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Université Cadi Ayyad

Centre Universitaire Kelâa des Sraghna


(CUK)

MODULE : ANALYSE
FINANCIERE (S:4)

Enseignant chercheur: Dr. A.AALIOUA


Année Universitaire 2019/2020

1
Plan du cours

Partie I : Analyse du Bilan


Partie II : Analyse d’exploitation (CPC)
Partie III: La méthode des ratios
Partie IV: Tableau de financement

2
Partie I : Analyse du Bilan

3
Le bilan comptable est un document de synthèse ; établi à
une date donnée. Il présente la situation patrimoniale de
l’entreprise à cette date. Dans le bilan comptable les
éléments de l’actif et du passif sont classés selon leur
fonction. C’est-à-dire selon leur appartenance au cycle
d’investissement, d’exploitation ou de financement.
- Le bilan retrace les comptes de situation (1 à 5).
- Le bilan est un document équilibré et lié aux autres
documents de synthèse.
- Le bilan permet de mette en évidence le déséquilibre ou
l’équilibre financier.

4
Les limites du bilan comptable
- Le bilan comptable présente une situation patrimoniale qui ne
correspond que partiellement à la réalité économique de l’entreprise.
- Il contient des actifs qui n’ont aucune valeur réelle :
l’immobilisation en non valeurs
- L’amortissement calculé ne reflète souvent pas la dépréciation réelle
des immobilisations en non valeurs.
- L’application du principe du coût historique et de celui de prudence
fait que des immobilisations, comme les terrains et le fonds
commercial continuent à figurer au bilan par leur valeur d’entrée sans
tenir compte des plus-values potentielles qu’elles peuvent receler.
- Le bilan comptable ne renseigne pas sur l’échéance des créances.
D’où la nécessité d’effectuer une analyse financière basée sur des
retraitements sur le bilan comptable pour aboutir à un bilan financier ou
bilan réel.

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A- Bilan Fonctionnel

B- Bilan Financier

6
A- Bilan Fonctionnel
Le bilan fonctionnel est une présentation du patrimoine de
l'entreprise, en fonction des cycles (investissement,
exploitation, et financement). C'est à partir du bilan
fonctionnel que sont calculés les notions de fonds de
roulement net global et besoins en fonds de roulement
(notions elles-mêmes définies par les cycles).

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Principes de base
Le rôle du bilan fonctionnel est :
 D’apprécier la structure financière de l’entreprise
 D’évaluer les besoins financiers et le type de ressources
dont dispose l’entreprise
 De déterminer les équilibres entre les différentes masses
 De calculer la marge de sécurité financière de l’entreprise
 De permettre la prise de décision

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Le fonds de roulement fonctionnel (FRF)

Actifs sans valeurs Ressources propres


Ressources
stables brutes
Actifs immobilisés Dettes de
financement

Actifs circulants Passifs circulants


hors trésorerie hors trésorerie

Trésorerie Actif Trésorerie Passif

FRF = Ressources stables brutes – Actifs immobilisés – Actifs sans valeurs


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Le besoin de financement global :

BFG = Actifs circulants H.T – Pas ifs circulant H.T

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La Trésorerie Nette

TN = FRF – BFG
= Trésorerie Actif – Trésorerie Passif
- Chèque et valeur
à encaisser - Crédit d'escompte
- Banque,
T.N - Crédit de trésorerie
Trésorerie
Trésorerie - Banque solde créditeur
générale et Trésorerie Passif
chèques postaux
- Caisse
Actif

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Présentation schématique du bilan

Emplois Ressources
Capital

Capitaux
propres
Immobilisations Réserves
Actif Immobilisé

En non valeurs Résultat


incorporelles
corporelles provisions pour risques et

Provisions
charges
Financières

Stock Dettes financières


Actif circulant

Créances exploitation Dettes d’exploitations

Dettes
Créances diverses Dettes diverses
Disponibilités

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Présentation schématique du bilan Fonctionnel

Emplois Ressources
- Capitaux propres
Fonction Actif Immobilisé brut - Amortissement et provisions : Fonction
Investissement • pour dépréciation des éléments financement
de l’actif (ressources
•Pour risques et charges durables)

