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SOMMAIRE

REMERCIEMENT
AVANT PROPOS
INTRODUCTION

Chapitre I : PRESENTATION DE LA SOUS DIRECTION DES ESSENCES


DES ARMEES (SDEA)

1 - PRÉSENTATION DE L’ADMINISTRATION CENTRALE


DE DÉFENSE (ACD)
1.1 - Les Directions Centrales de l’ACD
1.2 - Les Services Rattachés

2 - PRÉSENTATION DE LA SDEA
2.1 - Historique
2.2 - Missions de la SDEA

3 - STRUCTURE ET ORGANISATION DE LA SDEA


3.1 - Structure de la SDEA
3.2 - Organisation de la SDEA

Chapitre II : DISTRIBUTION DES PRODUITS PETROLIERS

I –SYSTEME DE GESTION DES PRODUITS PETROLIERS


AU SEIN DE LA SDEA

1 - Les produits pétroliers utilisées au sein de la SDEA


1-1) L’essence ou le Super
1-2) Le gasoil ou le Diesel
1-3) Le jet A1
1-4) Les lubrifiants

2 – SYSTEME D’APPROVISIONNEMENT DES PRODUITS PÉTROLIERS


AU SEIN DE LA SDEA

2-1) Commande des produits pétroliers au fournisseur


2-2) Réception de la commande par le fournisseur et livraison
des quantités commandées
2-3) Livraison de la quantité commandée
2-4) Réception et Dépotage de la quantité commandée à la SDEA
2-5) Mise bord en vue d’un approvisionnement en carburant
II - SYSTEME DE STOCKAGE DES PROUITS PETROLIERS

1 - Réception
2 - Contrôle
a) Contrôle quantité
b) Contrôle qualitatif
3 - Stockage
4 - Matériels de stockages
a) Les Infrastructures
b) Les soutes

III – SYSTEME DE DISTRIBUTION DES PRODUITS PETROLIERS


1 - La Répartition
2 - La Réception du produit par la SDEA
3 - Le Transport
4 - Le Matériel de transport

IV - GESTION DES PRODUITS PETROLIERS DE LA SDEA


1 - Répartition des produits pétroliers
2 - Gestion des entrées et sorties de carburant
3) Entrées carburant (stocks carburant)
4) Sorties carburant (distribution carburant)

Chapitre III : PROBLEMES RENCONTRES PAR LA SDEA ET


RECOMMANDATIONS EN VUE D’UNE MEILLEURE
GESTION DES PRODUITS

I - LES DIFFERENTS PROBLEMES RENCONTRES


1 - Au niveau du transport et du personnel
2 - Au niveau sécuritaire
3 - Au niveau financier

II - LES RECOMMANDATIONS EN VUE D’UNE MEILLEURE GESTION


DES PRODUITS

CONCLUSION
GLOSSAIRE
LEXIQUE
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
REMERCIEMENT

Nous ne saurions débuter ce rapport de stage sans adresser nos remerciements


les plus sincères à toutes les personnes qui ont, d’une manière ou d’une autre,
contribué à la réalisation effective de ce présent rapport ; fruit précieux de plusieurs
mois de travaux acharnés. Ce sont :

- Le Lieutenant-colonel NANGA LÉGRÉ Jérôme, Chef de la Sous-Direction du


Service des Essences des Armées ;

- Le Lieutenant-colonel ASSANDE Kouadio chef du bureau exploitation

- Le Commandant SYLLA Vazoumana ; respectivement Chef du bureau étude et


formation de la sous-direction des Services des Essences des Armées

-  Le Capitaine KOUASSI Roger mon maitre de stage chef du bureau équipement
de la SDEA pour tous ses conseils et sa disponibilité ;

- Le Capitaine LOBOUHET Sylvestre, e

- Le Capitaine KONAN

- Le Capitaine N’GUESSAN  chargé des missions et chef d’antenne pour leurs


franches collaborations et leurs précieuses informations ;

- Le Lieutenant Apata, Chef bureau lubrifiant pour sa disponibilité et sa


motivation

- L'Adjudant OULA, Chef Secrétaire de la SDEA

- Les enseignants et les éducateurs du GROUPE ITA, ayant l’amour du travail


bien fait.
Les Forces Armées Nationales de Côte-d’Ivoire (FANCI) composées de la
Marine, la Gendarmerie, les Forces Terrestres, les Forces Aériennes, garant de la paix,
et de la sécurité en Côte-d’Ivoire, ont été créées par la loi 60-209 du 27 /07/1960,
année de l’indépendance de notre chère patrie. En 2011 après la crise postélectorale,
leur nouvelle appellation devient Forces Républicaines de Cote d’Ivoire (FRCI). Leur
capacité opérationnelle est liée à leur degré de mobilité. En effet, la mobilité des
différentes unités des Forces Armées est essentielle pour l’accomplissement des
diverses missions à savoir le maintien de l’ordre, la surveillance du territoire, la guerre.

Que dirait-on une armée équipée avec un effectif approprié, suffisamment


qualifié et très bien entraîné dont la gestion du carburant laisse à désirer parce que mal
organisée pour soutenir les troupes ?

En 1990, l’on assiste à la création du Service Central des Essences des Armées
(SCEA) qui deviendra en 1991 par arrêté ministériel le Service des Essences des
Armées (SEA). Ce service sera chargé dès lors de la préparation et de l’exécution de
toutes les mesures nécessaires à l’approvisionnement et à la distribution des produits
pétroliers au sein des Forces Armées. En effet, la création du SEA obéit au souci
majeur de confier à une structure spécialisée, la gestion du carburant afin de prévenir
au mieux toute paralysie. A vrai dire la mobilité et l’efficacité de nos troupes sur le
terrain dépendent du bon fonctionnement de cette structure. De ce fait, le SEA
aujourd’hui appelé la SDEA (Sous-Direction des Essences des Armées) a mis sur
place un système de gestion de produits pétroliers afin de palier à toute
désorganisation au niveau de la distribution du carburant. Les produits pétroliers sont
des fractions dérivées du pétrole qui ont une valeur commerciale comme tout autre.
Cependant, des disfonctionnements se font constater dans la gestion des produits
pétroliers d’où survient un problème dans la distribution des produits pétroliers de la
SDEA. C’est pourquoi durant notre stage, notre étude s’est portée sur le thème
suivant: «DISTRIBUTION DES PRODUITS PETROLIERS :». 
L’objectif de cette étude, sera de connaitre les différents modes de distribution des
produits pétroliers de la SDEA : cas de l’essence, du gasoil et des lubrifiants. Et,
l’intérêt de cette étude réside dans le fait qu’elle permettra de faire.

