN INTERMÉDIAIRE :
A/ EXAMEN DE L’OUVERTURE BUCCALE
3/3 EXAMEN ENDOBUCCAL

3/4 EXAMEN DE L'OCCLUSION

4/EXAMENS COMPLEMENTAIRES

4/1 EXAMENS RADIOGRAPHIQUES.


4/2/ ANALYSE DES MODÈLES D’ÉTUDES .
5/DIAGNOSTIC :
6/PRONOSTIC .
7/ COCLUSION
1/ INTRODUCTION (9)

 l’examen clinique en stomatologie comprend


systématiquement un temps endobuccal, un temps
exobuccal ou cervicofacial et un examen somatique général.
Cet exposé vise à présenter une ligne de conduite
méthodique, nécessaire pour diriger un examen clinique
standard. Il n’aborde pas d’analyses plus fines propres aux
différentes orientations de la spécialité (orthopédie dento -
faciale, odontologie, chirurgie maxillo-faciale...).
 Le but de l’examen clinique est de collecter les données qui
vont aider à établir un diagnostic de tous les problèmes
posés et de mettre en place un plan de traitement.
2/ PRISE DE CONTACT ET COLLECTE DES
INFORMATIONS
 Lorsqu’un patient partiellement édenté consulte, il vient
rechercher une ou plusieurs solutions à des problèmes
fonctionnels, esthétiques et phonétiques. L’accueil et l’écoute
de ce patient au cours d’un entretien constituent le premier
stade de l’examen clinique.
2/1 Entretien (2)
 Il s’agit tout d’abord du recueil de l’identité et de l’ensemble
des coordonnées socioprofessionnelles du patient.
– Nom, prénoms, adresse.
– Sexe.
Dès ce premier contact, il est intéressant de noter l’intensité des
caractères sexuels secondaires, qui peuvent avoir un
retentissement important des points de vue psychique et
esthétique.
 – Âge (2) .
Il s’agit de l’âge réel, mais aussi de l’âge physiologique et parfois
mental. Ces deux derniers aspects vont permettre d’envisager
les futures réactions tissulaires aux contraintes Prothétiques,
mais aussi les possibilités d’adaptation psychique du patient.
Un patient jeune a des exigences surtout d’ordre esthétique,
alors qu’un patient âgé a des motivations essentiellement
Fonctionnelles.
 – Profession (2) : La condition sociale joue un rôle de premier
plan dans les perspectives prothétiques. Certaines professions
peuvent présenter des exigences particulières, phonétiques
et/ou esthétiques (orateurs ;avocat, enseignant, comédien,
chanteur, etc.). Il est aussi nécessaire de connaître les
possibilités matérielles du patient, afin de lui proposer un
plan de traitement adapté à son budget.
 2/2 L’ Anamnèse :
Motif de la consultation : d’après Moulin [1], quatre cas de figures sont
classiquement rencontrés en PPA :
 un patient édenté partiel et non appareillé mais n’ayant jamais porté de
prothèse auparavant ;
 un patient souhaitant refaire sa prothèse et qui connaît donc les avantages
et les inconvénients de la PPA ;
 un patient mécontent de sa ou ses PPA existantes qui ne les a jamais
intégrées et qui est donc « méfiant » ;.
 un patient en voie d’être édenté partiellement et qu’il va donc falloir
préparer à « l’idée » d’être édenté et de recevoir une PPA en remplacement
des dents absentes. Souvent une sensation de « vieillissement » est
profondément ancrée chez ce type de patient.
En fonction de la prise en compte de ces motifs différents, le praticien doit
adapter son discours et la future orientation de son plan de traitement.
 Antécédents généraux (2) :
Certaines pathologies d’ordre général peuvent conduire à un pronostic
moins favorable et qui peuvent interférer sur le traitement prothétique
 Antécédents locaux (2) :
Héréditaires :
 Il est intéressant de savoir quel est ou a été l’état de la denture des
parents directs ou des collatéraux, s’il y a eu des édentations, quels
sentiments familiaux ont prévalu sur la nécessité de la réalisation de
prothèses. Ces renseignements indiquent l’état d’esprit du patient vis-à-
vis de la réalisation et de l’intégration plus ou moins facile de la future
prothèse
 Personnels (2) :
Il s’agit de connaître, plus que les dates, les motifs de
l’édentation progressive ou massive, à savoir : pertes
des dents par caries , parodontolyses , ou par des
traumatismes , etc.
3/EXAMEN CLINIQUE PROPREMENT DIT :