Fonction
Dettes financières
Exploitation Actif circulant
d’exploitation
Fonction
hors
Dettes d’exploitation Exploitation
Exploitation Actif hors exploitation
hors
Passif hors exploitation Exploitation

Actif de trésorerie
Ressources de trésorerie
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A- Bilan Financier

Le bilan financier, est un bilan comptable qui a subi des redressements


pour traduire la réalité financière de l’entreprise. Le bilan financier est
obtenu après analyse et retraitements de certains postes du bilan
comptable.
L’analyse du bilan consiste à déterminer la valeur réelle du patrimoine
de l’entreprise à une date donnée dans une optique d’arrêt d’activité.
Les intéressés par cette analyse sont principalement :
Les actionnaires qui doivent tester la possibilité de l’entreprise à
fournir des dividendes.
Les prêteurs qui doivent connaitre les capacités de l’entreprise à
honorer ses engagements.

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Le rôle du bilan financier est :
- De présenter le patrimoine réel de l’entreprise : les postes du bilan financier
sont évalués à leur valeur vénale;
-De mesurer les équilibres entres les différentes masses;
- D’évaluer la liquidité du bilan : capacité de l’entreprise à faire face à ces
dettes à moins d’un an à l’aide de son actif circulant à moins d’un an;
- D’évaluer la solvabilité de l’entreprise : l’actif est-il suffisant pour couvrir
toutes les dettes
- De permettre la prise de décision

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Le bilan financier, est un bilan comptable qui a subi des redressements
pour traduire la réalité financière de l’entreprise. Le bilan financier est
obtenu après analyse et retraitements de certains de certains postes du
bilan comptable.
L’analyse du bilan consiste à déterminer la valeur réelle du patrimoine
de l’entreprise à une date donnée dans une optique d’arrêt d’activité.
Les intéressés par cette analyse sont principalement :
Les actionnaires qui doivent tester la possibilité de l’entreprise à
fournir des dividendes.
Les prêteurs qui doivent connaitre les capacités de l’entreprise à
honorer ses engagements.

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Le bilan financier et le bilan fonctionnel constituent des outils
d’analyse permettant d’apprécier l’équilibre de la structure
financière de l’entreprise mais selon des optiques différentes. Le
bilan financier permet :
– d’apprécier la structure financière de l’entreprise dans une
optique de liquidation ;
– d’évaluer le patrimoine réel ;
– de déterminer l’équilibre financier, en comparant les différentes
masses du bilan classées selon leur degré de liquidité ou
d’exigibilité et en observant le degré de couverture du passif
exigible par les actifs liquides ;
– d’étudier la solvabilité et la liquidité de l’entreprise ;
– de calculer la marge de sécurité financière de l’entreprise ;
– d’estimer les risques courus par les créanciers et les associés.
.

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Les rectifications et retraitements :
Il s’agit des modifications effectuées sur les éléments du bilan comptable
compte tenu des informations courantes permettant d’aboutir aux valeurs
réelles de ces derniers. Ils consistent principalement en des :
Redressements : il s’agit de comparer les valeurs nettes des éléments du
bilan comptable et de leurs valeurs réelles. Deux cas de figure peuvent se
présenter : soit des plus-values (si Valeur Réelle>Valeur nette) soit de moins-
values (si valeur nette > valeur réelle).
Reclassements : il s’agit de modifier les postes des éléments du bilan
comptable. On note principalement le passage des éléments durables à ceux
non durable ou inversement.

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Règles d'évaluation
* Les actifs immobilisés figurent pour leur valeur nette. Si la valeur
actuelle est différente de la valeur nette comptable résultant du plan
d'amortissement, un amortissement ou une reprise exceptionnel sont
pratiqués.
* L'actif est classé par ordre de liquidité croissante, les actifs les moins
liquides (immobilisations) étant inscrits en haut du bilan. L'ensemble
des actifs est évalué en valeur nette.

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* La distinction "moins d'un an, plus d'un an" pour les créances et
dettes est fonction de l'échéance des prêts et emprunts et non pas de
leur origine à plus d'un an ou moins d'un an. Ainsi une dette
financière peut être partagée entre les capitaux permanents pour la
partie à rembourser à plus d'un an et les dettes à rembourser à
moins d'un an pour les échéances à rembourser sur l'exercice
suivant.