Chapitre I :

PRESENTATION DE LA SOUS
DIRECTION DES ESSENCES
DES ARMEES (SDEA)
Il serait impossible de présenter la sous-direction des Essences des Armées sans
toutefois parler du Ministère de la défense qui a en charge la gestion administrative des
Forces armées Terrestres, Aériennes, Maritimes et de la Gendarmerie Nationale.
En effet, pour l’exercice de ses fonctions le Ministre de la défense dispose, outre
l’ensemble des Forces Armées Nationales, d’un cabinet militaro civil, de services et de
directions centrales (rattachés au cabinet) qu’il est chargé d’organiser par des arrêtés.
Cet ensemble de services et de directions est appelé Administration Centrale de la
Défense (ACD) et est chargé de gérer toutes les opérations nécessaires au bon
fonctionnement de l’outil de Défense. La SDEA est l’un de ces services placés sous
l’autorité directe du Ministre de la Défense.

1 - PRÉSENTATION DE L’ADMINISTRATION CENTRALE DE


DÉFENSE (ACD)

L’ACD est composé de directions et de services rattachés (voir annexe 1).

1.1 - Les Directions Centrales de l’ACD

Les Directions Centrales comprennent :


- la Direction de la Défense (DD) ;
- la Direction de l’Administration de la Législation Militaire (DALM) ;
- la Direction du Génie et des Equipements Militaires (DGEM) ;
- la Direction de la Télécommunication et des Systèmes
d’Information (DTSI) ;
- la Direction du Service de Santé des Armées (DSSA) ;
- la Direction de la Sécurité de la Défense (DSD) ;
- la Direction des Ressources Humaines (DRH) ;
- la Direction de la Planification et des Finances (DPF).
Les directions Centrales sont dirigées par des Directions nommés par décret en
conseil des ministres. Les Directeurs sont assistés de Sous-directeurs nommés par
Arrêté du Ministre de la Défense.

N.B : Il est bon de savoir que depuis le premier trimestre de l’année 2013, le SEA
(Services Essences des Armées) a été placé sous la direction de la DPF
(Direction de la Planification et des Finances) et est devenu officiellement
Sous-Direction des Essences des Armées (SDEA).

1.2 - Les Services Rattachés

Les services énumérés ci-après sont rattachés au cabinet du Ministre de la


Défense. Ce sont entre autres :
- l’Inspection Générale des Armées (IGA) ;
- l’Inspection Générale de la Gendarmerie (IGG) ;
- le Contrôle Général de l’Administration et des Finances de Défense
(CGAFD) ;
- le Groupement Ministériel des Moyens Généraux (GMMG).
2 - PRÉSENTATION DE LA SDEA

2.1 – Historique

A la fin de l’année 1986, suite à des problèmes de non - paiement des arriérés de
consommation, l’approvisionnement des Forces de Défense et de Sécurité en produits
pétroliers a été interrompu. Cette suspension opérée par l’unique fournisseur à cette
époque en occurrence la société Mobil-Oil a eu pour conséquence grave
l’immobilisation du système de défense et de sécurité.
Ainsi pendant cette période, les unités et services ont connu des moments de
flottement dans leurs activités. Cela a fait prendre conscience du danger que
représente le fait que le ravitaillement en carburant de l’Armée soit entièrement
tributaire d’une société privée. Pour éviter que pareils situations ne se reproduisent,
les autorités, soucieuses de la protection du pays ont étudié la possibilité de création
d’une structure de gestion du carburant et produits pétroliers propres aux Armées.
Deux ans plus tard, au mois d’août 1988, la décision est prise et les bases de la
création d’un tel service sont émises. Toutefois, ce n’est qu’en Mars 1990 que le
Service Centrale des Essences des Armées (SCEA) fut créé par l’arrêté
N°001638/MD/DALM du 13 mars 1990. La conception retenue est celle d’un organe
logistique interarmées placé sous l’autorité directe du Ministre de la Défense.
Cependant, en raison des difficultés financières du pays et pour des raisons
d’efficacité, une réorganisation a été opérée en 1991. Depuis lors, on parle de Service
des Essences des Armées (SEA) avec rang de sous-direction dépendant directement
du Ministère de la Défense. Finalement, Le16 août 1994, de nouvelles réformes ont
rattaché le SEA à la Direction de la Planification et des Finances (DPF) avec laquelle
il travaille en étroite collaboration.
2.2 - Missions de la SDEA

Les principales missions assignées à la SDEA se résument en trois grands


points :
- Assurer l’autonomie dans la gestion des carburants destinés à la Défense en
raison de la spécificité des opérations militaires ;

- Constituer un stock de produits pétroliers à même de faire face à toute demande


engendrée par des missions de Défense Nationale aussi bien en temps de paix
qu’en temps de crise ;

- Développer une logistique carburant capable d’assurer aux Armées une


capacité opérationnelle en tout lieu et en tout temps.

La SDEA est donc un élément clé de notre système de Défense parce que de
par son activité, il assure le soutien pétrolier de toutes les unités présentes sur le
théâtre des opérations ivoiriennes ; favorisant ainsi le bon déploiement des Forces et
accroissant du coup leur efficacité quant aux attentes de l’Etat de Côte d’Ivoire.