3/1 EXAMEN EXO BUCCAL :


a/ Examen de face : (2)
L’observation dans le plan frontal permet de déceler certaines
asymétries du visage parmi les quelles nous pouvons noter :
 Non-alignement des points ophryon, sous-nasal, labial
supérieur, labial inférieur, pogonion, gnathion ;
 Non-parallélisme des lignes bizygomatique, bigoniaque,
bipupillaire ;
 Absence d’orthogonalité entre la ligne ophryon-gnathion et la
ligne bizygomatique.
 Il convient ensuite d’apprécier la forme, le contour, la tonicité
des tissus, la couleur des téguments et des cheveux, l’intensité
des sillons nasogénien et labiomentonnier.
 b/ Examen de profil
L’orientation générale (plat, bombé et convexe, concave) du
profil est définie en premier lieu. La diminution de la
dimension verticale peut être objectivée ainsi que des
anomalies de rapport interarcades :
– prochélie, prognathie, progénie ;
– rétrochélie, rétrognathie, rétrogénie.
Ces anomalies ont en effet des conséquences prothétiques à la
fois fonctionnelles et esthétiques.
 c/ Palpations : La palpation des tissus cervicofaciaux
est préconisée par de nombreux auteurs. Elle permet :
– de définir la tonicité des tissus para prothétiques (lèvres et
joues) ;
– de révéler des sensibilités ou des douleurs des muscles du
complexe cranio vertébral et masticateur.
Palpation Muscles masticateurs et cervicaux (7) :

*Muscle temporal (7) :


Les faisceaux antérieurs,
moyens et postérieurs sont
facilement palpés à travers le
cuir chevelu. Au cours de la
fermeture, le praticien se place
devant le patient, place ces deux
mains au-dessus des arcades
zygomatiques et demande au CORROY, A.S ; HELFER, M. La palpation
musculaire : un acte clinique essentiel pour le
diagnostic des dysfonctions de l’appareil
patient de serrer et desserrer les manducateur. Les cahiers de prothèse, n°151,
septembre 2010.p15-22.

dents.
*Muscle masséter (7) :
Le praticien est devant le patient
qui est invité à serrer les dents
pour faire saillir le muscle, le
pincement se fait en plaçant le
pouce antérieurement et l'index
sur le bord postérieur du Ramus,
pour évaluer la tonicité et la
présence ou absence de douleurs
CORROY, A.S ; HELFER, M. La palpation
musculaires. musculaire : un acte clinique essentiel pour le
diagnostic des dysfonctions de l’appareil
manducateur. Les cahiers de prothèse, n°151,
septembre 2010.p15-22.
*Muscle ptérygoïdien latéral (7) :
La palpation se fait à l’aide de l’index
ou de l’auriculaire, par voie intra-
buccale au niveau des insertions
ptérygoïdiennes, en arrière de la
tubérosité maxillaire. En fait, on
palpe uniquement le faisceau
inférieur du muscle. La palpation est CORROY, A.S ; HELFER, M. La palpation
musculaire : un acte clinique essentiel pour le
diagnostic des dysfonctions de l’appareil
facilitée par une ouverture buccale manducateur. Les cahiers de prothèse, n°151,
septembre 2010.p15-22.
modérée (20mm) et une diduction du
*Muscle ptérygoïdien médian (7) :
La palpation est externe : les doigts
en crochets sous la face interne de
l’angle goniaque tandis que le
patient assis tête penchée en
avant, bouche fermée, à ce niveau;
les insertions basses du muscle
sont très révélatrices des
sensibilités tendineuses et
*Muscles cervicaux (7) :
Les muscles douloureux sont essentiellement le trapèze,
et plus rarement le sterno-cléido-mastoïdien.
L’examen statique et dynamique du cou permet par
ailleurs de dépister les anomalies de la statique
rachidienne cervicale.