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* Le passage du bilan comptable P.C.G. au bilan financier, exige
principalement le retraitement des créances et dettes en fonction des
échéances restant à courir à plus d'un an et moins d'un an.
* L'ensemble des valeurs mobilières de placement est inclus dans les
disponibilités
Le bilan financier représente le patrimoine de l'entreprise sans tenir
compte de son origine (exploitation, investissements...).

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* Les effets escomptés non échus et créances sont retraités de la même
manière que dans le bilan fonctionnel.
* La conception patrimoniale étant proche de l'évaluation de l'entreprise :
 Suppression des non-valeurs (charges à répartir, frais
d'établissement),

* Les provisions pour risques et charges pourraient être éclatées


- Dans les capitaux propres pour la partie à caractères de réserve.
- Dans les dettes à long terme pour la partie destinée à couvrir
une charge décaissable à plus d'un an.
- Dans les dettes à court terme pour la partie décaissable à moins d'un an.
* Les dividendes à payer sont retirés des capitaux propres et inscrits en
dettes à court terme, le bilan étant traité après répartition.

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Le retraitement avancé suivant peut être effectué
* Stock permanent Les entreprises ayant un stock permanent minimum
nécessaire à la production (stock outil) ou un stock permanent de sécurité
peuvent inscrire cette partie de stock en actif immobilisé. Il pourra en être
de même pour les stocks à faible taux de rotation par exemple, stocks de
pièces de rechange ...)
Note : L'entreprise n'étant pas propriétaire des biens acquis en crédit-bail,
il n'y a pas lieu de les retraiter.

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Les corrections de l'actif

Les principaux retraitements à effectuer au niveau du bilan comptable (selon


l’approche financière)
. Les reclassements de l'actif
- Le stock outil
- Les actifs à plus ou moins un an
- Les titres et valeurs de placement et les effets escomptables
. Les retraitements des actifs fictifs
- Les immobilisations en non valeur
- Les charges constatées d'avance
- Ecarts de conversion actif
- Les plus values et les moins values latentes

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ACTIF
1. Actif immobilisé
Total de l’actif immobilisé (en valeur nette)
A retrancher de l’actif immobilisé
Immobilisations en non valeur
- Frais préliminaires

(-) Actif fictif - Primes de remboursement des obligations


- Charges à répartir sur plusieurs exercices
Ecart de conversion actif sur éléments durables

(-) Les immobilisations financières à moins d’un an

(-) moins values/ immobilisation

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ACTIF
• A ajouter à l’actif immobilisé
(+) plus- values/ immobilisation
(+) Stock outil
(+) Actif circulant à plus d’un an

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ACTIF
2. Actif circulant
Total de l’actif circulant (en valeur nette)
• A retrancher de l’actif circulant

(-) Stock outil


(-) Ecart de conversion actif sur éléments circulants
(-) Moins- values/ sur éléments circulants
(-) Actif circulant à plus d’un an
(-) TVP facilement cessibles

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ACTIF
• A ajouter à l’actif circulant (HT)
(+) Les immobilisations (Prêts à moins d’un an)
(+) Plus- values/ sur actif circulants (TVP)

3. Trésorerie/actif
(+) TVP facilement cessibles

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PASSIF
1. Capitaux propres
Total capitaux propres
A ajouter aux capitaux
(+) Plus- values/ sur actif total
(+) Ecart de conversion/passif (éléments durables et circulants)
(+) Provision sans objet nette d’ Impôt latent
A retrancher des capitaux propres
(-) Actif fictif (Immobilisations en non valeur + Ecart de conversion actif sur
éléments durables et circulants)
(-) Dividendes (partie du résultat distribué)
(-) Moins- values sur actif total

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PASSIF
2. Dettes à long et moyen terme (D.L.M.T)
Total dettes de financement
(+) Dettes du passif circulant HT à plus d’un an
A retrancher des dettes de financement
(-) Dettes de financement à moins d’un an
(-) Provision pour risque sans objet
(-) Ecart de conversion/passif (éléments durables)