En somme, retenons que la capacité opérationnelle de l’appareil de Défense


dépend en partie du bon fonctionnement de la SDEA, car du degré de mobilité des
Forces dépendent de leur succès aux missions qui leur sont dévolues. La SDEA
assume aujourd'hui l'approvisionnement, le stockage, la distribution et la qualité
des carburants et lubrifiants au profit des véhicules terrestres, des aéronefs et des
navires des différentes armées françaises et de la gendarmerie nationale.
L’ordonnance du 17 mars 1945 définit le SEA comme un service commun chargé de
ravitailler en tous lieux l’ensemble des forces armées. Le décret n° 91-686 du 14
juillet 1991 précise cette mission. Le service doit «  assurer en tout temps, en tous
lieux et en toutes circonstances le soutien pétrolier des forces armées, tout en jouant le
rôle de conseiller technique pétrolier auprès des états-majors ».

3 - STRUCTURE ET ORGANISATION DE LA SDEA

3.1 - Structure de la SDEA

La SDEA est rattaché au cabinet du Ministère de la Défense. Il se compose De


l’Organe Central : qui est placé sous l’autorité d’un officier supérieur de
formation pétrolière ayant rang de chef de service. Outre le chef de service et son
secrétariat, l’Organe Centrale comprend un Bureau Exploitation et un Bureau
Equipement ;
D’Antennes : qui décentralise des pouvoirs du chef de l’organe centrale au niveau des
grandes formations de l’armée et ces différents grands commandements de l’armée
sont l’Etat-major des Armées (EMA), la Marine Nationale (MN), la Garde
Républicaine (GR), le Groupement des Sapeurs-Pompiers Militaire (GSPM), la
Gendarmerie Nationale (GN), la Base Aérienne d’Abidjan (BAA) ;

De Cellules : constituant les organes actifs de la distribution, elles se situent au niveau


des dépôts ou des soutes à carburant. Chaque cellule est sous la coupole d’une
Antenne. Mais, selon la structure du Grand Commandement concerné Antenne et
Cellule peuvent être confondues.
Les Centres de Ravitaillement Essences (CRE): Chaque Région Militaire est dotée
d’un Centre de Ravitaillement Essence (CRE). Le CRE sert de stockage de réserve
aux stocks de sécurité qui devraient permettre de prévenir toute paralysie ou tout
flottement du fonctionnement de notre système de Défense en matière de carburant.

A chaque organe correspondant une activité bien précise et des objectifs à


atteindre.
ORGANE CENTRAL
SDEA

CRE

1er RM 2è RM 3è RM 4è RM

ANTENNES SDEA

ACD FORCES FORCES BG FORCES EMA GENDARMERI GR GSPM MARINE


AERIENNES SPECIALES TERRES E NLE Nle.

3.2 - Organisation de la SDEA

La SDEA est chargé d’organiser et d’assurer l’approvisionnement, le


stockage, le transport et la distribution des carburants (et lubrifiants) nécessaires à
l’appareil de Défense. Pour la réussite de sa mission, la SDEA s’est doté d’organes
avec chacune ses attributions et objectifs. Ainsi nous avons :
 l’Organe Central : il a compétence sur l’ensemble du service qu’il est chargé
d’organiser. Sa mission est de mettre en œuvre la politique globale de la structure
en matière de produits pétroliers, d’assurer une amélioration permanente de la
qualité de service. En tout l’Organe Central doit assurer le développement global
de la structure (SDEA). De ce fait, il nous parait important de mettre à jour le rôle
prépondérant que joue le Bureau Exploitation grâce à (02) de ses (04) sections (se
référer à l’organigramme de l’Organe Centrale de la SDEA). Elles sont les maîtres
d’œuvre de la distribution de la SDEA. Ce sont :
 Le Bureau exploitation : qui est chargée de prévoir, planifier et
superviser la distribution des produits pétroliers ou carburants (essence,
gasoil, kérosène, avgas) destinés aux unités de Défense. A cet effet, elle
centralise les besoins exprimés par ces différentes unités, suit et
contrôle les commandes en résultant puis elle veille à leur bonne
exécution. Cette section est également chargée d’établir les statistiques
relatives à l’exploitation des produits pétroliers. Enfin, elle se doit de
suivre l’exécution des marchés et contrats de fourniture de carburants
ainsi que le règlement des litiges en résultant ;

 La Bureau Etude et Contrôle ;

 Le Bureau Equipement : quant à elle a pour mission d’organiser le


transport et l’approvisionnement des formations en carburant par le biais
des moyens militaires ou civils. Elle est également responsable de la
qualité et de la quantité des produits lors du transport.
MINITERE
DE LA DEFENSE

DIRECTEUR DE LA
PLANIFICATION ET DES FINANCES

Et des Finances
SOUS-DIRECTION
DES ESSENCES DES ARMEES

SECRETARIAT

BUREAU BUREAU ETUDE BUREAU


EXPLOITATION ET CONTROLE EQUIPEMENT
EXPLOITATION ETUDES ET CONTROLE EQUIPEMENT
EXPLOITATION
SECTION SECTION
EXPLOITATION SECTION INFRASTRUCTURES
EXPLOITATION
SECTION ETUDES INFRASTRUCTURES
EXPLOITATION
EXPLOITATION ETUDES
SECTION
PRODUITS
SECTION SECTION
SECTION SECTION AUDIT INTERNE MATERIELS-
PRODUITS AUDIT INTERNE
GESTION
PRODUITS EQUIPEMENTS
ESCOUADE
TRANSPORT
SECTION
DISTRIBUTION
GESTION SECTION FORMATION
BUREAU
GESTION SECTION
EXPLOITATION SECURITE
ESCOUADE INCENDIE HSCT,
TRANSPORT ANTI-POLLUTION
DISTRIBUTION

Figure 2 : Organigramme de l’organe central de la SDEA avec ses bureaux et ses


sections
Chapitre II :

DISTRIBUTION DES PRODUITS


PETROLIERS DE LA SDEA.
I - SYSTEME DE GESTION DES PRODUITS PETROLIERS AU SEIN DE LA
SDEA

Nous ne saurions vous présenter le système de gestion des produits pétroliers


en vrac de la SDEA sans toutefois définir celui-ci.

1 - Les produits pétroliers utilisées au sein de la SDEA

Les produits pétroliers sont les fractions dérivés du pétrole qui ont une valeur
commerciale comme un produit en vrac. Les gaz et les combustibles liquides sont
actuellement les principaux produits de l’industrie pétrolière. Toutefois d’autres
produits, tels que les huiles lubrifiantes, cires ont également ajouté une valeur au
ressources pétrolières.