CORROY, A.S ; HELFER, M. La palpation


musculaire : un acte clinique essentiel pour le
diagnostic des dysfonctions de l’appareil
manducateur. Les cahiers de prothèse, n°151,
septembre 2010.p15-22.
d/Examen de l’ATM :
 Ils s’effectuent par palpations simultanées des territoires
auriculo temporaux droit et gauche et sont associés avec
une auscultation au stéthoscope. La présence de bruits
articulaires révèle des pathologies différentes :
– les craquements articulaires correspondent à une
dysfonction ;
– les crépitations correspondent à des altérations des surfaces
articulaires ; ce sont des subluxations ou des luxations
3/2 Examen intermédiaire :

 A/ Examen de l’ouverture buccale (2) :


 Amplitude :

 L’ouverture maximale est évaluée à l’aide d’une règle graduée ,les

valeurs normales moyennes retenues sont de 47 +/- 7mm (selon


LACHARD).

 - On parle de limitation si A< 35mm

 -On parle d’hyperlaxité ligamentaire ou d’hypermobilité si A> 50mm

http://www.iocclusion.com/blog/?p=1539
Trajet :
L’orientation dans le plan sagittal du trajet d’ouverture revêt une
importance certaine. La présence d’une latérodéviation du point
interincisif mandibulaire signe l’existence d’un spasme musculaire du
côté de la déviation. Ce spasme résulte, la plupart du temps, de troubles
occlusaux dus à des déplacements dentaires non compensés.

FABIEN, M. Traitement des dysfonctions cranio-mandibulaires : un carrefour


multidisciplinaire. Lorraine : Université de lorraine. 245p. Th. Etat : Chir dent : 2013.
3/3 EXAMEN ENDOBUCCAL (2)

 Une première inspection de la cavité buccale renseigne sur le


niveau de l’hygiène, la prédisposition aux lésions carieuses et
la qualité des restaurations existantes. Une attention
particulière doit être portée sur toutes les zones douloureuses
et il peut être alors nécessaire de pratiquer des traitements
d'urgence afin de soulager le patient .
 Hygiène buccale (2)
La quantité de plaque dentaire et de tartre est appréciée, de
façon à prévoir la mise en œuvre d’un traitement initial qui
motive le patient à une hygiène buccale favorable au
traitement prothétique. De nombreux auteurs ont mis en
évidence, chez l’édenté partiel, une diminution significative
des propriétés immunologiques de la salive, associée à une
augmentation des micro-organismes, ce qui conduit à une
augmentation de la plaque dentaire.
 La Salive
La quantité et la qualité, plus ou moins fluide, de la
salive sont ensuite évaluées, leur retentissement sur
l’intégration prothétique n’étant pas négligeable. Elle
assure la protection des surfaces muqueuses et
intervient dans la rétention prothétique. La
diminution du flux salivaire due à l’édentation peut
être corrélée à la variation du pH.
 Ainsi, chez un édenté, le flux salivaire diminue et
l’acidose augmente en fonction du volume et de
l’encombrement prothétique. Ce dysfonctionnement
du pouvoir excrétoire des glandes salivaires semble
lié à l’irritation permanente occasionnée par la
prothèse, ainsi qu’à la baisse de la stimulation
glandulaire d’origine dentaire et musculaire. Ces
modifications salivaires ont une répercussion sur la
flore orale, la plaque dentaire et l’hygiène buccale de
l’édenté partiel.
EXAMEN DENTAIRE (2) :

 Elle est de trois ordres : occlusal, axial et cervical.


 Morphologie occlusale : son étude fournit des
renseignements sur l’histoire et l’évolution au cours
du temps de la denture. La présence de zones
dentaires abrasées témoigne de parafonctions
occlusales qui ont progressivement modifié
l’anatomie des dents . Les causes de ces
modifications occlusales doivent être recherchées,
afin de reconstruire une gouttière intercuspidienne
correcte, ce qui facilite le montage des dents
artificielles antagonistes
 Morphologie axiale : dans certains cas, elle est peu ou pas favorable à
l’insertion de la prothèse, à la réalisation de crochets efficaces et non
iatrogènes. Une refonte axiale des dents est alors nécessaire. Elle est
soit partielle (coronoplastie), soit complète (couronne).

 Morphologie cervicale : la région cervicale constitue une zone


sensible aux agressions ; elle est normalement protégée par les
bombés et les points de contact. Le décolletage assure un espacement des
structures prothétiques vis-à-vis de l’anneau gingival ; cependant, les
risques de lésion de l’hémipapille sont réels. En effet, la présence dans
cette région d’un corps étranger, élément de la structure métallique
prothétique, peut entraîner une agression permanente et provoquer des
lésions gingivales et parodontales.
Il faut aussi détecter laprésence des lésions carieuses, pour éviter par
exemple de mettre en place un taquet occlusal en regard d'une carie
proximale. Une radiogphie de dépistage est indispensable.