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PASSIF
3.Dettes à court terme (DCT)
Total passif circulant HT
A ajouter au passif circulant HT
(+) Dividendes
(+) Impôt latent/ Provision pour risque sans objet
(+) Dettes de financement à moins d’un an
A retrancher du passif circulant HT
(-) Dettes du passif circulant à plus d’un an
(-) Ecart de conversion/passif (éléments circulants)

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La technique d'analyse financière
par les ratios
Nous distinguons 6 classes de ratios :

Les ratios de structure


Les ratios de gestion ou d'activité
Les ratios d'endettement ou de structure financière
Les ratios de liquidité
Les ratios de rendement
Les ratios de rentabilité

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Les ratios de structure

- Actif Immob - Capitaux propres


Actif total Passif total

- Actif circulant H.T - Dettes de financement


Actif Total Passif total

- Trésorerie Actif - Dettes à court terme


Actif total Passif total

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Ratios d'endettement et de structure
financière

Ressources stables

Ratio de fonds de roulement Immobilisations

Capitaux propres

Ratio d'autonomie financière Dettes de financement

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Démarche financière
Les étapes à suivre pour mener à bien cette démarche sont
les suivantes :
1ère étape : avoir un bilan comptable permettant de classer
ses éléments comme suit :
- Actif immobilisé ou actif à plus d’un an (AI)
- Stocks ou valeurs d’exploitation (VE)
- Créances ou valeurs réalisables (VR)
- Trésorerie ou valeurs disponibles (VD)
- Capitaux propres (CP)
- Dettes à long et moyen terme ou dettes à plus d’un an
(DLMT)
- Dettes à court terme ou dettes à moins d’un an. (DCT)

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Démarche financière (suite)

2ème étape : Effectuer les retraitements


nécessaires des éléments du bilan comptable.
3ème étape : Etablir le bilan financier (condensé)
4ème étape : Déterminer des rapports et des
pourcentages permettant de faire des commentaires
reflétant la situation financière de l’entreprise.

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Bilan financier (condensé)
Actif Montant % Passif Montant %

Actif immobilisé Capitaux propres

Stocks Dettes à LT

Créances Dettes à CT

Trésorerie actif Trésorerie passif

Total Total

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Les outils d'analyse financière

L'analyste financier, qu'il soit interne ou externe à


l'entreprise, pour mener son diagnostic financier, doit
disposer du C.P.C et du bilan

38
Analyse de l'activité et de la rentabilité
Cette analyse a pour objectif de se prononcer sur la
structure d'activité de l'entreprise, structure de produits et
de charges et sur leur évolution; en particulier apprécier si
elle est fortement utilisatrice de main d'œuvre ou au marge
et de rentabilité caractérisant le déroulement de cette
activité. Cette marge s'analyse de l'amont vers l'aval, en
particulier, de la valeur ajoutée jusqu'au résultat net
comptable

39
l’Etat de Solde de Gestion
L’ESG permet le calcul d’une série de marges qui
constitue des étapes successives dans la formation
du résultat de l’exercice.
L’ESG se compose de deux tableaux :
- Le tableau de formation de résultat (TFR)
- Le tableau de calcul de la capacité
d’autofinancement.

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Le tableau de formation de résultat (TFR)
Le TFR est établi directement à partir du CPC, et
comporte un certain nombre d’indicateurs.
1. La marge brute sur vente en l’état
la marge brute permet d’apprécier la performance de
l’activité commerciale (achat-vente en l’état de
marchandises) d’une entreprise. Pour pourvoir réalisé des
comparaisons dans le temps et dans l’espace, cette marge
doit être exprimée par rapport au montant des ventes de
marchandises : on obtient alors le taux de marge

41
2. La valeur ajoutée
ce solde détermine la richesse générée par
les ressources techniques, humaines et
financières de l’entreprise. Pour une
entreprise industrielle, une forte valeur
ajoutée signifie que celle-ci se charge de la
majeure partie de la fabrication de produit.