1-1) L’essence ou le Super

L’essence est un liquide inflammable, issu de la distillation du pétrole,


utilisé comme carburant dans les moteurs à combustion interne, dans les moteurs
thermiques. . C’est un liquide très volatil et odorant.

PROPRIETES PHYSIQUES
T° fusion < - 60 °C
T° ébullition 20 à 200 °C
Solubilité 100 à 250 mg·l-1 dans l'eau
Masse volumique 680 à 790 kg·m-3 à (15 °C)
T° d'auto-inflammation environ 250 °C
Point d’éclair - 40 °C
Limites d’explosivité dans l’air 1,3 - 7,1 %vol
Pression de vapeur saturante 350 900 hPa (37,8 °C)

Tableau 1 : Quelques propriétés physiques de l’essence


Photo 1 : L’essence (Source : wikipedia.org)

1-2) Le gasoil ou le Diesel

Le gasoil est un produit combustible provenant du raffinage du pétrole et


utilisé comme carburant dans les moteurs Diesel. Il est repris sur tous les documents
du SEA par l'initiale « Go ».

PROPRIETES PHYSIQUES
T° ébullition 170 à 390 °C
Solubilité pratiquement insoluble dans l'eau
Masse volumique 820 à 860 kg·m-3 à 15 °C
T° d'auto-inflammation 220 °C1
> 55 °C ISO 2719 (contient de l'essence en
Point d’éclair
hiver, donc le point d'éclair est plus bas.)
inférieure : 0,6 %vol
Limites d’explosivité dans l’air
supérieure : 6,5 %vol
Pression de vapeur saturante 1 mbar à 20 °C
Viscosité dynamique 32,6 SUS - 40,1 SUS (à 37,7 °C)

Tableau 2 : Quelques propriétés physiques du gasoil

Photo 2 : Le gasoil

1-3) Le jet A1

Le Jet A1 est un carburant de type kérosène carburant utilisé pour l’aviation


(aéronefs à réacteur). Il satisfait à des exigences internationales rigoureuses. Il a
un point d'éclair supérieur à 38 ºC (100 ºF) et un point de congélation maximal de
- 47 ºC.

1-4) Les lubrifiants

Les lubrifiants du latin « lubricus » signifient « glissant ». Ce sont des


produits pétroliers qui, interposés entre les surfaces d'un mécanisme, réduisent le
frottement et par voies de conséquences, l'échauffement, combattent ainsi l'usure
des organes en mouvement. Nous pouvons distinguer les huiles de moteurs, les
nettoyants moteurs, et bien d’autres.

N.B. : Vu que ce sont les produits pétroliers les plus utilisés sont le gasoil et l’essence
qui posent problème dans leur système de gestion, nous nous contenterons de
mettre un accent plus particulier sur ces deux produits.

2 - SYSTÈME DE GESTION DES PRODUITS PÉTROLIERS AU SEIN DE LA


SDEA

Il faut savoir que de la passation de commande des produits au fournisseur


jusqu’à la livraison, certaines étapes sont suivies permettant une normalisation du
processus.

2-1) Passation de commande des produits pétroliers au fournisseur

La sous-direction des Service des Essences des Armées (SDEA) a


plusieurs fournisseurs qui sont sélectionnés par appel d’offres ouvert. Mais de façon
générale, nous avons : PETROCI, CORLAY, AFRICAN PETROLEUM, SMART
INTERNATIONAL, PETRO IVOIRE, TOTAL. Et la SDEA choisi celui qui
répond aux critères de l’appel d’offres parmi ces fournisseurs en fonction du
produit pétrolier commandé. Le SDEA établit des bons de commande (Voir
Annexe 1) sur lesquels sont exprimés les besoins en produits pétroliers ou sont
mentionnés la quantité et le type de produit souhaité (essence, gasoil ou lubrifiants)
et la DPF contre vise le Bon de Commande (BC) qui est ensuite adressé au
fournisseur (voir schéma ci-dessous). La passation de commande est très importante
en ce sens que s’il n’y a pas de commande, il n’y aura pas de livraison donc
immobilisation du système de défense et de sécurité. Cette passation de commande
est faite par le responsable du service exploitation auprès des différentes compagnies
pétrolières.

SDEA

Antennes / Grands BC Contre visé


Fournisseur
Unités Commandements

DPF
Figure 3 : Schéma de la passation de commande

2-2) Réception de la commande par le fournisseur et livraison des quantités


commandées

Le fournisseur, après réception de ladite commande ,procède au


conditionnement des produits dans des camion-citerne compartimenté en fonction des
produits commandés qui sont ensuite transporté par des conducteurs et la quantité
commandée est mise à la disposition de la sous-direction des Service des Essences
des Armées (SDEA) pour distribution. A la date convenue, le fournisseur doit
présenter un bon de livraison (voir annexe 1) et une facture.

2-3) Livraison de la quantité commandée

Lors de la livraison des produits commandés, une fois que le conducteur


arrive à la SDEA il se rend directement chez l’adjoint au responsable exploitation
chargé de lui remettre la fiche de mouvement et de réception des produits (voir
annexe 3), fiches sur lesquelles sont mentionnées le compartiment l’heure de
dépotage ,le niveau de l’essence avant dépotage et après dépotage, les plombs, le nom
du conducteur et du soutier etc.….

2-4) Réception et Dépotage de la quantité commandée à la SDEA

A la réception du produit, le soutier jaugera pour voir le niveau du carburant


avant le dépotage. Pendant le dépotage, le soutier ayant sa fiche de réception produit
note avec le conducteur du camion-citerne pour vérifier si le produit livré suit les
normes (voir annexe 2). A la fin du dépotage, le conducteur part avec une copie de la
fiche de réception ‘‘produits’’ pour rendre compte.

2-5) Mise bord en vue d’un approvisionnement en carburant

Le dépotage ayant eu lieu les différents consommateurs munis de leur carnet


de dotation vont voir les autorités compétentes pour la signature de ce carnet. Ensuite
une fois que le carnet est signé les utilisateurs se présentent à la soute afin d’être
approvisionnés en carburant.