J.C .Davenport ; R.Basker ; J.Heath ; J Ralph Atlas de


prothèse adjointe partiel
 La qualité des restaurations est évaluée pour
déterminer la nécessité de les renouveler ou de poser
l'indication d'un reconstitution par prothèse fixée
pour optimiser la valeur mécanique d’ une dent
Support de crochet (3) .

J.C. Davenport • R.M. Basker • J.R. Heath • J.P. Ralph


ATLAS DE PROTHESE ADJOINTE PARTIEL
Examen du parodonte (3) :

 Après l'évaluation de la présence de plaque bactérienne et de tartre


objectivant le niveau d'hygiène du patient, l’ appréciation des mobilités
dentaires, de l'état inflammatoire et la mesure des poches éventuelles
sont les premières investigations parodontales à pratiquer, complétées
par l'étude des documents radiologiques ,elle permet d'apprécier le
rapport couronne-racine, de détecter les lyses osseuses angulaires,
caractéristiques des traumas occlusaux fréquents en cas d'édentements
partiels et de poser le diagnostic d’une maladie parodontale.

J.C. Davenport • R.M. Basker • J.R. Heath • J.P. Ralph


ATLAS DE PROTHESE ADJOINTE PARTIEL
EXAMEN DES TISSUS DE REVETEMENT (6)
L’appréciation de la qualité du revêtement muqueux est importante
puisqu'elle détermine la nécessité ou non d'une préparation tissulaire.
 La fibro-muqueuse :
 Sur les crêtes édentées :
- Une fibromuqueuse adhérante au plan osseux est favorable à la
sustentation.
- Une « crête flottante », non adhérente, peut nécessiter une correction
(réadaptation tissulaire, intervention chirurgicale).
- Une muqueuse trop fine est facilement blessée par la prothèse
 Au palais
- La dépressibilité tissulaire est variable :
- Faible sur le raphé médian comparée à celle des crêtes, elle justifie la
mise en place d'un protège-raphé ;
- Généralement importante sur les zones de Schroder, elle explique que
ces dernières sont inutiles à la sustentation et à la stabilisation.
 Donc en générale les zones à décharger sont (2) :
– la papille rétro-incisive et les papilles bunoïdes ;
– les zones de Schroeder.
 STRUCTURES OSSEUSES :
Ces surfaces osseuses sont divisées selon Pendleton (2) en :
– zones d’appui primaire, essentiellement constituées par le
sommet des crêtes édentées ;
– zones d’appui secondaire, constituées des versants
vestibulaires et linguaux des crêtes édentées.
Leur valeur est variable suivant l’ancienneté des extractions, la
chronologie des extractions, l’étendue des secteurs édentés.
 La palpation des structures osseuses, complétée par une radiographie
panoramique met en évidence l’importance de la résorption osseuse

 La présence de torus palatin ou mandibulaire va influencer la


conception prothétique au même titre que la forme de la voûte palatine
et la morphologie des crêtes (5 )

Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY


Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
 Des tubérosités hypertrophiées, présentant des
contre-dépouilles ou empiétant sur l’espace dévolu
aux dents doivent faire souvent l'objet de plasties
chirurgicales .

Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY


Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
 CRETES EDENTEES : (6)
Régulières, hautes, larges, elles favorisent l'équilibre de la prothèse.
Cependant, un volume excessif peut provoquer une gêne :
 dans le sens vertical, il réduit l'espace prothétique ;
 dans le plan horizontal, il constitue un obstacle à l'insertion (tubérosité
exubérante, exostoses...). Ces situations, qu'il est plus facile d'observer
sur les modèles d'étude, conduisent parfois à indiquer une correction
chirurgicale.
 Dans le plan frontal, la crête est en principe plus large dans la région
des molaires, plus mince dans celle des prémolaires . Les versants sont
plus ou moins inclinés, créant des surplombs, surtout au niveau des
incisives maxillaires et des deuxièmes molaires mandibulaires. Au
maxillaire, les versants vestibulaires sont plus profonds
que les palatins ; à la mandibule, c’est l’inverse qui est observé.
Fig : La forme des crêtes ainsi que la dépressibité
tissulaire doivent être évaluées visuellement et par palpation
J.C. Davenport • R.M. Basker • J.R. Heath • J.P. Ralph
ATLAS DE PROTHESE ADJOINTE PARTIEL
 EXAMEN DES TISSUS PARAPROTHETIQUES :
Directement concernés par la prothèse, leur étude est
nécessaire à ce stade de l’examen clinique.
– Pour la langue, il faut noter :
– le volume, macro- ou microglossie ;
– la mobilité, lors des mouvements de protraction axiale,
latérale gauche et droite ;
– l’anatomie de son frein, court ou long, étroit ou large, etc
;
– la présence éventuelle d’une ou plusieurs ulcérations en
rapport avec des dents versées, fracturées ou abrasées ;
 Pour le plancher buccal, il faut :
– examiner la qualité, la texture, la souplesse de la
muqueuse ;
– observer les ostia des canaux de Wharton, ainsi que
la nature, l’aspect, la quantité de salive sécrétée
– palper si possible les glandes salivaires sous-
maxillaires et sublinguales, et éventuellement
rechercher une tuméfaction ou une induration.
 Pour la face interne des joues et des lèvres, il faut :
– observer les lésions muqueuses éventuelles (lichen,
leucoplasie, perlèche) ;
– observer les freins labiaux et jugaux, courts ou longs, fins
ou étalés, simples ou dédoublés.
– Pour la région du voile du palais, il faut :
– noter sa limite avec le palais dur en repérant les papilles
palatines ;
– déterminer son orientation ;
– repérer les insertions du ligament ptérygomandibulaire.
EXAMEN CLINIQUE DE L'OCCLUSION (5) :

 Évaluation de la dimension verticale d’ occlusion :


La dimension verticale d occlusion (DVO), ou la hauteur
de l'étage inférieur de la face lorsque dents naturelles et
prothétiques sont en occlusion d'intercuspidie
maximale, est à définir en priorité puisque c'est la
référence verticale de toute la reconstruction.
 Lorsqu’il n’existe plus aucun couple de dents
antagonistes, la DVO est a rétablir dans des conditions
cliniques proches de celles pratiquées en prothèse
complète amovible. C'est la prothèse provisoire fixée
et/ou amovible qui, dans la majorité des cas valide les
chois effectués.
 Lorsque la DVO est définie par ou plusieurs couple de dents
antagoniste. il est indispensable d’évaluer si elle est correcte compatible
avec l'esthétique et l'équilibre neuromusculaire ou bien au contraire,
erronée : surévaluée ou sous-évaluée.
 Compte ténu des phénomènes de compensation générés par les
remaniements osseux et porodontaux. il est souvent difficile de
diagnostiquer d’emblée une modification de la DVO (fig) ,

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Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
Un certain nombre de signes objectifs permettent
toutefois d’orienté l'appréciation :
 affaissement de l'étage inférieur de la face :
 perlèche commissurale ;
 abrasions ou destructions coronaires, à mettre en
balance avec régression compensatrice
 version médiale des molaires isolées sur l'arcade :
 absence de calage occlusal postérieur .
 migration vestibulaire des dents antérieur avec apparition
, des diastèmes , c’est le cas en l'absence de dents cuspidés
antagonistes

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Prothèse amovible partielle Clinique et
laboratoire
 OIM :
a) occlusion statique :
L examen endo-buccal du patient en occlusion
d’intercuspidie maximale (OIM), complète par celui des
moulages montes sur articulateur, conduit te praticien
noté :
 le nombre et la Situation sur les arcades des dents
restantes en occlusion ;
 pour évaluer la qualité de l’ OIM avec des contacts entre
dents pluricuspidées répartis de part et d'autre de l’axe
sagittal médian ou au contraire avec des contacts peu
nombreux OU mal repartis .
 le nombre et la situation des dents restantes représentent
un potentiel intéressant sur le plan biomécanique pour
influencer la conception prothétique et les séquences
techniques de réalisation
 Dés ce stade, si la PAP peut constituer une indication, il est
possible de mettre en évidence un appui prothétique avec
prédominance de la sollicitation proprioceptive
desmodontale

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Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
 ou au contraire avec prédominance de la sollicitation
extéroceptive

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Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
 B)propulsion : guidage antérieur .
Dans les mêmes conditions, l'observation des mouvements mandibulaires
en propulsion permet de noter :
- si la propulsion est prise en charge par des dents naturelles ;
- le nombre et la valeur parodontale des dents naturelles participant au
guidage en propulsion (fig).