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L’excédent brut d’exploitation EBE ou
insuffisance brute d’exploitation : IBE
L’EBE représente un premier niveau du résultat
d’exploitation calculé par la différence entre les produits
d’exploitation (autres que les produits financiers et les
reprises) et les charges d’exploitations (autres que les
dotations d’exploitations aux amortissements et aux
provisions).
EBE= Valeur ajoutée + subvention
d’exploitation – impôts & taxes –charges
de personnel

43
Le résultat de l’exploitation

Résultat d’exploitation = produits d’exploitation –


charges d’exploitations = EBE + autres produits
d’exploitation + reprises sur provisions
d’exploitation – autres charges d’exploitation –
dotations d’exploitation

44
Le résultat financier

Résultat financier = produits financiers –


charges financières

45
Le résultat courant

Résultat courant = résultat d’exploitation +


résultat financiers

46
Le résultat non courant

Résultat non courant = produits non courant –


charges non courantes

47
Le résultat net de l’exercice

Résultat net = résultat non courant +


résultat courant – impôt sur le résultat

48
La capacité d’autofinancement : (CAF)
La ressource monétaire ou capacité d’autofinancement dégagée par
l’entreprise au cours de l’exercice avant affectation du résultat et que
l’entreprise peut consacrer à l’autofinancement.
CAF = produits encaissables – charges décaissables
- Les charges décaissables : ce sont les charges qui donnent lieu à un
règlement immédiat ou futur qu’elles soient d’exploitation, financières ou
exceptionnelles. Ce n’est pas le cas des dotations aux amortissements et
provisions ainsi que la valeur nette comptable des éléments d’actif cédés.
- Les produits encaissables : ce sont tous les produits qui donnent lieu à un
encaissement immédiat ou futur qu’ils soient d’exploitation, financiers ou
exceptionnels. Ce n’est pas le cas des reprises sur amortissements et
provisions.
La CAF se calcule de deux façons : La méthode additive et la méthode
soustractive

49
La méthode additive

50
la méthode soustractive

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l'état des soldes de gestion
L'état des soldes de gestion (E.S.G) cet état comporte
deux tableaux:
• Tableau de formation des résultats (T.F.R) qui analyse,
en cascade, les étapes successives de la formation des
résultats.
• Le tableau de calcule de l'autofinancement (A.F) de
l'exercice, qui passe par la détermination de la capacité
d'autofinancement (C.A.F) l'état mentionne en tête les
dates de début et de fin d'exercice.

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Les principaux retraitements pour élaborer l’ESG

L’ensemble des informations nécessaires à l’élaboration de


l’état des solde de gestion sont puisées dans le compte des
produits et charges. Cependant, certaines rubriques du CPC
nécessitent des corrections avant de les reprendre dans
l’ESG pour analyser le résultat et redonner aux soldes
calculés la cohérence qui leur manque parfois.

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Les principaux retraitements pour élaborer l’ESG

a. La redevance crédit-bail
Le crédit-bail est traité comme une opération
d’investissement financé par voie d’endettement, c’est
ainsi qu’on fait éclater le montant de la redevance de
crédit-bail en dotations d’exploitation pour
l’amortissement et charges financières, comme si le bien
appartient à l’entreprise mais il a été financé par emprunt.
Par ailleurs, en pratique ce traitement peut présenter des
difficultés, c’est le cas par exemple ou la durée
d’amortissement est différente de la durée du contrat de
leasing.

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Les principaux retraitements pour élaborer l’ESG

b. La sous-traitance

Les charges de sous-traitance font partie des charges


externes de le/se. Afin de pouvoir comparer la valeur
ajoutée d’une E/se qui a recourt à la sous-traitance et la
valeur ajoutée d’une E/se qui réalise la totalité de sa
production, on procède à l’éclatement de cette charge du
personnel pour la part (main d’ouvres )et achat pour la
part des matières consommées.

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Les principaux retraitements pour élaborer l’ESG

c. Les frais du personnel intérimaire

Dans un même ordre d’idées, les charges du


personnel intérimaire ne doivent pas être
considérées comme des services extérieurs mais
comme des charges de personnel. Il convient alors
de les déduire des autres charges externes et de les
rajouter aux charges de personnel de l’E/se.

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Les principaux retraitements pour élaborer l’ESG

d. Les subventions d’exploitation

Les subventions d’exploitation sont généralement


accordées pour compenser l’insuffisance de prix
de vente de certains produits. Donc, elles doivent
être ajoutées au chiffre d’affaires en vue de
dégager une valeur ajoutée plus signifiante.

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