Description du processus de gestion des produits pétroliers :

Passation de commande des Début du


produits pétroliers au Fournisseur processus

Réception de la commande par le


fournisseur
commandée

nt
Réception et dépotage de la
quantité commandée

Mise bord en vue d’un Fin du


approvisionnement processus

Figure 4 : Processus de gestion des produits pétroliers

N.B : Nous remarquons que dans ce processus nous observons l’absence de


l’identification et de l’expression des besoins par les différents services du
fait que c’est la sous direction des Essences des Armées (SDEA) qui
détermine les quantités de carburant à délivrer à chaque service en fonction
des missions, de l’effectif de chaque service et du nombre d’engins que
chaque service a en son sein.

II - PROCEDURE DE STOCKAGE

1 - Réception

En temps normal, le produit devrait être livré par le fournisseur ou par des
transporteurs indépendants. Mais dans le cas exceptionnel de la SDEA c’est lui-
même qui est le propre transporteur de ses produits (compte tenu des multiples
destinations que le produit prend par rapport aux différentes positions des unités sur
une zone donnée). De ce fait l’on peut dire que la réception du produit se fait déjà au
dépôt par la mise bord des citernes de la SDEA. Cela se fait au vu d’un Bordereau de
Livraison produit par le fournisseur en respectant le compartimentage indiqué en
fonction du type de produits commandés. Dès que la quantité indiquées sur le (BL) est
atteinte, intervient la pose des plombs qui sont des éléments de sécurité qui
contribuent à sécuriser les produits du dépôt jusqu’à une seconde réception cette fois
dans les antennes. Et cette réception se fait par le dépotage du produit dans les soutes
où ils sont stockés.

2 - Contrôle

Après la phase de réception nous aurons successivement les différents


contrôles quantité et qualité.

2-1) Contrôle quantité

Le contrôle qualité se fait comme suit :


- vérifier le Bon de Livraison ;
- positionner le camion-citerne sur une surface plane près des cuves ;
- vérifier le creux des cuves ;
- vérifier le niveau du carburant avec une jauge en T ;
- vérifier le plombage ;
- purger le carburant.

2-2) Contrôle qualitatif

En ce qui concerne le contrôle qualitatif, il faut :


- vérifier la densité ;
- vérifier la couleur ;
- toucher le produit ;
- vérifier la conductibilité.
Les différents contrôles effectués ci-dessus nous ont permis de savoir si le
carburant qui nous a été livré est de bonne qualité et suit les normes, nous passons
directement à la phase de stockage.

3 ) Stockage

Au terme des différents contrôles, les soutiers de la SDEA permettent au


conducteur du camion-citerne de dépoter son produit en toute sécurité dans les cuves.
Chaque cuve de la SDEA à une capacité de réception de 10 000 L dans lesquelles sont
stockés l’essence et le gasoil .A la fin du dépotage le soutier est chargé de bien
refermer la cuve pour éviter que l’eau ou d’autres produits ne se mélangent au
carburant .Une fois le produit est stocké le conducteur doit signer sur la fiche de
réception .
En outre, nous avons également les lubrifiants tels que les huiles
hydrauliques, les huiles de direction et de transmissions automatiques qui sont déjà
conditionnés par le fournisseur dans des fûts et des cartons.
Pour atteindre cet objectif, la SDEA s’est doté des moyens nécessaires accompagnés
d’une rigoureuse politique administrative.

Photo3 : Cuves de stockage super et de gasoil de l’ACD

4 - Les moyens matériels de stockages

4-1) Les Infrastructures

Les infrastructures sont essentiellement constituées de soutes, de matériels


adéquats et d’un certain nombre d’équipements à travers les unités militaires
rattachées.
4-2) Les soutes

Une soute sert au stockage du carburant avant sa distribution aux


bénéficiaires.
Elle correspond à une station-service à la différence qu’elle n’a pas un but lucratif et
comprend un poste de service et de distribution. Elles sont situées au niveau des
unités et chacune possède en son sein au moins une soute pour la mise à disposition
effective des produits pétroliers aux forces armées. Elles tiennent la comptabilité du
carburant de leurs unités et expriment leur besoins respectifs auprès de l’antenne à
laquelle elles sont rattachées. Subséquemment, le Directeur de la SDEA en tant que
gestionnaire du stock de carburant des unités dans leur ensemble et disposant d’un
aperçu général de la capacité des cuves sur le terrain passe les différentes commandes
afin de satisfaire leur besoin. Ces commandes se passent à travers des bons de
commande adressés aux entreprises pétrolière partenaires de la SDEA. Et c’est en ce
moment qu’intervient le bureau exploitation à travers deux (2) principaux organes
que sont la section exploitation et l'escouade transport. Ces deux sections sont les
maitres d’œuvre de la distribution de produits pétroliers au sein de la SDEA.

Photo  4 : Soute de la SDEA

La SDEA a à son actif environ une centaine de soutes de capacités


différentes sur l’étendue du territoire ivoirien. Ces soutes sont reparties au sein des
formations suivantes :
- L’Administration Centrale de la Défense (ACD) ;
- La Force aérienne ;
- La garde Républicaine ;
- Les Forces Terrestres ;
- La Marine Nationale ;
- L’Etat-major des armées ;
- La gendarmerie Nationale ;
- Le groupement des Sapeurs-Pompiers Militaires.

Les antennes constituant la représentation de la SDEA auprès des grands


commandements. Elles sont chargées de mettre en œuvre la politique de distribution
du carburant au sein des unités de leur grand commandement respectif.
Les capacités de stockage des antennes diffèrent en fonction du nombre d’unités dont
dispose chaque grand commandement ou antenne.

 Les Centres de Ravitaillements Essences (CRE)


Chaque Région Militaire (RM) est censée être dotée d’un Centre de
Ravitaillement Essence (CRE). Il y a quatre (4) régions militaires (Abidjan, Daloa,
Bouaké, Korhogo : Ils représentent les grands commandements). Les CRE
proviennent d’un mécanisme qui consiste à enterrer de grandes citernes. Des quatre
(04) CRE projetés, seuls les travaux du bâtiment administratif et ceux du bâtiment
de sécurité ont été réalisés en 1 ère RM. Sa capacité de stockage est estimée à
2 400 000 litres. Le CRE devrait servir de stockage de réserve en stocks de sécurité
qui devraient permettre de prévenir toute paralysie ou tout flottement du
fonctionnement de notre système de Défense en matière de carburant.