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Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
- des interférences crées par des dents pluricuspidées,
constituant un guidage postérieur de la mandibule

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Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
- un surplomb horizontal (over/jet ) défavorable au
guidage antérieur

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Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
- la valeur du recouvrement vertical (overbite) .

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Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
 C)Diductions : types de guidage de la mandibule :
Les mouvements de Diductions a droite puis a gauche
donnent Les informations concernant l'existence
d’une fonction canine avec désocclusion immédiate
des groupes cuspidés .

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Prothèse amovible partielle Clinique et
laboratoire
 l'existence d’une fonction groupe et de son étendue .

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Prothèse amovible partielle Clinique et
laboratoire
 la mise en évidence de guidages au côte non
Travaillant

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Prothèse amovible partielle Clinique et
laboratoire
EXAMENS COMPLEMENTAIRES (2)

 EXAMENS RADIOGRAPHIQUES :
Ils sont nécessaires dans l’aide au diagnostic et dans l’optique des
traitements préprothétiques. Ils permettent de mieux évaluer la
qualité du tissu osseux, son niveau autour des dents résiduelles et
la valeur extrinsèque et intrinsèque de celles-ci .
 En PPA, il s’agit essentiellement :
– de radiographies rétroalvéolaires des dents présentes et des restes
radiculaires ;
– d’un orthopantomogramme ;
– d’un scanner lorsque l’on envisage d’associer l’implantologie à la
PPA afin de traiter un édentement complexe .
 Ces examens assurent la détection :
– de dents incluses, de dents surnuméraires, de fragments
radiculaires ;
– de caries, d’obturations et de reconstitutions coronaires
débordantes ;
– de traitements endodontiques défectueux ;
– de lésions périapicales, de kystes ;
– d’une lyse osseuse ;
– de lésions osseuses, d’origine parodontale, traumatique
ou tumorale.
 ANALYSE DES MODÈLES D’ÉTUDES :
Les modèles d’études sont primordiaux pour une bonne
lecture du plan de traitement et dans le dialogue entre le
praticien et le patient d’une part et le praticien et le
prothésiste d’autre part.
 Analyse occlusale statique
L’observation attentive des moulages précise :
– la répartition des secteurs édentés ;
– les malpositions dentaires qui doivent être corrigées ;
– l’orientation et les perturbations du plan d’occlusion :
courbe de Spee dans le plan sagittal et courbe de Wilson
dans le plan frontal ;
– les rapports occlusaux en intercuspidation et les
espaces disponibles pour le positionnement des
structures du châssis métallique tels que les appuis
occlusaux, les barres cingulaires et coronaires.
De plus, cette étude des modèles permet au patient,
avec l’aide du praticien, de prendre conscience de
façon objective des perturbations de sa denture, et
d’envisager les différents temps du traitement qui
doivent précéder l’élaboration de la prothèse
adjointe partielle.
 Analyse au paralléliseur :
Le paralléliseur est un instrument d’analyse
indispensable dans le but d’établir un plan de
traitement en PPA (fig). Il met en évidence le
parallélisme ou la divergence des éléments en
présence, qu’ils soient dentaires ou ostéomuqueux. Il
permet de réaliser le parallélisme des surfaces de
guidage, l’équilibre des zones de rétention ainsi que
d’optimiser l’esthétique de la future prothèse avec le
minimum de préparations coronaires .
 Avec le temps et l’expérience, il est également
possible de réaliser sur ces modèles les tracés
prospectifs des futures PPA.
 Le but c’est de déterminer un axe d’insertion
prothétique permettant le moins de modifications
préprothétiques et prévisualiser les modifications à
apporter (améloplastie, coronoplastie, extraction…).

PIERE SANTONI
La prothèse partielle amovible par image
 ANALYSE SUR ARTICULATEUR :
 Les modèles sont montés sur articulateur semi-
adaptable et leur analyse occlusale dans la relation
inter arcade habituelle du patient précise un certain
nombre de points :
– modification ou non du plan d’occlusion;
– de supprimer les interférences dans les mouvements
de latéralité et de propulsion ;
– de corriger les perturbations plus ou moins importantes du
plan d’occlusion dues aux migrations des dents. Tous les
troubles occlusaux décelés en bouche et sur l’articulateur
doivent être corrigés, soit par de simples meulages
lorsqu’ils sont peu accusés, soit par la réalisation
d’obturations ou de restaurations scellées lorsqu’ils sont
plus importants. Dans certains cas rares, les acrifices d’une
ou plusieurs dents peut être nécessaire. La réalisation de la
prothèse adjointe partielle ne peut prétendre à elle seule
changer les rapports intermaxillaires. S’il y a lieu de les
modifier ,c’est au cours de l’établissement des objectifs de
traitement qu’il faut le définir, pour déterminer les moyens
qui sont nécessaires et qui doivent précéder l’élaboration
prothétique
DIAGNOSTIC (2) :