 Les Mini-dépôts
Il s’agit des dépôts de capacité moyenne pour les approvisionnements
en carburant d’ordre général pour les missions de l’Armée. Sur les dix (10) mini-
dépôts prévus, trois ont été réalisés entre 2009 et 2010; mais seul celui installé à la
Base Aérienne d’Abidjan (BAA) est actuellement opérationnel. Chacun à une capacité
de stockage de cent milles (100 000) litres.
 Les Dépôts de campagne
Il s’agit des dépôts installés sur le théâtre des opérations militaires pour
parer aux situations de crise de tout ordre. Sur les six (06) envisagés, seul
celui de Daoukro a été réalisé en 1997, mais demande à être réhabilité.

 Les Dépôts Essences Air (DEA)


Ce sont des dépôts servant à l’aviation militaire. La capacité de stockage des
deux (02) DEA (Abidjan et Bouaké) est de 1 260 000 litres. Tous les deux (02) sont
opérationnels.

III - PROCESSUS DE DISTRIBUTION

1 - La Répartition

L'activité de distribution regroupe un ensemble très complexe d'opérations et


de mécanismes. Notons que si le cœur de la distribution est constitué par le bureau
exploitation et le bureau équipement de la SDEA, il faut signifier que le répartiteur
constitue les poumons de la distribution. En effet, il n’y a qu’un nombre très restreint
de camion-citerne, et ils sont de petites capacités ; Et donc avec chaque camion-
citerne, il faut pouvoir alimenter plusieurs unités tout en tenant compte de leurs
commandes respectives. Dans ce travail de répartition, une variable importante est à
garder en tête : le respect des compartimentages des camions-citernes qui sont bien
souvent en déphasage avec les quantités à distribuer. Ce travail est un préalable avant
la réception du produit et le transport. (Voir annexe 2)
2 - La Réception du produit par la SDEA

Le fournisseur, après avoir reçu la commande, conditionne les produits. La


réception du produit se fait déjà au dépôt du fournisseur par la mise bord des citernes
de la SDEA. Cela se fait au vu d’un Bordereau de Livraison (BL) produit par le
fournisseur en respectant le compartimentage indiqué en fonction du type de
produits commandés. A la date convenue, le fournisseur doit présenter un bordereau
de livraison (BL) et une facture. Par la suite la quantité commandée est mise à la
disposition de la sous direction des Essences des Armées (SDEA).

3 - Le Transport

Le transport consiste à acheminer les produits jusqu'aux différentes unités. Son


rôle économique est donc de permettre que les biens élaborés (produits pétroliers) du
stade de la production (chez le fournisseur) puissent parvenir en qualités voulues, au
moment nécessaire, avec le service requis là où s'exprime une demande des
consommateurs que représentent les différentes unités des grands commandements.
Remarquons-ici les différents canaux de distribution ; Ce choix est caractérisé
par le nombre de stade de distribution, ce choix est important du point de vue du
SEA car d’une façon générale, le système de distribution utilisée dépend de la nature
des produits, des usages, des habitudes de consommations, et la rentabilité
d'organisation de la distribution. Ainsi, distinguons-nous :

 Le canal Direct : Il n’y a pas de stade de distribution


Ici, le transport se fait sans intermédiaire, et c’est le cas de l’ACD. En effet,
lorsque la SDEA s’approvisionne auprès des fournisseurs, puisque c’est l’organe
central de la SDEA sis à l’ACD qui passe les commandes, une partie des camions
citernes de la SDEA réceptionne le produit commandé et l’achemine directement dans
les soutes de celui-ci.

 Le Canal Court : Il ne comporte qu'un seul stade de distribution


Le recourt au canal court impose à la SDEA la mise en place d'une
organisation logistique de distribution en vue d’approvisionner toutes les unités situées
à Abidjan. C’est ici que commence le travail du répartiteur.

 Le Canal Long : Il comporte plusieurs stades de distribution


Il ne traite que les commandes portant sur les volumes importants concernant
toutes les unités situées à l’intérieur du Pays (au Sud, au Centre, au Nord, à l’Est, et à
l’Ouest). Or, sachant que la SDEA ne dispose pas d’assez de camions citernes, il se
verra dans l’obligation de louer les camions citernes des particuliers civils. Dans le cas
contraire, par manque de camions citernes, on procédera à des transvasements d’une
citerne à une autre pour alimenter tout l’intérieur du pays. Par ailleurs, ce
transvasement entraine forcément des pertes non négligeables de quantités de
carburants (voir annexe 4). C’est ici que se fait le véritable travail du répartiteur car
avec un camion-citerne, il faut pouvoir alimenter plusieurs unités tout en tenant
compte de leurs commandes respectives.
4 - Le Matériel de transport

Le transport est l’une des opérations fondamentales dans le circuit de


distribution des produits pétroliers. Il y a une opération de transport à chaque fois que
la mise à disposition du produit nécessite son déplacement, un système de transport
inefficace se répercute sur la qualité du produit, la régularité des missions, ce qui peut
engendrer d’énormes difficultés sur les conditions de travail des armées. Alors, la
SDEA pour contrôler de façon efficace ce maillon, use d’un ensemble de moyens.
Ainsi la SDEA dispose :

 Pour le transport des carburants à usage Terre - Marine : Neuf (09) camions
citernes militaires d’une capacité d’emport de 127 000 litres constituent le
parc citernier. Il est à noter que sur les neuf (09) camions citernes militaires, 03
ont été acquis neufs dont 02 en 1998 et 01 en 2009. Deux (02) ont été acquis en
cette année 2013. Les autres sont de seconde main reçus de la DGEM ont été
mis en service depuis plus de 25 ans.
 Pour le transport du carburant air : 06 camions dont :
- 02 semi-remorques  dont 01 hors-service ;
- 03 avitailleurs hors service ;
- 01 avitailleur neuf acquis en 2012.

Notons que la distribution demeurant un point majeur pour la SDEA, celui-ci


continue tant bien que mal à renforcer son dispositif avec l’acquisition de nouveaux
matériels de transport des produits pétroliers pour être toujours

Photo 5 : Deux nouveaux camions-

IV - SYSTEME DE GESTION DES PRODUITS PETROLIERS DE LA SDEA

Vu l’enjeu que s’est vue confié la Sous-Direction des Essences des Armées en
vue de la distribution des produits pétroliers, il est important de savoir pour faciliter la
fluidité entre les différents services.
1 - Répartition des produits pétroliers

Observons un document dans lequel sont répertoriés les différentes consommations


annuelles de chaque du Ministère de la défense.
Dans cette partie de ce document, nous tenterons d’interpréter les consommations
réelles
annuelles des différents services du Ministère de la Défense.
MOYENNE
SERVICES MOYENNE GASOIL
SUPER
CABINET 68 110 119 982
DPF 32 671 30 615
DGEM 3 980 16 060
DSSA 9 955 14 405
GMMG 14 130 30 570
CGAFD 995 2 750
DIRDEF 2 125 6 640
DTSI 3 425 7 105
DRH 95 520
DALM 6 130 3 215
EGS 130 900
CIAC-CI 2 650 595
IGA 1 310 1 305
TMA 5 325 8 655
SCA 1 255 700
DSD 4 595 3 285
EMAG 20 880 47 190
OFF-GAUX 5 590 14 280
GSPR 6 745 19 560
GSPM 3 120 5 450
PATR,
40 275
GEND
CSG 880 1 025
ONAC 0 125
FA 665 920
FT 8 020 13 390
SEA 47 470 57 695
ONPC 70 1 045
PM 3 815 4 075
GIE 300 470
FS 130 1 150
GT 33 759 52 315
BAE 0 950
BT 680 3 875
RM 420 1 917
GR 1 385 1 725
DSA 55 0
TOTAL 290 905 474 774

Tableau 3 : consommations annuelles des différents services


(Source : Ministère de la défense)
SORTIE CARBURANT ACD AOUT 2014

SERVIC QUANTITE PRIX/LITRE MONTANT (F CFA)


E
TOTAL
SUPER GASOIL SUPER GASOIL SUPER GASOIL
CABINET 3 780 8 385 755 615 2 853 900 5 156 775 8 010 675
DPF 1 230 1 445 755 615 928 650 888 675 1 817 325
DGEM 70 575 755 615 52 850 353 625 406 475
DSSA 985 1 395 755 615 743 675 857 925 1 601 600
GMMG 160 1 755 755 615 120 800 1 079 325 1 200 125
  0 90 755 615 0 55 350 55 350
DIRDEF 250 330 755 615 188 750 202 950 391 700
DTSI 60 340 755 615 45 300 209 100 254 400
DRH 210 95 755 615 158 550 58 425 216 975
DALM 345 180 755 615 260 475 110 700 371 175
EGS 215 1 565 755 615 162 325 962 475 1 124 800
TMA 525 985 755 615 396 375 605 775 1 002 150
DRSD 240 50 755 615 181 200 30 750 211 950
EMAG 795 5 050 755 615 600 225 3 105 750 3 705 975
OFF-
170 1 630 128 350 1 002 450
GAUX 755 615 1 130 800
GSPR 30 1 060 755 615 22 650 651 900 674 550
GSPM 20 100 755 615 15 100 61 500 76 600
FT 260 455 755 615 196 300 279 825 476 125
SEA 105 430 755 615 79 275 264 450 343 725
FS 130 810 755 615 98 150 498 150 596 300
GT 270 440 755 615 203 850 270 600 474 450
#REF! 0 30 755 615 0 18 450 18 450
#REF! 0 30 755 615 0 18 450 18 450
TOTAL 9 850 27 225 755 615 7 436 750 16 743 375 24 180 125

Tableau 4 : Relevés-bilan des sorties de super et de gasoil mois d’Août 2014


QUANTITE SUPER
QUANTITE SUPER
4,000
3,500
3,000
2,500
2,000
1,500
1,000
500
0
ET F M A G EF TSI RH LM EGS MA RSD AG UX SPR PM FT SEA FS !
GT REF REF
!
BIN DP GE DSS MM IRD D D DA T D EM GA G GS # #
D F-
CA G D
OF

QUANTITE GASOIL
9,000
8,000
7,000
6,000
5,000
4,000
3,000
2,000
1,000
0
T F A G F SI H S A D G X R FT SEA FS GT EF! EF!
INE DP GEM DSS M RDE DT DR ALM EG TM DRS MA AU GSP SPM #R #R
B D GM DI D E F-G G
CA
OF

Graphe 2 Sorties de super et de gasoil du mois d’AOUT 2014

SORTIE CARBURANT ACD SEPTEMBRE 2014


               
QUANTITE PRIX/LITRE MONTANT (F CFA) TOTAL
SERVICE
SUPER GASOIL SUPER GASOIL SUPER GASOIL
CABINET 3 235 8 500 735 615 2 377 725 5 227 500 7 605 225
DPF 1 050 1 990 735 615 771 750 1 223 850 1 995 600
DGEM 20 610 735 615 14 700 375 150 389 850
DSSA 880 1 795 735 615 646 800 1 103 925 1 750 725
GMMG 410 1 920 735 615 301 350 1 180 800 1 482 150
DIRDEF 115 390 735 615 84 525 239 850 324 375
DTSI 190 420 735 615 139 650 258 300 397 950
DRH 260 60 735 615 191 100 36 900 228 000
DALM 395 220 735 615 290 325 135 300 425 625
EGS 200 1 340 735 615 147 000 824 100 971 100
TMA 380 760 735 615 279 300 467 400 746 700
SCA 0 50 735 615 0 30 750 30 750
DSD 40 50 735 615 29 400 30 750 60 150
EMAG 940 4 735 735 615 690 900 2 912 025 3 602 925
OFF-GAUX 380 1 445 735 615 279 300 888 675 1 167 975
GSPR 0 1 300 735 615 0 799 500 799 500
GSPM 100 340 735 615 73 500 209 100 282 600
FT 65 115 735 615 47 775 70 725 118 500
SEA 85 210 735 615 62 475 129 150 191 625
FS 0 955 735 615 0 587 325 587 325
GT 150 440 735 615 110 250 270 600 380 850
BAE 0 0 735 615 0 0 0
BT 0 65 735 615 0 39 975 39 975
TOTAL 8 895 27 710 735 615 6 537 825 17 041 650 23 579 475