Le choix d’une restauration à l’aide d’une prothèse conjointe


classique ou implantoportée, d’une prothèse adjointe partielle
ou même d’une prothèse complète doit être posé .
Plusieurs facteurs interviennent :
– la topographie et l’étendue de l’édentement ;
– la valeur parodontale des dents restantes ;
– les motivations fonctionnelles et esthétiques du patient ;
– la disponibilité et les possibilités financières du patient.
Dans certains cas extrêmes, la valeur et la position des dents, la
motivation du patient sont telles qu’il n’est pas possible
d’envisager
 Dans tous les cas où une solution de prothèse conjointe est possible
cliniquement et acceptée par le patient, elle doit être réalisée, car
c’est la solution de choix des points de vue biomécanique, fonctionnel,
esthétique et psychologique .
Ainsi, la prothèse conjointe s’impose :

– dans la majorité des édentements de classe III de faible étendue


avec des dents à valeur parodontale élevée ;
– dans les classes IV de faible étendue avec des dents d’indices
parodontaux favorables ;
– dans les classes I et II d’édentement pour lesquelles une solution
implantaire est réalisable.
 Enfin, la prothèse adjointe partielle est indiquée dans tous les autres
cas, parmi lesquels nous pouvons citer :
– les classes I et II d’édentement pour lesquelles aucune solution
implantaire n’est envisageable ;
– les classes III de grande portée ou pour lesquelles le pronostic
parodontal des dents supports est réservé ;
– les classes III où l’espace prothétique est réduit avec des
couronnes cliniques courtes ;
– les classes IV pour lesquelles une solution de prothèse fixée n’est
pas envisageable ;
– les classes V et VI ;
– les cas d’édentements avec une résorption importante des crêtes
osseuses, nécessitant un comblement par une selle prothétique.
Pronostic

 Il dépend de nombreux facteurs qui devront


successivement être évalués :
-état général, sante actuelle.
-Attitude mentale du patient à l’égard de sa future
prothèse.
-aptitude réelle à intégrer une prothèse amovible, soit
en raison de son âge, soit le plus souvent en raison de
son adresse manuelle et de sa capacité de l’insérer et
de la désinsérer sans crispation ni anxiété.
Conclusion :

Le choix, la conception et la réalisation d’une prothèse


adjointe partielle découlent d’un examen clinique
qui doit être détaillé et exhaustif. Les étapes
préprothétiques, souvent longues et multiples,
doivent avoir pour objectif primordial la
préparation des dents et des surfaces d’appui au
support de la nouvelle prothèse. Le respect de ces
impératifs, associé à des contrôles réguliers,
assurera la conservation des structures dentaires et
ostéomuqueuses, reculant la réévaluation
prothétique
1 / R Esclassan ;J Champion ;E Esclassan-Noirrit ,JJ Guyonnet
Plan de traitement en prothèse partielle adjointe
Encyclopédie Médico-Chirurgicale 23-310-E-10
2/ V Jardel , G Derrien Examen clinique de l’édenté partiel
et indications thérapeutiques générales
Encyclopédie Médico-Chirurgicale 23-265-A-10
3/ J.C .Davenport ; R.Basker ; J.Heath ; J Ralph Atlas de prothèse adjointe partiel

4 / P Mariani ; BE Preckel
Examen clinique de l’édenté total
Encyclopédie Médico-Chirurgicale 23-325-B-10
5/ Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY
Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
 6 / D.BUCH ; P . RENAULT ; prothèse partiel amovible au
quotidien .

 7/ CORROY, A.S ; HELFER, M. La palpation musculaire : un


acte clinique essentiel pour le diagnostic des dysfonctions de
l’appareil manducateur. Les cahiers de prothèse, n°151,
septembre 2010.p15-22.

 8/ PIERE SANTONI
La prothèse partielle amovible .

 9/ É Maladière , F Bado ; JP Meningaud Examen clinique en


stomatologie ENCYCLOPÉDIE MÉDICO-CHIRURGICALE
22-010-A-10