Tableau 5: Relevés-bilan des sorties de super et de gasoil mois de Septembre 2014

QUANTITE GASOIL
GASOI
L
9,000
8,000
7,000
6,000
5,000
4,000
3,000
2,000
1,000
0
ET F M S A G EF S I RH M GS A CA S D G UX PR M F T S EA FS G T B AE BT
B IN DP DG E DS MM IRD DT D DAL E TM S D EMA G A GS GSP
CA G D F-
OF
QUANTITE SUPER
SUPER
3,500
3,000
2,500
2,000
1,500
1,000
500
0
T F A G F SI H S A A D G X R FT SEA FS GT BAE BT
INE DP GEM DSS M RDE DT DR ALM EG TM SC DS MA AU GSP SPM
B D M I D E F-G G
CA G D
OF

Graphe 3 : entrées (stocks) de super et de gasoil mois de Septembre 2014

Chapitre III :

PROBLEMES
RENCONTRES PAR LA
SDEA
ET RECOMMANDATIONS
EN VUE D’UNE
MEILLEURE GESTION DES
PRODUITS
I - LES DIFFERENTS PROBLEMES RENCONTRES

1 - Au niveau de la logistique et du personnel

Les différents problèmes rencontrés par la SDEA dans le système de


distribution s’expliquent par le fait que :
- Les moyens mis à la disposition de la SDEA pour mener à bien ses activités ne
sont pas suffisants compte tenu des lourdes tâches auxquelles elle doit faire
face ;

- L’insuffisance de camions-citernes oblige quelques rares fois l’armée à


emprunter des camions civils. Ce qui pourrait causer le détournement du
carburant ;

- La crise postélectorale a endommagé un bon nombre de soutes. Ce qui fait


certaines unités reçoivent leurs produits par l’intermédiaire d’une autre,

- La SDEA au plan national souffre d’une insuffisance (environ 45%) de


personnel formé et qualifié au métier des hydrocarbures et de la logistique
pétrolière ;

- L’organe central de la SDEA ne maitrise pas véritablement les chefs


d’antennes qui ne sont soumis qu’aux Commandants d’Unités sous les ordres
desquels ils sont placés,

- La plupart des soutes à carburant dans les zones ex-CNO sont inopérantes ;

- la vétusté des installations pétrolières (voir figure) ;

- le transport et la distribution du carburant est rendu difficile en raison de la


vétusté des camions-citernes ;

- l’absence d’un archivage (données statistiques fiables et à jour de façon


constante) numérique et opérationnel pouvant servir de canevas d’action au
SDEA.
Les chutes observés dans le cas des sorties de gasoil et de super représentent
des ruptures de stocks disponibles au niveau des entrées. C’est cela aussi qui
fait que les deux courbes présentent les variations à certains trimestres. Car il n’y a
que 37 % de capacité de stockage et une insuffisance de camions citernes pour une
distribution en temps voulus ; Or, les entrées sont toujours proportionnelles aux
sorties par un certain coefficient de proportionnalité.

Photo 6: Vétusté d’une cuve de stockage

2 - Au niveau sécuritaire

Les différents problèmes rencontrés par la SDEA dans le système de


distribution s’expliquent par le fait que :
- l’insécurité sur les trajets de livraison de produits pétroliers (Coupeurs de
routes, braquage, mauvais état des routes) est devenue préoccupante car nous
sommes dans un contexte de post-crise ;

- La vétusté des camions citernes qui constituent un frein au ravitaillement des


unités stationnées sur toute l’étendue du territoire. On est souvent amené
à faire des transvasements d’une citerne à une autre, ce qui est dangereux
au niveau de la manipulation des produits.
3 - Au niveau financier

Les différents problèmes rencontrés par la SDEA dans le système de


distribution s’expliquent par le fait que :
 il y ait absence de ligne budgétaire pour assurer la maintenance des
infrastructures et équipements pétroliers. Or, leur vétusté entraine des coûts de
réparations importants.

 la plupart des véhicules militaires sont à moteur diesel (gasoil), mais force est
de reconnaitre que le carburant qui devrait être destiné uniquement aux
missions et opérations militaires, est utilisé par des civils à fin propres.
Cela gonfle les consommations de la SDEA, surtout en gasoil. C’est l’une des
raisons pour lesquelles la courbe du gasoil est toujours au-dessus de celle du
super.

 les retards dans le paiement des consommations qui constituent des obstacles
pour les approvisionnements en produits pétroliers. C’est aussi ce qui fait que
les courbes des entrées de gasoil et de super connaissent des chutes.

II - LES RECOMMANDATIONS EN VUE D’UNE MEILLEURE GESTION


DES PRODUITS

Face à ces problèmes, nous pouvons proposer les solutions suivantes :

- En plus de la voie routière, la SDEA doit aussi utiliser le transport par pipe-line
afin de ravitailler les différentes unités à temps. En ralliant par exemple le CRE
(Agban) à la SDEA (plateau)

- L’Etat doit massivement équiper la SDEA pour faciliter ses missions en


augmentant le budget destiné à la SDEA ;
- La SDEA doit le plus rapidement possible réparer les soutes endommagées pour
assurer le fonctionnement de toutes les unités de l’armée.

CONCLUSION PARTIELLE

Nous osons espérer que les solutions que nous avons proposées pour la
résolution des différents problèmes constatés, contribueront énormément à la
réalisation de l’objectif principal de la sous direction des Essences des Armées
(SDEA) qui est la satisfaction des utilisateurs des produits pétroliers au sein de
l’Administration Centrale de Défense (ACD) et de l’armée entière.